Profitez des offres Memoirevive.ch!
Didine et moi

Un beau soir d’août, me promenant sur un placis face à la mer, d’un pas d’une lenteur à gagner le respect d’un sénateur, je vois surgir en trombe au détour du chemin le fils d’un ami, ado pur jus de quinze ans, baggy s’effondrant sur les genoux et crête bleuâtre culminant sur un corps dégingandé qui a poussé trop vite, « maigre comme un 100 de clous ».

Radieux, juché sur un vélo de ville, il multiplie les passages autour de moi : démarrages sur les moyeux, accélérations stupéfiantes et freinages en glissade. Accoutumé à le voir – et malheureusement à l’entendre – couché sur sa mob’ trafiquée à l’échappement réduit au simple tuyau (« j’exiiiiiiissste ! »), je me demande in petto quel plaisir ce futur motard casse-cou pouvait bien tirer d’un simple vélo. Quasiment humiliant, à cet âge, de se balader sur un vulgaire biclou sans traîner derrière soi une fanfare de décibels mêlés aux remugles si particuliers aux moteurs à deux temps. Pourtant, il prenait son pied, le môme.

Dans une dernière course il vient vers moi et bloque les roues de son engin avant de lancer : « T’as vu mes accélérations ? Tu veux essayer ? C’est un vélo électrique ! », et de tapoter un parallélipipède gris souris glissé entre cadre et roue arrière : la batterie d’accus.

C’est ainsi que je rencontrais Didine que j’allais ramener avec moi en ville, son propriétaire cherchant à s’en défaire avant de partir à l’étranger.

Didine, Vélo Absolument Épatant

Si ma douce est une adepte de longue date du vélo, qu’elle utilise chaque fois qu’elle le peut, je n’ai pour ma part jamais éprouvé de grande ferveur pour les engins à deux roues lorsqu’il me faut pédaler, jusqu’à cette rencontre.

image

Ma Didine à moi

Didine n’est pas à proprement parler, pour la loi française (européenne ?), un vélo électrique mais un vélo à assistance électrique (VAE). Si le vélo électrique n’est, ni plus ni moins, qu’un cyclomoteur sur lequel un moteur électrique se serait substitué au moteur à explosion, le VAE est un vélo équipé d’un moteur électrique qui « se borne » à assister le cycliste dans son pédalage. C’est un vrai vélo qui ne nécessite – contre certaines contraintes légales en France – ni assurance, ni permis, ni obligation de porter un casque contrairement au vélo électrique. Imaginez un vélo sur lequel on aurait greffé un moteur électrique, une batterie d’accumulateurs et un contact marche/arrêt. Vous l’enfourchez, mettez le contact et lorsque vous pesez sur la pédale, le moteur vous fournit immédiatement une puissance égale à celle de votre coup de pédale. Donnant-donnant. Si vous cessez de pédaler, le moteur ne vous assiste plus. Ce vélo roule pour vous dès que vous roulez pour lui. Le VAE n’est pas un vélo de fainéant, son pilote fournit toujours au moins la moitié de l’effort nécessaire. Mais cette moitié d’effort, ça change tout.

image

Le pédalier du MBK Ax-ion City et le moteur d’assistance

La limite d’assistance est contrainte par la loi française à 25 km/h mais à cette allure, qui est une très belle allure en ville, on est lancé et l’effort à fournir est alors réduit à un soutien, on entretient la vitesse atteinte sans forcer inutilement et à la première grimpette, l’assistance est de retour. Lorsque vous roulez contre le vent, lorsque vous transportez un enfant sur le porte-bagage, lorsque votre panier et vos sacoches sont chargées et que vous devez aborder une côte, vous bénissez votre VAE et y allez le cœur léger. L’effort a fournir est raisonnable. Les personnes âgées qui avaient à contre-cœur abandonné l’usage du vélo le retrouvent avec plaisir sur un VAE.
De plus, le VAE donne au sédentaire, qui soulevait son cul-de-plomb de son fauteuil au bureau pour le caler derechef dans le baquet de sa voiture, l’occasion de procurer à son corps l’exercice nécessaire et suffisant pour ne pas se barder d’une graisse inutile autant que néfaste à sa santé.

La circulation en ville : l’urbanité dans le transport (et réciproquement)

La circulation des hommes est un signe des temps qui pourrait confiner aujourd’hui à l’agitation pour l’agitation (l’exemple vient d’ailleurs de haut). Bouger pour bouger, le mouvement comme finalité, comme preuve de son efficacité, l’agitation comme témoin de son existence : « Je bouge, donc je suis » et même, pour le pervers abouti, le mouvement comme justification de son existence. Avec les incidences que l’on sait dès lors que cette multiplication de mouvements ne fait plus appel à la seule force physique fournie par le repas du jour mais à la force mécanique d’un moteur qui se nourrit des richesses fossiles – non reproductibles – de la planète comme le gui se nourrit de la sève de l’arbre qu’il parasite. À la notable différence près que le gui ne rejette pas dans l’atmosphère des gaz délétères en quantité telle qu’il pourrait provoquer sa propre disparition. Le gui n’a pas de cerveau mais il n’est pas con pour autant. L’utilisateur urbain de kat’kat’, lui, n’a un cerveau que pour élever son centre de gravité déjà haut (et grave, il l’est comme personne). 200 g d’essence de pétrole, disparue à jamais, pour aller acheter le pain, 100 g pour se rendre chez un ami voisin à 500 m de là (en hiver, sous starter), 150 g pour aller… faire un plein.

Imaginer que le moteur d’une voiture gâche à jamais une quantité d’essence fossile d’abord pour faire bouger 700 kg de ferraille et accessoirement 60 kg de chair et d’os (cervelet compris) vautrés dedans… quand un vélo de 20 kg exécute la même fonction avec une poignée de calories reproductibles, ça interroge l’honnête homme, non ?

Allez, imprégnez-vous bien de cette idée avant de continuer.

image

La circulation, notamment urbaine, pourrait avec un peu de bonne volonté (et d’honnêteté) être analysée et raisonnée au quotidien pour éviter le gâchis si ne se dressait incongrument l’orgueil (c’est-à-dire la bêtise) de l’homo bagnolus pour barrer la route à la raison.

Pourquoi ai-je décidé de me mettre au vélo ? D’abord pour faire à vélo ce que je faisais lentement et/ou péniblement à pied et bêtement en voiture.

Par exemple, le pain que j’aime sort des mains d’un boulanger qui pétrit trop loin de chez moi pour que j’y aille à pied avec entrain mais pas assez loin pour que je m’y rende raisonnablement en voiture. Didine m’y amène désormais lorsque la météo s’y prête (il ne pleut que 8 % du temps, même en Bretagne) et me fait gagner du temps, notamment aux heures de pointe lorsqu’elle dépasse comme une fleur l’interminable tænia, quasiment inerte, d’amas de tôle puants et toxiques qui, deux fois par jour, s’approprie les voies de circulation dans les deux sens. « Je travaille au centre-ville et j’habite à la campagne/banlieue » répondant ubuesquement à « Je travaille à la campagne/banlieue et j’habite au centre-ville ». En prime, je peux garer Didine en une poignée de secondes presque n’importe où sans gêner personne et cet atout, à lui seul, est énorme.

Bien sûr, si c’est une caisse de bouquins que je dois transporter, je prends la voiture. C’est cette adaptation du véhicule à la tâche à accomplir qui doit devenir réflexe. Comme un retour à la raison.

Le seul écueil à ma circulation avec Didine sont les feux rouges et les stops.

Pistes ou bandes cyclables et couloirs de bus (le VAE est un vélo) nous permettent non seulement de dépasser la plupart des voitures (qui perdront de toute façon toute leur avance et plus quand il s’agira pour elles de trouver un emplacement où stationner) mais aussi la plupart des bus qui doivent marquer l’arrêt aux stations pendant que Didine m’entraîne sans relâche vers ma destination. Notre vitesse de déplacement moyenne, à Didine et moi, est constante et tourne à un peu moins de 20 km/h. Sans à coups, sans fatigue et avec le sourire.

Les seuls véhicules qui nous dépassent sont les deux roues à moteur à explosion. Mais on les grille aux feux ! Car on s’offre des petits plaisirs puérils, avec ma Didine. L’autre jour, un gamin sur son scooter s’arrête près de moi. « Vroum, vroum, vroum… Pue, pue, pue… » pendant que je cale ma pédale pour démarrer efficacement ; le feu passe au vert, j’appuie comme une bête sur la pédale et Didine décolle, en silence, avant le scooter qui ne nous dépasse qu’au milieu du carrefour. On se laisserait aller à lui flatter la croupe, à la Didine, après un tel exploit, impossible avec un vélo classique dont la relance reste le point faible, atout majeur pour le VAE qui ne reste pas englué dans le dangereux tohu-bohu de voitures, scooters et vélos qui marque invariablement l’apparition du feu vert tant attendu par tous. Quant aux voitures, elles perdent toujours au démarrage, même les voitures allemandes surpuissantes des « petites quéquettes ». Quoi de plus traînard dans la circulation urbaine qu’une voiture ? La voiture en ville est bien le véhicule le plus lent, aux pointes de vitesse près qui expliquent d’ailleurs une part des dangereux excès de vitesse dus à la frustration du conducteur qui tente ainsi de rattraper son retard, à grands coups d’accélérateur coûteux en carburant fossile… et en toute vanité.

image

Mais ce qui m’a amusé le plus (cruellement, j’en conviens) au début de ma collaboration avec Didine, c’est cette rencontre, sur une route de campagne, avec un VTTiste, équipé de toute sa panoplie, entièrement noire, comme le vélo : casque sépulcral, mitaines lugubres, pompes… funèbres et chaussettes assorties, cuissard et maillot mortuaires, lunettes « sport » bref, l’uniforme complet (réminiscence de sa panoplie de Zorro) du type en deuil de la subtilité de son humanité (je ne parle pas de toi Tom25, je t’adore !).

Je croise cette macabre figure de mode, qui mérite bien de notre époque, alors qu’il achève de monter le raidillon d’un joli creux tandis que je le descends. En danseuse, visage rubicond sous l’effort, gouttant de sueur, bouche ouverte, j’entends son souffle sépulcral au passage. Il souffre. Cet homme souffre mais je ne le plains pas, il souffre en héros : à chacun son vice.

Je fais ni une ni deux, je veux savoir si cette pente me fera souffrir, moi aussi, et j’exécute un demi-tour, pour voir. Je me lance en quatrième (Didine a un Shimano 4 vitesses dont elle est très fière) et j’entame le raidillon. À mi-hauteur, je passe en troisième pour ne pas fatiguer Didine inutilement (!). Mes fesses restent vissées sur la confortable selle et j’atteins le haut du raidillon en découvrant que les muscles de mes cuisses ont bien fonctionné mais sans subir d’outrage. Souffle légèrement accéléré, cœur joyeux, pas de transpiration. Sourire de satisfaction : à chacun son vice, vous dis-je.

La souffrance, certains la recherchent autant que d’autres la fuient. Personnellement, je m’emploie à courir plus vite qu’elle à chaque occasion, sans attendre même qu’elle me coure après et c’est pourquoi mon coup de foudre avec Didine fut éblouissant de contentement. J’ai toujours prôné l’exercice contre le sport, le bien-être contre la douleur, le goût contre le dégoût, l’hédonisme contre la religion et… Mac Os X contre Windaube.

La soixantaine arrivant, bien que la nature m’ait pourvu d’une constitution physique confortable, je commence à recevoir des messages qui m’indiquent qu’il va me falloir commencer à me calmer un peu : Les ligaments donnent les premiers signes de fatigue ; l’influx musculaire commence à diminuer doucement ; les muscles eux-mêmes perdent de leur résistance et la carcasse est moins souple qu’elle ne le fut. C’est le moment de ne plus forcer la bête en même temps qu’il est nécessaire de la maintenir en bon état de marche pour le reste du chemin. Le vélo à assistance électrique est une de ces pratiques qui offrent aux gens de mon âge un excellent moyen de s’entretenir dans le plaisir. Il en est d’autres encore plus agréables mais ne confondons pas transports urbains et transports câlins même si les seconds sont aussi constitutifs de l’urbanité.

