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Un photographe, un vrai: Jóhannes Ásgeir Eiríksson

Toute petite chose aujourd’hui, mais si vous suivez mes conseils, vous allez passer un extraordinaire moment à voir de tellement belles photos.

L’autre jour, je plaçais une galerie sur Flickr, dont j’ai déjà parlé en détail ici (de Flickr, pas de la galerie). Au passage, je signale que Flickr est maintenant en français, et affiche de très beaux diaporamas. Les deux reproches que je faisais à ce site tombent, Flickr est désormais presque parfait.

Bref, alors que je regardais comment étaient organisées les données EXIF, je vois ceci:

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Je clique sur “Canon EOS 5D” et je tombe sur cette page:

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Et là, par hasard, parce qu’il venait de poster des images, je tombe sur ce Monsieur, Jóhannes Ásgeir Eiríksson.

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Un autoportrait du Monsieur, sorti le 11 juillet, à l’occasion de ses 35 ans

Eh bien le moins que l’on puisse dire, c’est que le hasard fait bien les choses.

Oh, j’ai bien vu que Jóhannes Ásgeir Eiríksson est un ponte dans la communauté Flickr, pas n’importe qui.

En tout cas, il a une gestion des couleurs et de la lumière absolument époustouflante.

Même ses photos de famille sont incroyables….

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Ses photos de paysages, dans divers formats, sont magnifiques aussi.

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Je dois dire que je suis sur le derrière de voir la qualité de ces images, leur originalité aussi…

Bref, il me reste un bout de chemin à faire pour arriver à la cheville de Jóhannes Ásgeir Eiríksson.

C’est un peu déprimant.

Mais c’est beau, et quelque part, c’est hyper motivant.

Bonne visite!

Une petite dernière pour la route? La photo du 11 juillet:

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Légende originale: “DAY 14. July 11. My sons go to my mother for week. So there is no one to ride the bike. I was late this day for my pad the time was ca 23.30 when I shoot this photo. “

Et son premier commentaire:”Well wen you are parent 24/7 Its some time great to take break for few days. But I always miss them from the first minute.”

On dirait un peu du Madame Poppins non?:-) Et qui a dit que le vignettage était un défaut dans un objectif? Ici, il a certainement été poussé pour fermer l’image. Génial!

43 commentaires
1)
fxprod
, le 20.07.2007 à 00:18
[modifier]

Je dois dire que je suis sur le derrière de voir la qualité de ces images, leur originalité aussi…

de merveilleux paysages d’islande sans doute, je suis aussi tombé à la renverse, heureusement sans mal.

@@

2)
Okazou
, le 20.07.2007 à 06:29
[modifier]

« Bref, il me reste un bout de chemin à faire pour arriver à la cheville de Jóhannes Ásgeir Eiríksson.

C’est un peu déprimant.

Mais c’est beau, et quelque part, c’est hyper motivant. »

Mais non, François, tu n’es pas nul !

Jette un petit coup d’œil à cette photo, lis la légende et tu comprendras comment et avec quoi tu vas nous pondre des images aussi poétiques, aussi lumineuses et aussi finement colorées que celles de Jóhannes Ásgeir Eiríksson.

Tu retrouveras aussi en bas de cette page le lac volcanique en deux versions, celle que tu connais et ce qui doit être la prise de vue originale que l’auteur à retravaillée en lui ajoutant ce lichen vert amande qui fait le charme de l’image en même temps qu’il la construit, la consolide, l’équilibre, la stabilise, en fait une œuvre. Quant au ciel…

Ce qui m’a mis la puce à l’oreille ? La photo du tricycle. Non mais, tu as déjà vu des grains de sable aussi gros ? :-)))

Jóhannes Eiríksson est un tireur, comme Jean-Yves Brégand (du labo Imaginoire – quel nom fabuleux !), tireur de Jeanloup Sieff. Sauf que Jóhannes tire ses photos sur Photoshop et qu’il est aussi celui qui prend le cliché après avoir placé la lumière, défini le sujet et son cadrage. Un auteur complet, donc.

Je crois entendre des grincheux, dans le coin des conservateurs, au fond… à droite.

