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Une balade romantique…
Coincée entre des élections fédérales qui ont provoqué chez moi plusieurs crises d'urticaire, un événement macintoshien que tout le monde attend depuis plus d'une année avec une frénésie qui frise l'hystérie et, de plus, publiée la veille d'un anniversaire qui me voit changer de décennie, cette chronique se veut un havre de paix et de romantisme dans ce monde de brutes...

Donc, aujourd'hui, pas de références politiques, religieuses, métaphysiques ou historiques ou alors... juste un petit peu ! Que voulez-vous : "Chassez le naturel, il revient au galop".

Je vous propose donc une balade en images et (presque) en musique, tant la musique est indissociable des régions que nous allons traverser. Malheureusement, cuk ne permet pas encore le multimédia ou, s'il le permet, on ne m'a pas dit comment faire. On ne me dit rien, à moi !

Notre périple commence sur cette grande place. Beaux bâtiments, pas vrai, mais un peu grandiloquents pour une balade romantique.

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Vous avez trouvé notre point de départ ? Non ? Pourtant, la tour du fond avec sa belle étoile aurait dû vous mettre sur la piste. Alors, quittons cette place pour en retrouver une autre.

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La place Rouge était vide
Devant moi marchait Nathalie
Il avait un joli nom, mon guide
Nathalie

Cette fois, vous avez compris, c'est de Moscou que nous partons, la première place se situant à l'intérieur du Kremlin qui, contrairement à ce que beaucoup croient, n'est pas un palais, mais une véritable cité-forteresse, siège du gouvernement russe. Notre promenade étant empreinte de romantisme, nous oublierons le tombeau de Lénine et la révolution d'octobre.

Rus-3a Et notre guide, qui va nous accompagner tout au long de cette promenade n'est pas Nathalie, mais Evgenia, qui a un sourire tout aussi joli que son nom.

Pas de chocolat au café Pouchkine non plus parce que.... le café Pouchkine n'existe pas !

Ou plutôt n'existait pas jusqu'à l'ouverture de la Russie au tourisme de masse à la fin des années 90. Et les touristes débarquant à Moscou voulaient tous aller boire leur chocolat en compagnie de Nathalie et de Gilbert Bécaud.

Alors, marketing oblige, on a ouvert un café Pouchkine et les Russes se sont mis à boire du chocolat.

Moscou, ce jour-là, était noyée sous la pluie, ce qui a rendu difficile notre petite halte dans le jardin de la Maison Pouchkine (rien à voir avec le café, vous avez compris) située dans la rue Arpat, quartier des artistes moscovites.

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Notre retour sur la place Rouge passera par quelques petites rues humides.

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Sans oublier un passage obligé par les Grands Magasins Goum qui font partie de l'imaginaire occidental. Plus de babouchkas faisant la queue pour une paire de chaussures : Hermès, Cardin, Rolex y ont maintenant pignon sur rue.

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Moscou est devenue une capitale très cosmopolite : plus rien à voir avec les rues désertes traversées de temps en temps par de voitures noires officielles : la circulation y est aussi intense que dans n'importe quelle capitale occidentale et on y fait parfois des rencontres... inattendues !

Rus-06.jpg Même à Paris ou à Collombey-les-deux-Eglises, je n'ai pas l'impression qu'on y trouve son équivalent !

Et avant de quitter cette ville fascinante, une soirée au temple de la danse s'impose (on reste dans le romantisme...)

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Notre périple va s'étirer sur plus de 1' 800 km en suivant le rythme langoureux des différents cours d'eau qui relient les deux capitales historiques de la Russie : Moscou et Saint-Pétersbourg, de la Moskova à la Néva, en passant par la Volga, le lac Blanc, le lac Onega, la Svir et le Lac Ladoga.

Nous quittons Moscou de nuit par le canal de 128 km qui relie la Moskova à la Volga. Construit en 1930, Staline réalisait ainsi un vieux rêve d'Ivan IV dit le Terrible et du même coup, permettait la création du lac articifiel de Rybinsk qui assure l'approvisionnement en eau de Moscou (la Moskova était souvent à sec). La création de ce lac a eu pour conséquence l'engloutissement de plusieurs villes et villages comme l'opulente Kaliazine, fondée au XIIe siècle, dont ne subsiste que l'orgueilleux clocher de sa cathédrale qui émerge des eaux de la Volga.

