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Lundi 18 septembre 2006
Le Canon 400D passé sous la loupe

Ça y est, je l'ai dans les mains depuis vendredi.

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Oui, le Canon EOS 400D, digne successeur du reflex à succès 350D chez ce fabricant est désormais dans vos boutiques.

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Cet appareil de photo d'entrée de gamme chez Canon, peut tout de même être considéré comme un premier appareil "expert", au même titre que le D70 ou le D80 de chez Nikon. Il n'y a malheureusement pas de vrai boîtier entrée de gamme chez Canon, comme l'est le D50 chez Nikon.

Doté de 10.1 MP CMOS de fabrication maison (taille des images 3888 x 2592 pixels), l'appareil est bien préparé pour tenir tête à la concurrence basée sur le nouveau capteur de Sony (Nikon D200, Sony A100, etc.). À ce niveau, il poserait presqu'un problème à Canon qui, avec son modèle supérieur, n'offre que 8 MP.

Je l'ai donc sorti avec une petite frénésie de son carton (strictement le même que celui du 350D, mis à part l'image), et niveau présentation, j'ai été déçu en bien, comme on dit chez nous.

Je vous mets ici les spécifications techniques, données par Canon.

J'avais un peu peur, après avoir lu le dernier Chasseur d'Images, à propos de l'apparence soi-disant encore plus "plastique" du petit nouveau.

Ce n'est à mon avis (et je le partage) pas le cas, heureusement. Certes, il est en plastique, mais cela ne présage en rien d'une quelconque faiblesse, ces nouveaux polycarbonates étant aussi résistants que le métal. Solide, le 400D l'est certainement tout autant que le 350D, et il partage avec lui, et avec tous les reflex Canon (excepté la gamme 1D) et aussi pas mal de concurrents (exceptés le K10 de Pentax et le D200 de Nikon) le fait de ne pas être tropicalisé, ce qui est tout de même gênant, puisque nous aimons parfois prendre des images sur un bateau ou sous une petite bruine.

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Quelle histoire ils ont faite sur CI, à propos de ce cylindre soi-disant plus
"plastique" que celui du 350D!

 

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(image DPReview)
châssis en assier, coques en ABS plus ou moins chargé en fibres de verre
pour isoler les composants électroniques des nuisances,
cet appareil devrait être très solide, mais pas étanche!

Cela dit, nous retrouvons donc a priori deux appareils très semblables, que j'ai eu la chance de pouvoir comparer, puisque je les ai eus les deux faces à face quelques jours.

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Niveau cotes, pas de différences, si ce n'est au niveau du poids. Le 400D pèse, carte CF, batterie et capuchon d'objectif compris, 764 grammes alors que le 350D, dans les mêmes conditions, indique 734 grammes sur ma balance. L'appareil est très agréable à prendre en mains, même si un petit grip caoutchouté serait un petit plus agréable. Vous avez bien lu, Canon reste fidèle à la carte CompactFlash, ce qui me ravit, puisque je peux partager mes cartes entre mes deux reflex. Néanmoins, je me rends compte que les cartes SD ont le vent en poupe, de par leur rapidité, leur petite taille et… leur sécurité. Ce n'est pas Noé qui vient de payer 400 francs pour redresser un picot de l'appareil, après juste avoir enfoncé la carte mémoire à l'envers, alors que rien ne l'empêche, qui va me contredire.

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Cherchez les différences!

Faudra voir l'évolution de tous ces produits ces prochaines années…

Mais revenons à la taille de l'appareil: avec un gros objectif, type 70-200L 2.8, le 400D tient la route. Il faudra néanmoins dans ce cas soutenir le couple en tenant d'une main l'objectif, comme il se doit.

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La tenue en mains est la même que celle du 350D en fait, et ce n'est pas la différence de couleur des touches du pad ou du déclencheur (noir à la place de métal) qui change grand-chose.

Par contre, le nouvel écran de 2.5 pouces et de 230'000 pixels fait à lui seul la différence. Quel bonheur, surtout qu'on le voit bien même en pleine lumière (donné pour un angle de vue de 160°).

