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Chouette, il pleut!

Le temps qu’il fait.

En Suisse, je ne sais pas, mais par chez nous, il pleut de moins en moins souvent… Dans son dernier bulletin de suivi hydrologique, Météo France semble à la limite de l’inquiétude:

La saison hydrologique, d’octobre à mars, constitue la période propice à la recharge des réserves souterraines. La situation actuelle de déficit pluviométrique pourrait devenir préoccupante dans les prochains mois si elle devait perdurer.

Mais là n’est pas le sujet de cette humeur, la climatologie étant du domaine d’Alec6, avec lequel je souhaite garder des relations fraternelles, je ne m’étendrais pas sur la question.

Enfin, il pleut quand même de moins en moins souvent…

Un ouvrage récent.

“Pleut-il?”, de Frantz Bartelt vient de paraître dans “la blanche”. C’est une série de petits texticules, même pas des nouvelles et plus que des aphorismes. C’est finement ciselé, délicat et (parfois) très drôle, j’ai adoré.

Mais là n’est pas le sujet de cette humeur, la littérature étant du domaine d’Anne et de Modane, avec qui je souhaite garder des relations conviviales, je ne m’étendrais pas sur la question.

Nonobstant, c’est quand même un livre très agréable à lire et qui se déguste avec un grand plaisir…

Un vêtement.

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Et quel vêtement!

Et ma combinaison de motard super-étanche, pour chevaucher mon fougueux destrier par tous les temps, elle n’est pas magnifique? Négociée 2 € dans un vide–grenier, elle remplit formidablement bien son office, un poil trop bien, même, parce qu’en pédalant, dans un truc vraiment étanche, et bien on arrive presque aussi mouillé que sans… Effet sauna garanti ;).

Mais là n’est pas le sujet de cette humeur, la motocyclette étant du domaine de TTE et de Guru, avec qui je souhaite garder des relations cordiales, je ne m’étendrais pas sur la question.

D’autant plus que ce sujet pourrait paraître empiéter sur la rubrique “conso”, chasse gardée (ô combien talentueusement) de Ze Big BOSS en personne, avec qui je souhaite garder des relations amicales, je ne m’étendrais pas sur la question.

Cependant, elle protège vraiment bien de la pluie, cette combinaison, pour peu que je ne pédale pas trop vite et que j’aie fait mon ravitaillement de pierre d’alun, j’arrive impeccable.

Toutefois, je n’ai pas souvent l’occasion de le porter, cet habit de lumière, vu qu’il pleut de moins en moins souvent, à Paris…

– Bon, alors, c’est quoi, le sujet, si ce n’est ni le temps qu’il fait, ni un ouvrage récent, ni un vêtement??!!

Chouette, il pleut! Je sors mon appareil photo!

Et oui, je vais encore vous parler photo, pas trop de matériel, pour une fois, mais plutôt pratique au quotidien.

L’idée m’est venue suite à un article d’Anne Cuneo évoquant les jours qui raccourcissent, calamité pour le photographe, vu que notre matière première (photo, la lumière) s’amenuise de jour en jour jusqu’au solstice d’hiver… Saison morne et (jusqu’à il n’y a pas si longtemps) humide… Et ça m’a donné envie de vous entretenir de ces quelques séries hivernales entamées depuis quelques années.

Déprimé (bon, le mot est un peu excessif, il en faut plus pour me déprimer) par le manque d’images par temps aqueux, j’en suis arrivé à trouver quelques pistes pour impressionner la pellicule (étant citadin, la plupart des images sont typiquement urbaines…):

Hydrocarbures.

Bon, ici, je ne va pas parler de la déplétion qui nous pend au nez, c’est chasse gardée, et si vous suivez, vous êtes déjà au courant du problème (et ça n’est pas non plus le sujet de l’article ;o)…

Il s’agit tout simplement des taches provoquées par les gouttes des divers liquides dérivés du pétrole suintant des véhicules polluants. Quand ça tombe sur une chaussée mouillée, ça fait ploc, et, ces liquides étant d’une tension et d’une masse volumique différente de l’eau, ils ne se mélangent pas (c’est l’explication que j’ai trouvé tout seul, si vous en avez une autre en stock…).

C’est un peu comme une vinaigrette, une mayonnaise ou une béarnaise: si vous ajoutez toute l’huile (ou le beurre, dans le cas de la béarnaise, enfin le gras, quoi) d’un coup, ça ne se mélange pas, le gras, plus léger, reste en surface, comme les yeux dans le bouillon (fin de l’intermède culinaire).

