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Les gardiens du temps

Nous savons depuis toujours (ou presque) que nous vivons dans un certain espace et pendant un certain temps. Cette connaissance empirique est devenue scientifique avec notre ami Albert (Einstein) qui nous a fait prendre conscience que nous nous déplacions dans un monde spatio-temporel où l'espace et le temps avaient même valeur (je simplifie beaucoup, hein, mais ce n'est pas l'objet de cet article)

Oui, bon, pas tout à fait quand même. En effet, on peut se déplacer dans toutes les directions dans l'espace sans aucune limite et même revenir à son point de départ, mais dans le temps, bernique : sens unique imposé et il n'y a même pas besoin de gendarme pour nous faire respecter le règlement : dans le temps, on va toujours dans le même sens, du passé vers l'avenir, le présent n'étant qu'une singularité éphémère.

Certains philosophes nous disent même que le présent n'existe pas, puisque dès qu'on a pris conscience de l'instant présent, il est déjà devenu du passé. Mais en fait, on peut quantifier le présent : il dure environ 10-43 seconde et s'appelle le temps de Planck. Physiquement parlant, le temps de Planck est le temps (mesuré par un observateur extérieur, hein, attention à Albert E.) que mettrait un photon pour parcourir la distance de Planck, c'est-à-dire la plus petite distance que l'on peut mesurer (environ 1,6. 10-35 m).

Donc, de temps de Planck en temps de Planck, notre univers temporel avance toujours dans la même direction, et ce, depuis le premier temps de Planck qui a suivi le Big Bang. Pas moyen toutefois de savoir ce qu'il y a eu avant ce premier temps.

Arrêtons là ces considérations scientifiques pour revenir à notre temps à nous. Nous sommes bien tous d'accord pour dire que le temps perdu ne se retrouve pas et qu'il ne reviendra jamais.

Et bien, ce n'est pas le cas pour tout le monde. Il est un peuple ou plutôt une civilisation qui estimait (et qui estime toujours d'ailleurs) que le temps ne se représente pas sous la forme d'une flèche pointant toujours dans la même direction, mais d'une roue tournant à un certain rythme et ramenant à intervalles réguliers les mêmes événements dans les mêmes circonstances. Attention, il ne s'agit pas de l'application du principe "Les mêmes causes provoquent les mêmes effets" ou encore "l'histoire est un éternel recommencement". Dans ces aphorismes, il n'est pas question du temps.

Cette civilisation, c'est celle des Mayas.

Les Mayas, une civilisation qui n'a pas encore livré tous ses secrets.

Les peuples mayas ont occupé une partie de l'Amérique centrale comprenant le Yucatan, le Chiapas, le Belize, le Guatemala et une partie du Honduras. On a même retrouvé des céramiques mayas jusqu'au Costa-Rica. C'est l'aire qu'occupent encore les quelques 6' 000' 000 de Mayas toujours présents et dont la plus célèbre représentante est Rigoberta Menchù Tum, prix Nobel de la paix en 1992.

Jusqu'environ -1200 av. J.-C., différentes peuplades sont installées dans ces régions. Ce sont des peuplades semi-sédentaires organisées en villages avec une structure clanique n'ayant que peu de contact entre elles. C'est vers cette époque qu'apparaît un peuple qui va complètement bouleverser la région, les Olmèques.

Les Olmèques ("Hommes du pays du caoutchouc" en nahuatl, langue aztèque) viennent on ne sait pas très bien d'où. Un certain von Däniken prétend qu'ils ont débarqué de vaisseaux extra-terrestres (vous vous rappelez, c'est le même qui assure que les lignes de Nasca sont des pistes d'atterrissage d'engins spatiaux - voir l'article sur le Pérou). Pour justifier ses dires, il s'appuie sur ceci :

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On est bien d'accord, cela ressemble tout à fait à des pilotes de soucoupes volantes. Non ?

Plus sérieusement, la théorie la plus couramment admise leur donne une origine asiatique, mais l'origine africaine n'est pas complètement abandonnée en raison de certains caractères négroïdes de leurs représentations, voire de similitudes dans leur panthéon. Toujours est-il qu'on peut dire que ces Olmèques étaient des grosses têtes, au propre

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Ces têtes monumentales ont été sculptées dans une pierre qui ne se trouve qu'à plus de 100 km de l'endroit où elles ont été découvertes. Quand on sait que l'usage de la roue n'est apparu qu'avec les Espagnols, on peut se poser des questions sur le moyen de transport utilisé !

comme au figuré. En effet, leur apparition marque le début de la sédentarisation des peuplades autochtones, de la culture intensive du maïs (qui va donner son nom à la civilisation : maya = homme du maïs, la Genèse maya voulant que l'homme a été façonné à partir d'une pâte de maïs), la hiérarchisation de la société en castes (seigneurs, prêtres, commerçants, artisans, esclaves) et donc la création de grands ensembles urbains ou cultuels comme Tikal, Palenque, Uxmal ou Copan.

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L'observatoire
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Le stade du jeu de balle

Monte Alban près de Oaxaca (Chiapas), capitale des Zapotèques.
Les Zapotèques étaient la seule peuplade maya ne pratiquant pas les sacrifices humains.

 
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Autels des sacrifices
Mitla, capitale des Mixtèques (Chiapas)


 
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Cimi (?) - dieu protecteur des morts
Copan, Honduras

 

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Temple du Grand Jaguar

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Pyramide du monde perdu

Tikal (Guatemala), capitale d'un des plus grands "royaumes" maya
 

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Le palais du gouverneur


 
281

Le temple de la jeune fille

Palenque (Chiapas), capitale de Pacal le Grand, seul roi maya enterré dans une pyramide. Les pyramides mayas servaient uniquement de support aux temples construits au sommet.

