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Introduction à LaTeX, partie 1 (mise à jour)

Il y a quatre ans et demi environ, à l’époque de cuk.ch version 1 (les fidèles de longue date écraseront une larme de nostalgie), Fabien Conus a rédigé et publié sur ce site une remarquable série d’articles sur LaTeX, qui a permis à bien des gens de s’initier à ce formidable « formateur de texte ». Ces cours sont bien sûr toujours accessibles aux liens suivants :

Introduction à LaTeX, partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5
Partie 6

Malheureusement, les exemples de code LaTeX de ces cours ont très mal supporté le passage de cuk.ch à la version actuelle (disparition de certains signes comme la très importante contre-oblique « \ », apparition d’espaces et sauts de ligne intempestifs…), si bien qu’il est préférable maintenant de se référer à la version PDF complète de ce cours.

Or ce n’est pas forcément vers cette version complète en PDF que pointent les divers moteurs de recherche. Ils peuvent tout aussi bien pointer vers l’un ou l’autre des articles séparés. Ce qui justifie déjà un toilettage de ces articles, qui rectifie les problèmes apparus lors de la migration vers cuk.ch version 3.

Mais, même en dehors de cela, il y a aussi le fait que ces articles ont maintenant quatre ans et demi, et qu’entre-temps le « paysage » LaTeX a pas mal changé. Pas tant le cœur du programme lui-même, bien qu’il ait connu une ou deux évolutions non négligeables, mais plutôt les « paquets » qui permettent de l’étendre, et surtout son implémentation sur Mac OS X.

Une mise à jour de ces articles était donc devenue nécessaire afin de leur conserver tout leur attrait et toute leur qualité. Fabien n’ayant guère plus le temps de s’y consacrer, je me suis proposé pour le faire (ce qui ne surprendra guère ceux qui me connaissent déjà ici comme grand fan de LaTeX ;-)) et il a gentiment accepté.

Vous trouverez donc ci-dessous une version actualisée par mes soins de la partie 1 de ce cours LaTeX. Il s’agit largement d’un « copier-coller » de celui-ci, si bien que j’ai conservé tels quels les passages où Fabien dit « je ». Dans cette partie, seul le passage concernant l’installation a été entièrement réécrit par mes soins, les autres modifications n’ont été que des corrections de détails. Les cinq autres parties du cours suivront, à intervalles réguliers d’une semaine.

Laissons donc maintenant la parole à Fabien, et bonne (re)lecture ! :-)


Plusieurs fois, je vous ai parlé de LaTeX, que ce soit dans des tests, dans des commentaires ou dans le forum. Sous cet acronyme mystérieux, un peu effrayant, se cache un programme rassemblant autant de fidèles que de détracteurs. À la demande de plusieurs personnes, et suite à de nombreux débats au sujet de FrameMaker (dont le développement sur Mac OS X a été arbitrairement stoppé par Adobe) sur le site, j’ai décidé d’aborder ce vaste sujet, en partie afin de le démythifier.

La tâche est rendue difficile par le fait qu’il existe une multitude de documents et de sites web vous proposant de découvrir LaTeX, et je tenais à tout prix à éviter de faire du plagiat ou à tomber dans la redondance. J’ai donc pris le parti de faire une approche de LaTeX en même temps que le test d’un éditeur dédié à ce programme, TeXShop, tournant sous Mac OS X.

Ce texte sera donc exclusivement orienté Mac OS X, même s’il pourra aisément être appliqué à d’autres plateformes.

Car c’est bien là une des forces de LaTeX : il tourne sur toutes les plateformes connues, de l’Amiga à Linux en passant par Solaris, BSD, Darwin, Windows ou DOS. Bienvenue dans le monde merveilleux du logiciel libre ! Voyons comment ça se passe sur notre machine.

Kézako ?

En 1978, Donald E. Knuth désire créer un programme permettant d’obtenir des documents à la qualité typographique irréprochable. Il crée alors le formateur de texte TeX, qui se prononce « tek » car inspiré du mot grec (que je ne sais pas transcrire ici) ayant donné « technique » en anglais et français, et qui signifiait également « art ». La syntaxe de TeX est toutefois assez lourde et complexe. Parfaitement conscient de cela, Knuth crée simultanément une première couche de macros au-dessus de TeX appelée Plain TeX (souvent confondue avec TeX lui-même) facilitant son utilisation. Et en 1982, Leslie Lamport crée LaTeX, une autre couche de macros sur TeX avec le même objectif (simplifier l’emploi de TeX), qui s’est immédiatement imposée dans le monde des « TeXniciens ». Pour faire une comparaison, on pourrait dire que LaTeX est à TeX ce que l’HTML est au SGML.

Pour une histoire détaillée de TeX et LaTeX, vous pouvez consulter ce site.

De nombreuses personnes pensent que LaTeX est un concurrent de Word, un traitement de texte parmi d’autres. Et bien c’est faux. LaTeX n’est pas un traitement de texte, c’est un formateur de texte.

Ce que je veux dire par là, c’est que la différence fondamentale entre Word et LaTeX c’est que ce dernier vous demande de vous concentrer uniquement sur le fond et pas du tout sur la forme. Tandis que le programme de Microsoft vous demande de vous occuper des deux.

Avec LaTeX, vous entrez votre texte et il s’occupe de faire la mise en page (vous devrez quand même lui donner quelques indications). La conséquence de cela est que vous ne travaillez pas en WYSIWYG (what you see is what you get, ce que vous voyez est ce que vous obtenez) comme c’est le cas avec Word et les traitements de texte. Avec ces derniers il n’y a (en principe) pas de différence entre ce que vous voyez à l’écran et ce qui sortira de votre imprimante.

L’ennui, ce sont les deux petites parenthèses insignifiantes. Combien de temps avez-vous perdu avec Word à replacer une image qui s’était fait la malle lors d’un saut de page, à refaire un tableau qui pour une raison X ou Y était déformé à l’impression, etc.

Combien de temps avez-vous perdu à renuméroter vos références et vos chapitres suite à l’ajout d’un paragraphe au milieu de votre texte. Combien de temps pour placer cette fichue image qui coupait votre chapitre et ce tableau qui disparaissait lors de l’ajout d’une phrase. Et combien de temps pour numéroter et placer correctement ces notes de bas de page.

Bref, les exemples sont légion, un traitement de texte est censé vous faciliter la vie et en fait il la pourrit !

Grâce à LaTeX tous ces soucis s’envolent, vous ne vous concentrez que sur le contenu.

À l’instar de l’HTML, vous allez créer un « code » LaTeX contenant votre texte et quelques commandes de mise en page. Ce code sera alors interprété par le programme LaTeX, tout comme l’HTML est interprété par votre navigateur, nous appellerons ça la « compilation ».

Installation

Pour commencer, une précision : contrairement à ce que beaucoup pensent, il n’est absolument pas nécessaire d’avoir X11 ou les outils développeurs installés sur sa machine pour profiter de LaTeX.

À l’époque de la première parution de cet article, la meilleure solution pour installer LaTeX était de le faire en utilisant un programme appellé i-installer. L’i-installer existe toujours, mais n’est plus « supporté » par son auteur, Gerben Wierda, ainsi que le précise l’en-tête du de son site pointé par le lien précédent.

Il n’est cependant pas abandonné, et la distribution (La)TeX, gwTeX, qu’il permet d’installer, est toujours disponible, mais G. Wierda n’entretient son outil et ne le met à jour que suivant ses besoins personnels, et ne répond pas aux rapports de bug, même s’il les reçoit volontiers et s’efforce d’en tenir compte.

Mais cela s’est avéré finalement un mal pour un bien puisque, suite à cette « retraite » de l’i-installer, MacTeX a été élaboré par tout une équipe de passionnés, dont Richard Koch, auteur de TeXShop, avec l’aide de G. Wierda d’ailleurs.

image

La page d’accueil de MacTeX.

Qu’est-ce que ce MacTeX ? Hé bien, il s’agit d’un gros « paquet » de programmes comprenant d’abord une distribution LaTeX très complète, appelée TeX Live, très populaire sur les systèmes Unix en général. MacTeX contient également plusieurs outils permettant d’exploiter TeX Live au mieux, dont je parlerai plus loin. Il s’installe en quelques clics de souris, fonctionne aussi bien sur Panther et Tiger que Leopard, et tourne sur PowerPC comme sur Intel. La version actuelle date de septembre 2008, et est communément appelée MacTeX-2008, pour la distinguer de sa version précédente (MacTeX-2007, laquelle n’est plus disponible au téléchargement).

TeXLive est également disponible sur Mac via le projet MacPorts, dans sa version 2007 à l’heure où j’écris ces lignes. La distribution gwTeX de l’i-installer, dont j’ai parlé plus haut, est en fait une version allégée de TeXLive 2007, personnalisée par G. Wierda.

