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TYPO-PRINT 02 – La mise en page et les polices de caractères

Avant de démarrer cette lecture, je désire mettre les choses au point. Comme d'habitude avec Blues, ce cahier est vulgarisateur . Il s'adresse surtout aux «novices» afin qu'ils comprennent quelques notions ou bases. Vu sous cet angle, il concerne donc moins les graphistes, concepteurs et autres professionnels de la branche du Print.



LA MISE EN PAGE

La mise en page est l'art de placer du texte et des illustrations sur une ou plusieurs feuilles de papier. Autrement dit: c'est l'ensemble des opérations techniques qui suivent le traitement des textes et des illustrations, qui se rapportent à la confection d'un imprimé (affiche, livre, propectus, brochure, etc..).

La surface de composition
Le blanc qui parle: c’est l’équilibre entre la surface imprimée et la surface blanche, d’où l’effet optique produit par la composition en général. Font partie de ce contexte d’équilibre: les polices et les corps utilisés, l’interlignage, les espaces entre colonnes et les marges tout autour de la surface imprimée.

“La première qualité d’une réalisation est sa lisibilité et son esthétique”

Il convient d’établir une harmonie de proportions entre la page imprimée et le format du papier (la valeur de la masse noire = textes/images par rapport à la masse blanche = surface papier).

“Voyez votre document comme une maison à construire,
et vous, comme un architecte qui doit prévoir comment la réaliser!”

Définir «le miroir de page» par la «règle d'or»
Les compositeurs typographes plomb utilisaient encore dans les années 1970-80 des règles mathématiques ou géométriques pour définir et positionner la «masse grise» des textes et des illustrations (miroir de page imprimé) par rapport à la surface blanche (marges - ou surface restante du papier non imprimé).
A gauche: les trois des règles d'or les plus courantes à l'époque du plomb = 3:4 - 1:4 / 2:3 - 1:3 / 5:8 - 3:8
A droite: principe de calcul de la régle d'or des 3:8 - 5:8 pour un format traditionnel A4 (une des plus généreuse ou artistique)

Sachez qu'à l'heure actuelle, avec la disparition de la composition typographique "au plomb", ces règles ont pratiquement disparu. Elles ont tendance à être remplacées par des méthodes plus personnelles et surtout moins strictes.

LA MAQUETTE

Pourquoi une maquette ?
Avant la réalisation de chaque document, une maquette devrait être conçue.

Les buts sont: gagner du temps; poser des bases précises; décider des marges; des couleurs; des styles et du genre de polices utilisées; tester les échantillons de papier possibles; tester les imprimantes (si impression numérique) afin de savoir comment réagissent les niveaux de gris ou les couleurs; s’habituer au «look» qu’aura votre document et éventuellement y apporter des modifications; enfin et surtout, en montrer un échantillon aux personnes responsables ou à vos collègues afin qu’ils émettent leurs critiques avant de passer à la réalisation.
La maquette vous servira de référence (plan architectural) à tout moment pendant la «construction»; en fait, TOUT devrait être prévu; ainsi, à part quelques corrections orthographiques, il ne devrait y avoir aucune «mauvaise» surprise au stade final.
Bien sûr, toute personne confrontée au stress et aux délais sait qu’il est difficile de consacrer du temps en préliminaires, mais le temps passé à établir une maquette se retrouve largement au final et c’est aussi une garantie de «bon déroulement» du job.

Créez un gabarit de page type, puis dessinez votre maquette
Prenez comme modèle deux pages en regard (la 2 et la 3 par exemple); si vous n’avez pas d’idée, inspirez-vous d’un document existant et mesurez-le; entrez les mesures haut-bas, gauche-droite; créez les marges et les colonnes.

LES PREMIERS PAS

Décidez d’abord du format
A3, A4 ou A5 ?: ouvrez votre logiciel de mise en page préféré: InDesign, X-Press, RagTime, Latex (oubliez Word!); ou éventuellement Illustrator (FreeHand, Canvas ou Corel Draw) si c’est un document de moindre importance de type affiche, ou d' une à quatre pages recto-verso (attention: Illustrator ne permet qu’une page par fichier seulement).

Testez des polices de caractères
Une règle d’or: FAIRE SIMPLE et faire preuve de bon goût; moins on utilise de sortes et de styles (à éviter: souligné-ombré-relief) et mieux l’oeil s’adapte à la lecture. En général (mais ce n'est plus une règle) on utilisera un caractère à «patin» (ou serif) de type Times pour les textes et un caractère «droit / sans patin» (bâton - ou sans serif) de type Helvetica pour les titres et les sous-titres; une troisième police peut être envisagée comme effet décoratif de titrage. En cas de doute, sachez qu’avec le couple Times/Helvetica on ne peut pas se tromper; il est considéré comme un classique. Si l’on veut s’en éloigner on peut essayer Times/Futura ou Minion/Myriad, etc... Un peu d’originalité n’est pas à proscrire ! Place à votre créativité !

Choisir le(s) papier(s)
Demandez des échantillons à l’imprimeur ou au Copy-Centre qui réalisera plus tard votre travail.

Le calibrage
Selon la quantité de texte à disposition, le but du calibrage est de savoir sur combien de pages va s’étendre votre document suivant le corps, l’interligne et le caractère choisis, en prévoyant une réserve pour les images. Vous pouvez le faire par exemple pour les deux pages types de votre maquette; si le volume de texte et d’images est à peu près égal partout. C'est très pratique si l’on travaille pour un nombre de pages prédéfini (par ex. une brochure «piqué dans le pli» dont le nombre de pages doit être obligatoirement divisible par quatre), on évitera ainsi d’arriver avec deux ou trois pages blanches en fin de document. La place prise par les illustrations fait bien sûr aussi partie de cet estimatif.
Pratique du calibrage
Au préalable, les textes auront été composés dans un traitement de texte de type Word qui vous dit — sous: Outils-> Statistiques -> le nombre de signes espaces compris = le volume de texte à disposition.
Après avoir choisi les polices, les corps, les styles, et mis en place quelques illustrations sur votre maquette, imprimez les deux pages types; si tout est OK et que vous êtes content de vous, faites les calculs du solde du texte et d’images à importer. Vous connaîtrez ainsi (approximativement) le nombre total de pages de votre document.
Bien sûr, on pourra encore «maquiller» en cours de mise en pages le volume pris par les images que l’on peut réduire ou agrandir, selon l’espace disponible.

