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« Et toi, qu’est-ce que tu vas faire quand tu seras grand ? »

Il y a des questions qui semblent être inscrites dans les gènes de chaque adulte (reconnaissable non pas à son âge mais au fait qu'il est "raisonnable" et "pense à l'avenir") et que tout enfant se voit poser dès son plus jeune âge. En boucle. Par la voisine, par le grand-père, par la mère du copain du cours de judo, par le parrain, par des inconnus sur la place de jeux, par l'infirmière scolaire, par le coiffeur, par le chauffeur de bus...

La première, c'est "tu t'appelles comment ?" Réponse généralement totalement incompréhensible parce que "Tan", pour qui ne possède pas le dictionnaire "bébé - français" (à savoir tout le monde sauf Papa-Maman-ébahis-devant-les-compétences-de-la-huitième-merveille-du-monde"), cela ne veut rien dire, du moins pas "Gaëtan". En plus, Bébé ne pige vraiment pas pourquoi tout le monde lui pose cette question, ça lui suffit de savoir comment il s'appelle, il n'a pas besoin de le crier sur tous les toits.

La seconde, "alors, t'as quel âge ?" Et l'interlocuteur de s'émerveiller "oh mais qu'est-ce que t'es grand pour un enfant de cinq ans", comme si tout le monde avait en tête les courbes de croissance... connues en réalité du seul pédiatre et de la mère parfaite qui n'a rien de mieux à faire que de scruter le carnet de santé de sa progéniture ("tiens, elle ferait bien de retrouver un boulot rémunéré, celle-là, elle aurait moins de temps pour nous asséner des percentiles"). Cette question "téléphonée" peut aussi se traduire par un "mais qu'est-ce que t'as grandi depuis la dernière fois", accompagné d'un pincement de la joue, tant redouté des enfants de plus de quatre ans (qui craignent également les baisers baveux de la grande-tante Line mais ça, c'est une autre histoire).

La troisième question, je vous le donne en mille : "et toi, qu'est-ce que tu vas faire quand tu seras grand ?"

Et là, peu importe ce que Enfant répond, il ne peut pas "faire juste". La preuve. S'il dit fièrement "je veux conduire un camion poubelles", son interlocuteur va répondre "ah mais non, ça, mon petit, c'est pas une bonne idée, c'est un métier sans avenir". S'il dit "je veux devenir vétérinaire", il s'entend rétorquer que là, "faudrait voir pour bosser un peu plus à l'école, hein, c'est très long et difficile, les études de vétérinaire". S'il se laisse aller au rêve avec "chanteur", forcément qu'on va lui rappeler qu'il y a "peu d'élus" et que la carrière de star finit généralement "dans la drogue et l'oubli".

Ainsi, grâce à ces "encouragements répétés", Enfant finit par comprendre qu'il doit dire d'une traite "je m'appelle Mathis, j'ai 10 ans, et je pense embrasser la carrière prometteuse d'électricien" (là, il a le choix, selon qui il a en face de lui et peut aussi dire "enseignant", "fleuriste" ou encore "infirmier" - il s'abstiendra de dire "en gériatrie", ça rappelerait à son interlocuteur qu'il n'a plus ving ans, lui....).

Alors, adieu "pilote d'avion-hélicoptère", "danseuse avec une jolie robe", "astronaute", "médecin qui sauve tous les enfants malades de la terre" ou "parfumeur parce que Mamie, elle pue"....

Adolescent se rend compte, au contact de cette réalité que les adultes lui avaient décrite comme "difficile, marquée par les restructurations d'entreprise" qu'il peut être utile d'avoir un diplôme en poche, une formation "solide" et un projet d'avenir "basé sur le travail acharné". Et il respire dès qu'il se voit remettre, enfin, un CFC, une licence, une maîtrise, un certificat. Parce qu'il croit alors que les questions vont prendre fin.

Quelle n'est alors pas sa déception quand, le lendemain de sa réussite, la tête encore un peu "lourde" et la langue pâteuse, il se voit soumis à un nouvel interrogatoire par son voisin qui lui demande "alors, t'as déjà trouvé du boulot ? Tu sais, le taux de chômage est en train de monter encore, ça va être difficile".

Tiens, je me demande ce que Ernesto Bertarelli répondait, enfant, à la question "et toi, tu veux faire quoi quand tu seras grand ?" Il n'a cerainement pas dit d'entrée "détenteur d'un MBA de Harvard" (alors que ça, ça aurait beaucoup plu, comme réponse); en revanche, je parie que "gagner la Coupe de l'America" n'a obtenu que des sourires entendus "de toute façon, c'est impossible".... Heureusement qu'il n'a jamais oublié son rêve d'enfant, lui. Tiens, d'ailleurs, vous goûterez probablement à Alinghi vu par un adulte avec beaucoup d'humour et Alinghi vu par un enfant de quatre ans et demi, avec ses legos...

Et vous, vous disiez quoi quand le boulanger vous demandait "alors, toi, qu'est-ce que tu vas faire quand tu seras grand" ?

Et vous êtes devenu quoi des années plus tard ? Moi, malheureusement, "raisonnable" : je voulais devenir "nageuse de course", je suis devenue "mère débordée qui tente de bosser".

Mais je m'interdis de dire à mes enfants que "chevalier", ça ne va pas être possible !

55 commentaires
1)
schizozote
, le 16.07.2007 à 00:32
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Ton texte est très juste (et très drôle!) Madame Poppins. Je me demande ce qui pousse les adultes à toujours vouloir avoir le dernier mot avec les enfants, à toujours émettre un jugement : à quoi ça sert de risquer d’ébrecher un de leurs rêves (alors qu’en plus, ça change grosso-modo tous les ans ! sauf chez certains qui ont vraiment une vocation dans le sang)

2)
rIO
, le 16.07.2007 à 04:35
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Dans mes souvenirs d’enfant, j’ai souvent repondu “astronaute” ou pilote d’avion… sauf qu’ayant du commencer a porter des lunettes vers 15-16 ans j’ai du rapidement abandonner l’idee de l’ecole de l’air de salon de provence :) Du coup je me suis rabattu sur ma passion des ordis, et la je tire la langue pour terminer une these en informatique—un peu loin des etoiles quand meme :-D

3)
Saluki
, le 16.07.2007 à 06:52
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J’vaais une grande ambition…

Dans le temps, les rames de métro parisien étaient des Sprague-Thomson .

Elles fonctionnent d’ailleurs encore le dimanche matin pour les touristes ou revivent comme ici

Elles étaient conduites par un machiniste et un contrôleur. Geste magique de deux doigts sur le boîtier de commande: l’index pour faire sonner …la sonnette, le pouce pour libérer l’air comprimé qui fermait les portières. Et tout le corps penché vers l’extérieur afin de vérifier que personne ne soit coincé dans la fermeture.

Je voulais être cet homme.

Ma maman n’a jamais contrarié cette ambition, ce n’est pas comme mon papa.

C’est pourquoi je suis ingénieur.

4)
Origenius
, le 16.07.2007 à 07:15
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Chère Mary,

j’ai bien rigolé avec votre texte. A pardon ce n’est pas votre prénom. Comment dîtes-vous ? Ma…m ? Mais depuis quand c’est un prénom ça ?