296

Le clos des nonnes

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La pyramide du devin

Uxmal (Yucatan), capitale des Toltèques après leur éviction de Tula. La pyramide du devin est le seul exemple connu de pyramide à base elliptique

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Le temple de Quetzalcoal (Kukulcan en maya)

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La tour de l'observatoire

Chichen Itza (Yucatan), abandonnée par les Itza et relevée par les Toltèques

Mais contrairement aux tribus nahuas qui vont s'installer dans le nord du Mexique et donner le jour à l'empire aztèque, les Mayas ne constitueront jamais une seule et grande entité. D'ailleurs, à partir de 800 ap. J-C., les grands royaumes mayas disparaissent successivement et la structure villageoise et clanique retrouve ses droits. Les tentatives ultérieures de regroupement sont le fait de nouveaux arrivants comme les Itza (qui réveillent Chichén Itzá) ou les Toltèques, tribu chichimèque chassée de Tula qui va importer chez les Mayas le mythe de Quetzalcoal (le "Serpent à plumes") sous le nom de Kukulcan (qui fut un roi bien réel), créer Mayapan, ville qui sera complètement détruite suite à une guerre dont les causes ressemblent beaucoup à celles de la guerre de Troie (ah, les femmes !) et s'allier aux Espagnols avec les Tlaxcalatèques, les Mixtèques et les Totonaques pour mettre à genoux l'empire aztèque.

Mais revenons à nos Olmèques - si la saga Mayas-Aztèques-Espagnols vous intéresse, on pourra y revenir une prochaine fois.

Pour satisfaire leurs besoins en matière d'agriculture, les Olmèques mirent au point un système de mesure du temps basé sur l'écriture, les mathématiques et le calendrier, système que les Mayas portèrent à sa perfection.

Savez-vous écrire en maya ?

L'écriture maya est une écriture idéographique, c'est-à-dire que chaque "dessin" représente une idée. Le décryptage de cette écriture, qui est loin d'être terminé, doit beaucoup à un des plus grands physiciens de notre époque : Richard Feynman, prix Nobel de physique en 1965. Outre ses talents de décrypteur, il fut aussi musicien dans une école de samba à Rio et un des fondateurs de la physique quantique moderne. Si vous voulez découvrir cette personnalité hors du commun, je vous conseille "Vous voulez rire, M. Feynman" écrit... par lui-même. (InterEditions - Paris - ISBN 272960006X)

Savez-vous compter en maya ?

Près de 1000 ans avant nous (environ 300 ap. J-C.), les Mayas avaient inventé le ZERO !

Ils comptaient en base 20, ce qui finalement n'est pas plus idiot que la base 10 puisque nous avons 10 doigts et 10 orteils. La représentation d'une quantité se faisait au moyen de trois signes

 zero = zéro    • = unité   = 5 unités

Le zéro avait donc la forme d'un petit coquillage (cliquez dessus, vous verrez comment il était généralement écrit) qui un jour avait contenu quelque chose, mais ne le contenait plus, tout en pouvant de nouveau encore le contenir !

La valeur des chiffres était déterminée par leur position dans le nombre. Les Mayas pouvaient écrire les chiffres verticalement (les unités étant en bas et chaque étage représentant 20 fois l'étage inférieur) ou horizontalement (de gauche à droite, comme nous). On avait donc :

• = 8000 unités, position pouvant contenir 19x8000 = 152' 000 unités
• = 400 unités, position pouvant contenir 19x400 = 7600 unités
• = 20 unités, position pouvant donc contenir 19x20 = 380 unités
•  = une unité, position pouvant contenir au maximum vingt 19 unités

Petit exemple pratique : essayez d'écrire 3683 en chiffres romains que nous avons utilisés pendant des centaines d'années : MMMDCLXXXIII et ajoutez-y 37, vous obtiendrez MMMDCCXX : pratique pour calculer, pas vrai.

Les Mayas, eux, auraient écrit :

3683,jpg

Et en ajoutant     37    , ils obtenaient     3720.

A propos, savez-vous encore comment les Romains (et nous) écrivions 2' 000' 000 ? (sans consulter votre vieux Gaffiot, hein !). Essayez en maya, c'est très simple !

Avec ce merveilleux instrument mathématique, les Mayas pouvaient s'attaquer à résoudre leur principal problème : le temps qui passe ! En effet, comme expliqué au début, pour les Mayas, le temps ne se présente pas comme une flèche pointée vers l'avenir, mais comme une roue qui tourne inexorablement et ramène les mêmes événements à des intervalles réguliers . Il était donc primordial de

  • Connaître et noter tous les événements et leurs dates.
  • Mesurer très précisément le temps pour savoir quand ces événements reviendront
  • Définir les périodes fastes et néfastes pour les différentes activités
  • Prévoir le destin des uns et des autres

Quel jour sommes-nous ?

Le rythme vital, pour les Mayas comme pour nous, est basé sur la course du Soleil. L'unité de temps est donc le jour Kin qui est aussi le nom du Soleil et celui du Temps.

Le temps est un fardeau porté par les dieux. Il était divisé en étapes (les kins) et chaque dieu devait porter son fardeau à tour de rôle. Chaque kin était porté par plusieurs dieux dont la somme des qualités et des défauts rendait le jour faste ou néfaste.

En fait, nous n'avons pas procédé autrement : chaque jour de notre semaine et la plupart de nos mois sont aussi "sponsorisés" par un dieu : lundi = la Lune - mardi = Mars - mercredi = Mercure - janvier = Janus, etc.

Le calendrier sacré ou Tzolkin

Ce calendrier est basé sur le principe que chaque jour est porté par un "dieu de jour" et un "dieu de numéro". Il y a 20 dieux de jours et 13 dieux de numéros et l'année calendaire sacrée se présente sous la forme de deux roues qui s'engrènent

Tzolkin

L'année sacrée comportait donc 13 uinals (mois) de 20 kins, donc 260 kins. Elle commençait le 1-Imix pour se terminer le 13-Ahau.

Ce calendrier sacré a été utilisé par tous les Mayas. C'est lui qui réglait toutes les activités quotidiennes : le jour de marché, celui des semailles, des récoltes, des déclarations de guerre, etc. Il déterminait souvent le nom des enfants et leur destin. Ainsi,

  • un enfant OC (fleuve) sera faible et attirera la mauvaise fortune. Il sera enclin à la prostitution et à l'homosexualité
  • un Cauac (tempête) sera guetté par toutes sortes de catastrophes et d'infortunes
  • un Lamat deviendra un grand prêtre
  • un Akbal (nuit) aura de la chance et saura s'exprimer
  • on formulait les demandes en mariage un jour Cimi (dieu de la mort), car ce dieu était associé aux ancêtres qui devaient approuver et protéger le mariage.

A signaler que plus le nombre associé au dieu de jour est élevé, plus le caractère correspondant sera marqué.