Il n’y a rien à redire à cela. Aucune déception à l’apprendre. Sauf à refuser que le labo de l’appareil numérique est bien – c’est désormais établi – Photoshop et ses palettes d’outils, comme le labo de l’appareil argentique est un flot de lumière condensée et des cuves de chimie aqueuse. La créativité est en sus.

Jamais nous n’avons vu ce qui sortait d’un tirage de lecture de Sieff, ils auraient été décevants, le travail était loin d’être achevé après la prise de vue. L’image n’était pas encore là, même si le cliché était bien dans la boîte.

Faut-il en conclure que l’appareil numérique sans son labo Photoshop est une serrure sans sa clef (‘tain, ça c’est de l’image !) et que le photographe numérique doit aussi être un habile tireur de ses clichés sur Photoshop ? Oui, bien sûr !

En effet, qu’admire-t-on du travail de Jóhannes Eiríksson ? Sa prise de vue et sa prise en compte de la lumière (photographier, c’est écrire avec la lumière), ses sujets et leur cadrage, sans doute, mais surtout la seconde naissance qu’il leur donne par le truchement de l’outil Photoshop auquel on doit l’acuité des regards, la texture, le modelé des matières, les satinés feutrés, les flous intelligents, le détourage des horizons et l’extraordinaire colorisation.

Jóhannes Eiríksson trahit la vérité, me dira-t-on [dix ratons me le diront], mais quelle vérité ? La vérité de l’œil n’existe pas ou ça se saurait.
Alors, plutôt que de rester coincés dans le carcan d’une vision figée à peine objective, que les photographes se libérent (puisqu’ils le peuvent enfin) de l’« objectivité » photographique et deviennent des peintres ! Qu’ils dépassent le réel !  Qu’ils le transfigurent !

Que les photographes nous montrent leur vision unique du monde et nous serons ravis.

Bon, lorsque l’on a admis tout cela il reste encore la funeste question : « Me serais-je donc saigné aux quatre veines pour acheter mon Super Tékon FI 69 à valvule microspirale plus évent rétro-commandé et sa batterie d’objectifs kikout’lapôduku pour prendre un cliché en 5 minutes qu’il me faudra recréer sur Photoshop – pour en révéler l’essence – durant la moitié de ma nuit ? » [reprend ton souflle, c’est pas fini] Sans doute pas puisque Photoshop ne doit pas inventer mais révéler ce qui est latent et que seul un bon objectif peut capter. Reste la « post-production » !

Car il est aussi cruel d’imaginer combien d’heures de vol sur Photoshop sont nécessaires pour obtenir son brevet de pilote. Aïe, aïe, aïe…

Reste qu’on a encore le droit d’être fainéant ou de prétendre (sincèrement ?) que l’on préfère rester au plus près de ce que la nature nous renvoie. Mais alors, on ne peut plus regarder, en Candide, le travail de Jóhannes Ásgeir Eiríksson en s’extasiant sur ses images qui nous foutent des complexes.

La vie est d’un compliqué…

•••

J’aimerais vous transporter vers le MoMA (Museum of Modern Art) de New-York pour vous faire partager mon plaisir à visiter le travail de Richard Serra (bien connu chez nous), sculpteur californien d’une œuvre herculéenne exposée en ce moment dans le temple de l’Art de la côte Est.

Une géographie de rubans roux qui s’enroulent et s’évasent (voir en couleur). Un sentiment fort de mystère, de la même eau qu’une balade au petit jour, quand le soleil paraît et qu’une brume de rosée forme le duvet d’un tapis mouvant d’où pointent les menhirs chaussés de genêts et d’ajoncs de l’alignement de Kerlescan, à Carnac. Hors du temps et de la raison.
p.c.c. Hector Obalk


Une autre vision du monde est possible.

3)
orangers
, le 20.07.2007 à 06:39
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Et bien, Okazou… Quelle qualité de commentaire! Chapeau bas.