Je ne vous raconte pas le poids sur les épaules d’un gamin qui s’appelle Cléandre, Athanase ou Tertulien… Incompréhensible. Bah tu as un joli prénom mon petit gars ! Tranquille pour la vie ! A moins que ce ne soit le contraire. Eux au moins, comme vous Madame, on les respectera : quand ils seront grands, on les appellera Monsieur. Par contre avant ce sera peut-être Machin pour un bon bout de temps.

« Moi quand je serai grand, je ferai dessinateur ! » « Ah ? Tu veux devenir un dessinateur…euh… industriel ? » m’a rétorqué l’incongru. « Non non, dessinateur quoi ! dessinateur tout court comme dans Tintin et Milou ! ». Ça voulait dire quoi d’abord « Un duscriel » ? Encore un truc pour grands et vieux…

Et en rentrant chez moi, je dessine la première planche de ma première BD. Je ne vois pas pourquoi il faudrait attendre d’être grand, d’abord ! Tout fier de ma création je m’empresse de l’offrir à ma manman. Je l’avais dédicacée ainsi au feutre vert de ma boîte à 24 couleurs de mon anniversaire d’avant : « chère manman, aujourd’hui, je commence ma carrière d’écrivain ! gros bisous (et je signe de mon prénom d’avant Internet) » Tant qu’à faire je pouvais bien décider de devenir aussi écrivain, vu qu’il faut aussi écrire dans les BD.

Il n’y a jamais eu de deuxième planche puisque je suis devenu chirurgien, puis pompier, puis pilote de course, puis missionnaire en moins de temps qu’il n’en faut pour devenir « grand ». L’avantage du rêve, c’est que c’est un rêve. Et seuls les rêves se réalisent. Mais 35 ans après, je sais que ma mère garde toujours cette première planche !

Gare au papa qui souhaite ardemment que son fils devienne chirurgien parce qu’il n’a pas réussi, lui, à le devenir, et qu’à travers sa progéniture il veut à tout prix réaliser, par ce pis-aller, son désir de gloire ! Gare à la maman qui décide pour sa fille du prince charmant idéal, car à travers elle, elle veut conjurer la détresse de l’âge, de la vieillesse et de la mort même, en s’illusionnant de devenir immortelle !

Je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir accueilli mes rêves et de les avoir respectés. De cette manière, ils m’ont permis, ainsi qu’à mes frères et sœur, d’être, semble-t-il, heureux dans la vie que nous avons choisie. (Et croyez-moi, ce n’était pas à coups de fric…)

Confiance et liberté sont peut-être difficiles à réaliser, mais ce sont aussi des rêves !

Tiens je vais peut-être bien me décider à reprendre ma carrière commencée il y a un tiers de siècle, puisque j’ai décidé de ne plus faire de fautes d’orthographe depuis Safari 3 et Antidote. Et si je ne me remets pas à rêver, ça ne se réalisera pas !

Quant à ma propre progéniture… mystère !

5)
Inconnu
, le 16.07.2007 à 07:34
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Electricien en gériatrie” ???

Plombier”, j’aurais compris, mais là, je suis perplexe… ;)

Quand j’avais 11 ans, lassé, j’ai dit “chômeur”, je me suis presque fait gifler… par une inconnue.

6)
Philob
, le 16.07.2007 à 08:12
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Un bon lundi matin, c’est un lundi matin avec un texte de Mme Poppins et parfois du soleil. Merci pour ça. Ma nièce à cette terrible question (que j’ai aussi posée bêtement, mais si je ne l’avais pas fait, pas de commentaire possible aujourd’hui) répondait: ” Quand je serais grande, je veux faire père Noël comme ça je ne travaillerais qu’un jour par an ”; j’adore ma nièce et parfois je me dis, mais bon sang pourquoi n’ai-je pas eu cette idée avant. ça gagne bien un père Noël ?

7)
Anapi
, le 16.07.2007 à 08:31
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Ben moi je voulais être éboueur, mais côté poubelles, pas côté volant. Je trouvais ça bien d’aller voir tous les gens de la rue les uns après les autres, et au-delà de la rue semblait-il. Les rêves d’enfants sont ainsi faits : j’ai échoué.

8)
Roger Baudet
, le 16.07.2007 à 08:54
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Madame Poppins, les “Comment-tu-t’appelles”,”Tu-as-quel-âge” ou “qu’est-ce-que-tu-veux-faire-plus-tard” sont des phrases génériques comme “vous-pensez-qu’il-va-pleuvoir-aujourd’hui”. C’est plutôt après que ça se gâte, quand, sorti de ces mots types, l’adulte n’arrive pas à suivre. On peut avoir de sacrées conversations avec des enfants, même petits. Ce qui m’énerve, ce sont les adultes rabat-joie : “tu ne gagneras pas ta vie avec ça”, “les études sont trop longues pour toi”, “tu vises trop haut” (ou “pas assez”). Mes enfants ont beaucoup souffert d’enseignants qui n’avaient pas su les écouter. Quand mon fils disait “cinéaste”, il se faisait rabrouer. Aujourd’hui, il est cinéaste. Quant à ma fille, on lui a signifié pendant toute sa primaire qu’elle était incapable de faire des études. Aujourd’hui, elle a une licence universitaire sans avoir raté un seul examen. Mais il y a le danger inverse, comme celui de la maman qui est persuadée que son rejeton a tout pour être chanteur (chanteuses) vedette ou star de cinéma. J’aime le témoignage d’Origeniaus. Il a pu être dessinateur, chirurgien et tout ce qui lui a passé par la tête. Comme quoi, il y a aussi de bons parents.

9)
ToTheEnd
, le 16.07.2007 à 09:23
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Je vois que certains ont eu la chance d’être “supporté” par leurs parents. C’est excellent car perso, je n’ai jamais eu cette chance. Bien souvent, les parents partent du principe que c’est eux qui savent ce qui est le mieux pour leur enfant… et pas ce qu’il dit ou ce que son entourage dit.

J’avais lu quelque part que 60-70% des gens n’effectuaient pas le travail pour lequel ils avaient été formés et que près de 60% n’était pas satisfait de leur travail. Pour cette dernière stat, ça peut aussi être lié à son patron ou le cadre de travail… pas le métier en lui-même.

T

10)
Atypo
, le 16.07.2007 à 09:25
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C’est vrai ça. De quoi se mêlent les adultes ? Quand j’avais cinq ans, j’aurais tellement préféré m’appeler Alain. Puis ça m’a passé. Plus tard, déjà que j’étais effrayé à l’idée de devoir devenir adulte, alors un métier… Bon je rêvais bien de conduire un gros camion… mais c’était par épisodes… Un gros camion de dépannage avec une grosse grue qui se lève…

Vrai, je devrais retourner sur le divan ? ;-))

11)
bgc
, le 16.07.2007 à 09:40
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Bonjour,

A quelle âge avez-vous eu envie pour la première fois de vous appeler Madame Poppins? :-)

12)
jeeper
, le 16.07.2007 à 09:55
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Une petite note d’optimisme : il existe quand même des histoires qui finissent (commencent ?) bien ! Tout petit, j’ai voulu devenir pilote, sûrement influencé par un grand-père qui se distingua dans la RAF pendant la seconde guerre mondiale puis comme pionnier de l’hélicoptère dans les années 50. Cette vocation n’a jamais quitté mon enfance ni mon adolescence, malgré les innombrables tentatives de déstabilisation d’un entourage familial très conservateur qui n’appréciait guère ce grand-père aventurier, anticonformiste et qui volait sans doute trop haut pour eux ! 35 ans plus tard, je ne compte plus les heures de vol et les types d’appareils que j’ai pilotés durant ma carrière. J’ai réalisé ma vocation d’enfance et me suis éclaté toute ma vie ! Cela n’a pas été facile car en plus des pressions parentales, il y a eu les licences, les examens, les visites médicales, les tests au sol, les tests en vol, les re-tests, les tests de tests … mais une motivation sans faille ni limite, de la persévérance, de l’obstination et un bon gros zeste de chance ont rendu cela possible. Moralité : “just do it” comme dit un célèbre slogan sportif … !!!