Le Tzolkin est toujours utilisé dans le Chiapas et les hautes terres mayas du Guatemala où les chamans effectuent toujours les décomptes Tzolkin pour les actes de divination. Par contre, ce décompte en 260 jours n'a pas encore trouvé d'explication.

Le compte majeur ou Haab

Mais les Mayas n'étaient pas complètement aveugles. Ils savaient que la vie était rythmée par le cycle du Soleil et ce cycle, ils l'avaient calculé avec précision : 365,2420 kins. Grâce à nos connaissances astronomiques actuelles, nous savons que le cycle solaire est exactement de 365,2422 jours, alors que le calendrier grégorien a établi un cycle de 365,2425 jours. Autrement dit, sans aucun instrument, les Mayas avaient calculé le cycle solaire avec une précision meilleure que nous !

Se basant sur le cycle solaire, les Mayas ont mis au point le Haab, calendrier de 18 mois (uinals) de 20 jours (kins) complétés par 5 jours funestes (Uayeb) qui, certaines années, comportait un 6e jour pour "coller" au cycle solaire, comme nos années bissextiles.

Le principe du Haab est le même que celui du Tzolkin, chaque uinal étant supporté par un dieu. L'année commençait par le 1-Pop et le mois Pop se terminait le 19-Pop. Le 20e kin ne s'écrivait pas : jour de repos et de détente, on saute par-dessus et on recommence avec le uinal suivant.

Les 18 + 1 uinals portaient les noms suivants

Pop Uo Zip Zotz Tzec Xul Yax Kin Mol Chen Yax
Zac Ceh Mac Kan Kin Moan Pax Kayab Cumku Uayeb

Pour définir très précisément une date, les Mayas ont mis en correspondance le Tzolkin et le Haab. Le premier jour de l'an était le 1-Imix 1-Pop. Le fait que les uinals Tzolkin avaient le même nombre de jours que les uinals Haab pourrait laisser supposer que, chaque année, la séquence se répéterait à l'identique, un peu comme si, dans notre calendrier, le 18 juillet était toujours un mercredi. C'est sans compter sur les 5 ou 6 jours de Uayeb. En effet, si la 1e année commence bien le 1-Imix 1-Pop pour se terminer le 9-Ahau (20-Cumku ou 0-Uayeb), l'année suivante commencera le 2 Cimi 1-Pop parce que les 5 jours de Uayeb viennent perturber la séquence.

De ce fait, il faudra attendre 52 années Haab avant que ne réapparaisse le 1-Imix 1-Pop comme premier jour de l'année. Ce cycle de 52 ans – appelé roue du calendrier – joue un rôle capital dans toute la religion et l'astrologie maya (les Espagnols sont arrivés l'année de la fin d'une roue).

Le compte long

Avec le Tzolkin et le Haab, les Mayas avaient résolu une grande partie de leurs préoccupations pour le court et le moyen terme. Mais pas suffisant pour le long terme. Alors, on a introduit de nouveaux concepts, un peu comme nous qui parlons d'années, de siècles et de millénaires.

Outre le kin et le uinal que nous connaissons déjà, voici qu'apparaissent
- le tun: 18 uinals ou 360 kins
- le katun: 20 tuns - 360 uinals - 7200 kins
- le baktun: 20 katuns - 7200 uinals - 144.000 kins
. le pictun: 20 baktuns - 400 katuns - 144.000 uinals - 2.880. 000 kins
- le calabtun : 20 pictuns - 57' 600' 000 kins

Avec ces concepts, on pouvait dater n'importe quel événement dans le passé et dans le futur avec une très grande précision. La plus ancienne mention de date figure sur une stèle de Quirigua, un calcul du temps allant jusqu'à un passé de 400 millions d'années !

Le compte long intégrait également différents autres cycles astronomiques et particulièrement les cycles lunaires, de Vénus et des Pléiades que les Mayas avaient également calculés avec la même précision que celle du cycle solaire. En fait, le compte long était tellement complet et complexe qu'il incluait 17 cycles astronomiques différents, chacun de ces cycles pouvant influencer le déroulement des événements dans le temps.

Grâce au compte long, les prêtres (Ah-Kin) pouvaient tenir des chroniques des événements passés (et donc à venir), ainsi que les généalogies particulièrement importantes pour les seigneurs (Almehen). Conservées, ces chroniques seraient un instrument précieux pour établir l'histoire de notre monde vue par l'oeil maya. Malheureusement, entre 1560 et 1562, un imbécile nommé Diego de Landa, évêque de son état, décréta que tous les écrits et inscriptions mayas n'étaient que superstitions et mensonges sataniques et fit brûler tous les livres (codex) en public. Seuls une dizaine de codex ont survécu à cette folie destructrice.

Le cycle maya

Pour pouvoir définir une date, il faut un point de départ (nous avons choisi l'année de la naissance de Jésus-Christ - les Romains partaient de la fondation de Rome - les Hébreux de la création du monde). Dans la plupart de leurs inscriptions, les Mayas utilisent une numérotation à 5 chiffres (baktun - katun - tun - uinal et kin) faisant commencer le décompte calendaire à la date 0.0.0.0.0 ou 13.0.0.0.0. Cette différence de notation n'est pas anodine, le 0.0.0.0.0 indique le commencement de quelque chose alors que le 13.0.0.0.0 indique qu'on se trouve à la fin d'un cycle et qu'on repart pour un nouveau cycle.

A partir des rares informations qui subsistent dans les codex encore disponibles et les, heureusement, beaucoup plus nombreuses, inscriptions gravées sur les bâtiments mayas, on a pu déterminer que le point de départ du calendrier maya actuel correspondait à la dernière "naissance" de Vénus au-dessus de l'horizon terrestre soit le 13 août 3114 av.J-C et que ce cycle prendra fin lorsque Vénus disparaîtra à nouveau le 21 décembre 2012, soit un 4-Ahau 8-Cumku des calendriers Tzolkin et Haab.

Ce sera la fin du 5e soleil maya et la naissance d'un nouveau monde. Celui-ci sera-t-il meilleur que l'ancien ? C'est en tout cas ce que vous souhaite Sa Majesté Waxaklahun Ubah K'awil plus connu sous le nom de "18-Lapin", un des derniers rois de Copan.