Ce qui me plaît particulièrement, c'est le nouveau système qui remplace le petit afficheur LCD situé auparavant au-dessus du petit écran de l'époque. Ici, ce dernier disparaît, et c'est l'écran tout entier qui devient un centre d'information permanent, en noir sur fond blanc, simulant le papier.

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Tous les renseignements sont présents (sauf le style d'images –voir plus bas– pourquoi donc? dommage…), clairement présentés. Quelle différence avec "avant". Franchement, j'espère que le 400D inaugure une nouvelle philosophie chez Canon, qui peut reprendre sur ses boîtiers haut de gamme ce système génial.

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Évidemment, l'écran s'éteint

  • dès que vous portez l'appareil à l'œil
  • dès que l'appareil touche votre veste, si vous le portez autour du cou
  • au bout d'un temps donné de non-utilisation

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Sous le viseur, le sensor, qui permet de savoir si vous avez votre appareil à l'œil. Grande spécialité Minolta d'ailleurs!

L'essayer, c'est l'adopter, et zut que mon 5D soit dépourvu de cette nouvelle façon de présenter les paramètres. Vivement le 5D Mark 2!

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Ce nouvel écran permet également d'afficher de manière extrêmement claire, les pictogrammes étant par exemple accompagnés de leur signification en texte. Qu'est-ce que c'est pratique!

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Je me suis déjà surpris à pester ce week-end de ne pas retrouver ces informations sur mon 5D. Ça me pèse de regarder par-dessus le boîtier pour les retrouver, de manière bien moins claire.

Notez l'apparition sur ce boîtier d'un histogramme des canaux RVB, en plus de celui sur la luminosité.

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Ici, c'est l'histogramme RVB qui est affiché.
Notez aussi les boutons DISP et impression directe en haut à gauche de l'écran.
Ils étaient à droite avant… Toute imprimante PictBridge, CP Direct ou BJ Direct
sera connue.

Autres nouveautés extérieures

Je ne vais pas vous faire faire le tour habituel de l'appareil de photo. En effet, pour ce faire, je vous laisse lire le test que j'ai écrit ici sur le 350D, puisqu'extérieurement presque tout est pareil, mis à part l'écran dont je viens de parler, ainsi que:

  • la disparition du bouton d'éclairage du LCD secondaire, puisqu'il n'existe plus. Le bouton d'impression directe passe à gauche de l'appareil, juste au-dessus des touches de commande, tout comme le bouton qui permet d'afficher les informations sur l'image (histogramme par exemple)
  • l'apparition d'une petite diode verte qui indique que l'appareil est sous tension
  • la touche centrale du pad (touche "Set") appelle les modes de prise de vue (par défaut), dont je vais parler plus bas

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350D et 400D

C'est tout pour "l'extérieur".

Passons à l'intérieur maintenant.

Des styles d'image, pour être plus efficace

Les espaces de couleurs AdobeRVB et Adobe sRVB sont proposés.

Comme je viens de l'écrire, le 400D dispose des modes de prise de vue que les possesseurs de 5D par exemple connaissent bien.

  • Standard
  • Portrait
  • Paysage
  • Neutre
  • Fidèle
  • Monochrome
  • et trois modes d'utilisateur

Comme vous l'avez compris, ces modes permettent de s'adapter au sujet, et appellent des traitements numériques internes, jouant en particulier sur le contraste, l'accentuation, la teinte et la saturation.

Chacun de ces modes peut être personnalisé, à l'aide du menu "Style d'image" et d'un appui sur la touche JUMP (comme sur le 5D, ouf, faudra pas apprendre deux trucs aussi étranges, un seul suffira…). Pour le réglage monochrome, il sera possible d'ajouter un effet de filtre (jaune, orangé, rouge ou vert) et un virage de teinte (sépia, bleu, violet ou vert).

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Une image prise en style Monochrome, d'usine. Pas mal je trouve…

Notez que certains styles seront automatiquement appelés lorsque via le sélecteur rotatif, vous choisirez un mode scène (portrait appellera "portrait", paysage "paysage". Ben oui je sais, c'est assez logique, et en plus, c'est efficace!) Cela dit, je ne pense jamais à utiliser ces modes scènes, préférant la priorité au diaphragme ou à la vitesse, possibilités bien entendu présentes.

