Vous le savez sans doute, j’ai un peu de peine avec les compacts.
Je n’ai testé que ceux qui me semblent faire faire un pas important, voire historique dans le genre…
J’ai des problèmes avec les compacts en premier lieu parce qu’ aucun ne m’apporte le plaisir de prise de vue d’un reflex, mais aussi parce que la plupart d’entre eux ne prennent pas d’images au format RAW, alors que lorsque l’on y a goûté, ce format est une telle merveille pour retoucher les éventuels problèmes (en particulier d’exposition) qu’il devient difficile de s’en passer.
Mais bon.
J’ai un Canon EOS 5D. (testé ici)
J’ai un Canon EOS 400D (testé ici)
Je les adore, autant l’un que l’autre, pour leur complémentarité.
N’empêche…
Jamais, au grand jamais, je n’ai sorti ces appareils sous la pluie.
Et voyez-vous, en Suisse, de temps en temps, il pleut.
Jamais, au grand jamais, je n’ai pris ces appareils à la plage, au bord de la mer.
Certes, j’ai pris un autre compact de temps en temps jusqu’au bord de l’eau pour prendre les gamins.
Vous voulez que je vous explique?
Alors, ça se passe comme ça.
J’accompagne la famille jusqu’au bord de la mer. J’ai dans ma main gauche la bouée de Juliette, dans la main droite un sachet en plastique, contenant un sachet en plastique, contenant mon appareil de photos.
Une fois tout le monde dans l’eau, je prends quelques photos.
Ces dernières dans la boîte, je quitte tout le monde, et retourne à la maison après avoir remis l’appareil dans le sachet interne, histoire surtout de ne pas poser l’appareil où que ce soit à moins de cent mètres d’un grain de sable.
Une fois à la maison, je retourne à la plage.
Au moment où tout le monde sort parce qu’ils en ont marre ou qu’ils ont froid.
Alors quand j’ai vu l’Olympus µ 770 SW, qui annonçait fièrement
- Water Proof (étanchéité): 10 m.
- Shock Proof (chute supportée): 1,5 m
- Crush Proof (on peut marcher dessus), 100 kg
- Opérationnel jusqu’à -10°
Eh bien, j’ai décidé, après quelque réflexion, de craquer.
l’Olympus µ 770 SW, un appareil avec plein de trucs en plus, qui ne se voient pas
Pour moi, appareil étanche signifie gros machin très très moche, plein de joints orange assez dégueu, et assez peu ergonomique. Ou alors caisson étanche, lui aussi bien peu pratique vu que les boutons sont inatteignables
Cet Olympus casse totalement mon image de la chose.
En effet, il ne se distingue aucunement d’un appareil compact standard.
D’ailleurs, avant de passer aux qualités particulières de l’appareil, en particulier son étanchéité, parlons si vous le voulez bien de ses qualités “d’appareil de photos normal”.
Plutôt petit, léger (155 g sans la carte ni la batterie, 15 de plus avec cette dernière), tenant dans une poche de chemise (ou d’un costume de bain!), il est assez joli.
Comme un compact quoi. Rien de plus, rien de moins.
J’ai choisi un alu brossé associé à un bleu foncé assez classe.
Madame Cuk, elle veut toujours que j’enlève les scotchs sur les appareils, elle dit que ça fait beauf de les laisser. C’est comme de mettre des chaussettes blanches dans des sandales qu’elle dit… (ce que je ne fais pas, je tiens à le préciser, je ne mets que des chaussettes rayées dans mes sandales).
Mais oui je les enlèverai, c’est juste pour laisser l’appareil comme s’il sortait du carton pour les lecteurs de Cuk ma chérie…
Le zoom 3X, équivalent à un 38-114 mm, est tout à fait dans la norme. Regrettons au passage l’absence d’un vrai grand-angle. Le mécanisme est interne, ce qui permet d’avoir un appareil très compact, que l’appareil soit en fonction ou pas.
L’objectif est protégé par un volet quand ce n’est pas le cas.