250
(Stèle n°13 de Copàn)

qui signe

18-Lapin
(image extraite du site "Hieroglyphs and History of Copan")

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Si vous lisez cet article le jour de sa parution, sachez que, selon mon décompte – mais je peux me tromper, je ne suis ni ah-kin ni chaman – nous sommes aujourd'hui le 12.19.14.15.0 4-Oc 4-Ceh. Ce qui, en écriture maya donnerait à peu près ceci

Aout

Les représentations des glyphes utilisées pour écrire cette date sont extraites de la monographie "Le calendrier maya" de Javier Covo Torres - traduction de Carolina Pretto Levy - Editions Dante - Mérida (Yucatan) - ISBN 970-605-107-4

Bon, je vais être très honnête. Cette représentation ne me permettrait certainement pas de passer le concours d'entrée à l'école des scribes mayas, car elle présente de nombreuses lacunes. Il manque par exemple le glyphe d'introduction qui surmonte toute date et indique quel dieu portait le fardeau de l'année. Et en dessous, tous les glyphes supplémentaires qui indiquent, pour le jour concerné, les phases de la Lune, de Vénus, des neuf seigneurs de la nuit, etc., etc. ainsi que les corrections qui doivent être apportées au compte long pour prendre en considération les uayeb de 6 jours. En tout, on pouvait indiquer jusqu'à 17 cycles correspondant à la date.

42 commentaires
1)
fxprod
, le 22.08.2007 à 00:17
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je relirais tout ceci à tête reposée demain, là c’est un peu dur. Les photos et l’article sont superbe, merci Hervé.

Heureusement que notre reporter du petit xx° avait eu vent d’une éclipse de soleil, sans devoir faire tous ces calculs de bachibouzoucs

3)
lyonelk
, le 22.08.2007 à 00:32
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Ce serait bien (et nécessaire) pour un article de ce type que les sources / ouvrages ayant permis de rédiger cet article soient citées. L’article n’en aurait que plus d’intérêt et de valeur. ;-)

4)
filfly
, le 22.08.2007 à 00:41
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Wouau!

Merci Hervé pour ce magnifique article, très complet et vraiment intéressant.

Chapeau!!

5)
vibert
, le 22.08.2007 à 00:43
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Félicitations pour ce papier passionnant ! ! ! Cuk me surprendra toujours ;-) A+

6)
GATTACA
, le 22.08.2007 à 01:37
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Un immense merci. Faut toujours dire merci à celui qui nous permet de nous coucher moins bête que lorsqu’on s’est levé. Même si dans le cas présent, je me sens encore plus bête car je n’ai pas tout compris, mais ça m’ouvre une porte sur le savoir de quelque chose que j’ignorais totalement. Donc, merci.

7)
weiki
, le 22.08.2007 à 03:56
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COMMENT ? ou Petit dialogue de sourds en 1 acte

() il n’y a pas de pire sourd que celui qui n’entend réellement pas !

– – – – – – – –

TapTapTapTapTap… Tap… Tap… Tap… Le rideau s’ouvre…

Un type genre Numbus de jardin marche en tous sens à tout petits pas… un beau mec (sourire angélique qui scotche la gente féminine à 20 m) a un énorme bouquin posé devant lui, il tourne les pages avec sensualité… il a deux belles mains…

HOUUULALA… C’était quoi déjà la drogue des Mayas ? Les Corn-Flakes ?

Mais non… Le Peyotl ! Alors, Peyotl, Peyotl…Voilà : (Echinocactus Williamsii) famille des cactacées. Petit cactus sans épines, reconnaissable à ses touffes de poils d’origine mexicaine, utilisé comme lampe hallucinogène par les tribus indiennes d’Amériques Latine et Centrale. Son principal principe actif est la Mescaline, alcaloïde responsable de ses puissants effets : hallucinations psychédéliques principalement visuelles avec une grande richesse colorée, mais aussi auditives (). Les épisodes mystiques ne sont pas rares, une sensation d’empathie est courante mais aucun risque de tourista. Par sécurité, faites-vous tout de même décapsuler votre dose devant vous !

HOOOOUUULAAAALAAA… Quelles vacances, Hervé !!! THE claque of THE Sky… En aparté : je comprends mieux maintenant les problèmes de connexion voIP des derniers jours… les serveurs Sky qu’ont pété une durite et tout et tout :D

Et pour tenir le coup sur un article aussi loooooong que copieuseeement iconograaaaaaphié, héhé, tu prends quoi Hervé, vévé ??? Enfin, j’veux dire commeu… :D

Ahaa… des amphétamines ! Et t’as pas de nausées, mélangés avec le Peyotl ? moi, je digère mal… ça m’ ballonne… en fait, ça me montgolfe ! C’est pas trop le pied, quoi… enfin le 15.000… pieds !

Et… et… pour dormir entre deux articles ? Tu, tu prends qu…………..

RON…PSCHiiiiiiiiii… ROOON…PSCHiiiiiiiiii… (le Héros rond, tel un héron, est vautré sur le comptoir le visage noyé dans le coude)

Et pour ne pas ronfler, tu … RIEN, bon ! OKéééééé… t’énerve pas, rendors-toi… Fais dodo Hervé mon p’tit frère, fais dodo t’auras du lolo ! :D

Non sans blague, il est génial ton article… Hervé… merci… VRAIMENT merci ! Une émotion rare… comme le raisin de Smyrhne dans la semoule algéroise… un délice, cet article…

Mais quelques questions taraudent les esprits simples comme le mien : comment font-ils à CUK.CH pour être tout le temps sur la brêche ? comment ont-ils toutes ces idées extatiques et fluocaressantes ? comment couvrent-ils ces domaines aussi hétéroclites que diversiformes ? comment tiennent-ils le coup face à l’adversité du mondialisme cannibale ?

Mééé mâ parôôôle iiisss’ drôg’… Ouuuwkwoua ?… (Joe Starr vient d’apparaître en Guest Star :D

Tiens, cette semaine, j’ai inventé un nouveau smiley… Hervééééé, tu m’entends… un nouveau smiley, j’ t’ dit… wouais :

>8=0>

Il représente un Totem d’Afrique tout droit sorti du Berceau de l’Humanité ; il montre à l’évidence (qui, navet d’ailleurs, rien demandé) que le Temps infini est égal à Zéro si la variable Déplacement linéaire est toujours plus ou moins orientée sur une Tangente à sens unique ! Garçon, remettez-nous la même chose… svp… merci… :D

C’est vrai, le “coup des Mayas” sur 12 mètres de haut, j’en suis pas encore remis… en plein zieux de Dean le cyclone, qui plus est… :-)))))

Pow Pow Pow… Hervé, on t’aimeu… (en aparté, chuchotant : j’espère qu’il n’en abusera pas ?)

allez viens, j’ t’ raccompagne, j’ai ma bagnole… Comment ça, tu veux rentrer à pied ? Il n’en est pas question… T’as pas vu dans quel état t’es ? Et moooiii ?… Mais moi, c’est pas pareil…

Le rideau tombe… renversant un verre Joé Starr sur le bar ! Ils sortent……………………

8)
satellio
, le 22.08.2007 à 05:03
[modifier]

Magnifique et passionnant article, merci !