4)
Okazou
, le 20.07.2007 à 06:47
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Merci, orangers, mais il faut bien de temps en temps que je me départisse de l’image du gros vilain communiste rougeaud, le couteau entre les dents. ;-)

5)
fxprod
, le 20.07.2007 à 07:24
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J’ai eu étant gamin un “vieux”photographe comme ami, j’allais chez lui le samedi, et il s’arrangeait toujours pour faire le “beau” de son travail lorsque j’étais là, d’abord le développement négatif et ses chimies, ensuite le travail sur le négatif lui-même avec un crayon à la pointe si fine, sa tête sous un voile noir et le négatif rétro-éclairé, ses mains sous l’agrandisseur qui modelaient la lumière, retirer içi, ajouter là, le résultat étonnant par rapport à sa bande de lecture, la plume de cutiréaction pour retirer le grain sur la photo sans toucher au support, le pinceau à repiquer si fin lui aussi et enfin la touche finale l’aérographe qu’il maniait avec une précision diabolique, photoshop à lui tout seul. Ensuite il me donnait un négatif et me disait vas-y, ah ce crayon à la pointe si fine qu’après qlq secondes le petit clic de sa destruction le faisait marrer, le tirage ou labo ensuite ou il me montrait et m’expliquait le pourquoi du comment, je devais être un peu doué pour cela car personne n’avait le droit d’entrer dans son antre, il n’y a qu’un outil que je ne manipulais pas bien, l’aérographe, quand le geste déborde il est trop tard. J’ai utilisé toutes ces techniques pendant qlq années et puis la couleur a été vraiment omniprésente et au lieu de l’écoline noire posée par petites micro touches successives au pinceau, j’ai utilisé les pots en couleurs et au lieu d’avoir la bouche noire elle était multi-colore 2

  • “vieux” dans ce terme aucune malice quand on est gamin tout ce qui passe la trentaine est un “vieux” et aussi parcequ’il travaillait comme les anciens, qu’il était furieux contre tout ce qu’il appelait des formats “amateurs” tout ce qui était en dessous du 6×6 et la manie des émulsionneurs à faire toujours plus petit, jusqu’au négatif disc 8×10 mm inventé par kodak et annoncé comme une révolution à l’époque, si vous n’aviez pas la planche contact impossible de retrouvez le négatif aproprié.
  • 2 le pinceau dans la bouche donnait avec la salive le gris aproprié à la retouche en cours.
6)
Chichille
, le 20.07.2007 à 07:29
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Ooohhh ! Il n’y avait pas de Photoshop en ce temps-là, mais la manipulation des images était un sport très pratiqué dans feue notre bien-aimée Union Soviétique.

Et – n’en déplaise à TTE – sans aucune privatisation des labos photos.

Comment ça, j’aurais mieux fait de me taire ?

PS 1 – Les photographes de l’époque du cabinet noir et de la photo noire itou, passaient leur main entre le support et la source de lumière selon de savantes arabesques, afin de réguler différemment le flux de lumière selon les zones de l’épreuve. Ce qui donnait un côté un peu magique à leur travail,effectué de plus sans “commande-z”.

PS 2 – Je n’ai pas l’air comme ça, mais je suis d’accord avec orangers…

8)
nicos
, le 20.07.2007 à 09:00
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je suis (de suivre, of course) Okazou….mais quel travail alors!

sinon, vous avez remarqué l’heure de prise de vue du tricycle?

9)
pioum
, le 20.07.2007 à 09:01
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Je trouve que pour les paysages ca apporte quelquechose, c’est sur. Mais pour les portraits des enfants, ca durcie leur trait. Ca me donne l’impression qu’il n’ont pas dormi depuis longtemps.

10)
François Cuneo
, le 20.07.2007 à 09:07
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fxprod, superbe témoignage. Génial! J’aurais voulu voir ça.

Okazou, merci pour cet excellent commentaire.

Je sais que Jóhannes Ásgeir Eiríksson prend des images puis les retravaille dans Photoshop.

J’imagine aussi que chaque image doit lui prendre des heures. D’ailleurs, il n’en met souvent qu’une par jour ou tous les deux ou trois jours sur Flickr.

Je suis aussi tout à fait d’accord avec toi sur le fait que toujours et de tout temps, la lumière a été retravaillée. Le tirage était aussi important que la prise de vue en noir et blanc, même chez les plus grands, même chez ceux qui ne recadraient jamais.

Ce que je n’apprécie pas par contre, c’est lorsqu’on pique un ciel tourmenté de Normandie pour le mettre à la place d’un ciel bleu pur de Provence, comme le font certains.

