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MacLibre, pour choisir et installer des logiciels libres

Le monde des logiciels libre est toujours plus présent autour de nous.

Qu'est-ce qu'un logiciel libre? La question mérite une ample réponse, que vous aurez tout bientôt, une fois que mon article sur ces logiciels sera terminé. Pour l'instant, je vous demande un peu de patience, et de vous contenter d'une définition courte mais suffisante:

Un logiciel libre est un logiciel que toute personne qui en possède une copie a le droit d'utiliser, d'étudier, de modifier et de redistribuer.

Toutefois, connaître et profiter de ces logiciels n'est pas toujours évident. Certes, MacUpdate ou VersionTracker sont très utiles, mais si l'on cherche un logiciel pour une tâche donnée, avec comme condition qu'ils soit libre, ces deux sites ne sont pas d'une grande utilité puisque leur catégorie "free" désigne en fait les logiciels gratuits, libres ou non.

Pour aider l'utilisateur intéressé par ces logiciels et qui ne souhaite pas passer trop de temps à les chercher, il existe MacLibre 2. Les auteurs de ce programme se chargent de rechercher et sélectionner des logiciels libres. Mac Libre 2, de son côté, propose les logiciels sélectionnés aux utilisateurs. Il est, évidemment, gratuit et libre.

Développé durant le Google Summer Of Code, et coaché par WinLibre, le pendant pour Windows, MacLibre 2 vient de sortir et mérite largement d'être supporté, et utilisé, par nous tous.

Son fonctionnement est très simple: plusieurs catégories sont disponibles. On choisit le ou les logiciels qui nous intéressent, et hop, téléchargement et installation sont automatiquement effectués.

 

maclibre_splashScreen

C'est cet écran qui apparaît une fois Mac Libre 2 lancé. On comprend immédiatement à quoi sert le logiciel…

Une fois le bouton Next pressé, on entre au cœur du sujet. Quatre catégories sont disponibles:

  • Créer
  • Internet
  • Multimedia
  • Bureau
  • Utilitaires

Chaque catégorie peut être explorée, et les logiciels que l'on y trouve sont décrits comme le montre la capture suivante:

maclibre_appDesc

Un double-clic sur le nom de l'application est celle-ci est ajoutée à la liste des logiciels qui seront installés.

Une pression de plus sur le bouton Next demande le mot de passe d'un utilisateur ayant les droits d'administration sur la machine. L'écran suivant lance les opérations de téléchargement et d'installation des logiciels sélectionnés.

maclibre_downloading

Et le dernier confirme l'installation.

maclibre_confirm

Facile, non?

L'application est installée dans le dossier /Application, là où tous les logiciels sont supposés être installés. Si vous souhaitez organiser différemment vos programmes, il faudra déplacer à la main l'application installée.

Actuellement, MacLibre 2 propose 22 applications. C'est pas mal, mais pas top… Si l'on peut comprendre que la sélection de logiciels n'est pas une tâche que l'on effectue rapidement, il faut avouer que Mac Libre 2 ne propose pas encore assez d'applications.

Pour sa défense, Mac Libre 2 n'est pas bien vieux (quelques semaines), et il y a fort à parier que le nombre d'applications proposées va augmenter très vite, une fois qu'il sera un peu plus connu des auteurs de logiciels libres. À surveiller !

29 commentaires
1)
Franck_Pastor
, le 12.09.2006 à 00:40
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Intéressant. Mais le nombre d’applis est en effet encore bien trop restreint, même si des valeurs sûres comme The Gimp, Inkscape, Adium ou NeoOffice s’y trouvent déjà. Par exemple, dans les navigateurs, on peut penser qu’il manque l’évident Camino… Vivement que ça évolue, ça nous fera une bibliothèque de référence dans laquelle on pourra se servir.

Autre problème : y a rien encore concernant LaTeX ! ;-) OK, j’arrête, et je prends patience !

3)
pelerin
, le 12.09.2006 à 07:02
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Certes, MacUpdate ou VersionTracker sont très utiles, mais si l’on cherche un logiciel pour une tâche donnée, avec comme condition qu’ils soit libre, ces deux sites ne sont pas d’une grande utilité puisque leur catégorie « free » désigne en fait les logiciels gratuits, libres ou non.

Et des sites comme MacFreeware ?

