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Vendredi 2 mai 2008
Correction grammaticale, ProLexis et Antidote, du nouveau?

Les correcteurs orthographiques qui touchent à la syntaxe ne sont pas très nombreux sur nos machines.

Il y a celui intégré à Word 2008, qui franchement n’a pas évolué depuis… pfouh, depuis… je ne sais pas. Cinq ans au moins. Ou s’il a évolué, c’est sans que je puisse m’en rendre compte.

L’avantage de ce correcteur? Une intégration directe et le marquage des fautes au fur et à mesure de la frappe.

Des marques rouges pour l’orthographe d’usage, vertes pour les fautes de grammaire, un clic droit sur l’erreur, qui affiche un menu de correction. Rien de nouveau, mais le système est assez efficace.

Cela dit, si le correcteur est meilleur que sur celui de Word XP, il ne casse pas des briques (remarquez que c’est vrai, je l’admets, un correcteur n’est pas fait pour ça).

Il peut donc rendre service à ceux qui sont sur Word, mais sera inutilisable sur tout autre texte tapé dans un autre programme.

Il y a aussi Grammatica, pas cher du tout, mais dont l’interface date d’un autre temps, et qui ne me donne pas vraiment envie d’essayer la version 7 (mes essais se sont arrêtés à la v6, je dois l’avouer, voyant que les choses n’avaient pas vraiment changé sur les captures d’écran du site).

Les trois produits qui nous sont proposés et qui tiennent la route sont:

J’ai testé ces produits à de nombreuses reprises.

J’utilise personnellement chaque jour pour tout ce que je produis sur mon ordinateur au niveau du texte Antidote et ProLexis. Ce sont deux magnifiques logiciels.

De l’impossibilité (actuelle) d’être un correcteur parfait

Le problème des correcteurs de la langue française, c’est que notre langue est bien difficile, et que le correcteur ne peut pas encore prétendre se mettre à notre place pour comprendre le sens même du texte.

En effet, si j’écris “La maire est agitée”, là, les deux logiciels vont penser que Madame le Maire est un peu dans tous ces états, et vont laisser passer puisque Maire existe également au féminin. Et d’ailleurs, pourquoi n’écrirais-je pas que Madame le Maire a des problèmes dans sa tête?

Le problème justement, c’est que bien évidemment, je voulais (pour le besoin de ce test), écrire “La mer est agitée”. Ni Antidote, ni ProLexis, ne peuvent le deviner. Ils n’ont donc pas corrigé, pas plus qu’ils n’auraient corrigé “La mère est agitée”.

Pour comprendre le sens même du texte, il faut le replacer dans son contexte, et là, même si les choses avancent (Antidote par exemple tient compte des cooccurrences, voir le test à son propos), le combat est encore assez loin d’être gagné.

Donc il arrive encore assez souvent que les correcteurs ne voient pas certaines fautes.

Remarquez, ce n’est pas le plus inquiétant.

Le problème principal, c’est les fausses erreurs détectées, qui viennent vous pousser à faire des erreurs, si vous n’êtes pas sûr de vous, ou pour le moins, viennent vous faire perdre du temps.

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Mais… en 1, d’accord, mais en 2, il veut quoi Antidote?

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Non, mais hé, ça va pas la tête? Pourquoi alors ne pas me signaler “rouges” comme devant être écrit “rouge” pendant qu’on y est?

Là, les logiciels progressent au fil des versions, mais rien de tout à fait surprenant n’est arrivé depuis quelques années. Il s’agit d’une évolution douce. Et sur ce plan, ProLexis garde une petite avance sur son concurrent.

À propos d’Antidote

Antidote a évolué de manière radicale tous les deux ans. Et nous propose des mises à jour régulières gratuitement entre deux.

Nous en sommes à la v6 de la mouture RX testée de fond en comble ici.

Depuis la v1, le correcteur s’est amélioré “en arrière-fond” sur tous les points.

D’abord, le programme est bien plus rapide au niveau de la correction.

L’éditeur nous annonce des améliorations également au niveau de l’analyse elle-même, ce qui est bien plus difficile à ressentir au niveau de l’utilisateur.

