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Mercredi 1 novembre 2006
Quelques clichés, en attendant l'écologie industrielle

Salut à vous, assidus lecteurs de cuk.ch !

Avant d’aborder les questions de développement durable qui font l’objet de ce premier volet sur l’écologie industrielle, une introduction s’impose, histoire de faire connaissance.

Apple et moi, une histoire de famille

C’est en effet un grand plaisir pour moi de me présenter pour ma première humeur sur cuk.ch (j’avais la pointe des doigts qui me démangeait depuis bien longtemps). Aujourd’hui est donc une sorte de baptême du feu. J’ai enfin la chance de pouvoir partager avec vous l’amour familial qui me lie à Apple.

Familial? Et oui, le lien entre mes deux demi-frères, Cuk et Mathieu (qui sont entre eux des quart-de-frère…), et la firme de Steve est noué depuis fort longtemps. Mes grands frères m’ont bercé dans un monde tout plein de pommes, d’abord couleur arc-en-ciel puis blanches, la liste de tous les modèles qui sont passés dans leurs mains doit être tout simplement interminable, après plus de 20 ans d’expérience… Mais paradoxalement, de mon côté, il m’aura fallu atteindre l’âge de 24 ans pour devenir réellement accro (mais alors vraiment!), c’est-à-dire depuis maintenant 5 ans.

En résumé, si j’avais déjà touché à l’informatique ludique avec un Atari au tout début des années nonante, la révélation aura été l’achat béni d’un Titanium fin 2001:
 je réalisais que j’étais de la même graine que ma famille en devenant petit à petit un inconditionnel des Macs!

Quelle claque j’ai prise lorsque j’ai compris la puissance de l’informatique, aussi bien dans le cadre de nos activités professionnelles, que dans celui des loisirs.

Je tiens à préciser que j’ai toujours une grande sympathie d’entrée lorsque je rencontre un utilisateur Mac. Je sais qu’il y a bien des chances que je m’entende bien avec la personne en question (je suis sûr que vous voyez ce que je veux dire…). Bien sûr, qu’avec un thème de discussion commun, ça aide… mais franchement, il n’a pas beaucoup d’adeptes de la Pomme avec lesquelles je ne tisse pas d’excellentes relations. Je suis également fier d’avoir fait “switcher” un grand nombre de proches :-D

Quelques logiciels indispensables à mon bonheur

En résumé, comme je suis l’heureux possesseur de ce formidable appareil qu’est le Canon 350D, testé ici tout comme son grand frère, le 400D, testé .

Je peux ensuite grâce à machine adorée :

  • Cataloguer, trier, retoucher, recadrer, renommer… mes clichés avec l’excellent iView Media Pro – n’utilisant pas encore Aperture, testé par ici. Même si je trouve qu’iPhoto se bonifie avec le temps, surtout avec sa vue panoramique et son mode retouche plein écran :

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Naviguer dans iPhoto est de plus en plus agréable…

  • Utiliser le fabuleux Autopano Pro, dont le Cuk vous a parlé il y a quelque temps, qui me permet de faire des panoramas en quelques clicks (il faut vous procurer d’urgence ce logiciel, croyez-moi !) D’ailleurs, je viens de commander la tête Panosaurus dont vous a parlé François dans sa récente humeur.
  • Comme les panoramas sont parfois d’énormes fichiers, pour les transmettre à mes amis, rien de vaut le très fonctionnel Small Image 2 de Fabien Conus.
  • iBackup me permet de « backuper » gratuitement mes précieuses images (merci Guillôme pour le tuyau). Encore un super test sur cuk.ch…
  • Je passe bien sûr de nombreuses heures avec iTunes (je n’ai plus aucun CD mais que des mp3) et j’adore Keynote, qui est une excellente alternative à Powerpoint, si vous désirez faire des présentations qui “en jette” vraiment

En résumé, disais-je, avec mon Mac, je répertorie (et traite éventuellement) les photos d’animaux que je prends (je suis biologiste de formation…):

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Une belle libellule provençale (Calopteryx splendens)

 

