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La Terre se réchauffe à cause de nous! Vraiment?

Introduction

Il y a quelques mois, je vous parlais du film d'Al Gore "An Inconvenient Truth" qui tirait la sonnette d'alarme sur le réchauffement climatique, ses conséquences et notre responsabilité envers ce problème .

Dans la foulée, je ne manquais pas de vous signaler que, très probablement, le film aurait ses détracteurs.

Les contradicteurs se sont fait attendre mais ils sont là et je suis bien obligé de le dire, de l'écrire ici même, ils ont quelques arguments qui font quelque peu vaciller le constat de Al Gore ou autrement dit: le fait que plus le taux de dioxyde de carbone est élevé, plus la température augmente.

Dans les lignes qui suivent, je vais brièvement et aussi bien que possible résumer ce qui trouble certains scientifiques et on verra si vous aussi, comme moi, vous commencerez à vous poser des questions.

Comprendre les causes du mal

Généralement, quand vous faites une grosse chute et que votre bras vous fait souffrir, vous n'allez pas faire une radiographie de votre jambe ou encore plus fort, faire un scan de votre cerveau. Même chose avec votre vue: si vous avez des problèmes de vision, vous irez probablement consulter un ophtalmologue avant un urologue.

Je pourrais continuer ainsi mais je pense que vous avez compris où je veux en venir.

La Terre se réchauffe, c'est un fait, mais le consensus sur les raisons qui entraînent ce réchauffement est loin d'être établi. En effet, même si le film d'Al Gore met en évidence le rapport entre le taux de dioxyde de carbone dans l'air et la température sur Terre, d'autres scientifiques ne sont pas aussi catégoriques et pour cause; ils ont d'autres idées sur les raisons du réchauffement climatique.

Mais là où j'ai été le plus surpris, c'est que ces scientifiques ne remettent pas directement en cause ces chiffres ou observations. Ils mettent en avant une série de contradictions qui font penser que le dioxyde de carbone est loin d'être le seul responsable du réchauffement climatique.

Un peu plus haut, je vous montrais à quel point les symptômes sont importants pour reconnaître une maladie et ainsi, pouvoir appliquer le bon traitement pour guérir.

Aujourd'hui, on s'excite beaucoup sur le dioxyde de carbone ou plus communément le gaz carbonique. Mais est-ce vraiment la cause de tous les maux? Est-ce que ce gaz est responsable à 100 % du réchauffement global que nous pouvons mesurer ou n'est-il qu'une conséquence de ce réchauffement? Dans tel cas, toute notre approche du problème serait-elle à revoir?

Si j'ose faire un dernier parallèle avec la médecine, c'est un peu comme si une personne ressentait de fortes douleurs à la tête et que vous lui donniez une aspirine pour faire passer son mal de crâne alors qu'il est en train d'avoir une hémorragie cérébrale. Ce traitement ne serait pas, et de loin, adapté.

Les faits

Selon Al Gore, son film ne fait que dire tout haut ce que tous les scientifiques pensent; que le consensus sur les causes et les effets du réchauffement climatique est établi.

C'est peut-être vrai, mais depuis quelques semaines, le débat fait rage et ce ne sont pas nos petits médias qui sont trop occupés à parler du tailleur de Ségo ou de la cravate à Sarko qui vont nous éclairer sur un des plus gros problèmes que notre société moderne connaisse. C'est vrai après tout, on est juste en train de parler de notre futur sur cette planète.

Bref, il faut se renseigner par soi-même si on veut suivre (survivre). Merci Internet.

Tout a commencé le 5 novembre dernier quand le journaliste Christopher Monckton a publié dans le quotidien en ligne Telegraph l'article: Le soleil est plus chaud maintenant que ces 11'400 dernières années.

Il en a remis une couche le 12 novembre en publiant le second volet de son article sous le titre: Faux problème, fausse solution.

Fondamentalement, ces deux articles proviennent d'un manifeste de 40 pages que Monckton a écrit pour appréciation et discussion avec une montagne de références.

Entre-temps, le premier article a été lu par plus de 150'000 personnes et Monckton a compilé les messages les plus relevants qu'il a reçus avec ses réponses dans un recueil qui totalise déjà 77 pages! Selon ses dires, sur les 500 e-mails reçus, 95 % font preuve de soutien sur les conclusions de son article et un tiers provient de scientifiques.

Le Monsieur est connu et pour faire taire ses détracteurs qui voudraient l'attaquer sur sa personne et non sur les faits qu'il avance, il annonce tout de suite la couleur: il n'est pas scientifique, a été un conseiller de Mme Margaret Thatcher, est journaliste, n'a jamais reçu d'argent de groupes pétroliers et n'est pas à gauche.

La polémique a tellement enflé que c'est d'abord un autre journaliste, George Monbiot, qui a, le 14 novembre dernier, répondu à Christopher Monckton dans le The Guardian au travers d'un article intitulé: C'est une façon éblouissante de démystifier la science traitant des changements climatiques. C'est aussi monstrueusement faux.

Enfin, consécration ultime ou mise au point, l'intéressé lui-même, Al Gore, répond directement aux arguments de notre journaliste dans le Telegraph du 19 novembre dernier sous le titre éloquent de: L'enjeu n'est rien moins que la survie de la civilisation humaine.

Ainsi donc, un article qui parait le dimanche 5 et 12 novembre provoque une réponse de Al Gore en personne le dimanche 19 novembre et ce, dans le même journal.

Monckton n'en reste pas là, il adresse une réponse à Al Gore quelques jours plus tard en servant un texte en lasagne (c'est-à-dire qu'il reprend chaque paragraphe un à un et y répond directement - © JCC pour cette expression).

Pourquoi remettre en question cette théorie?

Depuis longtemps, on sait que la Terre a eu des changements climatiques majeurs et durables puisque la communauté scientifique estime que la Terre a traversé une multitude de périodes glaciaires… avec autant de réchauffements plus ou moins importants alors que l'être humain n'était pas encore là.

Ce que Monckton remet en question, c'est qu'en 1996, l'ONU a publié un rapport sur le climat avec un graphique qui faisait bien état d'un réchauffement climatique mais mentionnait également un pic de chaleur bien plus important pendant toute la période médiévale (environ 950 à 1'400 après JC):

Toutefois, dès 2001, l'ONU au travers de son programme Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) abandonna ce graphique et en montra un autre très différent:

Graphiques de 2001

En haut, les 140 dernières années. En bas, les 1'000 dernières années.

On distingue très clairement que globalement, depuis les années 20, une hausse plus ou moins constante de la température avec une accélération de celle-ci depuis les années soixante-dix.

On constate également entre ces deux graphiques de 1996 et 2001, c'est que celui de 1996 fait état d'importantes hausses de température pendant la période médiévale alors que celui de 2001 les a complètement effacées!

Le plus dingue, c'est que les 6'000 carottes dans le monde font état de changement climatique important dans cette période au point que même les Andes par exemple étaient exemptes de glaces à cette époque!

De plus, Al Gore établit une corrélation directe entre le taux de CO2 contenu dans l'air et la hausse des températures. Pour étayer cette affirmation, il montre le graphique suivant:

Graphique établi grâce aux éléments extraits de la carotte glaciaire de Vostok

Ce graphique est très parlant et représente plus de 400'000 ans d'histoire climatique. La courbe rouge indique le taux de CO2 et la bleue, les variations de température. Elles semblent être totalement synchronisées toutefois, il y a un hic.

L'interprétation de ce graphique porte à conséquence puisque si on superpose les courbes, on se rend compte que le taux de CO2 ne précède pas les variations de température comme affirmé, mais les suit; entre 400 et 4'000 ans! Cette différence n'est pas insignifiante et se répète pratiquement à chaque fois.

En gros, c'est un peu comme si on disait qu'une balle tirée par un fusil à 800 mètres arrive après le son… Pas besoin d'être expert en balistique ou en acoustique pour dire que ça "sonne" faux.

Enfin, il semblerait que l'ONU soit en train de préparer un autre rapport sur le climat qui devrait sortir en février 2007 et qu'il est beaucoup moins alarmiste que les précédents. Il irait même jusqu'à dire que, dans le fond, notre influence sur le climat n'est pas aussi forte que ça!

Dans le fond, est-ce qu'on maîtrise la climatologie?

Je ne souhaite pas franchement rentrer dans une polémique stérile du style: qui a raison, Al Gore ou Christopher Monckton? Franchement, ça n'aurait aucun sens à ce stade car après avoir lu des centaines de pages de pour ou contre, je me rends compte qu'en fin de compte, personne ne sait vraiment de quoi il parle avec certitude.

Je vous entends déjà: qui est T pour dire une ânerie pareille?

Du calme, bien que mes connaissances sur le sujet ne soient pas excellentes, le sujet m'intéresse beaucoup et ce, même si je n'ai pas étudié ces matières et encore moins analysé des carottes ou des sédiments pour étayer cette affirmation.

Mais je constate une chose et cette remarque de la part d'Al Gore m'a déçu:

En gros, les trois premiers paragraphes de son intervention du 19 novembre dernier disent en substance ceci: si on publie des articles dans des revues comme Science, Nature ou encore Geophysical Research Letters, c'est parce qu'on a passé un test face à d'autres scientifiques et qu'on les a convaincus du bien-fondé de nos théories.

OK, mais puis-je rappeler à M. Gore que dans les années soixante-dix, quelques scientifiques ont publié dans ces mêmes revues des articles faisant état d'une période glaciaire imminente et que parfois, certains articles traitant d'autres sujets se sont révélés être de gros mensonges?

Depuis quand ces revues font foi comme un livre de droit?

Bien sûr, ces revues sont des références, mais en aucun cas elles détiennent la vérité au sens propre.