Je voudrais, par jeu, revenir sur un point abordé dans l’introduction :

« […] on peut se déplacer dans toutes les directions dans l’espace sans aucune limite et même revenir à son point de départ, mais dans le temps, bernique : sens unique imposé […] »

On peut considérer a contrario que toutes les dimensions de l’espace-temps ont un sens unique imposé : on ne peut pas revenir en arrière dans le temps, c’est généralement admis, mais on ne peut pas plus se déplacer d’une distance négative, ni occuper un volume négatif (combien de personnes tiendraient-elles dans une sphère de moins un kilomètre carré ?).

Si la flèche du temps pointe dans une seule direction (pour nous autres, êtres de matière, au moins), c’est que la flèche de l’espace ne peut pas se mordre la queue non plus ; espace, temps, tout est relatif, tout est lié, tout va dans le même sens, on n’arrête pas le progrès.

:-)

OK, j’ vais m’ plancker.

9)
Okazou
, le 22.08.2007 à 06:23
[modifier]

Voilà de la culture populaire s’il en est. Merci Hervé pour la qualité de ton travail et cette analyse de la mathématique céleste des Olmèques.

Aztèques, Toltèques, Olmèques et autres mecs du « Nouveau Monde » damaient le pion aux plus affûtés observateurs de l’univers sur la planète. L’homme est homme où qu’il se trouve depuis qu’il est homme. Mais comme chez les Grecs, astronomie et astrologie se côtoyaient, la seconde se superposant aux valeurs sûres de la première pour établir oracles et prophéties. Pour faciliter le gouvernement des peuples.

Que ceux qui ressentent une certaine raideur de la nuque à la lecture ne lisent pas ce qui est mis entre crochets, disons que c’est hors-sujet, ou en a parte :
[Notons que les prêtres utilisaient le tzolkin pour imposer à tel ou telle un avenir favorable ou défavorable en fonction de sa date de naissance comme Sarkozy (il fallait évoquer le grand prêtre de la France) prône la même prédestination des êtres quand il dit à Michel Onfray lors d’une entrevue désormais célèbre : « Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. » Tu es prédestiné à te suicider, mon frère, tu n’y peux rien, c’est ta nature ; si tu voles, c’est que tu es prédestiné à être voleur et je te mets en prison. Si je suis président, c’est que j’en porte les gènes, Eugène.]

Tout de même très étrange ce parti-pris de rendre les événements cycliques. Mais un cycle de quelle fréquence ? Besoin d’éternité, horreur du hasard qui pousse à son refus, simple obéissance à la magie du cercle, superposition, et synchronisation, de la vie des hommes à la course du soleil ?
Peuple inquiet de son avenir (c’est légitime) et pourtant fort de sa science (c’est méritoire), les Mayas préfèrent se défendre de l’inconnu et de la peur qu’il suscite en fuyant le réel par l’édification du dogme de la circularité des faits qui rend l’inconnu connaissable, contrairement aux Européens (religieux mis à part) qui prèfèrent répliquer à l’inconnu par la connaissance qui permet de l’affronter et de répondre aux peurs qu’il fait naître. Mais bien sûr (voir La controverse de Valladolid Las Casas-Sepulveda) :

« Malheureusement, entre 1560 et 1562, un imbécile nommé Diego de Landa, évêque de son état, décréta que tous les écrits et inscriptions mayas n’étaient que superstitions et mensonges sataniques et fit brûler tous les livres (codex) en public. »

Ce qui fait que nous ne saurons jamais s’il existait une philosophie maya et nous ne saurons jamais si parmi les scientifiques – ceux qui mirent le calendrier à jour – il existait, ou pas, des hommes assez exigeants et honnêtes, assez libres d’esprit pour nier et réfuter la part prophétique que l’on tirait de son emploi.

Par l’invention de ce cycle éternel insensé les Olmèques s’étaient-ils improvisé une éternité, à l’image du paradis des croyances monothéistes d’aujourd’hui ? Les événements étaient-ils seuls à se reproduire ou bien les acteurs des événements de ce passé circulaire étaient-ils appelés à les revivre eux-mêmes ? Sans doute pas sinon qu’adviendrait-il des populations descendantes (hors d’un suicide collectif de fin de cycle) ? Alors comment les Olmèques pouvaient-ils accepter de ne vivre qu’une resucée de la vie de leurs propres ancêtres sans y voir (orgueil mis à part) une dévalorisation de leur propre existence ? Et qu’advenait-il si des événements annoncés ne se reproduisaient pas comme prévu ? Et si d’autres survenaient qu’ils n’attendaient pas ?

Voilà une société assise sur des bases bien bancales lorsqu’elle se retrouve face à la réalité du monde espagnol (ce qui n’était pas prévu). Sans doute n’étaient-ils pas de force devant l’inconnu à force de le fuir. Les adorateurs de Madame Soleil ont dû se soumettre ou périr devant la voracité « auriphage » des conquérants de la très catholique (apostolique et romaine) Espagne.

« Pour pouvoir définir une date, il faut un point de départ (nous avons choisi l’année de la naissance de Jésus-Christ – les Romains partaient de la fondation de Rome – les Hébreux de la création du monde). »

Mauvaise pioche, Hervé. À moins d’écrire : « L’année de la naissance “supposée” de Jésus-Christ… ». En effet, rien ne permet de dire quand Jésus est né (ni quand Rome a été fondée, ni quand “le monde” fut créé), d’aucuns – et pas des plus médiocres – prétendent même qu’il ne serait rien d’autre qu’un mythe, se faisant fort de le démontrer, tâche que je leur abandonnerai volontiers n’étant personnellement pas au fait de l’affaire mais piste à suivre avec intérêt, évidemment.

