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Quelques clichés, en attendant l’écologie industrielle

Salut à vous, assidus lecteurs de cuk.ch !

Avant d’aborder les questions de développement durable qui font l’objet de ce premier volet sur l’écologie industrielle, une introduction s’impose, histoire de faire connaissance.

Apple et moi, une histoire de famille

C’est en effet un grand plaisir pour moi de me présenter pour ma première humeur sur cuk.ch (j’avais la pointe des doigts qui me démangeait depuis bien longtemps). Aujourd’hui est donc une sorte de baptême du feu. J’ai enfin la chance de pouvoir partager avec vous l’amour familial qui me lie à Apple.

Familial? Et oui, le lien entre mes deux demi-frères, Cuk et Mathieu (qui sont entre eux des quart-de-frère…), et la firme de Steve est noué depuis fort longtemps. Mes grands frères m’ont bercé dans un monde tout plein de pommes, d’abord couleur arc-en-ciel puis blanches, la liste de tous les modèles qui sont passés dans leurs mains doit être tout simplement interminable, après plus de 20 ans d’expérience… Mais paradoxalement, de mon côté, il m’aura fallu atteindre l’âge de 24 ans pour devenir réellement accro (mais alors vraiment!), c’est-à-dire depuis maintenant 5 ans.

En résumé, si j’avais déjà touché à l’informatique ludique avec un Atari au tout début des années nonante, la révélation aura été l’achat béni d’un Titanium fin 2001:
 je réalisais que j’étais de la même graine que ma famille en devenant petit à petit un inconditionnel des Macs!

Quelle claque j’ai prise lorsque j’ai compris la puissance de l’informatique, aussi bien dans le cadre de nos activités professionnelles, que dans celui des loisirs.

Je tiens à préciser que j’ai toujours une grande sympathie d’entrée lorsque je rencontre un utilisateur Mac. Je sais qu’il y a bien des chances que je m’entende bien avec la personne en question (je suis sûr que vous voyez ce que je veux dire…). Bien sûr, qu’avec un thème de discussion commun, ça aide… mais franchement, il n’a pas beaucoup d’adeptes de la Pomme avec lesquelles je ne tisse pas d’excellentes relations. Je suis également fier d’avoir fait “switcher” un grand nombre de proches :-D

Quelques logiciels indispensables à mon bonheur

En résumé, comme je suis l’heureux possesseur de ce formidable appareil qu’est le Canon 350D, testé ici tout comme son grand frère, le 400D, testé .

Je peux ensuite grâce à machine adorée :

  • Cataloguer, trier, retoucher, recadrer, renommer… mes clichés avec l’excellent iView Media Pro – n’utilisant pas encore Aperture, testé par ici. Même si je trouve qu’iPhoto se bonifie avec le temps, surtout avec sa vue panoramique et son mode retouche plein écran :

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Naviguer dans iPhoto est de plus en plus agréable…

  • Utiliser le fabuleux Autopano Pro, dont le Cuk vous a parlé il y a quelque temps, qui me permet de faire des panoramas en quelques clicks (il faut vous procurer d’urgence ce logiciel, croyez-moi !) D’ailleurs, je viens de commander la tête Panosaurus dont vous a parlé François dans sa récente humeur.
  • Comme les panoramas sont parfois d’énormes fichiers, pour les transmettre à mes amis, rien de vaut le très fonctionnel Small Image 2 de Fabien Conus.
  • iBackup me permet de « backuper » gratuitement mes précieuses images (merci Guillôme pour le tuyau). Encore un super test sur cuk.ch…
  • Je passe bien sûr de nombreuses heures avec iTunes (je n’ai plus aucun CD mais que des mp3) et j’adore Keynote, qui est une excellente alternative à Powerpoint, si vous désirez faire des présentations qui “en jette” vraiment

En résumé, disais-je, avec mon Mac, je répertorie (et traite éventuellement) les photos d’animaux que je prends (je suis biologiste de formation…):

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Une belle libellule provençale (Calopteryx splendens)

 

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Un papillon turquoise très commun, mais si beau de près (Argus bleu)

 

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Un coléoptère aux reflets colorés

 

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Une marmotte alpine en train de siffler pour sonner l’alerte au randonneur à ses camarades…

 

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Un chamois (Rupicapra rupicapra) particulièrement serein, malgré ma présence, l’espèce est en effet généralement très farouche…

 

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Le chocard à bec jaune est un peu le pigeon ou le moineau des montagnes, il est omniprésent! Son plumage n’en reste pas moins superbe

 

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Mon oiseau lacustre préféré (et si élégant en vol!): le héron cendré

 

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Dommage que les plongées dans le Léman n’offrent pas la possibilité de voir des étoiles des mers

 

Les fleurs sont passionnantes à photographier et à déterminer:

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Un pavot orangé d’origine asiatique

 

Un peu de sport aérien (courez voir le Vertigo à Villeneuve (au bord du Léman) chaque année à la fin de l’été: vous ne serez pas déçu!)

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Le parapentiste trempe sa voile dans l’eau avant de se poser sur une plateforme en plein lac. Le château de Chillon est en arrière-fond

 

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Passionné de randonnées, je profite toujours de prendre des clichés de paysages, et spécialement de montagnes et glaciers (pendant qu’ils sont encore là, comme on en discutera plus bas, mais j’avais envie de partager avec vous encore ces quelques photos…).

Encore un peu de patience avant de parler de développement durable :-)

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À quelques minutes de Bonifacio en Corse

 

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Un lac Léman inhabituellement vertical et rectiligne

 

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Arrivé au sommet, observer le paysage et prendre un petit panorama avant d’entamer un bon pique-nique, ce n’est que du bonheur!

 

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En parlant de panoramas, ces quatre-là ont été réalisés avant d’avoir ce fameux Autopano Pro (donc présence de raccords entre certaines photos). De haut en bas: 2 fois le col des Martinets, au pied des Dents de Morcles; le Glacier d’Orny, non loin du Plateau de Trient; une vue sur les 4’000 valaisans, depuis l’Illhorn à Chandolin

 

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Le lac de Salanfe au petit matin, avant l’ascension du col des Paresseux (Merci AutoQuiVousSavez!)...

 

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...et l’arrivée sur la Haute Cime…

 

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...des Dents du Midi. Pour les amateurs, de gauche à droite: la Haute Cime (3256 m), les Doigts (3205 m), la Dent Jaune (3186 m), l’Éperon (3114 m), la Cathédrale (3166 m), la Forteresse (3164 m) et la Cime de l’Est (3178 mètres). Mais bon, il en manque un bout depuis hier... La faute au réchauffement climatique?

 

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Une percée à travers les nuages

 

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Une vue sur les Alpes italiennes, derrière un tapis de neige argenté

 

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Le sommet du Grand Combin ressemble par sa forme à celui du Mont-Blanc, depuis certains sommets chablaisans…

 

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Le Catogne émerge de la mer de brouillard qui tapisse le Val de Bagne (Valais)

 

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Les Diablerets

 

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Les Tours d’Aï et du Mayen au dessus de Leysin

 

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Les Cornettes de Bises dans le Chablais français

 

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Notre “Cervin national”

 

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Détails de glaciers…

 

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Le glacier du Trient

 

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Le glacier d’Aletsch (le plus long d’Europe, même s’il est minuscule en comparaison des glaciers de l’Alaska…), depuis le Jungfraujoch (au Nord)...

 

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...et depuis Riederalp (au sud), vous verrez plus bas qu’il fait un régime involontaire ces dernières décennies!

 

Une simple conclusion à ce stade: “Nature, ta beauté n’a pas de limites” :-D

Le développement durable : une notion dont tout le monde parle… sans vraiment savoir de quoi il s’agit !

Comme vous vous en doutez maintenant, les glaciers, j’adore! Pour faire le lien avec le thème du jour, l’écologie industrielle, j’aimerais introduire (ou rappeler) les notions et concepts abordés par le développement durable, dont tout le monde parle aujourd’hui, les médias nous innondent d’article, les entreprises se l’arrachent, et chacun y va avec ses déclarations de bonnes intentions. Pourquoi donc un développement soutenable de notre société est-il nécessaire? Par exemple parce que la planète se réchauffe avec l’augmentation drastique des concentrations de CO2 dans l’atmosphère.

Vous n’êtes pas convaincus par ce réchauffement climatique ?

Regardez nos chers glaciers des Alpes suisses (source : musée alpin suisse)

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Le glacier d’Aletsch a fondu entre 1900 et 2005!

 

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Le glacier de Morteratsch et le Piz Bernina dans le canton des Grisons, en 1911 et en 2005

 

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Le glacier de Palu et le Piz Palu, à nouveau dans le canton des Grisons, en 1905 et en 2005

 

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Et pour terminer en beauté, le Glacier du Rhône et l’Hôtel du Belvedère au bord de la route du col de la Furka, dans le canton du Valais, en 1906 et en 2003

 

Pour terminer ce court volet sur le climat, voici 2 liens très intéressants (en anglais), ici et , sur les potentielles conséquences financières du réchauffement climatique, issus du rapport Stern (économiste et ex directeur de la Banque Mondiale, donc pas le premier venu).