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Un papillon turquoise très commun, mais si beau de près (Argus bleu)

 

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Un coléoptère aux reflets colorés

 

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Une marmotte alpine en train de siffler pour sonner l’alerte au randonneur à ses camarades…

 

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Un chamois (Rupicapra rupicapra) particulièrement serein, malgré ma présence, l’espèce est en effet généralement très farouche…

 

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Le chocard à bec jaune est un peu le pigeon ou le moineau des montagnes, il est omniprésent! Son plumage n’en reste pas moins superbe

 

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Mon oiseau lacustre préféré (et si élégant en vol!): le héron cendré

 

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Dommage que les plongées dans le Léman n’offrent pas la possibilité de voir des étoiles des mers

 

Les fleurs sont passionnantes à photographier et à déterminer:

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Un pavot orangé d’origine asiatique

 

Un peu de sport aérien (courez voir le Vertigo à Villeneuve (au bord du Léman) chaque année à la fin de l’été: vous ne serez pas déçu!)

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Le parapentiste trempe sa voile dans l’eau avant de se poser sur une plateforme en plein lac. Le château de Chillon est en arrière-fond

 

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Passionné de randonnées, je profite toujours de prendre des clichés de paysages, et spécialement de montagnes et glaciers (pendant qu’ils sont encore là, comme on en discutera plus bas, mais j’avais envie de partager avec vous encore ces quelques photos…).

Encore un peu de patience avant de parler de développement durable :-)

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À quelques minutes de Bonifacio en Corse

 

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Un lac Léman inhabituellement vertical et rectiligne

 

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Arrivé au sommet, observer le paysage et prendre un petit panorama avant d’entamer un bon pique-nique, ce n’est que du bonheur!

 

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En parlant de panoramas, ces quatre-là ont été réalisés avant d’avoir ce fameux Autopano Pro (donc présence de raccords entre certaines photos). De haut en bas: 2 fois le col des Martinets, au pied des Dents de Morcles; le Glacier d’Orny, non loin du Plateau de Trient; une vue sur les 4’000 valaisans, depuis l’Illhorn à Chandolin

 

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Le lac de Salanfe au petit matin, avant l’ascension du col des Paresseux (Merci AutoQuiVousSavez!)...

 

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...et l’arrivée sur la Haute Cime…

 

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...des Dents du Midi. Pour les amateurs, de gauche à droite: la Haute Cime (3256 m), les Doigts (3205 m), la Dent Jaune (3186 m), l’Éperon (3114 m), la Cathédrale (3166 m), la Forteresse (3164 m) et la Cime de l’Est (3178 mètres). Mais bon, il en manque un bout depuis hier... La faute au réchauffement climatique?

 

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Une percée à travers les nuages

 

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Une vue sur les Alpes italiennes, derrière un tapis de neige argenté

 

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Le sommet du Grand Combin ressemble par sa forme à celui du Mont-Blanc, depuis certains sommets chablaisans…

 

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Le Catogne émerge de la mer de brouillard qui tapisse le Val de Bagne (Valais)

 

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Les Diablerets

 

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Les Tours d’Aï et du Mayen au dessus de Leysin

 

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Les Cornettes de Bises dans le Chablais français

 

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Notre “Cervin national”

 

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Détails de glaciers…

 

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Le glacier du Trient

 

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Le glacier d’Aletsch (le plus long d’Europe, même s’il est minuscule en comparaison des glaciers de l’Alaska…), depuis le Jungfraujoch (au Nord)...

 

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...et depuis Riederalp (au sud), vous verrez plus bas qu’il fait un régime involontaire ces dernières décennies!

 

Une simple conclusion à ce stade: “Nature, ta beauté n’a pas de limites” :-D

Le développement durable : une notion dont tout le monde parle… sans vraiment savoir de quoi il s’agit !