Numérotation des pages (folios)
Les pages de droite (RECTO) portent toujours un nombre impair; c’est là aussi que se trouvent les débuts de chapitre.
Les pages de gauche (VERSO) portent toujours un nombre pair. Pour pouvoir recommencer un nouveau chapitre, on insère une page blanche (comptée dans la numérotation) si le chapitre d’avant finit en page de droite.
“On ne déroge jamais (ou rarement) aux règles ci-dessus!”

INTÉGRATION DES ILLUSTRATIONS

Les préparatifs
Avant de démarrer la mise en page (PAO) de votre document final, un petit rappel des opérations avant de traiter de vos images(pour plus détails sur: les scans, les résolutions, la "taille", le détramage, les modes de chromie, etc... lire ou relire mon article sur les images numérique)

QUELQUES RÈGLES DE TYPO-ESTHÉTIQUE

Placement des numéros de pages
En général en bas ou en haut de page, à choix:
1. centrés sur la largeur du texte;
2. à droite (bord extérieur) pour le recto
à gauche (bord extérieur) pour le verso.
On prendra toujours les deux pages recto et verso en regard pour contrôler l’effet.

Plusieurs colonnes sur une page
Toujours prévoir un bon espace (env. 6 à 12 mm) entre les colonnes, surtout pour du texte justifié; pour du texte non justifié (en "drapeau") on peut le diminuer. Un espace correct permet une meilleure lisibilité.

Caractère: corps et interlignage
Sur une page A4 avec beaucoup de texte: on choisira un corps entre 9. et 12., avec un interligne allant de 10. à 16.; on évitera un interlignage trop serré pour une question de lisibilité.
Sur une page A4 avec peu de texte: on choisira un corps entre 10. et 13., avec un interligne allant de 11. à 18..
Pour une affiche: c’est surtout l’esthétique qui prime; on laissera plutôt place à la créativité.

Le miroir de page
Le miroir de page représente la surface imprimée. La hauteur du miroir est souvent déterminée en nombre de lignes.
La répartition des blancs (le reste: surface non imprimée) est déterminée: haut = blanc de tête, bas = blanc de pied, celui-ci devrait être plus important que celui du haut; en largeur on distingue trois sortes de marges:
1. marge plus importante à gauche (en général plus esthétique);
2. marge plus importante à droite (surtout pour des problèmes de reliure avec dos collé);
3. marges centrées = répartition égale (solution pas forcément heureuse).

Repérage des marges recto-verso et notion de «registre»
L’erreur principale du "novice" est d’oublier la relation de transparence avec les marges décalées entre le recto et le verso. Chose à ne pas faire: le même décalage pour le recto et le verso.
Par exemple: si sur le recto la marge de gauche est de 25 mm et la marge de droite de 20 mm, au verso la marge de gauche sera de 20 mm et celle de droite de 25 mm, donc l’inverse. Comme test de contrôle, on pourra présenter le recto sur le verso en transparence contre une fenêtre ou sur une table luminuese.
Le registre
Le registre est la transparence des lignes repérées entre elles recto sur verso. C’est la valeur des interlignes qui fait foi. Ce n'est pas toujours possible mais esthétiquement mieux.

NB: dans cet article, j'ai choisi de ne pas vous parler des règles typographiques liées au français, à l'orthographe, aux signes de corrections et aux formes du texte en général. Vous pourrez tout de même vous instruire en parcourant les liens au bas de ce cahier.


Liens sur les principaux logiciels de mise en page professionnels utilisés en 2004(sur les sites des fabricants).
1. Adobe InDesign (le dernier poulain d'Adobe "qui monte, qui monte")
2. Quark XPress (le plus connu, voir le plus utilisé, surtout dans le milieu de l'édition / très (trop) cher / futur incertain !)
3. Adobe FrameMaker (plutôt orienté gros documents structurés ou livres scientifiques / PC only, sa vie sur Mac est terminée)
3. Macromedia FreeHand (plutôt orienté illustrations, logos ou affiche)
4. Adobe Illustrator (plutôt orienté illustrations, logos ou affiche. Attention: mono-page)
5. le mourrant Adobe PageMaker (en fin de carrière... Dommage pour les PME, car facile d'apprentissage !)
6. les «outsiders»: logiciels peu professionels, complexes ou moins connus: Canvas, RagTime, Tex ou Latex pour les scientifiques, Corel Ventura, et finalement le poulain de Microsoft: Publisher



Quelques livres pratiques sur la mise en page ou la typographie(infos ou achat on-line).

D'autres livres sur le sujet sont édités par l'Atelier Perrousseaux (une référence en la matière)
Une longue liste d'ouvrages sont aussi réunis sur ce site perso


LES POLICES DE CARACTÈRES


CLASSIFICATION DES FAMILLES DE POLICES

Je ne vais pas entrer dans les détails historiques; le but de ce cahier est de vous présenter des «visuels». Les sites parlant d'histoire et de classification des polices sont légions (voir les liens proposés en fin de page). Une partie du texte resumé ci-dessous est tiré du site histoire.typographie.org.

Un peu d'histoire
Au début de l’imprimerie, les premiers typographes s’appliquèrent à ne pas bouleverser les habitudes de leur clientèle naturelle: celle des manuscrits. Ils s’efforcèrent d’imiter le plus fidèlement possible le travail des calligraphes. Ils utilisèrent donc la lettre gothique, dans sa version Textura.
Gutenberg pour sa «Bible à 42 lignes» fondit ainsi 202 caractères différents : dix lettres ‘a’ plus ou moins larges afin d’optimiser la mise en page, de nombreuses abréviations latines dont les copistes abusaient pour faciliter leur travail, des ligatures et des lettres de liaison (groupement plus compact de lettres).

Les premiers vrais caractères romains nacquirent à Venise. Dès ~1465, la création et la production de caractères devient "prolifique" et le livre typographié un produit "standardisé"; surtout en Italie, en France et en Allemagne. Quelques «grands noms» de créateurs ou graveurs de polices de l'époque: Jean et Wendelin de Spire, Nicolas Jenson, Alde Manuce, Francesco Griffo et Claude Garamond.
Pour faire mieux connaissance avec l'histoire des créateurs des polices de caractères de la Renaissance, je vous conseille vivement la lecture de cette page du site de "l'Histoire de la Typographie.org", très bien écrit et documenté.