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Première escale de notre périple, Ouglitch, petite ville paisible au bord de la Volga dont tout le monde ignorerait l'existence si elle n'avait été le théâtre d'un événement qui bouleversera la Russie pendant plus de 20 ans.

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En 1584 meurt Ivan IV (premier grand prince de Russie à porter le titre de tsar) après avoir assassiné 3 ans plus tôt son fils aîné qu'il soupçonnait d'impatience à prendre sa place. Il laisse le trône à un simple d'esprit, Fédor II, entièrement sous la coupe du frère de sa femme, Boris Godounov. Tout irait pour le mieux pour Boris s'il n'y avait pas Dimitri, le dernier fils d'Ivan qui, âgé de 7 ans, joue avec ses petits soldats dans son palais d'Ouglitch. Mais heureusement pour Boris, Dimitri est un peu maladroit et, par inadvertance, se plante un poignard dans la gorge. Fédor ayant la bonne idée de rejoindre son frère, voici notre Boris couronné tsar.

Il ne jouira pas longtemps de son nouveau statut, car il meurt 6 ans plus tard et qui revient : Dimitri ! Paraît qu'il n'était pas mort ou alors juste un peu ressuscité. D'ailleurs, ce Dimitri est formellement reconnu par sa mère. Mais voilà, ce Dimitri-là est un peu trop inféodé aux Polonais, ce qui déplaît souverainement aux boyards qui le brûlent un petit peu et envoient ses cendres dans un boulet de canon que l'on tire en direction de la Pologne.

Les prétendants se bousculent au portillon pour ceindre la couronne d'Ivan et qui revoit-on surgir : un 2e Dimitri tout aussi reconnu par sa mère et de plus par la femme du premier Dimitri ! Lui ne fera pas long feu, tué par ses propres hommes lors d'une beuverie. Les Polonais veulent profiter de la situation et s'emparent de Moscou, les Suédois, appelés à la rescousse contre les Polonais, se trouvent très bien en Carélie... Il n'y a pratiquement plus de Russie, la capitale de ce qui reste s'installe à Iaroslavi.

La réaction viendra de quelques boyards qui lèvent une armée, chassent les Polonais et les Suédois et font élire un nouveau tsar en la personne de Michel Romanov, cousin de la première femme d'Ivan le Terrible. La dynastie des Romanov est installée sur le trône de Russie pour plus de 400 ans et ne prendra fin qu'en juillet 1918 à Ekaterinabourg.

Iaroslavi, qui fut donc un temps la capitale de la Sainte Russie, sera notre prochaine étape. C'est encore une des plus grandes villes de Russie. Nous ne nous y attarderons pas trop, juste le temps d'écouter le carillonneur du monastère de la Transfiguration du Saint Sauveur.

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Les rives de la Volga sont couvertes de forêts de bouleaux. Le bouleau est à la Russie ce que le cèdre est au Liban. Ces forêts servent d'écrins à de nombreuses églises et monastères qui ont retrouvé leur vocation première après en avoir été détournés par le régime communiste.

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A propos, savez-vous pourquoi la Russie est orthodoxe ? Vous pensez sans doute à la proximité de Byzance et à son prosélytisme. Et bien vous n'y êtes pas du tout. Revenons en arrière. Fin du premier millénaire : les Slaves se sont établis dans la région en cités indépendantes qui, comme les cités grecques, n'arrivent pas à s'entendre. Les Grecs ont eu leur Alexandre pour les forcer à se mettre d'accord, les Slaves auront Rurik, chef varègue de la tribu des Rus. Et voilà la naissance de notre Russie, vers 862.

Le territoire s'étend grâce aux conquêtes d'Oleg (Kiev qui devient la capitale) et Igor. L'épouse d'Igor, Olga, vengera sa mort en massacrant les Dvelianes, ce qui ne l'empêchera pas de ceindre l'auréole de "sainte" puisqu'elle fut la première souveraine chrétienne de Russie. Mais elle ne réussit à convaincre ni son peuple, ni ses enfants qui restent païens.

