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La plongée, présentée par Marcdiver

En ces périodes de grande chaleur, les vacances d’été approchant en plus, vous ne vous dites pas que l’eau est un milieu formidable (pas à boire, d’accord, mais pour être dedans)?

Seulement voilà, barboter au soleil, ça va un moment, mais on en a vite un peu marre de regarder les autres nager. La détente, ça va un moment.

Il y a peut-être mieux à faire, selon certains, c’est aller regarder dessous.

Mais voilà, on n’y va pas comme ça.

Je vous propose de lire une petite introduction sur la plongée, donnée par un lecteur qui m’a gentiment proposé d’écrire un article sur ce sujet, ce dont je le remercie chaleureusement.

C’est à vous Marcdiver, je vous cède le clavier…

Ma petite expérience

Je ne suis ni instructeur, ni même divemaster puisque je me suis arrêté au niveau 3 CMAS, ainsi qu’au niveau Rescue Padi. Dès lors, je n’ai pas l’intention de donner un cours de théorie sur la plongée, mais simplement vous présenter ce sport, assez méconnu, si j’en crois les commentaires qui me sont faits parfois.

Ma formation

Durant les années 90, j’avais profité de chaque occasion au bord de la mer pour faire des baptêmes. Et j’avais adoré. Dès lors, j’ai débuté ma formation au début de 99, au lac de Neuchâtel par une froide journée d’hiver: il neigeait à la sortie de l’eau. Frigorifié… mais pas démotivé!

Après mon premier niveau en lac, je suis parti la même année aux Antilles où j’ai enchaîné avec le niveau 2. Enfin, en 2001, je suis allé faire mon niveau 3 (PADI Rescue) en France. Quelques plongées supplémentaires m’ont permis d’obtenir le niveau CMAS 3. J’ai ensuite plongé surtout en mer, délaissant le lac (qui est loin d’être inintéressant) pour visiter plusieurs fois l’Égypte sous-marine ainsi que les Philippines. J’ai actuellement un peu plus de 200 plongées, ce qui est peu en regard de certains mordus! L’an passé j’ai fait le niveau Nitrox 2 qui permet de plonger avec des mélanges comportant plus d’oxygène.

Paliers? Pourquoi et quand?

La question que le plongeur entend souvent est « depuis quelle profondeur doit-on faire des paliers ». En fait, le palier dépend de deux facteurs: le temps écoulé en profondeur et la profondeur elle-même. Ainsi, un plongeur peut descendre à 40 mètres sans avoir besoin de faire un palier obligatoire, ou faire une plongée à 30 et en avoir. Lors de l’instruction du premier niveau PADI notamment, l’apprenti plongeur apprend à manier des tables qui lui indiquent la durée qui lui est autorisée à une profondeur donnée sans faire de palier.

Dans les faits, chaque plongeur doit avoir à cœur de faire un palier dit « de sécurité » à 5 mètres de 3 minutes (ou 3 mètres, selon les bases de calcul de différents ordinateurs, ou selon que l’on plonge en altitude (lac) ou en mer), car ces tables ne sont pas des garanties absolues: chaque plongeur, de par sa morphologie, son état de fatigue, sa consommation d’alcool, de tabac… court un « petit » risque de faire un accident de décompression, même s’il a respecté les indications de ses tables. Beaucoup de plongeurs sont munis aujourd’hui d’ordinateurs de plongée (il n’y en a pas chez mac…) qui calculent (entre autres) finement leurs diverses modifications de profondeur au cours d’une plongée afin de donner des instructions de paliers éventuelles de manière plus précise.

image

Pourquoi ces paliers?

