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Mangeons!…

De notre envoyé spécial en Corée...

Les autorités de Corée ont décidé de mettre fin (quand même?!...) au scandale de la viande de chien. Il faut savoir que ce plat typique, dit "Soupe de santé", est cuisiné dans plus de 550 restaurants, rien que dans la capitale, Séoul.

Jusqu'à présent, il n'y avait aucun contrôle sur la matière première. Impossible de connaître la provenance, la race, ou le mode d'alimentation du chien, impossible de savoir s'il s'agissait d'un chien de bonne qualité, voire de bonne compagnie.

Les responsables des services de santé alimentaire coréens ont donc lancé, dès fin avril, une campagne pour vérifier la qualité de la viande de chien dans les établissements qui en servent. Des échantillons seront prélevés pour juger de la qualité sanitaire, en particulier pour déterminer le taux de métaux lourds. Une liste noire des restaurants suspects sera établie et diffusée. Nous pourrons donc manger rassurés...

Le chien, comme le serpent, avait pourtant été interdit de commerce lors des jeux Olympiques de 88. Pourtant les habitudes de consommation n'avaient pas changé. Le circuit commercial de la viande de chien était donc hors de contrôle, ce qui ne pouvait durer.

"Les autorités de Séoul ont donc proposé de reclasser la viande de chien comme produit alimentaire, une proposition qui a soulevé de nombreuses critiques de la part de mouvements de protection des animaux." dit France 2.

Les deux ou quatre millions de chiens consommés chaque année en Corée en jappent de joie, d'être ainsi et enfin dûment répertoriés.

Commentaire : si les chinois, les japonais, les philippins ont longtemps mangé du chien, nous, les français aussi. Il y avait en France des boucheries canines jusqu’en 1870, où il se vendait du chien à 2 francs 50 centimes le kilo. En Allemagne, la dernière boucherie canine a fermé dans les années 1940.

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Bon appétit, bien sûr!...

Pendant ce temps, en Angleterre...

... Fergus Drennan, qui habite dans le Kent, a déclaré qu'il ne se nourirait pendant un an que de produits issus de la Nature, et se situant dans un rayon de 15 kilomètres autour de sa maison.

Il pourra donc compter "sur les champignons, baies, pissenlits et autres herbes, ainsi que les animaux morts sur le bord de la route, tués par des voitures." Euuuh!...

Et il ajoute : " Dans le passé, j'avais fais une longue marche d'un mois, et je n'avais mangé que de cette façon. Jamais je ne m'étais mieux senti qu'à cette période. J'ai donc décidé de faire l'expérience pendant un an."

Je persiffle, c'est ma nature, mais Fergus Drennan est un spécialiste de la nutrition sauvage. Il a même créé une société d'approvisionnement de restaurants. Il confiait dans www.theecologist.org :

"Je suis effectivement un végétarien, principalement dans le sens où je ne vais pas tuer quoi que ce soit, ou même acheter de la viande. Mais je mange sans problème les animaux tués sur la route... Surtout s'ils sont frais. Fréquemment, je mange de l'écureuil, du faisan ou du lapin... L'écureuil me rappelle l'agneau..."

"Pour moi, c'est du bon sens", poursuit il. "Il a été estimé que dix millions d'oiseaux, vingt mille renards et cinquante mille blaireaux sont tués sur les routes chaque année. Si vous considérez que deux millions de ces oiseaux sont comestibles, et qu'un blaireau peut alimenter six personnes, c'est à peu près deux millions quatre-vingt dix mille repas perdus... "

Ca fait plaisir de voir qu'on sait s'affranchir des idées reçues, dans le Kent...

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Ca, c'est pas le pire!...

Pendant ce temps, en Uruguay...

Ils (des militaires) ont installé un grill géant, d'environ un kilomètre et demi de long. Les autres (des pompiers) ont disposé les six tonnes de charbon de bois et ont allumé les braises.

Je ne sais pas qui a apporté les douze tonnes de viande de boeuf, mais les plus de mille fondus qui les ont mangées ont établi le record du monde de barbecue dans la bonne humeur.