Les dictionnaires à tous les niveaux se sont étoffés de plusieurs milliers (voire dizaine de milliers) de mots, de cooccurrences, de citations.

L’intégration avec de nombreux logiciels est également poussée (Adobe CS 3 par exemple), mais aussi Nisus Writer Pro (ah que c’est bon), et tellement d’autres aussi. La liste complète des programmes compatibles est ici.

Antidote est d’ailleurs le correcteur qui s’adapte au plus de programmes. Son défaut vient du fait que la manière d’atteindre le texte est souvent différente. Une fois, ce sera via les services, une autre via le menu contextuel, une autre fois via le dock, ou encore via une palette spéciale (dans Word 2004).

Cela dit, rien de grave, il faudra juste être capable de s’adapter, et le plus souvent, vous allez n’utiliser qu’un traitement de texte, alors…

Notez qu’Antidote n’est pas encore compatible avec Word 2008. En effet, le logiciel travaillait jusqu’à cette version via VisualBasic, intégré à Office, qui a été abandonné en version 2008. Druide cherche donc une solution.

Antidote en usage quotidien

J’adore Antidote.

C’est un logiciel qui ne se borne pas à corriger votre texte, mais qui offre dix dictionnaires extraordinaires, que l’on peut atteindre très facilement. Ne manquent que les raccourcis clavier que l’on pourrait invoquer depuis n’importe quelle application.

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Ici, le dictionnaire des cooccurrences

Le tout forme un véritable ensemble d’aide à la rédaction.

Au niveau de la correction des textes, il faut savoir qu’Antidote ouvre une fenêtre de correction, qui reprend votre texte sans mise en page, et souligne en rouge les fautes, en orange (je généralise) les suggestions d’amélioration, les ambiguïtés, voire les erreurs mineures.

Un clic sur l’erreur amène la sélection du mot dans le document original. Si vous acceptez la correction proposée dans la fenêtre, cette correction est immédiatement reportée dans le document original.

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Mieux, une modification dans le document original est immédiatement reportée également dans la fenêtre de correction, qui va de suite réanalyser le paragraphe concerné.

C’est bigrement bien fichu, tout cela.

Trois défauts nonobstant:

  • très vite, on focalise sur les erreurs rouges, et on laisse de côté l’orange, ce qui peut être dommage, puisque de nombreuses remarques intéressantes y sont intégrées. Mais quand il y a trop, il y a trop.

On peut choisir de ne pas afficher certaines catégories en orange, mais en même temps, c’est se priver de conseils intéressants. Le problème vient ici de la conception qui vise à tout montrer directement sur le texte. Intéressant certes, mais avec le revers de la médaille dont je viens de parler: on risque de perdre de l’attention sur ce qui est signalé.

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Trop d’orange finit par détourner l’attention… Même si la forme de l’orange n’est pas la même (petite vague pour les ambiguïtés, dans lesquelles d’ailleurs passent une partie des erreurs de typographie).

  • pourquoi ne pas passer les erreurs de typographie dans une couleur autre que l’orange, justement pour qu’elles ne nous échappent pas (remarquez que certaines erreurs, comme le fait de ne pas mettre une virgule après une conjonction de coordination, sont en rouge)? Cela permettrait de faire en sorte qu’elles ne soient pas perdues dans l’orange!
  • autre défaut que j’ai déjà signalé à l’éditeur: si le logiciel signale une erreur qui apparaît 20 fois dans votre texte, il faudra la corriger 20 fois. ProLexis propose la correction des 20 erreurs d’un coup, ce qui est souvent très pratique. De même si le logiciel ne connaît pas un mot correct signalé 20 fois faux. Il faudra lui dire 20 fois qu’il ne s’agit pas d’une erreur. Avec ProLexis, c’est fait d’un coup.
  • le logiciel fait plus de fausses détections que ProLexis, ce qui est un peu embêtant. J’attends vraiment un progrès dans la prochaine mise à jour majeure à ce niveau.

Pour le reste, Antidote reste un outil fort agréable, qui me sert quotidiennement, en conjonction avec ProLexis, dont je vais vous parler maintenant.

ProLexis passe en version 5

Entre mon dernier test de ProLexis et la version actuelle, nous sommes passés de la 4.6 à la 5.02.

