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White Risk et autres publications sur les avalanches

ou comment appréhender la sécurité en montagne (lorsque la neige répond présent, évidemment…)

Cette dernière remarque vaut uniquement pour les résidents francophones des régions alpines (peut-être que les Canadiens ont eu la chance d’avoir un hiver moins pourri que le nôtre!)

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Les avalanches : ces forces de la nature dans lesquelles mieux vaut de jamais se retrouver…

0. Y a plus de saisons!

Comme nous avons malheureusement dû le constater cet hiver, l’enneigement naturel n’est pas au rendez-vous. Dommage que vous ne puissiez pas voir l’expression de tristesse qui peut se lire sur mon visage en raison de cette dramatique constatation!

À l’heure où j’écris ces lignes (mi-janvier), la météo est aussi clémente qu’un mois de septembre. Et voilà, pas (ou si peu, c’est-à-dire. 2 « crachées » notables de neige cette saison) de neige cet hiver.

MàJ du mercredi 24: il suffisait que je râle pour que la Suisse soit recouverte aujourd’hui d’un beau manteau neigeux. Tant mieux, mais y en a pas assez, surtout en Valais! Quoiqu’il en soit, Meteosuisse n’annonce pas plus de neige pour les prochains jours, alors je permets d’en redemander (surtout parce que j’ai pris une semaine de vacances la semaine prochaine) :-)

Fréquemment ces dernières années, c’est le monde à l’envers. Pourtant conscient que la météo peut nous faire des caprices d’année en année, force est de constater que 2006 a été une année pas comme les autres, au même titre que 2003 et sa fameuse canicule.

On se les caille au mois d’août. On vit des records de chaleur lors de l’automne 2006 en Suisse. En fait, 2006 a même été dans l’ensemble une des années les plus chaudes...

Le climat va mal, même si statistiquement, cela peut arriver et qu’il ne faut pas en tirer de conclusion trop hâtive…

Mais rassurez-vous, lecteurs de cuk.ch :

Non!, cette humeur ne va pas faire le point sur le débat sur le réchauffement climatique et les conséquences des activités anthropiques sur notre belle planète. Je vous renvoie plutôt à de précédents articles sur l’écologie industrielle (ici et ), le climat ( et ici).

Cet article est long (surtout en raison de ces 80 illustrations) mais à ma décharge c’est un défaut de la famille Besson (la mienne, donc!), avec notre fameuse maladie de la longue histoire.

Mon but aujourd’hui est de partager mon amour et mon respect des hautes cimes enneigées.

D’ailleurs, sa longueur m’a suggéré de vous présenter en introduction les différents chapitres qui le composent, jetons-y donc un petit coup d’œil :

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A. Introduction

0. Y a plus de saisons!

B. Présentation du superbissime CD interactif White Risk qui allie grande qualité et professionnalisme en terme de sécurité-formation-prévention-pratique, tout ça pour un petit prix.

1. Le plus important

1.1. Le Safer Six : les 6 points essentiels à respecter Ménagement du manteau neigeux

1.2. Avalanche de plaque de neige

1.3. Neige fraîche

1.4. Déclivité de la pente

1.5. Signes d’alarme

1.6. Danger d’avalanches marqué

1.7. Comment s’équiper pour que l’or blanc ne devienne pas une mort blanche?

2. Degrés du danger d’avalanches

2.1. Le bulletin suisse d’avalanche : une valeur sûre

2.2. Un peu de statistiques!

3. Quels sont les types d’avalanches?

4. En route

5. Formation des avalanches

6. Divers

6.1. De nombreux exemples d’accident, largement détaillés

6.2. Des exemples d’erreurs de jugement classiques

6.3. Des règles à retenir

7. Testons nos connaissances!

8. Index A-Z

C. Mes meilleurs livres, événements et vidéos sur le sujet!

9. Quelques excellents livres sur la neige et les avalanches!

10. Événements à ne pas manquer!

11. Bonus vidéo!

12. Conclusion

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La neige et les avalanches me passionnent depuis de nombreuses années. Ainsi, nous allons parler de montagne et réfléchir sur la manière de l’appréhender.

En effet, lorsque que mes amis et moi, souhaitons profiter de sa splendeur pour faire des randonnées à ski ou du ski hors-piste (on parle de freeride pour être dans le coup ;-) ) et parcourir les courbes des reliefs de nos Alpes à la recherche de grand air, de liberté et parfois aussi d’adrénaline, on essaie de respecter un concept clé: la Nature est plus forte que toi!

Tiens, et si nous commencions par quelques citations sur la Nature, justement:

  • « La Nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l’observe » (Carlo Goldoni) : ma préférée
  • « Connaître la nature, pour pouvoir la maîtriser » (Descartes) : en partie vrai pour le hors-piste, on ne peut pas maîtriser la montagne, juste minimiser les risques
  • « On ne peut vaincre la nature qu’en lui obéissant » (Francis Bacon) : en ski de randonnée, mieux vaut en de nombreuses circonstances (comme on le verra) refuser la bataille!