J’adore retoucher les images, avec Lightroom, Lighzone ou même Photoshop (quoique…Lightzone est tellement plus intuitif et peut pratiquement tout autant), par contre je déteste le montage photographique, quand il veut nous faire croire qu’il s’agit de la réalité.

En montage, on nous ment (ou alors on nous dit, et c’est autre chose). En retouche de la lumière, en mise en évidence de matière au départ sur la photo, on romance. C’est totalement différent.

Et pour finir:

• j’irai voir ton lien sur Serra de retour: ton clic sur la page de Jóhannes Ásgeir Eiríksson.tv m’a coûté 9 francs suisses!:-)

• je crois que c’est la première fois que tu n’ajoutes pas dans un commentaire une phrase qui fasse de toi quelque chose qui corresponde “à l’image du gros vilain communiste rougeaud, le couteau entre les dents.” ;-)

Qu’est-ce que c’est bien aussi!:-)

11)
Chichille
, le 20.07.2007 à 09:11
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vous avez remarqué l’heure de prise de vue du tricycle?

Ah ! on a beau en avoir entendu parler, la journée de 24 h à cette latitude est quelque chose de très étonnant, au moins les premiers jours. Je confirme que la clarté de la photo se poursuit sans discontinuer pendant toute la nuit.

Le revers de la médaille est évidement la nuit complète en hiver. Comme les Islandais ont quasiment l’énergie pour rien (il sort de la vapeur du sol un peu partout, et elle sert à la production d’électricité vendu à un prix particulièrement compétitif, même s’il n’y a pas de compétition, suivez mon regard), ils se défoulent en été.

Résultat : promenez-vous à Reykjavik “de nuit”, en juin ou juillet, passé minuit : il n’y a plus personne dans les rues mais celles-ci – où il fait clair comme en plein jour -, les vitrines des magasins et les appartements sont éclairés “a giorno” comme on dit en scandinave. Très impressionnant.

NB : Il y a quelque temps que je ne suis plus allé en Islande, mais je n’ai pas de raison de penser que les choses aient beaucoup changé de ce point de vue.

12)
cerock
, le 20.07.2007 à 09:26
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Je suis tout a fait d’accord avec les commentaires… Il y a une grande différence entre “développer” son fichier numérique et modifier le sujet même de la photo… J’ai aussi une sainte horreur des images non réel qui n’ont tout simplement jamais existé.

13)
bgc
, le 20.07.2007 à 09:35
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“Bref, il me reste un bout de chemin à faire pour arriver à la cheville de Jóhannes Ásgeir Eiríksson.”

C’est “un autre” chemin. Avec un autre but, un autre bout. Se concentrer plus, en premier, sur “Vouloir transmettre, offrir une émotion, pour l’autre” que sur la qualité technique, qui, seule, ne suffit pas, ou ne satisfait que l’intellect.

14)
fxprod
, le 20.07.2007 à 09:40
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Mon post précédent c’était mon quart d’heure nostalgique, je vais vous parler maintenant de mon actualité photographique. ET BIEN NON on ne change pas du jour au lendemain 40 ans et plus de pratique photographique, du temps ou les appareils photos avaient 4 ou 5 boutons ou molettes, diaphragme, vitesse, mise au point, manivelle de rebobinage et son petit bouton associé, sur le canon qui est devant moi j’en compte 21 des petits boutons et molettes, et je vous fait grâce des menus et sous menus du menu du menu.Je sens que le patron d’içi va me dire mon petit fxprod il faut vivre avec son temps et patati et patata et exusez-moi ces boutons ce n’est que pour la prise de vue après au lieu d’avoir des fioles de produits nous avons photoshop, lightroom, aperture, dpp, etc… etc… que tout cela me semble compliqué et d’ailleurs pour moi c’est compliqué, j’ai cru benoîtement que la technologie allait: 1° nous simplifier la vie et bien non mon bon monsieur elle nous la complique, 2° nous coûter moins cher et bien non mon bon monsieur faites le calcul simple du nombre de machines et de logiciels nécessaires pour arriver à un bon résultat, ordinateur performant, appareil photo bourré d’électronique, logiciels aux upgrades payant etc… etc… vous pourriez pour la plupart d’entre vous en acheter et en faire développer combien de films pour le même prix. 3° nous faire gagner du temps et bien non mon bon monsieur, demandez à tous les reporters internationaux combien d’heures ils dorment lors des grandes manifestations internationales, parceque entre la fin des prises de vues et l’envoi des images il y a des heures d’éditing de dérawtisateur etc… 4° on peut photographier autant que l’on veut oui et non, oui quand on est pas sur du résultat parcequ’on a pas poussé sur le bon bitougneau, non quand à la prise de vue on réfléchi un tant soit peu au temps passé à nettoyer tout cela. Petit ajout à ce texte, l’ergonomie des appareils actuels pour moi nulle à pleurer, je suis gaucher et rien que la molette pour changer vitesse ou diaph. est à droite…