J’ai noté que le 13e uinal, c’est Mac. Alors, chers aruspices, c’est favorable ou défavorable ? Les Olmèques emmuraient-ils les panthères noires (jaguars) pour conjurer le sort ? Dessinaient-ils un soleil sous le pain, à la pointe du couteau, avant de le couper ? Jouaient-ils au Loto ?

Et puis, Lapin 18 (3 barres, 3 points) vaut bien notre Louis XVIII, et son profil chiffré romain, duquel il partage le nez.


Un autre monde est possible.

10)
archeos
, le 22.08.2007 à 07:11
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Merci pour ces nouvelles connaissances ; et merci à Satellio pour les ’’distances négatives’’.

Pour apporter un complément : pratiquement toutes les civilisations antiques avaient une conception cyclique du temps (entre autres les Romains), mais évidemment aucune ne l’a développé autant que les Mayas ; puis sont venues les conceptions finalistes de l’histoire (l’histoire a une fin et tend vers un but : le retour du Messie, l’avènement du communisme)…

11)
Emilou
, le 22.08.2007 à 08:10
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Le temps est une abstraction donc n’existe pas, déjà Aristote glosait sur la question. Quelle belle étude sur la civilisation Maya et surtout une mise en valeur de toute leur richesse inventive, intellectuelle. Leur système de numération en base 20 est en effet défendable sinon que nos pieds sont moins accessibles dans notre civilisation que dans la leur et que dès lors la base dix est devenu notre choix préférentiel. Pour en revenir à ce qui existe ou n’existe pas remarquons qu’aucun système de numération n’existe. Formidable article qui souligne, oh combien, que la civilisation maya est à mettre au rang des grandes civilisations de ce monde. Si tôt matin voici un article qui réveille notre cerveau encore engourdi.

13)
Alain Le Gallou
, le 22.08.2007 à 08:45
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Quetzalcoal (le “Serpent à plumes”)

Ayant en tapisserie de 1,6m sur 2m Quetzalcoal au dessus de ma tête de lit, c’est plus joli qu’un crucifie et cela marche aussi bien comme protection, et le livre, introuvable de nos jours, de Jacques Soustelle sur les Olmèques dans ma bibliothèque, ton article m’a bien intéressé. Merci pour ce grand travail de divulgation.

14)
Saluki
, le 22.08.2007 à 08:55
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Superbe !

Mais je vais relire à petits pas. Un retour en arrière, quoi. Et puis les commentaires du milieu de la nuit, là rien compris !

15)
Alain Le Gallou
, le 22.08.2007 à 09:06
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Mauvaise pioche, Hervé. À moins d’écrire : « L’année de la naissance “supposée” de Jésus-Christ… ». En effet, rien ne permet de dire quand Jésus est né (ni quand Rome a été fondée, ni quand “le monde” fut créé), d’aucuns – et pas des plus médiocres – prétendent même qu’il ne serait rien d’autre qu’un mythe, se faisant fort de le démontrer, tâche que je leur abandonnerai volontiers n’étant personnellement pas au fait de l’affaire mais piste à suivre avec intérêt, évidemment.

“Jésus anatomie d’un mythe” de Patrick Boistier page 37 donne l’historique du calcul de la date de naissance de jésus. St Hippolyte (170-235) donne 2 avril et 2 janvier. Il y a eu aussi 6 janvier, 28 mars 19 avril et 20 mai. Le 6 janvier fut longtemps retenu par les premiers chrétiens. Finalement au IV siècle au vu de la popularité du mithraïsme, l’église a récupéré cette fête populaire à son actif en choisissant le 25 décembre. Bonne pioche politique.

En format 27cm sur 29cm un magnifique livre de l’archéologue orientaliste Sophie Cluzan avec des photos superbes sur ce que les fouilles archéologiques nous apprennent. Livre idéal comme cadeau d’anniversaire ou noël. Titre “De Sumer à Canaan, l’orient ancien et la bible” édition musée du Louvre au seuil.

17)
levri
, le 22.08.2007 à 10:24
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Bel article :)

Citation de Hervé

« Malheureusement, entre 1560 et 1562, un imbécile nommé Diego de Landa, évêque de son état, décréta que tous les écrits et inscriptions mayas n’étaient que superstitions et mensonges sataniques et fit brûler tous les livres (codex) en public. »

Bah ca n’a pas change des masses, a part qu’ils ont un pouvoir moin absolu de nos jours…

Aux USA, Certains essayent toujours d’empecher l’enseignement de la theorie de l’evolution dans les ecoles … ils ont ete deboute de justesse, donc ils attaquent sous un autre angle en masquant leur appartenance religieuse et remettent en question la datation au carbone 14, l’age de la terre etc … Ils disseminent meme un DVD en francais avec interview de “scientifique” et reprise de donnees reelle … mais avec une interpretation “legerement” tendancieuse. (le DVD s’appelle “L’Evolution”)

Voir Wikipedia : “opposants à la théorie de l’évolution”

18)
Aigle4
, le 22.08.2007 à 10:49
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Bonjour,

Superbe article qui me rappelle un diaporama présenté par un monsieur d’une soixantaine d’année dans un camp de vacances dans le cantal en 2000.

J’avais été bluffé par ce qu’avaient réalisé les mayas. L’invention du zéro bien avant les arabes, compter en base 20, et leur représentation des nombres.

Bref, un grand merci à Hervé de m’avoir permis de faire un bon en arrière dans le temps, comme quoi c’est possible, et pas seulement aux personnages de la série ” Heroes ” n’en déplaise à satellio. ;=))

Bonne journée sous cette magnifique journée d’automne pluvieuse.

19)
ToTheEnd
, le 22.08.2007 à 10:58
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Très instructif!

A moi aussi, plein de souvenirs me reviennent puisque j’ai passé 6 mois dans la région il y a bien longtemps… ça me rappelle aussi que je voulais scanner toutes mes photos une fois… pfff… rien que d’y penser!

T

20)
bgc
, le 22.08.2007 à 12:38
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Superbe. Merci.

Quelques questions:

Est-ce que ces recherches font parties de ta profession?

Dans les écoles en Amérique du Sud, est-ce que l’on enseigne cela, cette culture Maya et autres, comme en Europe on enseigne l’Egypte? Ou bien est-ce que l’on impose aussi une histoire de l’Egypte, de Rome, etc…?

