Avant de démarrer cette lecture, je désire mettre les
choses au point. Comme d'habitude avec Blues, ce cahier est
vulgarisateur . Il s'adresse surtout aux «novices» afin
qu'ils comprennent quelques notions ou bases. Vu sous cet
angle, il concerne donc moins les graphistes, concepteurs et
autres professionnels de la branche du Print.
La mise en page est l'art de placer du texte et des
illustrations sur une ou plusieurs feuilles de papier.
Autrement dit: c'est l'ensemble des opérations techniques qui
suivent le traitement des textes et des illustrations, qui se
rapportent à la confection d'un imprimé (affiche, livre,
propectus, brochure, etc..).
La surface de
composition
Le blanc qui parle: c’est
l’équilibre entre la surface imprimée et la surface blanche,
d’où l’effet optique produit par la composition en général.
Font partie de ce contexte d’équilibre: les polices et les
corps utilisés, l’interlignage, les espaces entre colonnes et
les marges tout autour de la surface imprimée.
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“La première qualité d’une réalisation
est sa lisibilité et son esthétique”
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Il convient d’établir une harmonie
de proportions entre la page imprimée et le format du papier
(la valeur de la masse noire = textes/images par rapport à la
masse blanche = surface papier).
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“Voyez votre document comme une maison à
construire,
et vous, comme un architecte qui doit prévoir
comment la réaliser!”
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Définir «le miroir de page» par la
«règle d'or»
Les compositeurs typographes plomb utilisaient encore dans
les années 1970-80 des règles mathématiques ou géométriques
pour définir et positionner la «masse grise» des textes et
des illustrations (miroir de page imprimé) par rapport
à la surface blanche (marges - ou surface restante du
papier non imprimé).
A gauche: les trois des règles d'or les plus courantes
à l'époque du plomb = 3:4 - 1:4 / 2:3 - 1:3 /
5:8 - 3:8
A droite: principe de calcul de la régle d'or des 3:8 -
5:8 pour un format traditionnel A4 (une des plus
généreuse ou artistique)
Sachez qu'à l'heure actuelle, avec la disparition de la
composition typographique "au plomb", ces règles ont
pratiquement disparu. Elles ont tendance à être remplacées
par des méthodes plus personnelles et surtout moins
strictes.
Pourquoi une maquette
?
Avant la réalisation de chaque document, une maquette devrait
être conçue.
Les buts sont: gagner du temps; poser des bases
précises; décider des marges; des couleurs; des styles et du
genre de polices utilisées; tester les échantillons de papier
possibles; tester les imprimantes (si impression
numérique) afin de savoir comment réagissent les niveaux
de gris ou les couleurs; s’habituer au «look» qu’aura votre
document et éventuellement y apporter des modifications;
enfin et surtout, en montrer un échantillon aux personnes
responsables ou à vos collègues afin qu’ils émettent leurs
critiques avant de passer à la réalisation.
La maquette vous servira de référence (plan
architectural) à tout moment pendant la «construction»;
en fait, TOUT devrait être prévu; ainsi, à part quelques
corrections orthographiques, il ne devrait y avoir aucune
«mauvaise» surprise au stade final.
Bien sûr, toute personne confrontée au stress et aux délais
sait qu’il est difficile de consacrer du temps en
préliminaires, mais le temps passé à établir une maquette se
retrouve largement au final et c’est aussi une garantie de
«bon déroulement» du job.
Créez un gabarit de page type, puis dessinez votre
maquette
Prenez comme modèle deux pages en regard (la 2 et la 3 par
exemple); si vous n’avez pas d’idée, inspirez-vous d’un
document existant et mesurez-le; entrez les mesures haut-bas,
gauche-droite; créez les marges et les colonnes.
Décidez d’abord du
format
A3, A4 ou A5 ?: ouvrez votre logiciel de mise en page
préféré: InDesign, X-Press, RagTime, Latex (oubliez
Word!); ou éventuellement Illustrator (FreeHand,
Canvas ou Corel Draw) si c’est un document de moindre
importance de type affiche, ou d' une à quatre pages
recto-verso (attention: Illustrator ne permet qu’une page
par fichier seulement).