Et pour finir si il y avait sur mon bureau une seule fiole de produit cela serrait de la mort au raw..

15)
ToTheEnd
, le 20.07.2007 à 09:50
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Le revers de la médaille est évidement la nuit complète en hiver. Comme les Islandais ont quasiment l’énergie pour rien (il sort de la vapeur du sol un peu partout, et elle sert à la production d’électricité vendu à un prix particulièrement compétitif, même s’il n’y a pas de compétition, suivez mon regard), ils se défoulent en été.

Si jamais, la production d’électricité via des sources géothermiques ne représente que 18% de la production totale (soit 2 TWh sur 9 TWh par an). Ce qui coûte beaucoup moins cher, c’est que 87% des habitants ont recours à l’énergie géothermique pour les autres besoins (chauffage principalement)… et ça permet, effectivement, d’économiser pas mal d’argent comparé à un chauffage à gaz, fioul, etc.

T

17)
Chichille
, le 20.07.2007 à 09:53
[modifier]

TTE : tu as sûrement raison sur l’analyse économique, mais cela ne change rien à la description de la “nuit” reykjavikienne et à son interprétation, strictement personnelle au demeurant.

18)
ToTheEnd
, le 20.07.2007 à 10:35
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Heulalalala… je n’ai émis aucune remarque sur la nuit du pays de Bjork et encore moins sur ton interprétation. D’ailleurs, comment le pourrais-je? Je ne suis pas psy non plus!!!

T (qui espère rester aux limites du dogmatisme et de la théologie)

19)
Théodore Besson
, le 20.07.2007 à 11:00
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Merci, orangers, mais il faut bien de temps en temps que je me départisse de l’image du gros vilain communiste rougeaud, le couteau entre les dents. ;-)

Orangers a raison, c’était un sacré commentaire que tu as fait-là.

Amicalement

20)
fxprod
, le 20.07.2007 à 11:25
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J’avais oublié, reprenez un négatif sur verre du début de la photographie glissez le doucement dans un agrandisseur, et si vous n’en avez pas tirer le en contact après quelques manipulations simple vous aurez une photo de vos arrières arrières grands-parents, ou serront vos raw dans le même nombre d’année au siècle prochain……

21)
Le Citadin
, le 20.07.2007 à 12:26
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Personnellement, j’aime bien des photos comme celles-ci qui sont photoshopéées de façon évidente; ça donne des photos qui s’imposent pour ce qu’elles sont réellement, des images, au lieu d’essayer de se faire passer pour vraies, comme les images de certains photographes qui les retouchent pour les rendre plus naturelles.

22)
Chichille
, le 20.07.2007 à 12:36
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bq%Le Citadin%. qui s’imposent pour ce qu’elles sont réellement, des images %%.

Pourquoi pas ? Mais je pencherais plutôt du côté de Cartier-Bresson pour qui la création était dans la peinture, pas dans la photo.

Il est vrai qu’en cette période antédiluvienne il n’y avait pas de Photoshop.

Cela dit, nous sommes ici dans le subjectif total. Tout ce qu’on peut dire, c’est : “moi, j’aime ceci ou cela, et voilà l’émotion que je ressens”.

23)
Yip
, le 20.07.2007 à 13:30
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C’est la première fois que je suis d’accord avec Okazou de A à Z ! :-)

Et comme dit François, qu’est-ce que c’est bien :-)

Et comme dit Oranger, quel beau commentaire, je te tire également mon chapeau ;-)

24)
Le Citadin
, le 20.07.2007 à 14:25
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Chichille: d’accord avec l’idée que la création est dans la peinture! Mais avec les photos retouchées, il me semble que la frontière entre la peinture et la photographie est de plus en plus mince…. Surtout si je pense à la peinture numérique, ou des toiles entièrement créées à partir de logiciels (Painter, Photoshop).

