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Numérisez vos vinyles grâce à GarageBand

Deep Purple, Led Zeppelin, Chicago Transit Authority, Bob Dylan… Autant de groupes dont vous avez peut-être acheté les disques à l'époque de leurs grands succès. Je suis de la génération du disque compact mais j'ai découvert plusieurs groupes en fouillant dans la collection de disques de mon papa.

Le problème avec les vinyles, c'est que le support se dégrade au fil des années et des lectures. Certaines chaînes de radio commencent à archiver leurs disques vinyles. Alors pourquoi pas vous ? Comme toujours dans mes articles, nul besoin de vous ruiner pour acquérir un matériel coûteux.

Mais avant de passer à cela, j'aimerais apporter quelques explications. Je me suis souvent posé la question : comment ce procédé fonctionne-t-il ? Et pourquoi le vinyle a-t-il cette sonorité si particulière ?

Introduction théorique

Tout d'abord, il est bon de savoir comment fonctionne la lecture d'un disque vinyle.

Commençons par voir les parties fondamentales sur un lecteur de disque vinyles (ou "tourne-disque").

  • La tête de lecture : autrefois, c'était une aiguille d'acier mais de nos jours on emploie un saphir ou un diamant arrondi.
  • L'oscillateur : c'est un assemblage de quatre électro-aimants destinés à capter les oscillations de l'aiguille.
  • L'amplificateur : c'est grâce à lui que les pavillons des gramophones sont devenus obsolètes.
  • Le moteur : c'est lui qui entraîne le disque à vitesse constante. Les vitesses peuvent varier de 33 tours à 45 voire même 78 tours par minute.

Maintenant il s'agit de savoir comment ce beau monde fonctionne pour reproduire le son. C'est très simple mais cela demande un peu de temps afin de bien comprendre le fonctionnement de cette formidable technique.

La surface d'un disque est composée de sillons ou de microsillons dans le cas d'un disque 33 tours. Si la durée d'écoute est plus longue sur un disque 33 tours que sur un 45 tours, ce n'est pas uniquement dû au diamètre du disque ou à la vitesse. C'est aussi parce que les sillons sont moins larges sur un disque 33 tours. La largeur d'un sillon sur un disque 45 tours est de 150 microns et de 60 à 70 microns sur un un disque 33 tours.

sillons.jpg

Les parois du sillon sont parsemées de minuscules bosses. La paroi gauche est pour le canal gauche et la droite pour le canal droit. Nous verrons que dans le cas d'un disque enregistré en stéréophonie, cela a son importance.

Voici une illustration représentant un sillon, l'aiguille et les aimants.

schema3D-small.jpg
Image tirée de l'ouvrage "Comment tout marche", éditions Mondo, 2001 ©

La lecture se passe de la manière suivante. À mesure que le disque tourne, les sillons font osciller l'aiguille dans le sens vertical et horizontal. C'est le point 1. Ces vibrations sont captées par les aimants. Il y en a quatre ; deux par canal. L'un capte les mouvements horizontaux et l'autre les verticaux. C'est le point 2. Ensuite ces aimants transforment ces vibrations en faible courant électrique. Nous sommes au point 3. Ce courant est ensuite envoyé à l'amplificateur qui lui-même transmettra le signal amplifié à la bobine du haut-parleur pour que celui-ci restitue le signal.

Il existe deux types de tourne-disques. Ceux dotés d'un amplificateur interne, on les appelle les "électrophones" et ceux nécessitant un amplificateur extérieur. C'est pour cela que l'entrée "Phono" des installations hi-fi est dotée d'un pré-ampli assurant ainsi un niveau presque égal à celui des autres sources audio.

En fait, la présence des aimants est uniquement due au fait qu'il y ait une unité d'amplification. À l'époque des gramophones, l'aiguille faisait vibrer un diaphragme, reproduisant ainsi le son qui était amplifié par un large pavillon. Il est possible de s'en rendre compte en fixant un petit carré de papier sur une aiguille à coudre. En faisant glisser l'aiguille dans les sillons, la feuille de papier vibre et restitue le son. À ne pas faire avec l'édition collector des Beatles dédicacée par Ringo Star ;-)

Mais pourquoi le vinyle sonne si bien ?

Ce sont les techniques utilisées par les ingénieurs du son lors de l'enregistrement qui permettent de rendre à l'auditeur toutes les subtilités et les couleurs de chaque instrument. Vous pensez bien que je ne vais pas m'arrêter là dans mes explications. Ah vous auriez voulu ? Eh bien non, je continue…

Le niveau maximal d'un CD est de 100 dB contre 60 pour le vinyle. La tête de lecture ne serait donc pas capable de rendre la pleine dynamique d'un orchestre "big band" par exemple. Les ingénieurs du son ont donc dû travailler avec des appareils appelés "compresseurs/limiteurs", ceci afin de limiter ce niveau maximal. Grâce à cela, il est possible de faire "rentrer" cette pleine puissance dans les possibilités du vinyle. Grâce à cette technique, les passages forts sont maîtrisés et les détails des passages faibles sont remontés.