Didine sous toutes les coutures

Ma Didine à moi est un vélo à assistance électrique MBK de type Ax-ion City (Yamaha XPC-26). Inventé à la fin des années 1990 par Yamaha (propriétaire de MBK) c’est le premier VAE a avoir vu le jour sur la planète et je pense qu’après ces années il reste un des meilleurs VAE du marché.

image

Le MBK Ax-Ion City

La partie cycle est de construction soignée, contrairement à certains VAE d’origine chinoise actuellement sur la place. Ses lignes sont celles d’un vélo urbain et si l’on n’y prend garde, on ne remarque pas qu’entre le cadre de selle et la roue arrière s’est glissée une batterie d’accus au cadmium-nickel qui lui procure une autonomie d’une trentaine de kilomètres.

image

Dérailleur Shimano Nexus à 4 vitesses et frein à tambour se partagent avec sobriété et efficacité le moyeu de la roue arrière comme la béquille centrale très solide munie d’une manette de bloquage qui se manœuvre au pied et qui permet au vélo de tenir tout seul, sans appui auxiliaire et sans craindre de chute. Les vitesses sont commandées par poignée tournante au guidon avec répétiteur à points rouges. L’éclairage, halogène à l’avant, est assuré par une dynamo, non pas par la batterie.

image

La selle est très confortable et se bascule en avant pour libérer la batterie si l’on ne désire pas la recharger en la laissant sur le vélo. Des bandes réfléchissantes sont placées sur les flancs des pneus et les pédales sont également réfléchissantes. Point important à noter, la présence d’un bloque-roue à clef (cadenas-minute), très pratique et sûr, soudé sur le triangle arrière qui se met en place au travers du rayonnage, par bascule, en quelques secondes et autorise les arrêts éclairs (!) à la boulangerie sans mettre en place la grosse artillerie d’un antivol en U (les Anglais disent en D, ce qui est plus juste).

image

Le moteur de 235 W (24 Volts), qui agit sur l’axe du pédalier, est activé par une manette fixée sur la barre transversale du cadre au-dessous d’un indicateur à trois diodes de niveau d’autonomie disponible.

L’assistance

Un des points les plus satisfaisants du MBK Ax-ion City réside dans la qualité de l’assistance qu’il propose.

Certains fabricants de VAE ont choisi une assistance totale au démarrage jusqu’à 5 km/h. Ce procédé, à la limite de la légalité pour les VAE, signifie que lors d’un démarrage, en côte par exemple, l’assistance vous émancipe de tout effort sur le pédalier jusqu’à ce que vous atteigniez la vitesse de 5 km/h. D’autres fabricants vous laissent vous dépatouiller pour les deux premiers coups de pédale, l’assistance ne s’activant qu’après cet effort, toujours le plus important. Pas glop ! D’autres enfin vous autorisent à sélectionner à tout moment le degré d’assistance désiré. Je préfère personnellement la « boîte automatique » de Didine qui m’évite de me laisser distraire par un comportement de route trop calculateur aux dépens de la sécurité.

image

Le VAE d’Aprilia : Enjoy Racing

Sur l’Ax-ion, l’assistance, dont le niveau dépend de l’effort de pédalage et de la vitesse du vélo (contrôle électronique du système PAS – Power Assist System), est disponible à la première pression sur la pédale. Vous fournissez 100 W d’appui, le vélo vous en fournit simultanément 100 W supplémentaires, à concurrence des 235 W théoriques disponibles (pour les hercules dopés). L’assistance est égale à l’effort fourni jusqu’à atteindre 15 km/h puis décroit progressivement, au fur et à mesure que la vitesse augmente, jusqu’à ce qu’elle atteigne 25 km/h puis laisse la place à la seule puissance motrice du cycliste. En clair, l’assistance agit avec toute son efficacité au moment le plus important qui est le lancement du vélo.

image

Mini-VAE pliant et son sac de transport

La plage optimale de pédalage s’étend entre 50 et 65 tours de pédales à la minute, quelle que soit la vitesse engagée, qui permet d’atteindre 13 km/h en première, 16 km/h en deuxième, 20 km/h en troisième et 24 km/h en quatrième avant que l’assistance ne se dissipe totalement.

Sur la déclivité très forte d’une cale de mise à l’eau de bateaux à côté de laquelle la rue de Ménilmontant est en pente douce, un garçon de 9 ans et sa sœur de dix ans, avec ce vélo trop grand pour eux, sont parvenus en haut sans effort notable. Mes presque 90 kg aussi, sans fatigue, sans soulever les fesses de la selle, en tenant le guidon d’une main et en vitesse 2. Même pas un exploit mais un enchantement pour les enfants comme pour moi.

image

Tricycle VAE caréné et couvert

Il me semble que ce système d’assistance PAS constitue le principal atout du VAE de MBK.
C’est bien l’assistance au démarrage qui fait du VAE le vélo urbain par excellence et l’on est en droit de penser que la meilleure publicité pour convaincre les automobilistes – notamment les plus chétifs et les moins jeunes mais aussi les plus cossards – de laisser leur voiture au garage serait de communiquer sur les vélos à assistance électrique.
Tout le monde n’a pas le goût du vélo (c’était mon cas) mais tout le monde sait aujourd’hui que la bagnole en ville est désastreuse à plus d’un titre. Mais demander à ceux qui tiennent à leur autonomie de déplacement de se taper sur un vélo classique les côtes à l’arraché et de se faire bousculer dans le chaos des redémarrages au feu rouge ne mènera pas à un grand résultat. Or, ces deux points noirs sont justement l’atout majeur des VAE qui permettent d’oublier les côtes et le tumulte en même temps que sa forme moyenne et son âge.

La plupart des déplacements en ville ont lieu dans un rayon de 5 km (65 % moins de 3 km). Il faut un petit quart d’heure en VAE pour franchir cette distance en ville, sans souci de trouver à stationner très près de sa destination, sans entraînement et sans fatigue. 3 à 5 kilomètres, c’est ce qui est nécessaire au moteur à explosion d’une voiture pour ne plus utiliser le starter (un ogre en carburant) en hiver.

image

Un superbe tricycle VAE apte à transporter de belles charges sans fatigue

Si vous avez des besoins particuliers, les illustrations vous montrent que le VAE existe sous diverses formes adaptées à vos besoins : Le vélo de ville avec son panier à commissions ; le VTT aux lignes contemporaines, très sport ; le VTC ; le tricycle et son grand panier arrière ; le tricycle pour handicapé à 2 roues avant ; le tricycle pliable pour personne à mobilité réduite ; le tricycle à pédalage horizontal ; le tricycle calèche (vélo-taxi) ; le tricycle caréné, couvert ; le mini-vélo pliant à embarquer sur le bateau, dans le train ou dans le coffre de la voiture pour l’utiliser après une longue route.

L’autonomie

Les fabricants partagent tous le même enthousiasme sur l’autonomie de leurs VAE, seul l’utilisateur fait la grimace devant la réalité des chiffres. On lui vole des kilomètres sans vergogne.

Une autonomie s’étalant de 30 à 70 km est généralement annoncée pour les différents types de VAE. Par exemple, l’Ax-ion de MBK est promis pour 40 km d’autonomie à la condition d’emprunter un parcours plat, à l’occasion d’un jour sans vent, à 15 km/h et poignée de vitesse en position 4. Dans la réalité, et à condition d’avoir une conduite intelligente (bonne gestion de l’effort et des vitesses, prise en compte et anticipation subtile de la circulation et des reliefs) l’autonomie ne dépasse guère 30 km. Face à cette réalité, 1 kilomètre sur 4 n’est qu’une promesse de publicitaire. Cela autorise toutefois un déplacement quotidien vers un lieu de travail éloigné de 15 km sans recharger la batterie, ce qui n’est pas mal quand on échappe aux bouchons et qu’on arrive au boulot frais comme un gardon et bien réveillé grâce à ce petit exercice matinal.

L’autonomie d’un VAE dépend principalement du type de sa batterie.

Plomb (Pb), cadmium-nickel (NiCd), hydrure métallique de nickel (NiMH), lithium-ion (Li-ion), lithium-ion polymère (LiPo) ou même pile à combustible (expérimentée sur VAE par Aprilia), tout ou presque est disponible sur les VAE en matière de batteries d’accumulateurs d’énergie.

Le type de batterie proposé peut faire basculer l’acheteur d’un modèle à l’autre, d’une marque à l’autre. Certains rechercheront le VAE équipé de la batterie la plus puissante, d’autres celle qui aura la durée de vie la plus longue, d’autres encore celle qui offrira le meilleur rapport qualité/prix, d’autres enfin celle qui aura le prix le plus bas.

À ces critères s’ajoute celui du poids. Une batterie au plomb est infiniment plus lourde à service rendu égal qu’une batterie au lithium mais elle sera en revanche infiniment moins coûteuse que cette dernière qui pourra s’afficher cinq fois plus chère.

Si l’on considère que le coût de la partie cycle des VAE urbains diffère assez peu entre les modèles même si une fabrication hollandaise est beaucoup plus soignée qu’une fabrication chinoise, et que ce ne sont pas non plus les moteurs qui affichent des différences de coûts énormes, il faut constater que selon la batterie choisie on peut voir les prix des VAE varier du simple au double.

D’une manière générale, les VAE d’origine chinoise sont équipés de batterie au plomb. Ce sont aussi les VAE les moins coûteux à l’achat. Une batterie au plomb peut se changer contre une centaine d’euros tandis qu’une batterie au cadmium-nickel coûte le double et une batterie lithium-ion le double d’une batterie au cadmium-nickel. De fait, le prix d’une batterie d’accus est inversement proportionnel à la masse de ladite batterie.

Il s’agit donc d’établir son choix sur cet ensemble de critères : poids/autonomie/durabilité (nb de cycles de recharge)/prix, ce qui n’est pas une sinécure et demande un minimum de connaissances en matière de batteries d’accumulateurs.

image

Plomb (Pb), cadmium-nickel (NiCd), hydrure métallique de nickel (NiMH), lithium-ion (Li-ion)

On remarquera que la performance en poids et en autonomie est inversement proportionnelle au prix. En revanche, le nombre de recharges potentielles, c’est-à-dire la durée de vie de la batterie, n’a de rapport ni avec le poids, ni avec l’autonomie, ni avec le prix.

Ma Didine est équipée d’une batterie au cadmium-nickel qui, sans être très légère n’est pas lourde (4 kg), sans offrir une autonomie considérable n’est pas à la rue (30 km), sans être peu coûteuse n’est pas ruineuse (200 € – 330 CHF) mais qui l’emporte nettement sur toutes les autres avec un nombre de cycles de recharges double du lithium-ion et plus du double de l’hydrure métallique de nickel, dont la durée de vie déçoit notamment face à son coût.

Le temps de recharge d’une batterie varie en fonction du type de batterie choisi, entre 3 et 8 heures. Une batterie se charge ainsi naturellement la nuit.

Quant au coût de fonctionnement d’un VAE il s’établit à moins de 0,20 € (0,33 CHF) pour 100 km parcourus. Beaucoup moins élevé que le carburant pour un cyclomoteur, par exemple. Pour moins cher, il reste le vélo mais la sueur en plus. Ou aller pedibus.

D’aucuns, et parmi les meilleurs, sauront me rappeler que les batteries, ça peut polluer, et ils auront raison. Les batteries en fin de vie doivent être recyclées et les métaux et la chimie qu’elles contiennent empêchés de continuer leur vie dans la nature. Ces batteries ne constituent d’ailleurs pas un danger égal, ni dans leur capacité à polluer, ni dans leur fonctionnement, et la recherche sur les futurs types de batterie tente de nous débarrasser de cet encombrant problème pour le stockage de l’énergie électrique. Ordinateurs portables et VAE sont concernés au même titre.