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Ça nous donne des images qui ont leur petit côté “test_de_Rorschach” en couleurs iridescentes, pour ma part, je trouve ça très joli…

Sur les pavés, la pluie…

Les pavés, pour peu qu’ils aient une surface régulière, offrent, quand ils sont humides et brillants, un territoire de recherche géométrique très intéressant. Parfois, même, on y découvre une beauté minérale qui m’émeut toujours (je suis de la race des ramasseurs de cailloux et des glaneurs de sable).

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Photo en couleur!

La pluie elle–même.

Différentes alternatives pour photographier la pluie:

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Les gouttes tombant dans une flaque ou sur toute surface liquide. Sur cette planche, de nombreuses images ont été sévèrement recadrées.

Nécessite peu de vent, pour que l’eau soit bien lisse et une petite pluie, avec peu de gouttes. Pour bien figer le mouvement de l’onde, une vitesse d’obturation rapide est indispensable, ici, le 1/400e de seconde. Faudrait voir ce que ça donne au flash…

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Quand souffle la bise, par contre, on peut s’amuser un bon moment avec le ruissellement de l’eau sur les vitres, la terrasse abritée d’un café faisant parfaitement l’affaire.

Nécessite souvent une correction d’exposition d’un ou deux diaphragmes en sur–exposition par rapport à la mesure multizone: l’appareil va tenter de restituer un arrière plan gris neutre, alors qu’on le veut presque blanc. Emploi du téléobjectif ou d’un macro conseillé, que les gouttes soient bien agrandies et le fond très flou.

Les gouttes de pluie “en action”, dans l’air. L’emploi du flash est indispensable pour obtenir une très grande vitesse qui va figer la goutte en l’air. Mais attention, la haute tension nécessaire à la production de l’éclair ne fait pas forcément bon ménage avec un milieu fortement aqueux! (pas d’image pour illustrer, il a vraiment peu plu, ces derniers temps, ou alors, pas assez dru ou quand je n’étais pas libre)

Les éclairs.

J’adore l’orage, le tonnerre ne me fait pas peur, il me rappelle juste mon insignifiance, ça force l’humilité, une puissance pareille. Un de mes meilleurs souvenirs de voyage, c’est un énorme orage contemplé depuis une plage déserte, au crépuscule, l’immensité de la mer associée à la violence de l’orage, ça calme, c’est beau!

Malheureusement, les températures actuelles sont peu propices au déchaînement de la foudre, je n’ai donc pas d’images à vous montrer (et puis de toutes façon, c’est vachement difficile d’avoir de belles photos d’éclairs, je n’ai jamais trop bien réussi, malgré de nombreuses tentatives).

Quelques cadavres..

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... De pépins: par grand vent, le citadin fait peine à voir, tentant d’orienter son pébroc dans le sens contraire des bourrasques, et après, les rues sont jonchées de pauvres parapluies inutiles aux baleines brisées ou tordues.

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Encore un, misérable épave aux ailes cassées…

22 v’la les flaques!

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Evidemment, après la pluie, il y a de l’eau par terre…

Malheureusement, le reflet du ciel n’est pas bleu avec de beaux nuages blancs et la lumière du petit matin est un peu terne, peut mieux faire…

Reflets nocturnes sur asphalte mouillé:

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Une chaussée “fatiguée” prends un aspect très organique.

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Du bleu, du jaune et un peu de magenta…

Un succès assuré avec peu de moyens: un sol humide de surface lisse (ça reflète mieux) ou flaques d’eau, enseignes de néon ou signalisation routière (enfin, des sources de lumière colorée, quoi), nuit (ça tombe bien, les jours sont courts, en ce moment).

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Du bleu, du jaune et du vert, quelques passants pour le mystère…

Les trottoirs se prêtent mieux au jeu que la chaussée, le revêtement en étant plus lisse, les pavés, c’est le top, on a un effet “boule disco” formidable. Juste après la pluie, c’est bien, on n’a même pas besoin de mouiller son appareil.

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Du sang dans le caniveau…

Nécessite souvent une correction d’exposition de deux ou trois (!) diaphragmes en sous–exposition par rapport à la mesure multizone: l’appareil va tenter de restituer un asphalte gris neutre, alors qu’on le veut bien noir…

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Rouge et jaune, des sols de lave en fusion.

Toutes les couleurs sont parfaitement “naturelles”, pas de tripatouillage des pixels dans cette série (c’est même un poil moins violent qu’en vrai!). Par contre, la balance des blancs est réglée sur “lumière du jour”, et rien d’autre!

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Une question à nos amis juristes: il est interdit d’utiliser une image de la tour Eiffel la nuit, son éclairage étant “propriété intellectuelle”, il faut payer pour ça…

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Mais son reflet sur un sol trempé?

