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4D v11 SQL, l’excellence reconstruite de fond en comble

Cela fait très longtemps que je suis 4e Dimension.

Depuis 1992 je crois.

J’ai souvent écrit des articles pour présenter ce programme de bases de données relationnelles, au fil des nouvelles versions.

4D a toujours été pour moi LA vraie belle application pour programmer une base de données, quelle qu’elle soit.

Il y a quelques années, je la comparais à FileMaker, montrant combien ce dernier était dépassé par rapport à 4D.

Je ne vais plus le faire désormais, puisque pour dire vrai, j’en suis resté à FileMaker 6, vu que de toute façon, c’est la seule que je peux utiliser avec les bases offertes par notre département cantonal.

Je ne peux pas et je ne veux pas critiquer un programme dont je ne sais pas comment il a évolué.

Autre petit problème, jusqu’à il y a peu, je me sentais à la hauteur pour parler d’un logiciel comme 4D, puisque je développais moi-même des applications avec ce logiciel.

Je savais donc beaucoup de choses à propos de lui, et je pouvais en parler en toute connaissance de cause.

Ici, les choses deviennent plus compliquées, puisque si je développe toujours mes bases sous 4D, ce dernier me permet toujours de le faire, mais…

Mais cette nouvelle version v11.SQL va tellement plus loin, dans certains domaines que je ne maîtrise pas, comme les bases en ligne sur Internet, SQL, et toutes ces choses, que voyez-vous… je me sens un peu largué.

Vous comprenez, lorsque je vois par exemple les standards avec lesquels désormais 4D est totalement compatible et peut aller titiller…

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… eh bien j’ai envie de pleurer, parce que les 3/4, je ne sais même pas ce à quoi ça peut bien faire référence.

Je vais donc faire ce que je peux, me contentant de mes expériences avec le nouveau logiciel, et des données que j’ai pu recevoir lors d’une présentation pour la presse et les développeurs, en décembre 2007 à Lausanne.

Autant vous dire que face à ces développeurs, je me suis senti bien petit.

4D v11 SQL, un tout nouveau moteur, tout en transparence

Ah misère, il nous aura fallu attendre longtemps pour que 4D devienne Universal Binary. Il fonctionnait très bien sur les MacIntel, mais tout de même.

Les choses s’expliquent: 4D ne voulait pas mettre simplement à jour son programme pour qu’il tourne nativement sur les nouveaux Macs à base de processeurs Intel. L’entreprise voulait aller plus loin, beaucoup plus loin.

4D v11 SQL est une révolution pour 4D. Tout ou presque est neuf, le programme est recréé jusque dans ses fondations.

Voyez plutôt, c’est assez impressionnant:

Taille maximale du fichier de données:

  • 4D version 2004: 257 Gb
  • 4D v11 SQL: 1000’000’000 Gb

Nombre maximum de tables par base:

  • 4D version 255
  • 4D v11 SQL: 32’767

Nombre maximum de champs par base:

  • 4D version 2004: 511
  • 4D v11 SQL: 32’767

Clés d’index par table:

  • 4D version 2004: 16’000’000
  • 4D v11 SQL: 128’000’000’000

Nombre maximum d’enregistrements par table:

  • 4D version 2004: 16’000’000
  • 4D v11 SQL: 1’000’000’000

Nombre de caractères d’un champ alpha

  • 4D version 2004: 80
  • 4D v11 SQL: 255 (yessss! Enfin!)

Taille maximale d’un champ texte

  • 4D version 2004: 32 ko
  • 4D v11 2 Go5 (ouf!)

Comme vous le voyez, on peut dire que 4D n’est limité que par les possibilités en mémoire vive de votre machine.

Ce nouveau moteur est Universal Binary, fonctionne parfaitement sur Leopard, et a son pendant exact sur Windows Vista.

Pour moi comme pour vous, toutes ces explosions de limitations n’ont peut-être pas trop de sens (sauf au niveau des champs alpha, qui nous permettent maintenant de respirer).

Par contre, au niveau professionnel, des grands groupes qui utilisent beaucoup 4D, il est clair que ces murs brisés vont en satisfaire plus d’un.

Ce qui est très important, c’est que malgré ce tout nouveau moteur, le programme vous permet sans aucun problème de travailler avec vos anciennes bases.

Ces dernières sont converties lorsque vous les lancez la première fois avec 4D v11.