De plus, quelle est la différence entre une vraie toile et une photo lorsqu’elles numérisées pour être vues avec un ordinateur? Elles deviennent alors deux images numériques, rien de plus, puisque le support médiatique est le même…

25)
Guillôme
, le 20.07.2007 à 14:47
[modifier]

Okazou fait fort en ce moment, un super commentaire, un super article récemment… :)

Sinon superbe galerie que tu as dégoté là François… quoique j’aime bien que les photos me parlent donc je préfère quand même les miennes ou celles d’amis dont je connais l’histoire.

Quant à la retouche, développement raw, conservation des fichiers… c’est un vrai problème (tant financier que logistique) qui explique que je suis encore à l’argentique :p

26)
fxprod
, le 20.07.2007 à 16:28
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quoique j’aime bien que les photos me parlent.

oh mon bon monsieur certaines des miennes ne me parlent pas et pourtant elles font un de ces bruits…

shhhhhuuut je les écoute!!! smiley sourd.

27)
cerock
, le 20.07.2007 à 17:08
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Je suis d’accord avec fxprod… le numérique coûte chère. Alors que tout le monde dit le contraire. Mais si nous comptant le prix des APN que nous devons changer régulièrement pour suivre l’évolution des capteurs, le prix des support de stockages, etc cela va drôlement vite.

Mais c’est sur que le numérique a quand même de gros avantage…

28)
Chichille
, le 20.07.2007 à 18:16
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Citadin : comme je l’ai souligné, nous sommes dans le subjectif total. Il me paraissait surtout intéressant que l’un des plus remarquables photographes ait mis la peinture en avant.

Par ailleurs, pour moi, (je dis bien : pour moi !), il y a dans la peinture un travail de la main qui est incomparable avec celui que l’on peut mettre en œuvre à l’ordinateur, même par le biais d’une tablette graphique. Il y a aussi le fait que la retouche est plus difficile, ce qui exige de l’artiste qu’il ait une idée plus claire de ce qu’il veut faire (d’où l’usage des «études»). Il y a enfin, pour celui qui regarde, la matière, combinaison du pigment et du support.

Pour prendre un exemple extrême, les tableaux noirs de Soulage ne donnent rien d’intéressant dans une revue ou un livre d’art : trop petits, trop lisses. Mais quand on est devant, c’est tout autre chose.

Pour mémoire, les heures que passaient les sages chinois à donner comme support à leur méditation les craquelures provoquées par l’âge sur les vases anciens. La matière ! Toujours la matière ! C’est la meilleure amie de l’esprit !

29)
Madame Poppins
, le 20.07.2007 à 18:43
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J’hésitais à venir à la Cuk day avec Junior et Mini : maintenant, je sais ! Je viens avec : vu le nombre de gens qui ont d’excellentes notions de photos, je vais peut-être enfin avoir une belle photo de la Poppins family au grand complet !

François, évite de mettre mon nom dans un billet, comme ça, hop, sans m’avertir, j’ai bien cru faire une attaque quand j’ai vu mon pseudo, sur le coup de deux plombes du mat’ ! C’est pas bon pour mon coeur, ça, à mon âge ! ;-)

Mais c’est vrai : j’aime et la photo du tricycle et le commentaire ! Et j’aime bien aussi la phrase d’Okazou : la vérité de l’oeil n’existe pas ! C’est joliment dit !

30)
François Cuneo
, le 20.07.2007 à 22:26
[modifier]

J’hésitais à venir à la Cuk day avec Junior et Mini : maintenant, je sais ! Je viens avec : vu le nombre de gens qui ont d’excellentes notions de photos, je vais peut-être enfin avoir une belle photo de la Poppins family au grand complet !

C’est Mister qui doit être content!:-)

François, évite de mettre mon nom dans un billet, comme ça, hop, sans m’avertir, j’ai bien cru faire une attaque quand j’ai vu mon pseudo, sur le coup de deux plombes du mat’ ! C’est pas bon pour mon coeur, ça, à mon âge ! ;-)

Je ne te savais pas si sensible!:-)

Okazou, t’as vu, un commentaire sans parler politique, et c’est la gloire!

fxprod: je crois que j’ai programmé un article lundi qui dit exactement le contraire de toi!:-)

On va rigoler!