Ca fait plaisir de voir qu'on sait s'amuser, en Uruguay...

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Une fumée visible de l'espace?

Pendant ce temps, aux Etats Unis...

Patrick Bertoletti, de Chicago, 22 ans, a avalé 35 douzaines d'huîtres en huit minutes, lors d'un concours organisé à La Nouvelle-Orléans. Il s'est donc classé premier de la douzaine de champions participant à la compétition et a été déclaré champion du monde.

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Trente cinq fois çà?!...

Un peu d'arithmétique : trente cinq douzaines, cela nous fait quatre cent vingt mollusques. Ce qui nous fait sur huit minutes quasiment une huître à la seconde

Ca fait plaisir de voir qu'on sait apprécier les bonnes choses, aux Etats Unis...

41 commentaires
1)
Okazou
, le 29.05.2008 à 00:53
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« Il y avait en France des boucheries canines jusqu’en 1870 »

Pas sûr.
La famine régnait à Paris en 1870 sous le siège allemand et tout pouvait se manger : chiens, chats, rats. Le zoo de Vincennes se trouva bientôt dépeuplé. En 1871, c’est la Commune de Paris, belle période d’émancipation du peuple – chère au cœur du peuple français – vaincue dans le sang par les Versaillais, les bourgeois régnant qui avaient quitté Paris pour Versailles que les Allemands n’assiégeaient pas ; comme, plus tard, ils quittèrent Paris pour Vichy ou Bordeaux, laissant le peuple se dépatouiller avec l’occupant.

Menu publié dans un journal de l’époque :

« Consommé de cheval au millet
Brochette de foie de chien à la maître d’hôtel
Émincés de râble de chat sauce mayonnaise
Épaule de filet de chien sauce tomate
Civet de chat aux champignons
Côtelettes de chien aux petits pois
Salmis de rats à la Robert
Gigot de chien flanqué de ratons
Plum pudding au jus de moelle de cheval. »

Pas de doute, cela devait être bon.

2)
Saluki
, le 29.05.2008 à 01:01
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Pour les huîtres, un jour de défection d’invités, bloqués par la neige, nous avons mangé une bourriche à nous deux, mais je ne sens pas trente-cinq douzaines.

Plus près de chez nous qu’en Corée, dans une bourgade piémontaise bien connue pour son goîtreux vanté un jour sur cuk, on m’a servi un civet.
de chat.

En Brière on mange du “Lièvre des Marais”: je n’ai jamais su s’il s’agit de castor ou de ragondin. Mais c’est bon.

3)
François Cuneo
, le 29.05.2008 à 06:36
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Quel monde formidable…

Bon. Je dois dire, à propos du chien, qu’évidemment, je n’aime pas lire ça, mais moi qui ai devant les yeux des vaches depuis dix ans, je me demande toujours pourquoi ça choque tellement les gens (et moi aussi) qu’on mange tel ou tel animal, et pas un de ses braves bovidés.

Il est clair que je ne mangerai jamais (en le sachant) du chat ou du chien, la seule chose qui me tarabuste, c’est pourquoi, moi qui aime tant les petits lapins, et qui en mange (rarement) pourtant.

4)
Sparhawk
, le 29.05.2008 à 07:57
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François, c’est probablement dû en partie au liens affectifs plus forts que nous nouons avec les chats et les chiens. Ils sont nos compagnons jusque dans notre intérieur. Essaie donc d’avoir une vache dans ton salon ;o) Et d’autre part, à la force de la tradition, des règles établies. Un enfant qui grandit ici voit jour après jour que l’on mange les vaches, les cochons, les lapins, mais pas les chats et les chiens. Ça doit forcément modeler ses préférences alimentaires…