Logiquement, on pourrait penser que plus la dynamique est haute, meilleur est le son. Certes, mais chez soi, il est impossible de disposer d'une dynamique de 100 dB. Un salon permet d'avoir une dynamique de 40 à 60 dB. C'est le niveau maximal supportable pour les oreilles.

Le signal contenu dans les 60 dB maximaux du vinyle est supportable pour les oreilles et grâce à la compression, certains détails importants sont amenés à un seuil audible. Là où le CD aurait besoin de 80 dB pour rendre un son audible, le vinyle n'en aura peut-être besoin que de 50. CQFD.

Venons-en aux faits

Vous l'aurez peut-être remarqué, je n'aime pas faire une chose sans la comprendre. Voilà pourquoi je me suis lancé dans toutes ces explications. Mais le véritable but de cet article est de vous donner des outils pour numériser votre collection de vinyle et la transférer sur CD.

Voici ce dont on a besoin :

  • Une platine vinyle dotée d'une sortie audio
  • Un amplificateur standard doté d'une sortie casque
  • Un Mac doté d'une entrée audio
  • Un cordon mini-jack

Les possesseurs de Mac sans entrée audio n'ont plus que les yeux pour pleurer à moins de faire l'acquisition d'un boîtier audio-USB. Le moins cher reste le iMic de Griffin.

Préparation du matériel

Pour connecter les appareils entre eux, le meilleur est de suivre ce schéma.

schema.jpg

  1. Le signal sort de la platine au moyen de cordons RCA. Un par canal.
  2. Bien que le Mac dispose d'un pré-ampli, le fait de passer par un amplificateur supplémentaire permet de régler plus précisément le niveau sonore. Le signal arrive sur la connexion "Phono" de l'amplificateur. C'est à ce moment que se fait l'amplification du signal qui est assez bas lorsqu'il sort de la platine.
  3. Comme la plupart des amplificateurs disposent d'une sortie "casque" ou "phones", c'est par ici qu'il convient de sortir. C'est au moyen d'un cordon "mini-jack 3,5" que le signal va être transporté jusqu'au Mac.

mini-jack.jpg
Voici à quoi ressemble un cordon mini-jack 3,5"

Du coté du Mac

Pour enregistrer le signal audio, nous allons utiliser GarageBand. Mais pourquoi ? Eh bien tout simplement parce qu'il est l'enregistreur/editeur audio le plus facile à se procurer. La plupart des autres logiciels sont payants. Et de plus, GarageBand permet l'enregistrement multi-pistes, ce qui peut avoir son importance dans certains cas.

Voici comment configurer GarageBand pour un enregistrement d'une source audio.

Pour commencer, supprimer la première piste.

interface-small-tm.jpg

Puis cliquer sur le bouton "+" au bas de la fenêtre.

nouvelle-piste.jpg

Choisir instrument réel --> Basic Track --> No Effects

Puis, vient une petite subtilité. Tout-à-l'heure, je vous ai parlé des deux électroaimants par canal et j'ai dit que cela pouvait être important en cas d'enregistrement stéréo. Eh bien en voilà la raison. Une tête de lecture est en général bien perpendiculaire au sillon, de façon à bien capter les vibrations. Mais si elle n'est pas bien alignée, un côté du sillon sera plus usé que l'autre et la puissance du signal du canal usé va baisser.

C'est ce qui est illustré sur ce schéma.

reglage-tete-small.jpg
Image tirée du site Son-video.com

Revenons maintenant à la configuration de la piste. Au cas où il y aurait un tel problème, il convient d'attribuer un canal par piste. C'est pourquoi la première piste sera consacrée au canal gauche.

Pour ce faire il suffit de changer l'entrée audio de la piste. Celle-ci est réglée sur Canaux 1 et 2 (stéréo).

canaux1.jpg

Il faut donc la changer en Canal 1 (mono).

canaux2.jpg

Il est aussi nécessaire d'activer le contrôle de la piste afin de pouvoir l'écouter en temps réel.

Procéder de même pour la seconde piste en changeant l'entrée en Canal 2 (mono).

Une fois les deux pistes créées, il faut régler la balance (le niveau gauche-droite) sur le canal propre à la piste. Je m'explique : si la piste du canal gauche diffuse ce dernier dans le canal droit également, notre séparation des canaux ne sert plus à rien.

Pour ce faire, il faut régler la balance des pistes de cette façon :

balance.jpg

Il faut également que le niveau [NDLR : le gain] des pistes soit reglé sur 0dB. De cette façon, le signal provenant de l'amplificateur ne sera ni diminué, ni amplifié.