Il faut se rendre à l'évidence, après 150 ans de relevés précis de la température, des analyses effectuées sur des carottes glaciaires jusqu'à 800'000 ans et des Teraflops d'ordinateurs qui sont censés nous apporter une réponse parfaite dès qu'on appuie sur Enter… on est encore loin d'une bonne compréhension sur le fonctionnement de notre climat!

Enfin, pour mettre un peu en perspective ces chiffres, il faut savoir que la Terre a subi bien des changements drastiques et dramatiques au fil de son existence… alors que nous n'étions même pas là!

Préambule

Non, non, je ne me suis pas trompé de mot, je parle de préambule au moment de mes conclusions et c'est pour une raison simple:

Tous les scientifiques s'accordent à dire que la planète se réchauffe et ça, c'est un consensus. Toutefois, dire pourquoi et si c'est normal ou complètement dû à nous, c'est un pas que je ne franchirai pas car je trouve la question prématurée pour le moment.

Comme le dit si bien Al Gore, il faut agir avec urgence si nous voulons encore inverser la tendance… OK, mais sur quoi? N'y aurait-il pas plutôt urgence à réfléchir et comprendre le problème avant d'agir? C'est vrai, les ricains ne sont pas tellement habitués à cette logique et c'est bien là qu'est tout le problème!

À l'heure actuelle - et donc à notre stade de connaissances - personne ne sait réellement ce qui provoque ce réchauffement climatique et je peux vous assurer qu'à part cette histoire de CO2, il y a des dizaines d'autres théories qui n'ont pas encore été validées ou réfutées comme:

  • L'intensité du rayonnement solaire sur notre planète au cours de la vie de la Terre
  • L'obliquité de la Terre qui a une révolution d'environ 36'000 ans
  • L'excentricité de l'orbite terrestre qui varie tous les 100'000 ans
  • L'influence des nuages dans l'absorption des rayons solaires
  • L'éloignement de la Lune à raison de 3.8 centimètres par an
  • La dérive des continents
  • Etc.

Enfin, je me répète mais c'est parce que je sens qu'il y en a qui vont me sauter dessus: je suis conscient que nous avons une influence sur le réchauffement de cette planète, tout le monde l'est… seulement la question c'est combien? Est-on responsable à 100 %, 80 % ou 60 %? Auquel cas, il est effectivement urgent de faire quelque chose car nous pouvons influencer cet indice!

Ou au contraire, est-ce que nos activités influencent les températures à raison de 1 %, 5 % ou même 10 %? Auquel cas, pouvons-nous réellement changer quelque chose?

Cette question est primordiale ne serait-ce que pour une raison bête: la Chine prévoit de mettre en production 436 usines à charbon d'ici à 2012 pour répondre positivement à leurs besoins énergétiques… c'est une usine tous les 5 jours!

Admettons que nous influencions largement (>60%) le réchauffement climatique, qui va dire à 1.3 milliards de Chinois que s'ils n'arrêtent pas de croître comme nous l'avons fait dans le passé, on leur casse la gueule?

67 commentaires
1)
FT'e
, le 14.12.2006 à 00:25
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Cet article, qui exprime beaucoup de mes interrogations à ce sujet, me rappelle un autre article traîtant de la théorie des supercordes et la remettant fortement en question. Le fait est que cette théorie fait maintenant figure de référence incontournable en physique quantique et tout physicien qui ose s’élever contre se fait immanquablement descendre par la communauté scientifique. C’est fort dommage, car la recherche scientifique fonctionne de façon tout à fait comparable à un biotope : lorsque la biodiversité diminue, les capacités d’innovation et d’adaptation diminuent également, affaiblaissant le milieu. Les supercordes ont oblitéré toutes autres approches et idées. Je crains que la théorie CO2 ait les mêmes conséquences à plus ou moins court terme pour ce qui touche au réchauffement planétaire. J’espère me gourrer..!

2)
FT'e
, le 14.12.2006 à 00:27
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Et pourtant elle se réchauffe. Je me suis balladé en corsair et t-shirt aujourd’hui, dans mon bout de campagne genevoise.

3)
ToTheEnd
, le 14.12.2006 à 00:48
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FT’e: c’est marrant ce que tu me dis car j’ai voulu faire une analogie avec la physique et le Big Bang! Il y a en effet pas mal de scientifiques qui commencent à oser dire qu’il y a pas mal de trucs qui cloches dans cette théorie mais qu’il règne comme une espèce d’omerta. Personne n’ose s’attaquer à ce monstre “installé” dans le consensus par peur de voir sa carrière brisée ou tout simplement sans espoir de carrière.

Mais bon, je me suis dit que déjà que je m’interroge sur le sacro-saint CO2… il fallait pas trop pousser.

T

4)
alec6
, le 14.12.2006 à 00:55
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Christopher Monckton… mouhai ! Tu oublies aussi Michael Chrichton, une palanquée de scientifiques payés grassement par Exxon et… et… notre inénarable Claude Allègre.

Franchement TTE, les individus scientifiques ou non, criant à l’imposture, à l’arnaque ou plus simplement à la modération fondent comme neige au soleil ! Mais quand on veut faire parler de soi (entre autres) c’est un sujet porteur ! Il est facile dès lors d’aller chercher des chiffres de 1996 pour démontrer que l’on ne peut rien prévoir de sûr ! Dix ans ont passés et les forages russes notamment, en Antartique ont confirmés les liens de cause à effet entre le CO2 anthropique et le réchauffement. La NASA via le Goddard Institute et son directeur James Hansen dit la même chose.

Le nouveau rapport du GIEC ou de l’IPCC fin janvier en rajoute une couche : 1 – Les gaz à effet de serre (GES) sont à l’origine de la température de la terre (15° en moyenne), mais ça on le sait depuis longtemps et c’est grace à cette “douceur” que la vie peut exister. 2- La température augmente à une rapdité jamais égalée depuis qq millions d’années. 3 – L’origine anthropique des GES est avérée. 4 – Les modèles prédictifs s’affinent et en bref nous sommes mal barrés.

Remettre en cause ce qui es malheureusement une évidence sert les intérêts des pétroliers, pas autre chose. Dans tous es cas de figure il ne faut pas oublier que nous sommes dans un monde fini. Fini dans le sens où les ressources naturelles ne sont pas infines et où, quoi que l’on fasse elles seront appelées à disparaître. Par là, croire que note monde peut vivre ad vitam dans le dogme de la CROISSANCE est une belle connerie.

5)
vibert
, le 14.12.2006 à 01:11
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… il reste en effet certains scientifiques pour nier l’évidence (l’évidence est que la terre se réchauffe plus vite depuis le début de l’ère industriuelle et que nous en somme directement responsables). Comme il existait dans les années 50 des médecins qui recommandaient de fumer de temps en temps ! Ou d’autres aujourd’hui même, pour défendre l’idée que le vin est un aliment (ça n’arrive qu’en France) et qu’on peut en consomer sans risques quelques verres par jours (idée que beaucoup d’autres médecins combatent).

Ainsi va le progrès scientifique : ce n’est qu’avec le tmps que se forge le savoir…

Au bout d’un certains temps : certaines évidences ne peuvent plus êtres niées ! L’idée que la terre est ronde a mis du temps à s’imposer ! Mais personne ne peut le nier aujourd’hui (tout juste peut-on nier sa parfaite rotondité) ! Je suis personnellement convaincu que : le rapport de cause à effet entre le développement industriel et le réchauffement global sera très vite de ces véritées incontournables qui ne pourront pas être niées !

Voire même : qu’il sera peut-être interdit de nier… pour des raisons morales ! Un révisionnisme écologique qui sera peut-être un crime d’ici une ou deux générations ! Car si l’on en croit les projections : les cataclismes écologiques qui pourraient subvenir d’ici 50 ou 100 ans (si l’on ne fait rien pour les empêcher), dépasseront en mortalité tous les holocaustes et toutes les guerres de l’humanité réunies… Et c’est notre génération et celle de nos parent qui n’auront rien su faire (alors que nous savions tout) qui seront considérés comme coupables…

Bref, nous verrons bien… Ce que nous savons bien pour l’instant : c’est que de rares scientifiques sponsorisé par des multinationnales du pétrole, sont les dernier (et les seuls) à tenter de semer encore le doute, quand à la réalité des causes industrielles de cette accélération du réchauffement !

Le progrès n’avance pas sans combats… Combat des modernes contre les anciens. Et le conservatisme actuellement : c’est sans aucuns doute de dire ” On n’y peut rien, tout ça n’est peut-être pas de notre faute, laissez nous rouler en 4×4 ”.

J’ai pas mal voyagé à l’occasion de mes reportages (oui en cramant des miliers de littres de kérozène à chaque fois que je prenais l’avion… je sais) ; j’ai pas mal voyagé et j’en ai vu des vertes et des pas mures… Je vous assure que ça permet de prendre du recule. J’ai vu des bidon-villes, la nature détruite, des atoles de corail explosés à la dynamite… Et j’ai surtout vu la différence lorsque je suis retourné aux mêmes endroits quelques années plus tard ! ça aide à réflechir…

Pour savoir qui dit vrai (entre les pro et les anti), il suffit d’essayer de comprendre ou sont les réels intérets de uns et des autres pour comprendre à qui profite le crime… Nier notre implication dans le réchauffement actuel, profite à toutes les forces qui préféreraient que rien ne change (et elles sont majoritaires)…

Et pourtant cette vérité (qui dérange) parvient malgrès tout à s’imposer ! Il aura fallu la caution des scientifiques pour cela. C’est aussi ça le progrès…

6)
coacoa
, le 14.12.2006 à 01:30
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N’y aurait-il pas plutôt urgence à réfléchir et comprendre le problème avant d’agir?

TTE, je te lis bien, soit, mais dans le cas précis, je ne partage pas cette opinion.

J’avoue connaître et suivre le sujet du réchauffement climatique comme toi : en amateur intéressé.