(pas très net, il y avait beaucoup de vent et il pleuvait encore)

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Ou dans une flaque? C’est possible?

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Coup de chance, ce samedi (comme tous les samedis), il y avait des types qui jouaient avec le feu sur le parvis du palais de Tokyo, Avec la pluie, le dallage s’est transformé en miroir…

Le paysage après la pluie, avec un rayon de soleil “magique”.

Bon, là, je me permet de tricher un peu, ce ne sont pas des photos exclusives (c’est à dire: faite spécialement pour cette humeur, comme toutes les précédentes). J’ai été chercher dans mes archives quelques diapos sur ce sujet…

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Un week–end passé en famille à s’oxygéner: rafales à 130 km/h, pluie ininterrompue, on a quand même passé de longues heures à se balader, et à photographier malgré les embruns… Et dix minutes avant de partir, le premier rayon de soleil en deux jours: une image à 80 mm…

Et la couleur de l’océan, par gros temps, quelle merveille!

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... Une image à 200 mm, je change l’objectif pour mettre madame dans le cadre et… Plus de lumière, tout est redevenu gris. Un rayon de soleil de cinq secondes, faut être prêt!

Patience, il faut de la patience, quand je suis en vacance ou en week–end et que le temps est vraiment pourri, je sors quand même m’oxygéner et me balader, toujours armé d’un appareil, quand même. Et puis, trouver le point de vue, et attendre une éclaircie…

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Cet été, le seul jour de pluie de mes courtes (cinq jours) vacances en Bretagne. C’est tombé sans discontinuer jusqu’à sept heures et demi, ne tenant plus, je suis quand même monté sur ma monture pour faire quelques kilomètres, et là, premier rayon de soleil de la journée, j’ai attendu une vingtaine de minutes, en déclenchant de temps en temps…

La Bretagne est parfaite pour ça puisque c’est connu:


"il y fait beau plusieurs fois par jour" ;o).

La tête dans les nuages.

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On peut passer des heures à photographier les nuages…

Bon, là, j’ai encore triché (voir plus haut).

Pour finir en beauté, un arc en ciel, évidemment!

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Au 50 mm…

Bon, là encore, j’ai triché (voir plus haut).

Pour chasser l’arc-en-ciel, ce n’est pas très compliqué:
il faut

  1. Qu’il pleuve devant.
  2. Qu’il fasse beau derrière.
  3. Que les rayons du soleil soient obliques (début ou fin de journée).
  4. Disposer d’un point de vue dégagé (mon salon est parfait pour ça).

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La même au 15 mm, pas facile à avoir en entier cette bête là.

Et ne pas oublier de bracketter… il ne s’agit pas de la rater!

Un petit mot sur le matos, quand même…

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Et oui, un viseur, presque pas de boutons, pas d’écran derrière! et une très bonne focale fixe en grand angle, du basique mais efficace, et qu’on a toujours dans la poche.

J’ai toujours un petit appareil sur moi, chargé en diapo 100 ISO, c’est pratique, mais dans des cas comme ceux–là, pas toujours satisfaisant: l’appareil ne permettant aucun vrai contrôle de l’image (je ne parle pas d’écran au dos, mais des réglages à effectuer avant la prise de vue;o).

Pour les photos de cet article, le raw était vraiment indispensable pour bien mettre en valeur les détails significatifs de ces images très “typées” souvent massacrées par les réglages moyens: il ne faut pas hésiter à braketter pour obtenir le bon résultat.

L’appareil, à l’épaule sous la parka n’est que très peu exposé à la pluie, et la lentille frontale est protégée des gouttes par le paresoleil. Evidemment, c’est mieux s’il s’agit de matériel “professionnel” tropicalisé, tant pour le boîtier que les objectifs.

Pour ce genre d’utilisation, un petit compact “tout temps” comme les séries SW d’Olympus est un très bon choix, bien que les “possibilités d’expression photographiques” soient limitées aux choix de l’appareil…

Bien sûr, je n’ai utilisé ni trépied, ni filtre polarisant (sauf pour les deux photos d’Etretat, d’ailleurs, sur la seconde, on notera un “léger” abus du polarisant ;), ça aurait été trop facile ;o).

En tout cas je me suis bien amusé à faire toutes ces photos et j’espère vous avoir donné envie de sortir (couverts et avec un appareil) par tous les temps…

37 commentaires
1)
fxprod
, le 07.12.2007 à 00:06
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C’est une série de petits texticules

j’aime bien les petits texticules, mon correcteur me dit qu’il y a une faute d’orthographe mais je vois pas bien ou.