Rappelons que l’air contient environ 21 % d’oxygène et 78 % d’azote. Lorsque l’on plonge, on ne respire pas de l’oxygène, contrairement à ce que l’on entend parfois, mais de l’air. (L’oxygène pur devient toxique à une profondeur de 6 mètres environ, suite à la pression.) Au cours de la plongée, l’azote se dissout dans les tissus du corps et forme de petites bulles lors de la remontée. Si cette remontée est correcte, ces bulles ressortiront avec la respiration. Un plongeur à 30 mètres subit une pression de 4 bars. En surface, au niveau de la mer, la pression est de 1 bar. (Ce qui est cool en plongée, c’est qu’il y a 1 bar tous les 10 mètres! Vive le sport!!!) Dès lors, lorsque le plongeur remonte, la pression diminuant, les bulles dans son sang vont augmenter de taille, et peuvent, selon l’endroit où elles se trouvent, provoquer des lésions plus ou moins graves. Par exemple, dans la circulation sanguine, entraver cette dernière. C’est l’accident de décompression. Cela explique que certains plongeurs sont restés paralysés suite à une plongée qui a mal tourné. Par ailleurs, dans les heures qui suivent une plongée, les microbulles présentes, si elles sont trop nombreuses, peuvent former des macrobulles et provoquer un accident de décompression jusqu’à 24 heures après la sortie de l’eau.

Comment éviter cela? En respectant les limites indiquées par les tables et en remontant à une vitesse lente (je ne donne pas de chiffres ici: il existe des modes de calculs différents).

Les autres risques

Une autre règle est de constamment respirer sous l’eau. Un plongeur qui bloquerait ses poumons et monterait verrait ceux-ci subir une surpression… bonjour les dégâts!

Souvent l’accident vient du plongeur qui ne pratique plus qu’en vacances (presque comme moi…), qui oublie ses limites, qui est pris d’un excès de confiance et dès lors ne fait plus attention à sa profondeur, à ses vitesses de remontée ou encore à son matériel.

« Tu n’as pas peur des requins? » La question habituelle… je n’ai quasiment jamais vu un animal agressif sous l’eau. Je ne dis pas que cela n’arrive jamais, mais à ce jour, aucun plongeur avec qui j’ai parlé ne m’a raconté une histoire concernant un animal vraiment dangereux. Le seul animal au comportement bizarre fut une sorte de fougères, paraît-il une étoile de mer, qui se déroulait sur moi aux Philippines devant mes compagnons morts de rire…! Les animaux vivent leur vie et ne s’occupent pas des plongeurs. D’ailleurs, toute personne qui a vu un requin en réalité et qui a pu comparer sa vitesse de déplacement avec la sienne sous l’eau, se rend compte que les films où l’on voit le requin suivre le plongeur pour le croquer sont complètement farfelus… si les animaux attaquaient les plongeurs, croyez-moi, ça se saurait! Par contre, que c’est beau un requin en liberté!

image

Je suis rond petit patapon, je donne mon détendeur aux poissons…

Dès 30 mètres, le plongeur est atteint progressivement de l’ivresse des profondeurs. C’est dû à l’azote, encore lui, qui devient toxique et influence sur les capacités du plongeur. Certains deviennent euphoriques, d’autres angoissent, d’autres deviennent plus insouciants. Là encore, c’est à l’homme de connaître ses limites. Il convient de dire que si l’on ne s’est pas immergé depuis quelques mois, on évitera de faire une première plongée proche de ses limites de profondeur.

Ce qu’il faut dire, c’est qu’il est possible de pratiquer de la plongée loisir en toute sécurité et avec un maximum de plaisir!

La jungle des Fédérations

J’ai parlé de ma formation en début d’humeur. Il existe plusieurs fédérations dans le monde. Mais depuis quelques années, PADI, un système américain a démocratisé la plongée en proposant un mode sans palier, hormis celui de sécurité. La philosophie est que le plongeur reste dans les limites de la courbe de sécurité, c’est-à-dire qu’il plonge sans avoir besoin de faire des paliers obligatoires. Ce fut assez critiqué par certaines personnes d’autres fédérations, notamment en France voici quelques années. (C’est pour cela qu’en 99, alors que j’étais plongeur débutant muni d’un niveau PADI 2 (advanced), avec une quarantaine de plongées, 3 clubs normands n’ont pas voulu me laisser plonger… Merci les gars!!!)