4)
Franck_Pastor
, le 12.09.2006 à 07:53
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Oui, arrête Franck!:-(

Brr, smiley de mauvaise augure pour ma pomme…

Et des sites comme MacFreeware ?

Mais comment ça se fait que je suis passé à côté de sites comme ça ? :-(

Si vous en connaissez d’autres… abondance de biens ne nuit pas !

Ceci dit, sur ce site, c’est « Freeware » au sens large, donc apparemment aussi au sens de logiciel gratuit, pas forcément libre. Par exemple, Adobe Reader (gratuit mais propriétaire) y est référencé. Alors qu’on peut faire payer des logiciels libres. NeoOffice, qui n’est pas gratuit pendant le premier mois de téléchargement, en est un exemple.

5)
Franck_Pastor
, le 12.09.2006 à 08:26
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Problème que je viens de noter : ce même article apparait à la fois dans la rubrique « Humeurs » et dans la rubrique « Tests », et les mêmes commentaires y sont reportés.

6)
Guillôme
, le 12.09.2006 à 08:30
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Alors qu’on peut faire payer des logiciels libres. NeoOffice, qui n’est pas gratuit pendant le premier mois de téléchargement, en est un exemple.

On [B]peut[/B] effectivement faire payer des logiciels libres mais en aucun cas l’utilisateur final est obligé de payer un logiciel libre!

Dans le cas de NeoOffice, l’utilisateur peut dès le 1er jour du mois de la disponibilité payante l’utiliser gratuitement en compilant le code source (ce qui prend quand même quelques jours sur une petite machine). On peut considérer que NeoOffice offre le service de la compilation contre rémunération ;).

7)
Franck_Pastor
, le 12.09.2006 à 08:40
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On peut effectivement faire payer des logiciels libres mais en aucun cas l’utilisateur final est obligé de payer un logiciel libre!

Je ne saisis pas bien la nuance ?

8)
6ix
, le 12.09.2006 à 08:43
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Merci pour cet article! Je ne connaissais pas ce logiciel.

Par contre j’allais le mentionner, le site MacFreeware. Si tous les logiciels ne sont pas libres, il a l’avantage d’avoir un catalogue bien rempli ainsi qu’un classement qui donne une petite idée de l’application.

9)
cwalther
, le 12.09.2006 à 08:53
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Il existe d’autres applications semblables.

Je pense en particulier ifreete. Il a un peu plus d’applications mais surtout son avantage est de pouvoir « scanner » notre dossier applications afin de vérifier si nos applications libres sont à jour et si ce n’est pas le cas, le faire.

C’est une fonction fondamentale car elle évite de vérifier par soi-même. Mais certes, il est vrai que maintenant beaucoup de programmes font la vérification au démarrage.

K-leb

10)
Sébastien Pennec
, le 12.09.2006 à 08:59
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pelerin,

Comme franck l’a précisé, freeware n’est pas forcément égal à logiciel libre. Un freeware peut être gratuit mais proposer un code propriétaire, que personne ne peut étudier ou modifier.

guillôme à tout à faire raison: il est aussi parfaitement possible de faire payer l’utilisation d’un logiciel libre. Si cette pratique est plutôt rare, elle n’est pas incompatible avec la définition de logiciel libre.

Le logiciel libre est un vaste sujet que je suis en train d’explorer dans le but d’en rédiger un article qui sera publié d’ici quelques seamines, pour répondre aux questions du style freeware == free software…

franck,
C’est normal que le texte soit dans les deux catégories: le tests étant plutôt petit, je n’ai pas voulu faire une humeur d’annonce _et_ un test…

cwalther,

Merci pour ifreete, je vais y jeter un oeil dès ce soir! :)

11)
Mirou
, le 12.09.2006 à 09:17
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hop !
Téléchargé, installé avant de partir bosser. Vivement ce soir que je puisse essayer cette perle !

Merci !

mirou

12)
François Cuneo
, le 12.09.2006 à 09:18
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Brr, smiley de mauvaise augure pour ma pomme…

Ouaaaah! J’ai bédé sur le smiley! Je voulais bien entendu écrire :-)!!