En tout cas je me suis bien amusé à faire toutes ces photos et j’espère vous avoir donné envie de sortir (couverts et avec un appareil) par tous les temps…

il n’y a pas qu’en Bretagne qu’il pleut souvent, chez nous nous avons deux saisons seulement, la grandes saison des petites pluies, et la petite saison des grandes pluies

2)
Hervé
, le 07.12.2007 à 01:00
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J’étais en Belgique il y a quinze jours et je suis tombé dans l’entre saisons : pas une goutte de pluie en une semaine. Un record pour le livre Guiness !

Dommage parce que j’aurais bien voulu faire des photos aussi belles que celles de Zit. Absolument merveilleux !

3)
FT'e
, le 07.12.2007 à 01:02
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il n’y a pas qu’en Bretagne qu’il pleut souvent, chez nous nous avons deux saisons seulement, la grandes saison des petites pluies, et la petite saison des grandes pluies

Un breton m’a dit un jour, à propos de la pluie et de la Bretagne donc, qu’il ne pleut pas autant qu’on le croit en Bretagne. En moyenne, il ne pleut que deux fois dans l’année: entre le 1er janvier et le 27 juin, et entre le 28 juin et le 31 décembre.

4)
XXé
, le 07.12.2007 à 01:18
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Très belles photos !
J’aurais presque envie de sortir là, mais il n’a pas plu !

Tiens, en rapport avec la pluie, ça me rappelle une blague (à lire avec l’accent de mes voisins d’Alsace) : il pleut des couteaux et ça fait des marteaux… ;-)

Pis tant qu’on y est, sous la pluie et en Bretagne cette fois :
– comment sait-on que c’est l’hiver ?
– la pluie est plus fraîche qu’en été…

Didier

PS : je tiens la traduction phonétique de la blague couteaux/marteaux à disposition de ceux qui la veulent… :-P

5)
Madame Poppins
, le 07.12.2007 à 06:45
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Ouahh, je n’aurais jamais imaginé dire “cool qu’il pleuve” : pourtant, après avoir lu et vu l’humeur du jour, je dis “bravo Zit, merci, les photos des flaques sont magnifiques, j’adore” J’aurais bien fait un très long développement mais c’est le domaine d’Iker, avec lequel je souhaite garder des relations fraternelles, je termine donc par des bises ;-)

Bonne journée à toutes et tous,

7)
Lou
, le 07.12.2007 à 07:31
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Ben y’a pas qu’en Bretagne ! Chez nous, en Picardie, quand il fait beau, c’est signe de pluie ! Bravo pour les photos, Zit ! Quelques grammes de poésie avant d’aller rejoindre ce monde de brutes… sous la pluie et le vent !

8)
Emilou
, le 07.12.2007 à 08:01
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Cela nous conforte dans l’idée que le le soleil n’est pas indispensable pour faire de belles photos.

9)
pilote.ka
, le 07.12.2007 à 08:06
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Bien sûr, je n’ai utilisé ni trépied, ni filtre polarisant

Ben évidemment puisqu’on utilise le filtre polarisant pour supprimer les reflets! Par contre j’aimerai savoir comment tu as fixé ce filtre sur un si petit apn

11)
Caplan
, le 07.12.2007 à 09:02
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Magnifique, Zit!

Ça fait un certain temps que je te soupçonne d’être un magicien. Ces photos le confirment!

Ca m’a plu!…

Excellent, Modane!

Milsabor!

12)
alec6
, le 07.12.2007 à 09:15
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Extraordinaire ! on parle de photo sur cuk.ch !

Mais où va-t-on, François, où va-t-on ? Après des logiciels GRATUITS avant hier, v’là t’y pas qu’on cause de photo et pas d’appareil sur ce site ! Dingue !

13)
Saluki
, le 07.12.2007 à 09:37
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Ce n’est pas parce que je suis un peu muet ces temps-ci que je ne regarde pas…

Contemple…

Admire…

Jalouse…

Remercie !

14)
Tony
, le 07.12.2007 à 10:28
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Zit, concernant les photos de la tour Eiffel de nuit, celle-ci étant un monument public plutôt difficile à cacher, on peut en prendre des photos et les publiées du moment que l’on n’en fait pas commerce. Sinon, il faut verser des royalties. Heureusement d’ailleurs, autrement il faudrait confisquer les appareils des quelques millions de touristes qui y passent.

Bravo pour l’article :)

15)
Benoit Launay
, le 07.12.2007 à 10:43
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Hélas non Tony, ce n’est pas si simple : effectivement la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) ne va pas empêcher les gens de remplir les albums familiaux de photoraphies de la tour illuminée.