Le classement «à l'ancienne» des polices de caractères sur les illustrations ci-dessous vous permettra de les identifier par sortes et ainsi de mieux les connaître.

1. Une des premières classification connue est celle de Francis Thibaudeau (typographe parisien 1860-1925), qui a le mérite de la simplicité. Créée en 1921, elle repose essentiellement sur la forme des empattements des lettres. Dans sa forme originale, cette classification distinguait quatre familles principales. Cette classification qui porte son nom se base sur la forme des empattements:

Classification Thibaudeau
Basée sur la forme des empattements :

• empattement triangulaire : Elzévir (dit aussi Romain Ancien)
• empattement filiforme : Didot (dit aussi Romain Moderne)
• empattement quadrangulaire : Egyptienne,
• empattement absent : Antique.

Pour plus de détails lire aussi cette page.

2. Une autre classification dite «chronologique» est d’origine anglo-saxonne. Cette classification présente le mérite d’affiner la classification Thibaudeau en particulier pour désigner les caractères de type Elzevir. Sa pertinence s’arrête toutefois avec le XXème siècle. Je ne vous la décrit pas ici, suivez ce lien pour en connaître les détails.



3. La classification Vox/AtypI : une classification universelle
(la plus reconnue de nos jours)
La classification formelle la plus couramment utilisée, et qui a le mérite de recouper les classifications historiques, est celle élaborée en 1954 par le français Maximilien Vox. Adoptée et complétée par la plus importante organisation typographique mondiale, l’Association typographique internationale (ATypI), elle possède également la caractéristique d’avoir été traduite en anglais et en allemand, renforçant ainsi son caractère universel.

Classification "type" Vox(augmentée à 13 sortes)

Quelques courtes définitions ci-dessous :
Les Humanes puisent leurs formes
dans la lettre romaine de la Renaissance.
Les Garaldes rapellent les créations classiques
(italiennes et françaises).
Les Réales comprennent les caractères de labeur
dont l'aspect se rapproche des types courants du 18e siècle.
Les Didones évoquent la typographie du début
du 19e siècle par leur formes épurées.
Les Incises s'inspirent des inscriptions
monumentales de l'antiquité
Les Linéales correspondent aux caractères bâton
(sans empattement) de la typographie moderne.
Les Scriptes imitent l'écriture calligraphique.
Les Manuaires regroupent les caractères s'inpirant
des lettres médiévales manuscrites.

Pour plus de détails lire cette page.



4. La classification de Aldo Novarese
Aldo Novarese, typographe italien contemporain, créateur de nombreux caractères pour la fonderie Nebiolo à Turin, propose une classification en 10 familles à partir de la forme des empattements.

Classification Novarese

1 Lapidaires,
2 Ornées,
3 Médiévaux,
4 Égyptiennes,
5 Vénitiens,
6 Linéaires,
7 Transitionnels,
8 Fantaisies,
9 Bodoniens,
10 Écritures.



Anatomie de la lettre
Ci-dessous quelques notions d'anatomie de la lettre

Classement selon quatre critères principaux
Capitales et bas de casse
En typographie, les termes "majuscules" et "minuscules" sont inconnus... On parle respectivement de capitales et de bas de casse. L'origine de ces termes est lié à l'histoire de l'imprimerie. Au temps de la composition manuelle à l'aide de caractères de plomb, ces caractères étaient rangés dans des grands tiroirs, appelés casses, eux-mêmes divisés en petits casiers, ou cassetins. Les minuscules étaient toujours rangées dans les cassetins du bas de la casse, et les majuscules dans ceux de la tête de casse.

Romain et italique
Les caractères peuvent se présenter droits, c'est à dire avec des hampes verticales (les caractères romains) ou penchées vers la droite (les caractères italiques). On utilise parfois, à tort, le terme roman à la place de romain.

Les graisses
Les traits qui forment une lettre peuvent être plus ou moins épais. On dit alors qu'ils ont des graisses différentes. En typographie, on distingue le maigre (light) le demi-gras (medium ou semi-bold), le gras (bold), le très gras (extra-bold ou heavy), le noir (black) et le très noir (extra-black).

La chasse
La chasse d'un caractère, c'est la largeur de son dessin et de ses "talus", c'est à dire la place non imprimée à droite et à gauche du caractère imprimé. Pour les typographes, la gamme des chasses comprend le très étroit (extra-condensed), l'étroit (condensed), le normal, le demi-large, le large (expansed), et l'extra-large (extra-expansed). Changer la chasse d'un caractère: En général seuls les logiciels de PAO permettent à l'utilisateur de changer la chasse.

Evitez les «mariages de mauvais goût»
Les polices disponibles sur un ordinateur sont innombrables et la tentation naturelle pour un non-spécialiste est de vouloir utiliser toutes les possibilités offertes et dans le désordre : mélange de polices et de styles (gras, italique, souligné,...). En fait, même si le résultat est amusant, il n'est pas forcément lisible, souvent trop chargé et de mauvais goût. Le but est de mettre en valeur un texte pour une lisibilité maximale. Les professionnels préconisent au contraire, une typographie claire et fonctionnelle, inspirée des traditions et de l'observation, sans pour autant tomber dans l'excès inverse qui serait d'une trop grande sévérité.


Passé et futur ! Avec l'appartion des outils de création numérique, la profession n'avait jamais disposé d'une pareille abondance ou richesse de caractères pour la composition. L'usage de la lettre a abordé un nouveau tournant entamé dès les années 1970-80; le caractère va sûrement continuer à évoluer. Trouver un système pour classer toutes ces nouvelles créations ne va pas être évident... A qui le tour ?