15)
Inconnu
, le 12.09.2006 à 11:36
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Mais le plus simple est encore de se balader avec un disque dur contenant sa distribution Linux et ses applications… Sans oublier ses données…!!
Le H2 de chez Pertec est assez petit pour cela…

urbanbike

16)
Franck_Pastor
, le 12.09.2006 à 11:48
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Ça me fait penser que MacLibre, après tout, c’est un genre de Fink en beaucoup, beaucoup moins riche, mais bien plus convivial côté fonctionnement :-)

Fink aussi permet d’installer des logiciels libres (venant de Linux pour la plupart, d’ailleurs) sur le mac. Il y a presque 6000 applications/utilitaires/librairies disponibles actuellement !! Mais c’est par le Terminal, à moins d’utiliser Fink Commander qui en est une interface graphique — mais cependant pas un modèle de convivialité non plus. Et les applis en questions sont pour la plupart en ligne de commande ou sous X11, parfois Aqua.

On y trouve Gimp, Inkscape, Scribus, Scilab, Abiword, KOffice, TeXShop, Gnumeric, OpenOffice…

17)
Inconnu
, le 12.09.2006 à 12:50
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il est aussi parfaitement possible de faire payer l’utilisation d’un logiciel libre. Si cette pratique est plutôt rare, elle n’est pas incompatible avec la définition de logiciel libre.

En fait l’obligation de gratuité et de libre accès pour les logiciels libres ne s’appliquent qu’au code source, pas aux versions compilées. Autrement dit, on peut parfaitement avoir un logiciel libre payant, avec contrôle d’un numéro de série, tant que le code source est disponible, c’est OK. Ce genre de cas existe aussi. Je donnerai comme exemple Qcad (logiciel de PAO). Cela peut sembler stupide à première vue, mais l’idée qui est derrière est plus de faire payer un support que l’utilisation du logiciel.

18)
Guillôme
, le 12.09.2006 à 13:39
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Le logiciel libre est un vaste sujet que je suis en train d’explorer dans le but d’en rédiger un article qui sera publié d’ici quelques seamines, pour répondre aux questions du style freeware == free software…

C’est effectivement un sujet difficile.
Qu’est-ce qu’un logiciel libre?

* un logiciel dont le code source est disponible? Non, ce n’est pas suffisant, Microsoft donne accès à son code source comme d’autres éditeurs de logiciels propriétaires.

* La définition courte de Sébatien : « Un logiciel libre est un logiciel que toute personne qui en possède une copie a le droit d’utiliser, d’étudier, de modifier et de redistribuer. » ?
Pas sûr. Que dire de la licence GPL qui me prive de mon droit d’auteur par avance (à priori attaquable en France), m’empêche de publier autrement qu’en GPL en modifiant du code GPL, m’empêche de fermer le code… Je ne suis pas libre!

Moi je rajouterai à ta définition à la fin « sans contrepartie » et là, pour moi, c’est vraiment du libre, comme c’est le cas avec la licence BSD par exemple, ou dans une certaine mesure la licence LGPL ;)

Après, bien sûr, on peut parler de logiciel « Open Source » qui n’est pas forcément libre, mais là vu le nombre de licence :
http://www.opensource.org/licenses/index.php

Et encore, entre « Free Software » et « Open Source » c’est la guerre sur les définitions :D.

Bref, bon courage pour ton article ;)

19)
Franck_Pastor
, le 12.09.2006 à 14:00
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La page du projet GNU de la Free Software Fundation, à l’origine des licences GPL et LGPL : une mine, à creuser ! On y voit abordé entre autres ce problèmes de licences libres différentes.

20)
Sébastien Pennec
, le 12.09.2006 à 14:23
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guillôme,

La définition courte dans l’article provient d’une définition même du logiciel libre. On peut la supposer correcte sans trop de crainte. :)

Les licences GPL sont également libres. Je n’ai encore jamais vu d’exemple où on te privait de ton droit d’auteur par avance. Par contre, la GPL utilise le Copyleft pour s’assurer que tu ne vas pas modifier le logiciel, et le distribuer sous une autre licence moins permissive.

Lorsque tu dis: « la GPL m’empêche de publier autrement qu’en GPL, m’empêche de fermer le code… Je ne suis pas libre », je te répond: Heureusement!
Si je bosse sur un logiciel libre et que quelqu’un copie/colle le code et en fait un logiciel propriétaire, je ne vais pas être content! Un logiciel libre doit aussi, dans une certain mesure, s’assurer de rester libre… Lorsque le logiciel est utilisé comme composant d’un autre logiciel, c’est différent.

L’Open Source est encore un autre sujet, vaste lui aussi… Pas évident de s’y retrouver!