L’ouverture de 3.5-5-0 ne casse pas la baraque, loin de là, mais le piqué est bien présent pour un appareil de ce type. Un petit boost en post-traitement sera pourtant parfois fort utile.
Le capteur 1/2.3 (1 pouce, soit 2,54 cm/ 2.3, soit très petit, ce qui pourrait faire craindre le pire au niveau du bruit) contient 7.4 Mégapixels, pour 7.1 effectifs. Nous verrons que l’électronique ne s’en sort pas trop mal.
Les formats de sortie sont les suivants (JPEG, moins compressé en tête de liste (SHQ) et plus compressé en queue de liste:
- SHQ 3072 x 2304
- HQ 3072 x 2304
- SQ1 2560 x 1920, 2304×1728, 2048×1536
- SQ2 1600 x 1200, 1280×960, 1024×768, 640×480
Prise en main
- boutons du zoom
- bouton mode P, Stabilisé, Scènes
- bouton visualisation/favoris
- Pad avec fonctions aux 4 points cardinaux (voire plus bas) et fonctions principales au centre
- bouton Menu
- bouton d’impression
l’Olympus µ 770 SW est un appareil agréable à utiliser et cela en particulier parce qu’il est réactif.
Le zoom de l’appareil, comme je l’ai déjà écrit, est totalement interne. Cela permet d’éviter sa sortie lors de la mise sous tension de l’appareil. Grand avantage, l’Olympus est disponible bien moins d’une seconde après avoir appuyé sur le petit bouton “Power”.
Au niveau du déclenchement, si l’on n’est pas tout à fait au niveau d’un reflex la réactivité est assez bonne. C’est agréable, même si cela devrait être la norme. Heureusement, ça le devient, soit dit en passant.
Enfin, lorsque je dis que ça devient la norme… au niveau des appareils numériques, oui, mais ne me parlez pas des téléphones en cette année 2007! Autant mon Sony Ericcson K800 (pourtant donné comme l’un des meilleurs) que le Nokia N95 sont tout simplement lamentables à ce niveau.
L’écran de type Hyper Crystal LCD est censé être utilisable en pleine lumière. Certes, il est de bonne qualité mais… je trouve toujours très pénible d’utiliser ce type d’appareil sans viseur en plein soleil. Ses 6,4 cm permettent néanmoins, une fois rentré ou un peu à l’ombre, et en zoomant, de s’assurer de la qualité des images.
L’ergonomie générale est bonne.
Les boutons tombent bien sous la main, même s’ils sont malheureusement (compacité de la chose oblige) bien petits; tout juste aurais-je préféré que les deux boutons de zooms (1 de la figure 3), actionnés par le pouce. le soient par l’index, mais c’est un détail. Il s’agit juste d’apprendre à tenir la chose avec les pouces à l’arrière sur les côtés, et pas sous l’appareil. Faut dire qu’il est tellement petit, cet appareil, lorsqu’on vient d’un 5D ou même d’un 400D (déjà un peu critiqué par sa petite taille par certains) que l’on ne sais plus trop où mettre les doigts!
Ah ben le doigt devant l’objectif, en particulier en mode portrait, ça arrive de temps en temps. Et comme en plein soleil, au milieu des vagues, on n’y voit pas grand-chose, le sujet est centré, le doigt n’est même pas remarqué…
Ah ben c’est mieux comme ça… un petit passage par Lightroom, et elle est belle. Bon, il ne s’agit pas de la meilleure des qualités prise avec cet appareil (qui a dit “on avait remarqué”?), j’explique pourquoi dans la partie finale de ce test.
Le bouton 2 de la figure 3 permet de passer du mode standard de prise de vue, au mode stabilisé (numérique) ou de choisir un des 24 modes scènes (dont trois modes sous-marins. Certains de ces modes scènes sont habituels (Feux d’artifice, paysage, scènes de nuit), d’autres plus rares (vitrine, cuisine, musée), et d’autres carrément uniques, vu les qualités de l’appareil, puisque nous avons trois modes sous-marins.
Un dernier mode permet de prendre des vidéos jusqu’au format 640/480 en 15 images par seconde. Les autres formats sont 320/240 et 160/120 sur 15 images par seconde toujours.
