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Jamaïca, les pirates arrivent!

Petite introduction

J’ai hésité un moment avant de faire cet article car je suis obligée de cette manière de faire de la pub pour une assurance-maladie. En même temps, vous n’êtes pas tous suisses et comme nous sommes en début d’année, vous avez déjà tous choisi l’assurance qui vous suivra durant cette année… donc, je me lance!

Une bonne idée

Les assurances suisses proposent généralement à leurs assurés des offres qui n’ont à proprement parlé pas de rapport avec le milieu médical/santé/etc. Il peut aussi bien s’agir d’un ustensile de cuisine que de rabais pour un voyage.

L’Assura a décidé de faire dans l’originalité. Elle propose à ses assurés un jeu de société appelé Jamaica. Ce n’est pas seulement un jeu pioché au hasard dans le catalogue existant. L’Assura a mandaté des créateurs de jeux reconnus, suisses et français, M. Braff (également pianiste jazz de renom!), B. Cathala et S. Pauchon pour créer un jeu original.

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Ainsi, il est disponible pour la modique somme de 30CHF pour les assurés (avec un prix dégressif selon le nombre d’années d’affiliation). Vous voyez le hic, n’est-ce pas? Pour l’instant, il n’est pas disponible pour les autres… Alors il vous reste quelques possibilités:

  • Demander autour de vous qui est assuré auprès de cette assurance-maladie
  • Essayer de le trouver sur quelques sites de ventes on-line de jeux (on en trouve mais à des prix exorbitants!)
  • Attendre et espérer que dans quelques temps, le jeu sera disponible partout.

Le jeu

La première chose qui frappe en ouvrant la boîte de Jamaica c’est tout simplement la beauté des illustrations de Mathieu Leyssenne, la qualité du matériel et la finition de l’ensemble.

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Le but

Le contexte du jeu est introduit de cette manière:

En février 1678, après une longue carrière dans la piraterie, Henry Morgan parvient habilement à être nommé Gouverneur de la Jamaïque, avec pour mission d’en chasser pirates et flibustiers ! Il préfère plutôt y inviter tous ses anciens “confrères” et compagnons d’armes, qui s’installent enfin pour profiter du fruit de leurs brigandages en toute impunité.

30 ans plus tard [Notons que l’Assura a commandé ce jeu pour fêter ses 30 ans], pour fêter dignement le jubilé de sa nomination, on organise le Grand Défi, une course autour de l’île au terme de laquelle est déclaré vainqueur l’équipage ayant amassé le plus d’or dans ses cales.

Nous jouons donc le rôle d’un pirate qui part à l’aventure dans cette course effrénée vers la victoire.

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Samuel Bellamy et Anne Bonny, deux des pirates se trouvant sur l’île. L’illustrateur confie sur son blog qu’il a créé ces dessins à partir de photos représentant les grands pontes de l’assurance!

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La mécanique du jeu

Je vais vous expliquer les mécanismes principaux du jeu sans pour autant rentrer dans les détails. Vous pouvez trouver une explication vidéo très bien faite des règles précises du jeu sur le site de l’éditeur.

Les actions

Chaque joueur à tour de rôle sera le capitaine. Il doit lancer deux dés. Chacun des dés représentent la puissance d’une action.

Les joueurs tiennent 3 cartes dans les mains qui contiennent chacune une action du matin et une action du soir. Ces actions sont donc représentés par les dés.

Voyons déjà les types d’actions possibles:

  1. Récupérer de la nourriture
  2. Récupérer de la poudre à canon
  3. Récupérer de l’or
  4. Avancer
  5. Reculer

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Par exemple, le capitaine a obtenu un 5 et un 2. Il décide de placer le 5 sur le matin et le 2 sur le soir. Il joue ensuite une carte avec un premier symbole “Avancer” et un deuxième symbole “Nourriture”. Il avance donc de 5 puis récupère 2 jetons nourriture qu’il doit placer dans ses cales. Le nombre de cales étant limité, il faudra gérer correctement ses stocks pour ne manquer de rien.