Comme vous vous en doutez maintenant, les glaciers, j’adore! Pour faire le lien avec le thème du jour, l’écologie industrielle, j’aimerais introduire (ou rappeler) les notions et concepts abordés par le développement durable, dont tout le monde parle aujourd’hui, les médias nous innondent d’article, les entreprises se l’arrachent, et chacun y va avec ses déclarations de bonnes intentions. Pourquoi donc un développement soutenable de notre société est-il nécessaire? Par exemple parce que la planète se réchauffe avec l’augmentation drastique des concentrations de CO2 dans l’atmosphère.

Vous n’êtes pas convaincus par ce réchauffement climatique ?

Regardez nos chers glaciers des Alpes suisses (source : musée alpin suisse)

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Le glacier d’Aletsch a fondu entre 1900 et 2005!

 

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Le glacier de Morteratsch et le Piz Bernina dans le canton des Grisons, en 1911 et en 2005

 

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Le glacier de Palu et le Piz Palu, à nouveau dans le canton des Grisons, en 1905 et en 2005

 

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Et pour terminer en beauté, le Glacier du Rhône et l’Hôtel du Belvedère au bord de la route du col de la Furka, dans le canton du Valais, en 1906 et en 2003

 

Pour terminer ce court volet sur le climat, voici 2 liens très intéressants (en anglais), ici et , sur les potentielles conséquences financières du réchauffement climatique, issus du rapport Stern (économiste et ex directeur de la Banque Mondiale, donc pas le premier venu).

Eh oui, vous avez bien lu, on parle bien de plus de 4 à 5’000 milliards d’Euros (!), si la communauté internationale ne se remue pas un petit peu ces prochaines années… Cela représente 20% du PNB mondial!

Dire qu’il y a à peine plus de 30 ans, on aurait bien fait rigoler la communauté scientifique en leur annonçant de telles conséquences sur le climat! En effet, on pensait que l’atmosphère était si vaste et si volumineuse, qu’il pourrait tamponner toutes les émissions anthropiques (dont les gaz à effet de serre) et servir ainsi de buvard…

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Malgré tout et concrètement, le développement durable reste encore un concept flou pour bon nombre d’entre nous.

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Les 3 célèbres piliers du DD

 

Pour avoir un comportement un minimum durable, un premier pas consiste à simplement ne pas tout jeter à la poubelle! Bien entendu, en Suisse ou dans de plus en plus de pays, cela fonctionne bien, mais ce n’est vraiment pas le cas chez bien des nations, et même en Suisse, le taux pourrait être améliorée.

OK, on ne peut pas tous recycler comme ce Monsieur :

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Mais au moins pouvons-nous faire un simple effort visuel et trier nos déchets. Je sais, certains me diront que c’est “casse-pompes” et ennuyeux de recycler plus que le verre, le papier et le PET de devoir ensuite les amener dans un centre de récolte ou dans une déchetterie, mais personnellement je prends ça comme un jeu. À tel point, que je ne supporte plus de voir une bouteille de PET honteusement jetée dans une poubelle par un inconscient (souvent je les ramasse et les rapporte chez moi !)

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Trier signifie diminuer le volume gigantesque des décharges comme celle-ci ou diminuer les émissions de gaz à effet de serre des usines d’incinération des ordures ménagères.

 

Pourquoi recycler, d’abord parce que c’est une preuve de bon sens, dans notre société d’hyperconsommation dans laquelle le moindre produit est suremballé, voici quelques raisons concrètes:

  • Le recyclage du PET permet d’économiser 60 pour cent de l’énergie requise pour la production primaire. Le PET est une matière d’emballage écocompatible et de grande valeur qui se recycle facilement et permet de fabriquer des produits de qualité (de nouvelles bouteilles, des T-shirts,…).
  • Est-il judicieux de recycler l’aluminium? Dans tous les cas: d’une part, on préserve ainsi des ressources et on boucle le cycle de l’aluminium, d’autre part, le recyclage permet d’économiser jusqu’à “95%” d’énergie par rapport à la fabrication d’aluminium à partir des matières premières, rien que ça!
  • Combien de fois peut-on refondre le verre? Aussi souvent que l’on veut. 1 kilo de verre usagé donne 1 kilo de verre neuf – rien ne se perd. Le verre recyclé permet d’économiser 25% d’énergie!

Consommation: quelles décisions comptent vraiment pour l’environnement?

