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Vendredi 6 juin 2008
DxO 5.1, la nouvelle version en détails

Deux articles sur DxO la même semaine… C’est rare, ce genre de choses sur Cuk.

Faut dire que j’ai toujours été, dès la première version, un fidèle du programme.

Un peu moins depuis l’apparition de Lightroom, c’est vrai, mais je crois bien que DxO et ce dernier sont en fait assez complémentaires, au point d’ailleurs qu’ils collaborent de manière assez approfondie entre eux, comme nous allons le voir.

Deux articles donc sur ce produit en quelques jours… J’espère seulement, si vous m’avez suivi depuis que je parle du logiciel, que vous avez compris je suis capable de dire beaucoup de bien, mais aussi de mal sur ce programme assez étonnant.

Le bien? DxO est un programme fabuleux, dont je disais la principale spécification lundi de cette manière: Rappelons que la grande force de DxO c’est de connaître parfaitement les défauts d’un couple “boîtier-objectif” en tenant compte de la focale, de la distance du sujet et de l’ouverture.

Les corrections sont faites automatiquement (tout est également possible manuellement) et localement. En effet, si le piqué à ouverture 2.8 de l’objectif X avec le boîtier Y est moins marqué dans les angles, DxO va retoucher les angles plus que le centre.

Ce qui me plaisait beaucoup moins? Jusqu’à cette version 5.1, une protection qui empêchait les utilisateurs de profiter des bienfaits du logiciel. C’est terminé je crois maintenant, vous verrez pourquoi en fin d’article.

Bref, j’ai été un fervent défenseur du programme, mais aussi l’auteur peut-être de ses plus virulentes critiques (faites une recherche en tapant “DXO” sur le champ de recherche Cuk, juste à gauche, vous verrez), donc vous l’avez compris, je ne suis aucunement à la solde de l’éditeur de ce logiciel.

J’ai décrit de manière bien plus complète le logiciel dans sa mouture 4.1 ici. Je vais donc dans cet article montrer les nouveautés du logiciel, et ne pas parler des bases, puisque vous pouvez vous reporter à cet article pour les intégrer avant de passer à la suite.

L’interface: un onglet de moins et la gestion des “situations”

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L’interface s’est simplifiée, voyez plutôt l’onglet “Sélectionner”, qui permet de choisir les images à traiter.

Nous trouvons:

  1. les 4 onglets à choix. Notez que l’onglet “Organiser” de la version précédente a disparu, ce qui n’est pas un mal, je ne sais pas exactement à quoi il servait. Une simplification bienvenue donc;
  2. la hiérarchie de votre système, qui vous permet de naviguer dans vos dossiers (nous verrons qu’ici peuvent se retrouver les collections de votre librairie LightRoom, voire même la liste des projets déjà créés, dans la base de données de DxO).
  3. les vignettes des images du dossier sélectionné;
  4. la zone des images que l’on va traiter. Il suffit de glisser les images de la zone 3 vers la zone 4 pour ce faire, ou de sélectionner une ou plusieurs images puis appuyer sur le bouton “ajouter les images”.

Une fois les images dans la zone de projet (4), vous voyez les lampes qui vous permettent de dire quelles photos doivent être traitées, sur lesquelles vous hésitez (orange) et celles que pour l’instant, vous ne traiterez pas.

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Ce système, en édition d’images, permet de glisser un dossier entier vers la zone de projet, et de décider ensuite par simple clic sur les lampes ce qui doit être traité. L’état peut être changé à tout moment, même dans les autres onglets. Bien pensé.

Notez que dans la fenêtre de projet, il est maintenant possible de créer des piles.

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La pile repliée

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La pile dépliée. Notez à droite les cotations sous forme d’étoiles. Il suffit de cliquer sur une étoile pour faire la notation désirée.

Tout ce travail de sélection, ainsi que les réglages qui s’ensuivent, peuvent être sauvegardés dans des projets. Notez bien que cela n’est plus obligatoire, au grand soulagement de certains. Il devient donc possible de traiter des images dans DxO sans passer forcément par un projet.