Je sais que je prends un risque avec la thématique du ski freeride. Je ne doute pas que certains vont m’attendre au tournant dans les commentaires de cette humeur, mais j’aimerais vous convaincre qu’on peut faire du ski hors-piste sans être suicidaire et se transformer en danger public.

D’ailleurs, le ski de randonnée n’a pas mauvaise réputation alors qu’il confronte finalement ses pratiquants aux mêmes risques!

Pour citer les organisateurs du Freeday (cf chapitre 10), à propos du freeride:

On freeride pour soi, pour mieux se connaître ou pour le contact avec l’élément naturel, pas pour la frime, la gloire ou l’ego… ce genre d’attitude mène tout droit à la faute, à la mort.

Je me rappelle également les propos de Max, un pro-rider comme on dit, lors d’un des camps de prévention sur les avalanches auxquelles j’ai participé:

Le jour où tu te retrouves dans une avalanche, tu as merdé (NDLR: veuillez me pardonner pour cette vulgarité ;-) ). On doit les éviter à tout prix et ne jamais prendre de risques inconsidérés!

Rider est une passion que je partage avec mes meilleurs amis.

J’avoue ne pas avoir le niveau pour faire de la compétition (j’aurais dû pour cela faire partie d’un club dès mon plus jeune âge…), mais je retire une satisfaction et un bonheur indescriptible à profiter des beautés de la montagne et de ses reliefs.

Force est de reconnaître que le revers de la médaille est le réel danger de cette pratique, souvent décriée (parfois à juste titre), des sports d’hiver.

Des sites à ne pas manquer

Les stations suisses que j’affectionne tout particulièrement sont par exemple Verbier et Ovronnaz, parce qu’habitant Lausanne, ces stations ne sont pas trop éloignées et m’offrent de formidables possibilités de freeride.

Quoi qu’il en soit, si vous habitez la Suisse Romande et que vous aimez varier les plaisirs comme moi, foncez acheter une Valais Ski Card? pour obtenir des tarifs avantageux!

Pour vos randonnées vive le fantastique site “Skirando.ch”http://www.skirando.ch/!

Hiver.ch est un sympathique portail, qui propose des liens sur les webcams ou les panoramas des stations, des recettes et moult autres infos sur les sports d’hiver en Suisse.

Le club alpin suisse, c’est par , le club alpin français est ici et les guides de montagne sont par .

Entrons maintenant dans le vif du sujet!

Le Risque Blanc

Le CD-Rom interactif White Risk est riche en explications, illustrations et vidéos particulièrement didactiques pour un apprentissage efficace des thématiques de la sécurité en montagne.

C’est même une première mondiale pour la prévention des accidents d’avalanche. Au vu des nombreux amateurs de sports d’hiver qui recherchent le grand frisson hors de pistes balisées et de l’engouement général pour le ski de randonnée et le hors-piste s’accompagne d’une augmentation des risques d’accidents dus aux avalanches.

C’est clair, qu’à la fois les fabricants de skis, de snowboards et de vêtements high-tech, ainsi que les stations de ski, mettent l’accent dans leurs publicités respectives sur les émotions procurées par le contact avec la poudreuse (et pas celle du bord des pistes!), sans parler des vidéos sur le freeride! Sans nul doute, l’amateur de neige fraîche recherchera d’autant plus la poudreuse des grands espaces…

White Risk est édité par SuvaLiv (Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents) et l’Institut Fédéral pour l’Étude de la Neige et des Avalanches à Davos (ENA ou SLF en allemand), et produit par la société suisse-allemande At-Front.

Une réalité qui fait réfléchir

Sur l’ensemble des amateurs de sports d’hiver impliqués dans un accident d’avalanche, l’ENA estime qu’une personne sur cinq perd la vie.

Selon les statistiques, seule une personne ensevelie sur deux survit. Il est donc indispensable que les adeptes du ski de randonnée et du hors-piste connaissent et sachent évaluer correctement les risques auxquels ils s’exposent.

L’hiver dernier, 29 skieurs et surfeurs ont perdu la vie dans des accidents d’avalanche en Suisse.

Cependant, le nombre d’accidents mortels varie fortement d’une année à l’autre. La proportion d’accidents mortels en relation avec la pratique du hors-piste et du ski de randonnée dépend des conditions saisonnières.

Toutefois, le nombre de personnes qui s’aventurent hors des pistes balisées a beaucoup augmenté ces dernières années, mais le nombre d’accidents mortels en terrain avalancheux est resté stable.

À noter, que près de 50 % des victimes sont des étrangers ou des personnes qui s’aventuraient pour la première fois sur le lieu de l’avalanche. Donc il faut redoubler de prudence dans de nouveaux itinéraires.