Mais MacTeX, en plus de fournir la version la plus récente de TeX Live, permet de l’installer de façon incomparablement plus simple qu’avec MacPorts ou l’i-installer, et c’est donc lui que nous allons vous proposer d’utiliser.

Mentionnons quand même au passage qu’il y a encore d’autres distributions LaTeX disponibles sur Mac, mais elles sont nettement plus anciennes que la version actuelle de TeX Live, qui date de septembre 2008. Par exemple, teTeX, disponible via le projet Fink, ou encore les sharewares OzTeX et CMacTeX.

Téléchargez donc l’image-disque de MacTeX en cliquant ici ou en allant sur la page d’accueil de MacTeX, et en cliquant sur le lien labellisé « MacTeX.mpkg.zip ».

Ça pourra mettre un certain temps à atterrir sur votre bureau, puisqu’il y a quand même 1,2 GB au total à tranférer. Vous pouvez donc prendre un café si l’humeur vous en dit :-) Vous pouvez aussi en profiter pour visiter plus en détail le site de MacTeX qui regorge d’informations (en anglais). Lorsque l’installation sera terminée, l’espace occupé par l’ensemble de la distribution sera d’environ 1,8 GB.

Le chargement terminé, on procède à l’installation. Ouvrez l’image-disque : dans le disque virtuel qui est apparu, se trouve un « installer package », MacTeX.mpkg, tel que vous en avez vu sûrement par dizaines sur Mac OS X. Ouvrez-le, et suivez comme d’habitude les instructions pas à pas, en cliquant sur « continuer » après les informations de rigueur et la présentation des licences (toutes libres). Puis choisissez votre disque dur de destination (le disque dur sur lequel vous allez travailler avec LaTeX évidemment !!), et installez finalement MacTeX tel qu’il est prévu par défaut ; inutile de « personnaliser ».

Ça y est, LaTeX est installé sur votre machine !

Tout d’abord, vous avez deux nouveaux dossiers dans votre arborescence.

  • Dans votre dossier « Applications », le dossier « TeX ». Attention, ce dossier ne contient pas TeX ou LaTeX proprement dit, mais des applications qui leur sont annexes :
    • BibDesk, un gestionnaire de base de données bibliographiques associé à LaTeX ; il a été testé sur cuk.ch ici ;
    • Excalibur, un correcteur orthographique pour programmes LaTeX ;
    • LaTeXit, un éditeur d’équations utilisant LaTeX en sous-main ;
    • TeXShop, une application dont on va faire très vite la connaissance ;
    • un dossier « Utilities », contenant tout ce qui est nécessaire pour l’installation du TeX Live Manager, dont on reparlera dans un article à part ;
  • Dans le dossier « Bibliothèque » de votre ordinateur, un autre dossier « TeX » contient justement des « alias » menant vers l’installation LaTeX proprement dite, qui se trouve dans la sous-couche Unix « invisible » par défaut de votre système. Mais le moment n’est pas non plus venu d’en parler.

De toutes les applications citées, seule TeXShop nous sera immédiatement utile, mais après la fin de ce cours, rien ne vous empêchera de jeter un œil aux autres.

Dans votre dossier « Applications/Utilitaires », se trouve en outre i-installer lui-même ; une version ancienne avait été testée sur cuk en son temps ; il y a eu pas mal de chamboulement dans les packages Unix qu’il gère, mais ses principes n’ont pas changé. C’était par son intermédiaire que certains utilitaires Unix très précieux à LaTeX sont installés par MacTeX, comme Ghostscript. Mais depuis MacTeX-2008, Ghostscript est installé indépendamment de l’i-installer, en version 8.62.

Vous avez également une nouvelle préférence système sur votre machine. Dans le champ « autre » doit maintenant se trouver une icône « Distribution TeX » :

image

« Distribution TeX » est tout en bas, à gauche.

Cette préférence liste les différences installations LaTeX présentes sur votre machine. Dans votre cas, si c’est votre première installation, il ne devrait y avoir qu’un élément dans la liste, TeXLive 2008, installée par MacTeX. Sinon, si vous avez déjà une ou plusieurs installation(s) LaTeX sur votre machine, elle sera également répertoriée et vous obtiendrez quelque chose comme ça :

image

Comme on le voit, il y a une autre distribution TeX sur cette machine : TeX Live 2007, qui venait avec la version précédente de MacTeX (MacTeX-2007).

En cliquant sur l’un ou l’autre bouton de la liste, on peut passer d’une installation à l’autre, de façon très fiable. Ce qui peut s’avérer pratique à chaque fois qu’une version de MacTeX sort (comme au moment de la parution de TeXLive 2008 ;-)), et si on souhaite passer par une période de test avant de l’adopter définitivement, ou bien lorsqu’on veut installer une autre distribution (gwTeX, par exemple) et la tester sans prendre de risque d’interférer avec une autre distribution déjà présente.

Mais passons maintenant aux choses sérieuses. Vérifiez déjà que LaTeX lui-même est utilisable, en faisant un très cours test via la ligne de commande du Terminal. Ouvrez une fenêtre Terminal et entrez :

latex -v

Vous verrez apparaître le numéro de version de LaTeX ainsi que quelques informations.

Compilation

Je ne vais pas m’attarder sur la compilation au Terminal d’un code LaTeX, mais pour des raisons historiques je tiens à mentionner quelques petites choses.

La compilation d’un code LaTeX peut se faire simplement au Terminal en appelant la commande

latex mondocument.tex

S’ensuivra une série de lignes obscures indiquant la compilation du document. Puis vous obtiendrez un fichier portant l’extension .dvi. Le DVI (« DeVice Independant ») est un format propre à TeX et ne peut-être visionné que par un programme dédié (xdvi par exemple). On peut ensuite convertir ce DVI en PostScript pour l’envoyer sur une imprimante.

Ceci n’est pas très intéressant pour nous, car il existe depuis quelques années un nouveau programme : pdfLaTeX !

Si vous utilisez la commande pdflatex au lieu de la commande latex, votre code LaTeX sera directement compilé en un magnifique document PDF, donc totalement compatible avec tous les différents acteurs du monde informatique. Et comme le PDF fait partie intégrante de Mac OS X, son intérêt n’en est que plus grand.

Mais je vous connais, vous ne voulez pas mettre les mains dans le Terminal, et vous avez raison. C’est là qu’interviennent les éditeurs de texte destinés à LaTeX.

Éditeurs

Tout comme l’HTML, un code LaTeX consiste simplement en un texte au format ASCII. N’importe quel éditeur de texte suffira donc à créer son document : pico, vi ou emacs dans le Terminal, SubEthaEdit, BBEdit, Smultron, TextMate, XCode ou même TextEdit sur l’interface graphique de Mac OS X.

Bien sûr, certains sont mieux adaptés que d’autres. Comme pour l’HTML, un bon éditeur sera capable de coloriser les commandes (les balises en HTML). BBEdit le fait, emacs, TextMate, SubEthaEdit et Smultron également, XCode aussi si on lui ajoute les fichiers nécessaires. La colorisation rend le code beaucoup plus agréable :

image

Avec TextEdit, il n’y a pas de colorisation…

image

… avec SubEthaEdit, si.

Mais l’éditeur idéal ne se contentera pas de coloriser les commandes, il faudrait aussi qu’il nous évite l’utilisation du Terminal ! Et là, le choix se restreint.

Certains éditeurs polyvalents comme emacs ou TextMate proposent, outre la colorisation, des environnements de travail très performants pour LaTeX. Mais personnellement j’estime préférable, notamment pour le débutant, d’utiliser un éditeur spécifiquement dédié à LaTeX, à l’exclusion d’autres programmes sauf éventuellement ceux qui lui sont reliés (TeX lui-même par exemple).

Il y a à ma connaissance trois éditeurs LaTeX idéaux pour la distribution de LaTeX que nous avons utilisée :

  • TeXShop de Richard Koch, donc ;
  • iTeXMac de Jérôme Laurens ;
  • Texmaker de Pascal Brachet.

Pour ma part, j’ai une préférence pour le premier. Son interface est plus simple et l’auteur a toujours répondu à mes messages et a toujours implémenté ce que je lui demandais. Mais iTeXMac est également populaire et se veut plus complet (le développement de la version actuelle n’est cependant pas achevé). Texmaker est tout récent, a le grand avantage d’être multi-plateformes, mais n’a pas de visualiseur de PDF intégré, contrairement à TeXShop et iTeXMac, ce qui représente un handicap important ainsi qu’on va le voir.

