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Les médias, suite et fin!

Les médias, suite et fin!

Introduction

Le 23 novembre dernier, je présentais une petite humeur intitulée "Après le tabac et bientôt les McDo, les médias!".

A ma grande surprise, pas mal de gens sont intervenus dans les commentaires pour donner des avis différents et pertinents sur la question!

Quoi? Vous ne saviez pas que Cuk était muni d'une fantastique zone de commentaires et que vous pouviez directement intervenir sur une humeur qui vous touche? Mais c'est le moment de vous inscrire alors et de participer!

Bref, je souhaitais rebondir sur un certain nombre de commentaires car je trouve que le sujet n'est pas du tout épuisé.

Les lecteurs de Cuk sont-ils représentatifs de la masse?

Comme je le disais, les interventions sur Cuk sont biens souvent pertinentes et elles révèlent, généralement, une analyse pointue du sujet. Mais est-ce représentatif de la majorité des gens?

Pourrait-on dire que ce qui se passe sur Cuk est une représentation réduite de notre société?

Sans parler d'élitisme, je ne le pense pas et pour une raison simple: TF1 aurait déjà fait faillite depuis longtemps pour cause de manque d'audience.

Bien sûr, on peut aussi se demander si toutes les gens qui regardent la télé ou tombent sur un message publicitaire sont à même d'analyser ou de comprendre les images ou messages qui leur sont transmis directement et surtout, indirectement?

La réponse est certainement "non" car si le public était intelligent, malin et éveillé dans son ensemble, ça se saurait...

A raison, certains ont dit que je naviguais entre le totalitarisme ou absolutisme lors de mes conclusions qui préconisaient un plus grand encadrement des médias.

Bien sûr, j'en vois qui sursautent au fond et je comprends l'inquiétude générale: déjà que les médias ne sont plus objectifs, va-t-on étouffer les médias pour encore mieux les contrôler et par extension, encore mieux diriger le peuple?

Évidemment, la réponse est non.

Des gens s'étonnent ou sont choqués par mes solutions parce qu'elles flirtent avec le despotisme.

Mais la réalité est tout autre et permettez-moi de donner quelques exemples histoire d'illustrer un peu mieux mes propos:

L'Etat contrôle entièrement les branches de l'éducation. C'est l'Etat qui décide ce que les enfants apprennent à l'école… vous n'avez pas le choix. Peut être aimeriez-vous que votre enfant reçoive plus de cours de mathématiques, plus de théologies, etc. mais ce n'est pas le cas. Le programme est relativement semblable d'une région à l'autre.

Beaucoup ont critiqué le fait que nous jugions certains programmes de carrément "merdique". Qui sommes-nous pour juger ainsi une émission, un article ou encore une chanson?

La question est mal posée!

Chacun d'entre nous peut aimer faire quelque chose d'idiot, voire merdique. Après tout, le divertissement n'est qu'une simple affaire de goût et nous nous devons de respecter le goût des autres.

Toutefois, proposer tous les jours de nouvelles émissions dans le seul but d'attirer plus de monde en faisant appel à la paresse, la peur ou au ridicule de l'être humain, c'est un peu l'angoisse!

Définir des limites!

Aujourd'hui, vous ne pouvez pas rouler à n'importe quelle vitesse malgré le fait que même une Smart peut rouler jusqu'à 150 Km/h. Vous ne pouvez pas non plus retirer de l'école votre gamin qui a 11 ans pour le faire travailler ou rien faire du tout. Vous ne pouvez pas non plus acheter de la cocaïne légalement à votre hypermarché du coin.

Toutes ces limites ont été introduites pour des raisons évidentes, protéger autrui.

Probablement qu'un pilote de Formule 1 qui conduit une Smart à 150 Km/h est bien meilleur au volant que Monsieur Tout le Monde. Certainement qu'un père "chef d'entreprise" prendrait soin de son fils et de son éducation en le nommant "directeur délégué" dans son entreprise dès l'âge de 11 ans. Enfin, il y a assurément des gens qui prennent de la cocaïne et qui l'assume plus ou moins bien.

Le problème n'est pas dans les exceptions, mais bien dans la généralité.

La société a définit un certain nombre de limites, un cadre en fait, dans lequel on peut évoluer.

Et définir des objectifs!

Après les limites, définissons les objectifs à atteindre.

La télévision reste pour le moment le plus universel et le plus puissant moyen de communication au monde puisqu'on compte 5 télévisions pour 7 habitants dans le monde contre 1 accès Internet pour 7 habitants.

Je ne parle même pas de la facilité d'accès et de l'interface d'une télévision, elle a encore un siècle d'avance sur Internet et nos ordinateurs.

La télévision n'est pas un problème ou une plaie comme certains l'ont dit. C'est tout simplement un outil de communication génial car il est identique ou presque dans le monde entier.

Si vous ne me croyez pas, essayer de mettre une TV chinoise dans les mains d'un français et faites la même chose avec un ordinateur... même un gosse de 2 ans sait manier une télévision!

Donc, claironner fièrement qu'on n'a pas la TV ou qu'on ne l'a pas vue depuis 10 ans est pour le moins ridicule parce qu'en somme, il y a comme un exploit ou une prouesse à effectuer cette acte.

Est-ce que ça serait carrément héroïque de dire que je vis dans une grotte, que je ne lis rien, écoute rien et vois rien? On aurait vraiment une belle société avec des héros comme ça!

Définir des objectifs et se donner les moyens de les atteindre, c'est bien là tout le défit qui nous attend pour la société de demain.

Si on veut que les masses soient mieux informées, j'utiliserais même le mot "éduquées", il faut s'en donner les moyens et ça passe par s'occuper de ce que 80% des gens font de leur temps libre.

Il ne me parait pas très relevant de décrire ou montrer les morts sur les routes tous les jours alors que dans le même temps, 2 milliards d'automobilistes n'ont pas eu d'accident.

Dire tous les jours que pour septembre 2006, 21.6% des jeunes sont sans emplois en France est-il plus relevant que de dire "78.4% en ont un"!

Je ne dénigre aucunement le problème, mais me demande si les médias ne devraient pas insister sur les 78.4% des jeunes qui ont trouvé un emploi. Comment ont-ils fait? Quels trucs ou astuces ont-ils utilisé? Qu'est-ce qui leur a permis de sortir du chômage? Etc.

Non, le problème, c'est qu'il y en a 21.6% qui n'ont pas trouvé.

Si on me permet encore une analogie avec les enfants, c'est un peu comme si vous ne faisiez que constater les mauvais résultats de votre progéniture après qu'il vous ait présenté son carnet de notes.

Quel enseignement en tirerait-il? Si 80% des notes sont bonnes, serait-il juste de focaliser sur les mauvais résultats uniquement? Ne serait-il pas opportun de se baser sur les bons résultats pour améliorer les mauvais au travers de cours d'appui ou des cours particuliers par exemple?

Les différences entre une éducation positive et négative

Enfin, beaucoup on également critiqué ma vision "positive" des évènements et je comprends cette remarque.

C'est vrai après tout, vu le bordel qu'on met sur cette planète, c'est qu'une question de temps pour que tout nous pète à la gueule! Il n'y a rien de positif dans tout ça!

Si vous n'avez pas encore appuyé sur la gâchette, essayons d'avoir un autre état d'esprit:

Il est vrai que des politiciens ont introduit cette notion comme on applique un bandage sur le pied alors qu'on a mal à la tête. Toutefois, si vous montrez encore un peu de patience, je vais vous démontrer la différence fondamentale entre une approche positive et négative d'un problème.

L'exemple le plus facile qui me vient à l'esprit et que tout le monde pourra comprendre aisément est lié au sport.