Je me dis personnellement qu’en l’occurence, je crois que beaucoup de gens plus qualifiés que nous y réfléchissent de manière assidue, et que, d’après ce que je peux lire ici et là, la plupart des conclusions scientifiques aujourd’hui vont dans le sens de Al Gore (pour résumer).

Peut-être – je te le concède – n’est-ce pas la seule raison du réchauffement, mais peut-être que oui. Dans tous les cas, réduire notre production de polluants divers envoyés dans l’atmosphère et de CO2 à qui mieux-mieux ne peut pas être une mauvaise chose. Parce que s’il faut attendre que tout le monde se mette d’accord avant d’agir, alors autant dire que personne ne fera jamais rien.

En effet, dans l’éventualité de notre responsabilité, attendre ne peut qu’agraver les choses. Certains dans le doute s’abstiennent. En l’occurence, là, s’agissant d’une terre qui ne nous appartient pas et que nous avons à léguer à nos descendants, il est de notre devoir de citoyen de la planète d’agir – quitte à nous rendre compte, peut-être, que nous n’étions responsables qu’à moitié de ce réchauffement.

Je formule la chose autrement : je ne voudrais pas un jour, assis au bord de l’océan – sous un palmier au sommet du Matterhorn, à contempler un boat people de Hollandais au loin – entendre un de nos descendants me dire “Vous vous doutiez de votre responsabilité et vous n’avez rien fait ?”.

P.S. Au fait, rien à voir, ce Monsieur Monckton s’est-il joint à son ex-patronne Thatcher pour pleurer la mort de Pinochet ?

7)
loic
, le 14.12.2006 à 01:59
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Le doute dans la démarche scientifique est sain et nécessaire.

Mais c’est à reléguer dans le domaine de la réflexion intellectuelle.

Il faut aussi agir, et là, il n’y a que le bon sens qui tienne: principe de précaution. Et même si l’avenir nous dit que ça n’a servi à rien… et bien on aura au moins essayé.

Le bon sens, d’après moi, c’est d’arrêter de polluer (à défaut de respirer plus frais on respira quand même plus sain), de ne pas dépendre d’une ressource qui s’épuise (et la disparition du pétrole, c’est une réalité peu discutée par les scientifiques), c’est aussi avoir le moins d’impact possible sur la nature et les espèces vivantes.

8)
Ishar
, le 14.12.2006 à 02:14
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Bonjour,

Qui a raison dans cette histoire ? Finalement quelle importance ? Première évidence : la Terre se réchauffe et ce n’est pas bon pour nous. Deuxième évidence : nous ne ferons rien de vraiment sérieux avant que notre existence soit directement menacée, autrement dit nous ne feront rien avant qu’il ne soit beaucoup trop tard.

Entre temps nous aurons palabré sans fin. Un climat ça ne se pilote pas comme une machine bien docile. Dès l’ors qu’il se dérègle on ne peut pas faire grand-chose et stopper les facteurs du dérèglement ne va pas le remettre sur les rails en quelques années. C’est que ça possède une grande inertie ces choses là.

Bientôt l’humanité devra faire face à deux problèmes majeurs dus à notre incapacité de réagir à temps bien que nous sachions : le climat et la pénurie de ressources énergétiques. Ça ne va pas être facile.

Aujourd’hui, Christopher Monckton donne surtout bonne conscience à tous ceux qui n’ont pas le courage de modifier un peu leur style de vie énergivore. Il me fait penser à Tazief qui a terminé misérablement sa carrière scientifique en prétendant que les aérosols n’étaient pour rien dans les dégâts constatés à la couche d’ozone, payé par Loréal.

9)
François Cuneo
, le 14.12.2006 à 03:39
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C’est vrai que le fait que le Monsieur soit conseiller de Mme Tatcher, ce n’est pas vraiment pour me réconforter.

Très franchement, je ne suis pas un spécialiste, mais je ne fais pas trop confiance à celui-là, qui comme écrit plus haut, doit avoir quelques relations avec des affaires qui pourraient peut-être souffrir de certaines mesures anti-réchauffement.

Comme JFV en commentaire 5, j’ai aussi le sentiment d’une sorte de révisionnisme écologique.

Je me trompe peut-être, mais à tout prendre, je préfère faire confiance à ceux qui disent d’agir tout de suite, même si finalement, ça ne sert à rien. En cela, je rejoins Loic.

10)
pilote.ka
, le 14.12.2006 à 05:40
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Eh bien moi je rejoins toutes les critiques à cet article.Il y a là comme une théorie du complot qui me dérange. Je n’en dis pas d’avantage puisque ce que je pense a été dit…

11)
Okazou
, le 14.12.2006 à 06:51
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Monckton ? Foutaises, sa « thèse » !

• Quand les hommes les plus progressistes, jadis, avancaient que la terre n’était probablement pas plate, les conservateurs et les réactionnaires les accusaient de vouloir mettre à bas le dogme religieux dans lequel ils avaient établi leur croyance (Giordano Bruno).

Lorsque les progressistes ont affirmé par la preuve que la terre n’était pas plate mais ronde et le soleil au centre du monde (« E pur, si muove… »), il en était encore à prétendre qu’ils avaient tort et à les condamner (Galileo Galilei).

• Quand la plupart des scientifiques, aujourd’hui, avancent que le réchauffement de la planète est probablement dû à l’activité humaine, les conservateurs et les réactionnaires les accusent de vouloir mettre à bas le dogme économique dans lequel ils ont établi leur croyance (et dont il est pourtant démontré qu’il produit des effets catastrophiques).

Quand ces scientifiques auront démontré par la preuve que l’activité humaine est bien la cause première du réchauffement, il en restera certainement à les accuser de vouloir tuer la poule aux œufs d’or (qui ne pond que pour eux).

• Quand ToTheEnd nous dit : « qui est T pour dire une ânerie pareille? », j’aimerais apprécier la longueur de ses oreilles.

Un proverbe à la sagesse éternelle constate : « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. »

Le noyeur de chien nous apprend la règle suivie par ceux que la science et ses conclusions dérangent. Il s’agit pour eux de chercher tout ce qui peut nuire à ceux qui leur nuisent, tout ce qui pourrait, une fois savamment assemblé et présenté, apporter suffisamment de fumée, de perplexité ou de suspicion pour attirer à eux les esprits les plus faibles contre les thèses les plus éprouvées, les plus scientifiques, les plus raisonnables.

Ennemis de la raison pour leur propre compte, ils traînent les pieds sans relâche ou freinent des quatre fers, de peur qu’un bouleversement contraire à leurs fins, que l’éclosion pourtant inévitable d’un monde nouveau, moderne et juste ne leur coûte en crédibilité, en profit ou en pouvoir, incapables qu’ils sont d’imaginer pouvoir se refaire, pis ! de partager dans l’équité.

Ce qui fonde la puissance du travail du scientifique c’est la force même de la nature, la nature de la nature : l’absence d’intention. Ce qui fait l’escroc intellectuel (le zouzou de Thatcher) c’est l’intention qu’il cherche à étayer. La crapule insinue, le savant démontre ou se fait humble.

Le monde n’est pas une marchandise.

12)
Cheg
, le 14.12.2006 à 07:15
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TTE>

Tu cherches une excuse pour pouvoir porter de la fourrure=? parce que la chinoise en a acheté trois? alors tu tentes de nous convaincre que l’animal n’a peut-être pas besoin d’autant de poils en été..

Encore deux ou trois graphiques et quelques citations scientifiques, le tout bien présenté dans un joli dossier, et tu finiras pas nous faire croire que les iraquiens possèdent des armes de destruction massive.

Essaie encore.

14)
Sparhawk
, le 14.12.2006 à 07:43
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Ça me fait penser à un livre lu il y a 3 ans, Climat de Panique de Yves Lenoir (scientifique et ancien militant de Greenpeace) paru aux Editions Favre . Il y a démonte, preuves à l’appui, tous les arguments de ce qu’il appelle “le lobby climatique” et propose un modèle climatique étonnament clair et logique. Concernant le réchauffement, il ne le nie pas, mais met en lumière d’autres causes, comme la surconsommation d’eau aux fins d’irrigation. Son livre commence par une analyse du climat de la Terre si on lui enlevait ses gaz à effet de serre et les surprises commencent car on peut voir que ces derniers abaissent la température. En fait, ce qui nous pend au nez, ce serait plutôt un nouvel âge glaciaire, à l’image du film le Jour d’après, seulement que cela ne prendra pas 2 semaines, mais un ou deux siècles.

15)
Cheg
, le 14.12.2006 à 07:44
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Climat sceptique: les infos scientifiques sur le climat que vous ne lirez nulle part ailleurs.

on s’est bien compris..

16)
Yip
, le 14.12.2006 à 08:31
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Là je suis totalement d’accord avec toi pour dire : personne ne sait comment le climat marche vraiment, il y a déjà un moment que je lis des trucs dans ce sens, en particulier à propos de l’absorption du CO2 par les océans, du trou dans la couche d’ozone etc…

Il y a trop de facteurs non maîtrisés pour se prononcer pour ou contre et (peut-être pour me rassurer), je continue de penser que la situation n’est pas aussi catastrophique que certains nous le disent. Ce qui ne m’empêche pas à mon niveau, de tout faire pour éviter les CFC, le gaspillage d’énergie et de jeter ou faire jeter des immondices n’importe où.

Bravo en tous cas pour ton honnêteté, et je finirais même par un compliment rare (très) dans ma bouche : ça c’est du journalisme ! C’est finalement ce que je préfère sur Cuk, les rédacteurs n’hésitent pas à rectifier lorsqu’ils se sont trompés ou ont un doute à propos de leurs précédentes affirmations, ce dont l’immense majorité des soi-disant professionnels ferait bien de s’inspirer.