Les batteries de voiture ne transportent pas l’automobiliste, elles lancent le moteur à explosion. La batterie du VAE fournit au mieux la moitié de l’énergie nécessaire au transport du cycliste. Électricité et « huile de genoux » sont les carburants du VAE.

Transformer ou faire transformer son vélo en VAE

Si l’on possède déjà un vélo et que l’on souhaite, pour une raison ou une autre, disposer d’un VAE, nul besoin de s’en séparer, il suffit de le transformer ou de le faire transformer en lui adaptant un des nombreux kits du marché.

image

Des kits de motorisation

image

Roue, moteur, contrôleur et batterie

Le kit comprend le moteur électrique ou la roue – avant ou arrière – tout équipée (moteur et moyeu, rayonnage et jante), la batterie et son chargeur, le contrôleur, la manette de commande, les câbles et les différentes attaches.

Le déploiement du VAE dans les villes

On pourrait imaginer que le discours des politiques favorables au déploiement des véhicules à propulsion alternative a déclenché une série de mesures concrètes d’accompagnement pour susciter l’intérêt du grand public pour les VAE et que des aides incitatives à l’achat ont été mises en place. Malheureusement, les seules aides allouées à l’achat d’un véhicule non polluant concernent les voitures et scooters électriques, pour un montant de l’ordre de 400 € – 665 CHF pour un scooter. Pourquoi le VAE ne bénéficie-t-il pas de la prime ADEME comme les autres véhicules motorisés non polluants ? Par contre, certaines entreprises innovantes aident leurs employés à acquérir un VAE, d’autres (en Belgique) versent une indemnité kilométrique à ceux de leurs employés qui utilisent un VAE pour se rendre au travail (indemnité exonérée d’impôts et de charges sécu jusqu’à concurrence de 0,15 € – 0,25 CHF du kilomètre).

image

VAE Giant des services techniques de la ville d’Arles

L’ADEME (Agence française de Développement de la Maîtrise de l’Énergie) , « dans le cadre de sa politique de développement des modes alternatifs à la voiture, […] a confié au Cycle d’Urbanisme de Sciences Po une mission de définition de leviers d’action pour le développement du vélo en ville […] » De cette étude de l’ADEME il ressort ces cinq propositions premières d’actions (sur 50) à mettre en œuvre :

  1. Développer les opérations de marketing (sic) individualisé ;
  2. Campagne nationale sur l’image du vélo ;
  3. Inciter les collectivités à présenter le vélo urbain comme un mode de déplacement à part entière ;
  4. Communiquer sur les bienfaits du vélo en termes de santé ;
  5. Utiliser les professionnels de la santé comme relais pour communiquer sur le vélo.

Rien sur les gains en matière de pollution, d’économie d’énergie, de bien-être, d’efficacité et de sécurité dans les cinq points majeurs. Problèmes secondaires, sans doute. Si on attend que les Français décident de faire du vélo pour améliorer leur santé, il faudra être patients.

Cette étude fut publiée en juillet 2004 et je cherche à me souvenir de cette campagne nationale marquante – forcément marquante – sans y parvenir. Elle m’aura échappé. Sans doute cette étude sera-t-elle un jour utilisée par un politicard acculé sur le sujet par un cycliste citoyen insatisfait et teigneux, exigeant que les promesses soient tenues, qui pourra s’en sortir en évoquant cette étude pour clouer le bec de l’impertinent qui osait douter de la compétence et de l’efficacité de ce représentant du peuple. Aussi bons soient-ils, les études et rapports, en France, ne servent plus désormais que de bouées de sauvetage lancées aux élus qui perdent pied mais dont le moulin à parole est le meilleur (le seul ?) atout.

image

Borloo, ministre de l’écologie responsable du « Grenelle de l’environnement » sur un VAE Gitane

En Suisse, et notamment dans le canton de Genève, vous avez plus de chance. L’ATE (Association Transports et Environnement) s’engage réellement et activement dans la promotion du VAE pour contrer la progression de la voiture et du scooter à Genève. L’ATE a reçu la Bourse du développement durable en 2007 pour le développement d’une offre de VAE à l’intention des entreprises de la région. Certaines villes versent ainsi une subvention de quelques centaines de francs aux citoyens qui acquièrent un VAE dans un commerce local. Une brochure fort claire fait le point avec efficacité.

Nous verrons en France si du très médiatique « Grenelle de l’environnement » sortiront, parmi d’autres mesures faciles à prendre, des aides pour l’acquisition de VAE et un financement pour la promotion du vélo.

Bien garer son vélo c’est éviter le vol

Le vol de vélos – classiques comme VTT, VTC ou VAE – est devenu une véritable calamité en Europe. Chaque année, des dizaines de milliers de vélos changent de main sans l’accord de leur propriétaire pour se retrouver souvent dans des brocantes ou ventes en plein air de vélos en tous genres – entiers ou en pièces détachées – quand ce n’est pas dans le canal. Le fléau est si important que l’on commence à s’organiser dans toute l’Europe.

image

Excès batave d’un Batave excédé

Sans s’attarder à détailler ici les causes les plus fréquentes de vol de vélo on peut dire qu’elles sont facilitées par la légèreté de leur propriétaire aussi bien que par le laxisme qui règne chez les fabricants d’antivols qui savent qu’ils fabriquent et vendent des produits inefficaces mais continuent de le faire. Les pouvoirs publics devraient clairement lancer une norme contraignante pour garantir l’efficacité des antivols et bien communiquer sur cette norme, cela éliminerait rapidement les fabricants véreux.

Les élus locaux doivent aussi proposer aux cyclistes des points d’attache efficaces constitués de U renversés ( U60 – 70-75 cm de haut, 60 cm de long), pas de simples « pince-roue », cela rendrait une certaine crédibilité à leurs discours pieux sur la circulation à vélo et les invitations aux journées « Tous à vélo ». Tous à vélo, d’accord, si on ne nous l’a pas volé, le biclou.

Si vos responsables politiques, vos élus locaux, tiennent des discours favorables au vélo – voire incitatifs – et qu’il ne mettent pas en place des dispositifs efficaces pour la sécurité des vélos ni ne multiplient les pistes cyclables ou au moins des bandes cyclables, jetez-les à la première élection à venir, ce sont des pitres. Quant à ceux qui ne réalisent pas l’urgence de rendre la ville plus sûre et plus saine par une politique favorable aux transports non polluants, que doit-on penser d’eux ?

image

Le « pince-roue »…

image

…un tue-l’amour pour le vélo

Ces deux mesures prises, ne resteraient plus alors pratiquement que les vols encouragés par l’imprudence des cyclistes qui disposeraient du choix de se faire voler ou pas leur bécane, en toute liberté. Laisser son vélo sans antivol devant la boulangerie peut suffire à devoir rentrer à pied chez soi, la baguette sous le bras (30 % des vols). Abandonner son vélo la nuit à la seule garde d’un antivol bouclé sur la roue avant suffit pour se retrouver le lendemain propriétaire de cette unique roue avant et devoir envisager l’apprentissage délicat du monocycle. Je ne m’étendrai pas du bonheur de rentrer à vélo chez soi sans selle…

image

Barre d’accrochage U60

Où les communes doivent-elles installer des U60 ? Tiens, une idée, comme ça : des emplacements sont réservés sur tous les parcs à voitures pour les véhicules des grands invalides (art. L.2213-2 du Code des collectivités territoriales). Que les maires qui souhaitent vraiment encourager l’usage du vélo réservent au moins autant d’emplacements pour y poser des U60 à l’usage des cyclistes, sur toutes les zones de stationnement de voitures pour répartir géographiquement, au mieux, les parcs à vélos. Quatre U60 sur 1 seule place de voiture (en épi s’il le faut) permettent de mettre en sécurité 8 vélos tête-bêche 2 à 2. Les plus bienveillants d’entre nos édiles pourront aller jusqu’à couvrir certains de ces emplacements d’une aubette pour que les selles et sièges pour enfants puissent être protégés des intempéries, on ne leur en voudra pas. Élus de tous bords, vous voulez nos voix ? Méritez-les !

image

Comment attacher son vélo sur une barre U60

image

Aubette sur une rangée de U60

Quelques mesures simples suivies avec rigueur et constance suffisent pourtant au cycliste à dérouter les chapardeurs.

image

Vélo à attaches rapides

L’achat d’un bon antivol. Les modèles en U en acier cémenté et à clef plate (certaines clefs rondes ne sont pas fiables) sont globalement les plus efficaces, les plus longs restant les plus pratiques à utiliser mais ils sont les plus lourds (on peut aujourd’hui les fixer sur le cadre quand on roule).
Le remplacement des fixations rapides de roues et de selle (le vol de selle est une pratique courante) par des fixations à écrou voire à écrou de sécurité est également un passage obligé.

image

1                                               2

                                              1. Cadenas recommandé par les voleurs

                                              2. Cadenas que je vous recommande

image

Écrou de roue inviolable

Il reste à cadenasser son vélo correctement si l’on veut faire la nique aux voleurs. Une bonne protection exige de rendre le cadre et la roue avant du vélo solidaires d’un point d’attache dédié ou du support d’un panneau de signalisation et d’utiliser un bloque-roue (cadenas-minute) sur la roue arrière.

image

On se méfiera des locaux à vélos non fermés, c’est dans ce genre de lieux que les voleurs se sentent le plus à l’aise, à l’abri des regards et disposant de tout le temps qu’il faut pour exécuter leur méfait. En France, 50 % des vols surviennent dans des lieux privés dont 43 % dans des locaux fermés mal protégés où le vélo n’est pas cadenassé.

Le jeu pour le voleur est facile. La plupart des antivols à câble (en spirale ou pas) se coupent en moins d’une minute, toron après toron, à l’aide d’une simple pince coupante que le voleur porte dans sa poche. Il suffit de 2 minutes pour venir à bout d’un antivol « boa » (constitué d’un câble mince « protégé » par des tronçons de tube) qui ne résiste guère au coupe-boulons. Les chaînes de petite et moyenne section sont découpées allègrement en quelques secondes également au coupe-boulons de 30 cm glissé dans un blouson, une chaîne efficace fait deux fois le poids d’un antivol en U. Lorsque le cadenas traîne par terre, une massette, toujours cachée dans le blouson du voleur, suffit pour le briser. Un antivol ne doit jamais reposer par terre ou contre un mur qui sert de point d’appui au casseur.

image

Illusions d’efficacité perdues

Ce n’était pas la rubrique « Soyons paranos, faisons du vélo ! », la réalité des chiffres est effrayante, y compris dans des pays de vélo comme la Hollande où il circule un vélo par habitant (15 millions) et qui compte 900 000 vélos volés par an. 600 000 vélos volés par an en Allemagne, 680 000 en Grande-Bretagne, 100 000 en Belgique, 400 000 en France et tout de même 80 000 en Suisse (plus qu’en France) qui, pourtant, n’est pas un pays de voleurs (banquiers et assureurs, peut-être…)

Didine est protégée par son bloque-roue arrière de série, un antivol en U StarkPlus de 31 cm (seul le disque d’une meuleuse en vient à bout) qui me permet de l’attacher à n’importe quel support et des écrous de sécurité sur la roue avant et la selle, normaux sur la roue arrière déjà protégée. Je ne crains que le gros naze en kat’kat’ qui pourrait me l’écraser, et moi avec. Cinq secondes pour enclencher le bloque-roue et empocher la clef (qui reste enfichée dans son logement tant que je ne stationne pas), 20 à 30 secondes pour fixer Didine par son U à un panneau ou un support dédié ne me semble pas excessif pour pouvoir oublier que j’ai laissé mon vélo dans la rue. Je sais que le voleur de passage préfèrera chercher une victime plus consentante. Quand Didine est rangée dans la cave fermée, ses cadenas sont en place, le U passé dans un solide point de fixation.

Parano ? No ! Le vol est une plaie. 27 % des Hollandais ne roulent pas ou plus à vélo par crainte du vol. C’est un des plus grands freins à la pratique du vélo. C’est ainsi que le vol favorise la voiture au détriment du vélo.