L'évolution des caractères: du PLOMB en passant par la PHOTO-COMPOSITION vers le NUMÉRIQUE

Dès 1435: Gutenberg développe les caractères mobiles en plomb. Lire mon cahier no 01 sur ce sujet
Dès 1946: les polices de caractères sont dessinées et adaptées à la photo-composition. Le principe de la photocomposition: un faisceau de lumière passe à travers un disque (image en négatif) où se trouve une lettre gravée. L’image est alors projetée sur un film photographique où l'on retrouvera l'image en positif suite à son développement dans des bains photographiques. Un système d’objectifs (et de zoom) permet d’avoir diverses forces de corps et de placer les lettres les unes après les autres dans une ligne. La fabrication des caractères est ramenée alors à la photographie de lettres et à leur gravure sur le disque.
Dès 1966: les polices de caractères sont re-dessinées et adaptées pour un usage informatique-numérique. Ce sujet étant très complexe je vous conseille vivement de télécharger ce PDF (plutôt technique) de Jacques André du site «gutenberg.eu.org» qui explique l'évolution de la fabrication des caractères, du plomb au numérique.


LES POLICES NUMÉRIQUES: PostScript, TrueType et OpenType

Une partie du texte resumé ci-dessous est tiré du site d'Adobe

Les polices PostScript (ou Adobe PostScript Type 1)
Norme mondiale relative aux polices de caractères numériques et vectorielles. Depuis plus de 15 ans, Type 1 est le format privilégié des secteurs de la publication et des arts graphiques.
Les polices Type 1 sont reconnues par toutes les plates-formes informatiques. Elles ne sont prises en charge que par des imprimantes PostScript (PostScript interprété ou RIP réel intégré).
Les polices PostScript (ou Type 1) sont constituées de deux fichiers, l’un est destiné à la gestion dans les menus des applications et l’autre contient le descriptif en PostScript du caractère utilisé à l’impression ou pour la vectorisation.
Attention: les polices PS sont incompatibles sur des imprimantes non-PostScript (jet d'encre ou laser bon marché)
Les polices Type 1 sont une forme spécialisée du programme PostScript ; il s'agit du format de fichier original utilisé pour l'affichage des polices sur toutes les imprimantes PostScript. Le langage PostScript a ensuite été enrichi afin d'assurer la prise en charge des normes TrueType et OpenType relatives aux polices de caractères.

Différences de mode de dessin entre polices PostScript et TrueType

Les polices TrueType
Le format TrueType, développé par Apple et Microsoft, est en général destiné à un usage bureautique et permet d’obtenir une bonne qualité d’impression sur des imprimantes non PostScript. C’est le même descriptif qui est utilisé pour l’affichage et l’impression, elles sont constituées d’une seule icône. L’extension de nom de fichier est .TTF (ainsi que dans Mac OS X, une deuxième extension possible: .DFONT).
Créée par Apple Computer, dont les droits de licence ont été acquis ultérieurement par Microsoft Corporation. Les deux sociétés ont, indépendamment, apporté des enrichissements à cette norme, utilisée aussi bien sous Windows que sur Macintosh. Comme le format Type 1, le format TrueType permet le développement de nouvelles polices.
A l’inverse de Postscript, qui est un language de description de page, les compétences de TrueType se limitent au codage et à la restitution
des polices de caractères. Comme Postscript, TrueType utilise des polices vectorielles et, grâce à un mécanisme de rastérisation dynamique de polices, il permet de visualiser à l’écran les dessins exacts des caractères.
Compatibilité: imprimantes non Postscript ou Poscript (problèmes possibles - lire ci-dessous)

Evitez l'utilisation de polices True Type pour les fichier pro PAO !
Pour des raisons de qualité ont évite généralement l'utilisation de polices True Type pour la production de documents professionnels; il faut être conscient que certaines polices TT (ou TTF) peuvent poser des problémes lors de l'envoi sur le RIP (flasheuse de films ou de plaques).


Les polices OpenType
Les polices OpenType,présentent un avantage majeur: le même fichier peut être utilisé sous Mac OS X et Windows sans conversion. Elles contiennent d’autre part un jeu étendu de glyphes (plus de 65 000): petites capitales, fractions, ligatures, chiffres anciens… Elles prennent en charge plusieurs langues (OpenType utilise la norme de codage de caractères Unicode).
OpenType est une nouvelle norme relative aux polices de caractères numériques, développée conjointement par Adobe et Microsoft. OpenType remplace les extensions ouvertes TrueType de Microsoft par le format TrueType. Les polices OpenType peuvent contenir des données vectorielles PostScript ou TrueType dans une enveloppe commune.


Tableau de reconnaissance des formats de polices selon le système d'exploitation

Compatibilité de fontes OpenType sous Mac OS9 ? je n'ai personnellement pas testé.


Choix pour la PAO
Quand votre document est destiné à l’impression numérique ou offset, vous choisirez à coup sûr le format de police PostScript ou OpenType (si le logiciel le permet), car le PostScript n’est pas seulement le format des polices mais aussi le langage de description de vos documents sur tous les périphériques de sortie professionnels, d’où une compatibilité totale.
Le format TrueType dans ces cas est risqué (à éviter), car non seulement votre document risque de ne pas se «flasher» correctement, en plus, votre prestataire vous facturera le temps dû aux corrections et au remplacement de ces polices par des PostScript.


Le «dédale» des fontes dans MacOSX !
Pour une meilleure compréhension des polices dans MacOSX (les différents formats, les 4 dossiers d'installation possible, etc...), je vous conseille de télécharger ce PDF (un peu lacunaire et imprécis !) qui vous permettra de mieux comprendre. C'est une synthèse qui répond aux interrogations des professionnels de la communication visuelle, de l’édition, des industries graphiques et de la création. Sur le thème «utiliser et manager les polices dans Mac OSX», vous pouvez aussi télécharger ce PDF (en anglais sur le site d'Apple) développé en collaboration avec Adobe.


Liens de quelques principaux «fondeurs» - vendeurs de polices(n'en sont pas forcément les créateurs)
1. Adobe Type Library
2. Agfa-Monotype
3. Bitstream
3. Linotype
4. Font Font
5. ITC - International Typefaces Corp.
6. Softmaker
7. Page d'annuaire des fondeurs de planete-typographie.com (vous y trouverez même les "petits indépendants")
8.
Portail de fondeurs-vendeurs de polices



Quelques livres sur les polices(infos ou achat on-line).


Vivement conseillé !