5)
Jérémie
, le 29.05.2008 à 08:34
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Lien affectif? mouais… j’ai vu des paysans pleurer quand ils amenait leur vache à l’abattoir, et pourtant en manger la viande… et concernant la consommation de viande de chien ou de chat, il ne faut pas croire que ça a disparu de nos contrées. J’ai mangé un ragoût de chat une fois que j’étais au chalet (je dois dire que c’est très fin… mais il n’a pas beaucoup à manger). Et concernant le chien, il paraît que le Saint-Bernard fait de très bonne grillades…

et non, ça ne me gêne pas. Je ne vois pas pourquoi on mange tel animal et pas tel autre. Et comme je ne peux me résoudre à être végétarien, je prend l’option d’accepter tout type de viande dans mon assiette (et celle des autres). Là ou j’aurai une retenue, c’est pour les animaux en voie de disparition. Mais il ne me semble pas que ce soit le cas des chats et des chiens…

Bien sûr, il est important que l’animal ait été bien traité et abattu avec un minimum de souffrance possible. Cela va sans dire.

6)
djtrance
, le 29.05.2008 à 08:46
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Ahhh, non, moi, je ne pourrais jamais manger du chien, ou même du chat….

Non, pour moi, on peut parler du côté affectif… Alors oui, c’est lourd pour un paysan de voir partir leurs animaux à l’abbatoir, mais, les bovins, ils sont élevés pour ça en même temps… C’est leur fond de commerce… Un chien, un chat… C’est autre chose!!

Je suis de l’avis de Sparhawk, va avoir une vache dans ton salon, juste pour fun… Je dis pas que ça existe pas hein (on voit souvent des reportages à la TV, de personnes avec des animaux atypiques dans leur salon, mais quand même!!!) :)

Le jour où j’ai un chat dans l’assiette, avec une sauce et tout, j’aurais trop l’impression de voir MON chat dans l’assiette… Alors, on oublie de suite…!

7)
AleX54
, le 29.05.2008 à 08:59
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Une vache dans un salon, c’est difficile. Mais un lapin ?

J’en ai un et il est très sympas. Et je mange parfois du lapin.

Manger du chien est une question de culture. Mais manger 35 douzaines d’huîtres en huit minutes, c’est une question d’américain.

Bref les plus dingues sont par forcément ceux à qui l’on pense.

8)
JCP
, le 29.05.2008 à 09:31
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Pas besoin d’aller si loin : en Appenzell on mange encore du chien.

Et pourquoi pas?

9)
Soheil
, le 29.05.2008 à 09:41
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Je ne vois pas très bien où veut en venir l’article d’aujourd’hui, mais je réagis quand même pour dire que je partage l’opinion exprimée par François et Jérémie pour qui une vache ou un mouton valent bien un chien ou un chat. Sauf que, pour ma part, j’ai fait le choix contraire: voilà plus de trente ans que je ne mange plus ni viande ni poisson, et que je m’en porte plutôt bien.

Les bonnes raisons d’être végétarien peuvent être multiples. Dans mon cas il s’agit d’un sentiment d’identification avec les animaux, sentiment si puissant qu’il est arrivé un moment où, regardant une aile de poulet dans mon assiette, je voyais se superposer mentalement l’image de ma main coupée. J’en ai tiré les conclusions qui s’imposaient. J’ai d’ailleurs perdu très vite le goût pour la viande, et j’ai découvert qu’être végétarien n’empêche pas d’être gourmet (et même gourmand).

10)
Jérémie
, le 29.05.2008 à 09:41
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Les anecdotes que je rapportais se passent bien dans notre cher canton de Vaud. Et de nos jours…

12)
pioum
, le 29.05.2008 à 09:54
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moi je mangerais bien le chien de mon voisin. y’a des jours il m’énerve tellement a gueuler tout le temps.

13)
zit
, le 29.05.2008 à 10:12
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Le menu de Fregus Drennan me fait furieusement penser à celui d’un des personnages de Carl Hiaasen, ex–gouverneur de Floride devenu “homme des bayou”, c’est un personnage bien déjanté, sorte de super héros écolo–loufoque qui revient dans plusieurs de ses romans, comme personnage principal dans un cas, et plus souvent secondaire. J’adore !

z (bien des gens adorent les arthropodes à dix pattes, genre langoustes, je répêêêêêêête: les mêmes sont horrifiés à l’idée de manger des arthropodes à six pattes, genre sauterelles)