17)
Roger Baudet
, le 14.12.2006 à 08:59
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Joli article TTE !

Je ne me sens pas assez compétent pour dire qui a tord ou qui a raison. Je sais juste que les êtres humains aiment le catastrophisme et depuis ma petite enfance j’entends que, pour des raisons qui changent de temps en temps, nous courons à la catastrophe et que tout va s’écrouler.

Bien sûr, il ne s’agit pas de rester les bras croisés le sourire béhat, mais je ne pense pas que les gouvernements “ne fassent rien” (en tout cas en Europe). L’honnêteté intellectuelle impose d’écouter tous les arguments. J’apprécie donc le courage de TTE dans cette Humeur.

18)
nautilebleu
, le 14.12.2006 à 09:07
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Je tenais à préciser une chose concernant les gaz à effet de serre: contrairement à ce que l’on croit habituellement, ils ne réchauffent pas la Terre mais la refroidissent. Dans les années 60, un calcul — incorrect — de l’effet des gaz à effet de serre sur la température avait conduit à une augmentation de la température moyenne de 33°C par rapport à une Terre sans effet de serre (+15°C en moyenne au lieu de -18°C.)

Cependant certains facteurs n’avaient pas été pris en compte et en réalité, sans gaz à effet de serre, la température au niveau du sol serait dans les 400°C. Seulement voilà, alors qu’il fallait expliquer au plus grand nombre que nous devions réduire notre production de gaz à effet de serre, ce calcul complexe et à priori illogique semblait trop abhérant, alors nous continuons à proférer le mauvais calcul initial.

En ce qui concerne l’impact de l’Homme dans le réchauffement climatique, il me semble que nous devons dépasser le clivage oui/non. Même si l’Homme n’est pour rien dans le réchauffement actuel, ce même réchauffement a un impact très important sur nos vies, et tous les moyens pour le limiter sont bons. C’est un peu comme si nous disions à propos de la peste que puisque c’est le rat qui porte les puces, ça ne sert à rien de chercher un médicament pour guérir l’Homme atteint par la maladie.

Le réchauffement climatique va probablement bouleverser les vies de millions voir de milliards de gens (y compris si au final, le réchauffement se traduit par une baisse des températures du genre “Le Jour d’Après”.) Or, depuis que l’Homme est l’Homme, il a toujours cherché à s’isoler de l’impact de la Nature. Tout ce qui permettra de le limiter ou de retarder ses effets me semble bon à prendre. Et plus tôt nous nous y prendrons, plus ce sera facile il me semble.

Cela ne doit pas non plus nous aveugler. Il est bien possible comme le dit JF Vibert qu’un révionnisme écologique se développe. En tout cas, il est évident qu’il y a un lobbye tout aussi puissant qui gagne à ce que l’on change nos pratique, tout autant que le lobbye pétrolier gagne à ce que l’on ne change pas nos habitudes: par quoi remplacerons-nous les centrales au charbon, car il est clair que la baisse de la consommation ne suffira pas (nucléaire, éolien, usine maréemotrice) ? L’industrie automobile pas vraiment en pleine forme apprécierait sans doute que les consommateurs, massivement convaincu que leur véhicule à moteur à explosion doit être remplacée, achète des voitures électriques/à pile à Hydrogène/etc.

19)
alarache
, le 14.12.2006 à 09:12
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moi ce que je vois c’est qu’après 2 000 ans on a démonté point par point LE livre, la bible, alors qu’à l’époque c’était parole “d’évangile”: tout ce qui est dedans est vrai. Et bien il reste des millions de gens qui y croient et qui même se font la guerre pour ça….

Alors que dans cette histoire de Dieu, il n’y a qu’une chose à retenir (et qui est oubliée): aimez votre prochain, on est tous frère.

Là il ne faut retenir qu’une chose: modérons notre impact écologique: on saccage tout, nous les occidentaux! Après que ça réchauffe la planète ou pas, on s’en fou! En tout cas ça supprime les forêts, fait progresser les deserts, dépeuple les océans….

Donc l’écologie = oui et urgement, le réchauffement climatique? on verra bien si c’est vrai mais c’est pas très grave.

20)
Inconnu
, le 14.12.2006 à 09:21
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Ce qui est sûr, en plus des autres dangers, c’est que l’on respire de plus en plus de quantités incroyables de CO2 et autres produits chimiques (ou que l’on avale avec notre nourriture), qui ne sont pas vraiment conformes au bon fonctionnement de nos poumons, de notre sang, de notre cerveau, de notre pensée.

On pourrait aussi poser la question: sommes-nous tous des drogués? Y compris des drogués par les images.

Quand j’écris: “je” pense que…Est-ce bien moi qui pense ou 10 % de moi, le reste venant de toutes les infos plus ou moins triées? Il suffit d’observer, pour des cas extrèmes, certains ados accrocs d’internet ou de jeux videos…

Jusqu’à quel point je suis “libre” dans ce que “je” pense?

Finalement, ce n’est pas si simple. Il y a plein d’autres “facteurs”, n’est-ce pas Mr Hulot?

21)
popey
, le 14.12.2006 à 09:50
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Bonjour,

Je n’ai pas eu le temps de fouiner suffisament pour me faire une idée sur le sujet de cet article, mais pour moi, une chose est sûre :

Qu’on participe à 42.37% ou à 100% au rechauffement climatique, la sur-consommation d’énergie et la polution à tout vas sont de vrai problèmes, il est hors de question d’attendre qu’un débat sans fin finisse pour s’en préoccuper !

En gros, on est en train de bousiller notre planète, et l’aspect changement du climat n’est qu’une facette du problème (pas la plus simple, ça, c’est sûr).

A ce niveau, je suis en désacord total avec la fin de l’article : “N’y aurait-il pas plutôt urgence à réfléchir et comprendre le problème avant d’agir?”. Non. Il y a urgence à agir, ne serai-ce que pour les autres facettes du problème. Et si ça a une influance positive sur le problème du climas, ça n’en est que mieux. De toute façon, ça ne l’empirera pas.

Cordialement,

jérôme

24)
JIC
, le 14.12.2006 à 10:13
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Je ne suis pas spécialiste de climatologie ou autre mais je me rappelle bien d’un article dans une revue scientifique sur les glaciers. Il était comparé des photos de glaciers alpins prises aux alentours de 1900 avec d’autres prises vers 1950. Et il était très visible un recul important de ces glaciers. Je ne me rappelle plus à l’époque comment on expliquait la chose mais il n’était pas question de rejets massifs de CO2, de sur consommation d’énergie ou autre pollution. Alors ? activités humaines causes du réchauffement climatique ??

25)
Karim
, le 14.12.2006 à 10:27
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Le génialissime Stephen Hawking a la solution : il suffit de nous introduire dans un vortex spatio-temporel et de gagner une autre planète vivable. Évitons simplement d’embarquer les conseillers de Thatcher avec nous… Sauve_qui_peut

26)
Mirou
, le 14.12.2006 à 10:48
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Attendre de savoir pour bien agir, effectivement.

Mais comme dans le cas présent les gens qui cherchent à savoir (les scientifiques) et ceux qui doivent agir (les politiques et les citoyens) ne sont pas les même, je pense qu’ils peuvent chacun travailler de concert avec des intruments différents, non ?

Alors continuez à chercher, et nous, pendant ce temps, commençons à agir !

27)
Manu75
, le 14.12.2006 à 11:09
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Voire même : qu’il sera peut-être interdit de nier… pour des raisons morales ! Un révisionnisme écologique qui sera peut-être un crime d’ici une ou deux générations !

J’espère que cela n’arrivera jamais. Si je peux défendre cette idée pour des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, il n’en est rien pour la science. Cela reviendrait à écarter tout esprit critique …

A mon avis, ce ne sera qu’avec des articles comme celui-ci, celui de Monckton et des films comme celui de Al Gore que nous arriverons à comprendre un peu ce méchanisme. Mais surtout évitons la pensée unique.

28)
Inconnu
, le 14.12.2006 à 11:12
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C’est la Terre qu’on assassine.

Et oui, la réalité est dure : le réchauffement climatique est en marche, et, comme d’habitude, est dû probablement pour une partie naturelle et pour une partie artificielle, je veux dire humaine.

Comme j’aimerais que ce fut un cauchemard et que l’homme n’y soit pour rien ! Qu’est ce que ça m’arrangerait bien ! J’aimerais bien qu’on me dise à propos de la vague culpabilité qui me taraude : « Mais non, ce n’est pas de ta faute, t’inquiète. ». Alors il est sûr que le moindre avis d’un Monckton me redonne espoir, me remplit d’aise et me déculpabilise. « Ouf, ce n’est pas de ma faute ! », « En fait, ces c—-rds de scientifiques et d’écologistes ne sont que des pisse-vinaigre qui veulent m’empêcher de pouvoir consommer à mon aise… ! ».

Car le danger, nous en sommes d’accord, ne vient pas de la dénégation ou pas du problème en soi, mais des conséquences, à savoir le relâchement de l’effort écologique qui n’en est qu’à ses balbutiements, de l’instauration d’une nouvelle civilisation basée sur le respect : respect de la nature et, par là même, celui de l’homme.

Evidemment qu’il faut combattre avec la dernière énergie les « révisionnistes » écologiques, arrière garde dangereuse et pitoyable d’une société à bout de souffle !

Altermondialisme qu’y disaient… L’écologie comme une alternative au capitalisme…

« La Terre est notre Grand Mère »

29)
benben
, le 14.12.2006 à 11:22
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je n’ai pas lu tout les commentaires de chacun, mais je tenais juste a dire qu’il y a un dossier consacré au echauffement planetaire dans le dernier Sience&Vie

30)
FT'e
, le 14.12.2006 à 11:23
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Bon, par rapport à l’écologie de façon générale, une chose est sûre en tout cas: c’est pas très intelligent de “brûler” notre environnement à un rythme accéléré, CO2 ou pas CO2, réchauffement ou pas réchauffement. Il est clair que nous allons dans le mur si la consommation énergétique continue à croître indéfiniement.