En 996, arrive au pouvoir Vladimir dit le Grand. Celui-ci comprend que s'il veut régner calmement, il lui faut fédérer ses tribus turbulentes dans une entité commune. Et quoi de plus fédérateur que la religion. D'où, il en faut une commune et monothéiste pour symboliser le pouvoir royal. Oui, mais laquelle ? Car à ses frontières se pressent trois religions monothéistes :

  • Jéhovah et Moïse au bord de la mer Caspienne, représentés par le peuple semi-nomade des Khazars converti au judaïsme et prétendant descendre de Japhet, fils de Noé et tribu perdue d'Israël.
  • Allah et Mahomet qui commencent à empiéter sur l'Empire byzantin, se sont emparés du Proche-Orient, de la Perse, etc.
  • Dieu le Père et son fils, présents à Byzance au sud, mais aussi à l'ouest avec les Polonais et tout le monde catholique. A noter que la séparation entre l'orient et l'occident n'a pas encore eu lieu, mais que ce n'est pas le grand amour entre le patriarche de Byzance et le pape de Rome.

Grave dilemme pour Vladimir. Jéhovah est rapidement éliminé, car dieu des Khazars à qui papa Sviatoslav a mis la pâtée. On ne va quand même pas leur donner leur revanche en adoptant leur dieu qui n'a même pas pu les protéger. Pas sérieux, exit Jéhovah !

Pour Allah et Dieu le Père, c'est plus difficile de les départager, ils ont tous deux des avantages et des inconvénients. Pour Allah, il admet la polygamie, ce qui est bien pratique pour un roi qui a 5 femmes et d'innombrables concubines. Par contre, il ne tolère pas l'alcool et ça, c'est un vice rédhibitoire pour Vladimir. Pour les femmes, on peut s'arranger en catimini, mais se priver de beuveries entre' amis, ce n’est pas humain, ça ! Comme le vin et l'hydromel coulent sans problème chez les chrétiens (la vodka viendra plus tard), on sera donc chrétien !

Reste à choisir entre Rome et Byzance. Rome. c'est bien loin et en plus, les Polonais déjà très catholiques ne sont pas ses meilleurs amis. Alors, ce sera Byzance. Et voilà : la Russie est devenue orthodoxe parce que Saint Vladimir préférait l'alcool aux femmes - car il a aussi ceint l'auréole, malgré ses femmes et le petit meurtre de son frère aîné, mais ça, c'est pardonné, c'était avant sa conversion.

Un dernier petit coucher de soleil sur la Volga

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et la Matouchka ("Petite Mère") nous souhaite un bon voyage au moment où nous la quittons à l'entrée du Lac Blanc.

Rus-16 La Volga est le plus long fleuve d'Europe - 3690 km - s'étirant des hauts plateaux du Valdaî jusqu'à la mer Caspienne. Son plus ancien nom connu est Ra, mais au Moyen-Age, on l'appelle aussi Atala ou Itli.

La Volga a servi de voie au commerce et... aux invasions depuis la nuit des temps. Elle a été abondamment parcourue par les drakkars vikings.

"Dieu habite la Volga" prétendait Tourgeniev.

* * * * * * * * * * * * *

Petit arrêt technique à Goritzy, le temps d'aller visiter le monastère de St Cyrille (nous sommes à l'entrée de la Carélie dont les isbas sont magnifiquement décorées).

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Le monastère de St Cyrille, ce n'est pas très romantique. Il est surtout célèbre par le fait que c'est l'endroit où notre Ivan IV enfermait tous ceux qu'il soupçonnait de comploter contre lui et sa folie paranoïaque lui en faisait voir beaucoup. Nous quittons donc le lac Blanc pour nous précipiter vers le Lac Onega où se trouve notre prochaine étape : l'île Kiji - "Précipiter", c'est beaucoup dire, notre vaisseau ne fait que du 15 noeuds, soit un peu plus de 28 km/h.