Testez des polices de
caractères
Une règle d’or: FAIRE SIMPLE et faire preuve de bon goût;
moins on utilise de sortes et de styles (à éviter:
souligné-ombré-relief) et mieux l’oeil s’adapte à la
lecture. En général (mais ce n'est plus une règle) on
utilisera un caractère à «patin» (ou serif) de type
Times pour les textes et un caractère «droit / sans patin»
(bâton - ou sans serif) de type Helvetica pour les
titres et les sous-titres; une troisième police peut être
envisagée comme effet décoratif de titrage. En cas de doute,
sachez qu’avec le couple Times/Helvetica on ne peut pas se
tromper; il est considéré comme un classique. Si l’on veut
s’en éloigner on peut essayer Times/Futura ou Minion/Myriad,
etc... Un peu d’originalité n’est pas à proscrire ! Place à
votre créativité !
Choisir le(s)
papier(s)
Demandez des échantillons à l’imprimeur ou au Copy-Centre qui
réalisera plus tard votre travail.
Le calibrage
Selon la quantité de texte à disposition, le but du
calibrage est de savoir sur combien de pages va s’étendre
votre document suivant le corps, l’interligne et le
caractère choisis, en prévoyant une réserve pour les images.
Vous pouvez le faire par exemple pour les deux pages types de
votre maquette; si le volume de texte et d’images est à peu
près égal partout. C'est très pratique si l’on travaille pour
un nombre de pages prédéfini (par ex. une brochure «piqué
dans le pli» dont le nombre de pages doit être
obligatoirement divisible par quatre), on évitera ainsi
d’arriver avec deux ou trois pages blanches en fin de
document. La place prise par les illustrations fait bien sûr
aussi partie de cet estimatif.
Pratique du calibrage
Au préalable, les textes auront été composés dans un
traitement de texte de type Word qui vous dit — sous:
Outils-> Statistiques -> le nombre de signes espaces
compris = le volume de texte à disposition.
Après avoir choisi les polices, les corps, les styles, et mis
en place quelques illustrations sur votre maquette, imprimez
les deux pages types; si tout est OK et que vous êtes content
de vous, faites les calculs du solde du texte et d’images à
importer. Vous connaîtrez ainsi (approximativement) le
nombre total de pages de votre document.
Bien sûr, on pourra encore «maquiller» en cours de mise en
pages le volume pris par les images que l’on peut réduire ou
agrandir, selon l’espace disponible.
Numérotation des pages
(folios)
Les pages de droite (RECTO) portent toujours un nombre
impair; c’est là aussi que se trouvent les débuts de
chapitre.
Les pages de gauche (VERSO) portent toujours un nombre
pair. Pour pouvoir recommencer un nouveau chapitre, on
insère une page blanche (comptée dans la numérotation)
si le chapitre d’avant finit en page de droite.
“On ne déroge jamais (ou rarement) aux règles
ci-dessus!”
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INTÉGRATION DES
ILLUSTRATIONS
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Les préparatifs
Avant de démarrer la mise en page (PAO) de votre document
final, un petit rappel des
opérations avant de traiter de
vos images(pour plus détails sur: les scans, les
résolutions, la "taille", le détramage, les modes de chromie,
etc... lire ou relire mon article sur les images
numérique)
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QUELQUES RÈGLES DE
TYPO-ESTHÉTIQUE
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Placement des numéros de
pages
En général en bas ou en haut de page, à choix:
1. centrés sur la largeur du texte;
2. à droite (bord extérieur) pour le recto
à gauche (bord extérieur) pour le verso.
On prendra toujours les deux pages recto et verso en regard
pour contrôler l’effet.
Plusieurs colonnes sur une
page
Toujours prévoir un bon espace (env. 6 à 12 mm) entre les
colonnes, surtout pour du texte justifié; pour du texte non
justifié (en "drapeau") on peut le diminuer. Un espace
correct permet une meilleure lisibilité.