Jamais, sauf incident, vous ne verrez quelqu'un gagner alors qu'il se voyait perdant. Jamais il ne gagnera si son entraineur ne fait que lui pointer les fautes qu'il commet sans les corriger. Jamais il n'obtiendra un bon résultat s'il pense qu'il n'atteindra jamais l'objectif fixé.

Sauf incident, la vie s'articule autour des mêmes principes. Vous ne passerez jamais une bonne journée si vous pensez que jamais rien de bon vous arrivera, que le bonheur c'est pour les autres et que dans le fond, vous n'avez jamais de chance.

Par conséquent, se délabrer l'esprit devant son poste de télévision 80% de son temps libre, c'est un peu le génocide en masse de votre positivité!

Je sais, j'exagère... mais si peu. Tout le monde a une fois ou l'autre eu quelqu'un autour de lui qui se plaignait tout le temps, à longueur de temps.

Comment vous êtes-vous sentis le jour où ça c'est arrêté?

Épilogue

Il faut être franc, échapper à la facilité, ce n'est pas toujours aisé car c'est tellement plus simple de prendre sa bagnole pour faire 300 mètres, c'est tellement plus facile de prendre l'ascenseur que de monter 2 étages à pieds, c'est presque naturelle de mettre son ordinateur en veille toute une nuit plutôt que de l'éteindre et perdre 49 secondes le lendemain en l'allumant.

Et je ne parle même pas de la publicité qui pour certains est le mal incarné, le truc qui nous tue!

Le seul problème, c'est que si la publicité n'existait pas, nous aurions tous un PC et Apple aurait fait faillite après sa première et délirante publicité télévisée de 1984.

La publicité ou la réclame, tout comme le marketing, sont des éléments essentiels à nos existences non parce qu'ils nous endorment ou empêchent de réfléchir, mais parce qu'ils nous font découvrir d'autres choses que nous n'aurions pas connu autrement.

Maintenant c'est clair, une pub pour de la lessive reste de la pub inintéressante à souhait... mais une pub pour de la lingerie reste enchanteresse!

En occident, nous avons la chance de vivre en démocratie et pouvons voter, choisir et avant tout, réfléchir. Il appartient à chacun de faire la distinction entre l'information et l'endoctrinement commercial, idéologique ou religieux.

Parfois, nous devons tout simplement aider les autres à faire la distinction entre ces deux buts et ce, même s'il faut un peu se battre avec la télécommande!

T

38 commentaires
1)
ptit tom
, le 29.11.2006 à 01:05
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Je n’interviendrai pas sur le fond, vu que je n’ai pas lu l’article original, et que lorsqu’on essaie de l’atteindre, on arrive toujours sur le même article, soit celui du 29 novembre. Simplement, au ton général, une remarque: le public, les gens, les consommateurs, les citoyens (chacun son approche) SONT intelligents! Le rapport des gens au média est toujours plus complexe que ce qu’on voudrait croire, et les différentes études qui ont été menées (notamment celles du CEVIPOF) montrent un recul permanent du public à ce qui est montré à la télévision. Nous sommes beaucoup à être des “natifs” de la télévision (tiens, je repense au générique de Dream On, pour les connaisseurs), et nous sommes TOUS capables d’en saisir les ficelles. Ça ne veut pas dire que nous faisons systématiquement cet effort! Certes, c’est toujours plus facile d’accuser la télévision que nos propres aspirations… … Ce qui ne m’empêche pas de militer, personnellement, pour l’interdiction des publicités à destination des enfants, à l’image de ce qui se fait dans la majorité des pays nordiques. Mais là, c’est une question de principe.

Non, en fait, je ne voulais pas parler du fond (tiens, pour changer, j’ai parlé sans savoir ce qui était au fond… mauvaise habitude, tiens), mais de cette phrase:

Dire tous les jours que pour septembre 2006, 21.6% des jeunes sont sans emplois en France est-il plus relevant que de dire “78.4% en ont un”!

Oui, je sais, c’est futile, mais alors ça, pour le coup, c’est un affreux anglicisme, et là ça y est, je suis choqué. “pertinent”, en français…

Au fait, merci pour les articles polémiques!

2)
Après JC
, le 29.11.2006 à 01:15
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Le seul problème, c’est que si la publicité n’existait pas, nous aurions tous un PC et Apple aurait fait faillite après sa première et délirante publicité télévisée de 1984.

La publicité ou la réclame, tout comme le marketing, sont des éléments essentiels à nos existences non parce qu’ils nous endorment ou empêchent de réfléchir, mais parce qu’ils nous font découvrir d’autres choses que nous n’aurions pas connu autrement.

C’est curieux, depuis la naissance de la “réclame” c’est toujours le même argument… Franchement, en quoi les pub de voitures ou de lessives nous informent-elles de quoi que ce soit? Non, elles cherchent à nous convaincre qu’on est pas un homme sans voiture…

Quand à Apple, je crois sincèrement que sans le matraquage publicitaire de Billou (qui consistait à nous “informer” de l’existence de machine moins chères – sans préciser aussi moins belles, moins utiles…), les qualités des ordinateurs Apple auraient eu leurs chance de se faire mieux connaitre.

Et plus on a d’argent, mieux on peut “informer” le plus de gens.

Les “informer” que la machine qu’ils utilisent avec satisfaction tous les jours est obsolète, ringarde, et qu’il faut vite en changer pour être à la page (et faire monter le tas de déchêts mondial).

Soyons réalistes: il ne s’agit pas d’informer mais de vendre et, pour cela, de frustrer, de faire envie, de flatter… que des sentiments nobles!

3)
ToTheEnd
, le 29.11.2006 à 01:35
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J’ai corrigé le premier lien, merci.

ptit tom: je signale qu’il existe quelques études qui démontrent que, par exemple, plus tu regardes la TV et moins tu as de chances de faire des études… si on doit faire l’addition des études pour et contre, je pense qu’on est encore là dans 4 mois…

Après JC: dans les années 80, Microsoft n’avait pas assez d’argent pour faire de la pub… c’est IBM qu’il l’a fait pour eux. J’ai pourtant bien précisé que les pubs pour la lessive n’étaient pas très “intéressantes”. Le fait est qu’il y a des pubs qui sont intéressantes et même, qui informent sur quelque chose de nouveau.

Tout est dans l’équilibre! Est-ce que de regarder LCI ou CNN toute la journée t’informe vraiment sur ce qu’il se passe dans le monde ou quand on te montre 20 fois en une heure les scènes d’un attentat, est-ce le signe d’une bonne information?

Trop d’infos tuent l’info et trop de pubs tuent la pub. C’est un fait mais c’est 2 problèmes différents.

T

4)
Okazou
, le 29.11.2006 à 06:23
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« Dire tous les jours que pour septembre 2006, 21,6% des jeunes sont sans emploi en France est-il plus relevant que de dire “78.4% en ont un”!

Je ne dénigre aucunement le problème, mais me demande si les médias ne devraient pas insister sur les 78.4% des jeunes qui ont trouvé un emploi. Comment ont-ils fait? Quels trucs ou astuces ont-ils utilisé? Qu’est-ce qui leur a permis de sortir du chômage? Etc. »

Je ne savais pas qu’après analyse de la société d’aujourd’hui il pouvait encore se trouver quelqu’un pour croire que le chômage de ces jeunes est de leur propre fait, de leur inaptitude propre à ne pas savoir trouver un emploi, de leur incapacité à trouver les « trucs et astuces » qui leur permettraient de trouver l’emploi que les autres, eux, ont bien su trouver. Si ce n’est de la naïveté alors c’est du foutage de gueule !

Ces 21,6% de jeunes chômeurs, on n’en veut pas. Ils sont en trop. Les accepter, les faire entrer dans le système économique foutrait tout par terre. C’est ça, un système économique vérolé, ça a de ces exigences et de ces effets… Nous avons connu des périodes de plein emploi, avant que la société libérale n’impose sa stratégie de destruction sociale. Le plein emploi, c’est tout de même le moins qu’une société digne, respectueuse, équitable et juste puisse garantir à ses membres, non ?