A vrai dire, nous avons quitté pour un moment la Russie proprement dite pour pénétrer dans la République autonome de Carélie, mais nous sommes toujours dans la Fédération de Russie.

Kiji est une petite île de 8 km sur 1.5 km qui abrite la plus belle des cathédrale en bois : la cathédrale de la Tranfiguration, classée au patrimoine mondial de l'Humanité. Avec ses 22 coupoles, la légende prétend qu'elle est l'oeuvre d'un seul homme.

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Avec l'église de l'intercession de la Vierge, quelques moulins à vent et autres bâtiments, l'île Kiji forme un véritable musée de l'architecture en bois.

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Nous quittons Kiji pour redescendre vers la Svir qui relie le Lac Onega au Lac Lagoda. Cette étape est particulièrement importante, car la légende prétend que la rivière a le don de prolonger la vie d'une année si on la parcourt d'amont en aval et de deux ans, dans l'autre sens. Comme le disait notre guide, je suis assurée de vivre centenaire.

Les dernières forêts de bouleaux...

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Cette image est destinée particulièrement à notre boss François pour lui montrer que ce n'est pas seulement avec les raws du G9 que Lightroom patine dans le bleu.

Petit arrêt technique au milieu de la Svir, à Svirstroï. Ce n'est pas que ce village soit particulièrement intéressant, mais notre capitaine a besoin d'avoir des informations concernant les horaires des ponts de Saint Petersbourg qui ne se lèvent que 5 heures pendant la nuit pour laisser passer les bateaux. On en profite pour se promener parmi les isbas bâties pour les ouvriers constructeurs du barrage.

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Après 10 jours de croisière, nous traversons enfin le Lac Lagoda, le plus grand lac d'Europe. Il est entré dans la légende, car c'est par lui que passait tout l'approvisionnement en vivres et munitions destiné aux troupes et à la population de Leningrad qui a subi un siège de 17 mois lors de la 2e guerre mondiale sans être prise. Du Lac Lagoda, nous entrons dans la Néva, petit fleuve de 74 km seulement qui relie le lac au golfe de Finlande mais dont les flots tumultueux charrient autant d'eau que le Don et le Dniepr réunis. Elle fournit à elle seule toute l'eau consommée par St Pétersbourg. La ville s'étend sur plus du tiers de son parcours.

St Pétersbourg, pour les romantiques que nous sommes, c'est :

La première forteresse de Pierre le Grand...

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La tour, c'est le clocher de la cathédrale, bien sûr, et les hauts bâtiments à droite, les logis des officiers de la forteresse.

Le palais de l'Ermitage...

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Ici, c'est un panorame de 360° qu'il faudrait pour donner la mesure de la majesté du palais et de la place.

Et pourquoi pas, un petit passage par la Perspective Nevski, les Champs-Elysées de St Pétersbourg.

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St Pétersbourg ayant été la capitale de la Russie de 1712 à 1918 s'est dotée évidemment de nombreuses églises et palais, tant à l'intérieur de la cité que dans la campagne environnante. Les plus célèbres de ceux-ci sont le palais Pouchkine, le palais Pavlov et Peterhof. C'est ce dernier qui a notre préférence.

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Il a un petit air de Versailles, pas vrai, encore renforcé quand les jeux d'eau se mettent en marche

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Voilà, notre promenade romantique dans la Sainte Russie se termine ici et cette dernière image va nous replonger dans le monde réel.

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Le 25 octobre 1917 (calendrier julien), le croiseur Aurore pointe ses canons sur le Palais d'Hiver et tire le coup de semonce (à blanc !) qui va déclencher la révolution bolchevik et entraîner la Russie dans la plus sanglante des révolutions que le monde ait connue.

Russie
21 commentaires
1)
Saluki
, le 24.10.2007 à 00:20
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Bien vu, Hervé,

je revis les “Nuits Blanches” lors du 300e anniversaire de St Pet’.

Edit: Donc demain, tu as une rangée de dix balais de plus… Coche !

2)
fxprod
, le 24.10.2007 à 00:28
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Superbe reportage et superbe photos, merci du voyage.

