Ah la la.
Nous sommes en vacances, Mme Cuk et moi-même, ainsi que trois des cinq mouflets (l’un des deux restants étant en vacances, lui, pour une année, aux frais de cette splendide nation qu’est l’Helvétie, pour éventuellement être capable un jour de la défendre, si la Belgique voulait nous envahir, l’autre partant en Allemagne pour 4 mois (par)faire ses bases dans la langue de ce pays).
Je ne vous raconte pas.
Enfin si je vous raconte en fait…
Juste pour dire, nous sommes partis en week-end avec nos collègues il y a dix jours. C’était l’horreur. Alors que nous n’étions que quatre dans la voiture.
Non, partir avec des petits, c’est l’enfer.
Quand t’as tout fini de charger le coffre et sous le siège bébé, qu’il n’y a pas un centimètre cube de libre, que t’es fier de toi, t’as ta femme qui te dit: “et la poussette, on la met où?”, t’as des envies de massacre à la tronçonneuse, qu’il y a juste que c’est parce que t’en as pas (de tronçonneuse), que tu ne le fais pas (le massacre).
Allez, je déconne, j’en ai une de tronçonneuse, mais elle est électrique, je n’ai pas trouvé de câble assez long pour aller jusque vers la voiture.
Je sais de quoi je parle, j’ai essayé.
Le coup de la phrase “et la poussette, on la met où?” est du style également à remettre en cause toute ma vie: “mais bon sang (je ne dis pas ça, je suis beaucoup plus vulgaire en réalité), je fous quoi moi avec tous ces marmots, à 47 ans. Je voudrais être seul, partir en trois minutes, pas avoir besoin de charger des mètres cubes, j’en ai marre de tout ça”, et que je te tape du pied droit frénétiquement en déclamant tout ça.
La crise quoi… heureusement passagère… mais cyclique.
Donc bref, comme je l’ai déjà expliqué une fois je crois (je ne sais plus en fait, entre les humeurs que j’imagine que j’écris et celles que je ponds vraiment, je ne suis plus toujours sûr de ne pas me répéter), il ne me reste plus beaucoup de place pour mettre l’appareil de photo dans le coffre.
Faut dire que bon, avec l’appareil de photo, il me faut mon ordinateur, pour vider les cartes (ne dites pas s’il vous plaît à ma femme qu’avec une 4Gb, une 2Gb, et plein de 1Gb, j’ai de quoi tenir plus d’une semaine…), et pis mon petit sac pour promener mon LightSphere avec le flash qui va avec.
Ah, excusez…
Comment chérie? Pas le sac avec les LightSphere? Mais le petit déflecteur rien que pour faire un article sur Cuk, je peux? Oui, merci chérie t’es trop chou… Je te laisse, je suis en ligne là…
Voilà, je suis à nouveau à vous, désolé…
Donc toujours prêt à faire des compromis, je prends avec moi mon plus petit appareil possible (non, pas le compact, faut pas exagérer non plus), soit mon 400D (testé ici ), avec son bête 18-55 mm dont j’ai déjà parlé là .
Ah la la, si vous saviez le nombre de gens qui m’écrivent: “j’ai lu partout que le 18-55 était mauvais, vous, vous me conseillez de l’acheter en bundle ou pas?”.
Mais bon sang! Vous avez vu combien ils le facturent dans le bundle cet objectif? Même pas 100 francs suisses!
Et je ne le répéterai jamais assez: oui, cet objectif fait bon marché. Mais c’est aussi un gros avantage! Il est tellement léger.
Et vous voulez savoir? Je le trouve tout bonnement parfait, ce 18-55, corrigé par DxO, quitte à rendre fou les puristes.
Là, je vais avoir un grand plaisir à me promener avec la chose un peu partout. Certes, j’aurais préféré partir avec mon 5D, mais alors avec quel objectif? Avec le 5D, j’ai envie de tout prendre, et ce “tout”, il prend de la place.
Toute cette introduction pour vous parler de quoi?
Hmmm?