Je vais donc orienter cette série d’articles non seulement sur l’usage et la syntaxe de LaTeX, mais également sur la façon de l’utiliser facilement avec TeXShop.

Comme on l’a vu, TeXShop a déjà été installé sur votre machine, dans le dossier « /Applications/TeX ». Son site dédié se trouve ici. C’est là qu’il faut aller si vous souhaitez suivre les mises à jours de ce programme, qui a une évolution indépendante de MacTeX. Au cas où vous en souhaitez une version plus récente, téléchargez-la donc sur ce site et installez-la par simple glisser-déposer, à la place de l’ancienne.

Nous voilà maintenant fin prêts, tous les outils sont installés et nous allons pouvoir commencer à créer nos documents.

Le premier document

Nous allons faire très simple pour ce premier document. Entrez donc dans TeXShop le code suivant :

\documentclass[a4paper]{book}
\begin{document}
Hello le monde !
\end{document}

L’antislash ou contre-oblique (\) s’obtient par la combinaison « alt-shift-7 » sur un clavier suisse-romand. Sur un clavier français, c’est « alt-shift-: ».

Sauvegardez ce fichier (je vous conseille de créer un dossier spécial qui contiendra ce fichier) puis cliquez sur le bouton « Composer » de TeXShop. Une fenêtre va s’ouvrir et des lignes vont défiler, enfin, une nouvelle fenêtre va s’ouvrir contenant votre document pdf1.

Bravo, vous venez de compiler votre code LaTeX !

Bon évidemment il est simplissime, mais nous allons très vite nous lancer dans des choses plus évoluées.

La petite fenêtre qui s’ouvre lorsque vous compilez votre document s’appelle la console. C’est ce que vous verriez si vous lanciez la compilation depuis le Terminal. C’est également là que LaTeX vous fera part des éventuelles erreurs. Lors d’une compilation réussie, les deux dernières lignes seront toujours « Output written on… » et « Transcript written on… ».

Vous remarquerez que plusieurs fichiers ont été créés dans le dossier qui contient votre document. Un fichier « .log » et un fichier « .aux », utilisés par LaTeX pour stocker quelques informations, et bien sûr un fichier « .pdf » qui est votre document. C’est à cause de ces multiples fichiers que je vous conseille de créer un dossier pour chacun de vos documents.

Une dernière petite expérience pour aujourd’hui : dans votre document LaTeX, remplacez maintenant le texte « Hello le monde ! » par « Bonjour le monde ! », et appuyez à nouveau sur le bouton « Composer » (inutile de sauvegarder avant, TeXShop sauvegarde automatiquement lui-même le fichier à chaque compilation, s’il a déjà été enregistré sous un nom précis auparavant).

Constatez alors que TeXShop a automatiquement mis à jour la fenêtre montrant le PDF produit, pour afficher cette fois « Bonjour le monde ! ».

Quoi de plus normal, me direz-vous ?

Hé bien, figurez-vous que les gens qui travaillent avec LaTeX sur Windows n’ont pas cette chance avec les PDF qu’ils produisent. Ils n’ont en général qu’Adobe Reader (ou Adobe Acrobat) comme lecteur de PDF, donc une application complètement externe à leur éditeur. En conséquence, lorsqu’ils font une modification de leur code LaTeX, ils doivent avant de recompiler fermer par eux-mêmes la fenêtre d’Adobe Acrobat/Reader qui résultait de leur précédente compilation, puis la rouvrir. Car sinon Adobe Acrobat/Reader ne montrerait pas cette modification ! Et ainsi de suite à chaque modif, ce qui devient vite lassant…

C’est tout l’avantage de disposer sur Mac OS X d’un éditeur comme TeXShop (ou iTeXMac) qui a un lecteur de PDF interne : ainsi il peut refléter à chaque compilation sur le fichier PDF les changements intervenus dans le code2.

Les erreurs

Si vous avez fait une faute de frappe dans un nom de commande, LaTeX ne sera pas en mesure de compiler votre document. Dans la fenêtre de console vous verrez apparaître la ligne:

!Undefined control sequence

suivie de la commande qui pose problème et d’un point d’interrogation. Si vous entrez la lettre h (comme l’anglais help) au clavier dans la console, LaTeX tentera de vous fournir plus de détails sur l’erreur commise.

TeXShop offre cette excellente option de vous placer directement à l’endroit du texte d’où provient l’erreur. Pour cela, il vous suffit de cliquer sur le bouton « Erreur » situé en haut à gauche de la console. Vous pouvez également entrer la lettre e directement au clavier dans cette console, pour le même résultat. Si au lieu de cela vous appuyez sur Return sans rien d’autre, LaTeX essaiera de passer outre cette erreur, jusqu’à la fin de la compilation… ou la prochaine erreur. Vous pouvez tout aussi bien choisir d’abandonner carrément ce processus de compilation, en entrant x.

Dans le prochain épisode, nous examinerons ce petit document que nous venons de créer et nous explorerons plus en détail les fonctions de TeXShop.


1 Si à ce stade vous obtenez une erreur et que le PDF ne s’affiche pas c’est que LaTeX s’est mal installé.

2 Pour pouvoir bénéficier de cette agréable possibilité, les adeptes de LaTeX sur Windows se contentent souvent, au moins dans un premier temps, de produire et visualiser des fichiers au format DVI, dont leurs éditeurs de texte peuvent piloter un lecteur dédié (Xdvi, Yap…). Le format DVI est pourtant sévèrement limité par rapport au PDF : pas d’affichage des figures incluses ou des rotations de texte, par exemple.

Fabien Conus

50 commentaires
2)
Leo_11
, le 25.08.2008 à 06:51
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Merci Franck pour cette MàJ… moi qui ne savais pas trop quoi utiliser ni où trouver les nouvelles distributions… je vais enfin pouvoir utiliser du plus récent que celle que j’ai sur ma machine… qui est celle-ci :

pdfTeX 3.141592-1.40.3-2.2 (Web2C 7.5.6) kpathsea version 3.5.6 Copyright 2007 Peter Breitenlohner (eTeX)/Han The Thanh (pdfTeX). Kpathsea is copyright 2007 Karl Berry and Olaf Weber. There is NO warranty. Redistribution of this software is covered by the terms of both the pdfTeX copyright and the Lesser GNU General Public License. For more information about these matters, see the file named COPYING and the pdfTeX source. Primary author of pdfTeX: Peter Breitenlohner (eTeX)/Han The Thanh (pdfTeX). Kpathsea written by Karl Berry, Olaf Weber, and others.

Compiled with libpng 1.2.15; using libpng 1.2.15 Compiled with zlib 1.2.3; using zlib 1.2.3 Compiled with xpdf version 3.01

3)
Franck Pastor
, le 25.08.2008 à 07:05
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Bonjour !

Parmi les éditeurs de texte qui conviennent pour écrire du LaTex, ne pas oublier Textmate qui va très très bien pour ça (c’est mon préféré)!

Je ne connais pas du tout cet éditeur, bien qu’en effet on en ait dit beaucoup de bien autour de moi. J’aurais pu également citer Aquamacs, la version Aqua d’Emacs, qui inclut un mode d’édition spécifique à LaTeX, AucTeX. Mais dans les deux cas, il s’agit d’éditeurs polyvalents, qui peuvent traiter bien d’autres langages de programmation. Tandis que TeXShop (ainsi qu’iTeXMac et Texmaker) sont exclusivement dédiés à LaTeX et consorts, ce qui à mon sens les rend plus accessibles au complet débutant. Bon, ce n’est que mon avis, hein ;)

Leo, apparemment ta distribution est la même que la mienne, c’est TeXLive 2007. En attendant la sortie (imminente) de TeXLive 2008, c’est pour l’instant la plus récente sur Mac :)

4)
Fabien Conus
, le 25.08.2008 à 07:57
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Merci Franck d’avoir eu le courage que je n’ai pas eu et d’avoir mis-à-jour ces articles qui en avaient bien besoin !

Il est vrai que TextMate est probablement l’éditeur de texte le plus polyvalent et le plus efficace sur notre OS. Personellement je ne l’ai jamais utilisé pour LaTeX, mais vu ses qualité pour les autres types d’édition, je ne doute qu’il soit parfait.

6)
Inconnu
, le 25.08.2008 à 08:59
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Excellente idée que cette mise à jour!

Ce serait aussi peut-être l’occasion de glisser un mot sur xetex (et xelatex). Il s’agit d’un “fork” de latex inclus dans mactex qui corrige à mon sens le principal problème de latex: l’impossibilité d’utiliser les fontes systèmes dans un document latex!