C'est un réglage par défaut mais il est préférable de le contrôler.

0db.jpg

Pour pousser le niveau de détail au maximum, il est possible de nommer chaque piste. Pour cela, cliquer sur ce bouton :

ciseaux.jpg

Puis, dans le champ de texte, introduire le nom souhaité.

nom-canal.jpg

Il reste un dernier réglage à faire avant de lancer l'enregistrement. Il faut s'assurer que le signal sonore sortant de l'amplificateur ne soit pas trop élevé. Pour cela, il ne faut pas que les indicateurs de niveau des pistes dépassent un certain seuil.

Le voici :

niveau-pistes.jpg

Au-delà de ce niveau, on dit que le signal est "saturé". Certains sons deviennent trop élevés et l'ensemble devient inaudible.

Dernière chose avant d'enregistrer. Si l'on désire enregistrer les deux pistes à la fois (canal gauche et droite), il faut que celles-ci soient sélectionnées.

Pour cela, il suffit de cliquer sur les deux petits ronds rouges, comme montré sur l'image qui suit.

rec-bouttons.jpg

Prêts à enregistrer

Petit détail auquel on ne pense pas forcement : il est plus commode de désactiver le métronome de GarageBand. Il n'a aucune incidence sur l'enregistrement mais il est préférable de le désactiver via le menu Contrôle --> métronome.

Tout est prêt. L'enregistrement peut commencer.

Pour démarrer l'enregistrement, il suffit de cliquer sur le bouton "Rec"…

rec.jpg

puis de faire démarrer la source.

Traitement du signal enregistré

Une fois l'enregistrement terminé, voici ce que cela donne.

signal-enregistre-tm.jpg

Si l'on double-clique sur l'une des deux séquences, celle-ci s'ouvre dans l'éditeur au bas de la fenêtre. Mais dans notre cas, cette fonction ne nous est pas vraiment utile, excepté si l'on désire s'assurer que les niveaux ne sont pas saturés. Mais ce ne devrait pas être le cas étant donnés les réglages effectués précédemment.

Toutefois, il se peut qu'il manque un petit quelque chose à l'enregistrement. Peut-être voudrons-nous rehausser les basses pour donner un peu plus de "pêche" au morceau.

GarageBand dispose d'une multitude d'effets de toutes sortes. Il est possible des les appliquer pistes par pistes ou alors à l'ensemble du mixage. C'est ce qui est le plus intéressant dans notre cas.

Pour appliquer un effet à l'ensemble du mixage, il faut agir sur la "piste principale". On y a accède par le menu Piste --> afficher la piste principale. La fenêtre des effets s'affiche en double-cliquant sur l'icône de la piste principale.

piste-principale.jpg

En cliquant sur détails, on voit apparaître plusieurs effets. Certains sont cochés. Pour cet enregistrement, seul un effet sera utile. Il convient donc de tous les décocher sauf celui qui porte l'inscription "aucun". Puis, dans le menu déroulant, choisir AUGraphicEQ.

effets2.jpg

Une fois l'effet choisi, cliquer sur l'icône en forme de crayon.

effets.jpg

À partir de ce moment, l'effet est modifiable et si l'on lance la lecture, l'effet s'applique en temps réel.

EQ10bandes.jpg

Si l'enregistrement manque de basses, ce sont les trois premiers curseurs (depuis la gauche) qu'il faudra modifier. Puis, à mesure que l'on se dirige vers la droite, ce sont les fréquences moyennes puis hautes qui seront rehaussées ou diminuées.

Coupez !

Quand l'enregistrement a débuté, il y a eu quelques secondes de silence avant que la tête de lecture se pose sur le disque. Il en résulte un long moment de silence au début de l'enregistrement comme illustré ce-dessous.

cut-sequences.jpg

Pour supprimer ce silence, on place la tête de lecture à l'endroit où l'on veut couper et on utilise la commande "scinder" de menu "Edition".

scinder-menu.jpg

Si besoin est, on peut utiliser le curseur de variation de l'échelle pour un découpage plus précis.

echelle.jpg

C'est dans la boîte !

Voilà. Le processus d'enregistrement touche à sa fin. Pour exporter le morceau, il n'y a qu'un seul moyen. La commande "Exporter vers iTunes" du menu "Fichier" permet d'exporter tout le mixage (donc toutes les pistes) vers iTunes.

export.jpg

Il ne reste plus qu' à graver le morceau sur un CD ou à le transférer sur un iPod par exemple.

Pour aller plus loin…

La procédure d'enregistrement expliquée ci-dessus présente un seul défaut. Les plages ne sont pas découpées. C'est-à-dire que le fichier final fait peut-être plus de 25 minutes, ce qui n'est pas très commode si l'on veut directement atteindre la dernière chanson du disque.