Il faut savoir que les tables de plongée d’autres Fédérations que PADI prévoient des paliers, c’est-à-dire que les plongeurs ont l’autorisation d’aller plus bas, en fonction de leur niveau certifié, et d’entrer dans les stops obligatoires. C’est un concept de plongée plus sportive que PADI qui lui, préconise la plongée loisir.

Du coup, je suis allé faire mon niveau 3 à Annecy, ou j’ai également fait quelques immersions supplémentaires pour avoir le niveau 3 de la fédération française. Mais bon cette guéguerre avec PADI, c’est du passé maintenant. En tout cas en Suisse, dans mon club (où je plonge encore parfois), nous sommes formés pour du lac. Et un nouveau plongeur s’évalue sous l’eau, pas uniquement sur la base d’une carte d’une Fédération ou d’une autre. Ces discussions furent souvent des tempêtes dans des verres d’eau (douce ou salée, à choix!))…bon, ces propos n’engagent que moi…

image

La plongée, en conclusion, c’est géant

Il y aurait encore énormément à dire: les différents types de matériel, les plongées avec des mélanges comportant plus d’oxygène (Nitrox), les lieux de plongée, mais cela pourrait faire l’objet d’une nouvelle humeur, si celle-ci vous a plu bien sûr!

Bonnes bulles aux plongeurs actuels, et aux futurs!

Marcdiver

Un grand merci Marcdiver pour votre article instructif sur la plongée. J’ai quelques connaissances qui en font, j’ai toujours un peu peur pour elles.

Cela dit, elles aiment tellement ça…

30 commentaires
1)
marcdiver
, le 01.05.2007 à 00:10
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Merci François pour l’accueil, c’est ma première humeur, je suis ému :-) ! Un petit mot sur les photos : elles ont été prises par Stéphane Fellay en juin 06 dans la région de Cassis, lors d’une sortie club à laquelle j’ai participé. Bonne lecture à tous !

2)
François Cuneo
, le 01.05.2007 à 00:12
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Merci marcdiver.

Je ne pourrai jamais faire de la plongée.

Je descends à 1 mètres, et j’ai les oreilles qui pètent.

3)
marcdiver
, le 01.05.2007 à 00:16
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je crois que ce peut être physiologique, mais pas sûr : peut-être que tu ne sais pas faire la manoeuvre adéquate pour équilibrer la pression dans tes oreilles.

4)
fxprod
, le 01.05.2007 à 02:46
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eau dans mon wisky… du verre aux lèvres

ruisseau, 1m

rivière, 5m

fleuve, 10m

lac ? ( y a pas dans mon plat pays)

mer, métrage iconnu

Ces chiffres sont le reflet de la distance qui existe entre moi et tout élément aquatique.

Je remercie ce nouveau contributeur de ce texte qui m’a appris des choses que je ne connaissais pas, je ne testerais pas c’est promis.

5)
Madame Poppins
, le 01.05.2007 à 06:45
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Bonjour et bienvenue,

Merci pour ces belles photos, ça m’a “droit direct” donné envie de ressortir ma stab (qui sèche dans le garage depuis la naissance de mes deux enfants)…

Comme les gens qui sont tentés se laissent arrêter par de “petites choses”, j’aurais voulu apporter une précision : le petit risque d’accident dont parle marcdiver est en réalité quasi nul. Lorsqu’il survient alors que le plongeur n’a pas commis d’erreur, il est dit “immérité”, à savoir survenant chez un plongeur souffrant généralement d’un foramen ovale perméable. Ce “souci” s’écarte facilement par des examens chez le toubib (cardiologue), réduisant à presque zéro le risque (si on fait “tout comme il faut” pour le surplus).