Plus d’info ici: http://scripts.sil.org/cms/scripts/page.php?site_id=nrsi&id=xetex

Au niveau du préambule, il faut faire les déclarations suivantes:

\usepackage{fontspec} \usepackage{xunicode} \usepackage{xltxtra}

\setromanfont[Mapping=tex-text]{Hoefler Text} \setsansfont[Mapping=tex-text]{Gill Sans} \setmonofont[Mapping=tex-text]{Courier New}

7)
Alain Le Gallou
, le 25.08.2008 à 09:17
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Ce code sera alors interprété par le programme LaTeX, tout comme l’HTML est interprété par votre navigateur, nous appellerons ça la « compilation ».

Je suis fondamentalement choqué par cette phrase.

Si le code est interprété, ce ne peut pas être une compilation. La définition est : un compilateur génère du code exécutable.

J’ai bien vu que tu as écrit entre guillemets. Dois-je comprendre que les développeurs de LaTeX utilisent volontairement à contres-sens le terme “compilation”. Ce qui est fort dommageable pour tous débutants qui apprennent. Ils vont mélanger les concepts, et à terme plus rien comprendre.

8)
bedechan
, le 25.08.2008 à 09:20
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Un grand merci pour cette mise à jour et la qualité du texte de présentation de TexLive-2007. Très utile l’apparition des différentes versions dans les préférences… J’y retourne.

9)
Franck Pastor
, le 25.08.2008 à 10:40
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Ce serait aussi peut-être l’occasion de glisser un mot sur xetex (et xelatex). Il s’agit d’un “fork” de latex inclus dans mactex qui corrige à mon sens le principal problème de latex: l’impossibilité d’utiliser les fontes systèmes dans un document latex!

J’en parle effectivement, mais à la leçon 6, à paraître dans 5 semaines. Donc, patience ;-)

J’ai même le vague projet d’en faire un article qui lui soit exclusivement consacré, mais pas avant que je m’y sois vraiment plongé. Pour le moment je n’ai fait qu’effleurer XeLaTeX. À propos, j’ai appris qu’on peut se contenter de charger le paquet “xltxtra”, il charge lui-même automatiquement “fontspec” et “xunicode”.

Je suis fondamentalement choqué par cette phrase.

À ce point ?

Si le code est interprété, ce ne peut pas être une compilation. La définition est : un compilateur génère du code exécutable.

J’ai bien vu que tu as écrit entre guillemets. Dois-je comprendre que les développeurs de LaTeX utilisent volontairement à contres-sens le terme “compilation”. Ce qui est fort dommageable pour tous débutants qui apprennent. Ils vont mélanger les concepts, et à terme plus rien comprendre.

C’est effectivement un terme en vogue chez les utilisateurs de LaTeX, et d’autres, certainement pas chez les développeurs de LaTeX. Chaque fois qu’on envoie du code à traiter par un programme, l’utilisateur Lambda a tendance à parler de « compilation ». En fait, j’ignore si ce terme est adapté ou pas dans le cas précis de LaTeX. Je ne suis pas vraiment un programmeur, et ne sais pas ce qui se passe exactement dans les coulisses. Ce que je sais, c’est que le code LaTeX est transformé en code TeX « primitif », et que ledit langage TeX a été programmé originellement en « Web », un truc proche du Pascal (rien à voir avec la toile), ledit Web étant je crois converti automatiquement en C par un machin appelé « Web2c ». Voilà, je n’en sais pas plus, et ça peut être à rectifier aussi.

J’ai pensé longtemps à employer le terme plus neutre de « composition » (du texte). Du reste, le bouton de TeXShop qui envoie le code à traiter par (La)TeX est intitulé « Composer » (en anglais « Typeset »). J’ai choisi cependant de respecter l’usage, après Fabien dans son article original. Mais c’est facile de rectifier, si ça peut m’éviter de me faire lyncher en public pour faute capitale ;-)

10)
Guillôme
, le 25.08.2008 à 10:54
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Si le code est interprété, ce ne peut pas être une compilation. La définition est : un compilateur génère du code exécutable.

Je pense que Frank (ou Fabien?) a choisi un exemple simple pour comprendre (le HTML) mais qui ne convient pas puisque dans le cas de Latex, les instructions vont bien être compilées pour produire un code intermédiaire (des mesures mathématiques des différents éléments de la page) qui va saisir de pivot pour produire un document postscript (du moins, c’est comme cela dans mon souvenir :D).

Bref, les exemples sont légion, un traitement de texte est censé vous faciliter la vie et en fait il la pourrit !

Grâce à LaTeX tous ces soucis s’envolent, vous ne vous concentrez que sur le contenu.

Je ne suis pas d’accord avec cet aspect Latex le logiciel facile qui va vous sauver la vie :p

Redescendons sur terre, Latex est inutilisable par le commun des mortels!

Une fois éliminé les gens normaux , parmi les mathématiciens, thésards, étudiants et informaticiens restants (avec quelques retraités et passionnés égarés), on se retrouve à devoir lutter pour avoir une mise en forme adaptée aux normes françaises ou suisse, le formatage Latex étant très orienté pagination américaine.

Sans compter les heures passées à comprendre pourquoi il y a une erreur de compilation, telle librairie non utilisable ou tel comportement erratique de placement d’un tableau, saut de page…

Pour utiliser un peu tout de Latex à Word en passant pas Textile ;), pour savoir programmer, faire des maths et être victime des bugs de Word, je peux dire en toute honnêteté, que Latex, c’est un mal pour un bien : le temps gagné contre les bugs de Word est perdu dans la complexité d’utilisation.

Latex c’est libre, c’est gratuit (dans une certaine mesure car le formatage courrier français est payant, la notice complète est payante…), c’est robuste (difficile de perdre un texte et il n’y a pas de comportement erratique) et c’est puissant.

Mais Latex c’est aussi complexe, limité pour échanger des documents, vite bordélique avec les différents fichiers nécessaires pour juste un document, usine à gaz pour juste une lettre, et irritant au possible à se suicider quant on veut juste centrer une image dans la page et que l’on met 3 jours, 27 lignes de codes et 6 librairies personnalisées pour réussir!

11)
Franck Pastor
, le 25.08.2008 à 11:18
[modifier]

Une fois éliminé les gens normaux , parmi les mathématiciens, thésards, étudiants et informaticiens restants (avec quelques retraités et passionnés égarés), on se retrouve à devoir lutter pour avoir une mise en forme adaptée aux normes françaises ou suisse, le formatage Latex étant très orienté pagination américaine.

J’ai converti quelques gens « normaux » à LaTeX ;-) Pour la présentation à l’européenne au lieu de l’américaine, la lutte est vite réglée : la solution est KOMA-Script. Utilise la classe « scrbook » au lieu de « book » par exemple, et hop c’est fait. Pour les lettres, « scrlttr2 » fournit un option adaptée aux normes suisses. Je crois que je vais parler aussi de KOMA-Script en 6ème leçon.

Sans compter les heures passées à comprendre pourquoi il y a une erreur de compilation, telle librairie non utilisable ou tel comportement erratique de placement d’un tableau, saut de page…

Des heures ? Je compatis. Mais dans mon cas, ça été incomparablement moins d’heures qu’avec Word, que j’ai utilisé longtemps… Et les placements erratiques des tableaux, figures et de page, c’est d’expérience la spécialité de Word, pas de LaTeX. Je serais curieux d’examiner quelques exemples concrets de ces problèmes LaTeX-là (dans le forum ?). Sinon, connais-tu par exemple le package « float » et son option « H » qui force les « flottants » à… ne pas flotter ?

Mais Latex c’est aussi complexe, limité pour échanger des documents, vite bordélique avec les différents fichiers nécessaires pour juste un document, usine à gaz pour juste une lettre, et irritant au possible à se suicider quant on veut juste centrer une image dans la page et que l’on met 3 jours, 27 lignes de codes et 6 librairies personnalisées pour réussir!

Heu, jamais tout ce que tu cites ne m’a posé le moindre problème. Le PDF est un format internationalement reconnu, si je m’adresse à un autre utilisateur de LaTeX je transmets directement mon code LaTeX au bon encodage (voir leçon suivante), il ne me viendrait pas à l’esprit d’utiliser autre chose que LaTeX (la classe scrlttr2 en fait, gratuite) pour faire une lettre non manuscrite, et pour centrer une image, je n’ai jamais vu l’environnement « center » échouer.

Par contre, c’est vrai que LaTeX est lourd à personnaliser. Le principe de LaTeX, c’est de fournir une présentation toute correcte « clés en mains ». Si on veut la modifier, alors il faut trouver la bonne classe de document (souvent KOMA-Script ;-) ou le bon paquet de commandes, mais très rarement mettre les mains soi-même dans le cambouis.