Roman !
Encore quelques livres sur l'histoire, l'écriture et les signes
d'Adrian Frutiger et de Ladislas Mandel sur le site de l'Atelier Perrousseaux

LIENS en rapport avec la MISE EN PAGE, la TYPOGRAPHIE et les POLICES

Typo: règles et mise en page
Naissance d'une maquette /et glossaire - liste de liens sur le site de Presse.ac Versailles
Livres sur la typographie et la mise en page sur le site d'Eyrolles
Petit lexique du concepteur sur le site de l'imprimerie Chirat
Conseils de mise en page sur le site de l'imprimerie Faguier
Règles de typographie et mise en page par Jean-François Billaud
Règles de typographie et mise en page sur le site «alphaquark.com»
Règles de typographie française sur le site «dsi.univ-paris5»
Règles de typographie française sur le site «pedagogie.ac-aix-marseille»
Manuel de typographie en ligne sur le site «synapse-fr.com»
Dictionnaire de l'argot des typographes sur le site «Synec-doc»
Généralités typographiques sur le site de Jacques Poitou de l'Université Lumière Lyon-2


Polices: histoires, classification, créateurs, sites dediés
Chronologie des polices de caractères de 1455 à 1991 (années - noms des polices et créateurs) sur le site «aglossa.net»
La lettre racontée sur le site «ac-grenoble.fr»
Brève histoire sur l'évolution de la typographie par Bernard Lebleu sur site Encyclopédie Agora
Les polices de caractères sur le site «histoire.typographie.org»
Classification des caractères par rocbo.chez.tiscali.fr (page perso ?)
Classification des caractères sur les site «affaire-esperluette.com»
Typographie et classification des caractères sur le site «cvm.qc.ca/sldrapea»
Classification des caractères chronique de Alain Joly sur le site d'Adobe
Classification des caractères et autres infos typo, sur les site de Media Alliance Group
Site «Typographie.free.fr» caractères et autres sujets typo abordés
Généralités typo et classification des polices par D. Virion sur le site Unimedia.fr
Petite bio d'Adrian Frutiger grand créateur de fontes du XXème siècle, sur le site La «Machinerie»


Sites dédiés à la typographie: à visiter en entier à tête reposée
Site «Typographie.org»
Site «Planete-Typographie.com»
Site «Histoire.Typographie.org»
Site «Disparate.net/invalid» une mine d'infos, mais bizzarement conçu (flash-et html - compatibilité approximative)
Site sur la typographie par et pour des passionnés, de Marie-Claude Paquette


Voilà, ce cahier no2 se termine ici. J'aurais pu vous donner plus de détails sur la mise en

44 commentaires
2)
Toto_59
, le 24.06.2004 à 07:05
[modifier]

Simple, clair. Géantissime. Quel travail !

Bravo !

3)
marief
, le 24.06.2004 à 07:40
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Formidable, l'article qu'on attendait sans le savoir ! Merci infiniment .

4)
BLUES
, le 24.06.2004 à 08:02
[modifier]

Merci pour les compliments …

Pffffuuuu …. vous n'imaginez pas …. ce fût une partie difficile à développer .. (je respire enfin !)

Au final que du plaisir .. pour vous (et pour moi)

6)
Fabien Conus
, le 24.06.2004 à 08:19
[modifier]

Et oui Caplan, je dirais même plus: Mais que fait la police ?

7)
BLUES
, le 24.06.2004 à 08:25
[modifier]

A part ça … je conseille vivement ce livre à ceux qui sont passionnés des fontes (aux autres aussi d'ailleurs):

"Studio Graphique"
Les polices de caractères
par Sean Cavanaugh
édtion : Simon & Schuster

http://www.cronic.org/biblio/bib1.htm
(on le trouve aussi en librairie)
————–
Pour environ 60.- frsch ou 45 Euros, non seulement vous aurez "une référence du genre" pour pas cher … Mais ENORME AVANTAGE, le pleins de fontes de qualité (PS et TT) complétement opérationnelles (PC et MAC) distribuées sur un CD fournies en annexe avec le bouqin !

N'hésitez pas .. excellent investissement ! BLUES

8)
Gilles Tschopp
, le 24.06.2004 à 08:35
[modifier]

wouah !

comme pour le premier article, c'est une très bonne vulgarisation sur le typographie, surtout pour les ignares comme moi :-)

9)
sylko
, le 24.06.2004 à 08:54
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Superbe travail de bénédictin. ;-)

Arghhhh! Je me croirais revenu sur les bancs de l'ERAG, en train de suivre les cours de Roger Chatelain.
Que de souvenirs! :D

10)
François Cuneo
, le 24.06.2004 à 08:57
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Blues <A part ça … je conseille vivement ce livre à ceux qui sont passionnés des fontes (aux autres aussi d'ailleurs):
"Studio Graphique"
Les polices de caractères
par Sean Cavanaugh
édtion : Simon & Schuster>

Heeeuuuu, et aussi peut-être le livre d'Anne Cuneo, le maître de Garamond dont j'ai déjà parlé ici:
http://www.cuk.ch/articles/humeur/affhumeur.php3?aff=456

Roman historique passionnant!

11)
BLUES
, le 24.06.2004 à 08:59
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"""sylko .. en train de suivre les cours de Roger Chatelain."""

Sauf que je dis bien:
"Sachez qu'à l'heure actuelle, avec la disparition de la composition typographique "au plomb", ces règles ont pratiquement disparu."
——
eh… eh … Roger Chatelain, c'était mon prof de 3ème et 4ème de compositeur typo … sévère, mais juste !
T'es de quelle anée "sylko" ??? (j'ai fait l'Erag entre 75 à 79 —- plomb et montage film-papier)

12)
BLUES
, le 24.06.2004 à 09:02
[modifier]

Heeeuuuu, et aussi peut-être le livre d'Anne Cuneo, le maître de Garamond

Mais je l'ai cité Francois, je l'ai cité — je ne l'ai pas oublié— y'a même une copie d'écran et le lien sur l'éditeur avec court descriptif ! (j'ai bien mis "roman") !

13)
François Cuneo
, le 24.06.2004 à 09:08
[modifier]

Bllues< Mais je l'ai cité Francois, je l'ai cité — je ne l'ai pas oublié— y'a même une copie d'écran et le lien sur l'éditeur avec court descriptif ! (j'ai bien mis "roman") !>

Mais oui suis-je bête! Tout en bas à droite! J'l'avais pô vu!

Au temps pour moi!!