13)
Madame Poppins
, le 16.07.2007 à 09:58
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Schizozote, tous les ans ? chez moi, ça changeait toutes les semaines ! Ce qui ne laissait heureusement le temps à personne de casser mon rêve !

rIO, un peu loin des étoiles ? Tu verrais les étoiles qui brillent dans les yeux de mon fils (4,5 ans) quand il voit tout ce qu’on peut faire avec un ordinateur… bon, d’accord, une thèse, c’est un peu moins “planant” : bon courage pour la terminer ! Promis, je ne te demanderai pas, après, “alors, tu vas en faire quoi, de cette thèse ?”

Saluki, elle était jolie, cette ambition ! Ingénieur, c’est pas bien ? N’ayant jamais compris ce que ça voulait dire, ça, comme métier, je me dis qu’il doit y avoir quand même des trucs sympas à faire, non, avec une telle formation ?

Origenius, d’accord, Tertulien, c’est pas coton mais Cléandre, franchement, je trouve ça hyper joli. Offrir sa première planche à sa maman, ce n’est peut-être pas réaliser son propre rêve mais c’est offrir un peu de rêve à sa maman et rien que pour ça, franchement, j’adore l’histoire de votre carrière ! Et j’aime aussi l’idée qu’il existe des parents qui n’imposent pas leur “vie” aux enfants… Mince, du coup, faut pas que je décide que Junior sera avocat ? ;-)

Mirko, chômeur, il est vrai, n’a guère été cité par les enfants : la réaction de la presque gifle montre bien qu’il y a des domaines dans lesquels il vaut mieux ne pas s’aventurer ! De plombier à urologue, y a qu’un “pas”… ;-)

Philob, pourquoi “père” Noël ? “Mère” Noël, c’est bien aussi : paraît que les postes s’entendent aussi bien au masculin qu’au féminin, actuellement. Et oui, je pense que ça paie bien : maison avec animaux, papiers d’emballage, cadeaux, trainau, habits de fonction, elfs pour donner des coups de main… franchement, je pense qu’il y a pire, comme job. Faut juste aimer vivre dans le grand nord, au froid !

Anapi, c’est fou, hein, je crois que tous les enfants passent par une phase de fascination pour ces camions-poubelles ! Remarque, je dis bien à Junior et à Mini que c’est un métier important (je n’ose imaginer ce qu’il se passerait s’ils faisaient grève un mois en plein août) !

Roger, quoi, tu n’as pas dit à ton fils “y a peu d’élu” ? Quant à la licence, je trouve dingue le nombre d’enseignant qui se permet de dire à l’enfant “t’y arriveras jamais”. Bravo d’avoir cru en tes enfants !

ToTheEnd, serait-ce parce qu’on t’a imposé tellement de choses que ça a forgé ta capacité d’argumenter et de développer tes idées ? Mais là, aujourd’hui, t’es bien, dans ton job ?

Atypo, pourquoi Alain ? Parce que le camion, je comprends : dans les trucs sur ma liste “à faire un jour justement parce que c’est inutile”, il y a le permis poids lourds ! Je t’emmenerai faire un tour le jour venu, ok ?

BGC, j’ai eu envie d’être Mary Poppins la première fois que j’ai vu le film : je trouvais ma propre mère vraiment géniale mais je trouvais qu’il lui manquait certaines “fonctionnalités”, genre “pouvoir me faire entrer dans un dessin, danser avec des manchots et voler avec un parapluie ou encore ranger une chambre par un simple claquement de doigt”.

J’avais, je crois, huit ans ! Le “Madame”, il m’est venu bien plus tard, pour des raisons bien plus pragmatiques (genre “mary poppins” dans google, c’est déjà bien trop pris…..).

14)
Madame Poppins
, le 16.07.2007 à 10:02
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Jeeper, je crois que j’attendais un récit comme le tien ! L’adulte qui fait de la part de rêve de l’enfant son métier, j’adore ! Et pour connaître un pilote (amateur), je me doute bien qu’il existe moult contraintes, contrôles, tests, examens : bravo pour la persévérance !

15)
6ix
, le 16.07.2007 à 10:45
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Petit, je voulais être paysan… Sans doute parce qu’habitant à la campagne, j’en voyais tous les jours autour de chez moi, et que ces machines me fascinaient! D’ailleurs, mon rêve était d’avoir une moissonneuse-batteuse et d’aller de champ en champ =)

Et si je n’ai jamais dit que je voulais être pilote (d’avions de chasse), cela a toujours été un rêve. Je m’y suis lancé, passé les premiers tests, fait les 1e heures de vol, et malheureusement pour moi, modifications de la formation de l’armée obligent, je devais continuer les cours un été où je ne pouvais pas y aller… ou dire stop! Je me console en me disant qu’au moins je ne serai pas dans l’armée ;-) jeeper, t’as de quoi être fier, malgré la chance qui va avec, comme ça doit être chouette!

Finalement je me suis tourné vers ce que j’appréciais le plus, l’informatique… en espérant avoir d’ici quelques années un papier de l’EPFL…

16)
alec6
, le 16.07.2007 à 10:46
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Tout petit je voulais être astronome, alors on me répondait : “Astrologue ?”… “Nan ! astroNOME !” J’ai vite compris qu’autour de moi, les adultes ne parlaient que de rugby, de chasse ou de bagnole… (ben oui je viens du sud-ouest !) ce qui déjà à 7 ans ne m’intéressait pas…

Manque de pot, j’exécrais les “maths modernes” (quelle belle connerie au passage) et même si j’excellais en sciences nat on m’a fait passer un bac B (science éco)… Après quelques péripéties militaires, prépa lettres et autres j’ai atterri avec bonheur aux Zardecs comme on dit (ENSAD ou arts déco si l’on préfère) pour y faire du design…
Il y a pire comme déconvenue professionnelle !

17)
zit
, le 16.07.2007 à 10:46
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Aucun souvenir de ce que j’espérais devenir quand j’‘étais plus jeune (en tout cas, certainement pas “photographe”!). Par contre, mon fils a successivement voulu être plombier (ça aurait été bien pratique, ça!)/ pompier, démineur (sa maman n’aimait pas du tout, mais alors pas du tout cette idée, bien qu’elle en appréciât la générosité!), architecte, enseignant dans un pays du sud lointain, compositeur, et là, avec son bac en poche depuis une semaine, il continue à vouloir être scénariste (c’est vrai qu’on a besoin de beaucoup de scénaristes, au vu de toutes les merdes qui sortent…)… Mais il est surtout très bien à la maison, et n’est pas pressé de libérer sa chambre, qu’on puisse agrandir le salon! ;^)
z (moi, j’aurais bien été pilote d’avion à réaction, quand même, je répêêêête: moi, j’aurais bien été pilote d’avion à réaction, quand même)

18)
Leo_11
, le 16.07.2007 à 10:47
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Oh Grand Maître Cuk, donne-nous notre billet hebdomadaire de Madame Poppins…

Ca fait du bien de commancer la semaine de cette manière, qu’elle soit sérieuse ou légère comme aujourd’hui c’est à chaque fois l’assurance d’une journée merveilleuse…

Mes parents et ma famille m’ont quelque peu coupé mes élans de jeunesse… mais c’est lors de ma première année d’apprentissage qu’une personne bien responsable de ma formation m’a déclaré gravement :” de toute façon tu n’arriveras jamais à rien…” et je peux vous assurer que ça m’a boosté à fond… et que par fierté j’ai décidé de faire ma maîtrise et par la suite mon diplôme d’enseignant… et maintenant lorsque je croise cette personne qui forme encore des apprentis, je rigole doucement et c’est moi qui suis tenté de lui demander :” Alors tu vas faire quoi quand tu seras grand ???”