Comme on fait son lit, on se couche

Bien-être, santé, sécurité, rapidité, sociabilité, économie sociale, respect de l’environnement.
Le vélo est assurément, avec les transports en commun, l’avenir du déplacement urbain tandis que la voiture sera de plus en plus exclue des villes qu’elle pollue et rend dangereuses. Plus le vélo se déploiera en ville et plus les voitures y seront engluées. Il faut inverser les priorités et renvoyer les désagréments à ceux qui les causent.

Il est regrettable que, trop souvent, les élus, pourtant confrontés à des problèmes de plus en plus aigus pour régler les flux de circulation, s’ils développent généralement les transports en commun et commencent à dissuader les automobilistes (à peine), agissent si peu en faveur du vélo dans la ville par un discours de soutien sans équivoque et des réalisations (pistes ou bandes cyclables, dispositifs de circulation et de stationnement) marquantes, efficaces et tangibles. Le coût social du transport par vélo est tout à fait ridicule en regard de n’importe quel autre moyen de locomotion hormis la marche à pied. Il est temps de défavoriser visiblement la voiture, d’abord au cœur des villes puis vers la périphérie, en même temps que l’on y multiplie les transports en commun (tout en développant leur souplesse – fréquences, trajets et horaires) et que l’on y facilite la circulation des véhicules non polluants.

image

Parmi ceux-ci, vélos et VAE doivent devenir en ville des moyens de déplacement prioritaires sur les véhicules à moteur à explosion au même titre que les transports en commun. Il est nécessaire de faciliter leur déplacement notamment en ne les contraignant pas à effectuer de longs détours à cause de sens interdits non aménagés. Le cycliste doit pouvoir faire sa route au plus court et remonter les sens interdits dans un contresens cyclable. On doit aussi limiter pour le cycliste les arrêts obligatoires qui le ralentissent inutilement et rendent sa course plus pénible en l’autorisant, sous conditions d’évidence, à tourner à droite aux feux rouges, par exemple. Enfin, il ne doit subsister en ville aucune voie à l’usage exclusif des véhicules à moteur à explosion qui contraignent aujourd’hui les cyclistes à rallonger leur parcours.

Bref, il faut enlever aux voitures des privilèges qu’elles n’ont pas lieu d’avoir et dont le coût social est colossal.

La priorité de circulation (inversement, des niveaux de contrainte) doit être établie dans l’ordre suivant : Piétons, cyclistes, transports en commun, voitures et autres véhicules à moteur à explosion.

image

Le Chat de Geluck expérimente le moteur à réaction

L’aménagement aux portes des villes de grands parcs à voitures gratuits (parcs de dissuasion) à proximité de stations de transport en commun (bus, métro…) joint à l’aménagement de relais (« vélopostes », « cyclopostes », « vélostations »…), lieux proposant le prêt ou la location de vélos/VAE pour entrer dans la ville constitue un moyen efficace de refaire de la ville un lieu fréquentable.

Rendre à la ville sa qualité de vie, en faire un lieu apaisé en matière de circulation est une démarche éminemment politique qui nécessite une intelligence et un courage politiques , alors n’abandonnez pas vos élus à leur lâcheté, assiégez-les, exigez d’eux un engagement clair sur une politique de transport privilégiant le vélo et les transports en commun mais d’abord, soyez vélorutionnaire, roulez à vélo !

N’oubliez pas, vous qui avez déjà choisi le vélo, d’inciter vos proches à s’y mettre. Quant au vélo à assistance électrique, le meilleur argument consiste à l’essayer. Si vous avez déjà un VAE ou lorsque vous aurez un VAE, prêtez-le le plus souvent possible. Pour les autres, les vélocistes savent la puissance de conviction d’un petit tour en VAE et n’hésiteront pas à vous prêter ce qui deviendra peut-être votre moyen de locomotion préféré. Vous ne me croyez pas ? Vous détestez le vélo ? Vous adorerez le VAE. Essayez ! Vous redécouvrirez la vie en ville.

image

Didine, c’est ma copine

•••

Les sites pour apprendre et comprendre :

68 commentaires
1)
Caplan
, le 25.10.2007 à 00:16
[modifier]

Bravo Okazou!

Ouf! Je ne suis pas seul à avoir un vélo à assistance électrique!

Je suis curieux de lire ce que va écrire Franck… ;-))

Milsabor!

2)
François Cuneo
, le 25.10.2007 à 05:50
[modifier]

Article extraordinaire.

Tout est dit.

En plus c’est drôle.

J’en veux un, mais c’est cher. Et mes expériences sur e-bay, heu… ben non.

3)
Okazou
, le 25.10.2007 à 06:17
[modifier]

Caplan > Je ne savais pas que tu roulais en VAE. Quel est ton expérience, ton avis d’utilisateur ?

François > Certains VAE sont particulièrement chers en Suisse, d’après mes recherches, comme si c’était chez vous qu’on trouvait les modèles les plus luxueux. J’en ai trouvé avec des poignées en cuir, c’est dire qu’on frime, au pays des Helvètes.
Le marché de l’occasion (il n’y a pas que eBay) est un bon moyen de faire connaissance avec ces fantastiques petites machines.

4)
Okazou
, le 25.10.2007 à 06:26
[modifier]

Tiens, j’ai lu dans Le canard enchaîné d’hier (toujours une excellente lecture !) que la vie des automobilistes en ville allait être rendue encore un peu plus pénible. Se mettent en place, ici et là, des parcomètres dénonciateurs (c’est Vichy, vous dis-je !). Une boucle magnétique (comme il en existe pour les feux tricolores) détecte la présence du véhicule à son arrivée et lance un décompte de 20 minutes gratuites au-delà desquelles il « balance » aux flics par SMS.

On n’arrête pas le progrès. Pendant ce temps, tu gares ton vélo sans problème.

5)
Caplan
, le 25.10.2007 à 07:39
[modifier]

Caplan > Je ne savais pas que tu roulais en VAE. Quel est ton expérience, ton avis d’utilisateur ?

Il y a 100 mètres de dénivellation entre mon domicile et mon boulot. Ce genre de vélo est idéal pour faire le trajet sans finir en nage. J’en suis très content.

Il coûte cher (2000 francs), mais la ville de Lausanne offrait une subvention de 500 francs à l’époque où je l’ai acheté. Je ne sais pas si elle a été maintenue à ce niveau.

Milsabor!

6)
Roger Baudet
, le 25.10.2007 à 08:41
[modifier]

Génial, du grand CUK, merci, Okazou.

Ca me tente, ça me tente. Mais pour moi, ce sera la prochaine génération car j’ai une pente de 2.5km à 20% pour arriver chez moi plus 10km pour accéder en centre ville. Un VAE actuel ne supporterait pas ces contraintes (mais je sens que cela va évoluer très vite). Le VAE a de sérieux atouts et est nettement moins plouc que la voiture pour les déplacements urbains.

7)
Inconnu
, le 25.10.2007 à 08:51
[modifier]

Le VAE a de sérieux atouts et est nettement moins plouc que la voiture pour les déplacements urbains.

Non seulement c’est vrai, mais en plus c’est bien dit meme si je suis un integriste de l’huile de coude en ce qui concerne le vélo.

Ceci dit, le maire de Berne (que le cul lui gratte et les bras lui raccourcissent) a non seulement coupé la ville en deux avec ses travaux a la con pour les footballeux de l’horro 2008, mais il a en plus ajoute plein de rails de tram aux endroits critiques, ces rails ayant exactement les dimensions des roues de mon vélo, je vous laisse imaginer la colere des cyclistes de Berne auxquels personne ne concède jamais la moindre priorite par ailleurs.

8)
aacp
, le 25.10.2007 à 08:53
[modifier]

Mes parents utilisent un VAE depuis 7 ou 8 ans maintenant (Yamaha). Le gros problème reste la longévité de la batterie, qu’il faut changer régulièrement a des tarifs prohibitifs (comme le tarif de base de ce genre d’engins, qui n’a pas baissé depuis l’époque d’achat de ceux de mes parents).

9)
Saluki
, le 25.10.2007 à 09:26
[modifier]

MdR !

Du grand style, le meilleur d’Okazou sans les godasses de plomb, c’est vrai qu’il est en VAE.

Une boucle magnétique…détecte la présence du véhicule… 20 minutes gratuites au-delà desquelles il « balance » aux flics par SMS.

On n’arrête pas le progrès.Pendant ce temps, tu gares ton vélo sans problème.

Cela ne va pas durer

Edit:

Le gui n’a pas de cerveau mais il n’est pas con pour autant.

Si, si, car il creuse sa propre fin: quand l’arbre est crevé, il crève aussi, cf en limite de mon jardin.

10)
Marc2004
, le 25.10.2007 à 09:29
[modifier]

je suis bluffé par cet article! bravo okazou; Je vais peut-être (sic) essayer? ça dépend du prix maintenant…

11)
alec6
, le 25.10.2007 à 10:04
[modifier]

Cet article tombe à point dans la lignée de mon article… merci l’agent O !

Tout comme Mirko, je reste encore un intégriste de l’huile de coude, enfin de rotule ! mais avoue que le dénivelé de Ménilmontant est assassin pour les cuisses, la transpiration et autres impédimentas… Mais je ne dis pas qu’un jour, dans de lointaines années…

Je confirme la remarque de Saluki, garer son vélo est de plus en plus emblématique à la capitale, la croissance de ceux ci n’est que partiellement compensée par l’augmentation des parkings qui nous sont dédiés… C’est tout de même un bon signe !
Je rappelle à ceux qui auraient ignoré mon humeur que le Pic Pétrolier se rapproche… au dires d’un ancien dirigeant texan de BP, celui ci serait avéré depuis 2006

Allez, hardi les gars !

12)
ubulgur
, le 25.10.2007 à 10:20
[modifier]

Vive le vélo…

Je suis moi même un adepte régulier (3000Km/an) pour aller au travail.

Je trouve super joli le concept du tricycle VAE caréné en photo dans l’article… Quelqu’un aurait un lien vers un site sur ce VAE? est il commercialisé ???

Merci Merci !

13)
Madame Poppins
, le 25.10.2007 à 10:46
[modifier]

On m’aurait dit “y a quelqu’un qui va écrire un article sur le vélo électrique / à assistance électrique”, j’aurais dit “mais qu’est-ce qu’on peut bien raconter à ce sujet ?”.

Après lecture : on associe le vélo à la petite reine; dans ce cas-là, Okazou, ton article est princier (j’aurais bien dit “royal” mais bon, je veux pas me fâcher avec qui que ce soit ;-)

Bonne journée,

14)
Inconnu
, le 25.10.2007 à 11:14
[modifier]

Bravo pour cet article qui expose une solution de transport peu répandue et accessible aux croulants ;-)

J’attends l’article de Mirko sur le vélo accessible aux paraplégiques puisque fonctionnant à l’huile de coude.

À Paris on a la chance depuis peu d’avoir des bécanes en libre service, ce qui résoud les principaux problèmes : vol et places de garage trop rares. Et en plus c’est efficace, j’ai comparé les temps sur un trajet habituel : 30 min à pied, 20 en métro, 10 en vélo.

15)
Karim
, le 25.10.2007 à 11:15
[modifier]

C’est le transport idéal pour certaines villes comme notre bonne ville d’Auxerre où les pentes empêcheront à jamais le vélo d’être utilisé massivement. Reste que la chose est encore peu connue. Merci Okazou !

16)
Atypo
, le 25.10.2007 à 11:38
[modifier]

Ça me tente depuis longtemps, surtout que pour moi, « aller en ville » signifie descendre et, par conséquent, remonter la pente (10 %) au retour. Problème, c’est quand même assez cher et la batterie doit durer moins longtemps que les impôts.

Il me semble aussi que la plupart des fabricants devraient travailler avec un designer, parce le look n’est pas toujours terrible. On a souvent l’impression d’un produit de technicien ou d’ingénieur…

17)
zitouna
, le 25.10.2007 à 12:16
[modifier]

Bienvenue, au club des pédaleurs, O!