P.S. ayant déjà vu des images de la marine russe actuelle ainsi que de quelques sous-marins, le bateau que tu nous montre doit utiliser à lui seul tout le potentiel de peintures et de miror de russie.

3)
Aigle4
, le 24.10.2007 à 00:32
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Belle balade, images superbes, ça donne envie d’aller voir comment s’appelle-t’elle déjà…

Ah oui Evgenia.

Tes images sont toutes passées par Lightroom ? N’empêche elles sont très belles, merci.

4)
VN99
, le 24.10.2007 à 01:42
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Reportage sympa, belles photos, mais d’autant plus rageantes sont des erreurs et des approximations:

1) la rue Arbat et non pas Arpat; 2) à propos de l’orthodoxie, sans commentaires… c’est pas sérieux et une bonne dose de AMHA et de smileys s’impose. 3) Pour finir, c’est До свидания, Россия.

5)
VN99
, le 24.10.2007 à 01:45
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Ah, oui… j’ai oublié. Le chololat chaud existe depuis des siècles en Russie sous l’appellation de cacao ;-)))

6)
VN99
, le 24.10.2007 à 01:55
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Le gouvernement siège à la Maison Blanche (si, si… nous en avons une), le Krémlin est la chasse gardée d’un certain Vladimir Vladimirovitch Poutine.

7)
Benoit29
, le 24.10.2007 à 06:46
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Merci Hervé pour cette belles balade dans ce grand pays. Bravo pour les photos.

>fxpord Ne t’inquiète pas pour la marine russe. Poutine est en train de la remettre en état (nouveau sous-marin stratégique, peut-être un nouveau portes-avion..).

10)
Caplan
, le 24.10.2007 à 08:41
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Magnifique balade photographique, Hervé! Quelle chance! Merci!

J’y suis allé à l’époque où le drapeau rouge flottait encore sur le Kremlin et où Saint Pétersbourg s’appelait Leningrad.

Le voyage en train entre les les deux villes eut lieu en décembre, dans la tempête de neige. Un souvenir unique. On peut en avoir une idée en regardant les images de la BD “Partie de chasse”, de Bilal et Christin.

Merci encore.

Milsabor!

11)
Fabien Conus
, le 24.10.2007 à 08:45
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J’ai vécu St-Petersbourg en Férvrier. La Néva était gelée et le Peterhof était un petit point au milieu d’une vaste étendue de neige d’un blanc immaculé.

Que de très bons souvenirs…

12)
mrb2
, le 24.10.2007 à 08:51
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Magnifique promenade. Je viens d’étudier les révolutions Russe, c’est bien plus agréable sur cuk que dans les livres d’histoire ;)

13)
Mirou
, le 24.10.2007 à 09:39
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Tout comme Fabien, j’ai passé quelques jours de Février (2000) à St-Petersburg. C’était mon premier voyages en solitaire et j’ai trouvé cela incroyable. En hivers, les Saint-pétersbourgeois étaient tout ouverts à la discussion. J’ai pu marcher sur la Néva et manger une glace en extérieur à côté des indigènes qui bronzaient debout (tout nus par moins 20) devant la forteresse.

(D’ailleurs, il paraît que, quand Regan à visité Moscou à la fin de la Guerre Froide, il se serait déclaré satisfait de l’accord obtenu, car “nous n’aurions jamais pu vaincre un peuble qui fait la queue par moins vingt pour manger des glaces….”)

14)
alec6
, le 24.10.2007 à 10:01
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Spaciba balchoï !

Comme Caplan, j’ai connu un peu de la Russie en 1989, en train… mais en été.

Merci pour le reportage et toutes ces informations.

15)
Anne Cuneo
, le 24.10.2007 à 12:47
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JALOUSIE! Voilà ce qui me ronge, à la fin de cette lecture.

J’ai fait un périple très semblable au tien, avant la chute de l’URSS, ce n’était pas organisé à l’époque, j’étais seule avec un guide, et je n’avais pas le droit de prendre la moindre photo. Mon guide était un espion du KGB, comme de juste, mais en fait il est vite devenu un copain. Je n’ai tout de même jamais sorti mon appareil de photos, pour qu’il n’ait pas d’ennuis.