Bien sûr, cela ne suffit pas…:

Informer plutôt qu’interdire

Le CD-Rom White Risk fournit des informations concises et bien documentées sur les degrés de danger, les types d’avalanches, la préparation d’excursions en terrain avalancheux, la formation des avalanches et les risques d’accident.

Grâce aux exercices proposés, les utilisateurs peuvent tester leurs connaissances sur les avalanches.

Comme vous allez le constater, chaque thématique est abondamment illustrée par des animations, des photos, des séquences filmées, des textes parlés et des exercices. Le système de navigation permet d’évoluer d’un sujet simple vers des points plus complexes, et convient tant aux débutants qu’aux pros.

1. Le plus important

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Ce chapitre fait office de prote d’entrée. On peut cliquer sur les thématiques essentielles abordées par White Risk. Cliquons sur le Safer Six :

1.1. Le Safer Six : les 6 points essentiels à respecter

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Dans la fenêtre qui apparaît, on peut cliquer sur un des 6 points du Safer 6. Si on désire plus d’informations, on clique, en l’occurrence, sur « réchauffement ».

1.1.1. Consulter les bulletins météorologiques et d’avalanches

Ce thème développé en détail au chapitre 2!

1.1.2. Évaluation continue du terrain et du facteur humain

1.1.3. Brancher son DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanches), et emporter sa pelle et sa sonde

1.1.4. Contourner les accumulations récentes de neige fraîche

1.1.5. Traverser les passages clés un par un

1.1.6. Tenir compte du réchauffement au cours de la journée

1.2. Ménagement du manteau neigeux

Plusieurs consignes pour ne pas surcharger le manteau neigeux:

1.2.1. Descente un par un

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1.2.2. Distances à la montée

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1.2.3. Distances à la descente

1.2.4. Définir un corridor

1.2.5. Zones raides à éviter

1.2.6. S’arrêter en sûreté

Éloigné des pentes raides et/ou en dessous de rochers pouvant nous protéger

En complément, le SLF propose également des cartes sur la stabilité du manteau neigeux.

1.3. Avalanche de plaque de neige

Il s’agit d’un des 4 types d’avalanches (voir chapitre 3), mais cette avalanche est la plus dangereuse pour les amateurs de neige fraîche.

Regardez cette VIDEO IMPRESSIONNANTE! (voir aussi la fin de cet article si vous êtes désireux d’observer la Nature en action).

À retenir

  • Déclenchement par un adepte seulement
  • Danger d’emportement et/ou d’ensevelissement et donc d’étouffement

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Des vidéos, des explications…

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…des schémas clairs…

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…de splendides photos… Que demander de plus!

Je vous réserve quelques vidéos très intéressantes sur ces avalanches en fin d’articles.

1.4. Neige fraîche

Le danger d’avalanche sera augmenté par exemple par les 2 facteurs suivants:

  • Plus sa quantité de neige fraîche est grande et plus il y a de vent, plus c’est dangereux
  • La pluie réchauffe le manteau neigeux et cause une surcharge

La base des bases pour nous les petits Suisses, consiste à visiter le site du SLF.

Outre le précieux bulletin d’avalanche (voir chapitre 2), on y obtient de précieuses cartes, notamment:

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L’enneigement total / à 2000 m / à 2500 m

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La hauteur de neige fraîche

Et aussi:

  • La somme de neige 3 jours
  • La stabilité du manteau neigeux

Si vous désirez connaître les bulletins d’enneigement de toutes les stations suisses en un clin d‘œil pour déterminer la destination de votre journée de sport d’hiver. Cliquez sur le lien correspondant du site MySwitzerland.

1.5. Déclivité de la pente

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Méfiez-vous des pentes de plus de 30° et notez que plus d’un tiers des avalanches se produisent entre 35° et 40°.

White Risk vous permettra d’estimer et de mesurer ou encore de diminuer le risque en tenant compte de la déclivité

1.6. Signes d’alarme

Ils témoignent de neige fragile et sont typiques en cas de danger d’avalanche marqué et nécessitent une observation attentive du terrain.

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1.6.1. Les bruits sourds «Woum»

Annonce un grand risque d’avalanche de plaque.

1.6.2. Les fissures et les blocs

1.6.3. Les avalanches récentes

1.7. Danger d’avalanches marqué

Le chapitre 2 est entièrement consacré aux degrés d’avalanches!

1.8. Comment s’équiper pour que l’or blanc ne devienne pas une mort blanche?

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Les indispensables:

1.8.1. Le détecteur de victimes d’avalanches (DVA ou encore ARVA en France)

Je vous propose un petit aide-mémoire en PDF sur l’utilisation du DVA.

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J’ai choisi la marque Mammut dont le DVA s’appelle Barryvox.