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Vous ne pourrez plus réutiliser une base convertie avec un 4D 2004 ou plus ancien. Par contre, le logiciel range proprement vos fichiers anciens dans un dossier au cas où les choses iraient mal.

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Nos bons vieux fichiers sont bien là, au chaud, pour si jamais.

Je précise que je n’ai converti que des bases qui avaient déjà été modifiées pour tourner sur 4D 2004, je ne peux m’avancer sur une conversion de base plus ancienne, même si je crois savoir de source bien informée que les versions 6.8 et 2003 sont également reconnues.

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À ma grande honte, je n’avais pas de menu Édition sur cette application, dans certaines barres de menus. Il a été rajouté, mais alors il va me falloir vérifier certains appels aux menus, comme indiqué.

J’ai dû également jeter un vieux plug-in 4D Pack pour que l’application se lance sans problème.

Enfin, toujours pour cette application, qui était basée sur des anciens standards d’une très vieille version de 4D toujours supportée jusque-là, la méthode “Début” qui se lançait automatiquement lors du démarrage de mon programme a dû être placée dans une méthode “Sur ouverture” de la base.

Histoire réglée en trois minutes.

Perdu ou pas perdu, avec toutes ces nouveautés?

4D v11 SQL a été revu de fond en comble, mais le challenge pour ses concepteurs, c’était de ne pas déranger les habitudes des utilisateurs.

Défi parfaitement relevé puisque 4D reste 4D au niveau de l’interface. J’en ai déjà beaucoup dit ici, dans le test de la version 2004, en particulier à propos de l’incroyable confort de travail offert par cet environnement de développement.

Ce qui frappe au premier abord, c’est que les outils en particulier l’explorateur sont bien là, qu’ils fonctionnent comme avant. Les changer eût été bien dommage, au vu de leur ergonomie parfaite.

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Tout est là, sous la main, immédiatement disponible…

Par contre, disparition des trois modes “Menu créé”, “Mode Utilisation”, “Mode Structure”.

Ne reste que le mode “Structure”, dans lequel on peut travailler en mode utilisateur sans changer de mode, en changeant simplement de table à la volée via une fenêtre ou un menu. Pratique pour continuer à développer en parallèle.

Pour passer en mode “menu créé”, il faut “tester l’application”.

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4D v11 SQL ouvert sur le monde

4D, pour commencer, intègre en natif un moteur SQL (d’où son nom d’ailleurs!). Il est ainsi possible d’intégrer à l’intérieur même des méthodes du langage SQL, entre deux tags (Debut SQL et Fin SQL), ce qui ravira les spécialistes de ce langage. Le débogueur 4D et SQL est le même, le branchement à une source externe ou à celle intégrée s’effectue par un simple (UTILISER BASE EXTERNE / UTILISER BASE INTERNE).

À l’inverse, 4D v11 SQL intègre un serveur SQL ce qui lui permet d’être interrogé par une application extérieure. Un nouveau driver ODBC natif devrait encore améliorer les choses.

Mais il est également ouvert sur “à peu près tout ce qui bouge dans le domaine”, voyez plutôt…

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… et avec tous ces standards (je sais, je vous ai déjà montré cette image, mais je la trouve jolie, et ici dans un autre contexte que le fait que je me sens dépassé à ce niveau (ce qui est toujours le cas, soit dit en passant…).

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Je précise que je n’ai pas testé ce domaine, mais d’après ce que j’ai entendu, les “ooh” et les “aah” autour de moi, tout le monde est enchanté de cette ouverture qui semble fonctionner plutôt bien.

Lors de la présentation de décembre, j’ai également vu une démonstration de publication de base de manière à ce qu’un iPhone ou un iPodTouch puisse y accéder à peu près comme si l’on était sur notre Mac, via le Web, bien sûr.

Assez impressionnant, il faut bien l’avouer.

24 ans plus tard, on y arrive, enfin!

Je ne suis pas tout à fait honnête.

Personnellement, cela fait 16 ans que je suis sur 4D, je n’ai jamais pu. Mais depuis 1984 jusqu’en 1992, d’après ce qu’on m’a dit, c’était possible. Ce n’est qu’avec l’arrivée de 4D version 3 ou 4 qu’on nous avait retiré l’incroyable: dans une structure il était impossible de supprimer une table ou un champ.

Mais oui Madame Monsieur, pour des raisons de déploiement un peu absconses, si vous créiez un champ dans une table, impossible de l’effacer si vous vous rendiez compte qu’il était inutile.