En outre, la plongée serait, selon des statistiques américaines, aussi “dangereuse” que le…. bowling ! Admettez qu’il y a plus dangereux, genre snow-board ou football !!

Finalement, pas besoin d’être technique pour la vitesse de remontée : suffit de remonter “pas plus vite que les bulles qui sortent du détendeur” ;-)

Au plaisir de te croiser en Mer Rouge et merci d’avoir partagé ta passion avec nous,

6)
Inconnu
, le 01.05.2007 à 08:00
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Je n’ai jamais pratiqué la plongée (sauf un peu de snorkeling sur une barrière de corail) alors que j’habite à 30m de la mer (Méditerrannée) et que mon frère et mon neveu en sont adeptes. C’est impardonnable, je sais.

7)
ptisuix
, le 01.05.2007 à 08:03
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Merci pour cette belle humeur.

Je vais me permettre de vous poser quelques questions. J’ai effectué deux plongées d’initiations à 3m en Tunisie l’année dernière. Et cet automne, j’envisage d’en faire un peu plus, étant deux semaines au Kenya. Quels conseils pouvez-vous me donner. padi ? cmas ? commencer ici ? faire tout là-bas ? le passage chez le toubib me paraissant des plus raisonnable. De plus, il y a deux ados qui m’accompagnent. les deux ayant fait une initiation, quels conseils pour eux ?

J’espère que je n’exagère pas trop ;-)

Merci d’avance F.

8)
Diego
, le 01.05.2007 à 08:30
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Merci Macdiver. Qui sait, tu arriveras peut-être à mettre quelques cukiens sous l’eau ?

J’en profite pour faire un petit coup de pub (François, tu modèreras si c’est contre les principes maison). Mon club (associatif, non lucratif) de Morges (Suisse), le CSSM”, accueille tous les intéressés, que ce soit pour un baptême parmi les écrevisses et les perches, pour une formation de base avec les brochets ou une formation avancée avec les lottes.

Puis-je me permettre quelques remarques sur ton article ?

Tu as choisi d’exposer les dangers de la plongée avant les plaisirs qu’elle apporte. C’est assez caractéristique. En fait, c’est probablement le seul sport avec la haute montagne où la formation, toutes filières confondues, commence par expliquer au novice les dangers qu’il court en se lançant dans cette aventure.

Imaginez un entraineur de foot expliquer à ses mini qu’ils vont, dans leur carrière de footballeur, se casser deux clavicules, une cheville, se faire 17 entorses et 28 foulures. Ça jetterai un froid, non ?

Et bien les problèmes de micro-bulles, de sur-pression pulmonaire, d’ivresse des profondeurs, d’effet Paul Bert, ou de morsure de moule, ça n’a à ma connaissance jamais démotivé aucun plongeur. Parce qu’après un baptême bien encadré, après avoir gouté au plaisir de l’apesanteur, après avoir levé un premier voile sur ce mystère qui grouille sous la surface, on n’a qu’une envie : y retourner.

9)
wildandfree
, le 01.05.2007 à 08:43
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Cher Macdiver ou buddy!

Merci pour cette humeur informative. J’insisterais juste sur 2 choses:

la première est que chacun est différent et malgré tout il y a des risques, même sur un site facile et avec des conditions faciles. C’est pourquoi il faut suivre une formation de qualité (les formations rapides et pas chères ne sont pas toujours les meilleures), se mettre à jour et à niveau, garder un entraînement physique (pas besoin de faire 3 heures de sport par jour cependant!) et surtout écouter son corps et sa tête! si on est pas bien ou pas assez bien, pour quelque raison que ce soit: ne pas plonger et profiter de voir la surface liquide du dessus; surtout ne pas être influencé ou sous pression de la palanquée ou du buddy.

la deuxième: la plongée, en suivant ses règles et en respectant le milieu et soi-même, est un réel plaisir! Just enjoy! cette simple sensation de voler me donne réellement des ailes!