Ou disons qu’elle correspond à ma logique. Sans mode d’emploi, celui qui a un tant soit peu l’habitude de travailler avec un numérique ne sera pas dépaysé.
En plus des menus, bien ordonnés que l’on atteint par pression du bouton 5 de la figure 3, nous trouvons un pad (4 de la figure 3), qui permet:
- à gauche, de régler le mode macro
- à droite de régler le flash (auto, forcé, interdit, et anti-yeux rouges)
- en haut, les corrections d’exposition, par tiers d’IL
- en bas le mode retardateur
Un clic au centre affiche les réglages importants:
- le mode d’exposition
- la balance des blancs
- la sensibilité ISO (Auto et de 80 à 1600 ISO)
- le mode rapide
- l’autofocus: intelligent (l’appareil décide ce qui doit être au point) ou l’autofocus sur le collimateur central
Le mode intelligent fonctionne assez bien, mais personnellement, je préfère toujours (d’ailleurs même sur des reflex haut de gamme) choisir la mise au point sur le collimateur que je choisis, quitte à prendre celui du centre, puis de recadrer juste avant de déclencher, pour surtout éviter ce fichu sujet plein centre de l’image.
L’exposition est de deux types: prenant en compte la globalité de l’image ou à prépondérance centrale. Le résultat n’est pas mal, mais lorsqu’une partie de la vue est très illuminée, l’autre un peu plus dans l’ombre, l’Olympus a tendance à se caler sur les hautes lumières pour éviter de les brûler, au détriment des sujets un peu plus dans l’ombre, qui paraissent souvent un peu ternes.
Pour ne pas brûler les pavés sur le haut de l’image et garder de la matière, Julette est un peu grise…
Pourtant, le flash automatique est bien parti. Toute la série d’images prises au même endroit est un peu de la même veine.
Un passage dans Lightroom arrange un peu les choses…
Eh oui, nous avons à faire à un capteur de compact, avec peu de dynamique, pas à un Canon 5D, EOS Mark 3 ou un Fuji SPro 5.
Enfin, ne comptez pas sur un si petit capteur pour avoir de beaux flous de profondeur de champ. De toute façon, il n’existe pas de mode “priorité au diaphragme”.
L’Olympus µ 770 SW permet de monter jusqu’à 1600 ISO. Mais si cette sensibilité est utilisable, elle doit être réservée pour les cas extrêmes.
À 800 ISO, le bruit est encore bien présent, mais facilement réductible via un logiciel dédié (Lightroom, NoiseNinja, Bibble et j’en passe).
800 ISO, sans flash, sous un couvert assez sombre. Pas mal non?
Et en 1:1, ça donne ça:
En dessous, cet appareil donne des résultats tout à fait satisfaisants, même s’il y a un grain présent à 400 ISO.
Ici, pas de flash, nous sommes à 400 ISO. Les couleurs sont justes, mais l’étiquette du goulot de la bouteille de Badoit est grillée au centre. Avec un Raw, j’aurais pu sauver certainement du contenu, pas en JPEG.
Ici en taille 1:1. Le bruit est bien maîtrisé. Le piqué n’est pas mauvais (pas de post traitement.
80 ISO maintenant, observons le piqué…
Les couleurs sont pétantes, mais elles le sont vraiment dans la réalité.
En mode 1:1, zoomons (même image) sur la voiture, nous avons
Les flèches ne sont pas d’origine:-) Mais l’on peut très bien lire l’immatriculation de la voiture blanche. Un peu trop bien d’ailleurs… raison des flèches. La définition est bien là!
Un petit comparatif maintenant d’une même image aux différentes hautes sensibilités:
400 ISO
Détail 400 ISO
800 ISO
Détail 800 ISO
1600 ISO
ISO 1600, détail 1:1
Vous l’avez compris, l’Olympus µ 770 SW n’est pas le Fuji F10, F11 ou F30, qui sont des appareils exceptionnels (pour des compacts) au niveau du bruit, mais il est très loin des catastrophes que l’on rencontrait et rencontre parfois chez d’autres… Voire de certains appareils du même fabricant, dans les modèles précédents.