[à propos de métier de Père Noël]… Faut juste aimer vivre dans le grand nord, au froid !

Avec le réchauffement climatique, ça s’arrange…

MErci M’ame et… à lundi prochain…

19)
Madame Poppins
, le 16.07.2007 à 11:16
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6ix, la moissoneuse-batteuse, c’est également l’une des options de mon fils…. et je pense que le hasard a bien fait les choses : être dans l’armée, pas sûre que ça soit une aubaine… Et bien du courage pour le papier de l’EPFL : bosser quand il fait beau comme ça, c’est pas une mince affaire, hein ? :-)

Alec6, j’hallucine : les gens confondaient “astronome” et “astrologue” ? Ben, y devaient être du signe “bouché” avec ascendant “particulièrement”… Dans le design, y a pas aussi une part de rêve ? Evidemment, les impératifs techniques et budgétaires doivent grandement freiner tout ça mais quand même….

Zit, comme je comprends la réaction de la maman… mais fiston, y s’appelle quand même pas Tanguy, rassurez-moi ? Donc, courage, le salon, vous pourrez un jour l’agrandir, sauf que là, vous hésiterez : faut une chambre pour accueillir les petits enfants, se disent les “grands-parents”…

Leo_11, heureusement qu’une phrase aussi atroce vous a “boosté” : elle en aurait “cassé” plus d’un ! Bravo pour ce parcours et oui, la prochaine fois, faut lui demander “alors, vous me disiez quoi ? que j’arriverais à rien ? ben, faut surtout croire que vos prédictions ne valent pas grand-chose”…

Mais c’est dans quinze jours que M’dame Poppins revient : un billet par semaine, c’est trop “hard” pour moi et mon imagination….

20)
Inconnu
, le 16.07.2007 à 11:19
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Mirko, chômeur, il est vrai, n’a guère été cité par les enfants : la réaction de la presque gifle montre bien qu’il y a des domaines dans lesquels il vaut mieux ne pas s’aventurer ! De plombier à urologue, y a qu’un “pas”… ;-)

Entendons nous bien: tout petit je ne voulais pas faire chômeur. J’ai juste répondu ça parce que la personne qui le demandait, une prof en l’occurrence, et venait de le demander a d’autres gosses se fichait des réponses qu’elle éludait désagréablement.

Petit, je crois que j’aurais voulu être véto ou explorateur. En 2007, les vétos que je connais euthanasient les gentils compagnons ou auscultent la barbaque dans les abattoirs.

Quant aux explorateurs, il n’y en a plus: l’armée s’en charge.

21)
bgc
, le 16.07.2007 à 12:00
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“pouvoir me faire entrer dans un dessin, danser avec des manchots et voler avec un parapluie ou encore ranger une chambre par un simple claquement de doigt”

Encore un petit effort, vous y êtes presque! :-)

Dommage qu’il n’y ait pas plus de réponses de représentantes du sexe féminin: Je suis en train d’écrire un spectacle musical, qui sera d’abord un disque, dont le thème sera “A quoi rêvent (vraiment) les jeunes filles”, dans lequel je ferai intervenir 12 jeunes filles des 4 coins du monde, et aussi des garçons.

Dans ce rêve il sera question de “ce que je (la jeune fille) veux” plus que “ce que je voudrais”.

22)
BoUmZiM
, le 16.07.2007 à 12:06
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Et bien j’adore ce genre de questions! Et je suis un peu comme Jeeper, j’ai eu la chance de réaliser (ou d’être en train de réaliser) mon rêve d’enfance, après quelques… zigzags pour y arriver.

Quel petit garçon n’a pas passé lors de son enfance de longs et agréables après-midi d’été au bord d’une ligne de chemin de fer, à regarder passer “les crains”, avec grand-papa? Mon grand père à moi était géomètre pour les CFF, et il va de soit que dès que nous en avions (!) l’occasion, il nous emmenait mon frère et moi au mystérieux et magique dépôt des locs à Lausanne, ou encore à l’autre bout de la Suisse, juste pour rouler en train! A l’époque je ne pouvais pas parler de passion, mais plutôt de fort intérêt pour ce monde, cette grande famille qu’avait l’air d’être le monde du rail et de ceux qui y travaillent.

Ma réponse à la fameuse question était donc vous l’aurez compris “Je veux conduire les trains”, les yeux pétillants d’envie.

Puis est venu le système scolaire, machine à broyer les rêves et à calibrer les élèves… Oui, j’ai un certain ressentiment pas forcément positif envers mes enseignants qui toujours m’ont poussé vers ce que je pouvais faire, et non ce que je voulais réellement. Vous allez me dire que rien ne m’aurait empêché à l’époque de prendre position et d’affirmer mes choix et mes envies… Evidemment… Mais comment voulez-vous, à moins de 16 ans, répondre à un prof qui vous dit “avec la moyenne que tu as, ce serait du gâchis que de ne pas aller au gymnase”, alors que vous considérez vos envies comme un rêve, justement? Alors soit. Je suis allé au gymnase. Et là, rebelotte. J’en suis maintenant persuadé : si j’avais émis une fois l’idée de ne pas vouloir continuer dans la voie académique, je sais que la plupart de mes profs m’auraient lâché et auraient arrêté de me soutenir! Dommage. J’ai donc commencé l’EPFL. La cata! J’ai tenu deux longues années avant d’avoir le courage de me dire enfin “tout ceci n’est pas pour moi, je veux pouvoir me lever le matin en ayant envie d’aller travailler”.

C’est ainsi que je me suis présenté aux CFF! Certes, cela n’a pas été facile, puisque j’ai du attendre plus de deux ans qu’une phase de recrutement ait lieu. Et ensuite sont venus les examens d’entrée, de sélection, etc… (Là, je pense que mes expériences estudiantines ont joué un rôle positif afin de passer ces tests). Et j’ai débuté le 1er février de cette année la fameuse formation dont je rêvais depuis petit.

Et c’est le top! Malgré la vitesse de la formation, les inconvénients des horaires irréguliers, et autres, j’ai un énorme plaisir à suivre ces cours et à commencer à pratiquer ce qui deviendra bientôt mon quotidien. Je ne peux expliquer d’où vient cet intérêt, ces “pulsions” qui font que dès que je me trouve à proximité d’une gare, je vois les choses d’une manière toute différente d’un “voyageur lambda”. Mais elles sont en moi, et me permettent d’aborder la vie professionnelle avec un travail qui me permet de mélanger la nécessité de gagner sa vie, et la passion qui m’anime depuis enfant!