Au plaisir de partager quelques bulles!

ps.: ne touchez rien; respectez-vous, les autres et le mileu… et ne laissez rien derrière vous, sauf des bulles!

10)
Inconnu
, le 01.05.2007 à 08:43
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Diego, on peut se faire mordre par une moule? Vous plongez ou en Suisse? Y a pas de mer, vous faites ça dans les rivières? Dans le Lac Léman? :)

11)
Mirou
, le 01.05.2007 à 08:52
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Moi j’ai fait le premier cours Padi au Caraïbes. Le rêve ! (A part une petite frayeur à la sortie de la plongée nocture obligatoire quand l’instructeur m’a dit: “Pas de requins, ce soir. Dommage, il y a en a souvent par ici !”… brrr)l J’ai plongé qu’une seule fois depuis. Et j’ai réussi à perdre ma carte de plongeur PADI au Tibet…. Je me suis dit que c’était un signe et je n’ai plus jamais replongé….J’ai tout oublié….

12)
Diego
, le 01.05.2007 à 08:56
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Non Renaud, une moule ne mord pas, je te rassure !

Pour des images de plongée en Lac, suis le lien

Les photos sont du président de notre club

13)
marcdiver
, le 01.05.2007 à 09:21
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@ptisuix

En ce qui concerne le médecin, un test médical est obligatoire. Honnêtement, si tu veux être certain d’avoir une formation de qualité, la formation en Suisse est pas mal : ce n’est pas une question de chauvinisme, mais la plongée en lac est tellement plus ardue qu’en mer, qu’en général, les clubs sont assez exigeants. Maintenant, tu peux trouver des clubs de mer excellents aussi. Donc il n’y a pas de règle. Je te dirais que si tu souhaites plonger parfois ici ensuite, ce serait un plus de faire ta formation en lac. Pour les ados, ça dépendra de leur âge, mais le brevet ne peut pas leur faire de mal ! Quant à PADI, CMAS, regarde ce que le club te propose. Mais tu es être quasi certain qu’au Kenya, ce sera PADI !

Bonnes vacances !!!

14)
Inconnu
, le 01.05.2007 à 09:29
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Diego, ca donne envie, ne serait ce que pour faire des photos. J’ai des souvenirs de snorkeling sur la barrière de corail lors d’un voyage à Bali , au milieu de ces poissons tout colorés.

16)
zitouna
, le 01.05.2007 à 10:03
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Une petite citation de Georges Bernard Shaw (je paraphrase):

– “Quand on voit dans quel état une simple pluie met une paire de chaussure, on imagine aiséement l’effet que peut avoir un verre d’eau sur l’estomac”.

z (merci pour cette découverte, marcdiver)

17)
Madame Poppins
, le 01.05.2007 à 11:36
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Padi, CMAS, finalement, c’est un peu comme mac – pc, y a les défenseurs de l’un comme de l’autre… Et quand tu plonges en France, il y a encore des lieux où on t’explique que padi, cmas, c’est bien mais que la filière française, c’est mieux, selon le principe de “y en a point comme nous” ;-)

Ok, je sors… ;-)

18)
marcdiver
, le 01.05.2007 à 11:51
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@Madame Poppins

Padi, CMAS et les autres, on ne saurait mieux dire Madame Poppins ! C’était ma préoccupation… avant de débuter ma formation ! A quand une sortie plongée cukienne ???

19)
David Klaus
, le 01.05.2007 à 12:29
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Merci pour cet article. Mon cousin en fait un peu mais je ne sais pas comment il fait pour supporter la pression aux oreilles. Comme François, moi aussi dès que j’atteins 2 mètres j ai mal aux oreilles et si il y a bien un truc qui m’angoisse, c’est de les perdre ou de les altérer.