14)
Rx
, le 24.06.2004 à 10:29
[modifier]

je vous signale l'existence du

lexique des RÈGLES TYPOGRAPHIQUES
en usage à l'imprimerie nationale

chez Massin

ce livre regroupe l'ensemble des règles typographiques françaises, ainsi que de nombreux éléments concernant la composition de l'allemand, l'anglais, l'espagnol, l'italien…
Aride, mais informatif, c'est ma référence pour la compo ;¬)

15)
sylko
, le 24.06.2004 à 11:00
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J'ai usé mes fonds de culotte de 1974 à 1977.

Je crois que nous êtions la dernière volée à subir la «pige». Avec un superbe soleil, au moment de lier ma composition à l'examen. ;-)

Tu as également dû te tapper «Vipère au poing» d'Hervé Bazin, avec ce cher Bornot. :-)))

17)
sylko
, le 24.06.2004 à 11:11
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Arghhh, toutes ces fôtes! :-)

êtions, tapper… Désolé ;-)

19)
drazam
, le 24.06.2004 à 11:23
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A mon avis la stagiaire ne pouvait qu'être sous le charme… ;o)
Merci Blues !
____________________
drazam strikes again

20)
BLUES
, le 24.06.2004 à 11:45
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Sylko ………..
Une excellente page de liens sur le site de l'EPFL.
http://www.epfl.ch/repro/liens/

Facile, puisque "votre" BLUES en est le Webmaster — ceci expliquant cela !!!!

—————
"J'ai usé mes fonds de culotte de 1974 à 1977"
donc… tu es de 1957 ou 1958 ?

———-
"Je crois que nous êtions la dernière volée à subir la «pige». Avec un superbe soleil, au moment de lier ma composition à l'examen. ;-)"
Ah non pas du tout. la pige a continuer à faire réf. à l'exa … moi aussi en 79 … 1500 signes/heures env., il me semble que l'on devait être les premier à faire une maquette papier … et à fournir un calibrage ?
———–
"Tu as également dû te tapper «Vipère au poing» d'Hervé Bazin, avec ce cher Bornot. :-)))"
(Bornot était prof de BG pas de technologie métier.. il me semble)
– pour le texte j'me rappelle plus le sujet …
Nous c'était le Popiste "Tante Rose" ou Mr Moret, qu'on regardait arriver le matin sur son Solex
—————-
Toute une époque … heureusement dépassée (pour la "saleté" du plomb en tout cas)

21)
lolopb
, le 24.06.2004 à 11:58
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FELICITATIONS !!!

Bien bel article, je comprends enfin mieux certaines choses et les liens sont très bons, merci, merci, merci.

J'espère que quand tout sera fini nous aurons droit à un zouli PDF pour l'imprimer et le ranger dans la bibliothèque (eh oui, je suis informaticien mais je ne peux pas me passer du papier tellement plus agréable à consulter et à manipuler qu'un PDF).

Juste un bémol, le lien vers le fichier de bloc-notes, il y a pas mal d'erreurs (àmha) et d'informations incomplètes même s'il y a des infos intéressantes, à manipuler avec précautions.

Apple (et surtout Adobe en fait) avait un PDF sur la gestion des polices pour les graphistes mais je n'arrive pas à remettre la main dessus :(

Mais encore bravo en tous cas…

Unix is user friendly, it's just selective when choosing friends…

22)
lolopb
, le 24.06.2004 à 12:10
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Juste un petit ajout, un nouveau livre est sorti chez O'Reilly sur les polices de caractère :

<http://www.oreilly.fr/catalogue/284177273X.html&gt;

Plus de 1000 pages sur le sujet. Le sommaire donne envie en tous cas, mais je ne l'ai pas encore acheté (il va falloir que mon patron me donne plus de vacances ;-) ).

Unix is user friendly, it's just selective when choosing friends…

23)
Obi1
, le 24.06.2004 à 12:28
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Merci pour ce magnifique article. Tu devrais enseigner, Blues, si tu le fais pas déjà (la désormais célèbre stagiaire, je crois).

Tout ce plomb, ça posait pas des problèmes de santé ? C'est plutôt toxique et déconseillé à manipuler, le plomb, non?

24)
BLUES
, le 24.06.2004 à 12:43
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lolopb" — "nous aurons droit à un zouli PDF pour l'imprimer"

eh non, désolé, pas cette fois !!! plus la "pêche" pour ça … j'ai déjà trop donné pour ce cahier !

"le lien vers le fichier de bloc-notes" .. ??? bloc-notes ? je ne te comprends pas .. quel lien ?? sam'intéresse .. autant corriger de suite si problème .. merci
——————-

"Obi1" — Tu devrais enseigner, Blues, si tu le fais pas déjà …
Oui je donne de temps en temps des cours .. à des adultes…
Nous sommes en pourparler… pour que je puisse démarrer la formation d' "un(e) apprenti(e)" qui risque d'être la "justement célèbre stagiaire" .. on en parle … pas évident, beaucoup de paperrasse et de paramètres à régler.

"Tout ce plomb, ça posait pas des problèmes de santé ? C'est plutôt toxique et déconseillé à manipuler, le plomb, non?"
C'est clair .. la maladie liée s'appelle le "saturnisme", voir ici
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/saturn/sommaire.htm
à une époque on devait se gaver de lait pour se protéger…

25)
BLUES
, le 24.06.2004 à 12:49
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http://www.oreilly.fr/catalogue/284177273X.html

oui, bien sûr je l'avais vu .., mais après lecture du descriptif, je n'ai pas pas voulu le citer .. car à mon avis, pour personnes "très avancées" … il ne correspond pas du tout à des novices …
Si vous avez lu le départ de mon article — je rappelle que ce cahier est orienté pour eux .. et que le livre que je conseille plus haut de Cavanaugh reste "très compréhensible" (en + les fontes très correctes libres de droits … Top !)

27)
lolopb
, le 24.06.2004 à 12:51
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Blues : ok pour le livre, tu as raison. Mais on peut le citer pour ceux qui resteraient sur leur faim avec ton article, donc la place de ce lien est dans les commentaires.