Cependant, pour un site tel que cuk ou un forum, on parle plus de publication et dans ce cas la F.A.Q. de la SETE est explicite : « Les vues de la Tour Eiffel de jour sont libres de droits. La publication de photos de la Tour Eiffel illuminée est soumise à autorisation et à versement de droits auprès de la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE).» (site officiel)

16)
Iris
, le 07.12.2007 à 12:09
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Quel coup d’oeil! J’apprécie beaucoup ces photos où des détails anodins qu’on ne remarquerait même pas, sont valorisés par le talent d’un curieux qui sait regarder.

Ce week-end s’annonce parfait pour faire des travaux pratiques…

17)
Franck_Pastor
, le 07.12.2007 à 12:16
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Magnifiques photos, Zit !

Je me trouve dans le même pays (Belgique) que fxprod, et je ne crois pas qu’il y pleuve de moins en moins, au contraire. Aujourd’hui c’est d’ailleurs une vraie tempête avec des bourrasques à décorner les bœufs. C’est en fait au vent d’ici que j’ai le plus de mal à me faire, j’ai toujours eu horreur du vent, cet invisible vicieux qui peut envoyer balader le cycliste sur le côté gauche de la chaussée en plein trafic… Mais la pluie a effectivement son charme, que j’ai appris à apprécier, et je trouve que ce reportage l’illustre parfaitement.

18)
Yip
, le 07.12.2007 à 12:32
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Je confirme pour la Picardie, d’ailleurs à ce sujet, la côte d’Azur ça me change ;-p

Vraiment super les photos zit, je tenterais bien de faire dans le même style, mais comme visiblement c’est ta chasse gardée et que je tiens à garder de bonnes relations…

19)
coacoa
, le 07.12.2007 à 13:10
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Merci Zit, beau sujet, tombé “on-n’aurait-su-choisir-un-moment-plus-propice”.

Dire qu’il me me falloir aimer cette pluie, là, derrière la fenêtre…

20)
Tony
, le 07.12.2007 à 13:15
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Merci pour l’info Benoit, mais la phrase est à la foi claire tout en laissant une certaine marge d’interprétation. D’autant qu’il y a des milliers d’images de la tour de nuit sur Flickr et consors. Je doute que l’on poursuive tout le monde dans ce cas. On touche ici les difficultés du traitement du droit à l’image.

21)
Roger Baudet
, le 07.12.2007 à 13:50
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J’aime bien l’Humeur, j’aime bien le ton de l’Humeur, j’aime bien les photos de l’Humeur.

Je pourrai dire maintenant : La pluie est du domaine de Zit, avec lequel je souhaite garder des relations fraternelles, je ne m’étendrais pas sur la question.

22)
fxprod
, le 07.12.2007 à 13:51
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Le petit truc du jour pour les photos pluvieuses.

Pour votre appareil photo, piquez le rouleau de film alimentaire qui est dans le 3° tiroir de gauche et partant par la droite ou cela? ben dans la cuisine pardi!!! ensuite emballez délicatement votre appareil dedans, découpez un trou pour l’objectif, et le tour est joué, tous les boutons (pour ceux qui aiment) fonctionnent, l’écran est visible et le viseur itou..

Pour les photographes pas étanches vous vous dé…….dez.

Ne dites pas à madame que c’est moi qui vous ai donné ce truc, je veux pas d’ennui.

En plus chez certains le mode d’accès au tiroir peut être inversé, faites comme ma pomme demandez ou le rouleau ce trouve sans donner trop d’explications. Je sais pas si vous avez le même problème mais le dédale du rangement “cuisinier” moderne fait que je ne trouve jamais ce que je veux.

23)
zit
, le 07.12.2007 à 17:18
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A toutes et à tous: merci de vos compliments, mais maintenant, il faut sortir les appareils!

fxprod, “texticule”, c’est un magnifique néologisme de Raymond Queneau, qui me paraît tout à fait approprié en l’occurence…

FT’e, “en Bretagne, la pluie ne mouille que les cons!” (je crois que c’est de Kersauson)

pilote.ka, il s’agit d’ Apépaëne, d’apétoukour… et de toutes façon, on ne peux pas y visser de filtre…

Avec ça, peut–être…

Modane: 8o)

Alec6, ouais, je sais, c’était la semaine: “provocation”

Saluki, j’ai aussi été très débordé, ces dernières semaines, je sait ta souffrance de ne pouvoir dire mot en ces colonnes (cuk.ch = drogue dure!).

Benoit Launay, effectivement, et c’est “l’auteur” de l’éclairage qui en touche la plus grande partie, même pas la SETE… triste époque…

Yip, Roger, c’est tout à fait ça, j’ai obtenu l’exclusivité de “pluie”, “pluvieux”, “pleuvoir” (dans toutes ses conjugaisons), ainsi que “bruine”, “crachin”, “ondée”, “grain”, “averse”, “déluge”, “flotte”, “intempéries”, “précipitations”, “sauce”, “saucée”, sur cuk.ch, celles et ceux qui ont employé ces termes (et d’autres mots tenus secrets) sont priés de passer à la caisse:
prix unique= un sourire (vénal, keske chui vénal!)

fxprod, et pour les zooms?