Du dernier livre de Jean-François Vibert (purée ce que je suis fort moi, dans les introductions qui durent), de l’excellent Macandphoto.com , qui nous présente le le Guide du Canon EOS 400D.
J’ai enfin reçu de l’éditeur ce chouette ouvrage de 240 pages, qui fait, de manière très didactique, le tour de ce petit bijou qu’est le 400D.
C’est d’ailleurs ce qui fait que j’arrive un peu comme la grêle après la tempête: un livre, j’en parle quand je le reçois. Les éditeurs peuvent bien faire ça pour nous, non mais… Ce n’est pas une question de prix, puisque ce bouquin ne coûte même pas 25 €, ce qui n’est pas cher, c’est une question de principe.
Ben oui.
Jean-François vous présente de manière toute simple les secrets de cet appareil, au point que si j’étais Canon, j’engagerai le gaillard pour écrire mon mode d’emploi.
Certes, le pro et l’expert découvriront quelques trucs qui leur sont inconnus, mais resteront peut-être un peu sur leur faim.
Selon moi, ce livre s’adresse surtout aux débutants en photo numérique, ou à ceux qui découvrent le 400D, et qui sont rebutés par le manuel de Canon, pas si mauvais soit dit en passant, mais pas vraiment sexy non plus, ce qu’est le livre de Vibert.
À partir de 14 doubles pages, vous apprendrez une très grande partie des secrets de l’appareil (pas tous certes), mais aussi des trucs personnels de l’auteur.
Parce qu’en fait, ce manuel sur le 400D pourrait très bien être lu par des possesseurs d’autres appareils Canon (10D, 20D, 30D et 5D) tant la logique de ces boîtiers est proche (contrairement à celle des 1D et 1DS), voire même par un débutant sur une autre marque.
En effet, Jean-François Vibert profite de ce manuel pour vous mettre le pied à l’étrier de la photo numérique, de manière particulièrement pédagogique.
La chose que l’on peut regretter? Dans la première édition, l’impression des images laisse franchement à désirer, et ne permet pas de profiter pleinement des exemples donnés. De plus, j’aurais bien aimé voir des numéros sur les figures pour savoir de quel bouton exactement l’auteur parle dans ses explications (bon, franchement dit, personnellement, je sais, mais je me mets à la place de celui qui découvre ce genre de boîtier).
Eh bien figurez-vous que cette première édition est déjà pratiquement épuisée, et qu’une deuxième est mise en vente, sortie de chez un autre imprimeur, avec paraît-il de bien meilleures couleurs, et… des numéros sur les figures!
Ce n’est pas beau ça?
Donc si vous avez un 400D, que vous ne savez pas trop comment commencer avec lui, que vous avez déjà pris des photos en mode “vert tout couillon” mais que vous désirez aller plus loin, ou que vous projetez d’en acheter un, de ces super boîtiers, pensez à vous arrêter dans votre librairie préférée, et de jeter un coup d’œil au livre de Jean-François.
Les coordonnées exactes sont ici.
Pour en revenir à nos vacances, sachez que l’oncle et la tante de Mme Cuk qui viennent vivre chez nous pour s’occuper des animaux, ne savent toujours pas plus utiliser un ordinateur, au point que je ne suis même pas sûr qu’ils en ont touché une fois dans leur vie. Quand je pense que certains en sont à imaginer que le Net peut déjà remplacer certains services au guichet, j’ai bien l’impression qu’ils se fourrent le doigt dans l’œil.
Ils ne pourront pas me remplacer pour répondre à vos sollicitations par mail, et je ne pourrai pas me connecter à Internet non plus (non non, je ne vais pas au même endroit que d’habitude, mais je ne crois pas qu’il y a du Wi-fi non plus donc bon…).
Donc ne vous vexez pas je vous prie si je ne vous réponds pas au cas où vous m’écririez! Ce n’est pas que je ne vous aime pas, c’est que je ne peux pas.
Allez, bonnes vacances à ceux qui en ont, bonne semaine aux autres, Cuk.ch continue dès demain, pas de panique.