Les changements sont-ils conséquents?

Oui, dans une certaine mesure puisque le logiciel nous propose une correction automatique en temps réel, à la demande, via une palette. Un petit coup sur l’interrupteur pour qu’il passe sur vert, et c’est parti.

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On active le petit interrupteur à droite et…

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La correction automatique qui vous montre la correction proposée l’espace de quelques frappes, histoire d’être d’être certaine que vous avez bien vu et qui ensuite se “réduit” toute seule,

Un certain nombre de corrections sont prises en compte en temps réel, pas toutes.

Voici lesquelles:

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Il est possible d’affubler chaque correction d’un petit bruitage, qui permet de se rendre compte que le programme a agi sans rien vous demander, ce qui est tout de même souhaitable des fois qu’il lui passe de drôles de choses par la tête (ce qui peut lui arriver).

Très franchement, j’ai tendance à ne pas trop utiliser cette correction en temps réel, qui ne fonctionne pas dans tous les programmes supportés d’ailleurs. La preuve, en commentaires, sur Cuk, alors que Safari est reconnu par ProLexis, vous ne pourrez pas corriger à la volée des erreurs.

De même, si vous écrivez en anglais par moments, il faudra désactiver cette correction manuellement, puis la réactiver ensuite. Dommage que ProLexis, qui sait pourtant reconnaître les langues, ne soit pas capable de faire ça tout seul. Remarquez que parfois, il le fait, mais pas toujours, ce qui revient un peu au même.

Il faudra donc de toute manière (selon moi) repasser par une correction finale en fin d’analyse.

Et c’est à ce niveau que ProLexis fait très très fort, puisqu’il analyse un texte, même très très long (plusieurs dizaines, voire centaines de pages, en quelques secondes).

La liste affichée à gauche montre immédiatement les fautes et leur type, y compris les erreurs de ponctuation. Les corrections multiples, comme je l’ai écrit, sont possibles d’un seul coup.

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En pleine correction…

Quel plaisir de corriger l’article d’un rédacteur français qui met toujours une espace juste avant les signes de ponctuation interrogatifs, exclamatifs ou deux points. Pas que le rédacteur fasse une erreur, mais chez nous, en Suisse romande, à moins de gérer l’espace fine (que les navigateurs ne comprennent pas), il vaut mieux carrément supprimer cette espace. Alors d’un coup, paf, supprimons les espaces avant les deux points, et repaf, les espaces avant le point d’interrogation, et pendant qu’on y est, traitons celles avant les points virgule et celles avant les points d’exclamation.

Le temps gagné, et surtout le fait que les erreurs multiples passent en blanc font qu’elles ne nous dérangent plus, et nous permettent de nous concentrer sur le reste.

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Proposition de correction multiple

Au niveau des fausses détections, force m’est de constater que ProLexis reste encore supérieur à Antidote, nous proposant moins de “fausses erreurs”, sans pour autant passer à côté de quelques perles parfois.

Pour rappel l’invocation de ProLexis se fait via la barre de menu.

Si l’icône est rouge, cela signifie que le programme utilisé est parfaitement compatible avec ProLexis, si elle est bleue, cela signifie que le programme ne l’est pas, qu’il faudra peut-être passer par le presse-papiers (avec certains risques de pertes d’enrichissement de texte si le programme utilisé n’est pas parfaitement compatible avec le format RTF, ou perte de styles de paragraphe ou de caractère, comme dans Nisus.

Dans les programmes compatibles, le document est corrigé dans une fenêtre qui parvient souvent à conserver la plus grande partie de la mise en page (elle est toujours conservée pleinement bien entendu après la correction), et il est possible également d’intervenir directement dans cette fenêtre pour corriger à la main.

Le fonctionnement de ProLexis est décrit en détail ici: puisqu’il n’a pratiquement pas changé, je ne vais pas tout recommencer rien que pour le bonheur de prolonger cet article.