Quant à LGPL, la principale différence avec la GPL est que le logiciel licencié sous LGPL peut être contenu dans un logiciel dont la licence n’est pas LGPL. Par exmeple, une librairie dans un logiciel propriétaire.

Merci de vos commentaires :)

22)
Zallag
, le 12.09.2006 à 15:04
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Mince, comment supprime-t-on son propre commentaire… s’il semble un rien hors sujet, tout compte fait?
Désolé…
A moins que le rappel de l’existence du site Softpedia ne soit utile à ceux ou celles d’entre nous qui l’auraient ignoré.

23)
Guillôme
, le 12.09.2006 à 15:24
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La définition courte dans l’article provient d’une définition même du logiciel libre. On peut la supposer correcte sans trop de crainte. :)

Je sais que cela paraît hautement prétentieux de contester une définition qui a fait l’objet d’une réflexion par de nombreux acteurs du logiciel « libre » mais je la trouve cependant incomplète.

Les licences GPL sont également libres.

Je ne suis pas d’accord mais je comprends que cela dépend de ce que l’on entend par « libre ».
Pour moi, la GPL est une licence OpenSource, pas une licence libre.

Je n’ai encore jamais vu d’exemple où on te privait de ton droit d’auteur par avance.

C’est le cas de la GPL. Toute modification ou ajout doit être publié sous licence GPL. Ce qui signifie qu’en adhérant à la licence GPL, on renonce, par avance, à son droit d’auteur pour toute contribution future.
Un avocat avait fait état de cet angle d’attaque pour contester la légitimité de la licence GPL en France.

Si je bosse sur un logiciel libre et que quelqu’un copie/colle le code et en fait un logiciel propriétaire, je ne vais pas être content!

Si je t’offre une voiture et que je te dis que tu es libre d’en faire ce que tu veux, je ne vais pas être content que tu l’as donne à un ennemi, la revende ou pire la brule pour le plaisir. Mais, tant pis, tu es libre. Si je peux t’interdire des choses, tu n’es pas libre!
La GPL interdit certains usages, elle n’est donc pas libre.
La licence BSD (que j’apprécie comme on s’en doute) est à mon sens libre.

24)
Sébastien Pennec
, le 12.09.2006 à 15:53
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guillôme,

Je me trompe peut être, mais pour moi le fait de devoir publier un logiciel sous GPL parce qu’il est la modification d’un autre logiciel sous GPL ce n’est pas renoncer à son droit d’auteur. Je ne vois pas où se trouve le fait que ton travail n’est pas reconnu comme tien… Tu sera crédité comme auteur dans le code, dans la documentation, etc… et tu seras libre de supprimer les portions de code que tu as ajouté si tu le souhaites.

Cette adresse: sur gnu.org semble dire que ton droit d’auteur est intacte…

Concernant les restrictions d’utilisations, ton exemple est intéressant… et la source d’interminables débats: doit-on faire en sorte qu’un logiciel libre le reste, ou accepte-t-on que quelqu’un le commercialise tel quel…

25)
Guillôme
, le 12.09.2006 à 16:56
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Pour répondre, à sébastien, je ne suis pas assez calé sur le sujet. Je ne pense pas qu’il y ait de jurisprudence en France sur la GPL.

Dans ma compréhension il y a droit d’auteur moral (l’attribution de l’oeuvre) et un droit d’auteur patrimonial (l’exploitation de l’oeuvre).
La GPL reconnaîtrait le droit moral mais pas le droit patrimonial puisque toute exploitation autre que dans les termes de la GPL sur des ajouts futurs doit répondre aux termes de la GPL.

Mais bon, là je suis pas très à l’aise. Il faudrait creuser et je ne suis pas juriste.
Mon propos était de dire que la GPL pourrait être éventuellement contestée en France d’autant que je pense que la loi oblige à un contrat en Français pour une activité non international…

…mais ce n’était qu’une petite remarque dans mon intervention qui était sur le débat libre/pas libre et la ligne de flou qu’il peut y avoir suivant le point de vue de chacun ;)

26)
Sébastien Pennec
, le 12.09.2006 à 17:35
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le débat libre/pas libre et la ligne de flou qu’il peut y avoir suivant le point de vue de chacun

Effectivement la ligne est très floue! J’espère la clarifier (un peu) lors de mon prochain article :)

27)
rIO
, le 13.09.2006 à 05:21
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Dans ma compréhension il y a droit d’auteur moral (l’attribution de l’oeuvre) et un droit d’auteur patrimonial (l’exploitation de l’oeuvre).
La GPL reconnaîtrait le droit moral mais pas le droit patrimonial puisque toute exploitation autre que dans les termes de la GPL sur des ajouts futurs doit répondre aux termes de la GPL.