20)
Dan DT
, le 01.05.2007 à 12:37
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Superbe moi qui ne sait même pas nager, il faut d’ailleur pas savoir pour la plongée :-)

Connais-tu la piscine de plongée en Belgique (33 m) très courue du monde entier ? ici

Et une petite pensée émue pour Loïc Leferme décédé il y a qlq jours

21)
marcdiver
, le 01.05.2007 à 12:40
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@David Klaus

En ce qui concerne les oreilles, je suis musicien (classique) professionnel, alors crois-moi, j’y tiens ! En fait, il semblerait que la plongée à très haute dose ne soit pas conseillée, car cela aurait des effets négatifs sur les tympans. Mais à doses homéopatiques, pas de souci ! Ce qu’il faut savoir, c’est que tout plongeur doit maîtriser l’équilibrage de la pression dans les oreilles. Il existe différents moyens : le plus courant, c’est la méthode de Valsava qui consiste à se boucher le nez et à souffler afin d’équilibrer la pression interne avec celle externe. D’autres parviendraient en déglutissant à équilibrer cette pression, enfin, ma solution c’est d’équilibrer en bougeant les mâchoires ! Ne me demande pas comment je fais, j’en sais trop rien, mais je sais que ça fonctionne pour moi, ce qui n’est pas le cas de tous les plongeurs. Ce qui est certain, c’est que toute personne qui descend quelques mètres sans équilibrer va se retrouver avec les tympans éclatés… Donc non, on n’a pas mal aux oreilles en plongeant, c’est un truc qui s’apprend dans les cours.

(J’ai jamais autant participé moi !!!)

22)
marsupilami2
, le 01.05.2007 à 13:25
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Il n’y a pas non plus une histoire de dents à bien faire vérifier avant de plonger ?

23)
marcdiver
, le 01.05.2007 à 13:29
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@marsupilami Pour les dents, il semblerait qu’il faille informer son dentiste que l’on est plongeur. En effet, je crois qu’il doit être attentif à ne pas laisser d’air sous un amalgame. Mais bon, lorsque j’ai parlé de ceci au mien, il m’a dit que je n’avais pas de souci à me faire. Donc je n’en sais pas plus !

24)
Diego
, le 01.05.2007 à 14:19
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Disons pour l’aspect médico-physiologique de la plongée qu’il y a globalement deux types de plongées qui demandent deux états physiques différents. On pourrait illustrer ça par la différence entre de la randonnée ou de la haute montagne, ça parle plus …

La plongée dite de loisir, dont PADI est le chantre, n’a pas d’exigence particulière si ce n’est un examen médical dont le périmètre n’est pas précisé. Il s’agit de plonger “dans la courbe de sécurité”, avec des limites en durée et en profondeur très strictes, ce qui est largement suffisant “pour se faire plaisir” sous toutes les eaux du monde, douces ou salées. En Suisse, la société suisse de médecine subaquatique et hyperbare SUHMS a établi un examen médical “normalisé”. Il s’agit de vérifier l’aspect ORL (tympans, trompes d’eustache, sinus) pour assurer la capacité à l’équilibrage des tympans en descente/remontée, l’aspect pulmonaire (échanges gazeux et capacité respiratoire), l’aspect cardiaque (pas de signe flagrant d’insuffisance cardiaque) et l’aspect physique général. En clair, il faut que tu sois en forme … L’aspect dentaire n’est pas inclus, mais il vrai que si tu as un amalgame avec une bulle d’air, tu vas le sentir en descendant. Dans ce cas, je t’encourage à changer de dentiste aussi … il est nul !