Eh oui, vous avez bien lu, on parle bien de plus de 4 à 5’000 milliards d’Euros (!), si la communauté internationale ne se remue pas un petit peu ces prochaines années… Cela représente 20% du PNB mondial!

Dire qu’il y a à peine plus de 30 ans, on aurait bien fait rigoler la communauté scientifique en leur annonçant de telles conséquences sur le climat! En effet, on pensait que l’atmosphère était si vaste et si volumineuse, qu’il pourrait tamponner toutes les émissions anthropiques (dont les gaz à effet de serre) et servir ainsi de buvard…

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Malgré tout et concrètement, le développement durable reste encore un concept flou pour bon nombre d’entre nous.

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Les 3 célèbres piliers du DD

 

Pour avoir un comportement un minimum durable, un premier pas consiste à simplement ne pas tout jeter à la poubelle! Bien entendu, en Suisse ou dans de plus en plus de pays, cela fonctionne bien, mais ce n’est vraiment pas le cas chez bien des nations, et même en Suisse, le taux pourrait être améliorée.

OK, on ne peut pas tous recycler comme ce Monsieur :

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Mais au moins pouvons-nous faire un simple effort visuel et trier nos déchets. Je sais, certains me diront que c’est “casse-pompes” et ennuyeux de recycler plus que le verre, le papier et le PET de devoir ensuite les amener dans un centre de récolte ou dans une déchetterie, mais personnellement je prends ça comme un jeu. À tel point, que je ne supporte plus de voir une bouteille de PET honteusement jetée dans une poubelle par un inconscient (souvent je les ramasse et les rapporte chez moi !)

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Trier signifie diminuer le volume gigantesque des décharges comme celle-ci ou diminuer les émissions de gaz à effet de serre des usines d’incinération des ordures ménagères.

 

Pourquoi recycler, d’abord parce que c’est une preuve de bon sens, dans notre société d’hyperconsommation dans laquelle le moindre produit est suremballé, voici quelques raisons concrètes:

  • Le recyclage du PET permet d’économiser 60 pour cent de l’énergie requise pour la production primaire. Le PET est une matière d’emballage écocompatible et de grande valeur qui se recycle facilement et permet de fabriquer des produits de qualité (de nouvelles bouteilles, des T-shirts,…).
  • Est-il judicieux de recycler l’aluminium? Dans tous les cas: d’une part, on préserve ainsi des ressources et on boucle le cycle de l’aluminium, d’autre part, le recyclage permet d’économiser jusqu’à “95%” d’énergie par rapport à la fabrication d’aluminium à partir des matières premières, rien que ça!
  • Combien de fois peut-on refondre le verre? Aussi souvent que l’on veut. 1 kilo de verre usagé donne 1 kilo de verre neuf – rien ne se perd. Le verre recyclé permet d’économiser 25% d’énergie!

Consommation: quelles décisions comptent vraiment pour l’environnement?

Malheureusement, si recycler est important ce n’est pas (et de loin!) suffisant pour avoir un comportement durable.

Un comportement responsable et respectueux de l’environnement passe par bien d’autres gestes et actions. Un important challenge actuel consiste à remettre en question la consommation.

Ainsi, j’aimerais vous présenter cette récente étude de l’Office Fédérale de l’Environnement (OFEV) qui démontre que le choix de l’emplacement du logement, de la surface habitable par personne, de la destination des vacances, la quantité et qualité des biens de consommation et des services sont des facteurs déterminants de l’impact que peut avoir la consommation sur l’environnement.

Les conclusions de cette étude publiée il y a quelques jours par l’OFEV sont très intéressantes et on y apprend que recycler n’est vraiment pas suffisant.

Les données fournies indiquent les possibilités d’action dans 4 grands domaines :

  • Logement : le choix de l’emplacement de l’habitation (distance au lieu de travail, des loisirs,…) et la surface habitable par personne sont les facteurs les facteurs clés en matière de consommation. A noter que baisser la température de votre chauffage de 1° permet d’économiser de l’argent et surtout 7% d’énergie!
  • Mobilité : évidemment, le choix du moyen de transport est crucial. Ainsi que le lieu des vacances , la distance et la fréquence des déplacements. Je ne fais la morale à personne, possédant une voiture (à ma décharge, je me rends en vélo au travail par jour de beau temps) et je prends parfois l’avion, pour mes loisirs mais aussi dans le cadre de mes activités professionnelles, mais j’essaie de limiter les trajets…
  • Alimentation : Manger moins de viande (pas facile pour un amateur comme moi…)

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Mais alors, la moindre de nos actions durables ne serait-elle qu’une goutte d’eau dans l’océan?!

La réponse est non! (ouf…)

L’État de Vaud, qui emploie plus de 14’000 collaborateurs a estimé l’impact d’une application généralisée de quelques mesures permettrait d’épargner une quantité considérable de ressources. C’est par .

Dingue, non? Je vous rappelle que l’unité est le nombre de kg de pétrole brut par année et par employé!

D’autres gestes écologiques, comme éteindre son ordinateur (surtout le portable) le soir sont d’importance. J’avoue que je ne le faisais pas systématiquement avant de lire l’article d’Arnaud Zufferey (par ici).

Par ailleurs, le site suisse romand NiceFuture propose un classement consom’ action intéressant en fonction de critères écologiques et sociaux concernant:

  • des magasins de meubles en Suisse, en fonction de critères sociaux et environnementaux (2006)

Un problème, actuellement, est malheureusment que certains se lassent car on parle tellement de réchauffement climatique et autres températures records (ce n’est pas ce mois d’octobre, presque plus chaud que le mois d’août en Suisse), et autres dérèglements comme les ouragans. Sans compter les problématiques que sont la déforestation et l’épuisement programmé des ressources naturelles (combustibles fossiles, métaux,…), la pollution de l’air, du sol et des eaux. Ainsi, comme les médias ne cessent pas de nous les rappeler, on a tendance à se distancer de ces problèmes.

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Pourtant, il faut agir maintenant, et pas que pour les générations futures, mais pour notre bien-être actuel, sinon…

 

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les énergies renouvelables ont un grand potentiel, mais elles seront clairement insuffisantes pour remplacer la demande en énergie sans cesse croissante.

 

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Les ressources s’épuisent, et le développement fulgurant de l’Inde et la Chine ne sont pas prêts de diminuer. Pendant ce temps les carrières sont surexploitées…

 

Malgré tout le développement durable est encore finalement beaucoup trop flou pour tout un chacun.

Naviguer dans la jungle des concepts relatifs au développement durable n’est pas chose aisée, que ce soit en tant que simple citoyen, jeune cadre dynamique au sein d’une multinationale ou encore haut fonctionnaire dans une administration publique.

Il est difficile de s’y retrouver dans ce labyrinthe:

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Tant de concepts et d’outils tournent autour du développement durable que parfois, il est difficile de s’y retrouver…

 

Quelques concepts clés:

Je vous conseille la lecture du livre du Prof. Olivier Joillet su l’ACV .

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L’ACV s’intéresse à l’impact environnemental d’un produit, service ou procédé, de l’extraction des matières premières jusqu’à la mise au rebus en fin de vie (du berceau à la tombe)

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L’empreinte écologique représent la superficie ‘utile’ de notre planète qui nous est nécéssaire pour nos besoins en alimentation (végétalien ou carnivore, kcal/j,…), habitat (superficie, nombre de personne sous le même toit, chauffage…) et transport (km/j, type de carburant, avion, transport en commun, voiture,…).

  • Les systèmes de management environnementaux, comme la norme ISO 14’000. Le management environnemental désigne les méthodes de gestion d’un organisme visant à prendre en compte l’impact environnemental des activités de l’organisme, à évaluer cet impact et à le réduire. Le management environnemental s’inscrit dans une perspective de développement durable. J’aimerais d’ailleurs vous présenter le Programme EcoEntreprise, qui permet d’évaluer, gérer et valoriser les actions d’une entreprise avec un système d’évaluation et de gestion on-line multiréférentiel, qualité-environnement-santé-sécurité-social. Le Programme EcoEntreprise® a été initié et développé par Ecoparc, association à but non lucratif de promotion pratique de la durabilité dans l’environnement construit et la gestion d’entreprise. L’Association Ecoparc est établie à Neuchâtel (Suisse), durant mes études à l’EPFL, lors de mon postgrade en management environnement, j’ai collaboré avec EcoEntreprise, pour mon plus grand plaisir. Pour plus d’informations, je vous met en lien un descriptif.

L’écologie industrielle : ou comment appliquer le développement durable pour sauver la planète

L’écologie industrielle est une tentative parmi d’autres de mettre en pratique le développement durable, via l’élaboration de stratégies d’actions concrètes, économiquement viables et socialement acceptables.