Si le coeur vous en dit, mon blog parle de quelques unes des étapes franchies au fur et à mesure que je suis “ma voie”…

23)
Inconnu
, le 16.07.2007 à 12:33
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Quel petit garçon n’a pas passé lors de son enfance de longs et agréables après-midi d’été au bord d’une ligne de chemin de fer, à regarder passer “les crains”, avec grand-papa?

Tous les enfants n’ont pas eu la chance de:

1) grandir à la campagne

2) avoir un adulte qui leur aurait consacré “de longs et agréables après-midi d’été

Hélas… Belle histoire que la tienne, ceci dit.

24)
Madame Poppins
, le 16.07.2007 à 12:58
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Mirko, j’avais bien compris que “chômeur”, c’était pas un choix mais une bravade ! Mais ne détruis pas ma vision du véto, hein : il reste pour moi celui qui a sauvé mon lapin !

BGC, je vais voir ce que ça donne sur mon blog, où je pose la même question : comme il est fréquenté par bien plus de femmes que d’hommes, il devrait y avoir des éléments de “réponses”.

BoUmZiM, ah, la passion des chemins de fer…. je comprends tellement, pour avoir croisé professionnellement, durant trois ans, des cheminots : il fallait les entendre parler d’une nouvelle ligne, d’une nouvelle loc… Joli parcours malgré en fait, comble du comble, un niveau jugé comme “trop qualifié” ! La même chose est arrivée à une amie, qui a dû lutter pour devenir couturière alors que tous les profs la destinaient à la fac !

25)
rIO
, le 16.07.2007 à 13:01
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rIO, un peu loin des étoiles ? Tu verrais les étoiles qui brillent dans les yeux de mon fils (4,5 ans) quand il voit tout ce qu’on peut faire avec un ordinateur… bon, d’accord, une thèse, c’est un peu moins “planant” : bon courage pour la terminer ! Promis, je ne te demanderai pas, après, “alors, tu vas en faire quoi, de cette thèse ?”

Non mais rassure toi hein… en general si on fait une these c’est parce qu’a la base ca plait :D Et c’est mon cas ! j’ai commence tout petit a programmer des choses sur un ordinateur, et comme pour ton fils je considere ca magique, un terrain de jeu virtuel sans limite d’expression :) d’ou la volonte de savoir comment creer de tels mondes virtuels… ;-)

Bref, je me suis bien amuse sur ma these, reste donc “juste” a finir l’ecriture (pfff) et pour l’apres these, j’ai demarre un job passionnant, ou je m’eclate ! Donc vraiment, il n’y a pas de regrets: je fait ce que j’aime depuis des annees :)

Maintenant, propose moi un voyage pour les etoiles et je ne serais pas contre non plus :) (entre parentheses, ca viendra peut etre bien plus rapidement qu’on le pense…)

27)
ToTheEnd
, le 16.07.2007 à 15:21
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ToTheEnd, serait-ce parce qu’on t’a imposé tellement de choses que ça a forgé ta capacité d’argumenter et de développer tes idées ? Mais là, aujourd’hui, t’es bien, dans ton job ?

Bof… mes parents n’étaient pas très ouverts à la discussion non plus. Aujourd’hui je suis relativement bien (ça pourrait toujours être mieux hein, c’est bien connu). Mais mon présent serait très certainement différent si mon “éducation” avait été différente. Ce n’est pas que je mette la faute sur les autres, j’aurais certainement pu moi aussi faire les choses différemment… mais c’est nettement plus difficile quand on n’est pas ou mal aidé.

T

28)
jeeper
, le 16.07.2007 à 15:37
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BoUmZiM

Les trains, c’est un peu comme l’aviation, c’est une des grandes aventures de notre siècle, enfin du XXème en tout cas, où ils ont réellement pris leur essor et réalisé de grands sauts technologiques : de Clément Ader aux supersoniques et de la vapeur aux TGV …

Il y a de la magie la-dedans, et même si ces sciences deviennent de plus en plus exactes (je n’ai pas dit “précises” car trains comme avions se disputent quelques palmes de retards ces temps ci …), c’est quand même le génie humain qui les fait avancer, et le génie c’est de la magie, non ?

En tout cas, amusant, car je partage aussi cet amour des chemin de fer qui me vient, comme toi, de longs moments passés avec mon père à admirer les 2D2, BB et CC du Paris-Lyon qui passaient près de notre maison en Bourgogne. Et quand je ne vole pas, je me passionne pour les trains petits ou grands : le Mastrou, le Blonay-Chambly, la Mure ou les plus grandes lignes. Je collectionne les locos suisses des années 50 en “0” (Lemaco, Fulgurex, Lombardi …) et rêve en les admirant dans leur vitrine que je conduis une doublette de Ce 6/8 tractant un lourd convoi de marchandises dans les rampes enneigées du Gothard !

Alors, vivons nos passions à fond, et moi je livre déjà les miennes à mon petit fils (4 ans) : mon copilote préféré !! Mais si d’aventure il voulait devenir médecin, jardinier ou violoniste, et préférer le bistouri, le râteau ou l’archet au manche à balai, tant mieux pour lui ! Il faudra juste qu’il trouve un autre mentor que son grand-père qui ne différencie guère un fa d’une dièse, une veine d’une artère et une marguerite d’une pensée !

29)
jeeper
, le 16.07.2007 à 15:46
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Et une mention spéciale “laudate” pour Madame Poppins dont les post engendrent toujours la même délectation tant les fils qui en découlent sont riches et jubilatoires ! Légers ou graves, les sujets abordés sont toujours d’une grande pertinence … et même si on vient aussi sur Cuk pour le Mac, la photo et autres matérialités qui ne sont pas non pas si désagréables !

30)
Leo_11
, le 16.07.2007 à 15:47
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Je ne peux expliquer d’où vient cet intérêt, ces “pulsions” qui font que dès que je me trouve à proximité d’une gare, je vois les choses d’une manière toute différente d’un “voyageur lambda”.

Je pense que c’est la même chose que pour moi lorsque je vois un jardin disons hors du commun (pas ceux qui “ornent” les maisons actuelles…

Bien joué Bo…

Moi j’aurais bien aimé être un batteur connu internationalement… je faisais de la batterie dans un groupe quand j’avais 15-16 ans… et suite à ce genre de discution avec mes parents qui ne voyaient pas la chose d’un bon oeil… j’ai arrêté la batterie… et pourtant ça m’aurait bien plu de faire une tournée avec Tori Amos

Une fois tous les quinze jours… j’vais tenir comment tout ce temps moi ¿¿

31)
Atypo
, le 16.07.2007 à 16:04
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Mais mon présent serait très certainement différent si mon “éducation” avait été différente. Ce n’est pas que je mette la faute sur les autres, j’aurais certainement pu moi aussi faire les choses différemment… mais c’est nettement plus difficile quand on n’est pas ou mal aidé.

Notre présent est différent aussi par les rencontres que l’on fait, les opportunités que l’on saisit ou pas, les livres que l’on achète à la librairie. On n’en finit pas de se « refaire » et c’est très bien ;-))

je partage aussi cet amour des chemin de fer qui me vient, comme toi, de longs moments passés avec mon père à admirer les 2D2, BB et CC du Paris-Lyon qui passaient près de notre maison en Bourgogne.