Alors, tant qu’une société organisée autrement, visant des objectifs humains et non financiers, n’aura pas atteint la cible naturelle du plein emploi, il faudra bien porter son attention sur le nombre de victimes à sortir de la catastrophe libérale. Où as-tu vu, ToTheEnd, les secours s’intéresser davantage aux survivants qu’aux victimes ? Si les secours « positivaient », imagine un peu les dégâts ! En matière de secourisme de catastrophe l’important, c’est de trouver rapidement le type qui meurt si on ne lui applique pas tout de suite un point de compression. Il n’y a là-dedans aucune notion de vision négative ou positive susceptible de changer quoi que ce soit au problème dans un sens ou dans l’autre. On est froidement efficace ou le type meurt. Point.

On pourrait croire, ToTheEnd, que comme beaucoup – mais pas tous – tu es toujours dans la position de celui qui n’accepte pas la réalité des faits et cherche encore et encore à fuir vers des possibles optimistes. Attention, c’est là que s’amplifient les ennuis.

La réalité est tellement indigeste que tu cherches s’il ne resterait pas un petit cachet, au fond de la boîte, pour faire passer tout ça et oublier l’acidité de ton estomac.

L’ulcère est bien là, pourtant, et si tu ne retrouves pas rapidement une objectivité froide et une lucidité de maître zen, tu cracheras le sang avant longtemps. C’est pas le potard, qui te sauvera avec ses pillules miraculeuses mais le chirurgien avec son bistouri. Et plus tu attends, plus tu risques ta peau.

Fume un pétard, c’est plus simple et pas moins efficace. Pas plus, non plus.

Cela dit et toute plaisanterie mise à part, la société est ainsi faite – et l’homme qui la compose – qu’il lui est plus facile d’atteindre ses objectifs lorsqu’elle sait, à la fois qu’ils sont réalisables et qu’elle veut, qu’elle est décidée à les réaliser.

Rien, là-dedans, de positif. Poser une question, c’est enclencher le mécanisme qui mènera à la réponse et Descartes est toujours là pour nous rappeler sa méthode.

Je ne te suis pas du tout dans ton exemple sportif. Le type qui fait son 110 m haies a été programmé. Chaque pas, chaque geste à été mesuré, calculé. Il sait le nombre de pas à effectuer entre chaque saut. Il sait même le nombre d’inspirations à prendre et quand les prendre. Le type, il ne pense qu’à ça : reproduire au mieux son programme en donnant tout ce qu’il peut pendant un peu plus de dix secondes de sa vie. Pour cela, il est hyperconcentré mentalement pour oublier tout doute qui pourrait l’assaillir. De la technique, encore de la technique, toujours de la technique. Formaté, le bonhomme. Du métier.

Un exemple appelant souvent un contre-exemple, je peux te raconter la sinistre histoire d’un menuisier débarquant un jour chez moi pour changer le parquet. Jamais je n’ai vu un type faire ainsi la gueule deux jours durant sans jamais émettre le moindre sourire. Ce type bossait pour son père et détestait ce qu’il faisait. Il arrachait le vieux parquet sans humeur et sans hargne, avec simplement le dégoût débonnaire de celui qui n’y a jamais cru. Il calait puis vissait ses lambourdes sans hâte particulière, s’assurant avec détachement des niveaux et alignements. Le voyant se saisir de son pistolet à air comprimé pour fixer les lames sur les lambourdes, je me disais qu’il allait se défouler avec son puissant cracheur de pointes. Eh bien non. Efficace dans son mépris, il ne lâchait sa pointe qu’à bon escient, froidement.

De fait, ce type, refaisait mon parquet parce qu’il fallait le refaire. Pas pour se faire plaisir et sans doute encore moins pour me faire plaisir. Pourtant, son boulot fut irréprochable et le résultat parfait. Pas une ombre au tableau. Pas un mot non plus.

Quand on fait ce qu’on a à faire, qu’importent les états d’âmes ! L’important, c’est de faire.

Ah, oui, il serait tout de même un peu temps que tu abandonnes ce point de vue incroyablement archaïque sur la publicité. « si la publicité n’existait pas, nous aurions tous un PC et Apple aurait fait faillite après sa première et délirante publicité télévisée de 1984. » Si l’information avait été respectée et partant avait été crédible, tout le monde aurait su qu’un Macintosh sous Mac OS était bien meilleur qu’un PC sous Windaube. Pas besoin de se faire embobiner par la pub, même « bonne », même venant d’Apple. Malheureusement, la publicité que tu soutiens si bien a tué l’information. Depuis que l’information s’est vêtue des oripeaux de la pub, on n’y croit pas plus qu’on ne croit à la pub elle-même.

Croire, c’est renoncer à penser.

5)
Alain Le Gallou
, le 29.11.2006 à 08:37
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Donc, claironner fièrement qu’on n’a pas la TV ou qu’on ne l’a pas vue depuis 10 ans est pour le moins ridicule parce qu’en somme, il y a comme un exploit ou une prouesse à effectuer cette acte.

Je n’ai jamais eu de TV de ma vie. Je suis donc ridicule, merci pour cette amabilité.

Je sais, que la totalité d’un journal TV a moins d’information que la première page d’un journal écrit.

Voir la gueule du présentateur 80% du temps du journal TV ne m’apporte aucune information sur le sujet.

Je sais que plus un produit est mauvais, plus il faut faire de la pub pour le vendre. Donc, corollaire, je fuis les produits qui font de la pub.

etc etc

6)
elektrikpepper
, le 29.11.2006 à 08:39
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Oh que c’est facile de montrer le doigt quand on veut parler de la lune…Ca s’appelle du populisme.

En tout état de choses, je constate qu’entre la vue “positive” et “négative”, notamment entre une classe moyenne à aisée et les laissés pour compte, existe un subtil équilibre, nourri et entretenu par des médias abrutisseurs (100 chênes TV chez cablecom ou swisscom???), équilibre qui évite l’éclatement d’une “révolution” (française) qui ferait tomber littéralement des têtes…

Il est vrai que c’est plus facile de se réjouir de ce qui va bien et de soutiens-gorges (ça aussi c’est du populisme), plutôt que de se poser la question du “pourquoi ça va mal (ou pas bien, dans le sens positif)?”, même s’il s’agit d’une “minorité”.

Facit: Verre à moitié plein ou à moitié vide? La vraie question est: voulons nous le vider ou le remplir, ce verre? Et une fois répondu à cette question, que mettre en oeuvre pour le faire au niveau économique, social et environnemental, en même temps, et non pour le plaisir d’une élite, mais pour la plus grande majorité, en protégeant les plus démunis et faibles du système.

En tout cas, j’espère que l’on répondra en coeur “remplir” (et je m’y emploi par l’engagement politique). Il y a un moment où il en va de la “conservation” de notre espèce…tout simplement.

7)
Mirou
, le 29.11.2006 à 08:50
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Je n’ai jamais eu de TV de ma vie. Je suis donc ridicule, merci pour cette amabilité.

Je ne pense pas que tu sois ridicule. Nous on a réfléchi presque sérieusement à ce sujet pendant au moins 3 minutes, de savoir si on allait se désabonner au cable.

Honnêtement, on regarde la télévision (dans certains milieux c’est d’ailleurs pas très bien vu, ça !!!), mais pas tant que ça.

Mais la télévision est un “phénomène social” qui rassemble tellement de gens, que de ne pas la regarder de temps en temps, j’aurais la sensation de manqué un wagon….

8)
jeando
, le 29.11.2006 à 09:03
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+ 1000 avec Okazou

C’est son avis qui devrait être publié comme article …

9)
ToTheEnd
, le 29.11.2006 à 10:01
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Evidemment, une journée sans dénoncer tout le capitalisme et tous les travers qui en découlent n’est pas une journée… tu es journaliste?