Non… la GPL ne t’interdit rien si tu est l’auteur — tu peux très bien écrire un logiciel, le sortir en licence GPL, puis décider de le sortir sous une licence propriétaire. Mais.. tu ne peux faire ça QUE sur le code dont tu est l’auteur — évidemment ! sinon tu empiêterait justement sur le droit d’auteur… des autres auteurs. :-)

Exemple. J’écrit un petit logiciel que je publie sous GPL. Personne ne contribue au code à part moi. Je décide finalement de fermer le code et de le passer en shareware. Aucun problème ! (évidemment, le code qui a été publié sous GPL reste lui disponible — fermer « rétroactivement » son code serait plutôt bizarre). Autre scénario: cette fois ci quelqu’un contribue à mon petit logiciel et m’envoie du code pour ajouter une fonction, corriger un bug, que sais-je. Là, j’ai toujours le droit de faire ce que je veux de MON code, mais.. pas du sien ! donc je ne peux plus fermer l’application telle quelle, à moins d’enlever son code histoire qu’il ne reste que le mien, ou à moins d’avoir son accord.

Accessoirement, c’est comme ça que pas mal de boites fonctionnent — avec une double-licence GPL/Proprio (laquelle double-licence est possible car les boites en question sont les « auteurs »). Exemple, Trolltech publie Qt en GPL… et vends une version propriétaire. MySQL fait la même chose, etc. Netscape a fait de même avec Mozilla. En fait c’est très malin — les gens qui (de toute façon) n’auraient pas acheté peuvent utiliser (et par là même participer à une plus grande diffusion du logiciel, voire même donner un coup de main !)

Mais bon, là je suis pas très à l’aise. Il faudrait creuser et je ne suis pas juriste.
Mon propos était de dire que la GPL pourrait être éventuellement contestée en France d’autant que je pense que la loi oblige à un contrat en Français pour une activité non international…

Il y avait eu un mémoire de fin d’études d’une juriste sur la GPL — elle concluait qu’elle était tout à fait applicable en France. Maintenant la GPL (qui d’ailleurs existe en français, validé par la FSF france, si je ne dis pas de bêtises) n’a pas été « testée » devant un tribunal en France, donc on peut toujours argumenter; ceci dit, si la GPL ne s’applique pas, c’est le droit d’auteur pur qui s’applique, qui interdit alors toute diffusion du logiciel sans accord express des auteurs; et accessoirement comme la GPL se base purement sur l’existence du droit d’auteur, je ne vois pas trop comment elle peut être contestée (maintenant, je ne suis pas juriste..) … Honnêtement, la GPL est une superbe bidouille juridique je trouve ! ;-) — on se sert du système pour faire complètement l’opposé, et on ne peut pas invalider la GPL sans invalider tout le système des droits d’auteurs ;-) (puisque la GPL ne fait que donner PLUS de droits, sous couvert du droit d’auteur… si la GPL n’est pas applicable, plus de droits!)

Par contre, si tu contribue au projet GNU, tu est censé signer un papier comme quoi la FSF reçoit le droit d’auteur à ta place (ce qui permet à la FSF de se charger d’éventuels frais de justice pour la défense d’un logiciel GNU, etc). La FSF en retour de donne le droit de faire ce que tu veux (cad, même s’en servir dans un logiciel proprio) avec le code que tu as écrit et que tu leur soumet pour inclusion au projet GNU; donc… en fait là encore une bidouille juridique — en pratique tu ne perds aucun droit, mais par contre la FSF peut te représenter et défendre bien plus facilement devant les tribunaux . Le seul problème… c’est que toute cette argumentation de transfert de droit d’auteur ne marche qu’avec le copyright anglo saxon — pas avec le droit d’auteur à la française qui distingue entre le droit moral et patrimonial (enfin c’est du moins le souvenir que j’ai de tout ça). Mais bon en pratique ça ne change pas grand chose, vu que la FSF te « redonne » les deux droits de toute façon..

Bon et puis évidemment, un logiciel sous GPL n’est pas du tout forcèment un logiciel GNU hein…