L’onglet “Préparer”

L’onglet Préparer est l’équivalent chez Lightroom du module “Développement”.

C’est à cet endroit que vous allez effectuer tous les réglages nécessaires à votre image.

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Vous passez en mode “Préparer” en cliquant sur l’onglet dédié, ou alors, de manière intuitive, depuis n’importe quel autre module, en double-cliquant sur une image de la zone de projet, en bas. Ceci a pour effet de faire comprendre à DxO que vous voulez retravailler une image, donc vous amène dans le module “Préparer”.

Plus de mode “Expert, semi-expert, et automatique” dans cette version 5.1: vous êtes en mode “Automatique” mais vous avez accès à tous les réglages dont on disposait avant en mode “Expert”. Il s’agit là d’un progrès important qui fait que l’on ne se pose plus de questions: on bosse, tout simplement.

La zone 1 affiche une prévisualisation des images avec un certain nombre de traitements, comme le DxO Lighting (pour déboucher les ombres avec intelligence).

Comme dans d’autres logiciels, certains autres réglages, comme la réduction du bruit, ne sont visibles que si l’on regarde l’image avec un taux de zoom supérieur ou égal à 75 %.

La zone 2 permet de choisir si l’on veut voir l’image avant correction, après correction, ou les deux côte à côte. Un petit bug vient perturber parfois (pas toujours) notre plaisir ici: pour l’instant, la vue de droite (après) est, selon le taux de zoom (qui dépend de la taille de la fenêtre) pixellisée en mode “adaptation à la fenêtre”. C’est bien dommage pour un programme de ce type, mais cela va être corrigé dans la prochaine mise à jour mineure.

Personnellement, j’aime bien travailler en mode “Après correction”, où l’on voit en permanence ce que notre travail peut donner, et appuyer si besoin est sur “Commande-D”, pour passer en mode “Avant correction”. On voit ainsi très bien les retouches, par exemple touchant à la distorsion.

La zone 3 nous offre les traditionnels outils de sélection, navigation et zoom.

La zone 4 nous propose des outils de travail qui nous permettent d’atteindre immédiatement (de gauche à droite)

  • l’outil de dépoussiérage
  • la pipette pour la balance des blancs
  • l’outil balance des couleurs (multi-points), décrits dans l’article de la v4 en détail, je n’y reviens pas ici
  • l’outil de redressement de l’horizon (choix de DxO: vous tirez un trait sur ce qui doit être horizontal sur l’image, et le programme redresse l’image en suivant ce trait, en recadrant au besoin, si vous le demandez, automatiquement
  • les 3 outils “forcer parallèle”, horizontalement et verticalement, et “les deux” pour régler la perspective

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observez les verticales vertes à droite. Dommage d’ailleurs que le programme n’attende pas qu’on ait fini de tracer les droites pour commencer à calculer son travail, c’est encore plus frappant en mode “rectangle forcé”, très puissant, qui gère à la fois les perspectives horizontales et verticales, mais qui est difficile à mettre en œuvre à cause de ces calculs.

  • l’outil de rognage

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L’image ici est rognée automatiquement puisque j’ai demandé dans les options de rognage de tenir compte des corrections de géométrie.

La zone 5, zone des outils (ou des moteurs de correction), est repensée en v5: les palettes sont souvent simplifiées…

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…mais un petit clic sur le bouton “plus d’otpions” vous permet d’aller bien plus en avant dans les réglages.

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Nous notons l’apparition d’un tout nouvel outil intitulé “Poussière”.

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Ne me demandez pas trop comment il fonctionne, il fonctionne, c’est tout. Il suffit de: (cliquez, comme toujours, sur les images pour les agrandir et voir mieux de quoi je parle)

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• trouver les défauts (pas forcément des poussières)

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• dessiner sur les défauts (largeur du pinceau paramétrable)

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• C’est corrigé! Visible seulement dès un agrandissement de 75 %.

On m’a même dit que l’on pouvait retirer un arbre gênant dans une photo. Pas eu le temps d’essayer… En plus, je cadre juste, il n’y a pas d’arbre gênant sur mes photos, non mais!