Depuis le début de l’année, j’ai la chance d’être l’assistant de Suren Erkman, qui est depuis une année Professeur à l’Université de Lausanne, après une carrière de journaliste scientifique, il dirige également l’Institut pour la communication et l’analyse des sciences et de la technologie (ICAST), à Genève.

On parle beaucoup de la société post-industrielle, mais Suren Erkman pense que nous vivons en réalité dans un système hyper industriel où les flux de matière et d’énergie continuent à augmenter. Les traditionnelles remises en cause du système industriel, dominées par les questions de pollution et d’épuisement des ressources, ne suffisent plus. Une approche nouvelle, plus large, est aujourd’hui en train d’émerger : l’écologie industrielle, qui s’intéresse à l’évolution à long terme du système industriel dans son ensemble, et pas seulement aux problèmes d’environnement.

L’écologie industrielle est à l’interface des sciences de l’ingénieur, de la biologie, de la géographie, de l’économie et de bien d’autres disciplines.

Je vous recommande vivement de lire son livre, Vers une écologie industrielle, disponible dans toutes les bonnes librairies.

En attendant l’écologie industrielle…

Lundi 6 novembre prochain, j’aimerais donc vous présenter un article (sur cuk.ch évidemment) décrivant cette récente (et fantastique) discipline.

Pour vous faire patienter quelque peu, voici le lien sur la conférence internationale sur l’écologie industrielle que j’organise avec le Prof. Suren Erkman, dans le cadre d’une collaboration entre l’Université de Lausanne et l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne.

N’hésitez pas à télécharger la brochure décrivant l’événement, peut-être aurais-je le plaisir de faire votre connaissance les 30 novembre et 1er décembre prochains?

Pour conclure, je citerai simplement 2 des précurseurs de l’écologie industrielle:

«Les concepts d’écologie industrielle doivent être connus des fonctionnaires, utilisés par eux, par les cadres de l’industrie et par les médias. Ils doivent être présentés à tous les citoyens, et guider la conduite des gouvernements et des industriels.»

Robert Frosch et Nicholas Gallopoulos,

General Motors Laboratories,

Pour La Science, novembre 1989

Je me réjouis de bientôt vous en dire plus! À lundi prochain, donc!

66 commentaires
1)
François Cuneo
, le 01.11.2006 à 06:38
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Bienvenue Théodore!

Ben dis, il aura fallu attendre longtemps hein!;-? Mais ça en valait la peine.

Pour la première partie: superbes photos, que tu ne m’avais jamais montrées. J’imagine que la légèreté du 350D est un bonheur…

Pour la deuxième. Glubs…

Je fais quoi moi, en habitant Bofflens, et en allant au travail à Chavannes, à 30 km? Je subodore évidemment depuis pas mal de temps que si tout le monde fait comme nous, c’est la fin des haricots. Dans un autre sens, les Canadiens font des heures de trajets: pour eux, nous sommes des rigolos avec nos petites distances.

J’avoue qu’il m’arrive de jeter des bouteilles en PET dans une poubelle (pas souvent mais ça m’arrive). Je ne le ferai plus, promis.

Quant au papier recyclé de l’article lié sur les économies de l’Etat de Vaud: 3.5kg d’économisé par employé, et par année par rapport à l’emploi du papier blanc. Heeeu… on a compté les trajets du réparateur des photocopieurs ou des imprimantes, qui doit souvent venir les réparer à cause de ce papier? Je plaisante hein… quoique…

Sinon je pensais venir à cette conférence, mais je ne sais pas si j’ai les sous… Il n’y a pas d’inscription sans souper?

Bref, merci beaucoup pour cette présentation, et vivement la suite lundi!

2)
pilote.ka
, le 01.11.2006 à 06:44
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Bienveniue sur Cuk Théodore! Le tri des déchets à domicile me semble bien compliqué. Je ne me vois pas avec 3 poubelles dans mon appartement… Je crois que c’est le tri industriel des déchets qui est meilleur quitte à payer plus cher ce que nous consommons. Tu as fait de très belles photos. Au plaisir de te relire.

3)
fxprod
, le 01.11.2006 à 06:57
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Lever, un oeil sur les boites mails, rien et ensuite direction cuk.ch et là toujours du plaisir à lire, à regarder les photos, à s’instruire, à réfléchir. Il y avait hier soir sur antenne 2 de splendides reportages de Yann Arthus Bertrand sur les effets du réchauffement climatique cela interpelle vraiment et ce matin cette superbe humeur sur cuk, il n’y a rien à faire c’est en tappant sur le clou qu’il rentre, je ne sais plus qui a dit:” l’homme est un loup pour l’homme” je crois qu’il l’est encore plus pour la nature.

MERCI Monsieur BESSON, j’attend vos autres billets avec impatience.

4)
François Cuneo
, le 01.11.2006 à 07:07
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pilote.ka: le tri des déchets, nous le pratiquons presque tous en Suisse depuis des dizaines d’années. Tout le monde ou presque un un petit sac pour l’alu, un autre pour les piles, un autre pour le pet, et encore un autre pour le fer blanc. Le papier? Il ne viendrait à personne l’idée de le jeter dans nos poubelles.

Certains ont même un récipient pour le compost, à jeter dans un container spécial ou sur ton propre compost. Ça, j’ai bien essayé, je n’y arrive pas.

Où je vais à Fabregas, ça y est, depuis un an, les containers à PET et à carton sont là.

Bref, ce n’est vraiment pas un problème, juste une question d’habitude.

5)
François Cuneo
, le 01.11.2006 à 07:12
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Bon.

Pour en revenir aux trajets (qui dit qu’on culpabilise?) ces temps, le canton de Vaud est en train de revoir son habitat. Les transports publics vont être densifiés dans les villes et dans leur périphérie. Le but? arrêter de bouffer des zones vertes. Sus aux zones villas.

Le message? Entassez-vous dans les villes, là où il y a du monde. Je comprends, mais ça me gêne un peu tout de même…

Je précise que nous habitons dans une maison qui a cent ans, et que nous n’avons rien bouffé donc:-)

Cela dit, il reste les kilomètres, le CO2, les pneus, je sais… Mais je ne vais pas retourner en ville, ça je vous l’assure. Par contre trouver un boulot plus près… Faut voir.

6)
Okazou
, le 01.11.2006 à 07:15
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Le développement durable sera international ou ne sera pas.

– Qui développera le développement durable, comment et dans quel but ?

– Quid de la croissance ?

– Développement durable et libéralisme ?

– Le développement durable, les actionnaires et les profits boursiers ?

– Le développement durable et la raison ?

– Le développement durable: Cautère sur une jambe de bois ?

– Quid de la volonté politique ?

Un autre monde est possible.

7)
Okazou
, le 01.11.2006 à 07:33
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Je fais quoi moi, en habitant Bofflens, et en allant au travail à Chavannes, à 30 km? Je subodore évidemment depuis pas mal de temps que si tout le monde fait comme nous, c’est la fin des haricots.

C’est la fin des haricots. Les Chinois comptent bien posséder et utiliser une voiture, comme toi et moi. C’est leur droit. Comme ce sera le droit des Indiens, quand leur tour viendra. Au fait, qu’y a-t-il au-dessus du droit ?

J’avoue qu’il m’arrive de jeter des bouteilles en PET dans une poubelle (pas souvent mais ça m’arrive). Je ne le ferai plus, promis.

Penses-tu sérieusement, François, que lorsque tu auras résolu ton problème d’ordures ménagères tu auras changé quoi que ce soit ?

C’est ta (notre) consommation qu’il faut changer. Tout le reste est du pur pipeau !

Mais cesser, au quotidien, de consommer comme un con n’entre pas pour un poil dans les visées du développement durable.

Certains ont même un récipient pour le compost, à jeter dans un container spécial ou sur ton propre compost. Ça, j’ai bien essayé, je n’y arrive pas.

Achète un broyeur (mieux que l’aspirateur à radar) et écris-nous un article.

Un autre monde est possible.

8)
Franck_Pastor
, le 01.11.2006 à 07:43
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Le problème avec l’envie d’habiter à la campagne, c’est que si tout le monde le fait, c’est la ville qui vient à la campagne… ou pire.

Je vis dans un pays, la Belgique, où il est dit que les habitants ont “une brique dans le ventre”. C’est-à-dire qu’ils veulent quasi tous avoir leur propre maison individuelle. Résultat, des agglomérations incroyablement étendues. 10 millions d’habitants dans ce pays, ce qui fait près de 400 habitants au kilomètre carré, répartis de façon remarquablement uniforme sur tout le pays, sauf la zone des Ardennes, au sud-est. Ce qui fait que tout ce pays, sauf les Ardennes donc, est une succession de villes et de banlieues, où peu d’espaces verts survivent ici et là, tant bien que mal. Et pour couronner le tout, ces maisons sont construits de façon anarchique, sans apparemment la moindre notion d’aménagement du territoire. Ça donne un capharnaüm environnemental sans doute difficile à imaginer en Suisse à l’heure actuelle.