14)
Eniotna
, le 29.05.2008 à 10:44
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Pour rester dans la bouffe… Après avoir appris la mort de Sydney Pollack l’autre midi, j’ai chipoté ma salade paysanne. Alors qu’il y a quinze jours, quand Pascal Sevran a fini par donner raison à Elkabbach, j’ai repris deux fois des röstis. Etonnant, non? ;-)

Eniotna

15)
ToTheEnd
, le 29.05.2008 à 10:56
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Moi, je mangeais aussi du lapin et j’adorais ça… quand j’étais petit et que j’étais en vacances dans la ferme de ma tente, je m’occupais d’une ribambelle de lapins. Je les nourrissais, caressais et adorais ces animaux… et j’aimais bien le lapin dans mon assiette aussi.

Et puis un jour, ma tente me dit qu’on allait manger du lapin le soir alors que j’étais en train de les nourrir. Elle a pris un de mes favoris par les oreilles et lui a donné un grand coup derrière les oreilles. Puis, d’un geste rapide et précis, elle l’a ouvert avec un couteau et arraché toute la peau.

Je devais avoir 6 ou 8 ans. Je n’ai jamais plus mangé de lapin depuis.

J’adore aussi les vaches et j’ai déjà vu des abattoirs de près mais pour une raison que j’ignore, j’adore toujours manger du bœuf.

La grande différence avec le chien, chat et lapin que je ne mange pas, c’est que malgré le fait que j’aime les vaches (animal sympathique et très doux), je n’ai pas tissé de lien affectif avec ces animaux. Peut être qu’un jour, si j’adopte une vache, je ne mangerais peut être plus de cette viande…

Autre exemple, on m’a un peu obligé à faire de l’équitation plus petit et même si je trouve que le cheval est un bel animal, il est surtout très très con. Par conséquent, depuis toujours, je dis que je préfère le cheval dans mon assiette que sous mon cul!

T

16)
Inconnu
, le 29.05.2008 à 11:06
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Et les cochons? Oui, l’image du fermier qui pleure quand il doit mener sa bête à l’abattoir est sans doute vraie, ou a été vraie. Avec l’industrialisation de l’élevage, (donc par exemple les cochons…), nous sommes loin de çà. j’ai été visité une nouvelle porcherie près de chez moi. production : 1020 porcelets en engraissement sur environ 4 mois. ensuite, hop abattoir. et çà repart. Le cochon n’est plus un animal, mais un bien de consommation comme un autre. Bon, assez logique.

17)
Emilou
, le 29.05.2008 à 11:17
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Je pense à cette vieille chanson de Scarron (écrivain français d’origine piémontaise) chantée par le “trio chanteclair” (belge)

Chanson à manger

Quand j’ai bien faim et que je mange
Et que j’ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu’à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m’y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n’en veux faire qu’à manger.

Quand on se gorge d’un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre ame l’est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N’alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.

Quatre fois l’homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On a bu que la même chose ;
Au lieu qu’en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.

Quel plaisir, lorsqu’avec furie,
Apres la bisque et le rôti,
Un entremet bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
O mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n’est rien de tel qu’un glouton.”

18)
zit
, le 29.05.2008 à 12:00
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Autre exemple, on m’a un peu obligé à faire de l’équitation plus petit et même si je trouve que le cheval est un bel animal, il est surtout très très con. Par conséquent, depuis toujours, je dis que je préfère le cheval dans mon assiette que sous mon cul!

Nous partageons les mêmes opinions sur ce point: c’est con, un canasson !

z (mais c’est vrai que ça interpelle, de s’interroger sur son “omnivoritude”, je répêêêêêête: j’ai beau manger de plus en plus de légumes, qui pense au cri silencieux de la carotte pelée vive, hein ?)

19)
Modane
, le 29.05.2008 à 12:22
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Ah! Je suis tout à fait d’accord… Que la détresse silencieuse du légume qu’on arrache, du poireau lâchement extirpé de sa motte d’un coup de semelle précis, de la patate qu’on sort à coups de croc, est douloureuse! Je ne peux manger un légume sans en avoir un remord…

J’en ai fait mienne la pensée d’un ami : “je ne mange pas le paysage!”