Notons encore, au niveau de la correction, une petite chose qui me plaît bien: j’ai un peu fait du harcèlement chez Diagonal pour que l’éditeur arrive à faire une correction qu’Antidote sait faire depuis des années: si vous écrivez “Je viendrai mercredi 5 mai 2008”, le programme vous proposera ceci:

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Correction des dates complètes, ça fait longtemps que je la demandais celle-là, et modestement, je l’ai obtenue, m’a-t-on dit personnellement!:-) La grande classe!

Niveau compatibilité, ProLexis est compatible avec les logiciels listés sur cette page. Je n’ai pas toujours compris le fonctionnement de l’achat des adaptateurs, mais vous devriez vous en sortir assez facilement.

Notez que si officiellement, ProLexis n’est pas encore compatible avec Word 2008 officiellement, j’utilise une version beta qui fonctionne parfaitement. L’adaptateur devrait être disponible très vite pour le public. Simplement, puisque ProLexis doit passer par les AppleEvents, il va un peu moins vite que par le passé avec le logiciel de Microsoft.

Mais rien de grave, vraiment, le programme restant une bête de vitesse.

Zut par contre, la compatibilité avec DreamWeaver n’est plus de la partie. Bon, heureusement qu’on travaille avec Textile, mais ça m’embête un peu quand on me fournit un texte en HTML, que je ne peux plus corriger juste avant mise en ligne avec ProLexis.

Puisqu’on en est au niveau technique, je signale que je n’ai plus eu aucun problème de protection avec ce logiciel, les mauvais moments à ce niveau sont révolus depuis longtemps.

Et les problèmes de type “ProLexis ne retrouve plus l’erreur…” font partie de l’histoire, à de très très rares exceptions près.

De nouveaux outils d’aide à la rédaction

ProLexis est souvent associé à Myriade, un dictionnaire modulaire, qui se construit selon votre désir.

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Les modules de Myriade.

Cela dit, si j’apprécie beaucoup ce dictionnaire que j’ai également décrit dans ce test, force m’est de constater qu’il a un peu vieilli au niveau de son interface, qui devrait être revue assez rapidement.

Je rappelle aussi que Myriade sait (pas toujours, mais souvent) vous donner le sens d’un mot en tenant compte de son contexte.

Je reprends mon exemple habituel (pour ceux qui nous suivent depuis des années):

Paul lit dans son lit.

Si j’appelle Myriade depuis le premier lit, j’obtiens:

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Là, Myriade voit que je veux tout savoir sur le verbe.

Si je le fais depuis le deuxième lit, j’obtiens alors:

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Ici, Myriade voit que je cherche la définition du nom.

Cela dit, au niveau de la consultation, j’ai plutôt tendance à travailler avec Dicomalin, un nouvel ensemble de dictionnaires, à l’interface bien plus moderne.

Les mots sont décrits en quatre parties:

  • la définition
  • “autour du mot” (locutions, expressions employant le mot)
  • les synonymes
  • la conjugaison s’il s’agit d’un verbe

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ProLexis au quotidien

Je disais que j’adore Antidote un peu plus haut?

J’adore aussi ProLexis.

Il se trouve que les deux logiciels sont parfaitement complémentaires.

J’aurais plutôt tendance à utiliser ProLexis pour la correction de mes textes, et Antidote pour la consultation de ses dictionnaires.

Mais presque toujours, je commence par une correction de ProLexis, qui va voir les erreurs et surtout me permettre de les corriger très vite, puis ensuite, je passe le même texte sur Antidote, qui va peut-être découvrir d’autres erreurs.

Remarquez que dans l’autre sens, ProLexis retrouverait des erreurs oubliées par Antidote.

Je vous le dis, les deux programmes sont complémentaires.

Il se trouve que pour la correction de la ponctuation, l’interface de ProLexis est plus évidente. On voit immédiatement les erreurs. Dans Antidote, elles sont perdues dans l’orange, ce qui est dommage puisqu’on risque fort de les laisser passer au final.

Et puis, ProLexis va beaucoup plus loin dans la gestion de cette ponctuation, des signes monétaires, et de tout ce dont un journal ou un professionnel a besoin pour une publication parfaite. Ce n’est pas pour rien que tant de journaux travaillent avec ce produit.

J’apprécie aussi le module de correction de la langue anglaise, même si j’attends avec impatience une gestion de la grammaire dans cette langue, puisque seule l’orthographe d’usage est corrigée.