Il faut alors parfois connaître la bonne personne qui connaît la bonne classe ou le bon paquet de commandes, lequel résout le problème en quelques lettres. Je pense justement que ce cours fournit les bonnes bases, et de bons liens vers les documentations ou forums compétents pour résoudre les problèmes de ce type. Je serai curieux de connaître ton avis une fois la leçon 6 achevée.

12)
Fabien Conus
, le 25.08.2008 à 11:19
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Navré Guillôme, mais je me dois de réagir.

Redescendons sur terre, Latex est inutilisable par le commun des mortels!

Faux !

Une fois éliminé les gens normaux , parmi les mathématiciens, thésards, étudiants et informaticiens restants (avec quelques retraités et passionnés égarés), on se retrouve à devoir lutter pour avoir une mise en forme adaptée aux normes françaises ou suisse, le formatage Latex étant très orienté pagination américaine.

Archi-faux !

Sans compter les heures passées à comprendre pourquoi il y a une erreur de compilation, telle librairie non utilisable ou tel comportement erratique de placement d’un tableau, saut de page…

Faux !

Si tu cherche à bidouiller la configuration de LaTeX pour parvenir, non pas à ce qui est typographiquement correct, mais à ce que toi tu penses être correct, alors effectivement, tu vas transpirer. Si, comme nous le disons dans cet article, tu fais confiance à LaTeX pour la mise-en-forme et tu ne te concentre que sur le contenu, alors tu ne passeras pas une minute à te poser des questions inutiles.

Quant au respect de la mise-en-page et de la typographie française, elle est parfaitement respectée par LaTeX en utilisant les paquet adaptés: bable, koma et autres.

C’est justement en se bornant à voir LaTeX comme un éditeur Wysiwyg permettant de faire tout et n’importe quoi, et en le voyant comme tout juste bon à générer des équations que l’on se met le doigt dans l’oeil et que l’on réduit LaTeX à “un truc un peu bizarre et super compliqué”.

13)
Franck Pastor
, le 25.08.2008 à 12:12
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Merci Franck!

Et surtout bienvenue ici, enfin!:-)

Et vu que c’est pour un moment, j’en suis très content.

Merci ! J’apprécie d’autant plus que pendant un bon moment, je vais parler exclusivement d’un sujet que tu n’aimes pas du tout ;-))

14)
Guillôme
, le 25.08.2008 à 12:12
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Navré Guillôme, mais je me dois de réagir.

Navré Fabien, mais je me dois de réagir aussi ;)

Citation de Guillôme

Redescendons sur terre, Latex est inutilisable par le commun des mortels!

Faux !

Je rigole :D.

Soutiendrais-tu que le mode de commentaire Textile de Cuk.Ch est plus complexe que Latex?

Si non, alors comment expliques-tu qu’une partie des lecteurs n’arrivent pas à utiliser correctement les commentaires dont les citations? Sont-ils bêtes?

Sérieusement, mon papa réussit à utiliser Word, il ne pourra pas utiliser Latex, c’est un fait et il est le commun des mortels ;)

Archi-faux !

Je veux bien mais en utilisation par défaut sans rien configurer, on obtient une mise en page américaine, l’absence de support des caractères accentués… Est-ce archi-faux?

Si tu cherche à bidouiller la configuration de LaTeX pour parvenir, non pas à ce qui est typographiquement correct, mais à ce que toi tu penses être correct, alors effectivement, tu vas transpirer.

Le problème n’est pas ce que je pense mais ce que pense celui qui demande le travail d’écriture!

Et si, pour un mémoire, une thèse, une doc technique… le prof, l’entreprise, le collègue demande que le truc soit en italique police 13 à 0,5cm du bord 3 à telle page et patatipatata, peut importe que cela soit juste ou pas. C’est ce qui est demandé et si tu ne respectes pas la forme demandée, c’est poubelle.

Avec Word, tu le fais en 10s chrono, avec Latex, tu t’immoles par le feu ;)

J’ai converti quelques gens « normaux » à LaTeX ;-) Pour la présentation à l’européenne au lieu de l’américaine, la lutte est vite réglée : la solution est KOMA-Script. Utilise la classe « scrbook » au lieu de « book » par exemple, et hop c’est fait. Pour les lettres, « scrlttr2 » fournit un option adaptée aux normes suisses. Je crois que je vais parler aussi de KOMA-Script en 6ème leçon.

Tu m’as déjà converti à KOMA-Script, sur le forum je suis giyome , tu m’as d’ailleurs énormément aidé pour la rédaction de mon gros document avec Latex encore merci :)

Je serais curieux d’examiner quelques exemples concrets de ces problèmes LaTeX-là

Je crois bien que je t’avais envoyé un exemple de doc Latex où j’essayai d’insérer une image centrée et qui faisait tout péter :D Apparemment c’était une histoire de taille et de limite gérée par Latex… Tu m’avais répondu que la gestion des images étaient pas top et qu’il fallait mieux utiliser des images au format .ps ou .pdf pour ne pas avoir de problème, ce que j’ai fais d’ailleurs ;)

Il faut alors parfois connaître la bonne personne qui connaît la bonne classe ou le bon paquet de commandes, lequel résout le problème en quelques lettres.

Ah, bah ça, j’ai trouvé, c’est toi via le forum :p

15)
Guillôme
, le 25.08.2008 à 12:21
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Dans tout ça, j’en oublie le principal, merci pour cette mise à jour Franck, je vais me remettre à niveau en suivant tes mises à jour :)

Et merci encore à Fabien pour son super travail initial de vulgarisation et de prise en main mais si je ne suis pas d’accord avec lui sur le fait que Latex soit pour le commun des mortels :p

16)
superpantoufle
, le 25.08.2008 à 12:33
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Franck, tu es en passe de réussir un exploit: j’ai lu trois fois l’introduction, j’ai respiré un grand coup et j’ai décidé d’essayer. Pour voir si Guillôme a vraiment tort, bien qu’une petite voix me glisse à l’oreille qu’il a sans doute raison (en ce qui me concerne, pas forcément dans l’absolu!).

J’ai donc résolu de télécharger et installer la bête, puis de suivre pas à pas tes mises-à-jour des articles de Fabien, que j’avais à l’époque superbement ignorés.

Mais las, les éléments sont contre moi. Je ne sais pas si c’est dû au flot de téléchargements ininterrompu généré par cet article, mais le miroir de switch.ch sur lequel pointe ton lien de téléchargement m’envoie aux fraises… Il y a-t-il un autre miroir qui fonctionne?

17)
Franck Pastor
, le 25.08.2008 à 12:41
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Superpantoufle, les liens MacTeX de cet article pointent en fait sur un système (voulu par MacTeX pour résoudre les flots de demande) qui redirige automatiquement la demande de téléchargement sur un miroir « proche de chez toi ». Chez moi, ce serait donc probablement un miroir belge ;-)

Je serai flatté si je suis la cause d’un embouteillage au niveau du miroir suisse, mais c’est possible, MacTeX étant tellement imposant ! Insiste encore un peu (il vaut toujours mieux passer par ce système de miroirs pour soulager le serveur principal…), mais si ça continue à foirer, essaie ce lien-là.

Je crois qu’on te demandera de choisir toi-même un miroir précis. Choisis-en un autre que switch.ch, alors ;-) et télécharge MacTeX.dmg

18)
Fabien Conus
, le 25.08.2008 à 13:03
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Bon, je ne vais pas me battre contre des moulins. Mais…

Soutiendrais-tu que le mode de commentaire Textile de Cuk.Ch est plus complexe que Latex?

Si non, alors comment expliques-tu qu’une partie des lecteurs n’arrivent pas à utiliser correctement les commentaires dont les citations? Sont-ils bêtes?

Sérieusement, mon papa réussit à utiliser Word, il ne pourra pas utiliser Latex, c’est un fait et il est le commun des mortels ;)

Tout comme la plupart des gens ne savent pas créer des chapitres et sous-chapitres dans Word, changer la langue d’écriture, etc. Malheureusement, trop de personnes ne lisent plus aucune documentation et se lancent dans l’utilisation d’un logiciel à tête baissée. Ce n’est pas une question de bêtise, c’est une question de prendre le temps de comprendre. Et force est de constater que les gens ne prennent pas/plus le temps de comprendre.

Le problème n’est pas ce que je pense mais ce que pense celui qui demande le travail d’écriture!

Et si, pour un mémoire, une thèse, une doc technique… le prof, l’entreprise, le collègue demande que le truc soit en italique police 13 à 0,5cm du bord 3 à telle page et patatipatata, peut importe que cela soit juste ou pas. C’est ce qui est demandé et si tu ne respectes pas la forme demandée, c’est poubelle.

