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Vendredi 12 octobre 2007
Canon PowerShot G9: le compact qu'il vous faut?

Je crois savoir que vous êtes nombreux à attendre ce test avant de faire ou non l’achat du Canon PowerShot G9.

Je le sais parce que vous, me l’avez demandé par mail.

Je ne vous dis pas la pression que ça met, ce genre d’attentes.

Faudrait voir à ne pas trop se tromper.

Introduction pas nécessaire, à lire, c’est juste pour mettre dans le contexte

Les compacts, vous me connaissez, je n’aime pas trop. Je me souviens d’un récent Chasseur d’Images dans lequel l’un des sujets était un truc du type “Et si vous deviez choisir un compact ”, question posée à ses rédacteurs.

La réponse était presque toujours: “hem… un compact? Oui, mais bon, heu, ben pas vraiment quoi”.

Je comprends tellement cette retenue! Qui a goûté au reflex ne peut se satisfaire d’un compact, surtout numérique, point barre.

Certes, l’Olympus 770SW, testé ici, est irremplaçable lorsqu’on part à la plage, je ne reviens pas sur le sujet. Je le garde précieusement et profite de ses qualités à certains moments précis. Mais pour prendre des images de qualité en voyage, ou dans la vie de tous les jours, il est réellement loin de ce que peut apporter un reflex.

Le Fuji F10 (j’ai acheté ensuite le F11), que j’ai testé ici est excellent à l’intérieur, mais blanchit un peu trop les paysages à l’extérieur.

J’en ai eu bien d’autres dans les mains, mais jamais, je n’ai eu de plaisir à photographier avec eux.

Certes, j’avais bien eu, dans mes souvenirs, pendant quelques semaines, un Canon G2 à l’époque. Déjà, il m’avait semblé différent des autres. Mais je ne l’avais pas gardé bien longtemps (à l’époque, je changeais tout le temps, mais celui-là, je l’ai regretté, vraiment).

La raison en est bien simple: j’ai de la peine à trouver du plaisir à photographier avec ce genre d’appareils.

Même s’ils ont progressé.

Annonce du Canon G9: le titillement maximal

Pourtant, le fait de pouvoir prendre avec soi un appareil léger, capable de prendre des images techniquement de bonne qualité (le reste ne dépend pas vraiment de l’appareil), a toujours été chez moi un rêve.

Retrouver la discrétion d’un petit Leica, histoire de ne pas mettre la pression sur le sujet, c’est vraiment ce que je recherchais depuis bien longtemps.

Depuis quelques mois, je regardais du côté de Canon et son G7.

Je précise que la série G a toujours été le fer de lance chez ce fabricant, même si les derniers appareils que j’ai eus dans les mains m’ont passablement déçu, en particulier au niveau du bruit et du retard au déclenchement.

FxProd est venu chez nous en septembre, et avait avec lui son petit G7. Il m’a tout de suite plu, mais je savais déjà que le G9 allait sortir, raison pour laquelle j’ai attendu un peu avant de faire l’acquisition de ce modèle.

Enfin, il est là, dans mes mains. Alors hop, départ dans les Grisons. Et je ne prends que lui, comme ça, je saurai si je regrette ou pas mes chers reflex.

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Répond-il à mon cahier des charges, ce G9, qui est le suivant?

L’appareil

  • doit être capable de prendre des images en plein soleil, via un viseur de type standard, puisque les écrans sont toujours catastrophiques en extérieur
  • doit entrer dans un sac transportable sur la ceinture
  • doit être prompt au déclenchement, et à la mise en fonction
  • doit fournir des fichiers Raw de bonne qualité
  • doit donner des images peu bruitées en haute sensibilité et très propres jusqu’à 400 ISO.
  • doit me permettre de choisir tous mes paramètres lors de la prise de vue

Mais avant cela, je vous propose de lire ici les principales caractéristiques techniques de l’appareil, inutile en effet que je vous les recopie.

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Vous avez lu?