20)
Soheil
, le 29.05.2008 à 12:22
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1020 porcelets en engraissement sur environ 4 mois. ensuite, hop abattoir. et çà repart. Le cochon n’est plus un animal, mais un bien de consommation comme un autre. Bon, assez logique.

Nous mériterions qu’une espèce animale se venge un jour, au nom de toute les autres, en nous faisant subir le sort que infligeons sans aucun état d’âme aux vaches, cochons, poulets… Mais il est vrai que pour exploiter nos semblables et les conduire à l’abattoir nous nous débrouillons très bien tous seuls.

21)
djtrance
, le 29.05.2008 à 12:22
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J’applaudis Soeil.. Chapeau bas… J’admire les personnes végétariennes!

Une connaissance est végétarienne, et se porte pas moins mal pour autant… Et, dieu que c’est bon les légumes… Mais, voilà, perso, je me vois mal devenir végétarien, parce que, un steak, c’est bon!!!!!

Parce que, je suis italien, et que des spaghettis bolo sans viande, ce n’est pas une vraie bolo :P Non, je déconne, mais chapeau…

C’est vrai aussi que, si les légumes seraient moins cher, j’en prendrais plus… Attention, j’ai pas dit que je n’en prenais pas, bien au contraire, mais à part des tomates, chou divers, salade, céleri, carottes, aubergines, concombre, poireaux, courgette, rave… C’est tout… Mais, je remarque que, c’est déjà pas mal!! :)

22)
Karim
, le 29.05.2008 à 12:45
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Nous mériterions qu’une espèce animale se venge un jour, au nom de toute les autres, en nous faisant subir le sort que infligeons sans aucun état d’âme aux vaches, cochons, poulets… Mais il est vrai que pour exploiter nos semblables et les conduire à l’abattoir nous nous débrouillons très bien tous seuls.

Un article intéressant de Gary L. Francione concernant le problème soulevé par Soheil : Humanité, animalité, quelles frontières ?

23)
fap76
, le 29.05.2008 à 13:43
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Il y a quelques années, lorsque j’étais en pleine révision d’examen d’anatomie (je suis physiothérapeute…), je me souviens que, quand je mangeais du poulet, je me disais : “Tiens, là je suis en train de couper le biceps, et là le triceps, et là, etc…” C’est la seule fois où je me suis identifié à un animal, en me rendant vraiment compte que, dans le fond, nous sommes conçus pareil… Et ça m’a fait bizarre quelques jours…

Mais un bon pavé de boeuf, c’est tellement bon…

Donc, sans remord, j’ai continué à manger de la viande et j’aime toujours ça. Mais maintenant je n’essaie plus de reconnaître ce qu’il y a dans mon assiette :-)

Et sinon, pour moi, la viande, que ce soit de la viande de boeuf, porc, cheval, chien, chat, tant que c’est bon et que ce n’est pas une espèce menacée, je ne vois pas pourquoi je mettrais sur un trône une espèce au détriment d’une autre. Et je ne vois pas pourquoi une espèce qui a été élevée pour finir en steak “mérite” plus de finir en steak qu’une autre…

Voilà :-)

24)
XXé
, le 29.05.2008 à 13:52
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Essaie donc d’avoir une vache dans ton salon

Ah ben moi, j’en connais qui en ont !
Même qu’ils sont mariés avec…

Désolé :-))

Sinon, plus sérieusement, manger un animal ou un autre ou plutôt trouver abominable de manger tel ou tel animal relève bien de notions très subjectives…
Mais on y est tous plus ou moins sensibles : je peux comprendre la chose, mais c’est pas pour ça que je vais le faire.