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Mais pourquoi Barryvox, nom d’une pipe?!? Et bien, à l’origine, le saint-bernard doit une grande partie de sa réputation à ses exploits dans le domaine du secours en montagne. Et aucun chien n’a davantage contribué à la légende que Barry. Ainsi, son héritage demeure. Le plus beau mâle de chaque élevage porte ce nom et la marque de détecteur de victimes d’avalanches la plus utilisée se nomme donc Barryvox…

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Il existe d’autres systèmes comme le sac Airbag ou l’Avalanche Ball (illustrée ci-dessus)

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Il est important de s’entraîner! (Ici une capture d’écran du manuel du Barryvox Mammut)

1.8.2. La pelle

1.8.3. La sonde

Mais aussi:

1.8.4. De la crème solaire

1.8.5. Une boussole

1.8.6. Une carte topographique

Ah les cartes! Un de mes dadas! Je collectionne toutes les cartes topographiques des randonnées que je découvre, en particulier en Suisse et en France voisine.

Des cartes en relief (un must!) ornent les murs de mon appartement, notamment celle de la Suisse:

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Et celle ciblant les Alpes bernoises et valaisannes:

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Pour les cartes relief des Alpes françaises, consultez le site de l’IGN!

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Pour les cartes en ligne de randonnées, consultez le fantastique e-geo.ch, que j’ai découvert dans un commentaire de cuk.ch il y a un an ou deux. Un bon complément au site suisse Mapsearch, présentant des cartes satellites de la Suisse de haute précision.

N’oublions pas de mentionner le site français Geoportail et le fameux Google Earth, récemment abordé ici, sur cuk.ch.

Continuons la liste de notre équipement:

1.8.7. Un altimètre

1.8.8. Une pharmacie de secours

1.8.9. Des peaux de phoques pour les skieurs (ou des raquettes si vous faites du snowboard)

1.8.10. Un téléphone portable

Malheureusement, encore beaucoup trop de gens se reposent sur lui en se disant qu’on pourra l’utiliser en cas de pépin, mais encore faut-il avoir du réseau… Il peut tout de même rendre service en cas de pépin.

Et non, ce n’est pas tout (même si certains des équipements ci-dessous ne sont pas nécessaires en tout temps), et oublions quelques instants White Risk… :

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1.8.11. Sac à dos (il faut bien mettre tout notre matos quelque part!)

1.8.12. Une protection dorsale

1.8.13. Un casque

1.8.14. Des crampons

1.8.15. Des bâtons télescopiques

1.8.16. Un piolet

1.8.17. Un T- shirt et/ou polaire de rechange

1.8.18. Une lampe frontale

1.8.19. Un briquet et une bougie

1.8.20. Un sifflet à roulette

1.8.21. Des lunettes de rechange

1.8.22. Une couverture de survie

1.8.23. Un thermos

1.8.24. Une éco-box pour ramasser les mégots des pollueurs…

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Un grand bravo à Summit Foundation pour tous ces efforts pour protéger la montagne!

1.8.25. Un GPS

1.8.26. Un couteau suisse

1.8.27. Du petit matériel de réparation (sangles de fixation, visserie)

1.8.28. Des jumelles

1.8.29. Une cordelette 2X 3 m en 6 mm pour réaliser un baudrier de secours, ancrage, 2 maillons rapides et 1 mousqueton à vis

Ajouter une gourde bien remplie, votre pique-nique et votre appareil photo (parce que la montagne c’est beau, non?), sans oublier votre téléobjectif et ne vous étonnez pas si vous avez mal au dos. D’ailleurs, j’ai mal au dos…

Il est tant de retourner à notre description de White Risk!:

2. Degrés du danger d’avalanches

Cette échelle varie de 1 à 5 comme le montre la figure ci-dessous:

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L’institut pour l’étude de la neige et des avalanches propose une description détaillée des 5 degrés.

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Une fois encore White Risk fait preuve d’une très grande pédagogie (je me répète mais si vous aimez la montagne et les sports d’hiver, courrez vous le procurer!!):

Si vous voulez en savoir plus sur la signification du degré 3 d’avalanches, avec en orange les zones à risque:

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Idem pour le danger 5 (maximal), où la seule chose à faire et de ne PAS faire du hors-piste!

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2.1. Le bulletin suisse d’avalanche: une valeur sûre

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Pour nous, en Suisse, 2 adresses Internet incontournables, celle de Météosuisse pour les prévisions météorologiques (dont voici un petit aide-mémoire sur la météo de 2 pages pour ceux que ça intéresse), couplée à l’indispensable consultation du bulletin d’avalanche national. La SLF publie une très complète aide à l’interprétation des bulletins d’avalanches.

Par téléphone, composez en Suisse le 187 pour consulter le bulletin d’avalanche ou le 162 pour la météo.

Et si vous souhaitez visionner des webcams en provenance de nombreuses villes et stations suisses.

Pour les autres bulletins nationaux, consultez la page « bulletins » de Météorisk.

Ou encore le site de la SLF consacré aux European Avalanche Services.