En résumé, voici celles qui sur lesquelles il me semble utile de devoir s’arrêter, avec quelques premiers commentaires:

  • Capteur 1/1,7 pouces, 12,1 mégapixels

12.1 MP, c’est beaucoup, surtout lorsqu’on doit les placer sur un petit capteur. Le 1/1.7 pouces n’est pas le plus petit capteur sur le marché, loin de là, mais il est bien plus petit tout de même que celui d’un reflex avec capteur de type APS, sans parler d’un plein format, bien évidemment. Je craignais le pire au niveau du bruit, même si je sais bien que le traitement électronique des appareils de dernière génération a fait beaucoup de progrès,. Avais-je tort? Vous le saurez plus bas (ben oui quoi, si je dis tout, après, vous ne lirez pas)

  • Les tailles et formats d’images sont:
    • L (12MP) pour des images de 4000×3000 pixels
    • M1 (8MP) pour des images de 3 264 × 2 448 pixels
    • M2 (5MP) pour des images de 2 592 × 1 944 pixels
    • M3 (2MP) pour des images de 1600×1200 pixels
    • S (0.3MP) pour des images de 640×480 pixels
    • W pour des images en 16/9, de 4000 sur 2248 pixels

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La définition est bien là… Exemple ici à 400 ISO. Cliquez sur l’image pour passer en mode 1:1. Je précise que, comme toujours, vous avez ici des copies d’écran, qui sont repassés par une compression JPEG. Vous n’avez pas la vraie pure vérité, mais on s’en approche.

À tous ces formats avec compression JPEG s’ajoute le format RAW pour des images de 4000×3000 pixels, avec possibilité d’enregistrement en RAW plus JPEG L sur la carte.

Mais attention, le RAW n’est possible qu’en mode P, TV, Av ou M. Les modes “Scène” imposent le JPEG, ce qui est en partie logique (j’aurais tout de même voulu pouvoir garder certains paramètres importants, comme le comportement par rapport aux ISO automatiques.

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Notez la molette de réglages des ISO à gauche.

  • Au passage, en parlant carte supportant les images, signalons que c’est le format SD qui est intégré. Force est de constater qu’il devient peu à peu un vrai standard, et que l’achat d’une carte 4Go Extreme III de chez SanDisK ne revient pas plus cher qu’une carte de même type CompactFlash. En plus, ce format est très pratique (surtout avec le petit lecteur de poche USB fourni par SanDisk avec la carte).

Bon, c’est juste dommage pour le partage de cartes avec mes reflex qui eux sont (encore, mais pour combien de temps?) sur CompactFlash.

  • Zoom optique 6x avec stabilisateur d’image optique, ma foi fort efficace.

Oui je sais, la presse se plaint du fait que le zoom part à 35 mm (f 2.8) pour aller jusqu’au 200 mm (f 4.8). Elle est unanime à reconnaître la qualité de ce zoom, au niveau du piqué.

Personnellement, je lui reprocherai juste une petite chose: une aberration chromatique prononcée à forte focale. Sinon, la distorsion à 35 mm est très faible (il ne manquerait plus qu’elle soit forte!), et le piqué est bon, c’est vrai. Les mesures de Chasseur d’Images (je ne suis pas équipé pour faire comme eux, évidemment) indiquent que ce piqué n’est pas le résultat d’une accentuation logicielle, mais provient bien de l’excellente qualité de ce zoom.

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Un sujet au 35 mm

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Le même au 200 mm

Il est vrai que devant certains monuments, ou devant certains paysages, j’aurais bien aimé profiter d’un petit 28 mm. Surtout qu’avec 12.1MP, il est toujours possible de recadrer, ou alors d’utiliser le zoom numérique, qui peut multiplier la focale par 4. Ajouter du pixel autour est bien plus difficile…

Notez que ce zoom numérique peut être activé ou non, qu’il indique, selon le format de fichier, jusqu’où il peut être employé sans perte de qualité. En mode L ou RAW, la perte de qualité sera de toute manière de la partie. C’est plus on descend dans la résolution que l’on perd le moins.

Pour finir sur ce point, le mode Macro permet de s’approcher jusqu’à 1 cm du sujet, et se montre ma foi tout à fait performant.

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  • Enregistrement d’images RAW

Je reviens sur ce point en détail plus bas.

Il est évident que pour un utilisateur exigeant, le RAW disponible ici fait toute la différence.

  • DIGIC III et iSAPS

Nous avons droit au meilleur de chez Canon donc, et le processeur, comme nous allons le voir, fait du bon travail.

  • Technologie AF/AE/FE avec détection de visage Un gadget peut-être, cette détection du visage? Pas tant que ça, puisqu’à la fois la mise au point est alors faite sur lui, mais aussi l’exposition. Extrêmement pratique, en particulier au flash, pour éviter, autant que faire se peut, les fromages blancs sur le front de nos sujets.

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La détection suit bien le déplacement du sujet… Pourvu qu’il ne bouge pas trop vite tout de même.

  • Ai-AF à 9 points et FlexiZone AF/Expo

Il fonctionne parfaitement et rapidement. Mais en situation de faible lumière, un faisceau se charge lui de faire en sorte que la mise au point soit faite. C’est un poil plus lent.