Caractère: corps et
interlignage
Sur une page A4 avec beaucoup de texte: on choisira un corps
entre 9. et 12., avec un interligne allant de 10. à 16.; on
évitera un interlignage trop serré pour une question de
lisibilité.
Sur une page A4 avec peu de texte: on choisira un corps entre
10. et 13., avec un interligne allant de 11. à 18..
Pour une affiche: c’est surtout l’esthétique qui prime; on
laissera plutôt place à la créativité.
Le miroir de page
Le miroir de page représente la surface imprimée. La hauteur
du miroir est souvent déterminée en nombre de lignes.
La répartition des blancs (le reste: surface non imprimée)
est déterminée: haut = blanc de tête, bas = blanc de pied,
celui-ci devrait être plus important que celui du haut; en
largeur on distingue trois sortes de marges:
1. marge plus importante à gauche (en général plus
esthétique);
2. marge plus importante à droite (surtout pour des
problèmes de reliure avec dos collé);
3. marges centrées = répartition égale (solution pas
forcément heureuse).
Repérage des marges recto-verso et
notion de «registre»
L’erreur principale du "novice" est d’oublier la relation de
transparence avec les marges décalées entre le recto et le
verso. Chose à ne pas faire: le même décalage pour le recto
et le verso.
Par exemple: si sur le recto la marge de gauche est de 25 mm
et la marge de droite de 20 mm, au verso la marge de gauche
sera de 20 mm et celle de droite de 25 mm, donc l’inverse.
Comme test de contrôle, on pourra présenter le recto sur
le verso en transparence contre une fenêtre ou sur une
table luminuese.
Le registre
Le registre est la transparence des lignes repérées entre
elles recto sur verso. C’est la valeur des interlignes qui
fait foi. Ce n'est pas toujours possible mais esthétiquement
mieux.
NB: dans cet article, j'ai choisi de ne pas vous parler
des règles typographiques liées au français, à l'orthographe,
aux signes de corrections et aux formes du texte en général.
Vous pourrez tout de même vous instruire en parcourant les
liens au bas de ce cahier.
Liens sur les principaux logiciels de
mise en page professionnels utilisés en
2004(sur les sites des
fabricants).
1. Adobe InDesign (le dernier poulain d'Adobe
"qui monte, qui monte")
2. Quark XPress (le plus connu, voir le
plus utilisé, surtout dans le milieu de l'édition / très
(trop) cher / futur incertain !)
3. Adobe FrameMaker (plutôt orienté gros
documents structurés ou livres scientifiques / PC only, sa
vie sur Mac est terminée)
3. Macromedia FreeHand (plutôt orienté
illustrations, logos ou affiche)
4. Adobe Illustrator (plutôt orienté
illustrations, logos ou affiche. Attention:
mono-page)
5. le mourrant Adobe
PageMaker (en fin de carrière... Dommage pour
les PME, car facile d'apprentissage !)
6. les «outsiders»: logiciels peu professionels,
complexes ou moins connus: Canvas, RagTime, Tex ou
Latex pour les scientifiques, Corel Ventura, et finalement le poulain de
Microsoft: Publisher
Quelques livres pratiques
sur la mise en page ou la typographie(infos ou achat on-line).
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LES POLICES DE
CARACTÈRES
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CLASSIFICATION DES FAMILLES DE
POLICES
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Je ne vais pas entrer dans les détails historiques; le but
de ce cahier est de vous présenter des «visuels». Les sites
parlant d'histoire et de classification des polices sont
légions (voir les liens proposés en fin de page). Une partie
du texte resumé ci-dessous est tiré du site histoire.typographie.org.
Un peu d'histoire
Au début de l’imprimerie, les premiers typographes
s’appliquèrent à ne pas bouleverser les habitudes de leur
clientèle naturelle: celle des manuscrits. Ils s’efforcèrent
d’imiter le plus fidèlement possible le travail des
calligraphes. Ils utilisèrent donc la lettre gothique, dans
sa version Textura.
Gutenberg pour sa «Bible à 42 lignes» fondit ainsi 202
caractères différents : dix lettres ‘a’ plus ou moins larges
afin d’optimiser la mise en page, de nombreuses abréviations
latines dont les copistes abusaient pour faciliter leur
travail, des ligatures et des lettres de liaison (groupement
plus compact de lettres).