Il y a quelques jours mon fils qui a 20 ans maintenant me raconte que l’idée de prendre le train dans une semaine le rend super heureux. Sa prime enfance y est peut-être pour quelque chose. À Paris, la crèche où il allait était juste à côté de la gare de Lyon et il n’était pas question de rentrer à la maison sans passer par les voies pour admirer les TGV… La capitale quittée et l’installation à Rouen juste à côté de la gare à complété le tableau. Je ne compte plus les heures passées sur le pont ou sur le quai à regarder passer les trains de marchandises, de voyageurs… les « locos crocodile »… La balade en train à vapeur…

32)
Jérôme
, le 16.07.2007 à 16:07
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Merci à Mme Poppins pour ce billet et à tous pour vos réactions :-) Tout petit, je voulais faire … curé car, ayant des cours d’éducation religieuse (ce n’était pas en France) j’avais l’impression que ce brave homme ne foutait rien de la journée! Bref, “curé = repos”, dans ma petite tête :D Mais ma vraie passion depuis l’âge de 7 ans, c’était de faire de la BD et je me suis lancé dans les Arts Graphiques (suite à une erreur d’aiguillage dans mon parcours scolaire) et j’ai fait imprimeur dans un premier temps (beurk) puis dessinateur maquettiste (ce qu’on appelle maintenant infographiste) où je m’épanouis encore 20 ans plus tard. Je ne dessine pas mais je créé quand même tout les jours, ce qui revient au même pour moi :-) Bref, je n’ai pas réalisé mon rêve d’enfant mais je continue à rêver – il y a pire, non? :-)

33)
Madame Poppins
, le 16.07.2007 à 18:10
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rIO, le voyage pour les étoiles, paraît qu’il y a des femmes, celles dont on tombe amoureux, très fort, qui sont capables de les proposer aussi… on va peut-être moins haut mais peut-être plus loin ;-)))

ToTheEnd, oh que oui, les choses sont plus difficiles quand on est peu ou mal aidé ! Mais de toute évidence, de l’adversité, tu as su tirer des qualités !

Jeeper, allons, on parie qu’un petit-fils est capable de faire entendre à un grand-père la différence entre un fa et un fa dièse ? Bon, j’avoue, pour la marguerite et la pensée, je suis aussi totalement démunie…

Leo_11, un jardin hors du commun, ça donne quoi, pour vous ? Vous auriez une image à me montrer ? (ouff, j’ai pas de jardin, donc je vais pas “complexer” ou me dire que j’ai loupé le mien)

Atypo, je l’avoue, j’adore l’idée d’une crèche à côté d’une grande gare : c’est un endroit génial, de voir les trains qui arrivent, les gens qui se retrouvent, ceux qui se séparent, les bruits, les panneaux… les “crains” ont aussi rythmé mon enfance et parfois, j’en garde la nostalgie…

Jérôme ;-)))) Allons, le curé s’est bien gardé de citer les “moins” de son job, hein ? Un adulte qui me dit qu’il continue de rêver par le biais de son job, je trouve ça juste génial ! Merci pour ces lignes !

A tout bientôt, merci pour vos messages et pour vos “confidences”, j’adore ces petites fenêtres vers le passé, ces ponts vers le présent et qui sait, vers l’avenir.

34)
Okazou
, le 16.07.2007 à 19:02
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Sympa, ce papier.

Cette première expression des désirs qui consiste pour un petit garçon à vouloir devenir pompier, vétérinaire ou maître d’école marque son entrée dans le monde et son acceptation de participer activement à la vie sociale. C’est un grand pas.

Que penser des enfants qui n’expriment pas ce désir ? Un exemple proche (et la simple raison) me laisse croire que les désirs, voire les passions et les vocations tardives sont plus sérieuses que les toquades enfantines. Cet enfant qui passait l’essentiel de sa vie les yeux plongés dans un roman, se désintéressant du reste, et que l’on qualifiait, avec une certaine inquiétude, de doux rêveur est aujourd’hui en école d’architecture, les deux pieds dans le réel. Plus inquiétants sont ces nombreux jeunes bacheliers qui ne savent pas, diplôme tout frais en poche, dans quelle faculté ils vont s’inscrire. Plus inquiétants encore ceux qui sacrifient un intérêt réel à la recherche d’une sécurité matérielle.

À la maternelle, mon ambition était de devenir Premier ministre, dans le seul but de ballader ma bonne maîtresse dans une belle voiture. Aujourd’hui, mon intérêt pour la politique est fort mais je considère le désir de pouvoir comme rien moins qu’‘une pathologie. Lorsque j’ai réalisé mon premier soufflé (au fromage) à l’âge de 14 ans, j’avais des velléités de devenir cuisinier. Aujourd’hui, j’adore cuisiner et je me félicite d’avoir su conserver ce goût pour mon plaisir et celui de mes proches sans y voir un moyen de gagner ma croûte.


Mille vies sont possibles.

35)
zitouna
, le 16.07.2007 à 19:18
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Un souffé au fromage à 14 ans, bigre! D’ailleurs, puisque tu en parles, je me permet de te faire remarquer que tu te fais bien rare en cuisine , Okazou…
z (que des passions tardives et nombreuses, je répêêête: que des passions tardives et nombreuses)

36)
fxprod
, le 16.07.2007 à 19:28
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photographe, eh oui photographe, c’est ce que je répète depuis 54 ans, tu veux faire quoi, photographe, tu fais quoi, photographe, tu sais faire autre chose, NAN.

Et pourtant un de ces enf… de psy. a dit un jour, celui-là aucun métier artistique, je t’enm…. couillon.

J’ai jamais rèvé de train ni d’avions, mais la vue d’un appareil photo me rendait fébrile.

Aucune prédisposition familiale, une maman prof. de français (pardon toi qui est là haut pour mes coquilles informatiques) et un papa docteur en droit.

38)
Madame Poppins
, le 16.07.2007 à 22:11
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Okazou, ceux qui, une fois leur bac en poche, ne savent pas quoi faire, finissent toujours par commencer des études de droit ;-)) Mais dis-moi, Premier Ministre, fichtre, t’avais des idées peu banales, toi ! Quant à tes talents en cuisine, je suis convaincue qu’ils font le bonheur de tes proches !

Tiens, d’ailleurs, Zitouna, ça me fait penser que sur le forum partie cuisine, vous ne risquez pas de me “voir”, ou alors, avec une question genre “SOS, comment on fait pour faire un truc bon avec du fenouil”…

Fxprod, finalement, quand on fait quelque chose bien, pourquoi faudrait-il absolument savoir faire encore autre chose ? Y a bien assez de gens qui font plein de trucs mais mal !

Leo_11, diantre, le jardin que tu as mis en lien, l’est pas banal ! Je ne connaissais pas du tout mais il donne envie de s’y rendre, merci pour le lien.

39)
zitouna
, le 16.07.2007 à 22:35
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Emincer finement, saler, poivrer, arroser de jus de citron (1/3) et d’huile d’olive (2/3), parsemer de feuilles d’estragon hachées grossièrement, mélanger, c’est prêt!
z (vos désirs sont des ordres, m’ame P., je répêêête: vos désirs sont des ordres, m’ame P.)