J’ai désactivé ce faisceau et laissé travailler les collimateurs même en faible lumière, je trouve que l’appareil s’en sort très honorablement. Je n’ai pas été utilisateur de G7, mais d’après ceux qui les ont eus les deux dans les mains, la différence est frappante, en faveur du dernier venu.

  • Ecran LCD PureColor 3 pouces

J’en parle juste plus bas.

  • Viseur optique

J’en parle juste plus bas aussi.

  • Sensibilité 1600 ISO et mode ISO Auto

Fantastique: une molette située au-dessus de l’appareil, permet de choisir une valeur ISO entre 100 et 1600, plus un mode auto. Attention, le mode que vous avez choisi risque d’être outrepassé si vous avez choisi un mode scène. Très souvent, l’appareil passe en mode Auto, sans bien sûr tourner la molette. Vous aurez peut-être un mode “100 ISO” sur la molette alors que l’appareil prendra l’image à 800 ISO, pour éviter un bougé.

  • 25 modes de prise de vues (dont 15 Modes Scènes, ainsi que les traditionnels modes Canon, plus deux modes totalement personnalisables)

Tous les modes “Scène”, comme indiqué plus haut, sont en JPEG.

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Mode scène “paysage”, au sommet du Susten

Deux modes originaux sont disponibles (en plus des traditionnels Portrait, paysage, feu d’artifice, plage, sous-marin (eh oui, un caisson existe pour le G9) et j’en passe): le mode permutation des couleurs (vous choisissez une couleur à l’écran, et vous dites que vous voulez la remplacer par une autre) et le mode “Couleur contrastée” qui, comme son nom ne l’indique pas, permet de choisir une couleur et une seule, qui restera à l’écran, tout le reste passant en noir et blanc.

Oui, bon, c’est bien joli, mais il est parfois plus simple de réaliser ces choses-là sur Photoshop ou que sais-je. Cela dit, ça ne mange pas (trop) de pain, et puisque c’est là… Mais je sais quant à moi que je n’utiliserai jamais ces deux fonctions!

J’aurais préféré par exemple un mode noir et blanc évolué comme sur les reflex, avec possibilité de filtre sur les couleurs. Cela dit, c’est vrai que là aussi, cette fonction est réalisable dans presque tous les retoucheurs d’images, alors… Notons que divers modes de rendus sont disponibles (sépia, film positif, éclatant, neutre, tons chair sublimés, etc.).

Un mode panorama assisté est de la partie, panorama qui pourra être assemblé, comme le veut l’usage chez Canon, sur le logiciel fourni avec l’appareil (PhotoStich).

  • Gamme d’accessoires, entre autres possibilités d’ajouter des compléments optiques (ce que je n’ai pas fait, je n’ai pas un compact pour trimbaler une kyrielle d’objectifs, ça, je le fais avec mes reflex) ou les flashs, en particulier ceux de marque Canon, bien évidemment. Je reviendrai là-dessus plus bas.

Point 1 du cahier des charges: le confort de la prise de vue

Commençons immédiatement par le côté négatif de l’appareil.

Le viseur optique n’est pas bon

N’achetez pas le G9 pour lui, il n’en vaut pas la peine.

Je ne dis pas: dans la latitude du zoom normal, il est supportable, même s’il ne couvre que 85% de l’image réellement prise. Mais ne tentez pas de viser avec lui dès que vous dépassez le zoom 6X! Vous manqueriez votre cible à coup sûr. D’ailleurs, ce viseur optique n’est pas prévu pour ça puisque dès qu’on passe en numérique, les changments de focale ne se reportent pas sur lui.

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En rouge, le cadrage dans le viseur. Pas trop mal au niveau du centrage. Ne me critiquez pas au niveau de l’alignement, difficile d’être précis avec ce type de viseurs. Au moins, la visée n’est pas trop décalée dans ce cas.

Quand on me dit qu’un viseur de reflex avec capteur de type APS n’est pas assez grand (ce qui est souvent vrai, en tout cas chez Canon, moins chez Nikon, Pentax et Sony), alors que doit-on dire sur ce G9!

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Malgré la présence d’un correcteur dioptrique…

Tout petit, sombre, manquant de piqué, il a tout pour nous décevoir.

Cela dit, ce viseur reste utile dans un cas très précis: lorsque vous prenez des images en en continu (je n’ose pas écrire “rafale”), en RAW, avec mise au point avant chaque déclenchement. Si vous demandez alors un réglage autofocus permanent, l’appareil prendra un peu moins d’une image à la seconde (très exactement 0.7 selon Canon). Ce n’est pas beaucoup, mais en plus, entre chaque déclenchement, vous perdez l’image sur l’écran LCD et donc le suivi de votre sujet. Ici, le viseur optique sera utile.