Le Petit ProLexis 3

Je suis un petit peu mal à l’aise pour parler en toute connaissance de cause du Petit ProLexis, puisque je ne l’utilise pas, travaillant avec son “grand frère.

Cela dit, je le suis du coin de l’œil et l’ai installé également sur ma machine pour l’essayer ces derniers jours. Le test complet sur ce produit en version 2 (qui reste tout à fait d’actualité) est ici.

Niveau qualité de correction, c’est tout pareil à ProLexis, puisque le moteur d’analyse est le même. C’est donc du tout bon, avec peu de fausses détections.

Niveau interface, nous sommes entre Antidote et le Grand ProLexis: le logiciel corrige le texte dans une fenêtre dédiée qui garde la mise en page, comme son frère, mais affiche les erreurs non pas sur une liste, mais dans le texte lui-même, comme Antidote.

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Contrairement à ce dernier, Le Petit ProLexis corrige avec trois couleurs, ce qui rend les choses plus claires, les fautes de ponctuation étant corrigées en bleu, et se trouvant immédiatement repérable, contrairement à Antidote, comme je l’ai expliqué plus haut.

Par contre, ce qui est regrettable, c’est que les règles de ponctuation ne sont pas modifiables, comme c’est le cas dans le Grand ProLexis et dans Antidote.

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On ne peut pas changer ces règles, colossale erreur pour les Romands!

Je n’arrive pas à comprendre cette limitation, qui rend pratiquement le Petit ProLexis inutilisable pour un Suisse romand (voir explications données plus haut à propos des espaces avant les signes de ponctuation comme le point d’interrogation)!

Sans aller jusqu’à autant de finesses que proposées par ProLexis, des réglages du type de ce que propose Antidote seraient tout de même d’une importance primordiale il me semble.

Cela dit, pour les Français, aucun problème, le problème ne se pose que pour les “autres manières d’écrire”.

Gros avantage du Petit ProLexis sur Antidote par contre: la correction multiple, qui permet de corriger x fautes tout à fait semblables d’un seul coup. Je n’insisterai jamais assez, il s’agit d’un manque à corriger de toute urgence sur Antidote.

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Ben oui quoi, j’ai fait du harcèlement pour la correction des dates sur ProLexis, je l’ai obtenue, je ne lâcherai pas avant d’avoir la correction multiple sur Antidote, c’est comme ça, je sais, je suis énervant…:-) (Hem, certains enlèveront le smiley, je pense…)

Autre plus: le côté ludique du Petit ProLexis, qui ravira les amoureux de jeux de lettres (voir le test à ce propos).

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Les deux grosses nouveautés de la version 3 sont:

  • l’intégration de la correction en temps réel (la même que décrite pour la version 5 de ProLexis, voir plus haut)

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  • l’intégration de DicoMalin, qui remet le Petit ProLexis à un niveau élevé en ce qui concerne les outils de référence (voir plus haut aussi).

À cela s’ajoute, et ce dès la semaine prochaine normalement, la compatibilité avec Word 2008. Je dispose d’ailleurs d’une version beta qui fonctionne très bien.

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Le Petit ProLexis en correction d’un document Word 2008

Pour en revenir aux nouveautés

Alors, ces nouveautés, que ce soit au niveau de ProLexis (grand et petit) ou d’Antidote, sont-elles marquantes oui ou non, depuis deux ans?

La réponse est nuancée.

Je dirais oui pour tout ce qui concerne le confort d’utilisation, l’intégration aux divers logiciels, les outils de type “dictionnaires”.

Là oui, ils sont vraiment marquants, ces progrès, les éditeurs ont fait de gros efforts.

Je dirais modérément au niveau de la correction grammaticale.

Il me semble vraiment que depuis trois ou quatre ans, certes, les améliorations sont là, mais se font par toutes petites touches.

Mais malheureusement, des erreurs non détectées, il y en a toujours. Des fausses détections, aussi.

Certainement un peu moins qu’avant (quoique cela ne me frappe pas vraiment), mais encore trop.