Didier

25)
Hervé
, le 29.05.2008 à 14:13
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Que la détresse silencieuse du légume qu’on arrache, du poireau lâchement extirpé de sa motte d’un coup de semelle précis, de la patate qu’on sort à coups de croc, est douloureuse! Je ne peux manger un légume sans en avoir un remord…

La dignité des légumes, faut pas s’en moquer : voir ICI

26)
Guillôme
, le 29.05.2008 à 14:17
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Je ne sais pas si c’est vrai ou pas, mais dans un cadre de discussion similaire, la théorie suivante a été mise en avant : “On ne mange pas des carnivores mais plus naturellement des omnivores ou des herbivores car l’équation énergétique est meilleure”

En clair, une vache qui mange de l’herbe transforme l’énergie solaire de l’herbe en énergie (la vache), alors que si on mange le chien qui a mangé la vache qui a mangé l’herbe, on a un rapport herbe/énergie beaucoup moins bon!

D’où, exit chien, chat, panthère, et autres tigres!

Bon, je dis ça, mais je ne suis pas convaincu…

27)
Modane
, le 29.05.2008 à 15:03
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@Hervé : C’est sûr cette conception du vivant végétal a de quoi surprendre dans notre culture occidentale, mais certains courants de pensée y font plus qu’allusion. Exemple : le bouddhisme.

@ Guillôme : Il y a effectivement deux idées admises qui vont dans ce sens : Le rendement énergétique d’un carnassier est médiocre. Il consomme beaucoup de protéines pour en produire peu.

La deuxième est que plus on est haut dans la chaîne alimentaire, plus on concentre les déchets, toxines et métaux lourds. Exemple: il ne faut plus manger de thon.

D’ailleurs, les tigres ne mangent plus beaucoup d’hommes, ces temps ci… Euh… non… Mauvais exemple…

28)
alec6
, le 29.05.2008 à 15:22
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@ Guillôme

Bonne remarque ! le “rendement” du bœuf est de 1/10, celui du porc de 1/8 et celui du poulet de 1/2 (ou qq chose d’approchant). En revanche, celui du carnassier avoisine les 1/50 voire 1/100 ! Mais celui de la carotte ou de la patate est de… 1/1 !

Quant à sa traduction en ratio énergie produite (protéines, glucides, lipides…) sur énergie consommée (le pétrole !), je ne retrouve pas les chiffres exacts mais elle est de la même acabit ! un litre de pétrole pour un kilo de bœuf, voire d’avantage (import, type d’élevage…).

Moralité, si tout est bon à manger (à condition de bien le préparer, mais c’est un autre sujet…) le problème qui commence à se poser est d’ordre énergétique. L’agriculture conventionnelle est énergivore et la (sur) consommation de viandes amplifie le problème. Or l’énergie conventionnelle (fossile et carbonée) commence à se faire rare, les coûts de productions agricole vont donc suivre ceux du pétrole (en valeur constante, le pétrole est aussi cher aujourd’hui qu’en 1980, sauf qu’il ne s’agit plus d’une crise… mais c’est une autre histoire !) et les plus pauvres de la planète vont crever de faim. Seuls les plus riches et les mieux lotis comme les européens par exemple vont s’en sortir.

Une solution ? L’agriculture bio et locale et une baisse drastique du gaspillage et de la consommation de viande.

29)
zit
, le 29.05.2008 à 15:37
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Absolument rien à voir (quoique…), mais samedi en huit (le sept juin), réédition de la cyclonudiste à Paris, et dans beaucoup d’autres villes du monde, c’était très amusant l’année dernière, j’espère qu’il fera beau cette année (et que j’y croiserait de nombreux cukiens ;–)…

z (à poil à vélo, c’est bien rigolo, je répêêêêêêête: rien que pour voir la gueule des touristes, nombreux sur le parcours Bastille–Opéra…)

31)
levri
, le 29.05.2008 à 16:54
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@ 28 – alec6 : je pense aussi que nous devrions réfléchir à nos habitudes alimentaires. Nombreux ceux qui estiment “misérable” un repas sans viande, cependant si elle apporte des protéines utiles à l’organisme, elle est aussi plus fatigante à digérer que les végétaux et comme tu le dis elle a un coût énergétique de production très supérieur. Je suis tout à fait partisan de ta solution.