Les premiers vrais caractères romains nacquirent à Venise.
Dès ~1465, la création et la production de caractères devient
"prolifique" et le livre typographié un produit
"standardisé"; surtout en Italie, en France et en Allemagne.
Quelques «grands noms» de créateurs ou graveurs de polices de
l'époque: Jean et Wendelin de Spire, Nicolas Jenson, Alde
Manuce, Francesco Griffo et Claude Garamond.
Pour faire mieux connaissance avec l'histoire des créateurs
des polices de caractères de la Renaissance, je vous
conseille vivement la lecture de cette page du site de
"l'Histoire de la Typographie.org", très bien écrit et
documenté.
Le classement «à l'ancienne» des polices de caractères sur
les illustrations ci-dessous vous permettra de les identifier
par sortes et ainsi de mieux les connaître.
1. Une des premières
classification connue est celle de Francis
Thibaudeau (typographe parisien 1860-1925),
qui a le mérite de la simplicité. Créée en 1921, elle repose
essentiellement sur la forme des empattements des lettres.
Dans sa forme originale, cette classification distinguait
quatre familles principales. Cette classification qui porte
son nom se base sur la forme des empattements:
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Classification
Thibaudeau Basée sur la forme
des empattements :
• empattement triangulaire : Elzévir
(dit aussi Romain Ancien)
• empattement filiforme : Didot (dit
aussi Romain Moderne)
• empattement quadrangulaire :
Egyptienne,
• empattement absent : Antique.
Pour plus de détails lire aussi cette page.
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2. Une autre classification
dite «chronologique» est
d’origine anglo-saxonne. Cette classification présente le
mérite d’affiner la classification Thibaudeau en particulier
pour désigner les caractères de type Elzevir. Sa pertinence
s’arrête toutefois avec le XXème siècle. Je ne vous la décrit
pas ici, suivez ce lien pour en connaître les
détails.
3. La
classification Vox/AtypI : une classification
universelle (la plus reconnue de nos
jours)
La classification formelle la plus
couramment utilisée, et qui a le mérite de recouper les
classifications historiques, est celle élaborée en 1954 par
le français Maximilien Vox. Adoptée et complétée par
la plus importante organisation typographique mondiale,
l’Association typographique internationale (ATypI), elle
possède également la caractéristique d’avoir été traduite en
anglais et en allemand, renforçant ainsi son caractère
universel.
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Classification "type"
Vox(augmentée à
13 sortes)
Quelques courtes définitions
ci-dessous : • Les
Humanes puisent leurs formes
dans la lettre romaine de la Renaissance.
• Les Garaldes rapellent les créations
classiques
(italiennes et françaises).
• Les Réales comprennent les caractères de
labeur
dont l'aspect se rapproche des types courants du
18e siècle.
• Les Didones évoquent la typographie du
début
du 19e siècle par leur formes épurées.
• Les Incises s'inspirent des
inscriptions
monumentales de l'antiquité
• Les Linéales correspondent aux
caractères bâton
(sans empattement) de la typographie
moderne.
• Les Scriptes imitent l'écriture
calligraphique.
• Les Manuaires regroupent les caractères
s'inpirant
des lettres médiévales manuscrites.
Pour plus de détails lire cette page.
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4. La
classification de Aldo Novarese
Aldo
Novarese, typographe italien contemporain, créateur de
nombreux caractères pour la fonderie Nebiolo à Turin, propose
une classification en 10 familles à partir de la forme des
empattements.
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Classification
Novarese
1 Lapidaires,
2 Ornées,
3 Médiévaux,
4 Égyptiennes,
5 Vénitiens,
6 Linéaires,
7 Transitionnels,
8 Fantaisies,
9 Bodoniens,
10 Écritures.
