Cuk Gadget *
iMac 20” Sound Enhancer
(par Zit, mais c’est zitouna dans les commentaires)
Sous ce nom (si quelqu’un a une proposition de nom en français qui sonne aussi bien, je suis preneur!) se cache un dispositif né du hasard, permettant d’améliorer significativement, pour presque rien et réalisable en très peu de temps, le son déjà correct d’un iMac 20” (je pense que ça fonctionne aussi très bien avec un 24” ou un 17”, mais ne connaissant pas les côtes exactes de ces modèles, il est possible qu’il faille adapter les dimensions du gadget à celles de votre ordinateur).
Un peu d’histoire
Une gentille petite fée a remplacé pendant les dernières vacances estivales un (très) bruyant PM G4 733 QuickSilver, par un très sympathique iMac 20” tout de blanc vêtu. Hormis le SuperDrive, qui n’a de super que le nom (bruyant, lent, pouah!), j’en suis comblé. D’autant plus que pour la première fois, j’utilisais un ordinateur directement stéréo: je m’en suis rendu compte très vite.
Je me suis aussi rapidement aperçu de la “bonne” musicalité de la chose, en tout cas bien meilleure, grâce à la position des hauts–parleurs, bien plus proches de mes oreilles que celui du QuickSilver (il aurait fallu que j’entende par les chevilles pour vraiment en bénéficier!). Un jour, profitant du désordre “habituel” de mon bureau, une feuille de papier s’est trouvée surélevée par un objet quelconque et a, de ce fait, dirigé le son d’une meilleure manière vers mes écoutilles, ce n’est qu’en retirant la feuille que j’ai senti une différence (en moins bien). Rapidement, j’ai pris la mesure qui s’imposait: tirer parti au mieux de cette découverte en fabricant le premier prototype de l’iMac Sound Enhancer (en papier recyclé maison ;–).
Ça a de la gueule, non? (bon, il a un peu souffert)
Je m’en suis contenté quelques mois, puis un matin, celui de gauche avait disparu (n’y voyez aucune allusion ;–)... J’ai donc pris les mesures (qui s’imposaient) et j’ai rapidement dessiné le patron de la chose dans Illustrator.
Mode d’emploi
Matériel:
1 feuille A4 de papier pour le patron, 1 feuille 24×30 cm de carton plume de 5 mm d’épaisseur (se trouve dans toutes les boutiques d’art graphique), 1 feuille A4 de papier à fort grammage (un papier photo pour imprimante jet d’encre convient parfaitement), un peu de ruban adhésif, 2 punaises à grande tête (je ne sais pas trop comment ça s’appelle, mais bon).
Pas trop onéreux, hein?
Outillage:
Règle en métal pour la découpe, tapis de découpe (pour éviter de rayer la table du salon), cutter bien affûté (lames neuves. Faites bien attention à ne pas vous blesser avec le cutter!).
Le matos devrait pouvoir se trouver assez facilement
Téléchargez le patron (j’aime bien ce mot), imprimez le une fois sur papier normal.
Découpez le patron (ahhh, découper le patron… ;–) en suivant l’extérieur des traits pleins.
Ça devrait donner ça.
Positionnez le patron sur la feuille de carton plume et découpez-la en alignant bien la règle sur le patron. Pour un bon usage, la règle métallique s’utilise pour la découpe du côté non gradué, l’épaisseur permettant un ajustement de la lame bien perpendiculaire au sujet à découper (bien maintenir la règle en appuyant fortement avec le pouce de l’index de la main gauche – pour les droitiers –, d’abord, pour éviter que ça ne dérape, et ensuite, afin de protéger vos petits doigts de la méchante lame).
Attention, ça coupe!
Toujours avoir la règle perpendiculaire à l’axe des épaules au début de la coupe, de manière à couper d’un geste bien droit en effectuant une simple rotation des épaules, le bras restant tendu dans l’alignement de la règle (c’est plus compliqué à expliquer qu’à faire, mais ce geste de samouraï – c’est un japonais qui m’a expliqué– vous garantira des découpes “au laser”) .
Admirez le geste!
Marquez d’un point sur le carton plume le départ des pointillés
Pas trop difficile ça!
et découpez en réglant la lame de sorte qu’elle ne morde que la moitié de l’épaisseur du carton plume
Attention de ne pas traverser toute l’épaisseur!
(on peut utiliser la partie métallique concomitante à la lame comme support)
Plus facile à faire qu’à expliquer.