Mais oui, la société et surtout moi, ne voulons pas de ces 21.6%… on préfère qu’ils foutent le feu à tout parce qu’ainsi, on peut en foutre en taule et surtout, on peut reconstruire derrière avec ceux qui ont du boulot… et les patrons touchent 2x plus pour le même boulot.

Pas un mot sur un système éducatif qui est peut être dépassé ou inadapté, pas un mot sur le fait qu’un type de BAC+3 sache à peine écrire, pas un mot sur le fait qu’un pourcentage de ces gens ont à peine 1’000 mots pour s’exprimer (rapper pardon)… le seul problème, c’est le capitalisme.

Enfin, tu dois être fort en pétanque ou je ne sais quel “sport” tu pratiques en Bretagne car penser qu’on devient bon juste parce qu’on a été programmé ou parce que c’est du métier… ça dénote bien le monde en noir ou blanc dans lequel tu vis.

Des sportifs qui s’entrainent 8 heures par jour, il y en a des millions. Des sportifs qui finissent sur la plus haute marche du podium devant tout le monde, il y en a qu’un par discipline.

Si gagner n’était que lié à un entrainement, ça se saurait… sauf pour toi.

legallou: ma remarque s’adressait à ceux qui s’en vantent… est-ce que tu te vantes de ne pas regarder la TV? Que dirais-tu d’un type qui se vante de ne jamais lire? Enfin, à quel point la première page d’un journal est meilleure qu’un téléjournal? Personnellement, entre un qui pointe à 1/20 et l’autre à 2/20, c’est vrai qu’on peut se demander lequel choisir.

elektrikpepper: comme je l’ai dit, le but n’est pas de dénigrer ou ignorer le problème, mais bien d’avoir une approche différente dudit problème dans le but de le régler.

jeando: repasse vendredi, normalement je mets en ligne une interview avec Jésus… tu pourras mettre +1’000’000.

T

PS: je précise que pour l’histoire du BAC+3, je ne savais pas vraiment grand-chose sur ce terme avant que je ne doive travailler avec un gars qui avait cette mention dans son CV. Pour moi, avoir un BAC était équivalent à une maturité fédérale en Suisse. Depuis, j’ai compris que même un BAC+8 ne voulait pas dire grand-chose en soi mais qu’il fallait savoir sur quelles études était basé ce “grade”. Enfin, le mot “relevant” apparait dans le TLFI et est le synonyme de pertinent.

10)
Benlop
, le 29.11.2006 à 10:55
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Tout à fait d’accord avec ToTheEnd sur le problème de l’emploi des jeunes.

Quand je vois ceux qui sont engagés dans la licence d’anglais que je fais actuellement… ils sortent tous du bac, voire bac “européen”, ou spé anglais, et alignent à peine quatre mots par phrase.

Quand je vois la misère intellectuelle ambiante, ou au moins ne serait-ce que ce fichu refus d’écrire correctement, autrement qu’en sms… “Ba pk jecriré otreman??” Parce que le jour où tu seras face à un employeur, si tu écris comme ça, tu vas pas faire long feu.

C’est encore la solution de facilité qui l’a emporté, on ne prend même plus la peine d’écrire correctement, et ce n’est pas ce système éducatif dont le seul but déplacé est de donner le bac au maximum de jeunes qui va y remédier.

11)
Après JC
, le 29.11.2006 à 12:22
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Après JC: dans les années 80, Microsoft n’avait pas assez d’argent pour faire de la pub… c’est IBM qu’il l’a fait pour eux.

Bon… et qu’est-ce que cela change? Que l’argent vienne d’IBM ou d’un autre, l’argent est seul nécessaire pour imposer largement un message. Que ce message soit vrai, faux, biaisé…

J’ai pourtant bien précisé que les pubs pour la lessive n’étaient pas très “intéressantes”. Le fait est qu’il y a des pubs qui sont intéressantes et même, qui informent sur quelque chose de nouveau.

Combien? Combien se limitent-elles à nous “informer”?

“Il a la voiture, il aura la femme” (slogan de mémoire): c’est de l’info?

La pub ne se contente pas de nous informer pour mieux nous laisser choisir ensuite! Son but n’est pas de convaincre que tel produit/bien/service est mieux qu’un autre, son but est de le faire acheter. Elle doit donc influencer, c’est à dire abolir le discernement. En ce sens, l’esprit critique est son ennemi naturel.

Est-elle malgré cela un élément indispensable à une société “libre” (= non “planifiée”)? C’est possible. Mais elle s’appuie sur la partie sombre des Hommes.

J’ajoute que, quand bien même il existe des pubs “informatives”, leur finalité reste de faire acheter, de pousser à consommer, toujours plus, même sans besoin réel. Donc à jeter, polluer… gaspiller, sans considération de notre environnement et des ressources (finies…) de la planète qui a permis la vie. Une sorte de lent suicide inconscient.

12)
VRic
, le 29.11.2006 à 13:43
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En occident, nous avons la chance de vivre en démocratie et pouvons voter, choisir et avant tout, réfléchir. Il appartient à chacun de faire la distinction entre l’information et l’endoctrinement commercial, idéologique ou religieux.

Il n’y a pas de rapport particulier entre occident et démocratie. C’est de l’endoctrinement, justement, et l’occasion de profiter de ta capacité “occidentale” à réfléchir pour jeter un œil à La démocratie des autres de Amartya Sen, qui l’explique très bien en moins de 90 pages, merci à mon papa de me l’avoir prêté.

si la publicité n’existait pas, nous aurions tous un PC

Moi pas comprendre : pas eu besoin de pub pour choisir un Mac. Quand la question s’est posée, j’ai observé des Macs, observé des PC, et choisi un Mac quand j’ai eu fini de rire, comme 70 à 80% des archis de l’époque en France avant que l’équipement se “généralise” selon des modes décisionnels totalement différents. Et c’est là la clé: l’achat d’un Mac est infiniment plus souvent le résultat d’un choix informé que celui d’un PC. La pub c’est le contraire. Donc ton argument sent le poisson.

Le succès commercial du PC sous ouin est assez communément entendu comme celui du non-choix: quand le “grand public”, c’est-à-dire la part non spécifiquement informée sur un domaine particulier, s’est ou a été équipée, le processus du choix raisonnable individuel et informé a été remplacé par le “bon sens” populaire, qui comme chacun sait vaut nib. Hi. Ça s’est passé au début des années 90, où il se trouve qu’Apple faisait la sieste ou des conneries, alternativement, ce qui n’a certes pas aidé.

et Apple aurait fait faillite après sa première et délirante publicité télévisée de 1984

Ah, je comprends. En fait tu as bu :-) Si je te suis bien, tu expliques que si la pub n’existait pas, Apple l’aurait donc inventée en 1984 et puis pouf, oubliant de breveter l’immense potentiel de ce puissant concept, serait morte de chagrin. Ou alors ta phrase n’a aucun sens.

Je n’ai jamais eu de TV de ma vie. Je suis donc ridicule, merci pour cette amabilité

Boah, kestananafout de ce que TTE pense de toi? Je n’ai plus de TV depuis longtemps et quand mon copain Ju m’en donne, je les distribue aux volontaires. Eh ben toute remarque sur ce sujet glisse sur moi comme le pastis sur le glaçon: c’est pas le glaçon qui se trouble.

Ceci dit il y a d’excellentes choses à la TV, mais ce n’est pas vraiment à ça que sert la TV: la qualité de certaines productions est un effet de bord, un dommage collatéral.

Je sais que plus un produit est mauvais, plus il faut faire de la pub pour le vendre. Donc, corollaire, je fuis les produits qui font de la pub.