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Anatomie de la lettre
Ci-dessous quelques notions d'anatomie de la
lettre
Classement selon quatre critères
principaux
Capitales et bas de casse
En typographie, les termes "majuscules" et "minuscules" sont
inconnus... On parle respectivement de capitales et de bas de
casse. L'origine de ces termes est lié à l'histoire de
l'imprimerie. Au temps de la composition manuelle à l'aide de
caractères de plomb, ces caractères étaient rangés dans des
grands tiroirs, appelés casses, eux-mêmes divisés en petits
casiers, ou cassetins. Les minuscules étaient toujours
rangées dans les cassetins du bas de la casse, et les
majuscules dans ceux de la tête de casse.
Romain et italique
Les caractères peuvent se présenter droits, c'est à dire avec
des hampes verticales (les caractères romains) ou
penchées vers la droite (les caractères italiques). On
utilise parfois, à tort, le terme roman à la place de
romain.
Les graisses
Les traits qui forment une lettre peuvent être plus ou moins
épais. On dit alors qu'ils ont des graisses différentes. En
typographie, on distingue le maigre (light) le
demi-gras (medium ou semi-bold), le gras
(bold), le très gras (extra-bold ou heavy), le
noir (black) et le très noir
(extra-black).
La chasse
La chasse d'un caractère, c'est la largeur de son dessin et
de ses "talus", c'est à dire la place non imprimée à droite
et à gauche du caractère imprimé. Pour les typographes, la
gamme des chasses comprend le très étroit
(extra-condensed), l'étroit (condensed), le
normal, le demi-large, le large (expansed), et
l'extra-large (extra-expansed). Changer la chasse
d'un caractère: En général seuls les logiciels de PAO
permettent à l'utilisateur de changer la chasse.
Evitez les «mariages de mauvais
goût»
Les polices disponibles sur un
ordinateur sont innombrables et la tentation naturelle pour
un non-spécialiste est de vouloir utiliser toutes les
possibilités offertes et dans le désordre : mélange de
polices et de styles (gras, italique, souligné,...). En fait,
même si le résultat est amusant, il n'est pas forcément
lisible, souvent trop chargé et de mauvais goût. Le but est
de mettre en valeur un texte pour une lisibilité maximale.
Les professionnels préconisent au contraire, une typographie
claire et fonctionnelle, inspirée des traditions et de
l'observation, sans pour autant tomber dans l'excès inverse
qui serait d'une trop grande sévérité.
Passé et futur ! Avec
l'appartion des outils de création numérique, la profession
n'avait jamais disposé d'une pareille abondance ou richesse
de caractères pour la composition. L'usage de la lettre a
abordé un nouveau tournant entamé dès les années 1970-80; le
caractère va sûrement continuer à évoluer. Trouver un système
pour classer toutes ces nouvelles créations ne va pas être
évident... A qui le tour ?
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L'évolution des caractères:
du PLOMB en passant par la PHOTO-COMPOSITION vers le
NUMÉRIQUE
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Dès 1435: Gutenberg
développe les caractères mobiles en plomb. Lire mon cahier
no 01 sur ce sujet
Dès 1946: les polices de
caractères sont dessinées et adaptées à la photo-composition.
Le principe de la photocomposition: un faisceau de
lumière passe à travers un disque (image en négatif)
où se trouve une lettre gravée. L’image est alors projetée
sur un film photographique où l'on retrouvera l'image en
positif suite à son développement dans des bains
photographiques. Un système d’objectifs (et de zoom)
permet d’avoir diverses forces de corps et de placer les
lettres les unes après les autres dans une ligne. La
fabrication des caractères est ramenée alors à la
photographie de lettres et à leur gravure sur le
disque.
Dès 1966: les polices de
caractères sont re-dessinées et adaptées pour un usage
informatique-numérique. Ce sujet étant très complexe je vous
conseille vivement de télécharger ce PDF (plutôt
technique) de Jacques André du site «gutenberg.eu.org» qui explique l'évolution de la
fabrication des caractères, du plomb au numérique.
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LES POLICES NUMÉRIQUES: PostScript,
TrueType et OpenType
|
Une partie du texte resumé ci-dessous est tiré du
site d'Adobe
Les polices PostScript (ou Adobe
PostScript Type 1)
Norme mondiale relative aux
polices de caractères numériques et vectorielles. Depuis plus
de 15 ans, Type 1 est le format privilégié des secteurs de la
publication et des arts graphiques.