Ah, ça me fait penser que le 400D ne dispose toujours que d'une seule molette crantée, ce qui fait que si l'on veut passer en mode Manuel, la molette agit sur la vitesse, et associée à un appui sur la touche Av, elle agit sur le diaphragme. Certes, c'est un peu moins pratique que deux molettes (comme sur le 5D par exemple, ou le Nikon D80), mais d'un autre côté, je sais que cela va peut-être vous faire sourire, mais au moins, je ne me trompe pas de molette quand il s'agit de faire un réglage, comme cela m'arrive encore trop souvent sur le 5D.

Un viseur trop petit mais pas si mauvais bon sang…

Ouh la la qu'est-ce que Chasseur d'Images démolit le viseur du 400D! Tout petit, très sombre, à la traîne selon eux.

Alors oui, ce viseur est trop petit (agrandissement de X0.8 pour un viseur couvrant un capteur APS, c'est peu), surtout lorsqu'on vient d'un D200 de Nikon, d'un D2X de la même marque, ou d'un 5D de chez Canon. Il est trop petit aussi par rapport au Sony A100, par rapport au Pentax K10. Bon, ce dernier, je ne l'ai pas essayé, mais comme il reprend le viseur du premier *ist, que j'avais trouvé excellent ici, j'imagine qu'il est très bien (Monsieur Galbiati –c'est le patron de Photo Grancy, mon stamm–, s'il vous plaît, préparez-moi un exemplaire de cette petite chose, que je le teste pour Cuk, merci!)

Oui d'accord, ce viseur n'est pas bien grand, mais dire qu'il est sombre, c'est tout de même exagéré. Je le préfère dix mille fois au viseur d'un bridge électronique, et personnellement, je ne le trouve pas catastrophique. Regrettons que comme la concurrence, il ne prenne que 95 % de la surface réelle, et que contrairement à Nikon, il ne nous offre pas un quadrillage à la demande, tellement pratique.

Donc nous sommes d'accord que si Canon doit faire progresser quelque chose dans un futur modèle (ce qu'il aurait pu faire pour celui-ci qui va certainement rester entre un et deux ans sur le marché), c'est bien cet élément assez primordial d'un appareil de photo. Cela dit, alors que j'attache pas mal d'importance au plaisir de photographier, je suis loin de trouver ce viseur si mauvais.

Au fait, puisque je parle de plaisir de photographier, signalons que ce dernier est bien présent sur cet appareil. En particulier (je sais que certains n'y attachent aucune importance), j'adore le bruit de déclenchement du 400D, très proche de celui du 350D d'ailleurs, que j'appréciais beaucoup aussi. En mode rafale, le bruit de déclenchement devient par contre un peu sec à mon goût.

Et quel bonheur de pouvoir se promener des heures en ville, appareil en bandoulière, sans avoir un mal de nuque lorsque l'on rentre à la maison. C'est pratique parfois, un petit appareil…

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Le viseur (image dpreview) Pas trop de problème avec les lunettes, on arrive à tout voir sans trop se tordre l'œil.

Autofocus? Excellent

Il y a des fois des trucs assez marrants. Des marottes j'ai l'impression. On dit comme ça dans certaines revues que l'autofocus Nikon enfonce tous les autres, que Canon est très bon, mais un peu en arrière par rapport à ce dernier. Ouaip, ça fait bien de dire ça. C'est très mode.

C'est vrai que j'ai eu des problèmes avec mon 1D Mark 2 (je persiste et signe, j'en ai parlé ici et ), mais à part ça, moi qui passe sans arrêt d'une marque à l'autre, je vous jure que je suis bien incapable de dire qui de Nikon ou de Canon est le meilleur. Ce petit 400D par exemple, avec son nouvel autofocus à 9 collimateurs (voir images ci-dessus) repris du 30D (le pauvre, que va-t-il devenir?), est tout bonnement parfait, même en basse lumière. Et je peux vous dire que l'ai testé dans des conditions pour le moins difficiles. Il s'en sort très bien.

Il est fort rapide, et, ce qui est assez étonnant, très précis, même lorsqu'on laisse l'appareil choisir tout seul le collimateur, ce que normalement, je désactive pratiquement tout de suite. Là, je trouve que le système fait très bien son travail, bien sûr par rapport au sujet le plus proche.