Ça ne marche pas. Il te faudrait fuir tous les produits, car industrie et commerce emploient des clones tous convaincus des mêmes lois “naturelles”, dont il se trouve que fait partie la manipulation mentale renommée com, pub et autres brillantes terminologies dignes des IUFM.

Reste la possibilité de choisir ceux qui en font le moins, mais pas tant pour la raison que tu invoques, qui est incertaine (les fabricants d’outils chinois à 10 balles ne font aucune pub et c’est quand même de la merde), mais pour celle-ci, qui elle est parfaitement établie: c’est toi qui paies la pub dans le prix du produit, donc moins il y a de pub, plus tu as de produit pour ton argent (aux marges près, mais ça ça échappe de toute façon à ton contrôle au moment de l’achat).

Que dirais-tu d’un type qui se vante de ne jamais lire?

De se présenter aux élections US? Tu serais surpris de la quantité de gens pour lesquels “intellectuel” est péjoratif, même en Europe, et de plus en plus depuis que le PC se minusculisant, il ne fait plus office de centre culturel et librairie de prêt auprès des classes dites “populaires”, ce qui accessoirement ne veut pas dire grand chose.

(upd — oui, heu, PC : Parti Communiste, hein, soyons pas niais)

Enfin, à quel point la première page d’un journal est meilleure qu’un téléjournal?

Ah celle-là c’est une facile : elle est meilleure en ce qu’il y en a d’autres derrière.

“Ba pk jecriré otreman??” Parce que le jour où tu seras face à un employeur, si tu écris comme ça, tu vas pas faire long feu.

Non : parce que si tu écris comme ça, tu n’as pas compris le concept de langage.

Mais c’est intéressant de constater le recentrement des priorités: l’humain n’est plus doué de langage, il est employé. Cool. Vivement la fin du monde.

13)
jeannot35
, le 29.11.2006 à 14:02
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“Il faut être franc, échapper à la facilité, ce n’est pas toujours aisé car c’est tellement plus simple de ….”. “ah! ça c’est ben vrai!” comme disait la Mère Denis de la pub…. C’est la première fois que j’interviens sur ce site alors que je le consulte depuis longtemps. C’est souvent la paresse qui m’a empêché de réagir et souvent aussi le sentiment que finalement cela ne va pas servir à grand chose, qu’il y en a d’autres plus malins et plus lettrés qui sauront dire ce que je pense! Bref de mauvaises excuses. De plus il faut être court dans les commentaires et c’est un peu frustrant. Je voulais te dire, cher chroniqueur, que je suis tout simplement d’accord avec ton analyse. Je suis même très content que quelqu’un ait pu exprimer aussi facilement et avec beaucoup de pugnacité et de clarté ce que je pense. Ce sentiment, je l’ai déjà rencontré plusieurs fois dans les posts de François. Alors, messieurs, chapeau bas, continuez! Je ferai juste un petit commentaire sur “l’usage de la tété”. L’enseignant que je suis resté pense que la pédagogie et donc l’école, lieu d’exercice, doivent apporter les clés pour un usage intéressant de ce média, par contre apporter les clés pour empêcher la paresse naturelle me paraît plus difficile. Et l’on continuera à voir des gens préférant se taire (c’est en effet plus simple et plus confortable) et donc être complice! Je vis cela régulièrement dans les réunions de type associatif, institutionnel ou professionnel et j’enrage… c’est vrai que ce n’est pas facile de se montrer et de défendre une idée surtout quand elle semble minoritaire. Mais je me suis rendu compte au fil des expériences que c’était nécessaire car l’intervention permet à l’idée au départ minoritaire de faire sa place et parfois de devenir majoritaire…. le silence (un peu lâche disons le) ne le permet jamais.

14)
Blues
, le 29.11.2006 à 16:00
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Je n’ai jamais eu de TV de ma vie. Je suis donc ridicule, merci pour cette amabilité

rien à avoir, faut pas se sentir visé / perso j’ai bien la tv, mais j’ai décidé il y a 3 ans de cela, de ne plus la regarder; chose que je n’ai aucune peine à faire – à part évent. un bon p’tit dvd tous les 2 mois -, et si je n’avais pas “famille”, je l’aurais mis à la poubelle/donnée depuis longtime; d’ailleurs je me tape de ce qu’on en pensera ou dira (mes enfants pas forcément).

Pour le reste des médias, l’info, la pub, etc.. ils me scient trop le caramel comme ça… alors, je préfère me tenir à l’écart des “mauvaises influences”, donc pour moi les médias = faut trier en bonne conscience !

15)
alec6
, le 29.11.2006 à 17:31
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Encore une fois j’arrive un peu tard et il est difficile d’en rajouter une couche.

Néanmoins, juste une petite remarque sur le chomage des jeunes. Que l’on puisse montrer du doigt certains individus qui en “profitent” comme on dit… certes, tout le monde a dans sa fouille quelques exemples de proches ou connaissances qui n’en foutent pas une rame et qui “en profitent”. Soit. Mais généraliser à l’ensemble de la “corporation” est un peu, rien qu’un peu, hein, fort de café !

Il est tout de même curieux de constater que dans les années 70, le chômage se baladait en dessous du demi million d’individus alors que la prise en charge de ceux ci était bien plus intéressantes pour les bénéficiaires qu’aujourd’hui. Etonnant non ? D’autant plus étonnant que les allocations ont diminuées proportionnellement au nombre de chômeurs. En toute logique, si ces derniers sont responsables de leur situation comme cela est sous entendu par beaucoup, les payer moins devraient les remettre sur le droit chemin et ne plus les indemniser du tout devrait les faire disparaître !

Raté ! Ca cloche quelque part! le problème est donc ailleurs, il semble donc logique que les médias se penchent sur les 21,6% restés sur le carreau. Manque de pot ce n’est pas pour essayer de comprendre pourquoi ils n’ont pas d’emploi, ou pourquoi ils n’en n’ont plus mais pour les montrer du doigt ou a contrario pour glorifier les “malins” qui en ont trouvé, les “malins” qui créent leur entreprise… ce qui revient au même, le problème EST le chômeur et non l’emploi.

Est-ce une vision “positive” ou “négative” ? Je ne le crois pas. C’est une vision biaisée qui fait oublier les raisons foncières du problème.

Le problème est de considérer les individus comme une ressource parmi d’autres ressources. La fameuse “ressource humaine” en concurence avec les ressources financières, les ressources énergétiques ou de matières premières ou produits semi-finis. Dès lors la ressource humaine est une variable d’ajustement au même titre que les autres pour fournir les fameux 15% de bénéfices en fin d’exercice. D’autre part les lois du marché étant ce qu’elles sont, toutes ressources doit sa valeur à son degré de rareté. Ce qui est rare est plus cher que ce qui est abondant… basique ! Si le travail est rare, donc s’il y a du chômage, les travailleurs sont abondants et donc moins chers… et les bénéfices conséquents !

D’où la nécessité d’avoir un levier modérateur en la présence du chômage. En d’autres termes le plein emploi est la pire des choses pour la bourse. Si le travaileur est rare il est donc plus cher et s’il est plus cher, les bénéfices sont moins importants ! CQFD

16)
ToTheEnd
, le 29.11.2006 à 17:53
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Merci!

Alec6: très bien expliqué et j’adhère totalement… mais je crains que ton message ne passe au-dessus de la galaxie à certain!

Pour les autres, il y a une seule chose qui manque à votre description de la publicité et de ses processus: le flingue sur la tempe des gamins quand vous arrivez à la caisse du magasin (dans le cas où vous ne dépensez pas assez) ou la descente de la “Brigade de la Consommation” à votre domicile dans le but de détruire tout votre mobilier (du coup, il faut en racheter).

Je ne vais pas me battre. Si pour vous, tout ce qui va mal dans cette société c’est la pub qui obéit à l’argent, qui obéit aux patrons et qui obéissent au Dieu Capitalisme.