Là encore, on ne parle plus de respect des règles typographiques. Aujourd’hui on impose des trucs complètement débiles. Alors oui, effectivement, si le document demandé est un gros foutoire, autant utiliser un logiciel qui est lui aussi un grand foutoir: Word.

C’est ainsi qu’on se retrouve avec du Comic Sans MS dans la plupart des présentations Powerpoint et des courriers. La grande classe !

Alors oui, je vous l’annonce et je me confond en excuses: LaTeX ne génére pas des documents PDF en Comic Sans MS ! Désolé, mille pardons, que je sois crucifié sur l’autel de la juste typographie selon Microsoft.

19)
Benoit Launay
, le 25.08.2008 à 13:48
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Alors oui, je vous l’annonce et je me confond en excuses: LaTeX ne génére pas des documents PDF en Comic Sans MS ! Désolé, mille pardons, que je sois crucifié sur l’autel de la juste typographie selon Microsoft.

Faux ! — un peu de provoc ne nuisant pas — ;-) Avec XeTeX il est tout à fait possible de le faire. mais je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle…

20)
Franck Pastor
, le 25.08.2008 à 13:59
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Soutiendrais-tu que le mode de commentaire Textile de Cuk.Ch est plus complexe que Latex?

J’aurais envier de répondre oui, moi. Je n’aime pas Textile, c’est viscéral, je me plante toujours dans un signe ou un autre. Je préfère 100 fois coder directement en HTML quand je le peux… Et l’HTML ressemble par bien des côtés à LaTeX ;-)

Pour le reste de ton message : peut-être qu’une bonne alternative à LaTeX pour toi serait ConTeXt. C’est une autre couche de macros sur TeX, conçue récemment pour être plus facilement paramétrable que LaTeX, et qui inclut l’équivalent de ses principaux paquets.

Maintenant je ne sais pas ce que ConTeXt vaut en pratique, je ne l’utilise pas. Noé s’y est mis, par contre, et en semble satisfait.

Moi, LaTeX me convient très bien tel qu’il est. Qu’il fournisse tout seul une présentation irréprochable ravit le pinailleur en typographie que je suis. Je n’ai la plupart du temps de compte à rendre à personne sur la présentation de mes documents, et quand ça arrive (rédaction d’articles de maths en l’occurrence), l’éditeur fournit la classe de document LaTeX « kivabien » (pour lui). Et tout ça virtuellement sans bug.

Je ne me souviens plus de ton histoire de figure qui faisait exploser LaTeX, je vais fouiner dans le forum…

21)
Franck Pastor
, le 25.08.2008 à 14:05
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Citation de Fabien Conus

« Alors oui, je vous l’annonce et je me confond en excuses: LaTeX ne génére pas des documents PDF en Comic Sans MS ! Désolé, mille pardons, que je sois crucifié sur l’autel de la juste typographie selon Microsoft. »

Faux ! — un peu de provoc ne nuisant pas — ;-) Avec XeTeX il est tout à fait possible de le faire. mais je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle…

XeTeX et XeLaTeX sont de bonnes nouvelles en eux-mêmes, mais si on les utilise pour de tels attentats typographiques, j’ai des doutes moi aussi… Berk !!!

22)
Guillôme
, le 25.08.2008 à 16:58
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Bah de toute façon Latex c’est nul comparé à Word…

Avec word, je n’ai juste qu’à taper ”= rand (2)” puis presser Entrée dans Word 2003 PC et là magie, j’ai la belle transformation suivante : “Servez à ce monsieur une bière et des kiwis. Servez à ce monsieur une bière et des kiwis. Servez à ce monsieur une bière et des kiwis. Servez à ce monsieur une bière et des kiwis. Servez à ce monsieur une bière et des kiwis…”

Forcément, après ça, Latex ne peut plus lutter, le combat n’est pas équitable.

23)
Franck Pastor
, le 25.08.2008 à 17:28
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Pour faire dans le n’importe quoi, Word aura toujours des kilomètres d’avance :-)

Dans le rayon « anecdotes rigolotes », saviez-vous que Leslie Lamport, le créateur de LaTeX, travaille actuellement pour… Micro$oft ? Non, pas pour améliorer Word (faut pas rêver), mais pour des recherches en informatique bien plus ésotériques. Voyez son site.

N’empêche, tout fout le camp ! :-)

Apparemment, il ne participe plus que de loin à l’évolution de LaTeX, dont les maîtres d’œuvres s’appellent maintenant Frank Mittelbach et Michel Goossens (les auteurs du LaTeX Companion).

24)
Tony
, le 25.08.2008 à 21:22
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Salut, est-ce qqu aurait essayé MagicMath d’Infologic pour la simple édition d’équations ?

25)
Franck Pastor
, le 25.08.2008 à 21:46
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Tony, il s’agit en fait de MathMagic, qui a été testé par Renan Fuhrimann ici, sur ce site même, un peu avant la parution de la première série d’articles sur LaTeX… Le site d’InfoLogic est pour ceux que ça intéresse.

Moi, personnellement, tant qu’à choisir un éditeur d’équations, j’en choisirais un basé sur LaTeX :-) LaTeXit, par exemple, installé d’ailleurs par MacTeX.

26)
gbuma
, le 25.08.2008 à 22:59
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Pour ceux qui rêvent d’un blog avec la facilité de Textile et des formules Latex, j’ai ajouté un “mode” math à zena.

Pour utiliser le mode math, il sufit d’entourer la formule avec des balises carrées [math]…[/math], un peu comme dans wikipedia (balises <math>…</math>).

Vous pouvez lire une présentation en anglais: math avec zena.

Ha ha ! C’est très cool (les profs de math devraient adorer…).

Gaspard

27)
Franck Pastor
, le 26.08.2008 à 07:59
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Joli ! C’est basé sur quel mécanisme ? Je veux dire, quel est la forme de LaTeX qui tourne en sous-main ? Un éditeur d’équations précis ?

28)
gbuma
, le 26.08.2008 à 08:31
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C’est juste une floppée de commandes (code source):

latex -> dvips -> convert

Il y a un template très simple pour n’afficher que l’équation.

29)
Franck Pastor
, le 26.08.2008 à 10:37
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Je vois, impressionnant. C’est du Ruby, je suppose.

J’ai repéré le « latex_template » dans le flot de code. Une ch’tite remarque dessus : inutile de charger de paquet « amsfonts », il est déjà automatiquement chargé par « amssymb ».

30)
Tony
, le 26.08.2008 à 13:25
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Merci Franck, j’ai un peu mélangé le nom de l’application, mais le but étant de se passer justement de l’entrée des équations au format LaTeX ;) Sans vouloir offenser les experts ici présents :)

31)
Franck Pastor
, le 26.08.2008 à 13:58
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Tony, LaTeXit dispose d’un menu « palettes » assez fourni te permettant d’éviter de taper les commandes LaTeX pour tes équations.

Mais sache que choisir LaTeXit et faire l’effort d’apprendre les commandes LaTeX pour les maths te ferait gagner un temps immense, à terme. Tu ne quitterais pas ou peu le clavier, et c’est bien plus rapide et fluide que d’aller cliquer un peu partout dans des palettes. Qu’elles soient celles de MathMagic ou LaTeXit.

32)
JPO1
, le 26.08.2008 à 14:11
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Je suis très étonné que cet article fasse l’objet de commentaires aussi passionnés. Tant mieux sans doute.

Depuis que j’ai été initié à LaTeX je ne peux plus me passer de l’effet TeX.

Dirigeant d’une petite entreprise je n’écris plus qu’avec LaTeX (éditeur TeXshop)—courriers, rapports, mémoires.

J’utilise memoir pour personnaliser certains documents.

L’échange avec mon environnement se fait en format pdf.

J’essayerai volontier XeLaTeX après la parution de la sixième leçon.

Après essai j’ai abandonné ConTeXt trop instable.

Enfin je regrette que Kile ne soit pas disponible sous mac os X. Après l’avoir vu cet éditeur (spécialisé TeX, LaTeX) fonctionner chez un ami je suis convaincu que c’est l’éditeur le plus performant que j’ai vu.

Merci Franck Pastor, j’attends la suite.

33)
Franck Pastor
, le 26.08.2008 à 15:20
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Kile peut être compilé sur MacOSX à partir de ses sources, via Fink (je n’ai pas testé). Peut-être aussi via MacPorts. Mais ça n’a effectivement pas été porté sur notre chère interface « Aqua ». Dommage.

On me répète tellement souvent que « LaTeX, c’est pour les universitaires » ! Merci de démontrer vous aussi le contraire, JPO1 ! :-))

34)
elo
, le 26.08.2008 à 16:40
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Je suis également passé à LaTeX après près de 20 ans de traitement de texte, le dernier en date étant Mellel. Une fois l’habitude prise (ce qui demande tout de même un peu de temps, il faut l’avouer), il est difficile de revenir à un traitement de texte. Je n’utilise les traitements de texte que quand je n’ai pas le choix ou pour accumuler du texte que je réutilise en LaTeX après.