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Autofocus automatique, sur sujet le plus proche. Le chat est parfait!

Alors bon, cet autofocus me satisfait pleinement, aussi bien sur un objectif lourd et haut de gamme que sur le petit 18-55 qui lui n'est pas ultrasonic (USM). Ce dernier n'est pas de la plus grande rapidité, ni vraiment silencieux, mais la mise au point est tout de même efficace, certainement de par sa légèreté.

Mon D200 de Nikon, mon D2X, je suis désolé, ils étaient bons, excellents, mais ils ne faisaient pas mieux ni moins bien dans mes mains, mais c'est peut-être moi qui ne suis pas assez pointu, allez savoir…

Le 5D non plus d'ailleurs, même si les six collimateurs invisibles sont rassurants niveau précision. On ne les retrouve pas sur le 400D, dommage, mais pas grave, à moins que l'on constate à la longue une dégradation, comme ça avait été le cas sur mon Mark 2.

Antipoussière, enfin, ENFIN!

Tout arrive! Canon se met au goût du jour, et nous sort un triple système antipoussière sur son nouveau boîtier.

  • le filtre passe-bas est traité antistatique, ce qui lui évite d'attirer les poussières
  • le capteur se met en vibration ultrasonique à l'allumage, à l'extinction, et à la demande, pour faire tomber les poussières qui seraient malgré tout venues se déposer sur lui (en fait, ce n'est pas vraiment le capteur lui-même qui est mis en vibration par un piezo, mais une lame située devant lui et totalement solidaire. Bref, ce qui compte, c'est que le machin est secoué, et que cela devrait faire tomber les parasites qui se seraient posés sur lui!)
  • on peut faire une cartographie des poussières qui auraient résisté à la vibration (poussières grasses, pourvu que l'obturateur du 400D ne soit pas graissé à la manière de celui du 5D!) et DPP 2.2, livré avec l'appareil se chargera de les effacer automatiquement, à la manière de ce que propose Nikon avec son D200 (dénué lui des deux autres systèmes).

Il est toujours possible de laver son capteur avec un SensorSwab (aaaaarhgh, ne me parlez plus de ce truc!) en relevant le miroir, position nettoyage de capteur.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce nettoyage par vibration est totalement imperceptible. On ne le voit en fait que lorsque l'appareil s'éteint. L'écran affiche fièrement un "Nettoyage du capteur", avec des petites étoiles qui brillent et l'on entend un très léger "tigudediguedigue".

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C'est joli!:-)

À l'allumage, cela retarde évidemment la disponibilité de l'appareil, mais pas assez pour que l'on soit freiné entre le moment où l'on met l'appareil sous tension, et qu'on le porte à l'œil. Notez que cette fonction de vibration est totalement paramétrable, et que si vous êtes un Lucky Luke du portage à l'œil de votre appareil, vous pouvez désactiver la vibration. Le 400D sera alors immédiatement disponible, tel un reflex professionnel.

Ben tiens, puisque j'en parle des reflex professionnels, parions un MacBook Pro que les prochains appareils de Canon, le remplaçant du 30D, le futur 5D Mark 2 (j'invente, j'invente!) ou des 1D seront dotés de ce type d'antipoussière.

Ce n'est qu'un début.

Il ne reste plus que Nikon, si je ne fais erreur, qui n'a pas encore adopté un système antipoussière. Pentax, Sony, Olympus (c'était le premier, merci d'avoir montré le chemin, même si les autres ont été durs à la comprenette), Samsung s'y sont mis.

Quand on sait à quel point cette poussière est un problème sur nos reflex, on se dit qu'on est content de voir que presque tout le monde prend la chose au sérieux. Il était temps.

Heu… au fait, Monsieur Nikon, tu t'y mets quand?

Stabilisateur? Y a pas, et on peut le comprendre

Pas de stabilisateur intégré au boîtier, sur le 400D. C'est peut-être un peu dommage, par rapport à Sony, à Pentax, qui intègrent ce système pratique à leurs petits derniers. En effet, avec un stabilisateur intégré, tous les objectifs en profitent, ce qui est souvent très agréable.