31)
fxprod
, le 20.07.2007 à 23:15
[modifier]

je sens que le patron d’içi va me dire mon petit fxprod il faut vivre avec son temps et patati et patata

fxprod: je crois que j’ai programmé un article lundi qui dit exactement le contraire de toi!:-)

prémonition sans doute…. smiley content

32)
Eole
, le 20.07.2007 à 23:26
[modifier]

Juste pour la beauté et la force des images proches de celles de Johannes Asgeir Eirksson, je vous recommande celles de jens_i_r, toujours sur Fickr.

De superbes paysages nordiques agrémentés de quelques grandioses panoramiques… Ça vaut le détour !

Éole

Le Souffle d’Éole

33)
zitouna
, le 21.07.2007 à 00:40
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Okazou .2 Comme tout le monde, je te ceins le front de lauriers (surtout, pour les dix ratons ;o)
Pioum .9, je plussoye: autant ses paysages sont superbes, autant ses portraits font peur!

fxprod .14, je plussyoe itou quel temps perdu, la post-prod!

fxprod .20 Dans mes bras!

Dans un style “à l’opposé” sur les mêmes paysages :

La série de Thibaut Cuisset , “le dehors absolu”, tout en douceur et en nuances subtiles, série au singulier de photos de deux extrêmes climatiques et géographiques: Islande et Namibie…
Photos faites à la chambre, en argentique, évidemment!
A ne pas manquer pour nos amis belges:
Le dehors absolu
Thibaut Cuisset
2007-09-21 – 2007-11-03
Galerie Les Filles du Calvaire Bruxelles
Les tirages jusqu’au 30×40 sont réalisés par l’artiste lui-même.
z (en plus, il est cycliste, tout pour plaire! je répêêêête: en plus, il est cycliste, tout pour plaire!)

34)
Le Citadin
, le 21.07.2007 à 04:38
[modifier]

Chichille: ah bien là oui, comme vous dites, la matière ne sera jamais supplantée par le numérique! Et je pense, probablement comme vous, que c’est avant tout dans sa propre matière que la peinture réussira toujours à conserver toute sa spécificité.

Quant au numérique, il a l’avantage (ou le tort) de mettre toute les images sur un même pied d’égalité, mais surtout, il permet de les manipuler à volonté.

35)
Chichille
, le 21.07.2007 à 07:38
[modifier]

Quant au numérique, il a l’avantage (ou le tort) de mettre toute les images sur un même pied d’égalité

« l’avantage (ou le tort) » : comme ça, nous sommes tout à fait d’accord (surtout sur le tort !). :-)

PS : Comme on l’aura compris, je partage considérablement l’approche de Zit (y compris le vélo).

36)
Le Citadin
, le 21.07.2007 à 12:20
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Chichille: pour moi, “l’avantage” qu’a le numérique en mettant les images sur un même pied d’égalité, c’est avant tout d’en faciliter la diffusion. Je n’ai jamais vu autant de photographies et de peinture depuis que j’ai accès à Internet.

En tous les cas, j’aime bien vos points de vue sur la peinture!

37)
Chichille
, le 21.07.2007 à 13:11
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Merci !

Pour l’aspect “grande diffusion” du numérique, je suis très partagé entre 2 pôles apparemment opposés. L’un, qui est de mettre le plus d’œuvres possibles à la disposition du plus grand nombre de gens possible. L’autre qui est la “qualité” de l’œuvre vue (ou entendue dans le cas de la musique) – c’est-à-dire, en fait, la “qualité” de l’émotion du “spectateur”. Encore une fois, je suis reconnaissant au livre ou à Internet de me faire connaître une œuvre, un artiste, une période… Mais le face à face avec l’œuvre, c’est autre chose (j’avais parlé de la “matière”, mais il y a aussi la dimension).

tout cela fait beaucoup de guillemets. En réalité, je pense que les deux points de vue se complètent beaucoup plus qu’ils ne s’opposent.