Pour les caractères accentués, il suffit d’utiliser XeTeX. On peut alors écrire en Unicode sans problèmes. Après avoir utilisé TeXShop pendant un bout de temps, je suis passé à TexMate. Tout d’abord parce que je l’utilise également pour Html, CSS, etc., mais aussi car la gestion de projets en TexMate facilite grandement l’écriture de longs projets.

35)
JPO1
, le 26.08.2008 à 16:50
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J’ai tenté plusieurs fois d’installer Kile via Fink. Toute ces tentatives ont avorté. Quand j’aurai un peu de temps j’essayerai avec MacPorts—je n’y avait pas pensé jusqu’à votre remarque.

Je ne dois pas être le seul à utiliser LaTeX en entreprise : il existe un site du même nom : http://www.ozone.ch/enrico/texlatex.htm

Hors entreprise et université, citons comme utilisateur des ateliers d’écriture dont les animateurs ont compris tous les avantages d’un mise en page logique plutôt que visuelle et qui ont ainsi amélioré leurs produits.

Lorsque l’on a été pris par LaTeX on reste je pense à jamais attaché à l’écriture logique qui oblige à mettre en perspective ce que l’on écrit. LaTeX reste un outil qui attache particulièrement grâce à la beauté des documents sortis. meric M Knuth et merci à tout ceux qui maintienne cela.

36)
Franck Pastor
, le 26.08.2008 à 20:03
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Je suis également passé à LaTeX après près de 20 ans de traitement de texte, le dernier en date étant Mellel. Une fois l’habitude prise (ce qui demande tout de même un peu de temps, il faut l’avouer), il est difficile de revenir à un traitement de texte.

Fabien avait pour but par cette série d’articles d’aider les lecteurs de cuk.ch à faire le premier pas vers LaTeX. Après, ça va tout seul, en effet :-) J’espère continuer dans cette démarche.

Pour les caractères accentués, il suffit d’utiliser XeTeX. On peut alors écrire en Unicode sans problèmes.

Oui… et non.

Oui, parce que l’Unicode contient tout les caractères accentués possibles et imaginables.

Non, parce que d’une part il faut que votre éditeur de texte accepte l’Unicode (et lorsqu’on est sur Windows, c’est loin d’être toujours le cas). Sinon, il faut ruser, avec la commande \XeTeXinputencoding si j’ai bonne mémoire.

D’autre part, si votre éditeur de texte accepte bien Unicode, il faut éventuellement le configurer pour. Je dis comment on fait pour TeXShop dans la deuxième leçon.

Enfin, Unicode n’est pas encore devenu LE standard d’encodage. Si vous transmettez sans précautions votre fichier XeLaTeX à un collègue travaillant sur Windows avec l’éditeur TeXnicCenter (qui ne connaît que l’encodage Ansinew, une extension d’ISO Latin1), il aura des surprises à la lecture…

Bref, pour Unicode, il faudra encore un bon brin de patience avant qu’il ne s’impose définitivement.

37)
elo
, le 26.08.2008 à 20:25
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C’est vrai que je ne travaille plus sous Windows depuis mon passage au Mac il y a deux ans. Sur TeXshop et TexMate je n’ai aucun problème avec le français, l’allemand et quelques langues anciennes, même de droite à gauche. Il faut en effet faire attention à l’encodage, mais je ne transmets que des fichiers pdf. Cela dit, XeTeX a été porté sur Linux et Windows et fait partie de la distribution MikTeX, mais je n’ai pas essayé de voir ce que cela implique.

38)
Franck Pastor
, le 26.08.2008 à 21:42
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Je ne dois pas être le seul à utiliser LaTeX en entreprise : il existe un site du même nom : http://www.ozone.ch/enrico/texlatex.htm.

Je connais bien ce site, il m’avait bien aidé à mes débuts en LaTeX :-) Enrico Riboni participait d’ailleurs au forum et commentaires de cuk.ch à une époque.

Votre exemple et ceux que vous citez montre bien que la classe des gens « normaux » utilisant LaTeX est peut-être plus large que Guillôme le pensait ;-)

39)
Guillôme
, le 26.08.2008 à 22:59
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Votre exemple et ceux que vous citez montre bien que la classe des gens « normaux » utilisant LaTeX est peut-être plus large que Guillôme le pensait ;-)

Bah, ce enrico me parait pas si normal que ça (Ingénieur mécanique, donc bac+5) :p

Mais, le plus marrant, c’est que enrico dit la même chose que moi :

  • Latex c’est pas évident
  • Latex c’est plus américain que français

Par contre j’avoue en avoir sérieusement bavé avant de réussir à l’utiliser efficacement dans mon travail. Comme TeX/LaTeX est né dans un environnement universitaire, on peut supposer que à priori il n’est pas adapté à une utilisation en entreprise. Il n’en est rien, mais par contre il faut largement se débrouiller pour construire une installation utilisable, surtout si l’on veut écrire en français.

Enfin, je dis ça, je veux pas lancer la guerre éternelle du pour et du contre :D

J’utilise Latex mais bon, on en reparle quand Anne aura écrit son prochain livre avec ;)

40)
Franck Pastor
, le 27.08.2008 à 00:05
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Alors, Anne serait une personne « normale » et Enrico, Fabien ou moi, non ? ;-)

De toutes façons, ni Fabien ni moi ni personne ne prétendons que LaTeX est « évident ». Ce que nous prétendons, c’est qu’il est abordable et en fait utilisable par n’importe qui, qui veuille bien sauter le pas et s’affranchir du conditionnement imposé par l’habitude des logiciels Wysiwyg.

Enrico a du « en baver » pour personnaliser LaTeX à ses besoins spécifiques, et c’est normal. Je l’ai dit, je le répète, LaTeX n’est pas facile à personnaliser. Il n’est facile que si quelqu’un y a déjà prévu des solutions « clés en main » de votre problème (classes, packages). Mais si c’est le cas (comme c’est probable, car il y a des milliers de packages LaTeX couvrant les besoins les plus divers), son comportement ne variera plus d’un poil. Avec les packages kivonbien, il vous pond des textes respectant la typographie française ou slovène au micron près, par exemple.

Bref, ça vaut le coup de se lancer, pour quiconque qui aimerait composer à moindres frais un texte qu’on croirait sortir de chez l’imprimeur le plus tâtillon. Il faut avoir la bonne documentation, c’est vrai : LaTeX s’apprend comme ça, en potassant un minimum, pas au feeling. Si on est anormal parce qu’on n’a pas peur de ça, alors je suis un anormal, et fier de l’être en plus :-)

Mais c’est vrai, on se répète, on tourne en rond :) Je propose de relancer ce débat-là (LaTeX accessible au commun des mortels, ou pas ?), non pas quand Anne aura écrit son prochain livre avec (j’ai l’intuition que celui ou celle qui la fera larguer Nisus n’est pas encore né ;-)), mais à la fin des 6 leçons.

41)
Guillôme
, le 27.08.2008 à 08:33
[modifier]

Je propose de relancer ce débat-là (LaTeX accessible au commun des mortels, ou pas ?), non pas quand Anne aura écrit son prochain livre avec (j’ai l’intuition que celui ou celle qui la fera larguer Nisus n’est pas encore né ;-))

C’est bien pour ça que j’ai mis Anne dans les gens de la catégorie normale, je ne veux prendre aucun risque compte tenu du fait qu’il y a des pervers qui réussissent à utiliser du Comic Sans MS en Latex :p

Si on est anormal parce qu’on n’a pas peur de ça, alors je suis un anormal, et fier de l’être en plus :-)

Malheureusement, je pense qu’on est dans la catégorie anormal Franck :( et je ne peux que souscrire à l’avis de Fabien, moi-même le constatant au quotidien :

Malheureusement, trop de personnes ne lisent plus aucune documentation et se lancent dans l’utilisation d’un logiciel à tête baissée. Ce n’est pas une question de bêtise, c’est une question de prendre le temps de comprendre. Et force est de constater que les gens ne prennent pas/plus le temps de comprendre.

42)
Lolo11
, le 27.08.2008 à 18:57
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Pour le reste de ton message : peut-être qu’une bonne alternative à LaTeX pour toi serait ConTeXt. C’est une autre couche de macros sur TeX, conçue récemment pour être plus facilement paramétrable que LaTeX, et qui inclut l’équivalent de ses principaux paquets.

Maintenant je ne sais pas ce que ConTeXt vaut en pratique, je ne l’utilise pas. Noé s’y est mis, par contre, et en semble satisfait.