Il faut juste comprendre que Canon, comme Nikon, disposent d'un parc d'objectifs stabilisés. Le fait de vendre un appareil avec capteur stabilisé rendrait ces objectifs caducs.

Il faut aussi savoir que les objectifs stabilisés ont pour avantage de rendre plus douce également la visée, ce que ne font pas les appareils dont le capteur est stabilisé, puisqu'avec ces derniers, c'est seulement l'image une fois l'obturateur ouvert qui est stabilisée. Ceux qui ont utilisé de gros téléobjectifs sur des capteurs de type APS (avec un grossissement de * 1.5 me comprendront). Et oui, je sais, il y a beaucoup de fois le mot "stabiliser" dans les lignes précédentes, mais je ne trouve pas vraiment de synonyme approprié.

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En parlant de stabilisateur, la prise télécommande est de type mini-jack. Ben zut alors! La télécommande pour mon 5D n'est pas compatible. Et puisque je vous montre cette connectique, notez la prise USB, de type 2.0 haute vitesse.

Qualité d'image bien présente

Tttt ttt ttt. Non non, vous là, je vous ai repéré, vous avez sauté tous les paragraphes précédents pour venir lire ce qui suit. Pas question, retour au début, on doit tout lire avant d'arriver ici. Non mais qu'est-ce que vous croyez?

Un capteur 10.1 MP, c'est chouette, mais bon, on a une petite expérience dans le domaine, à force! On sait que l'électronique fait des progrès (ici, nous avons un DIGIC II de dernière génération), mais on sait aussi que plus les photosites sont petits, plus ils ont de la peine à capter la lumière, et donc d'avoir un bon rendement, ce qui risque d'ajouter méchamment du bruit dans l'image.

Ici, les photosites passent de 6,4 µ (des micromètres carrés) à 5.7, ce qui pourrait laisser craindre un peu de détérioration de l'image.

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Le capteur tout neuf et DIGIC II font des merveilles (images dpreview)

Ici, j'ai lu que Canon avait fait un maximum pour supprimer l'espace entre les photosites (tiens, il me semblait qu'ils l'avaient déjà fait), et pour traiter ces microlentilles pour qu'elles puissent véritablement pomper la lumière.

Je n'ai pas démonté mon appareil pour voir si c'était vrai (je ne suis pas du genre très fort dans le remontage), mais force m'est de constater que le traitement du bruit de ce 400D est assez exceptionnel. Cent fois meilleur que celui du Sony A100 (quel dommage ce bruit, sur cet appareil), aussi bon que les meilleurs dans ce domaine.

Un exemple du rebord de ma cheminée (oui je sais, ça pourrait être plus ordré), prise à 1h du matin. Situation difficile mais que l'on retrouve très souvent en intérieur, lors d'une soirée.

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400 ISO et son détail en dessous

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800 ISO, et son détail en dessous

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1600 ISO, et son détail en dessous

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Pyas mal n'est-ce pas?

Allez, un bout de notre ibiscus, bien vert foncé. Dans les mêmes conditions.

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ibiscus et son détail en taille réelle, à 1600 ISO.

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Je ne sais pas ce que vont donner les pâtés de Chasseur d'Images (je parle de leurs graphiques de bruit hein, je ne critique pas leurs images!) le mois prochain, moi, ce que je vois, c'est qu'il est possible de prendre des photos en basse lumière, jusqu'à 1600 ISO, sans que ça ne pose de problème.

Certes, à 1600 ISO, il y a un peu de bruit, mais bon sang, qu'est-ce qu'il est bien maîtrisé! Allez, encore quelques exemples.

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Soit cette montre, et le même détail pris à…

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200 ISO

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400 ISO

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800 ISO

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1600 ISO Ah ben oui, sur le gris, on voit du bruit, c'est clair, mais c'est maîtrisé aussi.

On peut prendre des photos à 1600 ISO sans avoir trop de remords, comme vous le voyez. À 800 ISO, c'est très bon, et à 400 ISO, on n'a pratiquement pas de bruit visible.

Notez que grâce au capteur 10.1MP, il y a de la matière n'est-ce pas!