J’espère que vous ne tomberez pas dans ce travers, en Suisse. “Avoir une brique dans le ventre” a un coup environnemental non négligeable si une stricte politique d’aménagement du territoire n’est pas appliquée !!

9)
ali
, le 01.11.2006 à 08:12
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“Le développement durable sera international ou ne sera pas” écrit très justement Okazou.

J’ajouterai une autre condition malheureusement nécessaire et pas glorieuse: le développement durable sera lucratif ou ne sera pas.

Bravo et merci à Théodore pour sa belle et riche première contribution sur Cuk.

10)
Inconnu
, le 01.11.2006 à 08:37
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Article intéressant, mais j’ai du m’accrocher pour en comprendre le propos. J’attend donc la suite pour tout relire d’un trait. Belles photos.

11)
JCP
, le 01.11.2006 à 08:46
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J’aimerais qu’on m’explique comment on peut être “quart de frère”…

Pour le reste, très jolies photos (doucement sur la sat!).

J’ai pas lu le texte, ces histoires me fatiguent.

12)
coacoa
, le 01.11.2006 à 08:54
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Penses-tu sérieusement, François, que lorsque tu auras résolu ton problème d’ordures ménagères tu auras changé quoi que ce soit ?

Comme je m’appelle aussi François, je réponds : oui. Définitivement oui. Le pipeau, c’est justement de tenir des théories et négliger au passage les initiatives concrètes. Le tri méticuleux n’est absolument pas incompatible avec ta proposition (que je partage) d’un changement de mode de consommation, loin de là.

13)
Okazou
, le 01.11.2006 à 09:24
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Le tri méticuleux n’est absolument pas incompatible avec ta proposition (que je partage) d’un changement de mode de consommation, loin de là.

Ce que je voulais exprimer, coacoa, c’est que LE problème ne concerne pas les déchets mais en premier lieu la consommation de laquelle les déchets résultent. Trier ses déchets sans modifier drastiquemet sa consommation, c’est comme pisser dans un violon, il ne faut pas en attendre de la musique. La musique du règlement des déchets pour s’épargner d’attaquer le vrai problème, ce n’est pas du violon mais bien du pipeau.

Une fois de plus, c’est très clair, la lâcheté l’emporte avec le refus de remettre radicalement (pas un peu) et fondamentalement en question notre consommation. C’est facile et parfaitement hypocrite de se donner bonne conscience en se contentant de trier ses déchets, beaucoup plus difficile est de ne pas avoir à mettre en avant le tri par une condamnation déterminée de nos modes de consommation actuels.

Le monde crève de sa consommation. C’est le premier discours courageux et responsable à tenir.

Un autre monde est possible.

14)
ToTheEnd
, le 01.11.2006 à 09:29
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Très jolies photos et vivement la suite.

Vivement qu’on arrête de consommer. Vivement qu’on crève. Cette planète se portera mieux sans nous.

T

15)
Inconnu
, le 01.11.2006 à 09:56
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TTE: bravo, t’es hyper constructif aujourdhui :) Ou plutôt destructif, devrais-je dire?

16)
6ix
, le 01.11.2006 à 09:58
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Très belles photos, et bel article, vivement la suite!

Ce que l’on remarque avait le problème de l’environnement, c’est qu’il n’a pas pas de solution miracle. Pour s’en sortir, il faudra mener de front plusieurs solutions: baisser notre consommation et recycler et développer de nouvelles technologies plus vertes.

Pour la question du recyclage individuel, c’est clair qu’il s’agit avant tout d’une question d’habitude. Mais également de place; entasser ses déchêts dans un appartement est plus embêtant qu’avec une maison. D’infrastructure aussi; charger tous ses déchêts dans sa voiture et les amener à la déchetterie du coin est moins embêtant que se trimballer 18 sacs dans un bus, si tant est qu’il y ait une déchetterie à proximité.

Au niveau de l’industrie, une excellente chose serait que les entreprises d’une même région se mettent autour d’une table et discutent des déchêts rejetés et besoins en matière première de chacune. Il est fort possible que les déchêts de l’une soient utile à une autre. Alors plutôt que de payer pour détruire ses “déchêts”, une entreprise pourrait être payée pour les vendre à une autre, qui n’aurait pas besoin d’aller je ne sais où pour acheter cette matière première. Cette façon de faire a été mise en place dans une ville du Danemark. Le résultat est impressionnant et reflète bien l’idée du développement durable: respecter l’environnement et économiser de l’argent (je ne parle pas de l’aspect social ici). En effet, de nombreux déchêts se transforment en matière utilisable et prennent donc de la valeur. L’entreprise qui les vend gagne de l’argent là-dessus, et l’entreprise qui achète économise puisque cela lui revient moins cher de prendre sa matière tout près plutôt que de l’importer.

17)
Guillôme
, le 01.11.2006 à 10:19
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Je vais vous faire rigoler…

Chez moi, c’est chauffage par le sol. Je ne peux rien contrôler. Résultat? Surchauffe car les vieux de l’immeuble veulent être au chaud. J’ai en permanence entre 25 et 28° chez moi quelque soit la température extérieure (même s’il fait -5 dehors), j’avoue quand même que dépasse les 30° parfois en été.

Je me suis plaint… Résultat, relevé de température, modification du chauffage… pour qu’au bout de 2 jours on vienne me dire, désolé, dans certains appartement on est en dessous du 20° (le système de chauffage par le sol semble très pourri). De plus, s’il y a une loi pour une température basse, il n’y a pas de loi pour une température trop élevée!

Bien sûr, je ne suis pas le seul dans l’immeuble et, comme moi, les autres ont très souvent les fenêtres grandes ouvertes surtout en plein hiver. C’est beau l’économie d’énergie :)

18)
François Cuneo
, le 01.11.2006 à 10:35
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Okazou, pour une fois, je ne te suis pas.

On garde les grandes idées, quand on pourra, on les mettra en pratique, d’accord, mais maintenant, nous pouvons faire quelque chose. Donc on arrête de faire de grandes théories, et on agit là où on peut.

À commencer par moi qui vais en voiture en Muni le soir, parce que c’est plus confortable quand on rentre, à moins d’un kilomètre.

19)
ToTheEnd
, le 01.11.2006 à 11:38
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Oups… ma première phrase était pour l’autre T (auteur du jour).

La seconde phrase venait en réponse à celui qui dit que le problème, dans le fond, c’est que l’être humain vit.

T

20)
Mathieu Besson
, le 01.11.2006 à 11:59
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JCP: Mon quart de frère, c’est le demi de mon demi.

Exemple réel: Théodore est mon demi, François est le demi de Théodore. Donc François est mon quart.

Logique, non?

Moi, je compte un demi-frère, un quart-de-frère, et… un huitième de sœur (la demi-sœur de François) Total: sept huitièmes de frères-et-sœurs, si vous avez tout suivi. Même pas un en entier, quoi…

Théodore, lui, a deux demis (Mathieu et François), et un quart-de-sœur, donc cinq quarts de frères-et-sœurs.

Autre exemple: Madame Cuk est mon quart-de-belle-sœur.

Dernier exemple: nous avons coutume de dire, dans la famille, qu’Anne Cuneo (la tante de François) est mon quart-de-tante.

Le concept peut se décliner à l’envi, et franchement, ça nous fait plutôt sourire, on se prend vite à ce petit jeu un peu idiot…

C’est bon pour toi, JCP?

21)
fxprod
, le 01.11.2006 à 12:21
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Moi, je compte un demi-frère, un quart-de-frère, et… un huitième de sœur (la demi-sœur de François) Total: sept huitièmes de frères-et-sœurs, si vous avez tout suivi. Même pas un en entier, quoi…

il faut combien de cuk pour faire un entier…. une famille nombreuse

je >

22)
JCP
, le 01.11.2006 à 12:53
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Exemple réel: Théodore est mon demi, François est le demi de Théodore. Donc François est mon quart.

Aberrant mais amusant :).

Bon, maintenant j’ai lu (je suis moins fatigué…), je ne suis pas d’accord avec tout (comment peut-on surexploiter une carrière qui, de toute manière, ne se renouvelle pas???), mais c’est pas grave.

L’homme s’adaptera ou disparaîtra. D’ici là…

23)
alec6
, le 01.11.2006 à 13:13
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Soyons clair.

Il est déjà trop tard ! A supposer que l’on puisse tout stoper aujourd’hui, l’inertie est telle que nous aurions néanmoins droit à nos deux degrès supplémentaires d’ici 50 ans et les phénomènes auto-amplificateurs sont tels que nous changerions néanmoins d’ére climatique (le pôle Nord libre de glace en été quoiqu’il arrive est pour 2050 et personne n’en connait les conséquences). Or, jusqu’à preuve du contraire, au mieux nous commençons à freiner nos émissions de GES au pire celles ci continuent d’augmenter.