Repliez les demi–découpes (face non coupée du carton plume à l’intérieur) et assemblez à l’aide d’adhésif (là, j’ai utilisé un adhésif transparent, mais du “gaffer” blanc serait parfait)
Le dessous, en grand, le dessus, dans la vignette (non, il ne faut pas faire de découpe ovale ;–)
Ca fonctionne déjà très bien comme ça, mais un “gars du son” à qui je faisais les honneurs de mon installation stéréophonique m’a expliqué que (courbes logarithmiques patati exponentielles patata) ce serait plus efficace si j’arrondissait les angles, la forme idéale étant celle du pavillon d’un gramophone.
Là, j’avoue humblement que mes compétences, tant en son qu’en “bricolage” sont à leur extrême limite… Mais j’ai quand même écouté ses conseils, et c’est à ça que sert la feuille de papier épais: découpée d’abord en 2 feuilles de 10,5×29,7 cm et, selon le patron, en positionnant la partie “façade” (avec les deux angles aigus) au bord de la feuille, la partie la plus large du patron (en haut) dépasse un peu, c’est pas grave, justement, il faut que ça soit un peu plus petit, pour l’arrondi. Attention a ne pas couper la longueur: ça dépasse et c’est mieux pour l’effet “pavillon”.
Couper là où ça dépasse.
Et ajustée tant bien que mal dans la chose, bloquée en bas avec la punaise et sous le pli du carton plume
L’arrondi se fait naturellement.
et en haut, avec de l’adhésif.
Pousser un petit peu pour forcer la feuille à prendre la forme.
Les “punaises à grosse tête” ont l’intérêt de surélever l’avant de l’iMac Sound Enhancer, ce qui améliore encore le son. J’ai choisi de ne pas les araser, comme ça, je peux y punaiser une note pour éviter qu’elle ne s’envole d’un coup de vent (je n’utilise pas de ces “blocs de papier rectangulaires jaunes équipé d’un adhésif repositionnable”, mais seulement le verso de brouillons coupé en 4 – je n’utilise pas non plus DevonThink Pro Office — dont–ce qu’il y en a pourtant eu un magnifique test ici ).
Voilà le résultat final:
Comment ça, il est encombré, ce bureau?!
Dernière tentative: “L’iMac Sound Enhancer” en chêne massif (découpé de fines planches de chêne selon le patron, bêtement collées ensemble):
C’est d’un chic fou, non?
Ce qui est incroyable, c’est que ça sonne mieux! Probablement le fait que le bois, plus lourd que le carton plume, vibre moins, et donc, transmet mieux le son… Là, ce n’est que l’ébauche, sans l’arrondi pour le pavillon (que je vais essayer de faire dans une feuille de plaquage), ni la finition (poncé, légèrement cérusé blanc, la grande classe, quoi!). Voire, taillé dans un bloc de bois, avec la bonne courbe (si jamais un lecteur a les compétences pour nous dessiner la courbe parfaite…).
Ce dispositif est copyleft avec une licence creative commons restreignant certains droits (en particulier, celui de faire une utilisation commerciale de cette invention), et oui, non seulement je ne souhaite pas gagner d’argent avec cette trouvaille, mais je ne veux pas que quiconque puisse le faire (à moins que Stiiive ne me laisse 10% de ses actions Apple et ne me donne en plus le poste de Jonathan, auquel cas, je pourrais être amené à réfléchir… ;–).
Cette création est mise à disposition sous un
contrat
Creative Commons.

Cette création est mise à disposition sous un
contrat
Creative Commons (le même en français).
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Le titre: “Cuk Gadget” est complètement inspiré de
l’hebdomadaire qui a rythmé mon enfance, à savoir Pif
Gadget, que j’attendais avec impatience toutes les
semaines. Il est certain que la lecture de ce magazine a
formaté mon esprit : édité “par” le Parti Communiste, les
valeurs véhiculées par ses héros – Rahan, le fils des âges
farouches, Docteur Justice, Corto Maltese, Gai Luron ou le
Concombre Masqué entre autres – ne sont pas du tout les mêmes
que celles de… Picsou magazine, par exemple. D’où, sans doute
ma volonté d’offrir, de partager cette
découverte fortuite, et non pas de la breveter et de tenter
(au grand dam de zitounette) de “faire un max de blé”
avec…
Faites attention au système d’exploitation que vous installez
(souvent à votre insu) dans le disque dur de vos enfants, il
est très difficile de reformater et de réinstaller à zéro ce
genre de machine complexe et archaïque…
















