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Mercredi 2 avril 2008
Le nouveau MacBook Pro 17 pouces Apple en quelques impressions

Voilà.

Mon MacBook Pro première génération, qui accusait deux ans d’âge a été vendu, et je suis passé sur un 17 pouces, vu l’état de mes yeux vieillissants.

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Image du site Apple, comme toutes celles qui ont l’air un peu pro dans cet article.

Je pensais en effet voir “plus gros” sur le 17, sauf que pendant que j’y étais, j’ai commandé le “haute résolution”. Et mat s’il vous plaît, puisque je n’aime pas les écrans brillants. 250 Gb de disque dur (5400 tours, comme sur mon ancien MacBook Pro), et que… non, je vais en parler plus bas.

Je ne vais pas faire un test de cette machine au niveau des performances, je déteste faire des comparaisons avant-après, à partir de chiffres, de graphiques de Benncheumarques, et j’en passe.

Je préfère parler de ressenti, alors voilà, un peu en vrac…

D’abord, déballage de la chose. Oui, c’est vrai, ils ont retiré la télécommande… faut l’acheter à part. 29 francs suisses. Non mais… non, je n’y crois pas. Je sais qu’à large échelle, ça fait vite de l’argent d’économisé pour Apple, mais au prix où nous payons ces machines, tout de même, ça fait un peu pingre.

Enfin, à ce niveau-là, plus rien ne m’étonne à Cupertino.

Ensuite, installation, faite en quelques minutes.

L’écran de bienvenue dans toutes les langues… est à tomber par terre si l’on n’est pas solidement assis, tellement c’est beau, sur cet écran. Pourtant, j’en ai installé des Leopard, mais là, c’est vraiment assez impressionnant. On a une réelle impression de 3D, la haute définition est visible dès le départ.

Et puis ensuite, installation de mes données, en les pompant sur mon MacBook Pro 15.

Alors là, faut pas être nerveux.

En effet, transférer 150 Gb de données, c’est bien long, et c’est normal.

Ce qui l’est moins, c’est que deux heures avant d’avoir terminé, l’assistant vous dit que vous n’en avez plus que pour deux minutes, on est tout à droite dans la barre d’évaluation du temps restant, et… rien ne se passe pendant vingt minutes. On reste bloqué sur la copie du dossier Applications.

Ensuite miracle, ça bouge d’un millimètre, on vous dit que l’on n’en a plus que pour moins d’une minute, et là, ça reste bloqué pendant une heure, à copier les dossiers utiles aux applications.

Franchement, plutôt que donner des évaluations farfelues, il faudrait, d’une manière ou d’une autre montrer que quelque chose se passe.

Juliette (un peu plus de deux ans) disait “Fais quoi papa”, en me regardant coller mon oreille sur la partie gauche des deux portables, afin d’écouter s’il y avait une activité de disque.

J’ai fait ça au moins 50 fois lors de l’après-midi. Je vous assure, vous êtes tendu dans ces cas-là.

Bref, tout s’est bien passé.

J’en ai profité ensuite pour désactiver plein de protections sur mon ancien ordinateur (je l’ai “désautorisé” comme on dit, au niveau d’iTunes, de Missing Sync et j’en passe, et j’ai relancé l’autre machine.

Tout ou presque était en ordre.

Sauf les logiciels pro d’ Apple qui m’ont redemandé mes numéros de série, un comble…

Et deux ou trois autres aussi. Réinstallation de Missing Sync, quelques réglages au niveau de Smart Scroll et le tour était joué.

Ah, pas tout à fait tout de même, Aperture a perdu toutes ses images (faut le faire quand même!). Noé m’avait prévenu. Faut bidouiller pour s’en sortir, et retrouver sa librairie. Je ne l’ai pas fait, je m’en fiche pas bien mal, je suis sur Lightroom, et là, tout a fonctionné bien évidemment du premier coup.

Ce qui frappe tout de suite, c’est… mais regardez plutôt:

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Quand je vous dis que je n’ai plus rien dans Aperture!

Vous voyez la fenêtre Aperture? Elle prenait toute la place sur mon écran MacBook Pro! Si si, je vous jure que c’est vrai…

L’espace disponible est donc monstrueusement plus grand sur cet écran. En contrepartie, il faut bien avouer que l’on voit tout plus petit… C’est là que je voulais en venir en début d’article. Moi qui voulais voir plus gros, je vois plus petit. Bon.