Trier ou pas ne changera pas grand chose puisque nous continuons à produire des emballages, des boîtes, des machins et des bidules qui se jettent ! Et tant que nous continuerons à jeter le problème sera toujours le même puisque, recyclage ou pas il faudra dépenser de l’énergie dans tous les cas de figure…

Le plus efficace est donc de ne plus consommer et de se contenter du minimum… Beau programme ! Que personne n’est prêt à suivre, même les plus convaincus, moi le premier. Quant aux “fashion victims” et autres chairs à canons esthétiques qui vont hanter par hordes bêêêêêêllantes les allées des camps de consomations à la sortie de nos villes… Que leur dire ? Que se sont des crétins, abrutis, nuisibles pour l’avenir de la planète ?

Il y a sûrement un moyen plus gentil de faire comprendre les choses, mais si le moyen est efficace c’est la recession économique assurée : moins de consommateurs = moins de production = moins de pognon !

En fait le rapport britanique est une vaste blague, donner un coût à CETTE catastrophe annoncée revient à estimer le prix de la Joconde : elle est unique et aucune somme d’argent ne remplacerait sa disparition. La différence entre une crise de 29, une première ou seconde guerre mondiale est de taille. Après ces crises là, il y a justement un APRES ! des destructions certes, qq millions de cadavres re-certes, mais de l’énergie à en revendre et des ressources naturelles infinies (dans le sens que l’on donnait à cette époque !)

Pour en revenir à ce qui nous concerne, toutes mise en œuvre de quoi que se soit demandera de toutes façon de l’énergie produisant directement ou indirectement des GES. Etaler cette production dans le temps ne fera rien à l’affaire. Il a fallu plusieurs millions d’années pour concentrer dans notre sous-sol du carbonne sous forme de gaz, pétrole ou charbon, qu’il en faille quelques dizaines ou même quelques centaines pour les réinjecter dans l’athmosphère ne changera rien !

Le flash est terrible pour notre planète ! Les premiers coups de pioche dans les mines de charbon il y a 150 ans (ou plus, peu importe) ont amorcé le processus, qui n’a fait que s’emplifier dès lors. Cette overdose va avoir des conséquences inimaginables !

Si le calcul forcément faux (mais c’est pas grave) de Stern peux faire réagir nos gouvernants, tant mieux, mais à l’instar du rapport 3021 de l’Assemblé Nationale du mois d’avril (qui dresse peu ou prou le même constat sans le chiffrer) il est fort probable qu’il ne se passe RIEN ! il n’est qu’à voir l’empressement de nos candidats à la… ouvrez le ban ! candidature au poste suprême à la grandeur de la République Française (ou Môssieur, française !)… fermer le ban ! pour s’en convaincre.

Tiens ! le Canada est sur le point de se désengager du protocole de Kyoto…

Carpe diem et memento mori !

24)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 13:40
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J’avoue qu’il m’arrive de jeter des bouteilles en PET dans une poubelle (pas souvent mais ça m’arrive). Je ne le ferai plus, promis.

T’as pas honte!

on a compté les trajets du réparateur des photocopieurs ou des imprimantes, qui doit souvent venir les réparer à cause de ce papier?

Tu as raison Il est nécessaire d’avoir des imprimantes compatibles avec le papier recycler sinon on fout en l’air les machines.

Le tri des déchets à domicile me semble bien compliqué. Je ne me vois pas avec 3 poubelles dans mon appartement… Je crois que c’est le tri industriel des déchets qui est meilleur quitte à payer plus cher ce que nous consommons.

Le point clé est d’avoir des pouvoirs public qui soutiennent les citoyens: en l’occurence, trier est nécessaire si l’on a les infrastructures nécessaires en aval! Sinon, personne ne va jouer le jeu… Summit Foundation par exemple fait un boulot incroyable en Suisse, notamment en proposant des poubelles Alu et PET pendant les grands festivals de l’été, où les quantités récoltées sont tout simplement astronomiques…

25)
François Cuneo
, le 01.11.2006 à 13:41
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Je ne suis pas à tel point pessimiste malgré tout.

Si l’on se souvient, il y a quelque 20 ans, on nous annonçait tout simplement la mort des forêts.

Or finalement, elles vont très bien ces forêts maintenant.

Donc le catastrophisme ambiant, j’y crois tout en doutant.

Il n’empêche que dans le doute, agissons tout de même.

26)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 13:45
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Il y avait hier soir sur antenne 2 de splendides reportages de Yann Arthus Bertrand sur les effets du réchauffement climatique

Merci pour votre commentaire :-)

En effet, YAB est un photographe d’exception.

Un paradoxe, il est un ardent défenseur du développement durable, mais avec ses multiples voyages autour de la planète, il a faire plus de km que le Pape Jean-Paul II ;-)

En même temps, on ne peut pas vraiment le lui reprocher.

27)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 13:47
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Certains ont même un récipient pour le compost, à jeter dans un container spécial ou sur ton propre compost. Ça, j’ai bien essayé, je n’y arrive pas.

T’as pas honte (bis)!

Dire que je dois amener mon compost dans la voiture pour aller le déposer dans une poubelle en ville alors que toi tu n’aurais qu’à le balancer à qq part dans ton grand jardin ;-)

29)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 13:58
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C’est ta (notre) consommation qu’il faut changer. Tout le reste est du pur pipeau !

Je relativiserais vos propos lundi prochain en parlant d’écologie industrielle, car non, tout n’est pas perdu! Et: oui, tout n’est pas gagné non plus (et loin de là!)

Reste la communication et l’éducation menant à la prise de conscience de notre consommation gourmande en ressources et énergie.

Recycler est un premier pas, facile, et même si c’est insuffisant, il est indispensable (cela me fait penser aux gens qui me répondent que voter ne sert à rien, car notre vote n’aura qu’un impact minime sur l’ensmeble du scrutin…(je ne dis pas ça à votre intention, cher Okazou!))

30)
Caplan
, le 01.11.2006 à 14:16
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Magnifique article inaugural, Théodore!

Les photos consacrées au recul des glaciers sont spectaculaires. Les uns diront que ce n’est pas si grave que ça, que c’est déjà arrivé dans l’histoire de la Terre. Ce qui m’inquiète, moi, c’est la rapidité avec laquelle ça se passe…

Bof… Finalement, les moraines, ça donne du beau gravier pour faire du béton…

31)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 14:22
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J’espère que vous ne tomberez pas dans ce travers, en Suisse. “Avoir une brique dans le ventre” a un coup environnemental non négligeable si une stricte politique d’aménagement du territoire n’est pas appliquée !!

Cher Frank, vous mettez le doigt sur un vrai problème politique. En l’occurence la Suisse commence de plus en plus a y être confronté, et sur un très petit territoire habitable (le pays n’ayant un gros qu’un tiers de sa surface pouvant être habitable, un tiers de forêt et un dernier tiers de montagnes, glaciers, pierriers et autres lacs…)

32)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 14:24
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J’ajouterai une autre condition malheureusement nécessaire et pas glorieuse: le développement durable sera lucratif ou ne sera pas.

Très juste, pas facile de convaincre les entreprises à faire de l’écologie industrielle sans, en contrepartie, leur promettre des gains économiques substantiels (et spécialement les PME)

Comme le dit le Prof. Erkman: il s’agit de réinventer l’économie

33)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 14:29
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j’ai du m’accrocher pour en comprendre le propos

Certainement en raison d’un syndrôme familial du côté Besson de la famille, la maladie de la longue histoire!

Je tâcherai d’aller droit au but lundi 6 novembre,

Cordialement,

Théodore

34)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 14:58
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doucement sur la sat!

Merci pour le conseil ;-)

J’ai pas lu le texte, ces histoires me fatiguent.

C’est bien le propos de mon intervention, les gens se fatiguent du développement durable, et ce n’est pas le moment!

Bien é vous,

Théodore

35)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 15:02
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c’est que LE problème ne concerne pas les déchets mais en premier lieu la consommation de laquelle les déchets résultent.

Là encore, je vous rejoins pour votre point de vue sur la consommation, mais vous ne devez pas négliger la gestion des déchets dans le cadre du grand frère à la consommation, la production, un impact énorme peut être réalisé en bouclant les flux de ressources par le biais de parc éco-industriels, dont je parlerai lundi prochain, dans le cadre des symbioses industrielles.

37)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 15:08
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Cette façon de faire a été mise en place dans une ville du Danemark.

Il s’agit de la ville de Kalundborg, précurseur en matière de symbiose industrielle, j’aborderai ce thème lundi…

L’entreprise qui les vend gagne de l’argent là-dessus, et l’entreprise qui achète économise puisque cela lui revient moins cher de prendre sa matière tout près plutôt que de l’importer.