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Chaque joueur va de même décider quelle carte il désire jouer et résoudra les actions correspondantes.

Les cases du plateau

Sur le plateau, certaines cases ont des symboles indiquant des événements particuliers.

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Les symboles carrés indiquent qu’un joueur se retrouvant sur cette case devra payer autant de jetons nourriture qu’il y a de symboles.

Les symboles or sur les ports indiquent que le joueur se trouvant sur cette case devra payer autant de jetons or que le chiffre indiqué dans le symbole.

Les jetons trésor permettent de piocher une carte trésor. Je reviendrai là-dessus plus loin.

Dans le cas où le pirate ne peut pas payer la somme due en nourriture ou en or, il doit payer le maximum de ce qu’il peut (par exemple, il doit payer 3 ors mais n’en a que 2. Il se défausse de ses 2 ors), puis recule jusqu’à une case où il peut payer ou une case sans propriété particulière.

Parfois, il s’agit d’un désavantage car on perd des places. Parfois, il s’agit d’une tactique pour, par exemple, retourner sur une case trésor et ainsi piocher la carte correspondante.

Les cartes trésor

Les cartes trésor justement possèdent pour la plupart des effets positifs. Par exemple, +5 points à la fin de la partie. Par contre, il y en a certaines qui feront perdre des points à la fin de la partie.

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D’autres cartes permettront de gagner un bonus supplémentaire. Par exemple, avoir droit à une sixième cale, avoir le choix entre 4 cartes action dans les mains au lieu de 3 et des cartes permettant d’augmenter notre force lors de combat. Vous ne savez pas en quoi consiste les combats? Rendez-vous au paragraphe suivant!

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Les combats

Lorsqu’on arrive sur une case sur laquelle est déjà arrêté un pirate, il n’y a pas d’autre choix que de le combattre. Le combat se fait tout simplement au lancé de dés, le résultat le plus fort l’emportant.

Dans le cas où le dé tombe sur le symbole étoile, l’attaquant ou le défenseur gagne automatiquement le combat.

Quelques subtilités cependant:

  • Dans les cales, il est possible de stocker de la poudre à canon qui pourra augmenter notre force de feu. Pour chaque jeton poudre à canon, un point supplémentaire est ajouté au résultat.
  • Une carte trésor permet de relancer le dé ou de faire relancer le dé à son adversaire
  • Une autre carte trésor ajoute à chaque combat une puissance de 2

Le gagnant du combat peut voler le contenu d’une cale ou une carte trésor à son adversaire. Il peut aussi lui donner l’une de ses cartes trésor… de préférence les négatives.

Fin de la partie

La partie se termine lorsque l’un des pirates a fait le tour de l’île et arrive à Port Royal. Le gagnant est déterminé en comptant le nombre de points effectués grâce:

  • A la place d’arrivée. La case indique le nombre de point, 15 pour celui qui se trouve à Port Royal, 10 pour le suivant, etc. Tous les pirates se trouvant en deçà de la ligne rouge ont un malus de -5 points.
  • Le nombre de pièces d’or qui se trouvent dans les cales
  • Les points bonus ou malus obtenus grâce aux cartes trésor.

En fin de compte, on ne gagne pas nécessairement en arrivant premier. Il suffit d’avoir gagné suffisamment de pièces d’or sans être trop à la traîne!

Conclusion

Je ne le répéterai jamais assez: ce jeu est splendide! Vous pouvez même prendre toutes les cartes actions les unes à côté des autres et former un long panorama qui représente une scène de la piraterie.

Allez, je suis généreuse, voici la version panoramique des cartes (trouvé sur le blog de l’illustrateur)!

panorama

Cependant, un très beau jeu sans un concept qui tient la route derrière ne sert à rien… Ici, vous avez un jeu amusant, avec des idées originales, familial (à partir de 8 ans) mais qui convient aussi à une partie entre adultes.

La plupart des images ont été trouvées sur les sites de Sébastien Pauchon et Mathieu Leyssenne. Elles sont reproduites ici avec leurs accords.