Le système TruePic Turbo, propre à Olympus fait ici du bon travail. Un petit exemple des possibilités macro?
Mon genou. Faudra que je songe à acheter un nouveau Lewis moi…
Un conseil encore…
Lorsque vous êtes au bord de la mer, ou dans des conditions de lumière particulières, n’hésitez pas à passer du mode P au mode scènes. En effet, il peut arriver dans ce cas que le programme surexpose les images en cas de forte illumination.
Un peu surex, celle-là…
En mode “Plage et neige”, tout rentre dans l’ordre.
Mode scène “Plage et neige”
Un autre exemple encore du même sujet?
Détail 1:1 de la photo précédente…
Dernier point avant de passer aux choses sérieuses: les rafales sont de deux types
- 1.1 images par seconde, dans ce cas, en plein format
- 3.5 images seconde mais j’ai constaté qu’en ce cas, l’appareil passe automatiquement en qualité SQ1
Un petit exemple en mode 1.1 images par seconde:
Purée, faudrait qu’elle arrête de tomber sur la tête, Juliette, ou alors que l’appareil soit capable de supprimer les bleus… Plus sérieusement, prendre un gamin est tout à fait possible avec cet appareil, même si la dernière image n’est pas d’une netteté parfaite.
Niveau visualisation des images (bouton 4 de la figure 2), je n’ai pas vu d’histogramme (dommage) mais les informations s’affichent automatiquement quelques secondes.
Vous pouvez bien évidemment zoomer sur l’image jusqu’à la voir en taille réelle, mais aussi afficher un écran de 4, 9, 16 ou 25 vignettes.
Plus étonnant, vous pouvez aussi afficher un calendrier affichant un mois, avec indication par une vignette du fait que des photos ont été prises à telle ou telle date.
Notez que l’appareil ne sait pas si l’on a pris l’image en mode paysage ou portrait, ce qui implique soit un retournement de 90° anti horaire (ou horaire selon votre tenue de l’appareil) de cette dernière dans l’appareil, soit un retournement de même type dans un logiciel de catalogage.
Et ses qualités uniques, à cet Olympus µ 770 SW, elles valent quoi?
Je ne vais pas m’étendre sur les innombrables gadgets
proposés par l’appareil.
Comme la possibilité de créer un calendrier, d’entourer ses
images d’un cadre, de voir un diaporama directement sur le
boîtier accompagné de musique, ou l’édition des images en
noir et blanc (sans possibilité de jouer avec les filtres),
traitement anti-yeux rouges et j’en passe (saturation,
luminosité). Remarquez… tiens, ça me fait penser que je n’en
ai eu aucun, d’yeux rouges, sur mes photos, avec cet
appareil. Incroyable…
Passons plutôt à ses qualités qui en font un appareil unique.
Petite histoire pas du tout romancée…
Lundi matin, départ à la plage.
Après nous être tous crémés mutuellement (purée ce que nous sommes blancs!), descente vers l’eau et le sable.
Je glisse, juste avant de partir, mon Olympus µ 770 SW dans la poche arrière de mon costume de bain, heureusement dotée d’un velcro.
Je constaterai très vite que ce velcro n’est pas de trop! Dans l’eau, les poches se gonflent et sans lui, l’appareil serait très vite au fond de l’eau.
Je prends une première photo, non sans passer au mode scène “Plage et neige”. Notez qu’à chaque mise extinction/ mise sous-tension de l’appareil, il vous faudra resélectionner le mode scène désiré, l’appareil passant en mode P
C’est sécurisant d’accord, mais ennuyeux dans mon cas: lorsque je sors mon appareil après avoir nagé un bout vers le large, pas pratique de resélectionner le mode “Plage” avec les vagues, tout en nageant.
Sans compter qu’il fait plein soleil, et que… l’on ne voit pas grand-chose! Heureusement, une fois dans le menu de choix des scènes, la dernière choisie est automatiquement sélectionnée: on peut y aller un peu à l’aveugle.
Je prends ma première photo!…Zut alors, carte pleine!