En Europe, un peu après l’an 800, au cours d’un concile, à Constantinople, l’Eglise a, parait-il, modifié la Bible en retirant la notion de réincarnation. Ensuite, plus tard, ils n’ont pas fait que brûler des livres, ils ont aussi brûlé des hommes qui pensaient autrement ( Exemple : Giordano Bruno)

Est-ce que c’est bien l’Eglise (espagnole) aussi qui a envoyé des bateaux en Amérique du Sud pour prêcher la bonne parole, et au passage détruire des peuples entiers et ramener beaucoup d’or?

Aurais-tu un système pour traduire le langage de Weiki? ;-))

On parle beaucoup de l’année 2012, où il devrait vraiment se passer des choses. As-tu d’autres infos ou sources à ce sujet?

Autour de 1998 (3×666) il y a eu l’arrivée massive d’internet, le web, la toile d’araignée.

Il est intéressant d’imaginer qu’un jour, un événement puisse se produire, qui effacerait d’un coup, toutes les données informatiques sur Terre. Le passage d’une comète, ou autre…

21)
Tom25
, le 22.08.2007 à 13:03
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Bel article, merci. Quand je lis que des livres ont été détruits, ça me fait toujours penser à cette réplique d’Harisson Ford dans Indiana Jones 3. Alors que les nazis sont en train de brûler des livres, la jolie blonde lui demande comment il a fait pour savoir etc. Et lui répond “Si vous lisiez les livres au lieu de les brûler !”.
Il y a ceux qui cherchent à comprendre pour comprendre, et ceux dont le but et d’asseoir leurs convictions (religieuses ou autres). Le moyen le plus simple et le plus sûr est de détruire tout ce qui pourrait être une piste vers d’autres voies.

23)
nowall
, le 22.08.2007 à 13:08
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ce ne sont pas les arabes qui ont inventé le zéro nous sommes tous d’accord. Mais je croyais que les scientifiques étaient d’accord à présent pour dire que c’était les Indiens (pas les Amérindiens) qui l’avait inventé. Quid?

24)
Marcel2
, le 22.08.2007 à 13:18
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ce ne sont pas les arabes qui ont inventé le zéro nous sommes tous d’accord. Mais je croyais que les scientifiques étaient d’accord à présent pour dire que c’était les Indiens (pas les Amérindiens) qui l’avait inventé. Quid?

En même temps, Amérindiens et Indiens ne communiquaient sans doute pas beaucoup entre eux à ‘époque. Ils ont sans doute “inventé” le zéro chacun de leur côté. Quand des extra-terrestres viendront nous dire qu’ils ont inventé telle ou telle technologie avant nous, nous leur diront sans doute que cela n’a pas beaucoup de sens.

26)
bgc
, le 22.08.2007 à 13:59
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En langage Maya, ça pourrait s’écrire:

Olmec

RV ( l’air et le Vent)

Kelmec

Quant au symbole ” ! ” , il signifie qu’un être est descendu du ciel sur la petite Terre ( la petite boule ronde sous le signe vertical)

;-)

27)
ToTheEnd
, le 22.08.2007 à 14:00
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En espérant ne pas faire ombrage à l’auteur du jour, je me permets 2 ou 3 réponses à bgc:

Est-ce que c’est bien l’Eglise (espagnole) aussi qui a envoyé des bateaux en Amérique du Sud pour prêcher la bonne parole, et au passage détruire des peuples entiers et ramener beaucoup d’or?

Les premiers bateaux ont été sponsorisés par la royauté d’Espagne pour trouver un nouveau chemin afin de se rendre aux Indes/Asie… Après, les voyages avaient surtout pour ambition de prendre l’or (pour la royauté au pouvoir) et d’étendre le christianisme (pour étendre les balivernes).

On parle beaucoup de l’année 2012, où il devrait vraiment se passer des choses. As-tu d’autres infos ou sources à ce sujet?

Oui, les américains et les français éliront un nouveau président… beaucoup d’excitation et beaucoup de déception je prédis.

Autour de 1998 (3×666) il y a eu l’arrivée massive d’internet, le web, la toile d’araignée. Il est intéressant d’imaginer qu’un jour, un événement puisse se produire, qui effacerait d’un coup, toutes les données informatiques sur Terre.

Au niveau local, les bombes “électromagnétiques” font déjà ça. Par contre, à l’échelle mondiale, c’est théoriquement possible mais l’action ne serait pas humaine… Autrement dit, il se pourrait que le soleil rentre dans une activité anormale et propulse des protubérances extrêmement puissantes dans notre direction (notre bouclier naturel n’arriverait pas à les stopper). A l’heure actuelle, ce scénario est improbable mais dans quelques centaines de millions d’années… notre soleil commencera son inexorable “extension” et sera toujours plus puissant sur tous les plans… ce qui engloutira la Terre.

Mais pas de panique, au train où ça va, on aura disparu de la Terre bien avant.

T

28)
bgc
, le 22.08.2007 à 14:42
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c’est théoriquement possible mais l’action ne serait pas humaine…

Et le système HAARP ?

Pour revenir au sujet: comment écrivait-on ou dessinait-on le mot AMOUR chez les Mayas ?

30)
Hervé
, le 22.08.2007 à 15:29
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Si le 21 décembre 2012 vous interpelle et qu’un brin d’ésotérisme vous titille, allez donc lire ceci.

Personnellement, ma formation scientifique m’a conduit à ne m’intéresser qu’au côté plutôt factuel, l’ésotérisme, ce n’est pas mon verre de tequila !

31)
monmac
, le 22.08.2007 à 16:08
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Bravo et merci, j’ai enfin compris d’où venait l’histoire du 21 décembre 2012.

Ce que j’aime dans les articles Cuk, c’est qu’ils nous présentent des sujets auxquels on s’intéressait sans avoir le courage de s’y lancer. Avec un bon résumé sous la main, l’obstacle psychologique est levé.

Merci.

32)
Okazou
, le 22.08.2007 à 17:27
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« “Jésus anatomie d’un mythe” de Patrick Boistier page 37 donne l’historique du calcul de la date de naissance de jésus. St Hippolyte (170-235) donne 2 avril et 2 janvier. Il y a eu aussi 6 janvier, 28 mars 19 avril et 20 mai. Le 6 janvier fut longtemps retenu par les premiers chrétiens. Finalement au IV siècle au vu de la popularité du mithraïsme, l’église a récupéré cette fête populaire à son actif en choisissant le 25 décembre. Bonne pioche politique. »

Merci pour cette source, legallou. Non seulement nous ne savons pas quel jour Jésus serait né mais encore nous ignorons l’année de sa naissance comme celle de sa mort.