… un préservatif (neuf, de préférence) fait paraît–il très bien l’affaire.

z (il pleut, il pleut bergêêêêêreuuu, je répêêêête: sors tes noirs z’appareils)

24)
Okazou
, le 08.12.2007 à 16:08
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Superbe, ces photos, Zit, et quelle belle idée de sortir après la pluie pour prendre des clichés.

En Bretagne, la pluie, on en connaît à peu près toutes les formes (elles sont nombreuses) et l’on sait, par exemple, que la pluie est le meilleur chasse-poussière que l’on puisse trouver. Après un grain, l’air est propre, limpide. Inutile d’avoir beaucoup de lumière pourvu que l’on dispose d’une belle lumière. Les plus belles de toutes nous sont offertes dans les ciels de traîne qui suivent directement les grains. La queue de la dépression, en quelque sorte. À ce moment là, non seulement la lumière est la plus belle mais les nuages sont aussi les plus beaux.

Chapeau pour la maîtrise à la prise de vue de photos de nuit, en ville, Zit ! Chapeau pour le coup d’œil, comme le notait Iris un peu plus haut, tout commence par le regard sur son environnement ! Et chapeau pour parler photo sans parler technique comme le notait Alec6 !

25)
Franck_Pastor
, le 08.12.2007 à 16:43
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Au sujet du vélo sous la pluie, un extrait du “petit traité de vélosophie”, par Didier Tronchet, éd. Plon, collection La Grande Ourse :

“Considérons la pluie. Un fond culturel commun nous l’a fait envisager comme une calamité (n’est-ce pas une des sept plaies d’Egypte ?). Contre cette nuisance, l’industrie automobile a perfectionné tout un arsenal, de l’essuie-glace à trois vitesses au pneu radial. L’industrie cycliste, elle, en est encore au bon vieux garde-boue (qui ne garde pas de la boue) et à l’imperméable (pas toujours). On ne lutte pas à armes égales.”

“Mais justement, le cycliste ne lutte pas tout court. Qui n’a jamais expérimenté ce moment de basculement où, tout recroquevillé sur son guidon, fouetté par les trombes d’eau, on lâche tout à coup l’idée que la pluie est notre ennemie, on s’ouvre à elle, on accepte son ruissellement sur le visage comme un cadeau du ciel, et l’on se met à rouler dans les flaques en riant, achevant de détremper le reste de sous-vêtements secs, mais heureux tout soudain de faire corps avec la tourmente, d’en être, et donc de ne plus en souffrir, parce que dans l’acceptation de son univers liquide, mélange de ciel et de terre, on y a découvert une manière inédite d’évoluer, telle une sirène à l’envers ?”

“Et puis n’oublions pas le plaisir immémorial du chocolat chaud en rentrant, et des chaussettes qui fument sur le dossier de la chaise, tandis que la pluie continue de cogner au carreau, comme une amie qui s’éloigne.”

27)
zit
, le 08.12.2007 à 23:06
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[…]la pluie est le meilleur chasse-poussière que l’on puisse trouver. Après un grain, l’air est propre, limpide.

Merci de le rappeler, O, j’avais abominablement (dans lequel il y a abo…) oublié de mentionner cet effet magique de l’eau du ciel, après la pluie, les couleurs sont plus saturées, presque comme avec un filtre polarisant.

Pourtant, je me suis quand même permis quelques remarques techniques (on ne se refait pas), O, le “coup d’œil” tout seul ne suffit malheureusement pas à sortir la bonne photo, une pratique assidue et une bonne maîtrise de la technique sont indispensables. Du moins, si l’on souhaite que “la bonne photo” arrive un peu plus souvent “qu’une fois de temps en temps, par hasard”, bien que le hasard soit absolument indispensable (98% disait, je crois, Cocteau). Et puis le “bon” hasard a plus de chance de se produire si on a une idée précise de la manière de le provoquer, et la patience, surtout la patience d’attendre qu’il se produise.

Quand à la curiosité, il paraît que c’est un vilain défaut… Pour ma part, si je vois certaines choses que personne (ou peu de monde) n’aperçois, c’est aussi parce que ma cécité à ce que voit tout le monde est presque totale: étant toujours à l’affût du détail, l’éléphant m’échappe!