Je vous rappelle au passage que ce viseur (comme tout viseur optique de compact, par opposition aux viseurs électroniques de certains bridges) ne vous sera d’aucune utilité pour savoir si oui ou non votre image est nette, puisque l’image l’est toujours à travers lui (si l’on peut dire…).

L’autofocus n’a aucune incidence sur ce moyen de visée.

Voilà. Je vous ai donné ici le seul point vraiment négatif de l’appareil, positivons un peu maintenant.

Parce que ce point négatif est largement compensé par un point positif.

L’écran LCD de 3 pouces Pure Color LC II, avec ses 230’000 pixels est tout simplement admirable.

Autant j’ai pu pester sur bien d’autres compacts (et d’ailleurs sur des reflex aussi, je tiens à le préciser) lorsqu’il s’agit de regarder cet écran en plein soleil, autant ici l’écran reste toujours visible, que l’on regarde les menus, une image que l’on vient d’enregistrer, ou que l’on vise son sujet.

Et ce même avec des angles prononcés, ce qui pallie le fait que le G9 n’offre pas d’écran orientable.

En plus, il permet d’afficher l’histogramme en temps réel, un quadrillage bien pratique pour gérer la règle des deux tiers (pour moi, vu le format 4:3, elle peut être utile, vu que je suis tellement habitué au 3:2 des reflex, que je suis un peu perturbé) et bien pratique aussi pour caler l’horizon et des tonnes d’informations.

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Au vu de tout ce qu’il est possible de faire sur cet écran après la prise de vue, c’est une bonne chose qu’il soit bon me semble-t-il.

Oui, là, Canon a fait très fort. Sauf que…

L’écran est protégé de la poussière par une protection (en verre?), afin d’éviter les coups et les griffures. C’est très bien, évidemment, si ce n’est qu’au bout d’une semaine, quelle n’a pas été ma surprise de voir une pétufle blanche, grosse comme un grain de sable, venir se coller à cette vitre. Rien de grave me direz-vous?

Si pourtant…

Puisque la pétufle était collée SOUS le verre de protection! En utilisant une patte microfibre, et en frottant très vite certains endroits de la vitre, la voilà qui vient se coller à un autre endroit, puis à un autre.

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un problème d’étanchéité, je penche plus vers la saleté dans l’appareil dès le départ.

N’empêche, on connaissait la poussière sur le capteur, la voilà sous l’écran, et inenlevable! Chouette! Moi qui suis maniaque, ça va être retour au SAV après le test, je peux vous le garantir, même si j’ai fini par planquer la chose tout dans le bord de l’image, mais jusqu’à quand va-t-elle rester là?

Point deux du cahier des charges: la légèreté

Certes, un IXUS et d’autres appareils de marque concurrente font mieux qu’un PowerShot G9 au niveau du poids.

Ce dernier n’a pas pour but d’être l’appareil le plus petit du marché. Mais s’il est certain que vous ne pourrez pas le mettre dans votre poche, il tiendra dans un petit étui facilement “accrochable” à la ceinture. Il est tout de même léger (320 grammes, sans la batterie).

Combien avec? Oh la la, disons, 364 grammes, ça vous va? Et je le prouve, non mais…

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Et avec la carte 4Gb comprise, s’il vous plaît!

Notez que sa prise en main est bonne, malgré la petite taille, notamment grâce à un renflement sur la droite, avec ajout d’une barre verticale permettant d’accrocher l’appareil avec les doigts sur l’avant.

Partir avec un 35-200 de qualité, pesant 320 grammes, c’est tout de même bigrement agréable.

Point trois du cahier des charges: la réactivité

Le G9 est disponible à peine une seconde après qu’on l’a allumé. Le temps de porter son regard du bouton d’allumage vers l’écran arrière. Aucun problème à ce niveau.

En ce qui concerne le déclenchement, ce petit Canon est rapide, et met au point très rapidement, sauf en basse lumière, où le faisceau prend le dessus sur les 9 collimateurs. Là, on a l’impression de devoir attendre un peu, impression qui diminue nettement si l’on prend garde de désactiver le mode anti-yeux rouges.

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Si le G9 ne mettra pas au point correctement une F1 arrivant contre vous à 300 km/h, un enfant marchant ou courant vers vous ne posera pas de problème en mode continu.