La plongée profonde, ou “tech” est une autre paire de manches. On parle là de plonger dans des zones où les marges de sécurité se réduisent, où les paliers de décompression sont indispensables, où les mélanges respirés ne sont plus de l’air, où l’on plonge “sous toit” (en caverne ou en exploration d’épave). C’est la filière CMAS qui peut mener à ce genre de “dérives”, sans que ce soit explicitement préconisé … On comprend évidemment que les exigences médicales soient autres. Etat physique irréprochable, entrainement “cardiopulmonaire”, pérméabilié nulle du foramen, équilibre psychologique, etc. Il n’existe malheureusement aucun examen normalisé pour la pratique de ce genre de plongée, mais on compte sur le plongeur, normalement très bien formé pour arriver à ce niveau, pour en être conscient. J’ai souvent entendu de médecins dire des plongeurs “tech” : le problème avec eux, c’est qu’ils connaissent leurs symptômes et leurs pathologies mieux que nous. C’est souvent vrai.

25)
levri
, le 01.05.2007 à 18:48
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et le bete tuba, ca ne tente personne ? Moi je trouve ca relax et sans contrainte :D

28)
levri
, le 01.05.2007 à 19:20
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marcdiver : si tu as peur en surface, il suffit de laisser la tete plongee dans l’eau(principe de l’autruche), c’est l’interet du tuba : pas de cambrure du cou, belle vision des fonds et le dos doré par le soleil ;)

Quand tu vois arriver un banc de poisson, hop tu plonges parmis eux. C’est fun, ca ne necessite qu’un masque et un tuba ( avec palmes et ceinture lestee optionnelle)… une forme “legere de plongee” en somme .

PS : pas de bb code ou autre ici ?

29)
magic platypus
, le 02.05.2007 à 22:30
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Cher Scuba diver, chère scuba diveuse,

Je donne une PALME d’or à cet article sur la plongée proposé par Mac “Ombidplongée” Diver. J’étais moi-même plongeur, en eau sale au frascati avant la chute du mur de Berlin. Il n’y a aucune BULLE (d’air) dans ton article si ce n’est le passage où tes copains sont morts de rire quand une fougère se jette sur toi. Comment peuvent-ils rire à grande bouche alors qu’ils ont un détendeur dans la leur et que forcément de l’eau salée va s’introduire dans la cavité buccale du sujet riant! Là, t’azozoté , mais c’est logique puisqu’il en contient au moins 78% dans une bouteille… Cela dit, t’as quand même de la bouteille au niveau de la plongée: 200! Moi j’en ai 3. La 1re fut dans le placenta intra-utérin de ma mère, où je n’ai pas respecté les paliers de décompression (je n’avais pas mes tabelles sous les yeux) d’où je suis ressorti avec quelques malformations: 3 lobes d’oreille supplémentaires, deux molaires atrofiées ainsi que la couille gauche voilée. La 2e quand j’ai raté mon examen pratique Padi en eaux ouvertes aux îles Sego, où pourtant le site est royal. La 3e enfin, c ‘est ma plongée dans l’oeuvre complète du petit Nicolas, relent nostalgique de ma jeunesse prépubère. Bref, merci pour ton épitaphe subaquatique aussi claire qu’instructive. L’immersion dans ce monde fut un plaisir. Merci binôme !

30)
Tom25
, le 03.05.2007 à 10:54
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Superbe les photos, ainsi que celles données dans des liens plus haut.

J’ai fait une fois un baptême en Corse il y a 20 ans, descendu à 3 mètres, et un autre l’année dernière vers St Aygulf. Le moniteur m’a cette fois fait descendre à 10 m. Il m’a dit en remontant : “Ne dis rien hein, je n’ai pas le droit mais j’ai vu que tu étais à l’aise”. Je fais beaucoup de masque palmes tuba, je passe une bonne partie de mes journées sous l’eau quand je suis à la mer. J’adore regardé les Muraines, les raies, les poulpes etc. Je ramène les étoiles de mer pour les montrer à mes filles puis vais les remettre là où je les ai prise. Je m’énerve quand je vois un “ducon” ramener un poisson ou un poulpe au bout de son harpon pour le laisser pourrir au soleil.