Sur ce point, même si Antidote a beaucoup progressé dans sa version RX, il reste encore en deçà de ProLexis, je l’ai déjà dit. Mais même ce dernier peut et doit progresser encore.

Certes, la langue française est difficile, comme je l’écrivais en début d’article, mais j’attends toujours le pas en avant qui fera que nous pouvons faire entièrement confiance aux correcteurs, un peu comme s’il s’agissait de correcteurs humains dans un journal.

Vous me direz que c’est un métier.

Eh bien justement, on pourrait espérer que ces logiciels le remplacent, histoire de pouvoir présenter des textes impeccables, sans travailler dans un journal.

Le chemin semble encore long, même si Antidote et ProLexis sont déjà des outils passionnants et qui rendent immensément service à ceux qui désirent éviter de produire des écrits avec des fautes.

Dernière chose, pour l’instant, il n’est pas question de nous dire que nos correcteurs vont sauver la mise à ceux qui n’y connaissent rien. Trop souvent (toujours ces fichues fausses détections), il faut savoir dire non à des corrections proposées, et soit laisser en l’état, ou alors trouver autre chose.

Oui, le chemin est encore long, mais on avance, gentiment. Si seulement la prochaine version d’Antidote, ou celle de ProLexis pouvaient nous faire faire un immense pas en avant…

En conclusion finale

Je suis toujours étonné de recevoir parfois des textes de gens sachant parfaitement écrire, avec plein de fautes d’orthographe.

Il me semble que le simple fait de les passer à l’un des correcteurs en retirerait un sacré nombre, ce qui rendrait la lecture plus facile.

Le fait de faire un minimum de fautes d’orthographe, quand on peut, c’est une simple manière de respecter son lecteur.

Ce qui me semble dommage, lorsque je parcours le net, c’est que bien des gens se fichent comme de l’an quarante de produire “proprement”. Personnellement, cela me gêne, comme je pense que cela vous gêne de tomber sur des fautes dans mes articles.

Or il n’y a plus d’excuses: les logiciels sont rapides, performants. Ils ne verront certes pas toutes les erreurs (la preuve, il en reste certainement dans ce texte), mais tout de même, ils nous aident bien.

Vous l’avez compris, je suis bien incapable de vous dire quel logiciel choisir, vu leur complémentarité.

Certes, ProLexis est beaucoup plus cher qu’Antidote. Mais il y a le Petit ProLexis, qui est pratiquement au même prix que le logiciel de Druide.

Oh la la c’est trop dur pour moi de choisir, même si je vous ai parlé plus haut de ce que je préférais chez l’un, et chez l’autre.

Un professionnel de l’édition (journal en particulier), ou celui qui n’a pas de souci financier se tournera certainement vers la solution ProLexis, qui en plus fonctionne en réseau.

Mais un privé qui ne veut pas dépasser la somme de cent Euros? Là, la réponse est bien plus difficile à donner entre Antidote et Le Petit ProLexis.

Je ne peux pas.

Allez, je vais essayer de mettre des notes (sur 10), pour que vous puissiez vous faire une idée (ouille ouille ouille, je vais devoir intégrer du html à Textile, je crains le pire…)

 
Antidote
ProLexis
Petit ProLexis
Qualité de correction
7.5
8
8
Rapidité
8
10
8
Ergonomie (en correction)
8 *
9.5
8.5
Correction typographique
8.5
10
8.5/4 **
Intégration (quantité de programmes)
9
8.5
8.5
Intégration (qualité d’intégration)
9
10
9
Outils (dictionnaires)
10
9.5
9.5
Moyenne
8.57
9.28
8.57/8.07 ***

Mais non, ça passe, ce que je suis fort! (Bon, pas du premier coup, mais vous n’avez rien vu n’est-ce pas?)

* Antidote est pénalisé ici par son absence de correction multiple
** Pour les Français/Pour les Romands
*** Idem

Vous voyez, et je n’ai même pas fait exprès…

Qu’est-ce que je suis content de disposer des deux (Antidote et Le Grand ProLexis, le Petit étant chez ma femme, qui écrit tellement sans faire de fautes qu’elle n’en a pas vraiment besoin, la veinarde), vous ne pouvez pas savoir.

Les prix:

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