Vous pourrez sans problème, en cas de pétufles se retrouvant sur plusieurs photos, créer un preset, qui réglera le problème sur toutes les images d’un coup. On peut également copier-coller les paramètres d’une image pour les coller sur une autre.

Je reviens à ma figure générale sur l’onglet “Préparer”, et aimerais vous parler de la zone 6, zone des “modes de travail”.

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Cette zone est très utile puisqu’elle vous permet de n’afficher que les outils intéressants pour un domaine photographique précis.

Vous voulez que je vous les décrive de gauche à droite? Oh s’il vous plaît, pardonnez-moi, mais je vais copier-coller les données du mode d’emploi. Ben oui, certains se sont crevés à savoir comment les décrire, je n’ai pas envie de refaire le même travail.

Début du mode Copier-coller

  • La palette Navigation qui permet d’effectuer rapidement un zoom ou un panorama
    de l’image.
  • La palette Histogramme qui affiche l’histogramme de l’image. Ce graphique présente
    le nombre de pixels pour chaque valeur de couleur.
  • La palette EXIF/IPTC qui permet d’accéder aux informations incorporées dans l’en-
    tête de l’image.
  • La palette Presets, qui a déjà été mentionnée.
  • La palette Lumière, qui contient les contrôles Exposition, Luminosité et Vignettage,
    ainsi que la Courbe de tons.
  • La palette Couleur, qui contient les contrôles Profil de rendu couleur, SmartVibrancy,
    Balance des blancs et Balance couleur multi-point.
  • La palette Géométrie, qui permet d’accéder aux paramètres de distorsion, de correc-
    tion d’anamorphose, de perspective et de recadrage.
  • La palette Détail, qui indique les contrôles de niveau de pixels, comme le bruit, la
    netteté, les aberrations chromatiques, et contient le nouvel outil antipoussière.
  • Et finalement la palette MaPalette: cette palette très spécifique peut accueillir les
    contrôles que vous utilisez le plus fréquemment. Faites simplement glisser un ou
    plusieurs contrôles depuis les palettes Lumière, Couleur, Géométrie ou Détail sur
    MaPalette, pour y disposer d’un double parfaitement fonctionnel.

Fin du mode copier-coller

Vous voulez des exemples?

Un clic sur la palette “Lumière” affiche en premier les outils suivants:

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Un autre clic sur le bouton “Couleur” affiche ceux-là:

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J’aimerais encore parler du DxO Lighting, qui permet de travailler sur les zones sombres de l’image uniquement, et se trouve être en relation étroite avec l’outil correction d’exposition.

En effet, le maintien des hautes lumières passe par plus ou moins de correction de l’exposition (vers le bas bien sûr) en remontant parallèlement alors les ombres. Le DxO Lighting regarde comment l’on traite cette exposition, et fait le travail, tout en étant paramétrable (et comment!), voire même éteint.

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Un exemple de débouchage léger, en mode “préservation des ombres”.

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Les presets (qui sont un ensemble de réglages que l’on peut appliquer à une ou plusieurs images d’un seul coup) sont bien plus faciles à mettre en œuvre dans cette version 5.1, et ce à l’aide d’une nouvelle palette:

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Possibilité de créer des groupes, enregistrement des réglages, application, tout est plus simple désormais…

À noter que provisoirement, les presets entre les versions Mac et Windows ne sont plus compatibles. Je m’en fiche comme de l’an quarante personnellement, mais ça peut avoir une importance si l’on a un Mac et un PC dans un même studio. Cette compatibilité sera très bientôt de retour.

En résumé pour ce module “Préparer”, je dirais qu’il est devenu à la fois plus simple et plus ergonomique que ce qui était proposé dans la version précédente. Au niveau des reproches, je regrette l’absence d’une grille de recadrage (comme dans Lightroom, pour une aide à la règle des deux tiers), mais elle devrait revenir sur Mac (elle est sur Windows) rapidement.

Je regrette aussi certaines lenteurs en mode 100 %, mais plus que ça, le fait que lorsque le programme travaille, souvent, on ne voit pas de petite roue tourner, ce qui pourrait nous faire penser qu’il est perdu, ce qui n’est pas le cas.