Comme beaucoup de choses nos goûts alimentaires sont fonction du milieu où nous évoluons et il est curieux que les amateurs de crevettes trouvent “répugnant” de manger des sauterelles (et vice versa), curieux aussi “l’insalubrité” de nos fromages bleus auprès de certains. ;)

@ 29 – zit : sympa ce cyclonudiste, mais faire 250 kms pour y participer serait un peu un contresens en regard du but de la manif. (et puis je n’ai pas de vélo, je marche, moi, monsieur !)

J’écoute Naked City de Frank Zappa sur l’album Everything Is Healing Nicely

33)
levri
, le 29.05.2008 à 20:58
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@ Saluki : ton bovidé semble avoir jeté un froid, il y a de quoi vous dégoûter de la viande! Une bête comme ça doit paître loin des champs bios et s’alimenter de complément siliconés sans retenue … pas très appétissant, mais bon, tous les goûts sont dans la nature.

34)
A.DOU
, le 29.05.2008 à 21:16
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Tout simplement, c’ est la raison pour laquelle je n’ achèterai pas de voiture coréenne. Les chiens m’ ont beaucoup apporté, je leur dois beaucoup. J’ ai actuellement un hovawart. Mon bonjour, aux amis des animaux.

35)
Sparhawk
, le 29.05.2008 à 21:28
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Bonne remarque ! le “rendement” du bœuf est de 1/10, celui du porc de 1/8 et celui du poulet de 1/2 (ou qq chose d’approchant). En revanche, celui du carnassier avoisine les 1/50 voire 1/100 ! Mais celui de la carotte ou de la patate est de… 1/1 !

C’est sûr qu’au niveau purement économique, si j’avais la lubie de vouloir manger mes chats, ça me ferait vraiment très cher le kilo de bidoche :o)

36)
Caplan
, le 29.05.2008 à 23:54
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le “rendement” du bœuf est de 1/10, celui du porc de 1/8 et celui du poulet de 1/2 (ou qq chose d’approchant). En revanche, celui du carnassier avoisine les 1/50 voire 1/100 ! Mais celui de la carotte ou de la patate est de… 1/1 !

Effectivement, manger du carnivore comporte une barrière économique. Mais, dans nos sociétés, elle s’est muée en barrière morale, en plus. Est-ce parce que nous considérons que le carnivore est plus proche de nous que l’herbivore?

Milsabor!

37)
Madame Poppins
, le 30.05.2008 à 09:39
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Une bourriche, du pain de seigle, un tout petit peu de beurre, un entre deux mers, une excellente compagnie, voilà ce que j’appelle le bonheur…. mais, pour en revenir à l’article, zu viel vom guten schadet, trop de bien nuit et une huître à la seconde, c’est juste un non sens à mon avis : il faut avoir le temps de regarder l’huître souffrir à cause du citron ;-)

39)
zit
, le 30.05.2008 à 22:55
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il faut avoir le temps de regarder l’huître souffrir à cause du citron ;-)

Ne pas oublier un petit demi–tour de moulin à poivre (il se dit que c’est aphrodisiaque ;–), c’est délectable…

z (une huître ne souffre pas, tout au plus réagit–elle à un stimuli extérieur, je répêêêêêête: je ne souffre jamais, tout au plus réagirais–je à un stimuli extérieur…)

40)
Smop
, le 02.06.2008 à 23:29
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Je ne vois pas pourquoi on mange tel animal et pas tel autre.

Partant de ce principe, l’anthropophagie est également acceptable, n’est ce pas ? Car au fond, l’homme n’est-il pas un animal parmi d’autres ?

Pour ma part, tout comme Soheil, j’ai réglé depuis quelques années ce problème de conscience en m’abstenant de consommer des cadavres d’animaux et je m’en porte aussi très bien. À vrai dire, une fois les habitudes alimentaires changées, on n’y pense même plus.

41)
levri
, le 03.06.2008 à 07:08
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Partant de ce principe, l’anthropophagie est également acceptable, n’est ce pas ? Car au fond, l’homme n’est-il pas un animal parmi d’autres ?

C’est certainement éminemment sociable, quoi de mieux que de recevoir ses amis sur la table ?