Oui, le G9 est rapide, moins qu’un reflex de la même marque (comment? Non non, je n’ai rien dit contre Olympus!), mais nous laisse photographier comme bon nous semble, sans trop nous faire attendre.

En mode flash, j’aurais tendance à dire qu’il vaudrait mieux, sauf condition vraiment difficile, désactiver la mise au point via le faisceau lumineux. Les collimateurs s’en sortent ma foi très bien, dans une chambre par exemple éclairée normalement, de nuit, sans l’aide du faisceau qui me semble intervenir trop vite lorsqu’on active sa mise en service automatique.

Cela dit, ce dit, ce dernier se montre fort utile lorsque les conditions deviennent vraiment trop pénibles (pleine nuit par exemple).

Point 4 du cahier des charges: des images RAW de bonne qualité

Le G9 est un appareil qui permet d’enregistrer ses images au format RAW, ce qui est un gage de qualité et surtout, permet de travailler ses images à partir de toutes les données imaginables.

Avant toute chose, je signale que le choix du format RAW se situe en toute logique dans la liste des formats de fichiers disponibles (L, M1, M3 etc…), mais il est situé tellement à droite qu’on ne le voit pas. Il faut scroller donc d’un cran, une fois que l’on a appelé la sélection des choix, via la touche Func. Set.

Voilà c’est dit, ça m’avait posé un petit problème de le trouver, ce RAW, et j’ai lu qu’Anne avait eu le même lorsqu’elle a acheté le sien, sur mes bons conseils. Alors maintenant, vous êtes avertis.

Ce RAW est lisible dans le logiciel ImageBrowser de Canon et éditable par l’utilitaire RAW image Task du même éditeur, mais aussi dans Lightroom.

J’ai constaté dans le logiciel d’Adobe une erreur lors de l’importation des images. Par défaut, Lightroom augmente la luminosité à 50%, ce qui donne une impression de surexposition permanente. Il suffit de modifier ce paramètre et tout rentre dans l’ordre ou presque.

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Il y avait une petite brume, et le contraste était fort, mais si le ciel n’était pas franchement bleu, il n’était pas blanc non plus.

Presque parce qu’il me semble que le G9 surexpose entre 1 et 2 tiers d’IL les images de paysages, rendant parfois les ciels bleu clair un peu trop blancs.

Une petite correction permanente de -1/3 à -2/3 d’IL me semble de bon aloi, à vous de voir.

J’ai aussi remarqué, toujours avec Lightroom, certaines erreurs dans l’interprétation d’images comportant beaucoup de bleu. Il faut préciser au programme les conditions de prise de vue (lumière naturelle, ombre, ou que sais-je) pour retrouver des images aux couleurs normales.

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Vu dans Lighroom automatiquement, pas tété.

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Dans le logiciel de Canon par contre, aucun problème.

Certaines images avec un flash externe posent également problème dans le logiciel d’Adobe (les images sont trop froides). Certes, c’est facilement modifiable facilement, mais c’est un peu agaçant.

Ces erreurs ne proviennent pas du G9, puisque les images sont parfaites dans le logiciel de Canon, mais bien d’une mauvaise interprétation de Lightroom qui devra sans doute être mis à jour pour supporter le G9 parfaitement.

Sinon, c’est un bonheur de profiter, sur un compact, des bienfaits du 12 bits, d’avoir de la réserve dans les ombres, de pouvoir récupérer des hautes lumières (faut pas rêver tout de même sur ce point, mais il y a de quoi faire).

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Mais oui les couleurs étaient comme ça, pas pour rien que je me suis arrêté!

On se retrouve à travailler comme avec nos reflex, et nom d’une pipe, qu’est-ce que c’est agréable, tout ça.

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À noter qu’au moment où j’écris ces lignes, Aperture ne sait toujours pas lire les fichiers RAW du G9.

Point 5 du cahier des charges: des images peu bruitées

Certes, le G9 n’arrive pas à égaler un reflex tel que le 5D, le 40D ou le 400D de la même marque, encore moins un des nouveaux Nikon D300 ou D3 (j’ai vu des fichiers sortis de ces deux appareils, en très haute sensibilité, c’est assez étonnant).

Mais…

Mais les résultats de cet appareil sont malgré tout de bonne qualité.

De 80 à 400 ISO, le bruit est bien maîtrisé, avec un lissage tout à fait supportable, ne touchant pas trop les détails.

À 800 ISO, le bruit est présent, mais tout à fait supportable.