Pour ma part, j’ai adopté quelques principes simples pour limiter mon impact écologique: rien que des ampoules économes type PL, tubes et autres LED. J’ai éliminé tous les halogènes et incandescentes de mon habitation depuis belle lurette et je fuis systèmatiquement ces types d’éclairages lorsque j’achète des lampes. Et justement, il se trouve que j’en ai plein à acheter maintenant, ayant déménagé depuis peu dans une maison toute neuve. Maison qui se trouve être chauffée à distance par le système CADIOM, qui, à défaut d’être écologique, est en tout cas moins dramatique que le chauffage au fioul. La pose de capteurs solaires pour l’eau sanitaire est en projet. J’ai également éliminé tous les ordinateurs de bureau pour ne plus m’équiper qu’en ordinateurs portables ou tout au moins construits comme des portables (genre Mac mini). Un Quad Xeon bouffe plus d’énergie que 4 Mac mini ensemble, et il se trouve que 4 Mac mini ensemble offrent plus de puissance pour le type de travail que j’effectue (développement, compilation distribuée sur un cluster de minis). Moins d’énerdie et plus de puissance. Et moins de bruit ! Qui dit mieux ?! J’éteins systématiquement ma télévision également, avec son interrupteur. J’ai un wattmètre que j’utilise régulièrement pour vérifier les consos en charge et à vide. C’est con, mais le transfo pour charger mon Natel consomme 15 W que le Natel soit branché dessus en charge ou sans le Natel. Pas laisser la chose branchée surtout !

Mais toutes ces petites actions ne suffisent certainement pas, et je roule malgré tout en voiture, je prends l’avion pour aller en vacances et généralement pas tout près, et je vais en tout cas une fois l’an aux US, en Californie, et et et. C’est épouvantable lorsque j’y pense.

31)
ToTheEnd
, le 14.12.2006 à 13:00
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Merci!

Bon, bon… je vois. Rien ne peut être remis en question, surtout pas l’évidence.

Ce qui est marrant avec certains, c’est qu’ils sont aussi obtus que ceux qu’ils décrient. Le but de cet article n’était pas de dire “chouette, c’est pas nous, il n’y a rien à faire et on peut continuer comme de rien était”. Le but c’était d’apporter un éclairage différent sur quelque chose qu’on essaie de nous faire rentrer dans le crane au forceps.

Encore une fois, personne ne remet en doute le réchauffement climatique. Personne!

Par contre, affirmer que jamais la température n’a augmenté aussi rapidement ou qu’il n’a jamais fait aussi chaud sur des millions d’années me parait hautement péremptoire pour ne pas dire fumant. Personne ne peut, à l’heure actuelle, affirmer de telles choses! Tout au plus, on peut affirmer ça sur 150 ans (date depuis laquelle on fait des relevés précis).

Ce que des scientifiques apportent de nouveau, c’est le fait que dans toutes ces études sur le réchauffement climatique, on n’a jamais vraiment pris en compte l’intensité changeante du soleil sur notre Terre. C’est aussi un fait scientifique et ce n’est que récemment qu’on a compris que notre soleil avait des cycles plus ou moins importants.

Cette discussion et l’obscurantisme de certains me font penser à quelque chose que nous avons connu “récemment” dans la physique. Je résume brièvement: Newton a défini des lois qui ont tenu bon longtemps (siècles) et quand on a commencé observer et étudier l’infiniment petit, on pensait retrouver les mêmes lois. Beaucoup se sont acharnés à faire croire que les lois définies par Newton devaient se retrouver dans l’infiniment petit… pourquoi est-ce que ça aurait été différent? Il a fallu attendre des scientifiques comme Planck pour enfin avoir une théorie qui pouvait expliquer certaines observations et modèles. Les deux mondes se côtoient mais ne sont pas régis par les mêmes lois (mécanique newtonienne et mécanique quantique).

Bref, pour en revenir au sujet, nous ne connaissons que très peu les effets du soleil sur notre Terre et c’est tout le débat auquel nous assistons. Une différence de quelques pourcents seulement suffit à réchauffer toute la planète. Alors que dans le même temps, le taux de CO2 peut doubler ou tripler et ça ne change pas grand-chose (voir l’étude glaciaire réalisée sur les Andes et qui analysent les 1’000 dernières années).

Bien sûr, un taux élevé de CO2 avec un rayonnement plus puissant du soleil aurait des conséquences encore plus dramatiques.

Enfin, pour les détracteurs les plus farouches de Monckton ou de l’économie en général, je vous trouve bien naïf. Aujourd’hui il existe déjà une bourse au CO2 et il y a déjà des gens qui s’enrichissent grâce à ce commerce! Alors si je retourne vos théories du complot “capitaliste”, je peux aussi vous dire que des industriels, états et scientifiques veulent que tout le problème soit lié au CO2 car ainsi, c’est une nouvelle économie qui est créée pour le bien et les poches de certains uniquement!

C’est pour ça que cette théorie du soleil m’intéresse car si elle est avérée, tous les milliards et efforts investis dans ce problème l’auront été pour rien car ils ne traiteront pas le problème.

J’insiste un peu, mais investir dans le mauvais remède équivaut à ne rien faire.

Mais bon, c’est vrai aussi que beaucoup aiment gesticuler pour rien.

T

32)
mouloud2005
, le 14.12.2006 à 15:03
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Merci TTE pour cet article. Ca fait longtemps que j’attends que quelqu’un ai le bon sens (et le courage) de noter les quelques incohérences qu’il y a dans le discours majoritaire. Je trouve qu’on pourrait y rajouter la théorie de l’élévation du niveau de la mer du fait de la fonte des glaciers. J’aimerais bien voir le calcul qui président à ce pronostic : en effet, depuis archimède, on sait qu’un corps flottant, quel qu’il soit, déplace exactement la masse d’eau correspondant à son poids. Un glaçon qui fond ne fera donc pas varier la hauteur de l’eau d’un mm. Il reste les glaces qui sont sur terre, dans l’antarctique (mais il me semble que rares sont les scénarios qui vont jusqu’à les faire fondre elles), et la dilatation de l’eau due à l’absence de la clim fournie par les dits glacier. Mais que ça suffisent à faire monter l’eau d’autant, encore une fois, j’aimerais bien voir les calculs. Un autre truc qui m’ennuie, dans cette histoire de CO2, c’est qu’elle pousse à oublier toutes les autres sources de pollution. Exemple les soit-disant “bio carburants”, qui si ils augmentent moins la quantité de CO2 dans l’atmosphère, sont par contre plus polluants. Et enfin, à quoi ça nous mène, au final, c’est le tout nucléaire, qui est maintenant de plus en plus considéré comme une énergie “propre”. (et la franchement, en tant qu’écologiste de longue date, je trouve quand même vachement bizarre que cette théorie du CO2 conforte un lobby qui est chez nous bien plus puissant que celui du pétrole) Bref, je suis comme toi un écologiste convaincu qui a un peu peur qu’on essaye avec le CO2 d’habillement nous présenter un arbre qui cache une forêt beaucoup plus grave.

J’en profite pour saluer FT’e, que je n’avais plus eu le plaisir de lire depuis la grande époque de fcsm et du CGVTP.

Matthieu Brunet

33)
alec6
, le 14.12.2006 à 15:57
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Mouloud2005 alias Mathieu, tu as raison la fonte d’un glaçon dans un verre ne modifie pas le niveau d’eau dans le verre, mais la fonte d’un galcier par définition situé sur la terre ferme à la différence de la banquise flotant sur la mer élève bien le niveau de la mer. Dans l’immédiat il ne faut pas trop craindre la fonte des glaciers antartiques. En revanche les dernières observations de la NASA concernant les galciers artiques (au Groenland pour l’essentiel), montrent que ce territoire perd beaucoup plus de glace qu’il n’en gagne par des chutes de neiges plus abondantes. La fonte de la glace en surface fait naître des rivières qui, s’introduisant très rapidement sous les glaciers sert de “lubrifiant” et amène les glaciers à se déplacer plus rapidement vers l’aval de leur cours… l’océan.

34)
rollon
, le 14.12.2006 à 16:40
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Mais bien sûr que c’est vrai,aussi vrai qu’il n’y avait pas d’avion au Pentagone, que les Américains n’ont pas marché sur la Lune, que Diana était enceinte et assassinée sur ordre du MI5, …

Et qu’est-ce que tu penses de l’iPhone ?

35)
jpp
, le 14.12.2006 à 17:39
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à TTE (et à tous ceux qui ont réagi) Je vous invite à prendre connaissance de la conférence donnée par le professeur le Treut à l’Ecole Normale Supérieure de Paris le 28 novembre. Ca dure 1h30 certes mais c’est clair, net et précis et ça vous enlèvera tout doute. Elle est accessible ici : http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1472 : , comme beaucoup d’autres conférences d’ailleurs. Je crois qu’il faut d’ailleurs féliciter l’ENS Paris de mettre à disposition de tous ce genre d’information, qui plus est disponible en podcast directement dans iTunes. Elle figurera en bonne place dans la mise à jour de mon site “Magnifique Jura” (http://magnijura.free.fr )qui interviendra cette nuit, rubrique “le mois nature”.