Malheureusement, si recycler est important ce n’est pas (et de loin!) suffisant pour avoir un comportement durable.

Un comportement responsable et respectueux de l’environnement passe par bien d’autres gestes et actions. Un important challenge actuel consiste à remettre en question la consommation.

Ainsi, j’aimerais vous présenter cette récente étude de l’Office Fédérale de l’Environnement (OFEV) qui démontre que le choix de l’emplacement du logement, de la surface habitable par personne, de la destination des vacances, la quantité et qualité des biens de consommation et des services sont des facteurs déterminants de l’impact que peut avoir la consommation sur l’environnement.

Les conclusions de cette étude publiée il y a quelques jours par l’OFEV sont très intéressantes et on y apprend que recycler n’est vraiment pas suffisant.

Les données fournies indiquent les possibilités d’action dans 4 grands domaines :

  • Logement : le choix de l’emplacement de l’habitation (distance au lieu de travail, des loisirs,…) et la surface habitable par personne sont les facteurs les facteurs clés en matière de consommation. A noter que baisser la température de votre chauffage de 1° permet d’économiser de l’argent et surtout 7% d’énergie!
  • Mobilité : évidemment, le choix du moyen de transport est crucial. Ainsi que le lieu des vacances , la distance et la fréquence des déplacements. Je ne fais la morale à personne, possédant une voiture (à ma décharge, je me rends en vélo au travail par jour de beau temps) et je prends parfois l’avion, pour mes loisirs mais aussi dans le cadre de mes activités professionnelles, mais j’essaie de limiter les trajets…
  • Alimentation : Manger moins de viande (pas facile pour un amateur comme moi…)

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Mais alors, la moindre de nos actions durables ne serait-elle qu’une goutte d’eau dans l’océan?!

La réponse est non! (ouf…)

L’État de Vaud, qui emploie plus de 14’000 collaborateurs a estimé l’impact d’une application généralisée de quelques mesures permettrait d’épargner une quantité considérable de ressources. C’est par .

Dingue, non? Je vous rappelle que l’unité est le nombre de kg de pétrole brut par année et par employé!

D’autres gestes écologiques, comme éteindre son ordinateur (surtout le portable) le soir sont d’importance. J’avoue que je ne le faisais pas systématiquement avant de lire l’article d’Arnaud Zufferey (par ici).

Par ailleurs, le site suisse romand NiceFuture propose un classement consom’ action intéressant en fonction de critères écologiques et sociaux concernant:

Un problème, actuellement, est malheureusment que certains se lassent car on parle tellement de réchauffement climatique et autres températures records (ce n’est pas ce mois d’octobre, presque plus chaud que le mois d’août en Suisse), et autres dérèglements comme les ouragans. Sans compter les problématiques que sont la déforestation et l’épuisement programmé des ressources naturelles (combustibles fossiles, métaux,…), la pollution de l’air, du sol et des eaux. Ainsi, comme les médias ne cessent pas de nous les rappeler, on a tendance à se distancer de ces problèmes.

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Pourtant, il faut agir maintenant, et pas que pour les générations futures, mais pour notre bien-être actuel, sinon…

 

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les énergies renouvelables ont un grand potentiel, mais elles seront clairement insuffisantes pour remplacer la demande en énergie sans cesse croissante.

 

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Les ressources s’épuisent, et le développement fulgurant de l’Inde et la Chine ne sont pas prêts de diminuer. Pendant ce temps les carrières sont surexploitées…

 

Malgré tout le développement durable est encore finalement beaucoup trop flou pour tout un chacun.

Naviguer dans la jungle des concepts relatifs au développement durable n’est pas chose aisée, que ce soit en tant que simple citoyen, jeune cadre dynamique au sein d’une multinationale ou encore haut fonctionnaire dans une administration publique.

Il est difficile de s’y retrouver dans ce labyrinthe:

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Tant de concepts et d’outils tournent autour du développement durable que parfois, il est difficile de s’y retrouver…

 

Quelques concepts clés:

Je vous conseille la lecture du livre du Prof. Olivier Joillet su l’ACV .