De plus, nous adoptons ici implicitement l’idée qu’il y a un “artiste” et un “amateur”. Rien n’interdit, bien au contraire, à ce dernier d’être peu ou prou un artiste, ni à l’artiste d’être un amateur.

J’aime beaucoup le côté “discussion de salon” de Cuk, avec ses glissements de sujet…

38)
ToTheEnd
, le 21.07.2007 à 13:36
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Perso, depuis quelques jours, je fais beaucoup de photos “fondamentales”. C’est à dire que j’essaye vraiment d’aller plus loin que les 30% du potentiel de mon 400D… et je souffre un peu.

J’ai de la peine parce que le numérique, avec ses wagons de possibilités et surtout de softs a tendance à faire oublier l’essentiel et les bases de la photo. Le cadrage, la mise au point, les blancs (saloperie de blanc), l’ouverture… sont déjà des critère qui, s’ils étaient correctement réalisés, économiseraient pas mal de temps à la post-production ou post-traitement.

Dans tous les cas, je constate que je déteste passer des heures avec des “ascenseurs” pour trouver le bon mélange, la bonne répartition, le bon pourcentage de ci ou de ça. Perso, j’ai l’impression que les gens qui aiment passer des heures là-dessus sont des gens qui aiment avant tout utiliser des softs et leur ordi… c’est sûr que certaines photos sont tout simplement impossibles à réaliser “naturellement”. Toutefois, passer des heures pour leur donner un genre graphique, ça me fatigue très rapidement.

Bien sûr, cette remarque est purement subjective.

T

39)
Chichille
, le 21.07.2007 à 13:39
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Très subjectif, en effet.

Mais ça me va assez bien.

40)
Le Citadin
, le 21.07.2007 à 14:12
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Chichille: oui, les 2 points de vue se complètent bien!

Il ne faut pas oublier non plus que la diffusion de masse par le numérique, qui “dématérialise” certaines oeuvres, compense cependant pour un problème persistant propre à certains arts; en effet, le gros problèmes de la peinture, du théâtre et de la sculpture, par exemple, c’est qu’ils sont souvent difficile, voir impossible d’accès. Il faut souvent prendre l’avion pour aller voir une peinture à un musée, et si on manque une pièce de théâtre qui a été présenté pas loin de chez vous, eh bien c’est fichu…

Oui, la dimension et la matière sont essentielles pour la plupart des oeuvres, mais j’aime quand même mieux les voir en “superficie” que pas du tout! 8-)

41)
Chichille
, le 21.07.2007 à 15:13
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Pour terminer sur ce sujet, je précise que je ne cherche pas à tout voir. Et c’est ainsi, selon la bonne vieille formule, que ma culture connaît des lacunes encyclopédiques. Donc, je m’évite des tas de frais d’avion ;-).

Et puis je suis un peu de mauvaise foi : j’habite Paris, ce qui offre tout de même certains avantages sous cet angle (et aussi sous quelques autres).

42)
fxprod
, le 21.07.2007 à 19:53
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un petit coup d’oeil sur ce site section portfolio, un clic sur la vignette d’une image, passer la souris sur l’image et avant après.

http://www.iwanexstudio.com/

7 commentaires, je dois être malade , c’est guérissable docteur…

non!
ah bon........

le “vieux” photographe dont je parlais plus haut (post 5) arivait au même résultat avec crayon, pinceau, et aérographe et connaissant personnellement un tout petit peu photoshop j’ai l’impression qu’il aurait été aussi vite que les artistes de ce studio et il n’avait pas droit au pomme z.

43)
François Cuneo
, le 22.07.2007 à 00:10
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ToTheEnd, certains photographes pensent comme toi. Ils ne recadraient jamais.

Il n’empêche que leurs tireurs passaient des heures à sortir les meilleurs tirages noir et blanc selon les ordres des photographes.

Je pense (en fait je sais) que de tout temps, les très belles images, celles dont on se souvient, on pris du temps en post production. Même à l’époque de l’argentique noir et blanc, quand le numérique n’existait même pas.

Et puis, au niveau du recadrage… Pourquoi ne pas recadrer après coup? Souvent, il faut prendre une image crac boum, sans réfléchir, parce que sinon, on va passer à côté.

C’est justement là que les millions de pixels de nos capteurs sont fort utiles!