Encore toutes mes félicitations, je regrette encore moins de lire Cuk régulièrement :)

Unix is user friendly, it's just selective when choosing friends…

28)
BLUES
, le 24.06.2004 à 12:55
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ah..ah … "lolopb" … j'ai compris le coup du bloc note …
Perso, je trouve asser bien fourni et pas si mal documenté … en fait je ne l'ai pas encore lu en entier… mais le peu que j'ai vu me dit qu'il est parfait dans le contexte où je l'ai "déposé" …. donc je garde ! (merci de la remarque tout de même)

Le «dédale» des fontes dans MacOSX !
http://www.blocnotes-publishing.com/Synthese_OSX.pdf

29)
Yves
, le 24.06.2004 à 13:09
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Bonjour,

De la bel ouvrage, cet article, bravo !! je vais envoyer le lien à tous mes collègues "formateurs Tice 1 er degré" de France. Reste cependant la question du choix du logiciel de PAO pour un établissement scolaire. Beaucoup téléchargent et utilisent RagTime Solo mais le problème de la pagination dans ce logciel est un casse-tête que je n'ai pas réussi à résoudre. Publisher par contre offre des modèles qui automatisent la mise en page mais il ne permet pas d'intégrer une page composée sur un poste isolé dans le "document final" (je ne suis pas sûr d'être très clair).
Des suggestions ?
Merci.
Cordialement,
Yves

30)
BLUES
, le 24.06.2004 à 13:25
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"logiciel de PAO pour un établissement scolaire"

Publisher .. donc les classes sont sur PC !

Sans partir sur quelque chose de cher … pas évident du tout .. si Page Maker existait toujours (il serait PARFAIT) je t'aurais dit de voir pour des licences édu chez Adobe (tu peux toujours essayer, liquidations éventuelles!) .. autrement pas d'autres idée…

A moins que : Denaba Canvas ? — éventuellement Corel Ventura ??? regarde mes liens !

31)
Franck
, le 24.06.2004 à 13:34
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Pfiouuuu… Respect ! Blues, ne viens plus me dire que LaTeX est trop compliqué ! A côté de la somme de connaissances que représente tout ce que tu maîtrises en typo, LaTeX c'est de la petite bière !!

S'agissant de la surface de composition, tu parles du "blanc qui parle". Est-ce la même notion que "le gris typographique" dont les spécialistes en fontes parlent souvent dans les forums LaTeX ?

Allez, j'ose : "j'ai choisi de ne pas vous parler des règles typographiques liées au français, à l'ortographe…" La faute est volontaire ? ;-))

Je lis aussi : "OpenType remplace les extensions ouvertes TrueType de Microsoft par le format TrueType." Ce n'est pas plutôt "par le format OpenType" ?

Chapeau, vraiment chapeau, pour ce travail, et respect pour maîtriser ce domaine qui me paraît vraiment pas évident à dominer.

@+

32)
marief
, le 24.06.2004 à 13:39
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lolopb" — "nous aurons droit à un zouli PDF pour l'imprimer"
En cliquant sur "Imprimer" en haut de l'article, on est ramené à une page où un "Pomme-P" permet de créer un pdf de 11 pages.

33)
BLUES
, le 24.06.2004 à 13:57
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tu parles du "blanc qui parle". Est-ce la même notion que "le gris typographique" …
Plus ou moins oui et non… il me semble que le "gris" est plutôt lié "à la masse texte ou aux vide entre polices, espaces, graisse et interligne" et moins au solde de la mise ne page = "papier = marges-blanc"… mais, perso, je ne l'ai appris ainsi… le blanc qui parle, pour moi est un effet d'ensemble ou "vu de loin"
———-
l'ortographe…" La faute est volontaire ? ;-))
OOOOOUUUUUPPPS … merci … bon, bon … d'acc, à l'occaz, je corrige

———–
Je lis aussi : "OpenType remplace les extensions ouvertes TrueType…
Voir la référence de la définition d'OpenType sur le site d'Adobe
http://www.adobe.fr/type/topics/info9.html
(je n'ai pas tout à fait compris non plus …)

34)
Alexis
, le 24.06.2004 à 14:40
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Rien à rajouter aux éloges déjà citées…

Et pourtant je connais tout ça (c'est mon travail)
En revanche illustrator permet de faire plusieurs pages, mais ce n'est pas particulièrement aisé, surtout si on veut en tirer une présentation en PDF et/ou expédier ces pages par internet…

Qq'un cite les "règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale". Ma bible !

Merci encore et bravo !

Ni dieu ni maître,
Ni foot, ni windows !

35)
lolopb
, le 24.06.2004 à 15:38
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Blues :

Perso, je trouve asser bien fourni et pas si mal documenté … en fait je ne l'ai pas encore lu en entier… mais le peu que j'ai vu me dit qu'il est parfait dans le contexte où je l'ai "déposé" …. donc je garde ! (merci de la remarque tout de même)

Il est très bien documenté et fourni, mais, par exemple, quand il parle des endroits où Mac OS X va chercher des polices, il ne cite pas les dossiers par défaut (~/Library/Fonts, /Library/Fonts, /Network/Library/Fonts, /System/Library/Fonts et Polices du Dossier Système déclaré pour l'environnement Classic) et attaque les cas particuliers (intéressants car souvent rencontrés par les graphistes dans leurs applis, je ne le nie pas) et du coup on peut chercher longtemps pourquoi un police apparaît et ne pas la trouver immédiatement (ou se dire que comme on n'a pas lancé Classic ça ne peut pas être ce dossier Polices).

Mais il est complet et dans l'ensemble bien documenté.

Aaaahhhhhhhh ! je viens de retrouver la page d'Apple et le doc écrit (discrètement) en collaboration avec Adobe :

<http://www.apple.com/pro/archive/creative/fonts/&gt;

Ca devrait également intéresser les graphistes, c'est écrit pour eux par des gens dont c'est le métier (pas des développeurs OS quoi).

marief : oui, je me suis fait mon PDF, mais Blues nous en avait fait un superbe pour la première partie, je comprends qu'il n'ait pas forcément le courage de le faire pour cet article et je me suis fait mon PDF, moins zouli ;-)

Unix is user friendly, it's just selective when choosing friends…

36)
marief
, le 24.06.2004 à 16:32
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lolopb :" je me suis fait mon PDF, moins zouli"
C'est très vrai, j'ai comparé les 2 pour le premier article, il n'y a pas photo. Ce qu'on devient exigeants, tout de même !