À 1600 ISO, là, ça devient un peu pénible. Les grands agrandissements sont à proscrire. Le lissage entre en scène, au détriment des détails, mais franchement, il s’en sort plutôt bien

Allez, on va voir ça en détail. Pendant que Madame Cuk dormait, très tôt le matin, j’ai pris des photos de l’entrée de l’hôtel, peu éclairé, sur un petit trépied de table. On est bien d’accord qu’on s’en fiche du cadrage là, ou bien?

Le but, c’est de voir comment le bruit est traité, pas de faire de l’artistique.

  • 100 ISO, vue générale, et son détail 1:1

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  • 200 ISO, vue générale, et son détail 1:1

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  • 400 ISO, vue générale, et son détail 1:1

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  • 800 ISO, vue générale, et son détail 1:1

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  • 1600 ISO, vue générale, et son détail 1:1

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Une autre fonction intéressante: le décalage automatique ou semi-automatique des ISO en cas de bougé. Ainsi, si le système soupçonne un risque de bouger, soit il va monter les ISO tout seul, soit vous propose une solution, via un appui sur la touche d’impression.

Les ISO deviennent véritablement un troisième paramètre à part entière de l’exposition (ils l’ont toujours été, mais là, leur utilisation est grandement facilitée).

Je répète que la molette des ISO est présente sur le haut de l’appareil, et que son accès direct en dit beaucoup sur la philosophie de ce G9.

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Quand je vous dis qu’il a tout, cet appareil! Et les ISO ont leur propre molette.

Notez qu’un mode scène 3200 ISO est disponible, mais avec une définition moindre (mode M3, 1600 X 1200 pixels). Là, il ne faudra pas imaginer dépasser le 10/15. Utile en cas d’urgence absolue seulement! Chasseur d’Images parle d’images floconneuses, c’est exactement ça.

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À 3200 ISO, évidemment…

Sur la mollette, un mode Auto permet de laisser les programmes régler les ISO au mieux selon les risques de bouger, et un mode HI fait de même en privilégiant une vitesse ISO plus élevée.

Point 6 du cahier des charges: l’accessibilité à tous les paramètres photo

Ils m’énervent, ces compacts qui veulent tout faire à votre place, et ne vous laissent aucun choix.

Oui, je suis pour la simplicité, quand on la veut, mais je veux aussi pouvoir de temps en temps décider moi-même des paramètres principaux sur mon appareil.

Et là, que voulez-vous que je vous dise d’autre que “Tout est possible sur le G9”?

Il s’agit vraiment d’un compact avec les possibilités de réglages d’un reflex expert.

Tout y est:

  • les modes Manuel, priorité à la vitesse (Tv), priorité au diaphragme (Av)

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Quel plaisir de pouvoir jouer avec le diaphragme, par exemple…

  • Programme (P), avec décalage si besoin est
  • mémorisation de l’exposition, ou choix en mode spot d’accoupler cette exposition avec le collimateur autofocus choisi
  • correction de l’exposition par tiers d’IL
  • dosage de la puissance du flash
  • bracketing d’exposition automatique sur trois images par 1/3 d’IL, réglable de -2 à +2 IL
  • bracketing de mise au point sur trois images, à partir d’une mise au point de départ
  • mode spot avec possibilité d’associer le collimateur autofocus avec l’exposition
  • mémorisation de l’exposition
  • stabilisateur optique activable en mode continu (l’effet est visible pendant la visée), prise de vue (la stabilisation n’est active que lorsque l’on déclenche) et panoramique (n’agissant que sur les mouvements verticaux, laissant possibles le choix du filé)
  • ...

Dans le “•…”, il faut que je vous parle encore du mode Autofocus “Flexizone”, absolument magnifique.

Dans ce mode, vous appuyez à moitié sur le déclencheur, vous appuyez sur la touche de choix du collimateur autofocus, et vous pouvez alors déplacer un petit carré qui vous permet de choisir au millimètre près la zone qui sera mise au point. En plus, visiblement, l’appareil fait son calcul de l’exposition en donnant la priorité à cette zone.

Ah mon Dieu, pourquoi n’ai-je pas cela sur mon 5D, ni sur mon 400D?

J’aimerais encore parler de la symbolique de la bague de diaphragme de l’époque, ou de la molette des vitesses, reprise sur l’écran LCD lorsqu’on passe en mode A, M ou TV. Un détail peut-être, mais il est bien sympathique.

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Notons aussi la présence de l’équivalent d’un filtre ND incorporé, activable par simple demande dans le menu, afin de pouvoir travailler avec des basses vitesses ou des diaphragmes bien ouverts en très haute lumière.