Super article, j’y repenserais dans une trentaine d’années (au moins, j’espère ;–), quoique le tricycle pour grosses charges me tenterait bien…

Bien que je ne sois plus à faire la course avec tous les cyclistes au démarage, j’essaye de partir au plus tôt pour éviter les pots d’échappement: j’ai plutôt la pédale nerveuse, aux feux (auquels je m’arrête…). L’autre jour, en rentant à la maison, une petite mémé pékinoise à vélo me grille en 15 mètres! Je la rattrape et la dépasse dès que j’ai atteint ma vitesse de croisière (sur la N 305, c’est du plat, environ 25Km/h). Au feu suivant, elle me laisse sur place sans effort apparent et à nouveau, il me faut 200 à 300 mètres pour arriver à sa hauteur (en appuyant bien). Epaté, par ses prouesses, je jette un oeil à l’athlète (150 cm de haut et 70 kg pour environ 65 ans…) et à sa machine qui avait un gros rectangle gris sur le cadre: VAE! Effectivement, c’est impressionnant!

Sinon, moins drôle: il y a quelques mois, le me suis fait “défoncer le cul” (roue arrière en forme de 8!) par un abruti en Mercedes “classe” A (comme Abruti avec un grand A, ça tombe bien), c’était complètement volontaire de sa part, il était énervé par un coup de téléphone qu’il venait de recevoir (au volant, bien sûr!), et mon style de conduite lui a déplu. Il y avait de nombreux témoins qui lui sont tous “tombés dessus” verbalement, il a pris un air contrit, s’est excusé et a même eu la “courtoisie” de charger ma machine inutilisable dans son coffre pour m’accompagner jusqu’à mon lieu de travail et à me dédomager pour que je puisse changer ma roue… Surtout, s’appercevant de la gravité de son geste, ça lui permettait d’éviter le constat (qu’il m’avait proposé d’emblée, de façon assez péremptoire et agressive) et surtout tous ces témoins à charge… Heureusement que son coup d’accélérateur concomitant à mon coup de frein était “gentiment” dosé, paske quand “on s’énerve” avec 1700 kg et un paquet de chevaux sous le capot contre un tas de viande sur quelques bouts de ferraille de 90 kg (tout compris, hein, sans le vélo, je pèse moins ;^), ça peut facilement faire de gros dégats dans la viande…

Encore moins drôle: la semaine dernière, un ami cycliste a osé manifester son mécontentement de trouver des automobiles dans la voie de circulation réservée aux bus et aux cycles en donnant un coup sur le capot, en passant… Révulsés que l’on s’en prenne ainsi lâchement à la prunelle de leurs yeux, à l’amour de leur vie, deux courrageux pilotes sont descendus de leur auguste char, jeté à bas de sa monture mon pote et ont massacré leur odieux agresseur, à deux, à coup de pied sur un homme à terre: touches pas à ma caisse ou je te butte! Quelle virilité! Ils l’ont laissé, étendu pour le compte, la gueule en sang et des bleus partout… Bon, le cycliste est rancunier: il a porté plainte (même pas cap de se faire justice lui–même!).

z (vélorution! je répêêête: boutons les polueurs hors des villes!)

18)
alec6
, le 25.10.2007 à 13:41
[modifier]

… et avec ça j’apprends dans Libé qu’Harry Potter est homosexuel…

Comment-ça aucun rapport ? Il a bien le droit de faire du vélo non ?

ok, >>>

19)
Franck_Pastor
, le 25.10.2007 à 14:49
[modifier]

Alec6 : pas Harry Potter, Dumbledore !

Amusant de reconnaître le palais de justice de Bruxelles, alias le Mammouth, sur une des photos ! :-)

Pour le sujet : je me demande si les gens qui utilisent un vélo électrique ont pensé à une autre idée : utiliser trois plateaux, et 9 ou 10 pignons, soit 27 à 30 vitesses, et changer de vitesses suivant la pente ! (Caplan ?) Si les pentes vous rebutent, messieurs-dames, faites-vous installer sur votre vélo des développements adaptés, ou bien achetez un vélo avec ces développements ! Un VTT moyen par exemple possède trois plateaux à 42-32-22 dents, et 9 pignons de 11 à 32 dents : avec 22/32 comme braquet minimal, je ne vois pas quelle côte peut vous résister, à moins que vous teniez absolument à NE PAS changer de vitesses ! Ce qui témoigne d’une mentalité que je suis incapable de comprendre, bien que même des amis à moi témoignent de ce travers… C’est devenu si facile de changer de vitesses sur les vélos modernes !

On me dira que ces braquets de VTT ne sont pas installables sur un vélo de ville “classique” : ce n’est pas faux (et encore, ça dépend des modèles). Mais les vélos de ville “classiques”, pour moi, ne sont pas des vélos, mais des charrues (pardon) : super-lourds, souvent mono-vitesse ou bien à 3 ou 4 vitesses, avec des pédales en caoutchouc déformables à la moindre pression et une selle carrément à l’aplomb du pédalier : pas étonnant que la moindre côte se transforme en calvaire et qu’on en vienne par conséquent à songer à y installer un moteur électrique…

Alors qu’il suffit d’un peu d’investissement pour transformer un vélo digne de ce nom, c’est-à-dire muni du nombre de braquets suffisants, en parfait vélo de ville ! Prenez un vélo de route (modèle cyclotouriste à gros pneus, maintenant hélas assez rare), un VTT, ou mieux en l’occurence un VTC, muni de ces braquets, et faites-lui adjoindre éclairage, porte-bagages et sacoches : un vélociste confirmé sait parfaitement faire ça. Et pour le pédalage, pitié, pensez au cales-pieds à butée (sans courroies) qui vous maintiennent l’avant du pied : on en prend très vite le “coup” pour les chausser, elles sont sans risque et on se fatigue déjà nettement moins qu’avec des pédales “normales” ! Si vous êtes tentés par le summum du confort de pédalage, vous pouvez faire comme je l’avais fait pour mon vélo de ville grenoblois : vous pouvez y mettre des pédales automatiques dont les cales, fixées sous les chaussures, sont adaptées à la marche car noyées dans la semelle, par exemple des pédales VTT : elles permettent de diminuer l’effort en côte de façon drastique, mais il faut apprendre à chausser et déchausser ces pédales. Vos chaussures de ville se trouvant dans vos sacoches, vous les rechausserez une fois votre trajet effectué.

J’ai passé des années à faire le trajet domicile-université avec ce type de vélo : depuis, rien à faire, les vélos du style de cet article ne tiennent pas la comparaison, selon moi. Un vélo bien équipé passe PARTOUT sans apport d’énergie autre que le cycliste ! Donc utiliser l’électricité pour un vélo, c’est de l’énergie dépensée inutilement, à moins qu’on veuille aller plus vite, mais on tombe dans ce cas dans une autre philosophie ! Ce n’est plus du vélo, c’est du deux-roues à moteur.

20)
mff
, le 25.10.2007 à 15:10
[modifier]

Je musarde aussi en vélo électrique dans les petits chemins et aussi à Lausanne, là il s’avère bien utile la ville étant pentu ;)

J’ai un Flyers C8 qui est cher, mais à mon sens c’est le meilleur,cher,mais moins qu’une voiture et amorties avec les non-abonnementss aux transports publique si l’on s’en sers couramment .

Il y a moins cher en Suisse, tout comme en France

Exemple le scootbike qui n’est pas mal, mais ce n’est de loin pas un Flyers du point de vue construction ! (si quelqu’un est interressé j’en aie un à vendre)

Il y a aussi les Kits électriques à monter sur son propre vélo.

Lausanne (Morges et autres aussi) offrent un rabais de 300 FS sur l’achat d’un vélo électrique neuf une fois par année

A Lausanne vous pouvez en essayer à la place de la Riponne . http://www.lausanneroule.ch/

21)
Caplan
, le 25.10.2007 à 15:14
[modifier]

Ah, ben je me demandais pourquoi tu ne disais toujours rien, Franck… ;-))

J’étais sûr que tu nous pondrais ce commentaire! (voir N°1)

Un vélo bien équipé passe PARTOUT sans apport d’énergie autre que le cycliste !

Oui, et bien moi je réponds:

Je n’ai pas envie de fournir l’entier de l’énergie nécessaire pour remonter de mon boulot à la maison. Ça fait trop pour un déplacement utilitaire. Pour un moment de sport pur, d’accord, mais pas pour me déplacer. Je suis trop faible et trop vieux pour ça… ;-)

Milsabor!

22)
Franck_Pastor
, le 25.10.2007 à 15:24
[modifier]

Caplan : même si au final la quantité d’énergie dépensée est LA MÊME celle que tu dépenserais sur terrain plat, sur la même distance ? Il n’y a que le temps du trajet qui change : au lieu de rouler à 20 à l’heure, tu acceptes de rouler suffisamment lentement pour ne pas te fatiguer plus, en prenant un braquet suffisamment petit, et ainsi tu roules à 8-10 à l’heure, ou même moins, s’il le faut : c’est toujours beaucoup plus vite qu’à pied, et c’est la même dépense d’énergie.

Et l’âge ne fait rien à l’affaire : j’en connais pas mal qui ont plus de 70 ans, de tout gabarit, et qui roulent allègrement sur tout type de terrain. Et tu es bien plus jeune qu’eux ;-)

23)
zitouna
, le 25.10.2007 à 15:50
[modifier]

Non seulement môssieur Kaplan est une feignasse…

Mais en plus, il n’a même pas voulu nous faire essayer son “tadboue” quand Alec6 et ma pomme sont venu lui faire l’honneur d’une visite…

z (on nous cache tout!, je répêêêête: on nous dit rien! ;o)

24)
Okazou
, le 25.10.2007 à 16:41
[modifier]

« Le gros problème reste la longévité de la batterie, qu’il faut changer régulièrement a des tarifs prohibitifs »

Si le Yamaha de tes parents est équipé d’une batterie au cadmium-nickel et qu’ils l’utilisent depuis 7 à 8 ans, ils n’auraient dû avoir à la changer qu’une seule fois.

Les batteries cadmium-nickel subissent un effet mémoire (souvez-vous, si vous avez eu un PowerBook) qui, petit à petit, réduit sa capacité utile. Il faut traiter chaque mois sa batterie d’une façon fort simple pour récupérer la capacité perdue et le vélo son autonomie.
Le chargeur de toute batterie cadmium-nickel dispose d’une fonction de régénération de la batterie. Sur le chargeur de ma Didine, ça s’appelle Refresh et lorsque je maintiens le bouton appuyé quelques secondes, le chargeur entame une décharge complète qu’il fera suivre d’une recharge complète. Il faut et il suffit d’exécuter cette manœuvre peu contraignante une fois par mois et ta batterie retrouve ses qualités. Une petite cure de jouvence mensuelle, en quelque sorte.

Les batteries cadmium-nickel sont celles qui disposent du potentiel le plus important en matière de charge/décharge mais il y a cet effet mémoire que connaissent aussi les batteries à hydrure métalliques de nickel contrairement à ce que la plupart des gens croient. Ces batteries NiMH ont simplement une durée de vie trop courte (faible nombre de cycles charge/décharge) pour que leurs utilisateurs prennent conscience de leur effet mémoire.
Les vendeurs ne communiquent pas assez là-dessus.

25)
Okazou
, le 25.10.2007 à 16:43
[modifier]

« Je trouve super joli le concept du tricycle VAE caréné en photo dans l’article… »

Désolé, ubulgur, mais je ne retrouve pas le lien. J’ai trouvé ce tricycle caréné qui est moins élégant.

La remarque sur l’esthétique portée par un contributeur est intéressante. Il y a encore du travail à faire sur ce point important, notamment sur les VAE chinois.

26)
Okazou
, le 25.10.2007 à 17:02
[modifier]

« vous pouvez y mettre des pédales automatiques dont les cales, fixées sous les chaussures, sont adaptées à la marche car noyées dans la semelle, par exemple des pédales VTT : elles permettent de diminuer l’effort en côte de façon drastique, mais il faut apprendre à chausser et déchausser ces pédales. Vos chaussures de ville se trouvant dans vos sacoches, vous les rechausserez une fois votre trajet effectué. »

Je comprends mieux la phrase sybilline de Caplan ce matin !