2.2. Un peu de statistiques!

White Risk propose diverses statistiques sur la taille des avalanches, sur le nombre de victimes d’avalanches (en Suisse), à chaque fois selon les degrés d’avalanches.

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Ci-dessus les fréquences des degrés de danger durant l’hiver

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Victimes d’avalanches et degré du bulletin

D’autres intéressantes statistiques sont disponibles (taille de l’avalanche selon degré, déclivité ou exposition selon degré,…).

3. Quels sont les types d’avalanches?

  • Les avalanches de poudreuse
  • Les avalanches de neige mouillée
  • Les avalanches de plaque de neige
  • Les avalanches de neige sans cohésion

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On peut faire tourner la montagne pour visualiser les différents types d’avalanche

Encore un petit PDF sur le sujet, pour les amateurs.

Nous avons abordé les avalanches de plaques au chapitre 1. Regardons ce que propose White Risk par exemple pour les avalanches de poudreuses:

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En cliquant sur l’icône de poudreuse

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En cliquant sur “Plus d’infos”

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Pour finir, cette photo illustre pourquoi il n’est pas bon de se retrouver dans une avalanche de neige mouillée, si on ne veut pas finir broyé! Ce type d’avalanche est un classique des fins de saison.

4. En route

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Ce chapitre se repose sur le filtre 3×3

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Les 3 facteurs (facteur humain, terrain et conditions) sont évalués à 3 niveaux (planification, appréciation sur place et pente).

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Chaque point est magnifiquement détaillé, ce CD est vraiment une pure réussite!

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Merci à D-syn de m’avoir autorisé à vous fournir leur 3×3. On reparlera d’eux en fin d’article

Voici encore un guide online en anglais de 25 slides.

5. Formation des avalanches

Ce chapitre permet d’analyser les facteurs qui peuvent aider à estimer le risque d’avalanche:

  • Précipitations : quantité de neige fraîche versus quantité de pluie
  • Pente Nord ou Sud?
  • Température
  • Déclivité de la pente
  • Facteur humain
  • Ensoleillement
  • Forme du terrain

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Pour chacun des facteurs, de nombreuses informations, animations, photos et films, comme d’habitude!

Tournons la montagne et cliquons sur l’icône « forme du terrain…:

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On y apprend où les accidents d’avalanche ont le plus fréquemment lieu

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L’outil Danger Analyser fait très fort et permet de voir l’évolution du danger d’avalanches en faisant varier différents paramètres (type de neige, température, météo, mois,…). Tout simplement génial!

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Petit renvoi à un excellent NivoTest sur le site skirando.ch.

Voici un une brochure PDF sur les avalanches, éditées par la SLF.

6. Divers

Cette section contient :

6.1. De nombreux exemples d’accident, largement détaillés.

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Que s’est-il passé du côté de Chandolin en 2001?

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6.2. Des exemples d’erreurs de jugement classiques

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6.3. Des règles à retenir

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7. Testons nos connaissances!

Un des nombreux plus du CD est la présence d’exercices en grande quantité, et ma foi fort bien fichu!

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La liste des exercices

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Ici, il s’agit de glisser la photo sur le bon texte. Pas toujours facile…

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Un petit texte lacunaire.

8. Index A-Z

Finalement, cette bible du skieur ou snowboarder de randonnée est complétée par un indispensable index qui achève ce CD de grande qualité, en classant plusieurs centaines de renvois à toutes les notions abordées.

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La SLF propose aussi un bon glossaire sur la neige et les avalanches en ligne.

9. Quelques excellents livres sur la neige et les avalanches!

Dans ce paragraphe, j’aimerais vous parler de quelques publications écrites de grande valeur à mon goût.

9.1. Attention avalanches, Robert Bolognesi, Éditions Nathan, 2006

9.2. La neige, Robert Bolognesi, Éditions Nathan, 2006

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2 petits guides magnifiques (et pas chers!) de Robert Bolognesi, un expert en la matière

9.3. Dans le secret des avalanches, François Sivardière, Éditions Génat, 2004

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François Sivardière dirige l’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches (ANENA) depuis 1994. Ce guide est le fruit de nombreuses années de pratique et de rencontres, stages ou conférences tant avec des experts, scientifiques et professionnels de la montagne, français ou étrangers, qu’avec des amateurs, pratiquants les sports de montagne

9.4. La géniale série des Hill Explorer!

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Ces petits guides présentent de très bons itinéraires dans les Alpes de suisse romande, choisis par des pro-riders. Les mêmes ont d’ailleurs organisé les excellents Hilldays ces dernières années (voir 10.1)

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Une grande partie de chaque brochure est consacrée à la sécurité, à la prévention et à l’équipement.

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Chaque spot est classé en fonction de l’expérience des skieurs.

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Plusieurs pages décrivent le spot avec ses points clés et de bons conseils

Pour les commander. Certains ne sont malheureusement plus disponibles qu’en allemand.