Franck_Pastor, c’est magnifique, ça! Je sais quel est le prochain bouquin que je vais acheter… Le seul souci, avec la pluie, ce sont les pieds qui font schlick–splitch, schlick–splitch à chaque tour de manivelle, ça casse un peu l’ambiance ;o).
Cet été, dès le début d’un orage particulièrement violent (et bienvenu, la peau était moite et l’air épais), je suis sorti en short (quand même, à cause des voisins ;o) les bras levés au ciel, pour profiter de cette ondée et me rafraîchir: qu’est–ce que c’était bon!

pilote.ka, cette remarque me va droit au coeur: autant j’étais convaincu (et j’aurais ma revanche) que les photos étaient correctes, autant je me demandait si ma prose était à la hauteur, si je n’en faisait pas trop…

z (et maintenant, prenez votre appareil, et sortez: il pleut des seaux, je répêêête, c’est pas en restant le cul derrière votre macounet que les photos vont se faire!;~)

29)
iker
, le 10.12.2007 à 14:01
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Merci Zit

Maintenant ça ne me lâche plus, pendant que le lisais et admirais cette superbe chronique, un air entêtant envahissait l’espace…

tea, tea tea, tea tea, tea ~ tea, tea tea, tea tea,tea… la pluiiiiiie

La pluie fait des claquettes ~ Sur le trottoir à minuit ~ Parfois je m’y arrête ~ Je l’admire, j’applaudis ~ Je suis son chapeau claque ~ Son queue-de-pie vertical ~ Son sourire de nacre ~ Sa pointure de cristal

tea, tea tea, tea tea, tea ~ tea, tea tea, tea tea,tea… la pluiiiiiie

Aussi douce que Marlène ~ Aussi vache que Dietrich ~ Elle troue mon bas de laine ~ Que je sois riche ou pas riche ~ Mais quand j’en ai ma claque ~ Elle essuie mes revers ~ Et m’embrasse dans la flaque ~ D’un soleil à l’envers

tea, tea tea, tea tea, tea ~ tea, tea tea, tea tea,tea… la pluiiiiiie

Avec elle, je m’embarque ~ En rivière de diamant ~ J’la suis dans les cloaques ~ Où elle claque son argent ~ Je la suis sur la vitre ~ D’un poète endormi ~ La tempe sur le titre ~ Du poème ennemi

tea, tea tea, tea tea, tea ~ tea, tea tea, tea tea,tea… la pluiiiiiie

A force de rasades ~ De tournées des grands ducs ~ Je flotte en nos gambades ~ La pluie perd tout son suc ~ Quittons-nous dis-je c’est l’heure ~ Et voici mon îlot ~ Salut, pourquoi tu pleures ~ Parce que je t’aime, salaud

tea, tea tea, tea tea, tea ~ tea, tea tea, tea tea,tea… la pluiiiiiie

La pluie fait des claquette ~ Sur le trottoir à minuit

Merci à Claude Nougaro aussi pour avoir mis des paroles sur les images de Zit. ;-)

ps : madame poppins, en toute sororité, ou pour être plus neutre, en toute adelphité ;-)

30)
Franck_Pastor
, le 10.12.2007 à 14:40
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Franck_Pastor, c’est magnifique, ça! Je sais quel est le prochain bouquin que je vais acheter… Le seul souci, avec la pluie, ce sont les pieds qui font schlick–splitch, schlick–splitch à chaque tour de manivelle, ça casse un peu l’ambiance ;o).

La solution du “geek” cycliste que je suis, c’est les pédales automatiques (pas taper, Okazou !), qui permettent de mettre des surchaussures pour protéger les chaussures cyclistes du froid… et de la pluie. Par ailleurs, certains modèles de chaussures cyclistes (pour touristes et VTTistes) ont des cales intégrées dans la semelle, ce qui permet une marche normale, et donc on pourrait les porter toute la journée… Mais vu leur look peu “civil”, on n’osera pas aller en réunion de travail avec… Et alors il faut prévoir de mettre ses chaussures civiles dans les sacoches. Qui a dit que ça déplace le problème ? ;-)

32)
Anne Cuneo
, le 10.12.2007 à 15:38
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Photos magnifiques. Et maintenant, je vais y aller d’une confidence et d’une réflexion:

LA CONFIDENCE:

J’adore quand il pleut, les couleurs du monde sont différentes, comme le remarque Okazou l’air est pur après la pluie, le ciel est magnifique, avec nuages gris ou avec ciel de traîne. Oui d’accord, l’humidité est parfois désagréable, et quand il pleut trop longtemps on est vraiment très mouillés – pour autant qu’on ne soit pas convenablement vêtus.