J’utilise ConTeXt tous les jours (qui est devenu très stable).

Son principal atout : sur-couche de TeX ayant été complètement réécrite (et donc pas une sur-couche de LaTeX), sa syntaxe est plus cohérente que celle de LaTeX, il n’y a pas à commencer tout document par une insertion de multiples packages/styles (un des principaux problèmes de LaTeX, à mon avis, qui rend parfois difficile le travail sur le fichier d’un collègue).

Enfin, la gestion des images est bien plus complète et plus facile.

Et je ne parle même pas de la facilité avec laquelle on peut incorporer des schémas en MetaPost…

43)
Guillôme
, le 27.08.2008 à 20:52
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N’oublions pas pour les pervers à tendance sadomasochiste que s’ils veulent cumuler la souffrance de Word avec la souffrance de Latex, c’est possible.

Ce bonheur s’appelle Lyx et c’est natif Mac aussi… Raaah, que c’est bon de souffrir.

44)
Franck Pastor
, le 27.08.2008 à 22:54
[modifier]

J’utilise ConTeXt tous les jours (qui est devenu très stable).

Son principal atout : sur-couche de TeX ayant été complètement réécrite (et donc pas une sur-couche de LaTeX), sa syntaxe est plus cohérente que celle de LaTeX, il n’y a pas à commencer tout document par une insertion de multiples packages/styles (un des principaux problèmes de LaTeX, à mon avis, qui rend parfois difficile le travail sur le fichier d’un collègue).

Enfin, la gestion des images est bien plus complète et plus facile.Et je ne parle même pas de la facilité avec laquelle on peut incorporer des schémas en MetaPost…

Je suis un grand utilisateur de MetaPost également, essentiellement via le paquet LaTeX « mfpic », mais je me débrouille aussi dans MetaPost lui-même. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un langage de programmation installé en même temps que TeX et ses satellites. Ce langage permet de produire des schémas géométriques d’excellente qualité, dans un format sous-ensemble de PostScript. Et on peut incorporer ces dessins indifféremment dans des documents produits par LaTeX ou pdfLaTeX.

L’inclusion dans ConTeXt est encore plus directe, effectivement. Logique, l’équipe qui développe actuellement MetaPost est la même que celle de ConTeXt. Par là je bénéficie de ses compétences… et de ses bugs éventuels. Ainsi l’utilitaire « mptopdf » (qui convertit les schémas produits par MetaPost en pdf), créé par cette même équipe, est buggé dans TeXLive 2007. Il cale lorsque des commandes LaTeX sont utilisées pour les labels des schémas (les spécialistes comprendront). Ça m’a pas mal gêné et j’espère que ce sera rectifié pour TeXLive 2008.

Voir aussi le 3ème message de ce fil récent du newsgroup fr.comp.text.tex. Apparemment, ConTeXt est inutilisable sur la dernière version de MikTeX, la principale distribution TeX concurrente de TeXLive sur Windows.

Bref, tout ça m’a refroidi et je reste encore prudent comme un sioux quand il s’agit de ConTeXt. La version livrée avec TeXLive 2008 sera sans doute déterminante pour sa progression dans la communauté TeX.

45)
Franck Pastor
, le 27.08.2008 à 23:07
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N’oublions pas pour les pervers à tendance sadomasochiste que s’ils veulent cumuler la souffrance de Word avec la souffrance de Latex, c’est possible.

Ce bonheur s’appelle Lyx et c’est natif Mac aussi… Raaah, que c’est bon de souffrir.

Tu as testé Lyx récemment ? Je l’ai fait, et j’ai été agréablement surpris, au contraire. Il a peut-être évolué en bien depuis que tu l’as essayé. Possibilité de lui faire utiliser les classes KOMA-Script en sous-main (y compris scrlttr2) et de personnaliser facilement la mise en page, par exemple. Autre truc sympa, on peut entrer les équations par les commandes LaTeX usuelles, et Lyx permet alors de les visualiser instantanément, grâce à l’utilisation du package LaTeX « Preview ». On peut se passer de ces fichues palettes, donc !

Points faibles constatés : conversion en HTML inutilisable et importation minable des fichiers LaTeX.

Mais c’est finalement assez positif, au point que j’envisage de le présenter sur cuk.ch un de ces prochains mois. Tu vas encore me traiter d’anormal ;-)

46)
Guillôme
, le 27.08.2008 à 23:32
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Tu as testé Lyx récemment ?

Non et c’est peut être la raison… J’avais essayé les précédentes versions qui étaient une horreur en ergonomie. Tu as éveillé ma curiosité, je vais essayer la 1.5.x, cela a peut être pas mal évolué ;)

47)
Fob
, le 28.08.2008 à 17:26
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Bonjour.

Je voudrais apporter un léger complément à la discussion et appuyer certains points avancés. La version la plus aboutie de TeX est, pour moi, ConTeXt. Celui étant developpé par une très petite équipe (3 personnes je crois), tout est consitant en ConTeXt: les options, la logique de code… c’est un vrai plaisir. Les débuts, comme pour tous les langages de ce type ne sont pas forcéments facile, mais il sont en tout cas plus facile que sur LaTeX. On peut voir ConTeXt comme étant un langage entre plain TeX et LaTeX, une sorte de LaTeX bien écris, propre et consistant. Je n’ai personnellement jamais été capable d’utiliser LaTeX, c’est lourd, rempli de packges incompatibles les uns les autres, manquant de bonne documentation etc.

Pour avoir une aperçu de ConTeXt, jetez un oeil au manuel d’introduction, disponible in version papier ou écran, en anglais ou néerlandais ici: http://www.pragma-ade.com/show-man-1.htm

Vous trouvez le manuel de référence ici: http://www.pragma-ade.com/show-man-9.htm

Jetez un oeil, vous pourriez découvrir un autre monde ! Comme cela a été dit, ConTeXt forme un paire naturelle avec MeTaPost, mais il se comporte très bien avec Tikz/Pgf aussi; voir des exemples de figures Tikz ici: http://www.fauskes.net/pgftikzexamples/all/

ConTeXt est un système qui évolue très rapidement, mais les manuels, même si ils ne sont pas à jour (il manque des choses), sont toujours à propos. Pour des choses plus avancées, la liste de discussion, le wiki sont des ressources de premier plan.

Je pourrais vous en parler pendant quelques heures encore, mais je vais m’arrêtez là ! Fob.

48)
Franck Pastor
, le 05.09.2008 à 16:18
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Juste pour avertir les lecteurs de ce premier article qu’étant donné la sortie de MacTeX 2008, j’ai ajouté deux paragraphes en gras à la fin de la partie « Installation » pour signaler cette sortie. Une mise à jour plus complète devrait avoir lieu dans quelques semaines, quand j’aurai moi-même éprouvé cette future distribution :-)

49)
Jerricho
, le 07.09.2008 à 11:31
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Bonjour et merci pour ce tutoriel ! J’ai prévu de me lancer ce week-end, mais une petite question me préoccupe quand même. Et je préviens, c’est une question de TOTAL débutant dans LaTex : est-il possible d’exporter du RTF avec Latex ? Non parce que bon aux dernières nouvelles, PDF c’est pas un bon format pour l’écriture collaborative ou les commentaires ;) Merci ! J

50)
Franck Pastor
, le 07.09.2008 à 18:07
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LaTeX n’est pas prévu à l’origine pour produire du RTF. C’est soit du DVI, soit du PostScript, soit du PDF qu’il est censé produire. Mais il existe un outil de conversion « à la volée », qui s’appelle « latex2rtf ». C’est un utilitaire en ligne de commande, qui peut s’installer grâce à l’i-installer. Entrer au Terminal

latex2rtf chemin_vers_mon_fichier.tex

suffit normalement pour obtenir le fichier au format RTF recherché. Mais je ne sais pas si ce programme est fiable, et puis la conversion au RTF doit faire perdre beaucoup en qualité au document…

Pour ce qui est des commentaires, le plus simple est de les insérer dans le fichier LaTeX. Mais si le correspondant n’est pas un adepte de LaTeX et est perturbé par les lignes de codes, on peut faire en sorte de créer des commentaires pop-up dans le fichier PDF, comme le fait Adobe Acrobat. Sauf que qu’ici c’est pdfLaTeX qui prend tout en charge, et donc c’est gratuit ;-) Il suffit d’utiliser le package« cooltooltips ». Voir son manuel ici. Il semble simple à utiliser (sauf pour un complet débutant, j’imagine, qui devrait attendre peut-être de se familiariser un peu avec LaTeX).

Petit défaut, les commentaires n’apparaissent apparemment qu’avec Adobe Reader, pas avec Aperçu ou TeXShop.