36)
FT'e
, le 14.12.2006 à 17:49
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Tiens, la taxe CO2 a été votée…

Oh, salut Matthieu ! Ça en fait une paie :)

37)
Okazou
, le 14.12.2006 à 18:30
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« Bravo en tous cas pour ton honnêteté, et je finirais même par un compliment rare (très) dans ma bouche : ça c’est du journalisme ! »

Si un journaliste me présente un graphique tel que le premier, dont on ne sait d’où il vient ni ce qu’il nous enseigne, puisque l’échelle des degrés est parfaitement muette, et que ce journaliste affirme qu’il représente « un pic de chaleur bien plus important » que celui que l’on attend et dont on ne connaît pas encore l’amplitude, que ce journaliste s’appuie sur un document aussi douteux pour pouvoir ensuite prétendre que le second graphique (de l’ONU et clair) oublie intentionnellement les valeurs du premier, je dirais que ce journaliste n’est certainement pas un journaliste ou alors les mots n’ont plus de sens et les valeurs qu’ils recouvrent non plus.

Le monde n’est pas une marchandise.

38)
Okazou
, le 14.12.2006 à 18:50
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> Couleurs-20

« Il y a plein d’autres “facteurs”, n’est-ce pas M. Hulot Besancenot ? »

Un autre monde est souhaitable.

39)
Bruxced
, le 14.12.2006 à 18:52
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C’est bien beau de réfléchir, mais si on détermine que le réchauffement est dû à 50% à l’homme, nous aurons perdu de nombreuses années à ne rien faire.

Je pense qu’il faut surtout appliquer le principe de précaution : agir car cela est de toute façon positif (adopter de nouveaux comportements plus respectueux de la nature, trouver de nouvelles sources d’énergie beaucoup plus durables,…

Cela n’empêche pas de réfléchir également. De plus, même si la Chine et les USA n’ont pas signé le traité de Kyoto, le fait que les autres pays commencent à agir les fera également mûrir.

La seule raison pour laquelle il ne faudrait pas agir maintenant est si les actions entreprises avaient un impact plus négatif à long terme que de ne rien faire, ce qui n’est clairement pas le cas.

En tout cas, je vous conseille fortement d’aller sur le site européen de “You control climate change”. Parce que parfois l’Europe sait être pragmatique et proche de ses citoyens. <ec.europa.eu />

40)
Okazou
, le 14.12.2006 à 19:01
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« L’écologie comme une alternative au capitalisme… »

L’écologie politique comme alternative au capitalisme.

Un autre monde est possible.

41)
rollon
, le 14.12.2006 à 19:44
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Ce que j’aime dans les forums et autres blogs c’est l’autisme et la paranoïa de certains dont je suis. La présentation en file chronologique y est pour beaucoup ! Si on ne précise pas clairement à qui on s’adresse, soit en le nommant, soit en le citant, c’est n’importe quoi !

Je réponds à TTE, que je ne suis pas d’accord avec sa “thèse”, d’une façon sûrement triviale, se voulant ironique.

Bingo je tombe entre deux Bige avec qui je suis assez d’accord, une fois que j’ai passé son texte dans mon Bigedekodeur V2.01 malheureusement encore en version béta.

Foudres et vociférations du Bige qui prend ça à son compte et m’en colle une tartine …

“Qu’est ce qu’il lui prend au Bige ?” me dis-je …

Je le repasse dans le soft : mince ça fonctionne aussi pour lui, parce qu’il a mis “théorie du complot” et que ça avait sauté à la traduction, on ne se méfie jamais assez des versions béta …

42)
shuffle
, le 14.12.2006 à 21:24
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Le but c’était d’apporter un éclairage différent sur quelque chose qu’on essaie de nous faire rentrer dans le crane au forceps.

Ça, désolé de te le dire, c’est typiquement le genre d’arguments qu’utilise le TCS pour justifier, par exemple, l’utilisation des 4×4 en ville ou alors pour réfuter l’utilité des mesures de modération de la circulation en ville.

A part cela, le débat que tu demandes, OUI, il faut le mener. MAIS il faut également, par principe de précaution, faire tout ce qui est possible dans l’état actuel de nos connaissances pour • limiter l’émission des gaz à effet de serre • limiter toutes les pollutions connues

Un des gros problèmes auxquels nous allons être confrontés dans les prochaines décennies, c’est le fait que les pays émergents aspirent à rejoindre voire à dépasser les pays occidentaux dans la course au profit et à la consommation. La Chine est un bon exemple.

Et là, les projections ne sont vraiment pas réjouissantes.

43)
bob
, le 15.12.2006 à 05:54
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« on va s eprendre au sérieux » même sans dekodeur, c’est magnifique ! :-)

44)
Yip
, le 15.12.2006 à 07:41
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@ Okazou

Je ne parlais pas en particulier du graphique ou des arguments cités, je parlais de la remise en question de l’article précédent de TTE par lui même. Il n’est pas l’auteur du graphique en question, pourquoi lui accorder moins (ou plus) de crédit que ses premiers arguments avancés l’autre fois d’abord par d’autres scientifiques ?

je suis comme lui, je dis juste “on ne sait pas vraiment comment tout ça marche”, certains ont des explications qui paraissent tout aussi crédibles que ceux “d’en face”, ne crions pas au loup avant d’en savoir un peu plus, tout en aménageant la campagne et en fourbissant les armes avant de faire une battue pour vérifier… okazou :-)

45)
alec6
, le 15.12.2006 à 09:49
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Merci JPP pour ton lien vers l’ENS. Je suis en train d’en écouter les conférences désormais duement répertoriées dans mes podcasts.

Pour en revenir à la controverse, voici un lien vers un article de James Hansen que je citais plus haut en référence.

46)
mathusalem
, le 15.12.2006 à 10:34
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En 1980 : confidence du drecteur de labo CNRS/CEA en climatologie Le réchauffement climatique ? que des hypothèses mais des hypothèses qui vont nous rapporter des subventions Il n’y a pas que les pétroliers pour faire du lobying !

à l’époque mathusalem était l’assistant financier et administratif de ce labo de direction

47)
Cheg
, le 15.12.2006 à 10:35
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Réchauffement ou pas, des millions investis dans l’assainissement de la planète c’est plus que bienvenu. se poser la question si c’est bien investit ou pas, je trouve complètement déplacé.

Bien-sûr, au choix je mettrais l’humain d’abbord, le tiers monde etc, mais quel intérêt me direz vous.. oui c’est du second degré.

Plus que le réchauffement , c’est le respect de la planète qui m’importe. alors si par ce biais on peut améliorer les choses je suis prenneur.

Après je vous laisse à vos théories sur qui à raison plus raison que l’autre, puisque c’est le sport favori de certains.

48)
alec6
, le 15.12.2006 à 11:34
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Je viens d’écouter l’une des conférences d’Hervé Le Treux dont JPP nous donnait le lien dans son intervention un peu plus haut.

Faites l’effort de l’écouter… elle en vaut la peine et ce n’est guère m’avancer que de dire qu’elle balaie les doutes que certains contradicteurs patentés proches de Thatcher ou d’Exxon peuvent débiter au kilomètre… Lisez aussi le texte d’Hansen. Que TTE s’en fasse l’écho n’est cependant pas sans intérêt, le doute est à la base de l’intelligence. Accessoirement cela permet aux convaincus de mon espèce d’aller fouiller, lire, écouter et essayer de comprendre d’abord et d’expliquer ensuite le bien fondé de ces thèses…

Je le répète, l’origine anthropique du réchauffement avéré de notre planète est de moins en moins mis en doute par l’univers scientifique… Il en restera toujours qq uns… à l’instar des parasites, ils permettent de renforcer les défenses des organismes !

49)
mouloud2005
, le 15.12.2006 à 13:58
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Alec6 : mais l’arctique, ce n’est pour ainsi dire que de la glace qui flotte, justement. Enfin, y’a bien des bouts de Groenland, d’Alaska et quelques îles russes, mais ça va pas péter loin. Donc si l’arctique fond, ça va pas faire bezef en montée des eaux (où encore une fois, je veux bien voir le calcul). Le seul endroit où il y a beaucoup de glacier “non-flottant”, c’est en antarctique, mais là, personne ne dit que ça va fondre.

FT’e : ouaip, tu m’étonne que ça fait un baille ! on était de sacrés défricheurs de l’internet, à l’époque ! :+)

50)
zitouna
, le 15.12.2006 à 18:47
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On n’est pas certain que l’amiante soit d’un quelquonque danger, continuons à en mettre partout (et à nous en mettre pas de l’amiante, du pognon plein les fouilles au passage) jusqu’à ce que la dangerosité de ce produit entièrement naturel soit scientifiquement prouvée par l’unanimité de la communauté scientifique, là, on avisera…
z (à bicyclèèèèèteuuuu, sans Tom-Tom)

51)
Tom25
, le 15.12.2006 à 20:37
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Salut au Jurassien :-) Très bien ton site, je vais y mettre un lien depuis le mien. Je note qu’on parle d’écologie, mais que ce qui nous ennuie le plus c’est de savoir qui nous entube, les pétroliers ou les nouvelles entreprises qui florissent grâce aux écotaxes ? Mais nous, vous et moi, qui on entube ?

Ce que je crois, c’est que nous réagissons tous car nous nous demandons si nous ne vivons pas au dessus de nos moyens (ressources, et capacité de la terre à absorber nos rejets). Avons nous le droit de prendre notre bagnole pour faire 1 km alors que cette énergie aurait pu servir à cultiver un champs chez ceux qui ont faims. A chaque fois on reparle de poltique dans ce genre de sujet car l’énergie, on la prend à nos enfants, mais on la prend aussi à nos voisins.

Alors, même si on me fait culpabiliser à tord, je crois que même si la planète n’est pas en danger (mais encore une fois je pense que si), on a de toute façon tout un tas de bonne raison d’avoir honte de ce qu’on “bouffe” en une journée (je n’entends pas là que la nourriture). J’ai fait un calcul, qui doit être sur mon site, mais voici en gros le résultat : si nous avions une armée d’esclave qui pédale 24h/24 pour produire de l’énergie, et que nous nourissions ces esclaves en pâtes crues (pas de dépenses d’énergie pour les faire cuire), que nous ne dépensions rien pour ses gens (aucun soins etc.), ça nous coûterait plus cher en paquet de nouilles qu’en kwh EDF !