Les polices Type 1 sont reconnues par toutes les
plates-formes informatiques. Elles ne sont prises en charge
que par des imprimantes PostScript (PostScript interprété
ou RIP réel intégré).
Les polices PostScript (ou Type 1)
sont constituées de deux fichiers, l’un est destiné à
la gestion dans les menus des applications et l’autre
contient le descriptif en PostScript du caractère utilisé à
l’impression ou pour la vectorisation.
Attention: les polices PS sont incompatibles sur des
imprimantes non-PostScript (jet d'encre ou laser bon
marché)
Les polices Type 1 sont une forme spécialisée du programme
PostScript ; il s'agit du format de fichier original utilisé
pour l'affichage des polices sur toutes les imprimantes
PostScript. Le langage PostScript a ensuite été enrichi afin
d'assurer la prise en charge des normes TrueType et OpenType
relatives aux polices de caractères.
Différences de mode de dessin entre polices
PostScript et TrueType
|
Les polices TrueType
Le format TrueType, développé par Apple
et Microsoft, est en général destiné à un usage
bureautique et permet d’obtenir une bonne qualité
d’impression sur des imprimantes non PostScript. C’est
le même descriptif qui est utilisé pour l’affichage et
l’impression, elles sont constituées d’une seule icône.
L’extension de nom de fichier est .TTF (ainsi que
dans Mac OS X, une deuxième extension possible:
.DFONT).
Créée par Apple Computer, dont les droits de licence ont été
acquis ultérieurement par Microsoft Corporation. Les deux
sociétés ont, indépendamment, apporté des enrichissements à
cette norme, utilisée aussi bien sous Windows que sur
Macintosh. Comme le format Type 1, le format TrueType permet
le développement de nouvelles polices.
A l’inverse de Postscript, qui est un language de description
de page, les compétences de TrueType se limitent au codage et
à la restitution
des polices de caractères. Comme Postscript, TrueType utilise
des polices vectorielles et, grâce à un mécanisme de
rastérisation dynamique de polices, il permet de visualiser à
l’écran les dessins exacts des caractères.
Compatibilité: imprimantes non Postscript ou Poscript
(problèmes possibles - lire ci-dessous)
Evitez l'utilisation de polices True Type pour les fichier
pro PAO !
Pour des raisons de qualité ont évite généralement
l'utilisation de polices True Type pour la production de
documents professionnels; il faut être conscient que
certaines polices TT (ou TTF) peuvent poser des
problémes lors de l'envoi sur le RIP (flasheuse de films
ou de plaques).
Les polices OpenType
Les polices OpenType,présentent un avantage majeur: le
même fichier peut être utilisé sous Mac OS X et Windows sans
conversion. Elles contiennent d’autre part un jeu
étendu de glyphes (plus de 65 000): petites
capitales, fractions, ligatures, chiffres anciens… Elles
prennent en charge plusieurs langues (OpenType
utilise la norme de codage de caractères Unicode).
OpenType est une nouvelle norme relative aux polices de
caractères numériques, développée conjointement par Adobe et
Microsoft. OpenType remplace les extensions ouvertes TrueType
de Microsoft par le format TrueType. Les polices OpenType
peuvent contenir des données vectorielles PostScript ou
TrueType dans une enveloppe commune.
Tableau de reconnaissance des formats
de polices selon le système d'exploitation
Compatibilité de fontes
OpenType sous Mac OS9 ? je n'ai personnellement pas
testé.
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Choix pour la PAO
Quand votre document est destiné à l’impression numérique ou
offset, vous choisirez à coup sûr le format de police
PostScript ou OpenType (si le logiciel le permet), car
le PostScript n’est pas seulement le format des polices mais
aussi le langage de description de vos documents sur tous les
périphériques de sortie professionnels, d’où une
compatibilité totale.