La mise au point manuelle est possible, et facilitée puisque l’on voit une petite loupe agrandissant le centre de l’image. Elle l’est avec plein de finesses. On peut par exemple mettre au point manuellement, et demander à l’appareil, sur cette base, d’essayer de faire encore mieux!

Au niveau des reproches, je préférerais une vraie bague de zooming, ces moteurs avant et arrière étant toujours “juste pas assez précis” pour vraiment me donner entière satisfaction dans certains cas.

Attention aussi au déclencheur: le point milieu, pour trouver la mise au point, avant déclenchement, est parfois sauté et paf, on prend la photo alors qu’on voulait mettre au point. Il faudra juste vous adapter, mais c’est l’histoire de quelques minutes.

Alors oui, le G9 répond parfaitement aux exigences de celui qui demande beaucoup de son appareil.

Voilà, nous avons fait le tour du cahier des charges, nous ferons le bilan plus bas, mais avant cela, quelques remarques encore.

Photo au flash

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Le petit flash intégré n’est pas mauvais du tout. Certes, c’est le flash d’un compact, il ne faut pas rêver, la lumière est assez dure.

Certains yeux rouges sont inévitables. L’appareil sait d’ailleurs les corriger après la prise de vue, à la lecture. Mais attention, seulement sur les images JPEG, pas sur les RAW (on les enlèvera sans problème en postproduction, tous les programmes sachant faire cela très bien désormais).

Comme je l’ai dit plus haut, on peut doser la puissance du flash par pas d’1/3 d’IL, de -2 à plus 2 IL.

En plus, ce réglage se fait tout simplement, en gardant le doigt sur la touche flash une seconde au lieu d’un simple clic.

Là, on a accès à la synchro lente, à la synchronisation sur le deuxième rideau. Oui, tout ça sur le bout du doigt, sans même passer par un menu (on peut aussi remarquez!)

Si ce n’est pas de l’ergonomie haut de gamme, ça!

Et vous aurez encore accès à la fonction “Sécurité Flash”, qui, associée à la détection du visage, va éviter, autant que faire se peut, les fromages blancs sur le front de votre sujet.

Mais surtout, ce qui est fort agréable pour un utilisateur Canon, cet appareil est compatible avec la plupart des flashs Canon, et même avec le ST-E2 qui permet de transmettre des ordres aux flashs distants, sans fil (oui je sais, j’aurais préféré encore que le flash interne soit capable d’envoyer lui-même ces ordres. Que voulez-vous, Canon n’en fait qu’à sa tête, et même sur un 40D ou un 400D, veut imposer l’usage d’un ST-E2 ou d’un flash maître pour son système sans-fil, contrairement à Nikon et d’autres).

Affublé d’un 580 EX, l’appareil est un peu déséquilibré, mais est alors aussi efficace qu’un reflex.

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Mais alors les résultats (ici avec le 580 EX et le Lightsphere, testé ici).

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Notez que le flash externe est réglé par défaut sur une puissance d’1/8 du plein pot, pouvant être réglé

Cela dit, Canon parle de TTL dans sa fiche de description de l’appareil. Je me demande s’il ne s’agit pas de TTL 2, présent dans le monde reflex avec les flashs externes, puisque l’appareil semble très bien gérer les surfaces réfléchissantes.

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Malgré l’éclair en pleine vitre, le sujet reste bien éclairé. Ou tout au moins il n’est pas noir.

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Bonne gestion de l’éclairage, ici aussi avec le flash externe et Lightsphere.

Là aussi, le G9 fait très fort.

Une ergonomie exceptionnelle

Certes, le G9 n’est pas l’appareil le plus simple qui m’ait été donné à tester vu le nombre de fonctions dont il est doté.

Certes.

Mais il n’empêche que son ergonomie est tout bonnement extraordinaire, en particulier grâce au système de croix (quatre positions plus une centrale) et de molette l’entourant, à l’arrière de l’appareil, à droite.

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Régler l’appareil est vraiment facile avec cette mise organisation, surtout si l’on sait que cette “centrale” est encore entourée des 4 boutons principaux permettant d’avoir accès à peu près à toutes les fonctions de l’appareil en un clin d’œil.

Le bouton central “Fun.Set” donne accès, comme souvent chez Canon, aux fonctions principales, les touches juste autour au mode flash, à la mise au point manuelle, au type d’entraînement, et au mode macro.

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Les fonctions de base, obtenues d’un clic.

La couronne permet de régler les paramètres (plus ou moins), de choisir une scène.

Tout en haut à droite, toujours à l’arrière, vous avez la mémorisation de l’exposition (ou la mémorisation de l’autofocus, selon des réglages.