Ensuite, il faut ajouter toutes les énergies qu’on a bouffé dans sa journée, le gasoil de la bagnole, l’élect pour la télé, la lumière, le Mac etc., et on convertit tout ça en nouille crue. Ca en fait des camions de nouilles, rien que pour nous !

52)
Saluki
, le 15.12.2006 à 21:18
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Bon.

L’iPhone: dois-je ou non l’acheter?

Est-ce que ça va amener Starbucks à reconnaître l’origine de son café Ethiopien?

Dois-je me pendre pour la théorie des cordes?

Je crois …que je crois encore au Père Noël.

54)
ToTheEnd
, le 16.12.2006 à 15:12
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Bon, j’ai un peu fait le mort mais cette semaine, ça a été le délire! Depuis dimanche dernier, je n’ai pas dormi plus de 20 heures, fait 1’500km en voiture pourrie (Laguna pour ceux qui ne suivent pas) et autant d’apéro…

Je vous le dis, décembre dans les télécoms, c’est l’enfer!

Tout d’abord, merci à jpp pour son excellent lien que je viens de me taper et que tout le monde devrait voir, il n’est pas aussi long que ça puisque l’intervention du professeur Le Treut dure 60 minutes (pas 90). Bon, c’est moins “pédagogique” ou “ludique” que le film d’Al Gore, mais c’est extrêmement intéressant.

Quoi en dire? Il va de soi que passé une soirée avec Le Treut serait intéressante et pour peu qu’il aime la fondue chinoise et le bon vin. On pourrait même s’entendre sur beaucoup de choses car il me paraît évident que même lui définit cette science [climatologie] comme extrêmement complexe et relativement nouvelle.

Toutefois, Le Treut focalise à 1’000% sur le CO2 et toutes ses conséquences et jamais on ne parle d’autre chose et c’est ça qui me gêne.

Pourtant, il y a une loi de la physique qui est assez simple et on peut la résumé ainsi: tout corps soumis à une radiation chauffe. Bien sûr une multitude de facteurs rentreront dans l’équation pour savoir combien de “lumière” ce corps absorbera et combien il en réfléchira.

Ce que son intervention nous apprend, c’est que nous vivons dans un monde ou écosystème extrêmement fragile. Moins de 1% de notre atmosphère est responsable de l’effet de serre ce qui a permis à la Terre d’être ce qu’elle est aujourd’hui avec nous dessus!

Ce qui m’a frappé dans les propos de Monckton, c’est que ce n’est pas tout. Que si le soleil irradie la Terre un tout petit peu plus, l’impact sera aussi extrêmement important sur les températures.

A ma connaissance, mais j’aimerais bien être contredis avec un lien ou une référence, il n’y a pas d’étude sur l’intensité solaire sur ces 10, 100 et 1’000 dernières années.

Aujourd’hui, l’énergie moyenne qui atteint la Terre (à un mètre du sol) tourne autour de 340 Watts par m2 et on en rejette environ 100. Mais juste avant de rentrer dans l’atmosphère, c’est 1’360W/m2 qui arrive sur Terre. Par conséquent, tous les gaz qui composent l’atmosphère nous protègent également. Bien sûr, l’effet de serre augmentant, on en rejette moins et par conséquent, on réchauffe encore plus l’atmosphère.

Mais encore une fois, que dire si le soleil depuis 50 ou 100 ans irradie plus la Terre? Comment pourrait-on regarder dans le passé pour voir l’effet sur Terre à sa surface mais surtout dans l’espace pour pouvoir réaliser un différentiel au cours du temps?

Si un tel calcul était possible, on pourrait réellement comparer l’évolution des températures avec celle du CO2 et ainsi déduire à quel point nous sommes responsables de cette augmentation!

Sur ce, je dois vous laisser car je dois aller faire des achats pour un autre apéro ce soir à la maison!

T

PS: petite étude sur les radiations solaires du National Physical Laboratory de Grande Bretagne… très intéressants.

55)
alec6
, le 16.12.2006 à 16:14
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Salut TTE,

Si tu vas sur le site de l’ENS dont provient la vidéo de Le Treut tu y trouveras d’autes conférences du même auteur, dont une, “podcastable” dans laquelle il parle de tous les facteurs (pas Besancenot, hein !) à l’origine des changements climatiques survenus dans l’histoire de la Terre, cycles solaires entre autres.

C’est par là Il suffit de cliquer sur “environnement”… Il s’agit de la conférence du 11 novembre.

Bonne écoute, tu y trouveras les réponses aux questions que tu te poses et que tu as légitimement posées.

56)
Okazou
, le 16.12.2006 à 18:09
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Je ne te suivrai pas sur la piste de Jonas, Bige-53, même si Heidegger n’a pas sur moi le pouvoir de répulsion qu’il semble provoquer chez Denis Collin, que j’apprécie par ailleurs et dont la conclusion de la critique sur « Le principe responsabilité » s’achève sur cette merveilleuse phrase qui résume parfaitement ce que je pense : « ce texte [de Jonas. O.] a le gros avantage – pour qui veut le lire au deuxième degré [!. O.] – de montrer de manière presque pure comment la fascination/crainte devant une technique hypostasiée [prise pour ce qu’elle n’est pas. O.] va de pair avec la nostalgie de la religion et l’irrépressible désir de l’abdication de la raison. » phrase qui se trouve confortée par « Les sociologues qui ont étudié le phénomène ont bien montré comment les sectes les plus délirantes aussi bien que les mouvements intégristes religieux recrutent massivement non chez les ignorants mais chez techniciens fascinés par leur propre technique au point d’en faire un véritable fétiche. »

Prudence, donc, plus que méfiance, vis-à-vis de ces cultes évidents ou camouflés. Croire, c’est renoncer à penser. Vigilance !

Je dois dire que cet « irrépressible désir de l’abdication de la raison », cette suggestion, en filigrane, instillée par nos démons intimes, ce travers partagé par tous contre lequel l’homme qui n’abdique pas se bat résolument, avec constance, pour rester homme, est bien de notre temps. Il constitue de plus en plus la norme, pour notre malheur. C’est sur cette corde que les libéraux adorent jouer. C’est là-dessus qu’il faut se battre pied à pied. La confusion, introduite ici par ToTheEnd, n’est plus permise.

Ne te méprends pas sur mes intentions, Bige, je ne réclame, au bout du compte, qu’une planète en harmonie (hommes compris, bien sûr !), tout simplement en équilibre, et ne m’attaque avec entêtement au libéralisme qu’au nom de cette harmonie qu’il détruit chaque jour un peu plus au nom sacré d’un dogme qui n’est en rien une pensée, en rien un projet constructif, en rien une solution, en tout le problème actuel. Il fut d’autres fourvoiements, en d’autres temps ; aujourd’hui, l’erreur, la tare, elle est là.

Cette quête d’harmonie, ce désir d’équilibre, je les trouve personnellement chez Michel Onfray qui est à mes yeux le philosophe de notre époque. On en a un, c’est une grande chance, j’en profite !

57)
bens
, le 18.12.2006 à 11:33
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“Croire, c’est renoncer à penser”

Mouais, le genre de phrase à déchaîner les passions. Le catholique qui est en moi se taira ici pour des raisons faciles à comprendre. Disons simplement que, comme tu le soulignes, Okazou, ce sont nos démons intimes, nos peurs ou notre paresse intérieures qui nous poussent à renoncer à penser, se contenter de suivre ou rester sur place, en propre à démissionner de notre appel à la vie, mais certainement pas la croyance religieuse en elle-même. La foi implique la confiance, qui n’est en rien un suivisme, car il s’agit d’une confiance active.

Du reste, que la science (tout comme la politique) devienne croyance est effectivement la plus mauvaise chose qui puisse lui arriver. Elle doit rester ce qu’elle est: un service rendu à l’humanité et à sa dignité. Ceci requiert la rigueur, la remise en question, l’imagination, le désir du bien. Et c’est souvent là que le bas blesse: la connaissance du vrai bien de l’homme. Lorsqu’un scientifique, consciemment ou non, piétine ce bien, n’est plus au service de la dignité de l’homme mais au service d’autres forces (qu’elles soient financières ou autres), il déséquilibre l’harmonie et la paix. L’harmonie et la paix ne peuvent être qu’actives sous peine de se laisser piéger.

La recherche du vrai bien est première à toute démarche scientifique. Et bien entendu, là comme en tout, le doute est permis. Merci à TTE pour l’article.

58)
Okazou
, le 19.12.2006 à 02:49
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> Bens-67

Hormis sur la croyance, à mes yeux parfaitement inutile, nos points de vue s’accordent. Pourquoi donc t’encombres-tu de croire ? Mais ne rentrons pas dans le débat, il ne mènerait à rien.

Comme tu le fais, je remercie ici notre ToTheEnd international sans qui le monde ne serait qu’ennui !

Le monde n’est pas une marchandise.

59)
alec6
, le 19.12.2006 à 15:45
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Le 4e rapport du GIEC (IPCC en anglais) est sous presse et sera public fin janvier. Vous pouvez dores et déjà en lire un très bref résumé dans le numéro de janvier de La Recherche. Article signé Sophie Coisne.

Pour faire bref : tout se confirme et rien ne s’arrange.

– le réchauffement par augmentation des GES est avéré ;

– son origine est bien anthropique ;

– le climat est plus sensible que prévu à cette modification ;

– les modèles et projections suggérés depuis 15 ans sont validés ;

– entre 1990 et 2005, l’augmentation de la température a été de 0,2°C (initialement prévue entre 0,15 et 0,3°C);

– le réchauffement global serait au minimum de 2°C (projection revue à la hausse depuis 1995).