Je sais bien que je pourrais passer en résolution inférieure, mais ça m’embête maintenant, parce qu’il est bien bon en haute résolution, cet écran!

Alors tant pis. Ouaf… de toute façon, je dois les mettre mes lunettes, alors!

Autre chose sur l’écran. Un LED, mon premier.

Eh bien tous ceux qui disent qu’il teinte vers le jaune n’ont pas tort. Les gris (des fenêtres par exemple) sont gris-jaune. Du coup, vite, un petit coup de Spyder2express, et elle est belle. Les gris redeviennent gris grâce un profil donné à la fin du calibrage.

Par contre, si sur le côté, on peut se déplacer sans problème, vu de dessus (si l’on est debout et l’ordinateur est sur une table basse), les blancs sont carrément bleus.

Vous voyez comme ça?

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Si l’on prend le profil par défaut, les blancs dans ces mêmes conditions sont tout gris.

Si au contraire, je penche le portable en arrière en soulevant sa base, les blancs tirent sur le rouge. Très étrange tout ça.

Et puis, lorsqu’on scrolle du texte noir, pendant le scroll, il devient rouge. C’est assez étonnant. Cela donc avec le profil que je me suis créé. Beaucoup moins frappant avec le profil d’origine. C’est comme s’ils avaient jaunassé l’écran dans ce dernier pour que l’on ne voie pas ce défaut.

Bref, comme de toute manière je ne lis pas en scrollant, et que je regarde mes images lorsqu’elles sont fixes, il n’y a aucun problème, je garde mon profil et puis c’est tout.

Pour l’instant, je reste réservé par rapport à ces écrans LED. Ils ne sont pas stables au rétro-éclairage. Si je suis à fond, l’écran est trop lumineux dans bien des cas. Là, les couleurs me semblent neutres, mais dès que je baisse la luminosité, on passe sur une dominante tantôt bleue, tantôt rouge sur le blanc d’un traitement de texte par exemple.

Je trouve cela agaçant, même si cet écran est immensément meilleur que celui du Macbook de ma femme, dont je vous ai parlé ici

Niveau DVD, rien à dire, l’image est splendide.

Frais dessus, tiède dessous, chaud au fond

Sauf à faire une sauvegarde TimeMachine (tiens d’ailleurs, problème, on fait comment pour garder un historique, quand on passe d’une machine à l’autre, quelqu’un sait?) qui met pendant 4 heures le disque à très haute contribution, ce qui fait chauffer le boîtier, le gros progrès de cette machine, à base de processeur Penryn, c’est qu’il chauffe immensément moins que son prédécesseur sur mes cuisses.

Je continue à utiliser l’iLap (un peu trop petit maintenant), mais ce n’est plus forcément une obligation. Juste pour le confort.

Oui, cet ordinateur, s’il n’est pas carrément froid, est tiède.

Seule la partie arrière, au centre (juste au-dessous des touches F1 à F11), peut devenir assez chaude, mais rien à voir avec mon ancienne machine. En plus, cette partie est située normalement entre les jambes, dans le vide. Donc elle ne vous brûle pas (à moins que vous ne travailliez jambes serrées…)

Dieu que c’est bon de ne plus avoir les poignets et les paumes de la main qui chauffent, puisque le repose-poignets (le dessus de la machine) reste froid à très légèrement tiède.

Performances en hausse, évidemment

Ah mes amis, pour le saut de performances au niveau de l’utilisation de type “Finder”, c’était lors du passage du PowerPC vers Macintel qu’il fallait lorgner. Ici, le passage du Core Duo au Core 2 Duo Penryn, 2.5 Ghz, s’il se fait sentir, n’est bien entendu pas aussi révolutionnaire.

En utilisation courante (Finder, lancement d’application, démarrage, encodage de CD dans iTunes) le 17 est tout à fait agréable mais n’est pas 50 crans au-dessus de mon ancienne machine. Franchement, la différence n’est pas flagrante.

Où les choses changent, c’est dans l’utilisation des logiciels lourds.