Sans compter l’amélioration de son image de marque…

38)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 15:11
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Bien sûr, je ne suis pas le seul dans l’immeuble et, comme moi, les autres ont très souvent les fenêtres grandes ouvertes surtout en plein hiver. C’est beau l’économie d’énergie :)

Quelle histoire, ça me rappelle mon précédent appartement: la surchauffe parce que j’habitais on dernier étage. Quand on pense qu’1° en moins c’est 7% d’énergie consommée et brûlée en moins!

39)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 15:12
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Moi, je compte un demi-frère, un quart-de-frère, et… un huitième de sœur (la demi-sœur de François) Total: sept huitièmes de frères-et-sœurs, si vous avez tout suivi. Même pas un en entier, quoi…

Tu sais que tu compte pour plus que 1 à toi tout seul en ce qui me concerne ;-)

40)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 15:19
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comment peut-on surexploiter une carrière qui, de toute manière, ne se renouvelle pas???

En l’occurence, je me suis peut-être mal exprimé mais il s’agit en fait se la surexploitaiton des ressources de toutes sortes, de certaines roches, au charbon, au pétrole, au métaux lourds, à l’Uranium, en passant par l’eau potable.

En fait j’aurais du parler des carrières ET des mines ET des réservoir de combustibles fossiles ET…

Je comprends votre remarque et merci pour votre réaction.

Bien cordialement,

Théodore

41)
fxprod
, le 01.11.2006 à 19:01
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Pour ceux qui n’ont pas vu les reportages de Yann Arthus Bertrand ils sont visibles sur,

http://www.antenne2.fr

pour ce qui est de la dépense énergétique utilisée pour cette émission, le photographe a fait un calcul d’évaluation et rétrocède la contre partie pour l’écologie, militant convaincu et “droit dans ses bottes” les petits ruisseaux font les grandes rivières.

44)
kostoglotov
, le 01.11.2006 à 21:42
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Bonsoir Très chouette article, bien qu’un peu fourre-tout. Chouette photos aussi. Pour répondre à tous les grincheux qui ont trop lu Jared Diamond, je pense qu’il y a deux choses à faire, qui sont toujours mieux que de ne rien faire : 1°) les petites choses du quotidien, comme éteindre les lampes inutiles, recycler ses déchets, laisser la voiture au garage, etc. Je ne vais pas vous faire une liste de tout ça, on en trouve suffisemment sur le net. A ceux qui pensent que ça ne sert à rien parce qu’infinitésimal, je répondrai que, outre le petit geste écolo (qui, s’il est négligeable quantitativement, il a au moins le mérite d’aller dans le bon sens) vous donner un exemple. Et ça c’est précieux ! C’est éducatif pour vos enfants, c’est démonstratif pour vos amis ou voisins. C’est comme rouler à vélo : si l’on est seul, c’est forcément dangereux. Si l’on est plusieurs, les automobilistes s’habituent à vous. Si vous êtes nombreux, les pouvoirs publics finissent par construire des pistes cyclables et des aménagements. Mais il faut avoir rouler seul un temps, ne fut-ce que pour inciter les autres en leur montrant que c’était possible … 2°) Passer l’information. En parler autour de vous, transmettre des liens d’articles comme celui-ci par e-mails (“tiens, toi qui t’intéresse à l’environnment, j’ai trouvé un article qui …” – qui ne s’intéresse pas à l’environnement, aujourd’hui ?), offrir des DVDs ou des bouquins sur le sujet (c’est bientôt Noël) … Cette année, j’ai offert trois exemplaires du livre de Wingert “La vie après le pétrole”. Plus les gens seront informés, plus celà prendra du poids. Des films comme celui de Gore (ou même Fast Food Nation, qui sort bientôt) sont des leviers puissants, mais le bouche-à-oreille constitue également un vecteur de transmission de l’information qui a l’avantage de ne pas être énergivore (tout au plus, un demi au café du coin …) Nous avons deux avantages : des moyens de communication super sophistiqués et cependant facile d’emploi (mails et blogs, entr’autres) et le sujet est dans l’air du temps … Je crois qu’il n’y a vraiment pas de meilleur moment pour décrocher son bâton de pélerin du porte-manteau …

45)
Théodore Besson
, le 01.11.2006 à 21:53
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kostoglotov: Merci pour votre très pertinent commentaire, particulièrement bien rédigé!

Le bouche-à-oreille permet comme vous le dites de maintenir la conscience environnemntale au sein de notre société. Il est un complément indispensable aux médias et aux gouvernements…

46)
alec6
, le 02.11.2006 à 00:02
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Désolé d’en rajouter une couche dans la série rabbat joie, mais parler de protection de l’environnement ent évoquant la Prius est risible !

Un véhicule qui peut rouler à 170 km/h doté d’une climatisation, pesant 1,3 tonne et dont le moteur électrique est “parfaitement adaptée à la conduite en ville” (où les transports en commun font déjà leur office) est aussi efficace qu’une indulgence pour aller au paradis ! En d’autres termes on s’achète une bonne conscience !

Quant à donner un exemple ! Désolé encore Kostoglotov, mais voilà près de 15 ans que je n’ai plus de voiture malgré mes trois enfants (dont la grande est à peine agée de 8 ans), que je récupère, réutilise, répare et j’en passe… j’ai certes convaincu ma compagne, mais au delà !?

Je n’y crois plus, au mieux je passe depuis des lustre pour un écolo illuminé et bien gentil, au pire pour un emmerdeur écolo de la pire espèce. Non ! Tout le monde s’en fout, c’est la triste réalité. Les catastrophes annoncée sont tellement énormes, mais tellement lentes à se mettre en place au’il est bien difficile d’y croire… comme le dit involontairement François, on nous annonçait la fin des forêts il y a 20 ans, or elles ont toujours là et bien portantes ! En Suisse sûrement, en france peut-être aussi, mais ailleurs ! en Chine, en Afrique, en Indonésie, en Amérique du Sud…

Sincèrement, notre civilisation est très mal barrée et elle disparaîtra comme bien d’autres l’ont fait avant nous, mais comme dans toute chute, elle risque de se faire très mal en tombant. D’autant plus que les mesures efficaces auraient dû être prise il y a au moins 40 ans, lorsque les premiers “illuminés” faisaient leurs premiers rapports celui du Club de Rome pour l’essentiel (relire entre autres, s’il traîne encore dans qq bibliothèques poussiéreuses, le rapport de Barbara Ward et René Dubos édité sous le titre français “Nous n’avons qu’une Terre”).

Début février le GIEC (IPCC in English) rendra son 4e rapport… le résultat risque de faire frémir à nouveau ! A ce propos, on considérait il y dix ans comme catastrophique pour la planète un réchauffement global de 2°C. On sait aujourd’hui qu’il sera supérieur à cette valeur bien avant 2100…

Par ailleurs je rapelle que la Chine va construire d’ici 2020 une quizaine d’aéroports supplémentaires. Au passage encore, 55% de la polution de la région parisienne est d’origine… aérienne.

Il faut donc s’attendre dans les années à venir, à voir disparaître quelques km2 de Belgique, de Danemark de Pays Bas, de Grande Bretagne… quelques lieux intéressants comme la Camargue ou Venise à moins que se ne soit la Frise et la Hollande toute entière et voir dans le même temps des migrants de plus en plus nombreux trouver refuge un peu plus au nord…

Pour finir, vous pouvez télécharger le rapport britanique (700 pages) ici ou encore le rapport 3021 de l’Assemblée Nationale (180 pages) sans oublier le rapport de James Hansen de la Nasa par là

Bonne lecture

47)
Ishar
, le 02.11.2006 à 03:48
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Bonjour,

Je rejoins pleinement les avis d’Okazou et d’Alec6 : il se fait bien tard pour espérer s’en tirer sans dommage. Même en se conformant tous et dès maintenant aux recommandations de Rio (1992) nous n’échapperons pas aux conséquences des insouciances de l’ère industrielle. Les écosystèmes sont lents à dérégler mais quand le mouvement est amorcé on ne l’arrête pas facilement. L’inertie des écosystèmes est importante. Le développement durable est une excellente idée qui aurait dû être mise en application il y a 50 ans déjà. Aujourd’hui les gouvernements abandonnent le combat, se rendant bien compte qu’ils ne pourront pas tenir les échéances et pour certains comme le Canada, que leur production de CO2 a explosé au lieu de décroître comme le stipulait les engagements qu’ils avaient pris.