9.5. Capu Lacus, Nicolas Brossard, MS Prod, 2004

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Deux jeunes passionnés de montagne décident de partir à la découverte de leur région. Leur but? Traverser, à ski et snowboard, le Chablais Vaudois et Valaisans des Rochers-de-Naye jusqu’au Grammont en passant par Leysin, les Mosses, les Diablerets, le Muveran, les Dents-du-Midi et remonter la Frontière Franco-Suisse jusqu’au Lac Léman.

9.6. Outdoor Romand, Magazine

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Un magazine de grande qualité avec des articles passionnants sur tous les sports d’hiver. Outdoor Romand propose beaucoup de belles randonnées et présente les derniers équipements

10. Événements à ne pas manquer!

10.1. Les Hilldays

La formation avec des professionnelles est devenue indispensable!

Je croise les doigts pour que les week-ends de formation avec des guides, des pro-riders et autres professionnelles de la montagne, soient réitérés dès que possible, j’y ai participé 2 fois et en garde un excellent souvenir.

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Ils éditent les super guides Hill Explorer pour découvrir les stations suisses romandes dont nous venons de parler au chapitre 9.4

10.2. Les Freedays

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Née de la rencontre de riders pro, de guides et d’organisateur d’événements, l’association a pour mission de faire passer les messages élémentaires de prévention et d’éviter que les jeunes riders perdent la vie par ignorance.

10.3. La patrouille des glaciers

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Plus de 50 km, avec un dénivelé positif de près de 4000 m, sans entraînement, c’est tout bonnement impossible…

La Patrouille des Glaciers est une course exceptionnelle au cours de laquelle il s’agit, en une étape, de rallier pour une catégorie, Zermatt à Verbier, pour l’autre, Arolla à Verbier.

10.4. L’Xtreme de Verbier

Un des événements phares de Verbier, paradis du freerider (un peu trop nombreux à mon goût en fait). T’as intérêt à te lever tôt pour faire la première trace dans cette station…

Voici quelques clichés qui justifient son nom:

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Le fameux Becs des Rosses, proche du Mont-Fort à Verbier est le siège de cette compétition

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On se rend compte des pentes vertigineuses de l’ordre de 50° à 55° (sauf erreur)…

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...parsemées de quelques corniches et rochers!

11. Bonus vidéos!

Afin d’illustrer ce long article (désolé, mais je me répète cette maladie de la longue histoire, c’est génétique chez les Besson ;-), voici quelques vidéos présentant notamment d’impressionnantes avalanches!

Caméra embarquée

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Une caméra embarquée par un freerider illustre une avalanche de plaque (28’’)

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Idem (1’04’’)

Vidéos sur les avalanches de plaque

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Une incroyable avalanche de plaque entraînant 3 skieurs (19’’). En fait, la même que celle présentée au chapitre 1.3 sur les avalanches de plaque… La même qu’en introduction de cet article si jamais!

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Après qu’une charge (posée par des pros de la sécurité ai sauté), l’avalanche est de plus en plus impressionnante! (1’46’‘)

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Une sacrée avalanche filmée à Verbier

Poudreuse

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Une avalanche de poudreuse atteint un village. Digne du 11 septembre ;-)

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2 avalanches de poudreuse!, ici et

Ces 2 vidéos montrent de superbes images!

12. Conclusion

Règles de sécurité à respecter (merci à White Risk, D-Syn et les Freedays )

  • Ne jamais partir seul
  • Outre la consultation du bulletin et l’étude des cartes topographiques, signaler à des proches votre heure approximative de retour et à la sécurité des pistes
  • Savoir renoncer en cas de doute
  • Au printemps, préférez le retour à la maison de bonne heure
  • 2-3 jours après des chutes de neige sont les plus dangereux (le froid conserve)
  • Portez son DVA (allumé!) et emportez pelle et sonde
  • Surveillez l’évolution météo pendant la course
  • J’annonce mon itinéraire (parents, amis ou a un pisteur)
  • Au sommet du run, c’est chacun son tour, on ne quitte pas des yeux celui qui ride
  • Je ne m’arrête jamais au milieu du run, sauf juste au-dessous d’un gros rocher
  • On se rassemble après chaque tronçon de la descente (pas juste au bas de la pente, mais à l’écart, sur une croupe ou en contrebas d’un gros rocher.
  • Si le run m’effraie, que j’ai un mauvais feeling ou que certains indices laissent penser que le danger est peut-être plus grand que prévu : je fais demi-tour ou je descends par un itinéraire sécuritaire.
  • À la maison, je range mon matériel change ou répare ce qui doit l’être.
  • Plus le groupe est grand et les niveaux variés, plus le danger potentiel est élevé!
  • Le rider le plus expérimenté est responsable! il doit choisir un itinéraire adapté à tous.
  • Le rider le moins fort a aussi une grande responsabilité : il doit savoir renoncer de son plein gré, sinon il risque de mettre tout le groupe en danger!