41)
Anne Cuneo
, le 16.07.2007 à 23:25
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Je rentre d’un périple de 400 km (en train climatisé, les pieds sur le siège d’en face, je ne suis pas à plaindre, mais bon, je n’ai pas eu accès au site avant), et lisant tout d’un seul coup, je me dis qu’à moi on n’a jamais posé la question: j’étais promise à un destin de vendeuse d’épicerie – c’était établi, je n’avais pas mon mot à dire. Moi, j’avais décidé à 4 ans que je serais poète (on a de ces immodesties…) et c’était si fort que ça m’a gardé en vie, intellectuellement. Mais pour étudier, j’ai travaillé pendant toute ma scolarité dite secondaire, et toutes mes études universitaires. La question qu’on me posait n’était pas qu’est-ce que tu feras quand tu seras grande?, c’était: mais pourquoi tu veux faire ça, vendeuse, c’est un bon métier pour une femme. Ah! Ces gamines, la tête farcie de romans…

42)
Anne Cuneo
, le 16.07.2007 à 23:26
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Emincer finement, saler, poivrer, arroser de jus de citron (1/3) et d’huile d’olive (2/3), parsemer de feuilles d’estragon hachées grossièrement, mélanger, c’est prêt!

C’est bien de FENOUILS que tu parles, ou ai-je mal compris quelque chose?

43)
Grizzimero
, le 17.07.2007 à 00:16
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Anne > oui, c’est bien des fenouils! :-)

Merci Zitouna, j’essaierai ça tout bientôt, moi aussi!

Pour en revenir à l’humeur du jour:

Moi, on ne me disait pas quel métier tu veux faire, c’était plutôt : “s’il réussi à avoir un CFC et qu’un patron assez philanthrope veuille engager un sourd ce sera bien… Ce sera bien suffisant!”…

Pompier: t’oublies. Policier: t’as éjà vu un policier sourd? Electricien : il y a beaucoup/trop de maths. Menuisier : tu vas te couper un bras avec une machine que tu n’entendras pas tourner. Marbrier : pas possible! Pourquoi? On ne m’a jamais donné de réponse! Les études, n’y pense même pas! Et moi qui rêvait secrètement d’être Einstein…

A défaut de l’être, je me suis lancé dans les médias (print et web), après quelques années passées à être formaté “propre en ordre”. Pour l’instant, dans mon job, je m’y éclate, et je l’adore!

Mais avant ça je suis passé par la case CFC pour avoir un papier au moins…

Moi ce qui m’a boosté pour toutes les années d’études, c’est le commentaire de mon père. Quand il a su que je voulais faire une matu pour me lancer dans des études : “Mais tu sais, si tu loupes, dans 3 mois, ce n’est pas grave, tu as et auras toujours ton CFC pour bosser…”

Merci Papa…pour la confiance dont tu m’as témoigné…! Et pour m’avoir boosté sans faire exprès!

44)
Okazou
, le 17.07.2007 à 06:07
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« D’ailleurs, puisque tu en parles, je me permet de te faire remarquer que tu te fais bien rare en cuisine , Okazou… »

En effet. Alors que j’adorais l’ambiance du forum, que je m’y sentais bien, j’ai choisi, ne pouvant pratiquer l’un et l’autre, de m’éloigner du forum pour sévir désormais dans les humeurs cukesques. Peut-être me sera-t-il possible d’y revenir ? Je sens que ça ne fera pas plaisir à tout le monde…

Le fenouil, je le mets dans mes ratatouilles au côté du poivron rouge, de l’aubergine, des oignons, des tomates et des courgettes. Franchement, c’est un plus.
Le problème du fenouil (si nous parlons bien de son bulbe), c’est qu’il n’est pas tendre et qu’il faut le cuire un peu longtemps à feu doux, à l’huile d’olive et, comme tu le disais, zitouna, le couper finement.

L’autre emploi principal que je fais du fenouil c’est braisé en cocotte, à basse température (on cuit à tout petit feu plus longtemps, le couvercle de la cocotte n’étant jamais brûlant), en accompagnement d’un poisson. Un bar au sel, par exemple.

P.S. : Pour ceux qui ne le sauraient pas, on appelle généralement fenouil, le bulbe et aneth les feuilles de cette ombellifère au parfum anisé. Il en existe plusieurs variétés, certaines plus intéressantes pour leur bulbe, d’autres pour leurs feuilles, d’autres encore pour leurs graines dont on faisait jadis des tisanes digestives et que je mets aujourd’hui dans mon couscous.
Le fenouil pousse dans les dunes, par chez moi. Il doit aimer les terres légères.


Un autre monde est possible.

45)
Okazou
, le 17.07.2007 à 06:08
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« Okazou, ceux qui, une fois leur bac en poche, ne savent pas quoi faire, finissent toujours par commencer des études de droit ;-)) »

Je suis tombé dedans également mais pas longtemps. Plus chiant, y’a pas. Et puis j’avais une copine qui était tellement plus intéressante que les profs…

46)
Madame Poppins
, le 17.07.2007 à 08:18
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Anne, je suis réellement ravie que la carrière de vendeuse d’épicerie ne vous ait point tendu les bras ! Qui aurait écrit les Objets de splendeur ? Et je n’aurais pu faire de Marie M. mon héroïne préférée !

Grizzimero, je suis attérée que de telles “sentences” puissent tomber : ce n’est pas parce que la carrière d’accordeur de piano n’est pas possible qu’il faut considérer que toutes les portes sont fermées ! Bravo pour votre fighting spirit !

Okazou, bon, voilà, c’est définitif : je n’oserai jamais t’inviter à manger, je suis bien trop incompétente en cuisine ! Et si, si, je t’assure, y a plus chiant que le droit ;-)

47)
zitouna
, le 17.07.2007 à 09:21
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Oui, Anne, c’est bien de cette apiaceae insultante en Italie qu’il s’agit!
Okazou, merci! J’avais bien remarqué que l’aneth ressemblait aux feuilles des pieds de fenouils qui envahissent notre jardin (bon, on les laisse faire, aussi), mais je ne savais pas qu’il s’agissait de la même plante… Me coucherais moins con ce soir ;^) Ah, oui, indispensable dans la ratatouille (et l’ail, t’as oublié l’ail, ou bien?). Sinon, les graines, c’est divin dans un bête bouillon de légumes, en hiver, ça amène un peu de soleil dans l’assiette.
z (t’as qu’a rester à la cuisine, il y fait chaud et ça y sent bon, je répêêête: t’as qu’a rester à la cuisine, il y fait chaud et ça y sent bon)

48)
François Cuneo
, le 17.07.2007 à 15:06
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Très joli article Madame Poppins, qui a amené comme tellement souvent de bien jolis témoignages.

Tu aimes bien “Cléandre” comme prénom? Ça ne m’étonne pas vu les prénoms de ta descendance!:-)

Leo11, si tu ne tiens pas le coup avec deux semaines d’attente, suis le lien en signature de la dame, il y en a tous les jours de quoi te satisfaire!

Merci aussi pour la recette de fenouil de Zitouna.

J’ai tout de même un problème avec certaines remarques: comment un enseignant peut-il essayer de décourager un élève de ce qu’il veut faire? Il me semble que tous ceux que je connais (et Dieu sait si j’en connais) ne le feraient jamais.

D’accord, dans l’autre sens, on essaie parfois de pousser pour que l’enfant puisse faire plus d’études que le strict nécessaire, afin qu’il garde toutes les portes ouvertes, comme l’ont fait certains avec BouUmZim. Cela dit, BouUmZim , même si ça t’a retardé un petit peu, tu dis aussi que ça t’a facilité l’accès à l’admission.

Je crois que rien n’est jamais perdu dans la vie.

Pour en revenir à l’article, quand j’étais petit, je voulais faire prof d’histoire ou chanteur.

J’ai fait instit, et j’ai chanté quelques années.

Et pour m’exprimer, j’ai un jouet formidable maintenant.