En résumé, le résultat sera très bon, mais il faut faire preuve d’un peu de patience (dès qu’on passe en zoom de plus de 50 %), même sur un MacIntel.

N’oublions pas (je vais le répéter encore une fois plus bas) que DxO en fait plus que les autres au niveau correction.

Le module “Traiter”

Nous passons au module de traitement des images.

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Il est bien évidemment possible de créer différents formats de traitement (par exemple, vers du Tiff, du JPEG ou du DNG, avec toutes les options possibles).

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Vous pouvez envoyer des images vers plusieurs formats si désiré. Vous pouvez même les préparer, et les “allumer” quand bon vous semble (voir flèches dans la figure suivante).

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Les images sont traitées en partie simultanément (par exemple sur l’exemple ci-dessus), vous voyez en haut deux images traitées en même temps et la troisième qui est mise en attente jusqu’à libération du travail sur les premières.

Il est possible de changer l’ordre de traitement des images par simple glisser-déposer de ces dernières.

Les temps de développement

Encore une fois, si l’on compare à Aperture, Bibble ou Lightroom, le développement de DxO est plus lent.

J’ai compté 45 secondes par image issue d’un Nikon D3. Et cela sur mon MacBook Pro 17 pouces de dernière génération. Là où il faut 8 secondes à Lightroom pour faire son développement à lui.

Je le dis et le redis, le logiciel en fait plus que les autres, ceci explique cela.

Et je répète aussi ce que je disais dans mes précédents articles: le programme travaille tout seul une fois le processus lancé.

Certes, mais c’est vrai que si, sachant tout cela, le développement allait encore un peu plus vite, ça ne me déplairait pas non plus, je dois bien l’avouer.

Le module “Visualiser”

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Le module visualiser permet d’afficher l’original et l’image traitée. Toutes les images traitées du projet peuvent être visionnées ainsi.

Ici encore, utiliser le raccourci Commande-D permet de passer de l’un à l’autre et inversement. C’est assez impressionnant.

Vous noterez qu’un bouton “Exporter vers Flickr” fait son apparition.

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Sinon, rien de particulier à ajouter sur ce module, si ce n’est que le temps où il fallait patienter de très longues secondes pour voir les images à cet endroit est révolu, les choses vont vite à ce niveau maintenant.

Et la qualité alors, elle est au rendez-vous?

J’imagine que quelques exemples de traitement vous feraient plaisir?

Vous avez déjà vu les corrections de géométrie que l’on peut imposer, je vais vous montrer quelques détails de traitement.

Avant toute chose, j’aimerais rappeler ce que j’écrivais lundi (c’est fou comme j’aime me citer, et ça me fait gagner un temps tout de même appréciable, sauf s’il faut sans cesse que je me justifie comme je le fais ici…)

Au menu, le tout nouveau convertisseur RAW qui retire le bruit avant dématrissage, et qui est donné par ceux qui ont eu la chance de vraiment le tester comme un des tout meilleurs du marché, si ce n’est LE meilleur.

Personnellement, j’ai toujours peur de dire des âneries à ce niveau, et de me laisser impressionner par exemple, par une diminution de bruit conséquente, certes, mais au détriment du détail.

Or ce n’est pas le cas ici. DxO, par sa nouvelle technologie (il est capable de recréer les pixels manquants dans certaines couleurs à cause du bruit en faisant une extrapolation à partir d’endroits plus éloignés que d’autres, semble-t-il).

Voici trois images à partir d’un même original: à droite en haut, le RAW (Nef) du Nikon D3 à 1600 ISO (purée, quel boîtier tout de même!), à gauche en haut, le traitement par défaut de Lightroom 1.4, au centre en bas, le traitement automatique de DxO.

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Et voici trois détails en taille réelle, le tout vu dans Aperçu (pour voir la taille vraiment réelle, il vous faut cliquer sur les images):

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Le NEF

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le même traité par Lightroom

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Et enfin le même par DxO.