De même avec une table.

Bon, cela imposait une certaine réflexion avant le passage aux actes, ce qui est souvent une bonne chose, mais tout de même.

Un peu, un tout petit peu comme si vous ne pouviez pas supprimer une phrase dans un texte, avec un traitement de texte.

Qu’est-ce qu’on ne nous a pas expliqué que c’était normal, tout ça.

Et pourtant, alléluia, cette fois nous y sommes: tout est éditable, supprimable dans une structure, ce qui n’est vraiment pas plus mal. Finis chez moi les champs en “XXXXXXX” pour signaler qu’ils ne sont pas utilisés.

Les choses vont enfin être propres.

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Bon, ben réfléchissez tout de même hein! Faudra pas venir vous plaindre non plus après…

Merci 4D!

La structure gagne au passage en clarté, en modernité.

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Il est possible de n’afficher que le nécessaire…

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… ou d’effectuer des recherches dans la structure, ce qui est ma foi fort utile.

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Comme dans les préférences système, ce qui est recherché s’éclaire, par contraste avec le reste qui s’assombrit. Très joli. Et efficace.

Autre petite chose intéressante qui montre à quel point 4D a changé: vous pouvez copier une table, et la coller dans un traitement de texte. Vous verrez la table sous forme de code XML, fondement du logiciel.

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La vue dans le traitement de texte de la table de la figure précédente.

De même, vous pouvez copier une table et la coller dans la structure sans problème.

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Mieux, vous pouvez la coller dans une autre base.

Certes, 4D ne permet toujours pas d’ouvrir plusieurs bases (je n’ai pas dit tables!) en même temps. Par contre, il est possible de créer deux instances de 4D (en dupliquant son dossier), de les lancer les deux avec deux bases différentes, et de passer des données de l’une à l’autre.

Enrichissez 4D à l’aide de vos composants

Mieux même, avec ce système de deux instances, vous pouvez passer des méthodes, des formulaires, d’une base à l’autre, simplement en les glissant de l’explorateur de la base 1 vers celui de la base 2.

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Pour que tout marche bien, il faut viser les icônes “Méthode” ou “Formulaires” dans la base cible.

En fait, vous l’avez compris, cette façon de travailler remplace avantageusement le défunt 4D Insider, que personnellement je ne regretterai pas.

Ce qui est intéressant également, et que je n’ai pas encore eu l’occasion de mettre en pratique avec mon propre code, c’est que si des éléments vous semblent intéressants et dignes d’être repris dans d’autres bases, vous pouvez en faire assez simplement semble-t-il un “composant”.

Mais attention, ce composant n’est pas, comme les plug-ins, écrit en C (brrrrr… ça me fait froid dans le dos rien que d’y penser), mais en langage 4D! Eh oui!

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Le code d’un composant, en langage 4D (ce n’est pas moi qui l’ai écrit, j’en ai pris un donné ici dans une base d’exemples.

Il vous faudra le déclarer comme composant lors de la compilation, l’installer dans le dossier “Composants” à côté de votre base (vous pouvez très bien mettre des alias, afin de n’avoir les composants qu’à un endroit) et en voiture Simone, votre application pourra profiter du composant.

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J’ai par exemple essayé cette base 4DPop.4dbase dont je vous ai montré une partie du code juste plus haut.

Ce composant permet lui-même de gérer d’autres composants, à l’intérieur d’une fenêtre affichée en mode développement. Comme tous les composants, il est écrit en langage 4D.

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Le composant permettant d’en appeler d’autres via une fenêtre.

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Un composant permettant d’afficher une règle verticale ou horizontale.

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Un composant permettant d’afficher un “Quiz” facilitant la recherche dans la documentation.

Pour créer un composant, vous devez passer par l’achat de 4D Developper Professional.

La gamme 4D

Ben tiens, puisqu’on en parle…

La gamme 4D est assez sophistiquée.

Des fois, je m’y perds un peu…

Heureusement, vous trouverez un tableau comparatif des différentes versions ici.

Sachez en gros que l’outil de développement de base est 4D Developer Standard, qui revient 625 francs suisses, TTC ou 299 € en France, mais hors taxe.

Tous les tarifs pour la Suisse sont ici, chez Ajar, l’importateur exclusif qui fait un travail extraordinaire pour ce produit.

Idem pour la France, chez 4D directement.