Pas de problème, ça me va et je trouve que c’est bien qu’on vous donne accès à Internet depuis vos chambres capitonnées.

Allez, chacun un suppo et tous au dodo.

T

17)
Alain Le Gallou
, le 29.11.2006 à 19:26
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Pour VRic qui fait une astuce facile en disant ” Enfin, à quel point la première page d’un journal est meilleure qu’un téléjournal? Ah celle-là c’est une facile : elle est meilleure en ce qu’il y en a d’autres derrière.”

Je n’ai pas donné une information en l’air, ou mon opinion personnelle, mais le résultat d’étude sur l’information. Il y a plus d’information sur la première page d’un journal que dans tout un journal TV. Cela m’avait assez interloqué en l’apprenant. Mais, c’est ainsi. Ex : 102 morts en Irak à Bagdad. Votre TV vous montrera au moins 3 minutes d’image (que ceux qui ont la TV me corrigent si c’est 3 ou 5), mais vous n’apprenez rien de plus à voir des murs criblés de balles ou les parents en pleur. Autre exemple : Voir sa gueule, son avion attérir, poigné de main à la réception, ne vous apprends pas plus qu’une ligne de titre du journal “Le pape est en visite ce jour en Turquie ”. Cela paraît curieux, mais c’est ainsi, la somme des titres de la première page d’un journal donne plus d’information qu’un journal TV en entier.

18)
Après JC
, le 29.11.2006 à 19:37
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Je ne vais pas me battre. Si pour vous, tout ce qui va mal dans cette société c’est la pub qui obéit à l’argent, qui obéit aux patrons et qui obéissent au Dieu Capitalisme.

Tiens…? Déçu.

La pub “obéit” à l’argent par définition: ça ne signifie pas qu’elle doive être (que) “mauvaise”.

Elle est à la fois la conséquence et l’instrument non pas du seul capitalisme mais du “toujours plus”: la sacro-sainte croissance (du PIB, qui ne quantifie pas la seule création de richesses – lire Jancovici). Existe-t-il une alternative?

La réponse à cette question est tout sauf simple… et mérite débat!

Pour moi, “il faut manger pour vivre et non vivre pour manger” (Harpagon, sauf erreur).

19)
Lindes
, le 29.11.2006 à 21:57
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Quelle passion sur ce forum !

Tant mieux d’ailleurs. A propos, je viens juste de finir de regarder une émission sur Arte (oui, la télé…) qui expliquait comment la CIA avait financé (oui, l’argent…) la lutte anticommuniste en Europe après la 2ème guerre mondiale, à travers une fondation, le “Congrès pour la liberté de la culture”, où des intellectuels connus, manipulés à leur su ou insu, l’histoire ne l’a pas encore fixé, soutenaient par leurs écrits l’avancée de la liberté américaine, par la même occasion, l’art américain d’avant garde (c’est à dire “désidéologisé”). Très intéressant de faire le parallèle avec le rôle que joue la publicité. PS: Après, j’ai éteint la télé.

20)
jeando
, le 30.11.2006 à 10:39
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La pub, c’est quand on est conditionné qu’on ne ressent plus que c’est violent.

Des images, des sons partout, sans cesse : c’est vu sans être regardé, c’est entendu sans être écouté, ça fait son chemin, ça s’imprime et les conséquences sur les pratiques sociales sont bien réelles. La pub c’est un des auxiliaires les plus puissants du totalitarisme actuel -qui n’est le fait d’aucun complot. Un totalitarisme n’a ps besoin d’être orchestré intentionnellement pour exister, et se pérpétuer. (c’est peut-être d’ailleurs quand il n’est pas ’incarné’ qu’il est le plus puissant, comme aujourd’hui). Ce totalitarisme est d’autant plus puissant qu’il convainc et persuade plutôt que d’oppresser, du moins pour la civilisation techno-techno. Pas besoin d’oppression et de contrainte quand on est conditionné.

Ce n’est pas de moi, mais ça reflète ce que je pense de la pub.

21)
ToTheEnd
, le 30.11.2006 à 11:46
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Mais oui, totalitarisme… sais-tu seulement ce que ce mot veut dire?

C’est bien de recopier ce qu’on ne comprends pas et de les poster ici. Puis-je suggérer quelque chose pour toi et le type qui a écrit ces débilités?

Vas faire un tour dans un régime totalitaire et après viens (si tu reviens) nous raconter si la pub est le problème dans ces pays là.

A force d’appeler un chat un chien, on finit par dire dire n’importe quoi comme “je pense”.

T

22)
jeando
, le 30.11.2006 à 12:07
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Lol et c’est moi qui comprend rien …

Un conseil, limite toi à l’analyse de chiffres, apparement au moins dans ce domaine tu comprends de quoi tu parles…

23)
Invite
, le 30.11.2006 à 13:00
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ToTheEnd, tu as une vision partielle (à défaut d’être partiale) de ce qu’est le totalitarisme. Pour décrire ce que peut être le totalitarisme, il y a deux livres prophétiques : Le meilleur des mondes (Aldous Huxley) en 1932 et 1984 (George Orwell) en 1948. Manifestement, tu n’as retenu que 1984, peut-être à cause de la publicité qui t’a tant marqué. Or, s’il reste encore quelques séquelles de 1984, avec la Corée du Nord et Cuba dans les premiers rôles, il semble que c’est le modèle d’Aldous Huxley qui triomphe en Occident : « une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves “auraient l’amour de leur servitude” ». Dans le meilleur des mondes, à la manière des crises de paludisme, il y a parfois des résurgences de 1984. Ainsi l’Océania n’hésite pas à proclamer que « La guerre [en Irak], c’est la paix [dans le monde]. ». Et sa télévision — mais aussi ses radios — proclame tous les jours que « L’ignorance, c’est la force. ». Quelqu’un (Marx ?) disait : Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle on les pendra. Aujourd’hui la publicité et les médias (la différence est de plus en plus infinitésimale) convainquent le prolétaire de devenir petit porteur, et d’acheter des actions dont le cours sera fortement indexé sur la vitesse à laquelle il sera licencié. Le capitaliste vend sa mort, alors que le prolo l’achète. Le meilleur des mondes, où chacun agit selon son rôle.

Ces prolégomènes posés, je suis pleinement heureux de vivre dans une “dictature” douce, et je n’ai aucune sympathie pour les dictatures modèle 1948. Je suppose que les Coréens du Nord et les Cubains m’en voudraient beaucoup de qualifier l’Occident de “dictature”, fût-elle douce, mais c’est juste un effet rhétorique pour indiquer que rien ne nous oblige à abdiquer d’esprit critique au motif qu’ailleurs c’est pire, et vraiment pire.

24)
ToTheEnd
, le 30.11.2006 à 14:19
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Invite: je suis résolument contre le galvaudage des mots. Parler que nous sommes dans une “dictature douce” est pour moi un affront à des gens qui vivent sous une vraie dictature; qu’il en reste une ou cinq, la question n’est pas là.

C’est comme de dire que tu as une pneumonie alors que tu as une grippe, qu’on t’a torturé à l’école parce qu’un camarade t’a tiré les cheveux ou qu’un médecin parle d’une pandémie alors qu’il y a eu 2 morts. Accentuer son mal ou problème pour faire peur ou attirer l’attention sur soi est une honte.

Le troll qui est intervenu plut tôt ne fait pas exception à la règle tant il reprend des mots d’un autre troll pour exprimer une pensée qu’il ne peut pas lui-même rédiger par manque de neurones…

Je comprends néanmoins parfaitement tes allusions à Orwell ou Huxley mais encore une fois, les mots répétés ici sont mal choisis et c’est ça qui m’indispose. Utiliser des mots comme “totalitarisme” pour parler de notre société dénote plus d’un adolescent en crise et en mal de sensation que d’une réflexion posée sur un sujet.