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? :-)))

Relis donc mon papier (là, je suis cruel), tu es à l’extrême opposé de ce que je préconise : simplicité, commodité, plaisir. Et universalité, devrais-je ajouter tant le VAE convient à tout le monde.

Il n’y a qu’une toute petite chose que tu oublies c’est que tes genoux et tes muscles sont (pour l’instant !) en bon état. En outre, ce que tu proposes c’est de mouliner, mouliner, mouliner. Imagine que ce que tu adores est exactement ce que je n’aime pas. Je ne fais pas du tout du vélo pour mouliner mais pour me rendre d’un point A à un point B dans les meilleures conditions, sans gesticulation et sans fatigue excessives.

Pour la rédaction de ce papier j’ai lu un tas de témoignages. Parmi ceux-ci, j’ai été étonné de voir le nombre de cyclistes qui se rendent au travail à vélo et sont obligés de passer sous la douche en arrivant (quand il y en a une). En VAE, pas besoin de gaspiller l’eau et l’énergie nécessaire à la chauffer quand on arrive au boulot. On est frais et dispo.

Mouliner comme un fou, prendre une douche, se changer… Non merci, le bénéfice est perdu.

Je n’ai rien contre le vélo classique, je n’aime pas me compliquer la vie, d’autres le font pour moi.

Cool, Raoul ! On n’a pas été faits en courant.

27)
alec6
, le 25.10.2007 à 17:09
[modifier]

Bien… je viens de me remonter Ménilmontant sans moteur mais avec l’odeur du diesel mal réglé et du turbo V6 4X4 la pétasse au volant, le portable vissé à l’oreille et les gamins obèses calés à l’arrière.

Franchement ! je les hais ! ce qui nous attend n’est pas joyeux (pic pétrolier + guerre d’Iran et conséquences…), mais les savoir bientôt devoir laisser leur tas de ferraille au garage me réjouit ! On se contente de peu par les temps qui courent !

Vive le capitalisme, vive le 4X4, vive le pétrole, vive les OGM, vive TF1, vive la pollution, vive la guerre, vive le Maréchal !

28)
alec6
, le 25.10.2007 à 17:13
[modifier]

Franck Pastor, j’ai un Giant “router” et celui-ci est équipé de 3 plateaux et 7 pignons… c’est un excellent vélo de ville adapté aux dénivelés assassins (si ce n’était… mais passons, je vais verser à nouveau dans la ire non moins assassine). Manque de pot il est en réparation (cadre cassé à l’arrière) et le marchand m’a prêté un vélo 3 vitesses… Pfuiiii ! j’en transpire encore !

Vive le plat pays !!

30)
Okazou
, le 25.10.2007 à 17:15
[modifier]

« J’ai un Flyers C8 qui est cher, mais à mon sens c’est le meilleur,cher,mais moins qu’une voiture et amorties avec les non-abonnementss aux transports publique si l’on s’en sers couramment . »

Mais bien sûr !
Le surcoût réel du VAE est largement et rapidement compensé par les économies de carburant, d’entretien, d’abonnement de transport en commun, etc.

Ce surcoût est essentiellement dû au type de la batterie (les Lithium coûtent vraiment la peau des fesses) et le choix de batteries au plomb est intéressant pour le budget. Au bout du compte, on mesure que le VAE est très économique et ce n’est pas négligeable.

32)
Okazou
, le 25.10.2007 à 17:24
[modifier]

« Il y a quelques vélo-taxis à Paris. Deux sociétés: »

Les mauvaises langues vont dire que ça leur rappelle la guerre !

Tu trouveras les-mêmes à Lyon. Ils ont également mis des vélos-taxis à disposition des personnes âgées pour faire leurs courses, aller au parc, etc. Pour 1 euro (beaucoup moins cher que le taxi), les vieux Lyonnais peuvent ainsi profiter de la vie à part entière. On passe les prendre à domicile et ils se font déposer exactement là où ils veulent se rendre.

33)
fckr
, le 25.10.2007 à 17:28
[modifier]

J’ai passé qujelques temps en Finlande et là-bas, on trouve des vélos à tous les coins de rue et même en rase campagne sans le moindre anti-vol. Expérience faite aucun problème, vélo laissé le soir, retrouvé le lendemain à la même place. Il ne faut peut-être pas généralisé mais les finlandais ouvrent des yeux ronds quand vous leur parlé de vol de vélo (peu-être parce que tout le monde en a un ?)

35)
Franck_Pastor
, le 25.10.2007 à 17:47
[modifier]

Il n’y a qu’une toute petite chose que tu oublies c’est que tes genoux et tes muscles sont (pour l’instant !) en bon état. En outre, ce que tu proposes c’est de mouliner, mouliner, mouliner. Imagine que ce que tu adores est exactement ce que je n’aime pas. Je ne fais pas du tout du vélo pour mouliner mais pour me rendre d’un point A à un point B dans les meilleures conditions, sans gesticulation et sans fatigue excessives.

Mes genoux ont 35 ans comme moi, certes, mais la pratique intensive du judo et de la course à pied les ont déjà bien usés : c’est pour cela que je me suis mis au vélo et que l’utilisation de petits braquets y est nécessaire. Car c’est forcer qui les use à vélo, les genoux !

On ne doit pas s’entendre sur le terme “mouliner”. Mouliner, pour moi, c’est tourner les jambes vite. Ce que je fais allègrement quand je fais du vélo en sportif, mais ce n’est pas ce que je fais en balade ou en trajet citadin. Je n’y mouline pas, mais je me refuse à “forcer”, même en côte, il y a une sacrée nuance. Il se trouve que j’ai les braquets nécessaires pour me permettre ce luxe. J’utilise de petits braquets, certes, mais je tourne aussi les jambes à un rythme plutôt lent. En conséquence, en ville et en balade je ne roule pas vite du tout et ne me dépense pas plus que toi sur ton vélo à assistance électrique (mais qui va probablement plus vite que le mien, certes), et ce même dans les côtes.

Tu sembles mépriser cette problématique des braquets : c’est pourtant en attirant l’attention de mon père (65 ans) sur cette technique que je l’ai remis en selle et qu’il s’est remis allègrement à grimper en balade les côtes et cols des environs de Grenoble, mais sur 28/32 (moins de 2 m par tour de pédalier). Et il ne mouline pas au sens où tu l’entends. Il ne force pas non plus, il prend son temps et profite du paysage. Tout comme moi. En allant moins vite que moi en raison de son âge, mais la dépense d’énergie est la même.

Avoir un peu de connaissance de la “technique” vélo (choix des braquets, donc) permet de s’affranchir de l’utilisation de ces assistances électriques, mine de rien… et en toute simplicité : ce n’est pas moi qui utilise toute cette technologie que tu détailles si bien. À côté de ça, les pédales automatiques (pratiques, mais pas indispensables, comme je l’ai dit, un cale-pieds sans courroie épargne déjà de la fatigue), c’est de la petite bière.

36)
Franck_Pastor
, le 25.10.2007 à 17:52
[modifier]

Franck Pastor, j’ai un Giant “router” et celui-ci est équipé de 3 plateaux et 7 pignons… c’est un excellent vélo de ville adapté aux dénivelés assassins (si ce n’était… mais passons, je vais verser à nouveau dans la ire non moins assassine). Manque de pot il est en réparation (cadre cassé à l’arrière) et le marchand m’a prêté un vélo 3 vitesses… Pfuiiii ! j’en transpire encore !

Que voilà une expérience révélatrice de l’intérêt de braquets adaptés ! :-)

Pour ton cadre, je suis surpris qu’on puisse le réparer dans ce cas : il faudrait peut-être carrément le changer, par sûreté. Il faudrait comparer le prix de la réparation et celui d’un nouveau cadre.

37)
Okazou
, le 25.10.2007 à 18:26
[modifier]

« Tu sembles mépriser cette problématique des braquets »

Je n’ai pas le mépris facile et je comprends fort bien la nécessité d’adapter son braquet à la situation rencontrée. Mais imagines-tu vraiment que la personne qui achète un vélo lambda, n’y connaissant que pouic au problème, puisse effectuer la bonne analyse (adaptation des pignons) quand elle se rend compte qu’elle souffre pour monter une côte ? Avec le VAE, tu ne souffres pas et tu n’as pas besoin de connaître la complexité cachée du système d’assistance, tu laisses ça aux ingénieurs. J’ai mis un lien pour les curieux que ça pourrait intéresser.

La vision du vélo que tu nous proposes et celle que je propose du VAE me font furieusement penser à la problématique PC/Windaube contre Macintosh/Mac OS X.

38)
Okazou
, le 25.10.2007 à 18:41
[modifier]

« Bienvenue, au club des pédaleurs, O! »

Très honoré, maître zitouna.

À te relire je me rends compte que je n’ai sans doute pas assez insisté sur l’aspect danger de la pratique du vélo en ville ni sur la mentalité exécrable de certains homo bagnolus.

Je ne sais sur quoi va aboutir réellement le « Grenelle de l’environnement » (je prépare quelque chose là-dessus pour cuk.ch) mais je suis persuadé que c’est les élus locaux qu’il faut assiéger et convaincre. Le cycliste est vulnérable face à plusieurs centaines de kilos de ferraille pilotés par un abruti (pléonasme ?) et l’on peut rêver de villes libérées des voitures. Un vrai bonheur ! Mais il ne faut pas rester les deux pieds dans le même sabot. Les élections municipales approchent et c’est l’exact moment de demander des comptes à ceux que l’on a choisis (ou pas) pour nous représenter.

39)
Tom25
, le 25.10.2007 à 18:41
[modifier]

Bravo Okazou, je rigolais au début de l’article, puis je me suis mis à jaunir, puis j’ai recommencé à rire :•))) . Je ne suis pas concerné, comme je l’avais dit, j’ai l’air d’un plouc à VTT.

Moi ça me gêne que l’assistance s’arrête à 25 km/h. Je me connais, je serais toujours à la limite et l’enclenchement-déclenchement qui en résulterait me ferait voir rouge. Je suppose, j’espère, qu’il y aurait moyen de bricoler le zinzin. Mais il est vrai que je raisonne en pratique de vélo sportif là où il faut raisonner en moyen de transport.

Tu n’en parles pas, ou alors j’ai loupé. Il n’y a pas de générateur qui recharge la batterie dans les descentes ? Puisqu’il y a une dynamo pour les phares…

Puisqu’on cause vélo je vais raconter ma vie. Je fais moins de vélo depuis un moment, j’ai toujours les jambes lourdes, comme après un tour de vélo sauf que c’est tout le temps et moins fort. J’avais repris du poids après mes chimios et là je suis retombé en dessous. 78 à 80 kg à 20 ans, pour 72 à 73 kg à 33 ans pendant mes chimios, puis 76 kg et là je suis au dessous de 72 kg pour 1 m 83. je n’ai pas un poil de gras, mais à 37 ans c’est quand même bizarre de maigrir ! Le toubib m’a fait le test des marteaux sur les genoux, mes jambes ont à peine bougé. Quand on me faisait ça à l’école le pied partait à l’horizontale. Mais il ne trouve rien. Peut-être ai-je trop forcer lors de mes derniers tours ! Ou le chom’du qui me pèse ? Je devrais faire comme les 2 gars au cycliste, me défouler sur un clampin qui passe par là au lieu de pédaler comme un malade. C’est d’ailleurs bien ce qui m’énerve, je pédale comme un malade (à devoir m’arrêter à cause de la douleur des fois) et mes muscles ne grossissent pas ! Je crois que je vais essayer l’EPO avant l’assistance électrique. Tu nous feras un article sur l’EPO ? En tout cas, si on gagne autant avec une piqûre d’EPO qu’on perd avec une piqûre de chimio, ma moyenne va augmenter de plus de 15 km/h. Et l’effet ne s’arrêtera pas à 25 km/h.