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Juliette à 1600 ISO

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Taille réelle… Au pire, un chtit coup de NoiseNinja dans Bibble, ou de DXO,
et il n'en reste rien, sans forcer, et sans perdre trop de détail

 

Le calcul de la lumière ne permet pas un vrai mode spot, style lame de rasoir. Ici, il s'agit d'un mode "sélectif" qui prend 9 % de la surface centrale. J'aurais préféré les 3 % d'un vrai mode spot. La mesure à prépondérance centrale est également présente, tout comme la matricielle sur 35 segments, que vous utiliserez certainement le plus souvent avec cet appareil. Cette cellule fait selon mes premiers tests un bon travail.

Cela dit, on peut surexposer d'un tiers d'IL sans remord, l'appareil parfois donnant des photos un poil trop denses.

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C'est un peu triste la campagne quand arrive l'automne…

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La photo du haut (que j'aime bien mais qui est un peu bouchée dans les ombres)
est rattrappée sans problème dans DPP 2.2

 

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Mais c'est que c'est joli aussi, dès que le soleil revient, la campagne.

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Les tons "chair" sont bien rendus, même en plein soleil

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Observez un détail de la photo ci-dessus en taille réelle

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Un demi-soleil dans la figure, difficile de s'en sortir, et pourtant, pas mal non?

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Il y a des coins pénards à Lausanne dites…

 

Comme vous le constatez, les couleurs sont saturées, claquantes. Le style portrait les adoucira, mais quel que soit le mode, je pense qu'une petite correction vers la surexposition ne fera pas de mal à vos images.

Avec le flash

Le flash intégré, d'un nombre guide de 13, couvrant jusqu'au 17 mm, rend bien des services, lorsqu'on veut voyager léger, pour déboucher une ombre, ou même, pour prendre des images d'intérieur (c'est vrai que c'est utile pour ça aussi, un flash).

Associé à un petit diffuseur de type Lumiquest "Soft Screen", il donne des résultats doux et assez homogènes.

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Sans le diffuseur "Lumiquest"

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Avec le diffuseur "Lumiquest"

Attention, si vous utilisez ce diffuseur, il vous faudra prendre garde de ne pas enfoncer l'attache dans la griffe flash jusqu'au fond, sans quoi l'appareil va croire qu'un flash de type cobra (580 EX par exemple) est monté. Le flash interne ne partira donc pas.

Notez que Canon perpétue sa pingrerie légendaire à ce niveau en ne permettant pas d'utiliser le flash interne pour commander les flashs externes sans fil. Il faudra passer soit par l'achat d'un flash dédié, soit par celui du Speelite Transmitter ST-E2, qui coûte vraiment trop cher…

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Ça y est, j'ai trouvé une raison d'être content du fait que ce Canon (comme les autres, 30D, 20D) ne permette pas de piloter les flashs distants à l'aide de son petit flash intégré: je peux rentabiliser mon ST-E2!

Pour le reste, le 400D reprend ce qui fait la force du système Canon: le ETTL 2 qui tient compte de la distance et du pouvoir réfléchissant du sujet. Rappelons qu'avec ce système, il est possible de photographier devant un miroir, sans avoir une photo noire avec un éclair au milieu.

La mémorisation de l'exposition est de la partie, tout comme la correction du ratio flash, l'anti-yeux rouges, ainsi que la synchronisation au deuxième rideau.

La Synchro maxi monte au 200e de seconde, mais la synchronisation haute vitesse est de la partie, en tout cas avec les flashs SpeedLite. Je n'ai pas trouvé comment la mettre en œuvre avec le flash interne seulement. Peut-être est-ce possible.

Notons encore que le flash va aider la mise au point, au cas où la lumière serait vraiment trop basse, en envoyant une petite rafale de flashs rapides (mode stroboscopique). Pas très discret, mais fort pratique.

Performances, stables, mais un buffer plus gros

Niveau motorisation, le 400 D nous permet toujours d'atteindre les 3 images secondes, ce qui est normal pour un appareil de ce type.

Le nouveau buffer permet de prendre dix RAW en un peu plus de 3 secondes, puis patiente 3 secondes, et repart pour 2 à 3 images.

Au niveau JPEG, on monte à 27 images, toujours à 3 images secondes, puis l'appareil vous fait patienter trois secondes, et vous permet d'en reprendre cinq ou six.