Devinez lequel!:-)

Amicalement du sud…

F

49)
Leo_11
, le 17.07.2007 à 19:43
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Tu aimes bien “Cléandre” comme prénom? Ça ne m’étonne pas vu les prénoms de ta descendance!:-)

On peut en savoir plus ???

Leo11, si tu ne tiens pas le coup avec deux semaines d’attente, suis le lien en signature de la dame, il y en a tous les jours de quoi te satisfaire!

Ben v’la ot’ chose… l’chef qui m’envoie ailleurs… j’y crois pô…

50)
Madame Poppins
, le 17.07.2007 à 20:19
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François, tiens, t’es pas en vacances, toi ? En tout cas, ta carrière de chanteur a été suffisante pour que Mister te trouve tout de suite sur le net ! Si ça, c’est pas un signe de gloire ! ;-)

Leo_11, à la Cuk Day, Madame Booboo et la Bubulle rencontreront Mini et Junior ;)

51)
BoUmZiM
, le 17.07.2007 à 21:44
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Mirko, il est vrai que j’ai eu la chance de grandir à la campagne, et d’avoir été bien entouré dans ma prime jeunesse. J’espère tout de même que les autres jeunes enfants sont aussi bercés par des rêves tels que ceux que j’avais à l’époque…

Roger, je ne me prends pas du tout pour Luchini, mais je suis d’accord! ;) Ceci dit, je pense qu’il doit être encore plus difficile pour les enseignants de déterminer ce qu’il y a de mieux pour leurs élèves, alors que les élèves eux-mêmes ont déjà de la peine à le savoir…

François, peut-être tes collègues font-ils exception, ou alors c’est moi qui suis tombé sur ceux qui sont l’exception, ce que je souhaite. Bien sûr, l’entrée m’a certainement été facilitée par l’habitude que j’avais prise de passer des examens divers. Je ne sais en revanche pas comment cela se serait passé si j’avais suivi une autre voie!

52)
Leo_11
, le 17.07.2007 à 23:18
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Leo_11, à la Cuk Day, Madame Booboo et la Bubulle rencontreront Mini et Junior ;)

Et je m’en réjouis tu peux même pas savoir… ;oD

53)
iker
, le 18.07.2007 à 10:25
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La vocation de cuisinier m’a aussi traversé l’esprit quand j’étais gamin. Le soufflé est venu plus tard qu’Okazou, mais chercher des “assemblages” pour essayer d’aimer des produits qu’on me forçait à avaler était un challenge à relever. J’étais un petit mangeur… (j’attends avec impatience un autre sujet de Madame Poppins sur le thème : “finis ce qu’il y a dans ton assiette, de notre temps on avait pas le choix, et puis tes frères et sœur ne se lèveront pas de table tant que tu n’auras pas fini”)…

Le fenouil faisait donc parti de ces drames de la table. Ce petit goût anisé me soulevait le cœur et le côté fibreux tout autant, mais j’avais repéré que dans certaines circonstance, ce bulbe était métamorphosé et il a fallu plus de vingt ans que j’ose rechercher les circonstances de ce petit miracle.

Alors je ne suis pas devenu cuisinier, mais devenu adulte, la cuisine est devenu un loisir, une source de recherche permanente et d’innovation pour décliner une recette découverte au travers d’une rencontre, d’un voyage ou d’un livre et la croiser avec ce que la vie m’a appris des associations qui fonctionnaient ou parfois plus improbables.

Pour revenir au fenouil, j’ai remarqué que lorsqu’il était mijoté, et associé au veau, le goût anisé du fenouil, et son côté fibreux qui me rebutait, pouvaient disparaître. Alors j’ai fini par créer une recette et ça devient un des classiques des repas avec les potes ou la familles. Et là, même les enfants adorent ;-)

Voici la recette

Faire hacher du veau par le boucher. On choisit les mêmes morceaux que l’on utilise pour le axoa (se prononce achoa) ici au Pays basque, ou encore ceux qu’on utilise pour la blanquette (l’épaule de veau est ce qui est recommandé). (ici, une recette plus luxueuse de l’axoa, proposée par Jean-Luc Petitrenaud

Pour le veau au fenouil On prend un morceau d’épaule de veau et au couteau on découpe des morceaux de 2 sur 2 centimètres, ou bien des lanières fines, que l’on fait revenir à feux moyen dans un cocotte, soit dans de l’huile d’olive, soit dans de la graisse de canard, pendant cinq/six minutes. Pendant ce temps, on nettoie deux ou trois fenouils dont on enlève la base et les feuilles abîmées… et on découpe de fines lanières.

Une fois que la viande est bien revenue, la sortir provisoirement de la cocote, et “faire suer” le fenouil émincé dans les sucs de veau. Au bout de cinq à six minutes à nouveau, rajouter à nouveau le veau, soupoudrer de piment d’Espelette en poudre (évidemment), de fond de veau déshydraté, d’un peu de sel, et d’un verre de vin blanc (j’utilise souvent du Gaillac qui se marie parfaitement à cette recette).

Lorsque je n’oublies pas, je rajoutes le jus d’une ou deux oranges fraichement pressées et quelques zestes d’orange, confites ou fraiches (bio, sinon oranges non traitées, à condition de bien laver et frotter avec une brosse, pour débarrasser l’écorce des résidus chimiques, cires et autre traitements). Je referme soigneusement la cocotte.

Et là, laisser mijoter dans la cocotte à feux doux, sur la plaque, ou au four à 160°… jusqu’à… ce que ce soit cuit ;-) le temps que ça confise on va dire 45 à 60 minutes… il faut goûter pour avoir le goût et la consistance désirée.

Au moment de servir, je fais une petite sauce facultative : je fais fondre 20 grammes de beurre avec une quantité équivalente de crème liquide, auquel je rajoute 20 grammes d’emmental ou de comté rapé, et je rajoute finalement 20 à 30 grammes de parmesan.

Vous aurez alors la surprise de voir que toute réticence au fenouil s’évapore encore plus vite que les volutes du vin de Gaillac dans la recette… Le fenouil a compoté et a appris à se faire oublier. Et depuis quatre ans que je fais cette recette, je ne connais personne qui ne se soit pas resservi au moins une fois ;-)

Mais voilà… la vocation pour être cuisinier a vite été remplacée par celle d’être avocat (eh oui Madame Poppins…), journaliste… enseignant… architecte… le tout en même temps. Et finalement, on en est pas loin, mais c’est une autre histoire ;-)

54)
François Cuneo
, le 18.07.2007 à 16:52
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Mais voilà… la vocation pour être cuisinier a vite été remplacée par celle d’être avocat (eh oui Madame Poppins…), journaliste… enseignant… architecte… le tout en même temps. Et finalement, on en est pas loin, mais c’est une autre histoire ;-)

Raconte!

Madame Poppins: oui, je suis en vacances, et alors? Hmmm?:-)

55)
Madame Poppins
, le 18.07.2007 à 20:18
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Iker, tiens oui, faut que j’y songe : les phrases martelées durant l’enfance, dont tu cites si justement le “mange, finis ton assiette”…. Quant à la recette, je vais l’imprimer et quand je me sentirai le courage de sortir des six recettes que je connais (et fais depuis 10 ans), je me lancerai. Si ma famille survit (je suis vraiment nulle en cuisine), je viendrai donner des nouvelles !

Finalement, je suis comme François : j’ai envie d’en savoir plus sur cette “autre histoire” ! ;-)