11 commentaires
1)
Saluki
, le 03.01.2008 à 02:17
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C’est assez rare qu’un assureur joue “cartes sur table” ;°(
D’habitude c’est écrit en gris clair sur gris moyen, ou l’inverse, et en Helvetica extranarrow corps 6, n’est-il pas?

Le blog du “making of” de l’illustrateur est un bijou. Merci Puzzo, ça donne envie d’être malade…du jeu.

Il manque juste une arme pour les combats: le canon, le vrai, le canon …de rouge.
OK il est tard, je =>>

2)
François Cuneo
, le 03.01.2008 à 07:11
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Nom de dzou!

Pour une fois que j’ai du bol!

JE SUIS A L’ASSURA!

Yes, je commande la chose.

Merci pour cette présentation Puzzo.

3)
coacoa
, le 03.01.2008 à 09:53
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Etant aussi assuré à l’Assura (bah, hé, c’est l’assurance la moins chère), en recevant la présentation de la chose, j’ai été bluffé par la qualité graphique de l’ensemble. Mais j’ignorais qu’il s’agissait d’une création originale. Chapeau.

Malheureusement, comme je l’ai dit à la cuk day, chez moi, personne n’aime jouer, donc…

Merci pour cette présentation. A défaut du plaisir d’essayer la piraterie, j’aurais eu l’eau (de mer) à la bouche.

4)
Caplan
, le 03.01.2008 à 10:12
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Assureurs maladie… Pirates… Quelle curieuse association d’idées… ;-)

Mais c’est vrai que le graphisme est splendide. Et, depuis cette année, je suis justement otage chez Assura…

Milsabor!

5)
Fabien Conus
, le 03.01.2008 à 10:28
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Vous vous en doutez, j’ai déjà joué plusieurs fois à ce jeu et je l’adore !

Ce qui est vraiment bien, c’est que jusqu’à la fin, rien n’est joué. Le bateau qui fait la course en tête pendant longtemps peut tout à coup se retrouvé avec ses cales vides et commencer un inexorable recul et voir se faire dépasser par tous ses concurrents. De plus, le bateau qui arrive le premier à Port Royal n’est pas non plus assuré de la victoire, un bateau un peu moins bien placé, mais avec des cales remplies d’or peut gagner la partie (c’est ce qui m’est arrivé lors de ma dernière partie).

Bref, un beau jeu, mais aussi un excellent jeu !

6)
Le Corbeau
, le 03.01.2008 à 10:54
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Assureurs maladie… Pirates…

pourquoi, il y a une différence???

Cuk, le seul site informatique où l’on en apprend autant sur des jeux “carton” que sur le fonctionnement de l’assurance maladie suisse :-)

8)
fxprod
, le 03.01.2008 à 11:27
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3 coacoa Je te rachète ton jeu ! [cdp(tiret)claude(arobase)wanadoo(point)fr]

alors qu’il suffit de clicquer sur le nom du commentateur de taper le mot arbre* et ainsi d’avoir son adresse mail..

  • ARBRE et pourquoi pas “sapin”, “peuplier” ou autre… les lois de l’informatique sont impénétrable.

P.S. à lire tout haut: c’est un petit “être” plein de “charmes” quand il a fini son “boulot” il est un “peu plié”, conclusion en wallon “ça pint”

oup’s je connais la sortie

9)
Hervé
, le 03.01.2008 à 15:02
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c’est un petit “être” plein de “charmes” quand il a fini son “boulot” il est un “peu plié”, conclusion en wallon “ça pint”

Si “ça pint”, c’est que tu “bois”

10)
pter
, le 04.01.2008 à 12:43
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Le jeu me parait intéressant….mais dur dur pour ce le procurer! Surtout depuis la Chine… en tout cas merci pour ce test. j’aime beaucoup.

11)
zit
, le 06.01.2008 à 10:13
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Les illustrations sont effectivement superbes et le jeu a l’air sympa aussi.

Sinon, l’analogie soulignée par Caplan est effectivement croustillante, à quand le jeu “les escrocs” proposé par une banque?

z (non, non, aucune acrimonie, je répêêêêête: juste une haine farouche, rien de personnel)