Voir ou revoir Corpus Christi de Mordillat et Prieur qui constitue une œuvre majeure (de fait un chef-d’œuvre de la télévision) sur la vie du Christ. Arte distribue toujours la série d’émissions en 4 DVD. J’étais « scotché » à mon écran quand elles furent diffusées. Passionnant.

33)
Tom25
, le 22.08.2007 à 17:53
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Je n’ai pas lu le lien d’Hervé sur le 21 décembre 2012 (je lirais plus tard) mais ce n’était pas leur bug de l’an 2000 à eux ? :•)

… et d’étendre le christianisme (pour étendre les balivernes)

:•))) À chaque fois que je te lit sur le sujet j’éclate de rire (comme pour Alex6) car si pour beaucoup de gens, cette question (Dieu) est empreinte de beaucoup de doute, pour toi c’est clair, et bien clair. :•)))

34)
marief
, le 22.08.2007 à 18:25
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Le zéro est beaucoup plus ancien : “Les Babyloniens sont les utilisateurs du plus vieux zéro connu de l’histoire. Au tout début, le zéro est plus un symbole marquant la dizaine, la centaine, etc., que celui de la quantité nulle. Mais il le devient très vite. Le zéro sera aussi découvert par d’autres civilisations dans leur propre système d’écriture, hiéroglyphes ou autres.

Les chiffres romains, issus de la pratique préhistorique de l’entaille mais raffinés pour pouvoir pratiquer des opérations, ne sont plus utilisés aujourd’hui que pour, par exemple, nommer les siècles. Les chiffres «arabes» actuels sont nés d’une transformation au Moyen-Orient de la notation née en Inde il y a seize ou dix-sept siècles. D’ailleurs, en langue arabe, les chiffres sont dits «indiens» quand, en langue française, on les dit «arabes».

Il est amusant de constater que l’étymologie du mot chiffre confirme l’importance de la découverte du zéro. Il vient du mot arabe Sifr, lui-même descendant du Sunya d’origine indienne, qui veut dire «le vide». D’ailleurs, jusqu’au début du XVe siècle, le cifre ou chifre était encore compris dans son acceptation originelle, celle de la quantité nulle, et ce n’est qu’à partir de 1491 que le (vrai) zéro apparaîtra en même temps que chiffres désignera les composants des nombres.

Si les animaux, ailleurs que sur certaines scènes de spectacle, ne savent pas compter, nombreux sont ceux, en revanche, à avoir un certain sens du nombre. Les corbeaux ou les pies en font partie. Une histoire célèbre l’illustre parfaitement. Un corbeau ayant fait son nid dans la tour de guet d’un châtelain, celui-ci décida de se débarrasser du volatile. Mais à chaque fois qu’il allait dans la tour, le corbeau décampait, attendait que l’homme s’en aille, et revenait. Le châtelain décida de ruser et recruta un comparse. Celui-ci fut le seul à ressortir de la tour. Mais le corbeau ne se laissa pas berner et attendit que, lassé, le châtelain s’en aille à son tour. Alors seulement, il revint au nid. Même résultat avec trois personnes. Mais, le corbeau ne sachant pas «compter» jusqu’à 4 ou 5, il finit par se faire attraper. Pour ne pas se faire avoir, mieux vaut donc savoir compter.

Histoire universelle des chiffres,de Georges Ifrah. Collection Bouquins, Robert Laffont.” (Citation du Figaro, mais j’ai plusieurs livres d’histoire des sciences à la maison, Okazou, pas taper !) Un texte sur l’histoire de la numération indienne : http://www.reunion.iufm.fr/dep/mathematiques/Seminaires/Resources/MSingh34.pdf

36)
Modane
, le 22.08.2007 à 19:41
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Aaaah! Alors là!… Je suis scié! Quel article impérial! Et sur quel ton!… Grand merci!

39)
zit
, le 22.08.2007 à 23:33
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Ahh, merci Hervé, un grand bonheur que cet article!
D’abord, les souvenirs merveilleux de voyages en terre Maya (ça fait longtemps, maintenant) que tu as su faire ressurgir.
Et puis cette histoire de base vingt, c’est épuisant, ça, pas bien tout compris, faudrait que j’y retournerais…
En tout cas, vivement le 22 décembre 2012, que les jours rallongent…
z (Allez, c’est ma tournée, pulque! je répêêête: Hips!)

40)
marief
, le 23.08.2007 à 11:11
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La base 20 a aussi été employée en Europe, il en reste des traces : “quatre-vingt”, l’Hôpital des Quinze-Vingt, et d’autres encore sans doute. Je ne suis pas bretonnante, mais il me semble qu’on en trouve quelques-unes en breton. Je connaissais un peu la numération Maya il y a… une éternité, mais j’avais tout oublié. Merci Hervé pour ce très beau rafraîchissement !

41)
bgc
, le 23.08.2007 à 11:45
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bgc, tu me rassures! Moi aussi j’aime bien rigoler et je te propose aussi ma sélection sur un gars qui, je l’espère, nous dirigera et sauvera tous bientôt!

“Alors là, désolé mais je ne vois pas le rapport”…entre Rael et Haarp :-)

Dans le “show biz, celui qui se fait appeler Rael était un petit débutant ( je parlais de lui, il y a quelques temps, avec Eric Charden qui le connaissait bien,, et on a effectivement beaucoup ri) qui n’a jamais réussi dans la chanson. Alors il s’est peut-être vengé en créant son show biz à lui, et ses “fans” lui rapportent pas mal d’argent. C’est grave pour ses “fans”.

Mais rien à voir avec le superbe exposé de Hervé. Encore merci, Hervé. Cela ouvre des portes, des bonnes portes.

42)
Okazou
, le 23.08.2007 à 16:33
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« Citation du Figaro, […] Okazou, pas taper !) »

Frapper une payse ? Aucun risque. Il y a de bons journalistes, au Figaro. Pas que des journalsites libres à l’éthique affutée mais il y en a de bons. En tout cas, il y en a eu de bons ;-)