Par exemple, je n’ai plus de ralentissements comme je les avais avant parfois, quand Lightroomi soudainement, même quand lui seulement était lancé, pouvait freiner sournoisement toute ma machine. Le Finder devenait bizarrement plus du tout réactif. Là, avec la nouvelle machine, même chargé à mort de logiciels (faut dire que j’ai 4 Gb de RAM), les choses restent fluides.

C’est au niveau de l’exportation de Lightroom (RAW vers JPEG plein pot) que j’ai vu véritablement une très grande différence: le passage d’une image du Nikon D3 prend trois secondes, affichage dans le Finder compris, alors qu’avant, il m’en fallait au moins une dizaine, voire plus. C’est assez incroyable.

Par contre, Excel 2008 reste totalement inutilisable chez moi. La honte vraiment, ce truc.

Notez que Pages 3 (qui devient pour moi depuis quelque temps mon texteur préféré, avec Nisus), et mon metteur en page préféré (tout seul, je n’utilise presque plus jamais inDesign) ainsi que Numbers sont des bombes sur cette machine (j’entends par là qu’ils vont toujours très vite, sont réactifs, et non pas qu’ils plantent, on est bien d’accord).

Logic Sutdio 8 ne m’affiche plus aucune “saturation système” lorsque j’ai des arrangements logiciels de 6 ou 7 pistes. Là aussi, tout est bien plus fluide. Ouf quand même!

Oui donc, ce Mac va plus vite, c’est fort agréable dès que l’on traite de l’image ou du son mais c’est bien normal tout de même.

Airport, le n est un plus, c’est certain

Consulter des photos sur un disque Airport était assez difficile, avec la carte 802.11g de mon ancien MacBook. La norme n, c’est tout de même tout autre chose, qui me fait envisager de faire une sauvegarde TimeMachine via le sans-fil, ce qui n’était tout simplement pas envisageable en g.

Faudra voir.

Ça c’est, pour la vitesse. Depuis que tout le monde est en n (borne Extreme 1gb en mode “n uniquement” j’ai ouvert un autre réseau g avec une borne express pour Basile, avec son Emac qui est doté de la carte g justement, et qui freinait tout le monde s’il restait sur notre réseau compatible n et g), tout est immensément réactif, même Internet, je n’imaginais même pas que ce soit le cas.

Au niveau portée… La MacBook Pro de première génération, tout au début, supportait ma cuisine, distance d’une quinzaine de mètres de la borne, mais avec un double mur bien épais, avec passage d’un demi-étage. Il me montrait quelques bâtons, mais très vite, deux semaines après, il ne voyait plus rien, alors que le le MacBook de ma femme montrait fièrement 4 arcs de cercle sur l’icône dans le menu.

A se tirer des balles. J’ai tout fait vérifier, on a fait des comparatifs avec d’autres MacBook Pro de même génération, tout semblait normal.

Le nouveau, je le branche, je vais à la cuisine: paf 4 bâtons. Très bien, je suis tout content, je consulte Cuk.ch, et crac, plus que le tout petit point en bas.

Et m…

Je me dis qu’il faut passer en n, ce que je fais, (je vous ai expliqué ça juste plus haut), et… rien de plus.

Finalement j’en ai marre, déplace ma borne de deux mètres vers le centre du salon, la monte tout en haut d’une bibliothèque, retourne à la cuisine: yess, Plein signal.

Depuis, je bosse sur ma terrasse, ma cuisine, le signal ne bouge plus. Incroyable. Je me demande si le fait de mettre la borne très bas ne nuit pas énormément à sa portée. Pourtant, je capte très bien ma borne deux étages au-dessus.

Bref, l’important, c’est que ça marche, mais je ne peux pas jurer que le portable y soit pour quelque chose. Dire que j’ai eu deux ans l’autre, et que je n’ai jamais essayé la solution du déplacement de la borne. Je suis un peu limité des fois (celui qui vient de chutotter souvent, il peut sortir…)

Ce qui est tout de même certain, c’est que le signal est nettement plus stable qu’avec l’ancienne machine. Avec cette dernière, j’avais les indicateurs qui fluctuaient même lorsque j’étais dans la pièce où se trouvait la borne.