Attention, les prix suisses sont TTC, les prix français sont HT.

Juste pour vous dire… les tarifs prennent 5 pages (toutes mises à jour comprises)!

Cela dit, sachez qu’une version éducation de 4D Developer Standard est offerte gratuitement aux ayants droit!, demandez comment l’obtenir à votre distributeur local.

Dès qu’on veut passer à la version Professional, qui permet de créer des exécutables (qui se lancent par double-clic donc), les prix montent très vite puisque cela vous reviendra 999 € HT ou 2100 francs suisses TTC. Mais là, tout ou presque est compris, entre autres choses puisque nous y trouvons 4D Write, 4D View, 4D For OCI, 4D ODBC Pro, Web Application Dev. Web Services Dev.

Notez que la version Standard vous permet de développer des bases qui peuvent être déployées via le lecteur gratuit 4D Interpreted Desktop et que vous pouvez acheter 4D SQL Desktop v11 SQL qui comprend le déploiement d’applications 4D Client SQL ou Client Web Services et qui incut 4D Write et 4D View pour 205 francs suisses TTC ou 99 € HT.

Vous voyez, vous devrez réfléchir un peu avant de savoir ce que vous allez acheter.

En conclusion

Vous l’avez compris, je n’ai pas pu vous parler dans cet article de toute la puissance de 4D, notamment au niveau de son ouverture vers le Web, vers les serveurs. Toute cette partie importante du logiciel est un peu occultée dans cet article, je vous prie de m’en excuser.

Si un rédacteur spécialiste ou un lecteur veut compléter le présent article par ses connaissances, c’est avec plaisir que je l’accueillerai, il va sans dire.

4D v11 SQL est un bien bel outil. Ou une bien belle gamme d’outils pour être plus précis.

Certes, il n’est pas fait pour le débutant pur et dur, à moins que ce dernier ne désire aller très loin.

Il est même idéal pour celui qui veut grandir en même temps que son application au niveau de ses connaissances dans le langage, sachant que ce dernier est en français, tout comme les milliers de pages de la documentation, bien faite au demeurant.

Créer une petite base de rien du tout, juste pour noter des adresses, c’est possible bien sûr avec 4D, mais ce n’est pas le but d’un tel outil de développement.

Très vite, le besoin sera bien là de créer des bases avec des barres de menus personnalisées, des boutons bien à vous, avec bulles d’aide et tout et tout, ce qui est possible à faire avec une facilité assez déconcertante.

Cela dit, j’aimerais bien tout de même un petit 4D du pauvre, comme il a existé il y a quelques années.

Parce qu’au niveau gestionnaire de données bon marché, à part SQL qui n’est tout de même pas à portée de n’importe qui, nous ne sommes pas très bien lotis sur Mac.

FileMaker n’est pas donné non plus, bref, à quand une base de données toute simple à la “AppleWorks” dans iWork?

Au fait, je le répète, si par hasard vous êtes dans l’enseignement, n’hésitez pas à tester la version éducation gratuite de 4D.

Pour les autres, il vous faudra passer à la caisse, pour un produit qui n’est certes pas donné, mais qui, nom d’une pipe, vaut bien son prix.

22 commentaires
1)
XXé
, le 11.01.2008 à 00:53
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Je développe une appli pro pour mon usage personnel depuis une quinzaine d’années.
Et je pense comme toi que 4D est le gestionnaire de base de données.

Le seul problème est, effectivement, son prix… Lorsqu’on développe pour vendre un produit, avoir à payer 1.000 € pour les outils de développement, c’est acceptable car on va en retirer des bénéfices.
Mais quand on ne développe que pour soi, eh ben on reste pas mal de temps à une version donnée sans la faire évoluer. Sinon, l’investissement va rapidement devenir insupportable.

Bien sûr, l’appli que j’ai développée me sert tous les jours et me permet de mieux gagner ma croûte mais il y a des limites.
Comme tu le dis : à quand un 4D du pauvre ?…

Mais bon, la v11 SQL est diablement tentante… :-)

Didier

2)
jibu
, le 11.01.2008 à 07:44
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Merci pour ce tour d’horizon de 4D v11.