37)
BLUES
, le 24.06.2004 à 18:20
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Oups …. j'ai du quitter mon poste cet apr. pour faire une "grosse sieste crapuleuse"… j'ai fait "mon TTE" la nuit passée, bien sirotté et peu dormi — je viens de sortir de léthargie !
—————

lolopb — merci pour tes critiques intéressantes, + lien chez Adobe
je vais de ce pas "crocher" le lien du download du PDF en suivant celui (moins bien et lacunaire — mais en français) des "développeurs OS"… Pourquoi ne pas améliorer quand on peut !!!

"Blues nous en avait fait un superbe pour la première partie …"
"il n'y a pas photo. Ce qu'on devient exigeants, tout de même !"
——-
Vous voyez … dans ce cas le dicton: "on donne le petit doigt, puis on vous prend la main et ensuite le bras" …. malgré ma bonne volonté EPUISE je suis !…..
Bon .. ben, vous vous en passerez … hein, faudra bien ? désolé encore (et, j'avertis déjà —-eh..eh..— que je ne promet rien pour le cahier no 3)

———-
Alexis…
En revanche illustrator permet de faire plusieurs pages …
et dès quelle version ? je viens seulement de "touiller" la 11CS, avec la 10 je n'avais pas remarqué la chose ! (ma version fétiche -pour nous gens du prépress- était la 8.01 — stable, rapide et fiable .. bon faut bien évoluer, surtout avec X)

38)
lolopb
, le 24.06.2004 à 18:44
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marief : ben oui, normal non ? (sinon, on ne serait pas sur mac)

Blues : le doc n'est pas chez Adobe mais chez Apple mais je me suis laissé dire qu'Adobe avait fait plus que beaucoup y participer ;-)
Cela dit, tu peux aussi laisser le lien vers l'autre doc, il reste intéressant malgré tout, je pense.

Bon courage pour la suite

Unix is user friendly, it's just selective when choosing friends…

39)
Alexis
, le 24.06.2004 à 20:02
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Blues !

je lis un peu tard ta réponse; désolé, il me faut parfois bosser…
Ha la version 8 ! je connais même qqun qui pendant des années a bossé avec la version 3 ! mais là faut pas pousser !

Donc pour ma part j'ai toujours fait des documents sur plusieurs pages avec illustrator. il suffit de créer une grande page genre 900 mm par 1200 mm puis dans la version CS d'aller dans "imprimer" et de choisir "format" ds la petite fenêtre de gauche. Là il faut un peut essayer toutes les formules avec "recadrer l'illustration selon…" et les "options" dont "positionement" et "mosaïque". Fort heureusement la fenêtre située dessous montre les différents résultats.
Avant cette fonction s'obtenait par "pomme option P" je crois. Mais c'est beaucoup plus précis maintenant.
En revanche il ne faut pas faire un PDF directement car on obtient une seule et unique page. Il faut donc en passer par le fameux "distiller" (seule appli OS 9 sur mon bignou avec XPress 4 dont je ne me sers plus depuis In Design et merci encore à François pour son article à son propos ) et bien sûr par un fichier impression.

Pour ma part j'ai toujours fait de cette manière pour réaliser notamment des mode d'emplois ou des chartes graphiques interactives car le PDF permet de créer des boutons et de naviguer de pages en pages sans passer par du flash ou du html car c'est léger, autonome et lisible sur Mac et PC. Le seul ennui est de bien caler sa mise en page, sinon d'une page à l'autre tout bouge, mais si on s'y prend correctement dès le début ça roule tout seul !

et voilou !


Ni dieu ni maître,
Ni foot, ni windows !

40)
BLUES
, le 24.06.2004 à 20:38
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"""positionement" et "mosaïque"… Le seul ennui est de bien caler sa mise en page…. """
Je vois, je vois–oulà là, que de galères, Alexis !

Bon ok … autant travailler dans Indy ou autre VRAI progr. de mise en page..
Non, moi ce que j'avais peur, c'est d'avoir dit une bêtise concernant AI et son mode "mono-page", donc, je ne touche rien, car la soltion est possible, mais par quels bidouillages … à ne pas pas mettre dans des mains inexpertes !

Merci pour tes précisions.

41)
Alexis
, le 24.06.2004 à 21:32
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oui ! bonne remarque !

D'ailleurs depuis la dernière vesion d'indesign je fais ces trucs là avec. Au moins on est sûr de la mise en page, du folio automatique, du callage, le tout avec des calques et des racourcis (avec le clic droit ! donc "exit" la souris Apple !) comme par exemple "insertion d'une espace insécable" et autres subtilités typo.
Je fais aussi toutes mes présentations en PDF sans passer par "pauvre point" ! Sous acrobat il suffit de cliquer sur "pomme L" pour avoir une page plein écran qui peut défiler avec les flèches, utiliser des "boutons virtuels" dans ses pages, faire des zoom sur un schéma ou une photo, etc.

Une remarque en passant : tous mes profs de typo aux Arts Décos à Paris étaient… suisses !

Ni dieu ni maître,
Ni foot, ni windows !

42)
G4Beige
, le 12.07.2004 à 02:25
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Ouais, génial, vais en envoyer une copie à un soi-disant graphiste de ma connaissance qui m'a envoyé seulement les polices Postscript pour l'impression sans celles pour la visualisation, tout en me prenant de haut en disant qu'il m'avait tout envoyé, résultat, je suis emmerdé parce que ce minable a une semaine de retard et a fait des fautes, je dois tirer demain le boulot, faudrait vraiment que les graphistes apprenent leur boulot. Heureusement j'ai un pote qui va me dépanner.

43)
Saudade
, le 07.07.2006 à 17:51
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Mouais… bel article, de la typo telle que les anciens de l'Erag l'aiment… Oops: pardon: aujourd'hui c'est l'Eracom!

Par contre, il y a comme un gros bug, non? Observez bien le schéma de la mise en page finale… ça ne vous dérange pas de trouver les folios pairs à droite?

Surtout que l'auteur dit le contraire un peun plus bas… rires

Mais le reste est bien fait… voire magistral… :-)

Daniel

44)
drazam
, le 07.07.2006 à 18:14
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Cher Saudade/Daniel,

ton commentaire est sympa mais personne ne le lira à part 4 cerbères car tu trouves sur une vieille version du site.

A moins de le poster sur la nouvelle version qui se trouve ici : http://www.cuk.ch/ avec son forum http://forum.cuk.ch/
___________________________________
signé encore ce "mudak" de drazam