L’autonomie en très net progrès

Ecran plein tube, pour voir, je viens de bosser près de trois heures avec le 17 pouces sur une charge. Je crois bien que cela ne m’était jamais arrivé sur un portable…

En diminuant la luminosité de l’écran (ce qui n’est pas un problème, tant il est lumineux), on doit encore pouvoir gagner quelques dizaines de minutes.

Autre exemple: j’ai commencé à prendre un PV d’une séance de Conseil de direction hier. Début à 73% de pourcentage de charge à 15h40.

La séance se termine à 17h15, il restait encore 50% d’autonomie. 1h35 pour 23% de consommation… Pas mal non? Cela avec la luminosité de l’écran en mode automatique.

Donc très bien, beau travail des ingénieurs d’Apple et de ceux d’Intel, qui va de pair avec le fait que la machine chauffe beaucoup moins (d’ailleurs, mon 17 pouces était quasiment froid après la séance dont je viens de vous parler).

Notez que je n’ai pas étalonné ma batterie, je ne sais même pas si c’est encore nécessaire sur ce modèle.

Ah, encore une chose: en une nuit, ordinateur en mode veille, la consommation n’est que de 3%. Bien moins qu’avec ma machine précédente.

Le trackpad et le clavier

Le nouveau Trackpad Multitouch, il faudra que je m’y habitue. C’est clair que dans Safari par exemple, pouvoir agrandir le texte d’un coup en écartant les doigts, c’est sympa. Et retourner une image en pivotant les doigts, c’est rigolo. Tout comme passer dans l’historique de ses visites Web à en glissant latéralement trois doigts.

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Mais ce trackpad n’est pas aussi grand que celui du MacBook Air, ce qui fait que l’on a moins de place pour faire ses figures… Dommage

Dommage aussi que les touches aient changé de place. Franchement, je ne vois pas le besoin de casser les habitudes. Les touches de volume sont passées à droite, le son tout à gauche, juste après la touche esc, et le nom des touches de fonction (F1, F2…) sont bien trop petits et ne sont plus du tout bien éclairées par l’éclairage de clavier (ce n’était déjà pas terrible sur l’ancien modèle, c’est pire maintenant).

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Et cette pomme qui a disparu du clavier, ce n’est pas triste ça?

Et la suppression de la touche “Entrée” (remplacée par Fn-Return), vous ne trouvez pas ça un tout petit peu lamentable?

Les finitions

Il est beau ce MacBook Pro, j’en parle en conclusion.

En plus, comme souvent chez Apple, il est bien fini. Tout est propre, bien ajusté, une merveille.

Tout juste un petit schlonnk lorsque j’ouvre ou ferme l’écran, il me semble sur la charnière de droite. Rôdage?

Notez que le MacBook Pro de première génération posait un problème avec une carte insérée permettant de se brancher depuis n’importe où sur Internet (pourvu qu’on ait un signal GSM) (Voir test ici. Cela survenait suite à un problème qui affectait les premières générations au niveau du blindage.

J’entendais un bruit typique de portable dans un téléphone (vous savez, tudut tudut brrrr tudut), et en plus, ma machine ralentissait de manière épouvantable.

Ce n’est plus du tout, mais alors plus du tout le cas avec la nouvelle machine.

Génial!

En conclusion

Pour vous dire, au départ, j’ai été presqu’un peu déçu de ce 17 pouces, mis à part la qualité de son écran qui est véritablement bluffante au premier abord, puisqu’il me semblait pratiquement semblable au précédent.

Ce n’est qu’ensuite que j’ai pu comprendre que sans être une révolution, cet ordinateur est une magnifique évolution de ce qu’a fait Apple jusqu’à maintenant.

Vous vous posez la question de savoir si vous devez changer de MacBook Pro?

Cela dépendra du modèle que vous aviez auparavant. Je crois savoir que par rapport au modèle qui le précède tout juste, l’accélération n’est pas flagrante. Par rapport au MacBook Pro de première génération, il y a par contre un plus certain.

En bref, je suis très satisfait de cette machine, toujours aussi élégante malgré qu’elle n’a pas changé au niveau du design depuis des années tellement longues, que je ne me rappelle plus quand c’était.

6 ans je crois… Comme quoi, quand un objet est sobre, il tient la route longtemps.

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