Je suis aveugle ou il n’existe pas de version serveur dans la liste de prix ? Est-ce que ça veut dire qu’avec la version développeur on peut connecter une infinité de client, j’ai du mal à le croire…

3)
languedoc
, le 11.01.2008 à 08:39
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< Cela dit, j’aimerais bien tout de même un petit 4D du pauvre, comme il a existé il y a quelques années.>

Je n’ai pas retrouvé la simplicité que m’apportait à l’époque (1985-1990 !!) feu ADN de Pierre Colin. Il avait précédé l’ancêtre de 4 D sous le nom de CX Macbase, puis CX Base. Quelqu’un s’en souvient-il ?

Peut-être Bento, répondrait-il à ton souhait ?

4)
erom
, le 11.01.2008 à 08:43
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à quand une base de données toute simple à la “AppleWorks” dans iWork?

Filemaker vient de sortir Bento. Bento est vendu 39 € TTC ou 79 € TTC pour un pack familial de cinq licences. Il sera traduit en français d’ici le mois de mars. Je suis sur que tu va tester ça bientôt Erom

5)
ysengrain
, le 11.01.2008 à 08:52
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J’ai une expérience superposable avec un autre SGBD: Omnis. Je l’avais choisi à une époque où 4D n’existait pas encore. J’ai fait le développement à partir de 1984 (je devrais dire nous avons fait le développement, puisque j’ai travaillé avec mon associé). Nous avons enrichi l’application régulièrement jusqu’à ce que les capacités de développement deviennent trop importantes et trop absconses pour nous. Aujourd’hui, cette application tourne toujours et gère un gros service médical qui engrange bon an mal an entre 30.000 à 40.00 items par patient.

@ languedoc: ADN, CxMacbase; puis CxBase était tellement buggée que Pierre Colin a arrêté tout développement sous le flot des procès. Il a fallu que Laurent Ribardière, s’y mette pour 4D devienne ce qu’il est, et surtout grâce à l’efficace structure commerciale qu’une prof de philo, dont j’ai oublié le nom, avait mis en place

6)
cerock
, le 11.01.2008 à 08:56
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Pour toi François, qui achète tout tes softs et ne veut pas entendre parler de logiciel libre, je suis assez surprit que tu joue le jeu des éditeur de logiciel qui cassent leurs prix ou mieux encore offre leur produit commercial aux écoles dans le seul but d’habituez les élèves a une solutions pour que ces derniers, une fois sur le marché du travail, demande à leur employeur de leur payer le produit.

J’ai fait une école technique sur Lausanne, ou un logiciel de CAO était quasiment offert à l’école. Quand je suis arriver dans une petite structure, je me suis naturellement tourné vers se logiciel qui vaut la bagatelle de env. 40’000 francs suisse HT… Quel choix reste aux anciens élèves (qui intégre de petite PME et pas des grosses boites), soit pirater le logiciel, soit passer des heures (en dehors des heures de boulot) pour réapprendre a utiliser un autre logiciel moins onéreux ou dans mon cas, carrément libre.

En fait, je dit cela pour dire que je trouve que les écoles et les enseignant devrait enseigner à leur éleves de multiple solutions et ne pas se baser sur UN seul logiciel quasiment offert par l’éditeur comme c’est trop souvent le cas. Les élèves devraient apprendre à l’école plusieurs catégories de logiciel (un libre, une shareware, un petit logiciel et un logiciel chère) Par exemple OpenOffice ET iWork ET Office. Les futures travailleurs n’en seraient que plus polyvalent. (Essayer d’imposer OpenOffice à des utilisateur qui n’ont connu que Office… pourtant regardez comme office explose le budget informatique des PME)

A part cela, je n’ai rien contre ton choix François, j’utilise personnellement MySQL mais le temps de travail a investir est plus important. Et cela est sur que TU AS BIEN RAISON de profiter d’une version gratuite ! Je profite assez du statut d’enseignante de ma femme pour gagner quelques sous sur les ordinateurs et le logiciel privé que j’utilise pour la photos (car en lisant cuk… on en achète beaucoup)

7)
cerock
, le 11.01.2008 à 08:59
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Au fait… je ne t’accuses pas de n’apprendre qu’un seul logiciel à tes élèves.

Je disais juste que c’est trop souvent le cas.

8)
ysengrain
, le 11.01.2008 à 09:06
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Un dernier mot. Apple avait envisagé, un moment d’intégrer 4D à MacOS. Mais, un produit français dans un OS américain, l’époque ne l’a pas voulu. Le voudrait elle encore de nos jours ?

9)
Bigalo
, le 11.01.2008 à 09:20
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Languedoc,

D’après mes souvenirs, l’ancêtre de 4D, c’était ABCBase, distribué par la société ACI, comme 4D à l’époque. Cx Mac Base était un produit concurrent.