D’ailleurs, même un perroquet peut répéter quelque chose, ça ne veut pas dire qu’il comprend.

T

25)
Lindes
, le 30.11.2006 à 14:39
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…Vas faire un tour dans un régime totalitaire et après viens (si tu reviens) nous raconter si la pub est le problème dans ces pays là…

Mmmh. Comme Espagnol qui est né et a connu un régime totalitaire, dictatorial, ainsi que ses séquelles, je me permets de faire le parallèle entre publicité et propagande. Toutes proportions gardées, hein ! Le but des deux est d’éviter la réflexion, le sens critique, le choix. La liberté c’est quand on peut choisir. Quand on a TOUTES les options pour choisir. Cela implique de n’être pas conditionné à une forme de pensée. Difficile, mais heureusement qu’ Omo lave plus blanc, sinon que deviendrait-on…

26)
alec6
, le 30.11.2006 à 14:51
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Tiens ! lu hier dans le métro : VIVE la Palestine libre, NON au complot judéo-nazi si, si ! vous avez bien lu : “judéo-nazi” si l’amalgame n’était pas tragique on se contenterait d’appeler ça un oxymore… Je ne porterai aucun jugement sur la citation car ce n’est pas le sujet… nous digressons suffisamment comme ça sur Cuk ! Mais il y a des moment ou la connerie à ce point, ça devient gênant comme dirait Audiard ou bien ça donne une idée de l’infini comme l’aurait dit jules Renard…

Mais revenons à nos moutons publicitaires et capitalistes.

La publicité nous manipule… soit, elle est totalitaire… pourquoi pas finalement, nous ne sommes plus à un glissement sémantique près, elle serait même l’auxilliaire zélé voire le zélateur même du Capitalisme… ma foi, tant qu’on y est autant en rajouter. Il y a tout de même quelque chose qui me chifonne. Je ne suis pourtant pas un chantre du “libre arbritre”, convaincu même que l’environnement social, culturel, économico et cie nous façonne en grande partie, mais je pense cependant que tout un chacun peut faire fonctionner à minima une poignée de neuronnes pour savoir dire “stop” quand il le faut.

La pub m’emmerde, certes… et alors ? Est-il nécessaire pour autant d’en faire un pipi nerveux et de se rouler dedans ? Hum ?

Cela me fait penser à ces personnes et j’en connais quelques cageots d’exemplaires, qui ne cessent de râler après leur téléphone mobile qui les dérange à longueur de temps. Je ne sais pas si vous avez remarqué comme moi, mais ces appareils possèdent sur le dessus ou la façade un petit bouton, parfois doté d’autres fonctions annexes, permettant accessoirement d’arrêter son fonctionnement… Pratique non ? On/Off, 0-1, Ein/Zu, marche/arrêt et que sais-je encore… et hop ! fini de râler ! inutile d’aller réchauffer la planète pour se retrouver au calme sur une île paradisiaque (forcément paradisiaque, c’est la pub qui le dit !) pour être au calme. On/Off. C’est simple, je crois. Pour les droitiers, les neuronnes doivent se trouver quelque part dans l’émisphère gauche de notre néocortex.

Alors ? Pareil pour la pub, pour TF1, M6, MTV, StarAc, le foot, la F1 et autres anneries polymorphes. Quoi ? vous voulez convaincre le vulgus peccus de faire de même et de se détourner du veau d’or ? Ho là ! tout doux Bijou ! Calme, calme, le paddock n’est pas loin ! Faire le bonheur des gens contre leur grè est un bien vaste programme. Bonne chance ! Pour ma part j’ai laissé tombé depuis pas mal de temps. En revanche comme je l’ai déjà exprimé dans l’humeur précédente de TTE, il n’est pas interdit d’ouvrir les yeux à nos enfants pour ceux qui en ont ou qui en auront un de ces quatre. C’est déjà pas si mal ! Et croyez moi, ce n’est pas toujours facile parce qu’il faut argumenter en permanence et aller à l’encontre de réflexes “naturel” (d’aucuns diront “instillés par le grand Satan”) et ainsi, cesser d’acheter des saloperies sucrées au supermarket du coin en passant à la caisse, ou encore refiler du jambon/purée/disney/coca pour avoir la paix quand les adultes parlent !

Je le répète, la question n’est pas de savoir quel monde nous allons laisser à nos enfants, mais quels enfants nous allons donner à ce monde.

Pour passer au niveau suppérieur et convaincre un plus grand nombre mieux vaut être enseignant dans le supérieur et avoir le charisme d’un Bourdieu, Illich, Ellul, Serres… Ce n’est pas mon cas, mes enfants m’auront donc comme père.

27)
jeando
, le 30.11.2006 à 15:53
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Troll, manque de neuronnes, débilités…

Pour quelqu’un qui se prétend contre le totalitarisme, c’est un drôle de façon de dialoguer. Heureusement qu’elle n’est pas partagée par les autres participants de ce site que j’aime visiter tout les jours… Etonnant que M. Cunéo laisse passer ce genre d’énergumène…

28)
loic
, le 30.11.2006 à 15:58
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Sur la forme:

Je suis même très content que quelqu’un ait pu exprimer aussi facilement et avec beaucoup de pugnacité et de clarté ce que je pense.

C’est une blague?

Le style est ampoulé, le raisonnement tarabiscoté, les digressions et paraphrases multiples et la parabole embrumée. Et quelques erreurs d’orthographe. “sont biens souvent”, “toutes les gens”: tous les gens ou toutes les gentes, d’après moi Et que de points d’exclamations…

C’est limite pour un pourfendeur de la médiocrité. Je ne sais pas mais, TTE, ne pourriez-vous pas demander un coup de main rédactionnel à Anne Cuneo, Okazou ou un autre de ces esprits clairs et littéraires qui gravitent autour de ce site?

Sur le fond:

Ce qui m’a définitivement désolé ce sont les liens, vers les publicités soit disant enchanteresses. Le machisme mou est une sale habitude qui empêchera l’égalité des gentes masculines et féminines.

Et aussi TTE, vous lancez un article polémique, alors acceptez au moins la contre offensive des réponses plutôt que de boudez et crier au complot et à l’incompréhension (commentaires 9 et 17).

Donc, c’est quoi la substance?

Moi je retiens: bq%ToTheEnd%. Toutefois, proposer tous les jours de nouvelles émissions dans le seul but d’attirer plus de monde en faisant appel à la paresse, la peur ou au ridicule de l’être humain, c’est un peu l’angoisse! %% Et j’applaudis.

En reformulant:

La télévision est le premier outil de communication de masse. La majorité de la population y passe un temps non négligeable. Il ne serait donc pas étonnant que son message affecte les nations. Seulement ses programmes sont principalement médiocres, flattent la veulerie commune, l’abrutissement général et pourrait bien devenir un danger sanitaire. Faut-il y faire quelque chose, au nom de la santé publique, ou ne rien faire au nom de la liberté individuelle?

C’est ça non?

On va donc parler de la démocratie (qui gère les divergences entre l’intérêt général et la liberté individuelle) et de son outils, l’état, et des moyens de coercition; la censure. Ou alors… un outils de régulation pour éviter les dérivent (un CSA à réformer et renforcer) et une politique incitative pour élever le niveau.

J’entends par là une politique culturelle qui doit passer par des fonds pour la création artistique et culturelle (ils existent déjà, entre autre sous forme de prêts mais il faudrait les augmenter), des cours spécifiques dans les écoles, des écoles spécialisée dotés de fonds conséquents pour avoir un enseignement de qualité, des espaces publiques à disposition et un statut d’intermittent du spectacle qui permette la création. La culture n’étant pas seulement l’art, des moyens similaires devraient pouvoir voir le jour dans le journalisme, la documentation…

Parce que augmenter la qualité de la télé ne suffit pas, il faut aussi diversifier l’offre, la danse, le théatre, la musique, les journaux. Il est à noter que le temps passé devant l’écran d’ordi se décompte généralement du temps télé. Ainsi il ne serait pas impensable que TTE qui se donne la peine d’écrire ici puisse demander quelques rétributions ou allègement d’impôt.