Et voilà! J’ai laissé la carte dans le lecteur dans l’appartement! Mais ce n’est pas vrai…
Heureusement, l’appareil est doté d’une mémoire interne de 18 Mb, ce qui permet, en mode qualité moyenne, de prendre quelques images. Pratique cette mémoire interne:-)
Je ressors prendre ma frite (vous savez, ce tube en mousse tellement génial, on le met entre les jambes il forme un U perpendiculaire à nous-mêmes et l’on flotte), et je vais faire quelques essais. Il y a pas mal de vagues, et je ne vois pas trop bien ce que je vise.
L’eau étant un peu trouble, je préfère ne pas prendre d’images sous l’eau.
Une fois la mémoire interne pleine, je remets l’appareil dans la poche du costume de bain. Attention purée, ne pas rater la poche, bien vérifier que le velcro croche correctement. Ça me ferait monstre mal tout de même de le faire tomber au fond de la mer, parce que je ne retrouverais jamais…
À ce propos, l’entrée dans l’eau, avec des vagues assez grosses, l’appareil dans les mains, était assez tangente: il est tellement petit cet appareil, que lorsqu’on le tient entre ses doigts pour prendre une image, on aurait vite fait de le lâcher.
la netteté est un peu trop au centre, sur la vague, désolé…
Ah ben ça gicle, hein, je vous avais bien dit!
Ça y est, je vais encore en ramasser une en pleine tronche…
Rigolo de voir la tête des gens, qui souriaient en me voyant prendre la flotte avec l’Olympus µ 770 SW! Ils devaient se dire que j’étais complètement fou, et que j’allais vite payer ce petit moment dans l’eau avec mon appareil. Ils n’ont pas tout compris non plus quand ils m’ont vu consciemment enfiler l’appareil dans ma poche, alors sous l’eau.
Allez, je vous montre tout de même (image prise ultérieurement) ce que donne l’appareil sous l’eau. Je plonge l’appareil sous l’eau (zut, je n’ai pas de masque, on visera donc au pif), et voyons ce que ça donne…
Purée, c’est quoi ce gros machin en haut à droite. Aaaaaah! Un poisson. Il y a des trucs comme ça sous l’eau, et je ne le vois même pô? J’y fous plus les pieds moi, à la mer…
Il y a même des trucs encore plus étranges:
Précautions d’usage
Une fois rentré, je relis vite mon mode d’emploi, pour voir comment rincer l’appareil.
Rien de plus simple: il faut le plonger dans le lavabo (ils disent un seau, mais je pense que le lavabo va bien aussi), objectif en bas, et mettre sous/hors tension plusieurs fois de suite l’appareil.
Ensuite, une dernière fois, le mettre sous tension, le sortir, et le secouer (clapet ouvert).
Vous me croirez ou pas, mais c’est à ce moment-là, quand je l’avais sous l’eau, que j’ai vu apparaître ce petit pictogramme m’indiquant que ma batterie était faible…
J’essaie de mettre mon appareil sur OFF, tout va bien, et de le remettre sur ON, pour pouvoir “secouer la dernière goutte” (hem, eh oui…). Là, l’appareil me dit que ma batterie est vide! Impossible de finir mon nettoyage.
Cela me permet de vous dire que l’autonomie de l’appareil n’est pas du tout exceptionnelle. Nous étions lundi, j’avais chargé l’Olympus µ 770 SW le soir du vendredi au samedi, juste avant de partir. Pour le voyage, et pour le test, j’avais pris 94 images avant le clash.
Pas terrible hein? D’accord, j’avais regardé les menus, testé deux ou trois fonctions, mais faut pas pousser tout de même, rien de bien méchant. Même les transferts je les avais faits à l’aide du lecteur de cartes.
Sans compter le que la recharge de la batterie, via un chargeur quasiment aussi grand que l’appareil, avec un câble d’alimentation en plus (ben oui, eh oh, on n’a pas encore de sans-fil à ce niveau), n’est pas hyper rapide. Comptez largement quatre heures pour effectuer une recharge complète.
L’achat d’une batterie supplémentaire ne sera peut-être pas superflu, qu’on se le dise!