ABCBase était sorti en 84 ou 85 et 4D, nettement plus puissant, 1 an après, en même temps que Compta Simil, la première compta sur Mac en France, nommé ainsi à la fois à cause du prénom de l’auteur, Simil Guetta et du prix du produit !

Mes souvenirs sont assez précis, car en 87, j’ai commercialisé Mac Bilan, qui complétait les comptas de l’époque, Maestria et Gestion Simil.

Mac Bilan avait été écrit avec les macros de la version 1 d’Excel, autre produit qui a pas mal évolué aussi depuis !

Amicalement,

10)
Bigalo
, le 11.01.2008 à 09:26
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Ysengrain,

La prof de philo dont tu parles (j’ignorais cette profession antérieure), s’appelait Marylène Delbourg-Delphis, elle dirigeait ACI, et elle m’avait réservé un excellent accueil quand je lui avais présenté Mac Bilan.

11)
khertan
, le 11.01.2008 à 09:34
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En tant que Développeur professionel, j’avoue que 4D m’a surpris avec cette version 11. Ils ont comblé les lacunes et retard de leurs produits tout en gardant sa simplicité. De même, la politique de la société à l’air de changé aussi, ce qui n’est pas un mal.

Par contre … on attends toujours le 4D Serveur v11, qui lui ne sera pas disponible avant le 2eme trimestre si je ne me trompe.

12)
XXé
, le 11.01.2008 à 10:07
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Je n’ai pas retrouvé la simplicité que m’apportait à l’époque (1985-1990 !!) feu ADN

Ben, 4D sait aussi être très simple…
On peut très bien ne créer qu’une ou deux tables et utiliser facilement et sans aucun développement celles-ci.
Ça ne se complique que si on veut aller plus loin et encore, je trouve que c’est très relatif. La preuve : je n’ai pas de formation informatique autre qu’autodidacte et n’ai jamais non plus été formé à 4D, ce qui ne m’a pas empêché de développer une application complète avec plein de méthodes dedans, menus qui vont bien et tout et tout…
Et je suis loin d’être le seul dans ce cas.

En fait, je dit cela pour dire que je trouve que les écoles et les enseignant devrait enseigner à leur éleves de multiple solutions et ne pas se baser sur UN seul logiciel quasiment offert par l’éditeur comme c’est trop souvent le cas.

Ben, il suffit aux autres éditeurs de faire pareil :-)
Bien sûr, encore faut-il qu’il y ait de la concurrence…

Je pense aussi que si la gratuité pour l’enseignement est un des critères de choix, ce n’est certainement pas le seul…
J’ose croire qu’il ne suffit pas de donner un logiciel pour que les enseignants en fassent la promo !

Et ensuite, quand on devient professionnel, il s’agit de savoir investir. Je disais que je ne changeais pas systématiquement de version de 4D mais ça ne m’empêche pas d’avoir acheté les licences pour mon développement perso. Chose que je n’aurais pas faite juste pour découvrir 4D, surtout en multiposte.
Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que pirater le logiciel soit la solution, déjà à titre personnel mais en professionnel, ça ne laisse rien présager de bon pour la gestion future de la boîte…

Didier

13)
kubernan
, le 11.01.2008 à 11:22
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Bonjour,

Cette revue est intéressante. Je regrette le manque de clareté des différentes offres de 4D et la multiplication de packs. Ainsi pour déployer une base 4D sur l’Internet je ne suis pas sûr à 100% de ce qu’il faut acheter… Vais leur demander mais bon. Pas bien clair tout ça.

14)
François Cuneo
, le 11.01.2008 à 11:38
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Nous sommes d’accord. Je n’ai pas non plus toujours tout compris au niveau de l’offre…

Et les noms ne sont pas tout simples en plus.

Jibu, comme indiqué dans d’autres commentaires, la version server va suivre.

15)
XXé
, le 11.01.2008 à 13:50
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Idem pour moi, à chaque fois c’est pareil : faut vraiment bosser chez eux pour savoir quoi acheter.
Et encore, même eux ont parfois du mal…

Didier

16)
kubernan
, le 11.01.2008 à 14:04
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FileMaker n’est pas donné non plus, bref, à quand une base de données toute simple à la “AppleWorks” dans iWork?