Changer le système d’audiométrie utilisé pour décider des programmes; passer de l’audimat passive à un système actif (des sortes de votations sur l’orientation des contenus).

Augmenter des impôts… ou rediriger les taxes déjà perçues (cette taxe audiovisuelle suisse imposante ne sert-elle qu’à la radio/TV?). Abolir l’armée pour créer de l’art et de la culture, des maisons d’éditions et des salles de concerts.

TTE va encore me demander pourquoi je ne me présente pas à la présidentielle :(

29)
loic
, le 30.11.2006 à 17:03
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comment on passe à la ligne sans passer une ligne dans ce système de saisie de commentaires?

30)
ToTheEnd
, le 01.12.2006 à 11:29
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loic: je te signale que je n’ai jamais eu la prétention d’être journaliste et encore moins un exemple littéraire exempt de fautes d’orthographes (je signale que mon texte est relu par quelqu’un d’autre aussi et que ton intervention contient aussi des fautes…). Je suis le premier à dire qu’une petite révision de la langue française ne ferait pas de mal, mais il parait que toutes ces exceptions et inepties font le charme de la langue.

J’ai néanmoins l’impression de m’améliorer (purement subjectif!) au fil du temps.

Mais pour en revenir à nos moutons (je m’en voudrais de digresser, c’est pas le style de ce site), il y a une partie de ton intervention qui ressemble beaucoup à la mienne puisque tu sembles reconnaître qu’il y a un problème et tu proposes un certain nombre de solutions en reconnaissant que le CSA ne sert, sous sa forme actuelle, pas à grand-chose.

Nos styles diffèrent certainement, mais tu as saisi le fond du problème ce qui, pour moi, dénote d’un objectif atteint quand j’écris pour ce site et que je souhaite faire réagir les gens.

Enfin, sur le fait que j’accepte ou non la contre-offensive, il me semble que j’accepte volontiers ton intervention. Il n’y a pas de problème comme je le démontre ici avec ton commentaire que je trouve pertinent même si je ne suis pas d’accord avec tout (je rigole avec la suggestion liée à l’armée).

Si tu veux tout savoir, si je réagis mal ou que je me montre arrogant avec certains, c’est uniquement parce que je ne supporte pas que des gens avec la panse bien tendue et une vie qu’envie des milliards de gens viennent faire des tirades en employant des mots qui ne sont pas simplement détournés ou mal choisis, mais qui n’ont rien à voir avec leur définition.

Dire que la pub nous corrompt, je l’accepte. Dire qu’il en a trop, je l’accepte. Dire qu’on nous pousse à consommer, je l’accepte. Dire que le jugement des gens est biaisé par ce mode de communication, je l’accepte. Etc.

Dire qu’on est dans un système totalitaire à cause des objets cité ci-dessus, je ne l’accepte pas, au contraire, je m’insurge contre ce petit perroquet.

Que veux-tu, à la maison, je suis aussi sévère avec les animaux qui veulent manger à ma table. Ce n’est pas leur place et je leur fais savoir.

T

31)
zehouai
, le 01.12.2006 à 18:44
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J’aimerais bien lire l’humeur précédente mais le lien du début du texte renvoie… au texte d’aujourd’hui. Je suis allé chercher l’humeur en question dans celles de la semaine dernière, mais rien n’y a fait. Où pourrais-je la trouver, si you play ?

Pour ce qui me concerne, je ne regarde plus la télé depuis cinq ans, n’écoute plus la radio depuis 7 ans et les journaux, les magazines… j’en ai ouvert un dans une salle d’attente d’un copain “psy” il y a 10 jours : le premier depuis plusieurs mois.

Mon info personnelle c’est mon feeling sur les rumeurs ou les avis qu’on me donne au sujet des éévènements de ce monde, et aussi ce que je cherche sur internet…que je trouve à 80 % sur CUK !!!!

32)
ToTheEnd
, le 03.12.2006 à 11:06
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Effectivement, il semblait y avoir un problème avec le lien et surtout, un problème tout court avec la première humeur sur le sujet!

C’est corrigé…

T

34)
jeando
, le 04.12.2006 à 09:21
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Que veux-tu, à la maison, je suis aussi sévère avec les animaux qui veulent manger à ma table. Ce n’est pas leur place et je leur fais savoir.

C’est drôle, c’est bien comme ça que je vous imaginais TTE, en petit dictateur avec ses animaux… Vous devez être bien seul… ce qui explique sûrement votre agressivité…

Dire que la pub nous corrompt, je l’accepte. Dire qu’il en a trop, je l’accepte. Dire qu’on nous pousse à consommer, je l’accepte. Dire que le jugement des gens est biaisé par ce mode de communication, je l’accepte. Etc.

Vous voyez, ça aura été difficile, mais pour finir vous y arrivez. Quel revirement !

Cela étant, ne ne réagirai plus, ni ne lirai vos contributions. Malheureusement vous semblez toléré par le maître de lieux. Je vous zapperai donc simplement.

Mais avant de partir je dois vous avouer que nous nous ressemblons sur un point : nous sommes de piètres rédacteurs. Conscient de cette lacune, je préfère pour ma part simplement citer les personnes qui ont le talent d’exprimer par écrit les idées que je défends…

Faites preuve d’un peu plus d’humilité, l’humanité ne vous a pas attendu pour comprendre ou réfléchir.

*Parfois, nous devons tout simplement aider les autres à faire la distinction entre ces deux buts *

35)
Argos
, le 04.12.2006 à 14:00
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“Le problème à la télé, c’est qu’il y a tous ces films qui interrompent les pubs”. Je ne sais plus qui a dit ça, mais j’aime bien. Parce que si on n’aime pas ce genre de trucs, c’est très simple, on éteint la télé. Mieux, on la flanque par la fenêtre. Et il faudrait le rappeler : la télé n’est pas faite pour éduquer, ce n’est pas son rôle. Il y a des écoles pour ça. Et surtout des parents, mais c’est une autre histoire. L’information, elle la donne parfois malgré elle, lorsqu’elle par exemple se branche en direct sur la chute de Ceaucescu en 89. Et là, elle devient géniale. Et une finale de la coupe du monde, cela ne vaut pas une tragédie grecque ? Bon, j’interviens un peu tard. Mais de reviens d’un pays fermé, où il est quasiment impossible d’entrer et difficile de sortir, et où on aimerait bien n’avoir pour problème que celui de la pub. La seule pub qu’on voit là-bas, c’est la photo des dirigeants.

36)
drazam
, le 04.12.2006 à 18:21
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Le Scoop: ToZiEnd, mûr et bientôt papa? Vous le saurez en lisant le dernier Gala, votre magazine d’information pipôle!

38)
VRic
, le 08.12.2006 à 17:53
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loic : très bon.

>TTE, ne pourriez-vous pas demander un coup de main rédactionnel à Anne Cuneo, Okazou ou un autre de ces esprits clairs et littéraires qui gravitent autour de ce site?

En fait ça existe, c’est le “secrétariat de rédaction”, informel, sollicité à l’initiative du rédacteur et constitué essentiellement de François, qui est surchargé, et moi, qui me suis fait oublier depuis les vacances et cuk v3 (au fait, ça y est, je suis rentré :-)

>comment on passe à la ligne sans passer une ligne dans ce système de saisie de commentaires?

On peut pas, c’est LE méga-big problème de Textile. Ou alors il faut encadrer le bloc dans des balises HTML < pre> … </pre>, ce qui est très exactement le contraire d’une simplification, pourtant unique raison des formats de texte structurés dont Textile.

Syntaxe Textile (en Anglais).