En conclusion (personnelle) il serait temps de ne plus prêter attention aux élucubrations des Michael Chricton, Claude Allègre, Christopher Monckton et autres agités de la sous pente en manque de reconnaissance pour se concentrer sur les solutions à apporter au plus vite, que ce soit à notre petit niveau ou à une échelle plus globale.

60)
alec6
, le 19.12.2006 à 17:55
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Dans ce même numéro de la Recherche, un petit article sur un bouquin (en anglais) de Lewis Wolpert à propos de la croyance et de son produit dérivé, la religion : “Six impossible things before breakfast”.

L’article est d’Olivier Postel-Vinay :[Lewis Wolpert] part d’une analyse de nos croyances dans la vie quotidienne.En tant qu’individu j’ai besoin de croire être ce que je pense être, de croire avoir fait ce que je pense avoir fait, de croire que mes proches sont ce que je crois qu’ils sont, de croire que mes idées morales et politiques sont les bonnes. J’ai besoin de croire, en particulier que tel état, tel événement, est dû aux causes que je lui impute. Mes croyances sont indissociables des arbres de causalité que je me construit. Il me faut croire que je suis un être cohérent et que le monde qui m’entoure a un minimum de cohérence. Le fait que mes croyances soient fausses ou biaisées ne pèse pas lourd face à cet impératif.

61)
ToTheEnd
, le 20.12.2006 à 12:45
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En conclusion (personnelle) il serait temps de ne plus prêter attention aux élucubrations des Michael Chricton, Claude Allègre, Christopher Monckton et autres agités de la sous pente en manque de reconnaissance pour se concentrer sur les solutions à apporter au plus vite, que ce soit à notre petit niveau ou à une échelle plus globale.

Comme je suis en vacances, tranquille, détendu et la tête dans les nuages vu que je viens de me lever, je ne vais pas contredire tes propos mais je vais te poser une simple question:

Admettons que nous soyons responsables à 100% de cette augmentation et que c’était donc dû à environ 1 milliard de personnes qui en prennent gentiment conscience, as-tu un message particulier à adresser aux 2.4 milliards de chinois et indiens qui sont en train de s’industrialiser à fond la caisse et en faisant fi d’une quelconque pollution?

Dans l’attente de ta réponse, je vais aller faire un peu de sport histoire d’éliminer toutes les toxines qui traînent encore dans mon corps…

J’imagine que mon corps est un peu comme la nature, elle me rend ce que je lui ai donné mais en moins sympa!

T

62)
Tom25
, le 20.12.2006 à 16:20
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Sur MacBioduille une fois, j’avais fait la remarque suivante : “Peut-on reprocher aux africains de ne pas respecter la nature quand ils tuent des Lions qui viennent bouffer leur gosse jusque dans leur hutte alors que nous on ne peut pas supporter 10 loups qui tueraient autant de brebis ?”. Et dernièrement, dans une émission de Thalassa sur les esquimaux, l’un d’eux a dit, suite aux reproches des européens sur cette chasse “Que l’homme blanc commence par montrer l’exemple …”.

En plus clair, pour comparer les pays par rapport à la pollution, ce serait assez injuste de notre part de ne parler que de la pollution à l’instant présent et d’ignorer la pollution engendrée ce dernier siècle. Ceci dit, les chinois et les indiens ne sont pas non plus forcés de faire les mêmes erreurs que nous au nom de la compétitivité. Ils ont bien fait des erreurs, eux, que nous ne répétons pas, nous.

Et moi aussi mon coprs me rend bien les heures passées devant mon Mac à programmer et à faire mes dossiers sur Excel. J’ai une “putain” de conjonctivite depuis 10 jours qui ne passe pas. Même avec la pommade antibiotique precrite par mon médecin. Et je me demande, la solution ne serait elle pas, plutôt que de me mettre de la pommade et de continuer à travailler devant mon écran, d’arrêter ET la pommade ET l’écran ?

C’est bien prétentieux de ma part de comparer mon oeil à notre planète :-)))

63)
alec6
, le 20.12.2006 à 22:50
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TTE !

Question très judicieuse en effet ! tout le problème est là. Il est facile d’avoir bonne conscience chez nous en marchant un peu plus à pied, en se chauffant au bois, en déjeunant bio, en dînant écolo et en soupant aux chandelles… Il est plus compliqué de convaincre les chinois de développer en priorité les transports en commun, le planing familial (pour limiter la surpopulation) et de cesser de rêver à l’Amérique ou à l’Europe.

A ce propos on se fout toujours de la gueule des zaméricains et de cinq planètes nécessaire à leur “way of life”… en oubliant que trois pour un européen, c’est déjà trois fois trop !

Ben, non, TTE, tu vois, je n’ai pas de solution miracle, ayant déjà du mal à me passer de mes deux planètes en ayant l’impression d’être un intégriste vert, sans bagnole avec trois enfants, sans vacances ou presque (la vie de free lance, ça eu payé mais ça paye plus !), à 19°C et tout et tout…

Je pense simplement que le principe de précaution ou la nécessité du pari pascalien si tu préfères, est la base d’un début de solution. Si nous montrons l’exemple au niveau européen se sera déjà pas mal comme le suggère Tom25.

64)
zitouna
, le 21.12.2006 à 11:49
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La devise de Guillaume d’Orange ne convient-elle pas à la situation?

Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer

J’aime bien cet état d’esprit
z (un verre n’est jamais à moitié vide, chez moi: soit il est plein et je le vide, soit il est vide et je le plains;o)

65)
Okazou
, le 21.12.2006 à 18:26
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Le Canard enchaîné citant Le Point  : « Beaucoup d’hirondelles traînent encore en France en ce mois de décembre. Mais aussi des roussseroles effarvattes ou encore des engoulevents. Pour la Ligue de protection des oiseaux (LPO), c’est un signe certain de changement climatique majeur. »

Si l’on peut (on en a le droit) douter des conclusions des scientifiques, il est plus difficile de douter du comportement des oiseaux. Malheureusement, ces baromètres naturel que sont les oiseaux subissent le productivisme agricole mortel et sont de moins en moins nombreux.

Le monde n’est pas une marchandise.

66)
ToTheEnd
, le 22.12.2006 à 13:14
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Oui, oui, vive l’écologie.

Une étude vient d’être publiée et elle démontre que la Prius, prise globalement (fabrication, utilisation et recyclage) est plus polluante qu’un Range Rover Sport ou un Hummer H3!!!!

Dingue.

Le Hummer plus écolo que la Prius

T

67)
stefb
, le 22.12.2006 à 23:33
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Bon, voila une étude pondue par une société inconnue, dont le président est un ancien journaliste, et la directrice n’a pas de CV.

Le président non plus, d’ailleurs: “His resume is too long and too boring to detail here, but those in the know consider it to be impressive.”

Leur étude est auto-financée et gratuite, ce qui est une première dans le monde. Et au fait, si tu habites l’Alabama, ils refusent de faire des affaires avec toi. “We do not accept business from Alabama.”

Leur rapport est basé sur le fait que tout ce qui coûte plus cher en argent coûte plus cher en énergie, je ne suis pas économiste, je vais pas argumenter la-dessus.

Ensuite, en parcourant leur rapport de 476 pages, on en conclu qu’effectivement une Prius coûte plus cher en énergie qu’un Hummer car:

“The Prius, as a specialty vehicle that is effectively unique to the lineup, does and will continue to demand repair and maintenance components that are produced in lower volume with a resulting higher-per unit energy cost.”

En effet, en utilisant des vieux composants sur des nouveaux véhicules, on réduit les coûts. De plus, comme la Prius se vends moins bien qu’une voiture classique elle coûte plus cher. CQFD. Donc, continuons a acheter des voitures avec une ancienne technologie.

“Also, since the current Prius will become “obsolete” sooner the number of cross-year components will be limited. Example: About a third of all components in a 1985 Ford F Series pickup can be used on nearly a decade’s worth of F Series trucks because of long-time consistent use of those components in manufacturing. It is highly unlikely the low-volume Prius will have such a history. “

Bon, la Prius sera obsolète avant un modèle plus ancien car la technologie va évoluer, donc elle coûtera plus cher à réparer.

“Add new technologies such as hybrid power and the need to meet the same end-use environmental demands as a non-hybrid (or full electric as the Impact was) it is no surprise that the D&D cost for a Prius is dramatically different than a comparably sized Toyota Corolla. As the figures below show, the Prius cost about $29,000 per vehicle sold in D&D energy while the Corolla was $2,600.”

On ajoute au coût de la Prius le prix du D&D (Design & Development), et le coût monte en flèche. C’est sûr que faire une voiture avec un moteur qui date de 10 ans coûte moins cher.

“As a share of a vehicle’s price, the energy cost for each model is fairly consistent in the 0.18 to 0.22 percent range. The exception is currently the Hybrid segment where administrative and related energy costs are twice the industry average. The reasons for the difference: New products and especially technologically advanced ones require closer monitoring, more customer-service staffing, increases in quality control technicians, more training for both internal (e.g. manufacturing) and external (e.g. dealership technicians) service industries.”

Toujours: une nouvelle voiture coûte plus cher à fabriquer.

L’adresse de leur site http://cnwmr.com/.

Celui-là aussi est à eux, il vaut le coup: http://www.cnwbyweb.net/

Sur ce site, on peut voir la Crown Victoria V8 qu’ils sont en train de restaurer: http://www.ebiz.netopia.com/cnwmr

Je m’auto-modère: je critiquais le journaliste qui je pensais avait recopié le communiqué de presse, mais en fait son article est pas mal.

J’ai cherché si le journal “Le Temps” avait parlé de ce rapport, mais je n’ai rien trouvé.