Pour en revenir à notre étanchéité, le fabriquant insiste sur le fait que deux endroits sont dangereux: la trappe de la carte mémoire et de la batterie, ainsi que la trappe vers le port USB / AV.
Il faut absolument faire attention qu’aucun cheveu ne vienne se prendre dans le rebord de la trappe (alors ça, ça ne risque pas de m’arriver!), sans quoi, l’eau pourrait s’infiltrer. Autant dire que le changement de carte est impossible avant que l’appareil ne soit parfaitement rincé et sec…
Vous m’excuserez, mais je n’ai pas testé une chute de 1,5 m, ni n’ai marché sur mon appareil, même si je pèse largement moins de 100 kg. J’aurais trop peur de le rayer.
Je n’ai pas testé non plus l’appareil à -10°. Je suis persuadé qu’il serait capable de fonctionner, mais j’ai de gros doutes sur l’efficacité de sa batterie: deux ou trois dans la poche près du corps, pour faire un tournus, ne me sembleraient pas de trop.
Facile à connecter
Le câble USB (un peu spécial me semble-t-il, je l’avais perdu, et malgré les cinq ou six câbles du même type (mini USB d’un côté, USB plat de l’autre), impossible de brancher l’appareil. Et soudain, paf, je retombe dessus, je ne sais pas comment.
Eh bien lorsque vous connectez l’appareil via l’USB donc, un menu apparaît vous demandant si vous voulez imprimer ou transférer (PC/Imprimer). L’appareil monte sur le bureau, comme un volume.
Lightroom (par exemple) reconnaît ce volume et propose automatiquement d’importer les images (et même d’éjecter l’appareil si désiré après importation).
En conclusion
Ce petit Olympus µ 770 SW est un appareil étonnant.
Il change la manière de prendre des photos: plus jamais peur de rien! La pluie? On y va…
La neige? L’eau? Le sable? On y va aussi.
Pour moi, c’est extrêmement important, ce changement. Certes, mes Nikon D2X, Canons EOS Mark 2, et d’autres gros reflex de l’époque étaient tropicalisés, et j’étais censé pouvoir photographier sous la pluie, avec les objectifs L chez Canon par exemple.
Mais bon, ça me faisait mal tout de même. Je l’ai fait, mais avec un parapluie, ce qui n’est pas pratique.
Avec ce petit appareil, même si l’on y tient, on ose plus (plussss donc, pas plu, sinon j’aurais mis un N’ avant ose, non mais…). D’abord, il est garanti pour les pires conditions, en plus, si par hasard c’est la cata, eh bien on aura perdu une belle somme d’argent, pas la peau des fesses tout de même.
Ah, au fait, puisque nous parlons gros sous:
- En Suisse, l’Olympus µ 770 SW coûte environ 510 francs
- En Europe (hors Suisse) vous le trouvez pour 350 €
Même si le plaisir de prise de vue n’est pas au rendez-vous, comme avec un reflex, même s’il impose sa fichue carte XD, que seuls Olympus et Fuji (à ma connaissance) continuent à utiliser, les résultats sont bons. Ah, au fait, en mode qualité maximale, l’Olympus vous offre, sur une carte de 1 Gb, une autonomie de 300 photos environ (294 pour être tout à fait précis, selon le compteur de l’appareil), en qualité SHQ, la meilleure possible donc, ce qui n’est pas mal du tout. Évidemment, pas de RAW, ça aide…
Ben tiens, puisqu’on en parle, un petit RAW ne serait pas de trop pourtant. Quand les fabricants grand public mettront-ils un format de ce type dans leur compact?
Bref, je pense que l’Olympus µ 770 SW risque de m’accompagner un peu partout, au cas où…
Et puis hé, vous voulez que je vous dise? Madame Cuk, pour la première fois, je dis bien et je le répète, pour la première fois, elle a trouvé cet appareil génial.
Alors ça, je peux vous dire, ça fait tout drôle, et Olympus, rien que pour ça, a fait très fort.





