MAIS

ET VOICI LA REFLEXION

Je n’ai jamais compris pourquoi le soleil serait à lui seul “le beau temps” alors que l’eau, une nécessité vitale, se fait de plus en plus rare, que le soleil provoque toutes sortes de maladies, aussi nombreuses que trop de pluie. Certes, il permet à une minorité de l’humanité d’aller se bronzer à la plage. Mais cela m’a toujours paru indécent que nos MM. et MMes Météo parlent de temps magnifique alors que les paysans sont à genoux, à certains moments de l’année, priant pour la pluie qui permettra aux récoltes de pousser.

Comme quoi “beau temps”, c’est relatif et ne devrait pas être réservé au ciel sans nuages (y a-t-il quelque chose de plus ennuyeux pour l’oeil?).

33)
zit
, le 10.12.2007 à 22:53
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Iker, je ne connais pas le morceau, mais il parait tout à fait approprié à la situation, tu chantes bien dis donc.

Franck_Pastor, pédales automatiques en ville, houlla, non merci! c’est vrai que sur route, c’est le panard (quand on s’est habitué, après trois ou quatre gamelles ;–), mais avec tous ces feux, non merci…

Par contre, pour en revenir au vent, j’en ai même fini par m’en amuser (sur les courts trajets): dans le dos, on se sent un surhomme, ça avance tout seul, et de face, c’est un challenge, un peu comme une bonne côte (bon faut pas être pressé). Evidemment, sur grande distance, je préfère l’avoir de face à l’aller…
Evidement, de côté et en rafales inégales, c’est dangereux!

Anne, je partage complètement ta réflexion. Ne serais–ce que quand il faut que j’organise la noria de l’arrosoir pour les pauvres plantes assoiffées de mon petit balcon.

z (I’m siiingin’ in the rain, I’m siingin’ in the raiin je répêêêête: quel dommage que ce ne soit pas Fred Astaire qui ait interprété ce rôle!)

34)
Anne Cuneo
, le 12.12.2007 à 09:31
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z (I’m siiingin’ in the rain, I’m siingin’ in the raiin je répêêêête: quel dommage que ce ne soit pas Fred Astaire qui ait interprété ce rôle!)

Tu ne vas pas me dire que t’as quelque chose contre Gene Kelly, tout de même? Ein? Répète, répèèèète un peu pour voir!!!

PS. J’adore Fred Astaire, entendons-nous bien.

35)
zit
, le 12.12.2007 à 09:46
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Anne, j’abhorre Gene Kelly, même dans cette scène, dans laquelle il est tout seul, il n’est pas capable de faire plus de trois pas d’affilée sans s’essouffler! Le grand Fred, pour sa part, ce n’était que des plans–séquences, quand il dansait…

Cessons là de nous chamailler, de toutes façons, impossible de comparer l’élégance et la grâce d’une gazelle et un crapaud, fût–il joli.

z (qui adooore Fred Astaire, je répêêêêête: et qui part en courrant ;o)

36)
Franck_Pastor
, le 12.12.2007 à 10:26
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Franck_Pastor, pédales automatiques en ville, houlla, non merci! c’est vrai que sur route, c’est le panard (quand on s’est habitué, après trois ou quatre gamelles ;–), mais avec tous ces feux, non merci…

Bah, j’habite en plein cœur de Bruxelles, et j’ai appris à déchausser et surtout rechausser instantanément à chacun des nombreux feux que je dois passer avant de sortir de la ville pour mes randos. C’est un coup à prendre, mais c’est vrai que ça m’a pris du temps, et que pour un cycliste urbain qui reste à pédaler en ville, ça doit être pas mal contraignant au début. Ça vaut quand même le coup d’essayer, à mon avis. Certains modèles sont prévus pour les enclenchements et déclenchements fréquents (VTT, tourisme) et sont donc plus aisés à manier.

Entre Fred Astaire et Gene Kelly, moi je ne choisis pas, j’adore les deux !

37)
Anne Cuneo
, le 12.12.2007 à 16:28
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Entre Fred Astaire et Gene Kelly, moi je ne choisis pas, j’adore les deux !

Moi non plus je ne choisis pas. Moi aussi, j’adore les deux!

Et celle du plan-séquence, zit, elle est maigre. Je te conseille de bien regarder un numéro de Fred Astaire (par ex. sur You Tube), tu verras les coupes, sinon la première fois, où tu seras ébloui par la maîtrise (absolument phénoménale) du gars, du moins la seconde. Quant à l’essouflement de Gene Kelly, c’est une voix comme ça (on aime ou on aime pas), de toute façon tu ne crois tout de même pas qu’il a chanté EN DIRECT??? C’est bien entendu post-synchronisé. Et je t’assure que pendant qu’il chantait en studio, il ne dansait pas…