Idées reçues (et fausses!)

  • Il y a des traces d’animaux dans la pente, alors elle est sûre!
  • Il y a des anciennes traces de ski, je peux descendre sans soucis! Il ne faut jamais les suivre en se disant « si d’autre y sont allés alors ça doit être OK». Parfois la pente est prête à partir et ne tient que par miracle.
  • On voit des cailloux dans cette pente, donc elle est stable!
  • Les séracs tombent en fin de journée!
  • Il y a une trace de montée, alors on la prend!
  • On voit la cabane, on arrive bientôt!
  • Il y a des traces dans les mélèzes, on les suit!
  • Si peu de neige, pas de danger (les hivers sans neige sont les plus meurtriers)
  • Les forêts protègent des avalanches
  • S’il y a des traces, pas d’avalanches
  • Petites pentes pas dangereuses
  • S’il fait beau, pas d’avalanche!

En cas d’avalanche

  • Observez le point de disparition de la personne et marquez-le (elle sera en dessous de ce point ce qui facilitera la recherche.
  • Observez l’avalanche, la victime est peut-être visible!
  • Donnez l’alerte! (en Suisse, composez le 144, le 1414 (La Réga) ou le 1415 (Air Glacier)
  • Commencez et organisez les recherches.
  • Attention au risque de déclenchement d’une seconde avalanche. Réglez votre DVA pour qu’il se remette en émission automatiquement après 3-5 minutes de recherche.

Un grand merci à la SUVA et au SLF d’avoir édité ce splendide CD de prévention, produit par la société suisse-allemande At-Front.

Points forts du CD interactif White Risk

  • Interactivité et navigation hypertexte
  • Réalisé par des professionnelles de la montagne
  • Riche et complet (bon équilibre entre les animations, les films, les photos et les descriptions)
  • Possibilité d’analyser le danger
  • Nombreux quiz complets pour s’entraîner
  • Permet d’évoluer d’un sujet simple vers des points plus complexes
  • Convient tant aux débutants qu’aux pros.
  • Prix abordable (19 CHF soit 12 €)

Points «faibles»

  • Certaines des illustrations concernent surtout la Suisse
  • Peut rendre le freerider plus téméraire encore…

Je m’emballe peut-être un peu, mais je dois avouer avoir longuement cherché un tel produit en librairie ou sur le web, je n’y ai pas trouvé d’équivalent. Merci White Risk!

Nous voici à la fin de cette petite revue des publications francophones sur les dangers d’avalanches!

Si vous êtes des passionnés de montagne, j’espère ne pas vous avoir déçu :-D

À bientôt sur cuk.ch!

10 commentaires
2)
Caplan
, le 25.01.2007 à 07:07
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Quelle avalanche… d’infos! Merci Théo!

Le problème, ce n’est pas les gens qui lisent les mises en garde et qui s’informent (quoique…), mais plutôt les têtes brûlées qui cherchent carrément le danger.

Milsabor!

3)
Emilou
, le 25.01.2007 à 07:25
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Les têtes brûlées qui cherchent le danger (hors piste), comme dit plus haut, devraient assumer la conséquence de leurs actes et se souvenir que non seulement ils mettent leur vie en danger (c’est leur choix) mais surtout celle de leurs sauveteurs potentiels. De toute façon j’espère qu’on leur fait payer l’entièreté de l’intervention. Cela dit cet article est aussi passionnant qu’intéressant.

4)
François Cuneo
, le 25.01.2007 à 10:30
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En tout cas, moi je ne mets pas un ski hors des pistes.

Et ça me tue que les stations continuent à ne pas amender ceux qui sortent des pistes. On ne peut pas se tirer dans le pied en vantant des stations avec des images de ski extrême, et punir en même temps.

Ça va en faire hurler, mais pour moi, c’est comme avec les bagnoles. Faut une législation bien foutue, et sanctionner lorsqu’on met sa vie et la vie des autres en danger. Exemple typique: la ceinture de sécurité.

5)
alec6
, le 25.01.2007 à 13:25
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Article impressionnant en effet, merci de m’apprendre qq chose, moi qui ski comme un fer à repasser chaud… la vapeur en moins. Pourtant j’aime bien ça, mais les pentes de Ménilmontant ou Belleville ne font pas bien l’affaire.

Quant aux sportifs de l’extrême et autres agités du bocal… ils m’emmerdent ! Peu me chaud qu’ils risquent leur vie comme les fumeurs avec leur 2 paquets ou plus par jour, Je suis même d’accord pour payer leurs sauvetages, leurs hospitalisations et leurs enterrements avec mes cotisations sociales, mais qu’ils n’emmerdent personne avec leur connerie.