40)
Okazou
, le 25.10.2007 à 18:58
[modifier]

« Moi ça me gêne que l’assistance s’arrête à 25 km/h. Je me connais, je serais toujours à la limite et l’enclenchement-déclenchement qui en résulterait me ferait voir rouge. »

Je crois que nous le savons tous, ici. Il faut bien qu’un trop-plein d’énergie passe sur quelque chose et c’est mieux que ce soit sur un pédalier de VTT. Je ne t’ai jamais confondu avec un employé de funerarium !

« Il n’y a pas de générateur qui recharge la batterie dans les descentes ? »

Il existe des vélos à récupération d’énergie par volant d’inertie mais c’est loin d’être la panacée à ce que j’ai pu lire. L’énergie n’est emmagasinée que dans les descentes (ralentissement inéluctable) et au freinage et le surpoids du volant n’est pas engageant.

« j’ai toujours les jambes lourdes, comme après un tour de vélo sauf que c’est tout le temps et moins fort. »

« Le toubib m’a fait le test des marteaux sur les genoux, mes jambes ont à peine bougé. »

Sans vouloir t’effrayer (mais je sais que tu as de la ressource) je crois qu’il y a un problème et je m’en inquièterais. Fais donc des recherches sur la Toile autour du défaut de réaction réflexe. Passe tout ça en revue et oriente ton toubib vers les cibles possibles et les examens afférents. Tu seras plus tranquille, et moi aussi.

Je sais que j’ai toujours eu tendance à considérer les toubibs comme la lèpre en blouse blanche – pour moi, seule la qualité de la relation est prépondérante – mais ne te contente pas d’un son de cloche.

41)
Franck_Pastor
, le 25.10.2007 à 19:11
[modifier]

Je n’ai pas le mépris facile et je comprends fort bien la nécessité d’adapter son braquet à la situation rencontrée. Mais imagines-tu vraiment que la personne qui achète un vélo lambda, n’y connaissant que pouic au problème, puisse effectuer la bonne analyse (adaptation des pignons) quand elle se rend compte qu’elle souffre pour monter une côte ?

Hélas, c’est très vrai, mais ce n’est pas très compliqué à expliquer, ni à comprendre : il faut juste un jour tomber sur la bonne personne qui vous explique ça avec les bons mots (j’ai eu cette chance) et qui vous en fasse la démonstration en situation (grimpette comparée d’un côte !).

Un de mes rêves est qu’on propose à l’école à chaque enfant un petit stage d’initiation à la technique vélo, où justement on leur expliquerait entre autres cette problématique des braquets adaptés (mais aussi à bien maîtriser sa bécane, l’entretien mécanique de base, comment circuler en ville de la façon la plus sûre possible, etc.). Mais je ne vois rien venir dans ce sens, et c’est dommage.

Avec le VAE, tu ne souffres pas et tu n’as pas besoin de connaître la complexité cachée du système d’assistance, tu laisses ça aux ingénieurs. J’ai mis un lien pour les curieux que ça pourrait intéresser.

La vision du vélo que tu nous proposes et celle que je propose du VAE me font furieusement penser à la problématique PC/Windaube contre Macintosh/Mac OS X.

Si j’abondais dans ton sens, j’oserais une autre analogie qui me semblerait plus appropriée : la problématique Interface graphique / Terminal Unix. Il y a les gens qui se contentent de l’interface graphique et en sont très satisfaits. Et les gens qui creusent un peu plus et qui découvrent avec un effort d’apprentissage quelques trésors cachés qui leur rendent la vie plus facile encore et plus économique, tout en ayant toujours la possibilité d’utiliser l’interface graphique. Ceci dit, il est bien plus facile d’aborder la problématique “braquets” que d’aborder les quelques commandes “shell” d’Unix :-) Encore faut-il tomber sur quelqu’un qui vous l’explique : quelques mots et une expérience (comme celle d’Alec6) permettent de se faire sa religion !

42)
zitouna
, le 25.10.2007 à 19:17
[modifier]

Tom25, je pense que pour le “pot belge”, Franck_Pastor, qui habite par là–bas pourrait nous faire un prix de gros (enfin de maigre, pour toi ;o)…

z (vélorution! je répêêêête: carburons à l’EPO: Eau Pastis Olives)

43)
Franck_Pastor
, le 25.10.2007 à 19:20
[modifier]

Mon pot belge à moi, c’est stoemp et moules-frites : du carburant pour tout l’hiver !

45)
Franck_Pastor
, le 25.10.2007 à 19:21
[modifier]

<”triplon” ! Comprends pas : le site refusait mon message et l’a publié quand même…>

46)
zitouna
, le 25.10.2007 à 19:27
[modifier]

Mon pot belge à moi, c’est stoemp et moules-frites : du carburant pour tout l’hiver !

Mmmmm…

Tu livres sur Vitry? ou bieeeen?

z (Un stoemp pour la 2, un! je répêêêête: on enlève, chaud devant!)

47)
Okazou
, le 25.10.2007 à 19:35
[modifier]

« Un de mes rêves est qu’on propose à l’école à chaque enfant un petit stage d’initiation à la technique vélo »

Voilà une excellente idée. C’est aussi auprès des enfants qu’il faut faire du prosélytisme cycliste.

Et puis offrir un vélo, VAE ou pas, à un ado plutôt qu’un scooter ou autre machin qui pue, c’est pas idiot non plus.

Pour le stoemp, je ne dis pas non. Ce soir je suis célibataire, je vais me bricoler un filet de thon à l’asiatique (en lamelles, mariné dans sauce soja, échalote, ail, gingembre) avec un bon riz nature.

48)
mff
, le 25.10.2007 à 21:04
[modifier]

Texte

Idem

Texte

Je démenage tout de suite :)

Texte

Pour les braquets: les vélos devraient être vendu avec le mode d’emploi pour passer les vitesses et en ligne en plus! Les vélos sont vendus avec quantité de vitesses car le critère pris en compte souvent par l’acheteur et d’en avoir beaucoup même si mal réparties et passées n’importe comment KKKKKraque boum, ! d’où le partage aussi du rêve de le voir aussi enseigné aux enfants , toutefois je mettrai en priorité la sécurité avec des cours de circulation (cela se fait parfois en Suisse)

Texte

Pour le cadre, j’en avais fait ressouder un ( Vélo sur le toit passé sous un petit tunnel trop bas, et hop ! la galerie, le vélo, le siège de bébé sans le bébé, la valise tout est tombé ! ) donc pour en revenir à nos moutons le cadre quelques années plus tard à recassé !

Texte

Certains vélos électrique ( Attention pas tous ) comme le Flyers peuvent être utilisé sans l’assistance électrique et rien n’empêche de tricoter plus vite.

Texte

Tom : Demande à Anne de te faire un article sur L’EPO ou alors lie ses livres ;) très instructif sur le sujet

Texte

L’effort ne doit pas être poussé comme un malade, cela est nocif à mon sens.

Texte

Certains vélos se rechargent à la descente

Texte

Oui à condition qu’il préfère ;)attention: Image vis à vis des copains etc. si pas encore prêt à ne pas suivre forcement le troupeau

Piouhhhhhhhh !……Voilà que je viens de créer aussi une tartine !

STOP !

Bonne soirée, nuit etc. mf :)

50)
Okazou
, le 25.10.2007 à 22:48
[modifier]

« Zut! j’ai loupée les citations des auteurs rrrrrrrrrrrrrr Zut! »

Et tu viens d’inventer le puzzle-cuk où il faut découvrir quelle citation, de quel auteur, correspond au commentaire, qui exige d’avoir fait une bonne lexture des commentaires.

Le cuk à l’envers, en quelque sorte…

51)
Caplan
, le 25.10.2007 à 23:12
[modifier]

Non seulement môssieur Kaplan est une feignasse…

Mais en plus, il n’a même pas voulu nous faire essayer son “tadboue” quand Alec6 et ma pomme sont venu lui faire l’honneur d’une visite…

Tu sais ce qu’elle te dit, la feignasse? C’est pas un type qui n’a fait que de la baagnooole lors du week-end Cukday qui va me faire la leçon, ou bien? ;-))

Milsabor!

52)
popey
, le 25.10.2007 à 23:51
[modifier]

Perso, j’en suis encore au vélo tout simple, sans assistance. Et c’est effectivement un mode de transport génial ! Dans ma situation, le parfait complément aux transports en commun (férés principalement). Grâce à cette combinaison, je peux me passer de voiture. Il est vrai que ce type de raisonnement n’est applicable que en proximité immédiate de gros centre urbains.

Le truc vraiment hallucinant, c’est la réaction des gens quand il me voient arriver à vélo : pour des trajets de 7 à 10 km, c’est du genre “ha ben t’as la foi toi !” ou bien encore “tu es pas trop épuisé après ça ?”. Pour des trajets de 20km, c’est carrément “il est fou lui !”, au point d’en devenir l’attraction au début de la réunion …

Pourtant, 7 km en vélo sans forcer, c’est vraiment à la portée de tout le monde, même si ça prend un peu de temps.

Pour finir, une petite citation : “Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.” Sénèque.

54)
alec6
, le 25.10.2007 à 23:59
[modifier]

Heu… Caplan, elle est à qui la bagnole ?

Les nouvelles de mon vélo sont mauvaises : cadre alu (que je conseille d’ailleurs car plus nerveux et léger) à changer car il s’agit de la pièce permettant la fixation de la roue et du dérailleur… pièce complexe car usinée, de plus le morceau est manquant ! Or Giant ne fabrique plus ce modèle depuis longtemps et le modèle homme en 54 est introuvable !

Résultat : commande du dernier modèle dit “Metro” chez Giant toujours. Pour me consoler, changer les pneus de sa bagnole et a fortiori de son 4X4, coûte bien plus cher ! et changer le moteur de son 4X4 encore (du genre de ceux qui refusent de passer la frontière franco suisse… bien d’avantage ! hi hi hi hi ! Je sais il n’est pas beau de se moquer, certains comprendrons !

55)
Saluki
, le 26.10.2007 à 01:41
[modifier]

Ouais…il a compris.

Je viens d’arriver chez nous, je branche l’ordi pour regarder si un client m’a enfin payé et je tombe sur ça.

C’est disgracieux, alec6. Je ne me moque pas de te déboires cadreux, möa MÔÔssieur.

Pour ce qui est des prix des pneus, tu serais surpris de constater que des pneus de 4×4 (pas taille basse) sont bien souvent moins chers que des pneus de petites berlines dites sportives en /50 ou /30.

56)
Tom25
, le 26.10.2007 à 08:58
[modifier]

Ouais enfin quand tu attaques la taille basse 30 tu n’es plus dans la petite berline, là tu commences à taper dans les caisses de plus de 200 ch.

Je ne me souviens pas avoir lu d’article de Anne sur l’EPO. Quant aux livres, cela fait parti d’un de mes rares défauts, sans doute le seul du reste ;•) , je ne lis pas (de livres).

Pour les pédales, au début cela me faisait peur d’avoir le pied pris à VTT pour les passages difficiles. Et puis je me disais que ce serait pénible à remettre quand ça secoue. Alors j’ai acheté des Crank Brothers

Facile à mettre et à enlever, on peut pédaler avec des godasses classiques. Le croisillon tourne et ça enlève la merde (terre, glace etc.) au lieu de la tasser et rendre impossible le clipsage. Je cause usage VTT mais ça peut être bien en usage de tous les jours.

L’effort ne doit pas être poussé comme un malade, cela est nocif à mon sens

Sans doute, ça va mieux quand je fais du vélo avec un groupe, je prend leur rythme. Tout seul je me défoule.

Je continue à raconter ma vie : Il y a quelques semaine, à VTT, j’arrive en bas d’une belle descente dans un chemin, les lunettes un peu crottées. Et 100 m avant de rejoindre une portion de route, je vois une dame accroupie devant son pare-choc. Je me dis “tiens, elle a dû accrocher une racine sous sa caisse”, et je regarde fixement voir ce qu’il en était. Et la dame me dit “Vous pouvez regarder ailleurs s’il vous plaît ?!”. Je devais également avoir de la merde dans les oreilles, ou alors les secousses avaient déplacé les osselets, mais je n’ai pas compris ce qu’elle me disait. Ce n’est qu’au bout de 20 secondes, en voyant son air agacé, que j’ai réalisé que c’est elle qui faisait une escale technique et non sa voiture.