Le format TrueType dans ces cas est risqué (à éviter), car
non seulement votre document risque de ne pas se «flasher»
correctement, en plus, votre prestataire vous facturera le
temps dû aux corrections et au remplacement de ces polices
par des PostScript.
Le «dédale» des fontes dans MacOSX
!
Pour une meilleure compréhension des polices dans MacOSX
(les différents formats, les 4 dossiers d'installation
possible, etc...), je vous conseille de télécharger ce PDF (un peu lacunaire
et imprécis !) qui vous permettra de mieux comprendre.
C'est une synthèse qui répond aux interrogations des
professionnels de la communication visuelle, de l’édition,
des industries graphiques et de la création. Sur le thème
«utiliser et manager les polices dans Mac
OSX», vous pouvez aussi télécharger ce PDF (en anglais sur
le site d'Apple) développé en collaboration avec
Adobe.
Liens de quelques principaux «fondeurs»
- vendeurs de polices(n'en
sont pas forcément les créateurs)
1. Adobe
Type Library
2. Agfa-Monotype
3. Bitstream
3. Linotype
4. Font
Font
5. ITC -
International Typefaces Corp.
6. Softmaker
7. Page d'annuaire des fondeurs de
planete-typographie.com (vous y
trouverez même les "petits indépendants")
8. Portail de fondeurs-vendeurs de
polices
Quelques livres sur les
polices(infos ou achat
on-line).

Vivement conseillé !
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Roman !
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Encore quelques livres sur l'histoire,
l'écriture et les signes
d'Adrian Frutiger et de Ladislas Mandel sur le
site de l'Atelier Perrousseaux
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LIENS en rapport avec la MISE EN
PAGE, la TYPOGRAPHIE et les POLICES
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Typo: règles et mise en page
Naissance d'une maquette /et glossaire - liste de liens sur le site
de Presse.ac Versailles
Livres sur la typographie et la mise en
page sur le site d'Eyrolles
Petit lexique du concepteur sur le site de
l'imprimerie Chirat
Conseils de mise en page sur le site de
l'imprimerie Faguier
Règles de typographie et mise en page
par Jean-François Billaud
Règles de typographie et mise en page
sur le site «alphaquark.com»
Règles de typographie française sur le site
«dsi.univ-paris5»
Règles de typographie française sur le
site «pedagogie.ac-aix-marseille»
Manuel de typographie en ligne sur le
site «synapse-fr.com»
Dictionnaire de l'argot des typographes sur le
site «Synec-doc»
Généralités typographiques sur le site de
Jacques Poitou de l'Université Lumière Lyon-2
Polices: histoires, classification, créateurs,
sites dediés
Chronologie des polices de caractères de
1455 à 1991 (années - noms des polices et créateurs)
sur le site «aglossa.net»
La lettre racontée sur le site
«ac-grenoble.fr»
Brève histoire sur l'évolution de la
typographie par Bernard Lebleu sur site Encyclopédie
Agora
Les polices de caractères sur le site
«histoire.typographie.org»
Classification des caractères par
rocbo.chez.tiscali.fr (page perso ?)
Classification des caractères sur les site
«affaire-esperluette.com»
Typographie et classification des caractères sur
le site «cvm.qc.ca/sldrapea»
Classification des caractères chronique de
Alain Joly sur le site d'Adobe
Classification des caractères et autres infos
typo, sur les site de Media Alliance Group
Site «Typographie.free.fr» caractères et autres
sujets typo abordés
Généralités typo et classification des
polices par D. Virion sur le site Unimedia.fr
Petite bio d'Adrian Frutiger grand
créateur de fontes du XXème siècle, sur le site La
«Machinerie»
Sites dédiés à la typographie: à visiter en entier
à tête reposée
Site
«Typographie.org»
Site «Planete-Typographie.com»
Site
«Histoire.Typographie.org»
Site «Disparate.net/invalid» une mine d'infos,
mais bizzarement conçu (flash-et html - compatibilité
approximative)
Site
sur la typographie par et pour des passionnés, de
Marie-Claude Paquette
Voilà, ce cahier no2 se termine ici. J'aurais pu vous
donner plus de détails sur la mise en