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L’ACV s’intéresse à l’impact environnemental d’un produit, service ou procédé, de l’extraction des matières premières jusqu’à la mise au rebus en fin de vie (du berceau à la tombe)

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L’empreinte écologique représent la superficie ‘utile’ de notre planète qui nous est nécéssaire pour nos besoins en alimentation (végétalien ou carnivore, kcal/j,…), habitat (superficie, nombre de personne sous le même toit, chauffage…) et transport (km/j, type de carburant, avion, transport en commun, voiture,…).

  • Les systèmes de management environnementaux, comme la norme ISO 14’000. Le management environnemental désigne les méthodes de gestion d’un organisme visant à prendre en compte l’impact environnemental des activités de l’organisme, à évaluer cet impact et à le réduire. Le management environnemental s’inscrit dans une perspective de développement durable. J’aimerais d’ailleurs vous présenter le Programme EcoEntreprise, qui permet d’évaluer, gérer et valoriser les actions d’une entreprise avec un système d’évaluation et de gestion on-line multiréférentiel, qualité-environnement-santé-sécurité-social. Le Programme EcoEntreprise® a été initié et développé par Ecoparc, association à but non lucratif de promotion pratique de la durabilité dans l’environnement construit et la gestion d’entreprise. L’Association Ecoparc est établie à Neuchâtel (Suisse), durant mes études à l’EPFL, lors de mon postgrade en management environnement, j’ai collaboré avec EcoEntreprise, pour mon plus grand plaisir. Pour plus d’informations, je vous met en lien un descriptif.

L’écologie industrielle : ou comment appliquer le développement durable pour sauver la planète

L’écologie industrielle est une tentative parmi d’autres de mettre en pratique le développement durable, via l’élaboration de stratégies d’actions concrètes, économiquement viables et socialement acceptables.

Depuis le début de l’année, j’ai la chance d’être l’assistant de Suren Erkman, qui est depuis une année Professeur à l’Université de Lausanne, après une carrière de journaliste scientifique, il dirige également l’Institut pour la communication et l’analyse des sciences et de la technologie (ICAST), à Genève.

On parle beaucoup de la société post-industrielle, mais Suren Erkman pense que nous vivons en réalité dans un système hyper industriel où les flux de matière et d’énergie continuent à augmenter. Les traditionnelles remises en cause du système industriel, dominées par les questions de pollution et d’épuisement des ressources, ne suffisent plus. Une approche nouvelle, plus large, est aujourd’hui en train d’émerger : l’écologie industrielle, qui s’intéresse à l’évolution à long terme du système industriel dans son ensemble, et pas seulement aux problèmes d’environnement.

L’écologie industrielle est à l’interface des sciences de l’ingénieur, de la biologie, de la géographie, de l’économie et de bien d’autres disciplines.

Je vous recommande vivement de lire son livre, Vers une écologie industrielle, disponible dans toutes les bonnes librairies.

En attendant l’écologie industrielle…

Lundi 6 novembre prochain, j’aimerais donc vous présenter un article (sur cuk.ch évidemment) décrivant cette récente (et fantastique) discipline.

Pour vous faire patienter quelque peu, voici le lien sur la conférence internationale sur l’écologie industrielle que j’organise avec le Prof. Suren Erkman, dans le cadre d’une collaboration entre l’Université de Lausanne et l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne.

N’hésitez pas à télécharger la brochure décrivant l’événement, peut-être aurais-je le plaisir de faire votre connaissance les 30 novembre et 1er décembre prochains?

Pour conclure, je citerai simplement 2 des précurseurs de l’écologie industrielle:

«Les concepts d’écologie industrielle doivent être connus des fonctionnaires, utilisés par eux, par les cadres de l’industrie et par les médias. Ils doivent être présentés à tous les citoyens, et guider la conduite des gouvernements et des industriels.»

Robert Frosch et Nicholas Gallopoulos,

General Motors Laboratories,

Pour La Science, novembre 1989

Je me réjouis de bientôt vous en dire plus! À lundi prochain, donc!

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