Le développement durable n’est donc plus adapté aux défis qui nous sont posés car il entretient l’illusion du développement à l’infini alors que nous vivons dans un monde fini (au sens limité). Il n’y a pas besoin de faire des calculs compliqués pour comprendre que notre planète ne peut pas fournir plus qu’elle ne possède et la population humaine ne cesse de croître. Il est donc inutile de chercher à se développer différemment, il faut cesser de croître voir décroître. Et ça ce n’est pas évident j’en conviens. Maintenant vous pouvez me dire que les modèles sont faillibles, qu’on ne sait pas si nous avons dépassé ou non la limite, que notre planète peut encore supporter quelques milliards d’humains en plus etc. Oui, mais cette limite existe, que nous la franchissions dans 10 ans, ou 100 ans, nous la franchirons. Alors…

D’ici là j’imagine que les crises que nous allons devoir affronter seront terribles. Elles seront d’abord économique (raréfaction du pétrole, explosion des coûts énergétiques), écologiques mais aussi humaines (déplacement de populations entières, pénuries d’eau potable et de nourriture). Ce n’est pas très agréable d’y penser et on préfère plancher sur des petites choses comme le tri des déchets alors qu’il faut revoir de façon radicale notre mode de vie. Malheureusement nous n’y sommes absolument pas préparé et rien ne montre que nous le seront un jour.

Ce n’est pas réjouissant, je suis pessimiste c’est clair mais je ne vois pas ce qui pourrait nous sauver miraculeusement d’une catastrophe pareille. Nous seront bien obligé de nous adapter et pour cette raison, trier ses déchets (et toutes les actions qui vont dans le sens d’une économie des ressources) est une bonne pratique. Elle nous oblige à réfléchir dans le bon sens, à prendre conscience que les ressources sont limitées donc précieuses.

François, tu habites dans une maison à la campagne et tu fais 30 km par jour pour aller travailler. Ainsi ton impact environnemental n’est pas négligeable mais tu ne peux pas faire grand-chose car la contraction de l’espace n’est pas encore au point. Par contre tu pourrais agir dans un autre domaine pour compenser ton impact négatif. Par exemple tu pourrais installer des capteurs solaires thermiques pour chauffer l’eau de ta douche et diminuer ta consommation de fuel (ou de gaz) pour ton chauffage ( http://www.sebasol.ch ). Maintenant prendre ta voiture pour te rendre à la muni à moins d’un km de ta maison… je préfère ne pas te dire ce que j’en pense ;-)

48)
François Cuneo
, le 02.11.2006 à 07:17
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Alec6, on nous annonçait la mort des forêts là, devant chez toi, devant chez moi. Or elle n’a pas eu lieu. Cela ne retire rien au fait qu’il faut faire très attention. Mais disons que ce qui se passe ces jours, c’est un peu le catastrophisme qui me rappelle il y a vingt ans.

49)
alec6
, le 02.11.2006 à 08:23
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La France est un pays extraordinaire où les radiations s’arrêtent aux frontières et où les émissions de GES sont inférieures à celles de nos voisins, d’ailleurs nous allons ratrapper notre retard en relançant la fllière charbon avec les centrales thermiques qui vont avec. C’est par là

50)
kostoglotov
, le 02.11.2006 à 09:17
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Alec6, tu es un pessimiste convaincu (on a déjà débattu, notamment quand tu as commenté un bouquin traitant de la déplétion) mais tu le fais savoir, tu es là à chaque fois pour râler sur la Prius et le consumérisme. Tu assimiles des infos, tu les synthétises et tu viens nous en faire part. Et le débat a quand même lieu. Si personne ne ferait ça, pas de débat. Donc je trouve ça déjà pas si mal. J’ai appris l’existence du Pic sur internet, pas dans les médias traditionnels. Il est vrai que c’est toujours frustrant de voir les gens, soudainement décillés, crier au loup alors qu’on leur répète des choses depuis des lustres ; et on a parfois l’impression d’être le Winston de 1984 … Mais je pense qu’il faut continuer à causer, c’est la plus élémentaire des choses à faire, quand on sait. Quitte à passer pour un illuminé pendant un certain temps … “D’abord ils nous ignorent, ensuite ils nous raillent, …” tu connais, non ? Amicalement

52)
ToTheEnd
, le 02.11.2006 à 09:33
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alec6: ton commentaire en 46 est totalement disproportionné. Acheter une Prius aujourd’hui, c’est déjà pas mal… ce n’est pas le top, mais c’est déjà quelque chose et dire que c’est “se donner bonne conscience” me fait penser à un discours bien extrémiste… et tu sais ce que je pense des extrémistes n’est-ce pas?

Et tu as raison, une bagnole qui ne peut faire que du 170 de nos jours, c’est vraiment de la merde… pire que ma Renault, c’est dire!

Je ne nie pas les effets que nous produisons sur l’environnement, mais comme je l’ai dit plusieurs fois, notre planète se remettra totalement de nos activités!

La question est: est-ce que l’être humain s’adaptera à une nouvelle configuration terrestre? Toujours plus d’ouragans, des zones toujours plus sèches alors qu’à quelques km de là tout est inondé, montée des températures, etc.

En fin de compte, ce n’est pas la nature qui paiera l’adition, mais c’est nous! Si on venait à disparaitre demain, la Terre aura effacé toute trace de l’homme en à peine 1 million d’années; y compris les pyramides!

Bref, pour moi, je suis “content” quand les plus gros pollueur de la planète se prennent toujours plus de désastres climatiques sur la gueule au lieu de petites populations sur des îles paradisiaques qui sont au niveau de la mer… s’il y a que ça qui peut les faire réfléchir, alors pourquoi pas!

Mais je le répète, toutes ces questions que nous nous posons n’ont qu’un seul but: arriverons-nous à nous adapter? Et pas cette question débile que j’ai entendue l’autre soir d’un écolo débile gangrené du cerveau “est-ce que la nature survivra?”.

La nature nous fera payer au centuple ce que nous lui faisons…

T

53)
alec6
, le 02.11.2006 à 10:09
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François,

Le Club de Rome à la fin des années 60 tirait la sonnette d’alarme sur des sujets qui aujourd’hui sont d’actualité. Ils prévoyaient même que, grosso modo, les réserves de pétrole viendraient à s’épuiser dans les trente années qui allaient venir… C’était évidement sans compter sur des techniques pétrolières plus efficientes (forages profonds, off-shore…). Ils ne s’érigeaient évidemment pas en devins, mais soulevaient le problème de l’épuisement inéluctable de ressources énergétiques finies. Les Cassandres étant toujours mal venues et les “prédictions” s’avérant fausses, on s’est empressé de les mépriser et de les oublier…

Aux dernières nouvelles, le Peak Oil est prévu pour 2015-2020. Une erreur de dix ou vingt années ne change rien à la démonstration (et pour couronner le tout, le baril est depuis qq semaines sous la barre des 60$, aucune raison de s’inquiéter donc !).

Les dinnosaures ont disparu il y a 65 M d’années, mais cela ne s’est pas réalisé en quelques semaines, années ou décennies, mais en quelques dizaines de miliers d’années. Pour comparaison, la civilisation du pétrole a 150 ans, la civilisation dite occidentale qui gouverne le monde un peu plus de 2500 (des grecs à aujourd’hui)…

Je le répète, depuis deux siècles nous rejetons dans l’athmosphère ce que le carbonifère a concentré dans nos mines et nos puits en 50 millions d’années !

Désolé, mais je ne crois pas aux miracles !

54)
alec6
, le 02.11.2006 à 10:12
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Et tu as raison, une bagnole qui ne peut faire que du 170 de nos jours, c’est vraiment de la merde… pire que ma Renault, c’est dire!

Trop fort ! :-)))))

55)
ToTheEnd
, le 02.11.2006 à 11:25
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53. alec6: tu fais trop de raccourcis et comme toujours quand on fait trop de raccourcis, on tord la vérité.

De dire qu’un jour il n’y aura plus de pétrole, c’est pas une nouveauté en soi. Toute ressource produite par la nature à un moment donné est épuisable si on l’utilise à outrance. Une analogie peut tenir en un mot: la chasse (pour manger hein, pas pour le sport). Combien d’espèces ont déjà disparu parce que nous les avons tuées sans discontinuer? Je ne parle pas des écosystèmes que nous changeons profondément et qui tue ses habitants.

Les techniques de forage sont effectivement devenues plus efficientes, mais ça n’a pas grand chose à voir avec l’offshore puisqu’on fait ça depuis 1897!!!

Par plus efficient, on entend “tirer plus de pétrole d’un gisement”… mais à un coût qui est beaucoup plus élevé!

Je peux t’assurer que si un jour le baril est à 1’000 dollars, on commencera même à exploiter des puits en France… et à Paris!

Enfin, je remercie à quelque part les arabes et spéculateurs qui maintiennent artificiellement le prix du baril aux alentours de 60 dollars (rappelle-toi, c’est une volonté, pas une réalité)!

En effet, grâce à eux, la population est en train (même si c’est beaucoup trop mou pour toi) en train de prendre conscience de la dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole et de son coût. On favorise ainsi le développement d’autres moyens de produire de l’énergie “propre” pour le chauffage, transports, etc. parce que financièrement, ça devient intéressant.

Je dirais donc que cette hausse artificielle et lente du prix du brut est bénéfique puisque les mentalités commencent à changer ou du moins, elles commencent à faire cas du problème.