Voici un autre exemple. De gauche droite: .Nef, Lightroom, DXO.

Tiré du D3, à 6400 ISO (purée, quel boîtier… hein, quoi, je l’ai déjà dit? Et si ça m’émeut deux fois, je peux encore m’exprimer ou bien?)

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Et les détails en taille réelle:

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.NEF, Lightroom, DxO, cliquez pour agrandir.

Remarquez que le bruit dans DxO a pratiquement disparu. Cela en devient presque surprenant d’ailleurs, faisant penser à un lissage trop important. Pourtant, les détails sont encore bien là, même s’il m’a fallu demander au programme une “saturation intermédiaire faible”, la saturation d’origine étant un peu trop violente.

Je sais que certains (j’en suis d’ailleurs), qui aiment bien le grain, regretteront son absence. Donc, allez hop, je vous en rajoute de l’argentique (ne me remerciez pas, ça me fait plaisir) via le FilmPack (offert gratuitement à l’achat de la 5.1, et qui permet de simuler à la fois des films connus, leur grain, ou encore de mélanger le tout (le grain d’un film X avec le rendu “couleurs” d’un film Y), voire même simuler le traitement JPEG interne de certains boîtiers numériques).

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T-Max™ 3200 avec son grain, cliquez pour agrandir cette image en taille réelle, afin de voir le grain généré intentionnellement par FilmPack! Il y a du travail pour sortir du grain, sur un Nikon D3!:-)

DxO a-t-il encore une place entre Aperture et Lightroom?

Je relisais l’article de la version 4.1 de DxO, datée du 4 décembre 2006. J’y parlais de mon flux de travail, qui intégrait toujours DxO (ou Bibble) et iView.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.

Eh oui, Aperture a grandi, et Lightroom aussi.

En ce qui me concerne, Lightroom m’a fait totalement abandonner iView, surtout que racheté par Microsoft, ce dernier est devenu Expression Media, qui m’a beaucoup déçu au moment de sa sortie. OK, une nouvelle V2 d’Expression Media est venue remplacer la première, il faudra tout de même que je me penche dessus.

Et puis, Lightroom, lui aussi, gère les RAW, les développe, et ma foi plutôt bien.

Alors DxO? Il devient quoi là-dedans?

Le logiciel français a décidé de travailler main dans la main avec Lightroom (version 1.4, la beta 2 n’est pas reconnue pour l’instant, ce qui est assez normal). En effet, il est possible de traiter des images depuis Lightroom, qui va les envoyer à DxO, qui les traitera en TIFF 16 bits, et renverra les images à Lightroom qui les empilera sur ou sous les originales, sans toucher bien sûr à ce dernier.

Notez qu’un petit problème provisoire (qui devrait être corrigé dans une très prochaine version) affecte cette belle entente, en particulier avec des RAW Nikon (Nef). En effet, suite à une erreur de timing, cette version travaille dans ce cas à partir d’un Tiff créé par Lightroom au lieu du RAW original. Or il se trouve que le rendu effectué par DxO à partir de ce TIFF est très différent du rendu de cette même image par le même DxO, mais à partir du RAW de départ.

L’éditeur est au courant de ce petit bug, et va y remédier très vite.

Avantage de la méthode? On profite du meilleur des deux mondes:

  • les corrections de DxO, excellentes, dans le domaine optique, corrections qui sont personnalisées de manière automatique aux paramètres boîtier-objectif-ouverture-focale-distance;
  • le traitement par zone de DxO
  • le catalogage de Lightroom, sa très bonne qualité de développement également et sa vitesse lorsque l’on n’a pas besoin de DxO;
  • la possibilité d’utiliser les sensationnelles options d’impression de Lightroom;
  • les images de même type sont parfaitement empilées.

Désavantage de la méthode?: DxO n’est pas compatible avec le XML de Lightroom au niveau du traitement de l’image à la volée: un fichier Tiff est créé, ce qui est très lourd au niveau du stockage.

Cela dit, DxO va encore beaucoup plus loin dans son intégration avec Lightroom: il lui est possible d’aller lire votre librairie (Lightroom donc), de l’afficher à la place du système de hiérarchie que j’ai décrit au début.