Dans les deux cas, enregistrer une séquence complète prend entre dix et quinze secondes, c'est selon.

Offre logicielle

Le Canon 400D est livré avec sa suite EOS Digital Solution Disk v 13.1 comprenant

  • Image Browser 5.7
  • PhotoStitch 3.1
  • Digital Photo Professional 2.2
  • EOS Utility

Notez que Digital Photo Professional 2.2 et EOS Utility livrés avec le 400D sont Universal Binary! Yess! Merci Canon de tenir compte de nos nouvelles machines, ça fait vraiment plaisir.

Digital Photo Professional: il joue avec les styles, et traite une image RAW en 17 secondes! Oubliée la lenteur des produits Canon pour nos machines. En plus, le rendu est excellent. Faudra que je me penche une bonne fois sur ce logiciel, après avoir relu le test de Saluki ici.

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EOS Utility (Universal Binary): cette fenêtre s'ouvre automatiquement lorsque vous reliez votre 400D à l'aide du câble USB.

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Toujours avec cet utilitaire, prise de vue à distance, et travail sur les paramètres de l'appareil

Pour l'instant à l'heure où j'écris ces lignes, mais les choses vont changer très vite, aucun logiciel de partie tierce ne reconnaît comme il le faudrait les RAW du 400D: de gros problèmes de couleurs apparaissent à l'ouverture de LightZone, RawDevelopper, CaptureOne, et Bibble préfère ne pas les ouvrir du tout, ce qui n'est pas plus mal. Je n'ai pas essayé LightRoom ou Aperture, puisqu'ils n'ont pas été mis à jour depuis longtemps (toujours à l'heure où j'écris ces lignes donc!)

Il n'y en a qu'un (ouf nom de nom) qui ne pose pas de problème: iView, qui lit parfaitement tout ça. Merci... Microsoft (ouille, ça fait mal, mais merci quand même…)

Allez chers éditeurs, on se dépêche un peu, le produit et dehors maintenant.

Juste pour vous dire au cas où cette nouvelle merveilleuse vous aurait échappé.

En conclusion

Comme je l'ai écrit plus haut, je vais encore faire un certain nombre de photographies avec une luminosité très haute, afin de voir comment se comporte ce nouveau capteur avant de me prononcer définitivement (il vient ce soleil?).

Sous réserve de ce résultat, ce 400D est un fort joli boîtier, proposé avec son petit 18-55 f3.5-5.6 dont on a déjà passablement parlé sur Cuk.ch (en résumé, cet objectif rend de fiers services, ne serait-ce que parce qu'il n'est pas mauvais, et qu'il est très léger, mais sa distorsion en grand-angle est forte et bon, il ne casse pas la baraque).

Avec un bel objectif, il donne des résultats bluffants.

 

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Juliette prise avec le 85 mm 1.2,800 ISO, vue d'un RAW, sans aucun renforcement.
Il y a de la marge pour un petit coup de boost dans Bibble par exemple.

Tout ça pour un peu moins de CHF 1200 (oui bon, sans le 85 mm hein!)

Canon prend enfin en sérieux les suppliques de ses utilisateurs en leur offrant un beau système antipoussière (nous verrons à la longue s'il est efficace), augmente la définition de son capteur sans ajouter de bruit dans l'image, améliore l'autofocus, nous offre des styles d'images, un écran magnifique et un système d'informations qui l'est tout autant.

Au niveau du négatif (ben il n'y en a pas, c'est du digital... arf, ce que je peux être marrant!), toujours pas de flash sans fil sans casser sa tirelire, et un statu quo au niveau du viseur qui n'est plus au niveau des meilleures réalisations, même en bas de gamme.

Canon fait évoluer à la fois en douceur son boîtier à succès (les possesseurs de 350D retrouveront leurs marques sans le moindre problème) tout en y ajoutant une kyrielle de plus-values, pour le même prix.

On aurait tort de faire la fine bouche.

En ce qui me concerne, la sortie de ce nouveau boîtier me réjouit particulièrement, puisqu'elle signifie que Canon va certainement (comment pourrait-il en être autrement?) ajouter un antipoussière à tous ses boîtiers haut de gamme à venir.

Il y a des fois où l'on se dit que c'est tout de même pas mal, le progrès!

 

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