Comme le propose François, mise en danger d’autrui… paf amende dans la tronche. Dans le même genre les stations propices au ski extrême pourraient créer un forfait “Ski à risque”, il suffit de faire la moyenne des coûts engendrés par ces pratiques à risques et le faire payer au prorata du nombre d’utilisateurs._ Ha ! monsieur fait du hors piste, bravo, bel équipement, monsieur a sûremment payé son forfait “Risk”… Non ? Alors c’est 692€ plus 1000€ d’amende. Nous acceptons la carte bleue…_

6)
zitouna
, le 25.01.2007 à 19:56
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Splendide article, ça donne vraiment envie de “bouffer de la poudreuse”…
Les seules expériences de hors-piste que j’ai faites étaient toujours encadrées par des professionels responsables, des gars du coin, qui connaissaient vraiment bien leur montagne et ça s’est toujours très bien passé sans “risque”, enfin pas plus que sur les pistes, voire moins, vu les malades qui déboulent à 70km/h après leur première demi-heure de surf!
Bon, maintenant, ça fait des années que j’ai plus le budget :( Profitez en bien, amis qui n’êtes pas trop éloignés des pentes, tant qu’il y a encore de la neige…
z (sinon, la bicyclette, comme sport de glisse, c’est pas mal non plus;-)

7)
Iris
, le 25.01.2007 à 20:52
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J’adore ce genre d’article très documenté (et de quelle manière!), mais aujourd’hui, je n’ai pas du tout le temps de le lire. Alors je m’y remets dès demain sans faute. Ce document mériterait d’être travaillé et commenté avec des grands élèves car il me paraît très complet, donne beaucoup d’informations tout en évitant un ton moralisateur.

8)
Emilou
, le 26.01.2007 à 09:18
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Il faut bien entendu distinguer le hors piste accompagné de professionnel d’avec celui qui tient du suicide. Bien d’accord avec alec6, qui a tous les défauts, sur cette question. S’ils veulent en découdre avec la vie c’est leur droit mais qu’ils le fassent tout seul sans prévenir et pas de faux suicide style appel aux secours.

10)
Chic
, le 29.01.2007 à 18:57
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Les commentaires de ce site sont souvent pertinents, mais en découvrant ceux qui précèdent, je ne peux m’empêcher de réagir: A François et Alec6, et autres extrêmes:

Depuis quand le ski hors pistes est amendable?… Depuis quand le fait de skier hors pistes (de manière générale) est une infraction?… Les guides et professionnels de la montagne apprécieront (j’en suis un!)

Si je développe vos résonnements, il faut également légiférer sur les toutes activités de plein air et SANCTIONNER: 1. La marche en montagne (ou commence la montagne?…)

ex.:Chaque année des personnes se perdent dans le Jura… tombent sur des sentiers… etc.. Sont-ils des têtes brûlées? Peuvent-ils monter plus haut que 1’500 m. sans un professionnel?

2. La navigation de plaisance avec un dériveur (permis non obligatoire!)

ex.: Chaque année des navigateurs périssent ou tombent de leurs embarcations… etc.. A quelles distances du bord ont-ils le droit de naviguer avant d’être considérés comme des inconscients? Jusqu’à quelle force de vent peuvent-ils sortir avant que la police CUK verbalise? Vélo tout terrain, escalade, luge,… et comme ça, je pourrais continuer pendant 3 pages!

Toutes les activités de plein air engendrent le risque, il n’est pas toujours mortel, mais peu s’avérer grave. (2/3 des accidents des personnes exerçant une activité lucrative se produisent durant les loisirs!)

Vos propos sont réducteurs et vous n’avez pas saisi la teneur de l’article de T. Besson. Il est louable de trouver des articles de ce genre, et plus ils seront légions, plus les amoureux de la nature et des activités de loisirs mesureront les risques qu’ils prennent et sauront se renseigner et réagir aux risques et danger. Il faut former et informer les utilisateurs. Il y a 15 ou 20 ans, il n’y avait que les professionnels qui pouvaient avoir des informations sur la neige, aujourd’hui, des stages, des sites et des conférences renseignent les skieurs. Les pays alpins ont gradués les risques et communiquent quotidiennement à ce sujet. (http://www.slf.ch/avalanche/bulletin-fr.html) Il y aura toujours des inconscients et il y aura toujours la fatalité, donc le risque zéro n’existe pas, mais encourageons ce genre d’initiative. Désolé pour la longueur de mon intervention Olivier PS: A propos, François et Alec6, j’ose espérer que vos familles skient casqués, car “les têtes intelligentes se…” et 15% des blessures subies par les skieurs qui ne portent pas de casque touchent la tête!

Sources à voir: SUVA (assurance accident Suisse): http://www.suva.ch/fr/home/suvaliv/beratung_selbsttest_fuer_kmu/beratung_unfallstatistik.htm?WT.svl=sub BPA (bureau de prévention des accidents, Suisse) http://shop.bfu.ch/pdf/932_68.pdf