Dans tous les cas c’est mieux comme ça que de continuer avec un prix au baril de 2 dollars (post choc pétrolier de 73!) et se réveiller un matin en entendant à la radio: IL N’Y A PLUS DE PETROLE…. HHHHAAAAAAARRRRGGGGGGGGG!

T

56)
alec6
, le 02.11.2006 à 12:49
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Damned ! T a encore raison !

Mais je n’ai pas tout a fait tort non plus, quand je cite le prix du pétrole actuel vers les 60$, j’oublie de dire qu’il a frolé les 80$ au mois de juillet et que j’ai entendu dire par certains que c’était bien le signe qu’il ne fallait pas s’inquiéter… Malheureusement cette “chute” de 20$ (tout aussi spéculative que la hausse, on est bien d’accord T) n’aide pas à prendre des décisions rapides.

Tu as cependant tort en disant que c’est “beaucoup trop mou POUR MOI”. De mon strict point de vue égocentrique, cela ne change rien, mais pour tous ceux, nombreux sur ce site sans aller plus loin, qui sont convaincu par la nécessité impérieuse de faire qq chose, c’est effecivement trop MOU.

C’est d’ailleurs ce qui me convainc de la nécessité de taxer les énergies fossiles comme le propose JM Jancovici dans son livre et même Stern soi-même dans son rapport : _“Establishing a carbon price, through tax, trading or regulation, is an essential foundation for climate-change policy.”_ Or, taxer le carbonne revient à taxer indirectement gaz, pétrole et charbon.

57)
ToTheEnd
, le 02.11.2006 à 14:39
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On est presque d’accord alors… vivement qu’on boive un coup… fait soif et l’air est sec ici.

Tu parles d’urgence et je reconnais moi-même que le problème est actuel… néanmoins, il ne faut pas confondre précipitation et urgence.

Si on faisait monter artificiellement le prix du pétrole de 20% par an, d’ici à 5 ans, on aurait un sacré problème économique au niveau mondial qui générerait très probablement autant de morts dans des conflits armés que ne le ferait un effet de serre plus important.

C’est pour ça que je suis pour une réflexion posée qui tienne compte aussi bien des arguments écolos extrêmes que les milieux économistes.

Autant on doit réduire les gaz à effet de serre, autant on ne peut pas dire que l’année prochaine, il faut arrêter de rouler ou naviguer au pétrole ou au gaz… c’est pas réaliste pour les raisons que je viens de citer.

Enfin, la taxation du carbone est intéressante, mais je me demande à quel point il ne serait pas plus intéressant et plus simple de taxer à la base, c’est-à-dire les matières premières (gaz, charbon, pétrole, etc.)…

En effet, pourquoi taxer et donc mettre en place des structures complexes et étatiques sur ce que tu émets alors que dans le fond, il suffirait de taxer à la base vu qu’on peut parfaitement évaluer ce qu’un élément qui brûle produit de carbone?

Si tu achètes 1 litre de mazout pour chauffer ta maison de campagne, tu vas émettre autant de carbone qu’un litre d’essence qui brûle dans ton moteur (à quelques % près). Par contre, pour obtenir le même résultat avec du charbon par exemple, tu vas produire beaucoup plus de carbone avec le charbon…

T

58)
alec6
, le 02.11.2006 à 16:17
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T, c’est exactement ce que propose Jancovici, une taxe sur toutes les énergies fossiles de 3 ou 4% par an, ce qui n’est pas énorme mais permet de se préparer à une fatale augmentation, qui elle ne permettra pas de se retourner. C’est d’ailleurs la vertue de la TIPP : le prix du litre d’essence à la pompe augmente moins vite que le prix du billet d’avion indéxé sur le prix du kérozène, qui lui n’est pas taxé du tout !

Pour boire un coup il faurdra attendre la prochaine Cuk Day !! à moins que tu ne sois de passage à la capitale de la France un de ces quatre…

60)
Théodore Besson
, le 02.11.2006 à 18:27
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En fin de compte, ce n’est pas la nature qui paiera l’adition, mais c’est nous!

Le biologiste que je suis aimerais nuancer ce propos, en disant que si la Géosphère s’en remettra, la Biosphère (l’ensemble des organismes vivants) paiera un lourd tribu en terme de biodiversité.

Un nombre impressionnant d’espèce va y passer.

Mais je te rejoins: la Terre se passera sans problème de l’humain, elle a déjà eu bien d’autres épreuves en 4.5 milliards d’années de vie.

61)
zitouna
, le 03.11.2006 à 12:00
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Bienvenue, Théodore, de bien jolies photos en introduction (dont, au début, je me demandais ce qu’elles faisaient là, maintenant, j’ai compris;o). Un article dont ce qu’on en attend la suite avec impatience, même si je partage les inquiétudes d’Alec6 et d’Okazou sur le fait que l’économie ne réagisse que bien trop tard et très mollement,c’est quand même bien qu’elle commence à réagir! Même si c’est un cautère sur une jambe de bois ou une goutte d’eau dans l’océan, c’est quand même un bon signe.
Un petit test d’empreinte écologique au passage, pas mal fait, en flash, avec des petits graphiques pour les résultats, j’en suis à 2,35 planètes :-(, faudrais que je bouffe moins de viande. Ce qui est super, avec ce truc, c’est qu’une fois fini le test, on peut revenir en arrière pour voir le “poids” de chaque question et imaginer ce que l’on pourrait faire pour s’améliorer…
z (à bicyclette, quel que soit le temps, l’autre jour, je suis rentré avec 30 kg de victuailles, sur le porte bagages ;o)

62)
Pépé
, le 04.11.2006 à 15:01
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Cher téo,

Très belles images, dont j’avais la chance de posséder quelques-unes, texte un peu long et qui cherche à faire des disciples…

Mais en résumé, remarquable travail, et quel boulot, pas…

Buongiorno !

63)
Théodore Besson
, le 05.11.2006 à 14:07
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Merci Zitouna, ce test est très répandu, discutable mais il a le mérite d’être concret.

Je mettrai ce lien demain sur mon humeur.

J’en suis à 2.95 planète (!), la faute à la bouffe et aux transports. Qu’est-ce que ça serait si je faisais pas gaffe!

Bien à toi,

Théo

64)
Pépé
, le 05.11.2006 à 20:14
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Cher téo,

Vivement lundi pour la suite !):(- (nouvelle Xpression)

Mais n’y passe pas ton samedi, ton dimanche et la moitié de ton lundi. Quoique le sujet le mérite largement. À ttes.

65)
PenséeMultiple
, le 22.02.2009 à 18:43
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Bonjour les Terriens ! Nous sommes en 2009, plus de 2 ans ont passé depuis les réflexions pessimistes – mais combien pertinentes – d’Alex6. Qu’est-ce qui a changé en 2 ans ? Un peu plus de gens sont conscients de la problématique du climat. Après l’envolée du prix du brut courant 2008, plus personne ne conteste la théorie du peak oil, malgré l’effondrement de ce même prix en raison de la crise économique. And so what ? Combien d’entre nous changent leurs comportements ? Sur le plan politique, oû sont les méga-programmes destinés à convertir les économies occidentales aux énergies renouvelables, ou à refonder le capitalisme selon les règles de l’écologie industrielle, programmes qui trouveraient leur “légitimité” aux yeux des écolo-sceptiques par leur effet bénéfique sur la crise économique ? Le seul souci des masses – réel et incarné dans les comportements – a été et reste le sacro-saint pouvoir d’achat !

Courant 2008, je suis devenu végétarien pour des raisons écologiques. Je réutilise mes sachets en plastic et j’ai adopté l’avarice comme mode de consommation (sauf pour l’achat de livres – d’occasion sur priceminister pour me donner bonne conscience ! -). N’ayant pas de voiture ni de télévision et ne partant pas en vacances, je n’ai plus beaucoup de marge pour réduire encore mon empreinte écologique. Ma manière de contribuer tout de même: je travaille à l’élaboration d’un site internet qui s’appellera plusconscient.net (ouverture prévue, mars 2009).

Mon propos n’était pas de faire de la promotion pour un site encore en gestation. Je voulais faire un clin d’oeil désabusé à celui qui, en 2011 ou en 2015 tombera sur cet article par la magie de Google et qui pourra faire un quasi copier-coller des lignes ci-dessus. Comme le dit Jean-Pierre Dupuys (Pour un catastrophisme éclairé), notre grand problème est de croire ce que nous savons ! En fait, je ne crois pas vraiment ce que j’écris, car je pense qu’en 2015, les choses se seront tellement dégradées que la préoccupation du jour ne sera plus d’immortaliser ses idées sur un forum internet !

66)
PenséeMultiple
, le 28.03.2009 à 19:04
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Bonjour,

Une présentation audio de l’écologie industrielle d’une durée de 25’ par Suren Erkman, professeur d’écologie industrielle à l’Université de Lausanne est disponible à cette adresse