Vous traitez l’image (une copie de l’original en fait, en ne tenant pas compte des corrections faites par Lightroom). Une fois le traitement effectué, l’image traitée est envoyée dans Lightroom et empilée.

Ce n’est pas beau ça? Oui. Mais le problème, c’est que dans ma grande librairie Lightroom, si j’ai le malheur de cliquer sur “Toutes mes photos”, alors on ne s’en sort plus. L’idée est très bonne, est certainement utilisable avec des petites librairies, mais avec les grosses, vous pouvez l’oublier dans la version actuelle.

Donc pas d’images à vous montrer pour vous montrer comment les choses se présentent à ce niveau.

Que faudrait-il pour que cette relation soit encore meilleure (en plus d’améliorer le plug-in dont je viens de parler, qui va lire la base Lightroom)?

Bon sang, qu’Adobe se bouge le derrière, et sorte son SDK complet, qui permettrait aux développeurs tiers de travailler directement dans son interface. On l’attend depuis deux ans, ce SDK, il serait temps qu’il arrive, surtout qu’on nous l’a promis.

En attendant, DxO est le logiciel d’édition externe que j’ai indiqué par défaut (en position 2, après Photoshop qui est obligatoire en position 1, et il n’y a que deux positions, grrrr…) dans Lightroom.

Les plus de DxO

Comme nous l’avons vu, DxO traite magnifiquement bien et en tout confort le RAW de nombreux appareils, de manière “personnalisée”, par zone, et cela tout automatiquement si on le désire.

La connaissance du logiciel de votre matériel, quand elle est indiquée par l’éditeur, est totale, précise (pas pour rien que DXOLAb est LE programme utilisé par la plupart des revues spécialisées pour tester le matériel photographique), ce qui permet de corriger ce qu’il faut là ou il le faut. C’est génial.

La réduction de bruit est au-dessus du lot (par sa finesse et le fait qu’elle garde bien les détails), la correction des défauts de géométrie (automatique) est un plus certain.

Le rendu de la v5.1 est encore meilleur que le précédent, sans-doute plus naturel.

Terminés les problèmes de protection?

J’ai été l’un des plus virulents à critiquer la protection de DxO, parce qu’elle foutait en l’air un programme que j’aimais beaucoup.

Or il se trouve que les problèmes devraient totalement disparaître. Non pas que le programme ne soit plus protégé, mais de gros changements de noyau ont été effectués, en particulier au niveau de ce qui posait jusqu’à la version 4 des problèmes à bien trop de gens qui avaient honnêtement payé leur programme.

Cela semble fini maintenant. En tout cas, je n’ai connu aucun problème avec la mise à jour en 5.1.

La version 5.1 connaît-elle les problèmes de la 5.0 pour Windows?

Heureusement non!

Je ne dis pas, elle n’est pas tout à fait parfaite cette version. Il reste quelques bugs, pas trop graves, et j’ai connu dans mes tests deux plantées (en ne comptant pas celles qui concernent la lecture de la librairie Lightroom depuis DxO).

Mais il faut dire que je touchais tout, dans tous les sens, pendant de très nombreuses heures. En travail normal, les choses devraient bien se passer, DxO est aussi fiable que beaucoup d’autres.

Je voudrais aussi que le programme reconnaisse plus de boîtiers et plus d’objectifs, même si le parc grandit régulièrement (la 5.1 ajoutant les Canon 450D, EOS Mark III, les Nikon D3 et D60).

En conclusion

DxO est un programme qui progresse au niveau de la qualité, du confort d’utilisation, et qui, j’en suis persuadé, malgré la présence des intégrés que sont Aperture et Lightroom, garde tout son intérêt pour quiconque aimerait avoir un outil performant, en admettant que ce quiconque soit l’heureux propriétaire d’un appareil reconnu par DxO.

Prix de la version Standard: 124 € (Mise à jour pour 69 $)

Prix de la version Elite: 249 € (Mise à jour pour 89 $)

Plus de renseignements ici.

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