Bref, tout est là, sous la main.

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Les menus sont parfaitement agencés. On s’y retrouve très vite.

L’autonomie

Ô miracle, le Canon G9 dispose de la même batterie que celle de mon 400D (qui n’est pas la même que celle de mon 5D, faut pas pousser!).

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Un chargeur de moins à gérer (le neuf, je le laisse dans le carton).

La batterie est chargée en à peu près deux heures, et, lors de notre périple aux Grisons, a tenu pratiquement 190 images. Il faut savoir que je n’ai pas arrêté de me promener dans les menus pour les besoins du test, que je n’ai pas chaque fois éteint l’appareil (il le fait tout seul au bout d’un laps de temps donné par l’utilisateur).

J’ai toujours travaillé avec une visée par écran. Or un trois pouces, ça consomme, évidemment, tout comme le stabilisateur, et le flash intégré.

Alors certes, le 400D fait plus d’images avec une batterie, mais dès que vous aurez pris en main ce G9, et que vous aurez fini de tout tester comme je le fais, vous verrez que vous pourrez monter à 300 images sans trop de problèmes.

Diverses petites choses encore

Incroyable, la richesse de ces compacts de nouvelle génération, et bien sûr de ce G9, qui semble vouloir en offrir un maximum.

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Je n’arriverai jamais à vous faire faire le tour complet de la chose, mais sachez par exemple que:

  • la visualisation des images enregistrées est fort agréable, et se fait soit par grille traditionnelle de 9 imagettes (mode zoom grand-angle) ou par lignes avec animation faisant “monter” l’image centrale en visualisation sur tout l’écran.
  • les différents modes de visualisation de l’image elle-même sont très riches, avec possibilité de voir une image et un agrandissement en mode 1:1 d’une partie de cette dernière en même temps, (navigation bien entendu possible à l’intérieur de l’image).
  • les modes vidéos sont nombreux, avec entre autres choses un mode 640 X480 Pixels en mode longue durée (30 images seconde), censé permettre plus de temps de film sur une carte, et un autre mode Haute Résolution, 1024 X 768 pixels, mais à 15 images seconde seulement.
  • un mode d’animation (permettant de prendre toutes les X secondes l’évolution d’un sujet, tel l’éclosion d’une fleur, ou un coucher de soleil) est de la partie.
  • la suite logicielle de Canon intègre désormais RAW Image Task, qui permet de manière fort efficace les fichiers RAW. Cette suite tient parfaitement la route, et intègre le désormais traditionnel PhotoStitch, qui permet d’aider à faire un panorama à partir de différentes images (que vous aurez pris soin d’aligner dès la prise de vue, à l’aide de l’assistant intégré à l’appareil).
  • en plus du mode “mémo” habituel, un mode “Audio” magnifiquement complet est disponible.

Il vous permet d’enregistrer jusqu’à deux heures de son (pour autant que la carte le permette) à 11, 22 ou 44 Khz. Cette fonction permettra d’utiliser l’appareil en véritable dictaphone, avec même une fonction “anti-vent”, et la possibilité de régler manuellement ou automatiquement la sensibilité du micro.

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En conclusion

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Il n’est pas encore parfait, ce G9.

J’aurais aimé un meilleur viseur (même si l’écran excellent pallie ce problème, j’ai l’impression de photographier tout nu en tendant les bras, j’aime coller mon œil à l’appareil, j’imagine que ça me rassure, mais ça me donne surtout une meilleure stabilité), peut-être (mais c’est personnel), un capteur 3:2 et non pas 4:3, pour la composition des images ainsi qu’une plus grande souplesse au niveau des hautes lumières (comme tant d’appareils numériques, reflex Fuji exceptés) mais pour le reste, quel bel appareil!

Je me suis baladé pendant 4 jours au Tessin et dans les Grisons, sans jamais m’attrister du fait que je n’avais pas mes chers reflex. Certes, ces derniers donnent encore de meilleurs résultats, sont encore plus efficaces et c’est tant mieux: vu la différence de prix et d’encombrement, il ne manquerait plus que ça qu’ils soient moins bons ou équivalents.

Mais le G9 donne tout de même de très bons résultats, et ne nous bride jamais, même si l’on en demande beaucoup. Un petit passage par le manuel PDF de 270 pages en français (très bien fait) ne sera certainement pas inutile, soit dit en passant…

Vous aimez la photo, vous aimerez le G9, j’en suis certain.

Mise à jour de lundi 15 octobre: Le Canon G9 sur le terrain, en spectacle? C’est ici, si vous le voulez bien.

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