J’ai toujours souhaité refaire un tel voyage sans avoir cette inquiétude au ventre qui avait à la fois le mérite de transformer un voyage somme toute ordinaire en aventure, et le désavantage que des préoccupations bureaucratico-policières distrayaient de l’examen conscient de certaines beautés du voyage. Sans mentionner le fait que les gens se méfiaient suffisamment pour ne pas parler à une étrangère, surtout pas par l’intermédiaire d’un “flic” (qui n’en était finalement pas vraiment un, mais ça, dans l’ambiance de l’époque, ils ne pouvaient pas y compter).

16)
elektrikpepper
, le 24.10.2007 à 14:44
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J’ose à peine mais je le fais avec des joues toutes rouges… et qui est l’urbaniste et architecte qui à “construit” (ah modestie, quand tu me tiens) St. Petersbourg? Mon bis-bis-bis-…-nonno Domenico Trezzini

:-)

17)
zitouna
, le 24.10.2007 à 14:57
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Chouette promenade, Hervé.

Incroyable, la cathédrale de la Transfiguration… Et je confirme, c’est toujours le même homme qui donnait les coups de knout aux serfs pour qu’ils s’activent un peu plus afin que ça soit prêt pour la visite de l’évèque…

Quand à l’histoire du choix du christianisme, la nalyse me parrait tout à fait pertinente.

Sinon, le périple a duré combien de temps?

z (heureux qui comme hervé a fait un beau voyage, je répêêêête: les voyages forment la jeunesse)

19)
Hervé
, le 24.10.2007 à 18:41
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@Aigle4

Ben, partant d’un brut de capteur (raw pour les anglophiles), il faut bien passer par quelque chose pour les développer, non ? Alors, entre LR, DPP, ACR, NX, AP (ça fait très “branché” ces initiales), j’ai choisi LR

@VN

La raison qui a conduit Vladimir et les Russes à devenir orthodoxes n’est pas plus farfelue que celle qui a mené Henri VIII et les Anglais à devenir anglicans !!!!

@Roger Baudet

Le bateau s’appelait le Tchaïkovsky (il y en a plusieurs de la même flotte dont le Dostoïevsky, etc.) et la croisière dure 6 jours + 2 jours à Moscou et 3 jours à St Pétersbourg, en logeant toujours sur le bateau.

@Anne

Pour te consoler, j’aurais aimé être de la partie pour ton séjour à Rome !

@elektrikpepper

Tu as des archives ???

20)
VN99
, le 24.10.2007 à 22:36
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Hervé, comme j’ai dit plus haut, il ne faut pas confondre les “anecdotes historiques” et la réalité.

Cette blague au sujet d’une “étude comparative des religions” menée par le Prince Vladimir surgit assez régulièrement dans certains livres publiés à l’Occident et se termine généralement, comme ce fut le cas ici, par la phrase qui tue, du genre “les Russes passent leur temps à picoler et à forniquer, donc exit le judaïsme et l’islam. Et comme en plus ils détestent les Polonais, le catholicisme n’a pas bonne presse”.

On voit comment l’histoire est interprétée avec les clichés d’aujourd’hui.

Heureusement, les documents existent pour prouver que la Russie de Kiev s’intéresse à l’orthodoxie suite à l’attaque de la Bysance par les princes russes en 860. Constantinople a préféré convertir les Russes plutôt que de les avoir constamment sur le dos, d’où une importance mission d’évangélisation menée à partir de la fin de l’année 860.

En 988 le Prince Vladimir accepte de se convertir et de baptiser la Russie contre une alliance militaire avec la Bysance. D’ailleurs, le premier mitropolite de Kiev vient justement de la Grèce.

Voilà, c’est tout.

21)
tioneb
, le 25.10.2007 à 10:56
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je vais pas être constructif…mais c’est vraiment des beaux clichés, ca nous donne une autre image que l’on voit de la Russie dans nos tristes journaux quotidiens