Il y a Bento que j’ai testé. Il faut voir cet outil comme un gestionnaire de base de données personnelles ; nous sommes aux antipodes d’un FileMaker ou d’un 4D : pas de langage, pas de définition de base de données, pas de gestion d’autorisations etc.. mais une ergonomie au poil (produit ciblé uniquement pour Mac OS X Leopard) et une excellente intégration de données d’applications tierces comme l’adressBook et iCal.

Je n’ai aucune idée de ce que les concepteurs ont prévu pour Bento dans l’avenir mais il me plairait assez de le voir évoluer vers un usage pro…

K.

17)
François Cuneo
, le 11.01.2008 à 14:59
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Je vais télécharger la chose, j’ai le lien reçu par FM ce matin, mais ce rogntudju de filtre Swisscom pour les écoles m’en empêche!

18)
Saluki
, le 11.01.2008 à 15:14
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@ cerock 6

Je ne suis pas exactement d’accord avec toi.
Voici pourquoi avec le recul que m’apporte l’âge ;°).

Le but de l’enseignement n’est pas de figer un savoir. Il est de faire acquérir les moyens d’apprendre à apprendre et l’utilisation d’un outil dédié, quel qu’il soit est neutre, pour autant qu’il soit représentatif.

Imagine-t’on un plombier sérieux travailler avec des outils de bricoleur du dimanche (et je n’ai rien contre Black ni son équerre)? Il est difficile aujourd’hui de faire de la retouche vidéo avec un PC à 500 euros, et en va de même avec les softs. Le discours gratuit/payant n’est pas essentiel pour l’apprentissage.

Par ailleurs, le fameux plombier est expert en plomberie, mais pour sa compta, il cherchera un conseil. Et c’est là que le discours devient biaisé: tu sais bien le mal que l’on peut avoir à acheter un mac dans une boutique qui vend des macs et des bouzins. Le jour où les macs donneront la même marge, le discours changera peut-être. Et ne parlons pas des logiciels …gratuits.

19)
François Cuneo
, le 11.01.2008 à 17:39
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Je viens de regarder pendant une petite demi-heure Bento, ça m’a l’air justement le truc que je cherchais pour mes petites bases rapides.

C’est génial ce truc!!!

Pour une fois que je dis du bien de FileMaker!!

20)
pioum
, le 12.01.2008 à 09:44
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J’ai testé Bento. C’est vraiment très pratique et très facile d’utilisation. Par contre on a vite fait le tour. Ca me rapelle CoreData avec Xcode. on peut très facilement “programmer” une application de ce genre, mais on est vite bloqué. Est ce que CoreData a fait des progrès avec Leopard? Est ce que Bento tire profit de ces progrès? je pose la question aux spécialistes.

21)
zit
, le 13.01.2008 à 11:49
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<mode troll> Et ça sert à quoi, tout ça? </mode>

Merci François pour ce tour d’horizon enthousiaste!

cerock, je partage assez ton point de vue, je travaille dans une grande école d’art et les élèves doivent presque tous se faire tatouer Adaube sur la fesse droite pour avoir le diplôme (bon, j’exagère un peu), c’est effectivement le jeu des éditeurs. Mais aussi la difficulté de ceux qui font les choix n’est pas à minimiser: si tu dispense un enseignement avec un logiciel qui disparait l’année d’après, les élèves peuvent se sentir floués d’avoir perdu leur temps, le choix “grosse maison sérieuse” est un choix de sécurité, mais la sécurité a un prix. D’autre part, même si ton idée d’apprendre plusieurs logiciels qui font la même chose parait louable, je crains que les élèves en cours de scolarité ne trouvent la surcharge de travail plutôt saumâtre…

Vaste débat assez compliqué. J’aime bien la réponse de Saluki sur le but de l’enseignement qui serait “d’apprendre à apprendre”, mais il faudrait que les enseignants soient sur la même longueur d’onde… Et qu’ils apprennent à “apprendre à apprendre”… C’est plus difficile que de donner une recette toute faite. ;–)

z (qui aime bien apprendre, je répêêêêêête: et qui aime bien apprendre à apprendre aussi)

22)
kubernan
, le 14.01.2008 à 14:10
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@pioum : Je ne comprends pas ta comparaison entre Bento et CoreData. Deux choses qui n’ont rien à voir. Qu’entends-tu par “être très vite bloqué ?” : je programme avec coreData et personnellement je ne me sens pas pas “vite bloqué”.

K.