J’en reviens au sujet, Okazou, as-tu réfléchi à comment afficher son appartenance sociale avec un vélo ? Une auto, on ne voit quasiment qu’elle, on ne voit pas le chauffeur. A vélo, c’est plutôt l’inverse. En auto, on payé un peu plus et on va un peu plus vite, à vélo c’est vrai aussi mais ce n’est pas le seul paramètre. Ce la peut paraître des problèmes anodins pour se rendre d’un point A à un point B par rapport aux problèmes de pollution, mais n’empêche qu’il faudra les résoudre.

57)
zit
, le 26.10.2007 à 09:14
[modifier]

Hemmmm, pour info, j’ai changé un pneu, l’autre jour, sur mon véhicule quotidien, du 700/28 (plus confort en ville), 12€, et ça peut se faire tout seul en 5 mn avec un peu d’entrainement, combien le pneu de tracteur?

Pour en revenir à la vélo–cité en ville:

l’autre jour 7 personnes dont moi même devant se rendre du centre de Paris vers un de ses côtés les plus éloignés, une distance “phénoménale” (n’est–ce pas popey? ;o) de 7700 mètres. Sur les 7, un cycliste, bibi, deux piétons (transport en commun) et quatre covoitureurs (katkat, pouah! ;^). Les non cyclistes sont arrivés exactement en même temps: je le sais, les ayant attendu un quart d’heure!

z (Et puis avec la pierre d’alun, que j’ai adopté grace aux conseils avisés d’un exeeeellent site francophone, pas besoin de prendre une douche en arrivant, un ticheurte de rechange suffit, je répêêêêête: Mouillé, certes, mais pas puant)

58)
mff
, le 26.10.2007 à 15:55
[modifier]

Texte

OKazou , je me suis dit après quelques < rousquailleries > interne :

– Que tout compte fait, cela faisait plus aéré ;)

– Que de toute façon, je n’ai pas trouvée le truc

Donc merci si ce message apparaît encore sans le texte de l’auteur de m’expliquer car bien que je sélectionne le texte de l’auteur et que je clique sur citation….. paf cela ne fonctionne pas :(

À propos de crevaison….l’on peut injecter dans le pneu un liquide préventif anti-crevaison pour pneus (Rema Tip Top ou autre)

Le flyers à des pneus anti-crevaison, Ok cela n’empêche pas les coups de couteau etc…….

Texte

Tom c’est justement dans 2 livres d’Anne qu’il est question d’EPEO ! donc il faut te mettre à lire !

Texte

Zit…….tiens nous avons dû traîner sur le même site car j’ai aussi adopté le caillou, c’est fou ce que l’on peu s’instruire sur la toile ! Pour ma part lorsque je faisais le même nombre de Kms pour aller travailler on me disait que j’étais sportive! vue mon coup de pédale des plus contemplatifs, il y a comme une erreur !

PS : Je rajoute ce PS après relecture, car je vois que cela n’a pas fonctionné alors…..mis à part sélectionner le texte et après avoir cliquée sur citation, comment s’y prendre ? Merci

59)
Caplan
, le 26.10.2007 à 17:08
[modifier]

PS : Je rajoute ce PS après relecture, car je vois que cela n’a pas fonctionné alors…..mis à part sélectionner le texte et après avoir cliquée sur citation, comment s’y prendre ? Merci

• Tu cliques sur citation.

• Tu remplaces le mot “Auteur” par le nom de l’auteur.

• Tu sélectionnes l’extrait que tu veux citer et tu le copies (pomme-C)

• Tu sélectionnes le mot “Citation” (double-clic)

• Tu copies l’extrait que tu veux citer (pomme-V)

N’oublie pas ensuite de sauter une ligne pour mettre ton texte

Et ouala!

Milsabor!

60)
zitouna
, le 26.10.2007 à 17:24
[modifier]

mff, il faut faire un “copier” ⌘+C de ton texte, puis un “coller” ⌘+V de ton texte dans la zone où il est marqué

texte

z (mais c’est vrai que c’est pas mal aussi comme ça, faut essayer de se souvenir de ce qui a été écrit, je répêêêêête: mais qu’est–ce–que j’ai dit?)

Edit: bon Caplan a fait mieux que moi, plus rapide, plus clair, plus complet…

->

61)
mff
, le 26.10.2007 à 18:57
[modifier]

Tu cliques sur citation.

• Tu remplaces le mot “Auteur” par le nom de l’auteur.

• Tu sélectionnes l’extrait que tu veux citer et tu le copies (pomme-C)• Tu sélectionnes le mot “Citation” (double-clic)• Tu copies l’extrait que tu veux citer (pomme-V)

Ah mais en essayant de penser à une page HTML, je crois que j’y suis cette fois

Merci à tous les deux :)

62)
Okazou
, le 26.10.2007 à 19:24
[modifier]

>mff

Il ne faut surtout rien effacer des signes qui entourent Auteur ni des signes et espaces qui entourent Texte.

Pour ton dernier essai, il semble que tu aies effacé le dernier pour cent, il y a une espace après texte puis deux %% C’est ce qu’on appelle le respect de la syntaxe. C’est très rigoureux, à l’espace près.

N’hésite pas à essayer encore en vraie grandeur, c’est-à-dire ici même.

Récapitulation :
bq puis pour cent puis Le nom de l’auteur de la citation puis pour cent puis point, tous ces caractères étant collés sans espaces) puis une espace puis Le texte de la citation, puis une espace, puis deux pour cent et tu fais deux retour chariot pour passer une ligne.

N-B : En typographie, espace est au féminin.


P. S. : Je vois que j’arrive après la bataille…

63)
Okazou
, le 26.10.2007 à 19:39
[modifier]

« as-tu réfléchi à comment afficher son appartenance sociale avec un vélo ? Une auto, on ne voit quasiment qu’elle, on ne voit pas le chauffeur. A vélo, c’est plutôt l’inverse. »

Je t’avouerai que lorsque j’ai commencé à chevaucher Didine dans le quartier (en tout bien tout honneur !), je me suis demandé quel serait le regard de mes voisins peu habitués à me voir bouger autrement qu’à pied ou en voiture.

Il y a eu des sourires, assez nombreux. Et puis les plus attentifs ont remarqué que ce vélo n’était pas ordinaire et me l’ont dit. À chaque fois, je me suis arrêté pour discuter le bout de gras et faire l’article. Ça m’arrive encore. À chaque fois je fais une proposition d’essai ; certains refusent, mais ceux qui acceptent, surtout ceux qui font du vélo classique, sortent très curieux de l’essai et posent des questions plus précises.

Non, on n’a pas l’air d’un con sur un vélo, même en uniforme costard-cravatte (ce qui n’est pas mon cas). Le statut social ? On voit de tout sur les vélos. Je connais pas mal de profs qui vont au boulot à vélo, pas un ne m’a dit avoir vu ses élèves se moquer. Il n’y a aucune perte de statut, vraiment.

En revanche, il naît une connivence avec les autres cyclistes. Et ça, la connivence, c’est humainement génial.

66)
drazam
, le 30.10.2007 à 01:02
[modifier]

‘taiiin, j’y crois pô, j’ai failli m’étouffer avec mon cuba libre. Okazou roule au… nucléaire!!! Et non content de s’en afficher, il enfonce le clou avec sa batterie NiCd, en modèle de pollution. Alors que tous ces chinois, communistes et donc solidaires qui roulent (de moins en moins) en vélo non assisté! A peine parti depuis un an de France, voilà que tout change! Zavez même voté pour le p’tit Sarko, c’te honte! Tiens, vont passer sur tv5 (je vous en causerai en jour) Sartre joué par Denis Polydadès et j’ai pensé à toi Okazou: si je devais choisir entre De G… Sarlozy et Dieu… Pour revenir au sujet, j’aime mon vieux vtt décathlon : root et à fond, toujours plus jouissif, même en ville. L’importance du braquet, des calespieds, du centre de gravité. Promis, j’essaierai votre vélo d’assistés (façon régimes spéciaux ?)!

67)
Okazou
, le 30.10.2007 à 06:57
[modifier]

Content de ta petite visite, drazam.

Montons le mille-feuilles… J’ai une copine qui me dit que c’est pas poli quand je lui en monte un mais je trouve ça rigolo.

« ‘taiiin, j’y crois pô, j’ai failli m’étouffer avec mon cuba libre. »

Essaie le mojito , le coca c’est un médicament et l’intérêt du bourbon m’échappe encore. Surtout face au rhum !

« Okazou roule au… nucléaire!!! »

L’origine de l’électricité, tu ne la connais pas. Comment savoir si je ne pompe pas plutôt sur l’usine marémotrice de la Rance, puisque nous avons, nous les Bretons, cédé l’exclusivité du nucléaire (l’expérimentale Brennilis en cours de démantèlement – abominablement coûteux – mise à part) aux Français ? Où, quand et comment se concocte le coktail qui débouche à la prise de courant?

« Et non content de s’en afficher, il enfonce le clou avec sa batterie NiCd, en modèle de pollution. »

Ça, c’est juste, mais si je mets dans un plateau de la balance ma batterie (à longue durée de vie) au cadmium nickel, je mets dans l’autre le tonneau des Danaïdes du réservoir de ma voiture, plus sa batterie au plomb qui ne sert qu’au lancement de son moteur. Nous sommes ici, comme tu l’as compris, en recherche du moins pire.

« Alors que tous ces chinois, communistes et donc solidaires qui roulent (de moins en moins) en vélo non assisté! »

Au contraire, chez eux, tout ce qui avance à l’aide d’un moteur à explosion est de plus en plus fortement taxé, y compris les deux-roues. Cela fait que nos frères chinois achètent de plus en plus de vélos électriques parmi lesquels une minorité de Vélos à Assistance Électrique.

« A peine parti depuis un an de France, voilà que tout change! Zavez même voté pour le p’tit Sarko, c’te honte! »

Encore plus petit au figuré qu’au propre.
Tu sais comme moi que, pour la présidentielle, seul le premier tour est à peu près significatif de l’opinion des électeurs (et encore…), au second, on ne maîtrise plus la situation (j’ai voté Ségo…) Au premier tour, le ci-devant Sarközy de Nagy-Bocsa, raccourci (on peut rêver !) en Sarko, a été refusé par deux électeurs français sur trois. Si l’on tient compte des abstentionnistes, il ne reste pas vraiment de quoi jouer les maîtres du monde et insulter son entourage et les journalistes étrangères.

« Tiens, vont passer sur tv5 (je vous en causerai en jour) Sartre joué par Denis Polydadès et j’ai pensé à toi Okazou: si je devais choisir entre De G… Sarlozy et Dieu… »

Tu veux dire entre la peste du coup d’état, le choléra despotique aux effluents brunâtres et le grand délire éternel et fantasmatique ?
Le meilleur choix est de regarder les deux épisodes sur la vie de Sartre qui valent franchement le coup. Cela dit, tu es plus gaulliste que je ne suis sartrien.

« Pour revenir au sujet, j’aime mon vieux vtt décathlon : root et à fond, toujours plus jouissif, même en ville. L’importance du braquet, des calespieds, du centre de gravité. »

Réponse de d’jeun qui ne pense pas assez à ses aïeux. Quand il sera aïeul, à son tour…

« Promis, j’essaierai votre vélo d’assistés (façon régimes spéciaux ?)! »

Tu seras surpris.
Les régimes spéciaux seront peut-être « abolis » par des députés et sénateurs qui sont les premiers à abuser de leur régime TRÈS spécial. Belle lurette que les élus ne servent plus d’exemples à la « racaille » jeune ou moins jeune des banlieues (appelons-les « pauvres » pour faire simple) mais de parfaits contre-exemples. À racaille, racaille et demie.


Un autre monde est possible.