GarageBand ne dispose pas d'une fonction permettant d'exporter le fichier en plusieurs morceaux séparés. Pour cela, il faut se munir d'un logiciel comme Audacity.

Une fois le fichier exporté avec GarageBand ouvert, il suffit de sélectionner le segment de morceau correspondant à une plage du disque.

audacity-selection.jpg

Puis de l'exporter en format Wav ou Mp3.

audacity-export.jpg

En conclusion

Numériser sa collection de disque est très facile grâce aux moyens actuels. Mais cela demande du temps, naturellement. Vous aurez remarqué que, dans cet article, je ne fais pas mention des outils qui existent pour supprimer les effets indésirables des disques vinyles. Personnellement, je trouve que les craquements, les souffles, les imperfections et les petits bruits parasites font le charme de ces enregistrements. Il serait quasi criminel d'enlever tout ces petits détails à un disque des Beatles enregistré en live par exemple. Dans ce cas-là, autant acheter le CD.

Bien sûr, la numérisation d'un disque ne vous offrira pas une qualité exactement identique à celle du vinyle. Le fait est que le procédé d'échantillonnage utilisé réduit quelque peu la qualité du signal. L'ordinateur est obligé de hacher le son en plusieurs petites parties. Si l'on grave l'enregistrement sur un DVD audio (à condition que l'enregistrement ait été prévu pour), alors la qualité sera meilleure. Mais dans notre cas, il s'agit surtout de faire un travail d'archive pour sauvegarder les enregistrements de nos artistes favoris afin qu'ils ne se perdent pas.

Maintenant, à vos platines. C'est à vous de jouer.

49 commentaires
1)
evariste
, le 30.05.2006 à 00:10
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Merci pour cet excellent article, David!

Mes vinyles vont peut-être revivre une seconde jeunesse grâce à toutes ces explications vraiment très claires et bien documentées.

2)
Nom désiré
, le 30.05.2006 à 03:03
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Excellent article et très bien documenté.

Mais quel type de cellule et de pré-ampli RIAA faut-il utiliser? Et quelle platine.

Car les préamplis RIAA placés dans les chaînes HIFI sont du bas de gamme. Et aujourd’hui on peut craindre qu’il n’y aie plus la qualité de cellule que l’on trouvait dans les années 80-90.

Le problème avec les cellules est:
– soit l’on a du détail dans les aigus (depuis les basses et donc dans tout le spectre)
– soit l’on a de la « pêche » mais l’on est « sale » dans les détails des aigus (mais les CD ont leur problème de distorsion aussi et pas des moindres).

Qui a la réponse à cela?

4)
marcdiver
, le 30.05.2006 à 07:23
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Cela fait quelques mois que j’ai numérisé des cassettes et des vinyles avec l’imic, et sans aucun souci : j’utilise le logiciel Amadeus et je n’ai fait que connecter ma platine et mon ibook. Aucun problème. Par contre, si j’utilise mon vieux G4 de bureau, j’ai des grésillements, de gros bruits parasites impossibles à enlever, quelqu’un sait-il pourquoi ?

5)
MarcOS
, le 30.05.2006 à 07:56
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Article super intéressant.

Voilà une idée pour écouter mes vieux disques des Beatles et des Pink Floyd une dernière fois avant de les graver sur CD.

Marc S.
Limelette, Belgique

Marc Somville
ma page web

6)
cerock
, le 30.05.2006 à 08:10
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Moi ce qui me fait peur, c’est qu’actuellement on transfère nos vinyles et K7 sur CD, nos Super8 et VHS sur DVD….
Je n’ose pas imaginer dans quelques années ou l’on aura encore plus de CD, DVD et autre a transféré je ne sais ou…

7)
JCP
, le 30.05.2006 à 08:19
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Excellent! J’ai la fâcheuse tendance à oublier GarageBand pour faire tout ces trucs.

Un petit mot sur l’iMic et son logiciel dédié à la capture de vynils : ils permettent de se passer de préampli (pratique si l’on a encore la platine mais plus la chaîne qui allait avec).

Finalement, certains sur les forums ont abordé la problématique liée à Allofmp3.com et à ses tarifs qui crient l’illégalité. Cependant, si l’on télécharge sur ce site un morceau pour lequel on a déjà payé les droits (en achetant le 33t), on est probablement toujours dans l’illégalité mais on a la conscience plus tranquille, non?

Bonne journée,

JCP

8)
languedoc
, le 30.05.2006 à 08:25
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Voilà un article pour lequel le mot « pédagogie » prend sa pleine signification. Bravo ! C’est clair et parfaitement expliqué. Moi aussi, j’utilise Amadeus, mais j’essaierai avec GB.
Merci

9)
Roger Baudet
, le 30.05.2006 à 08:38
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Allez, dans ma grande bonté, je vous donne un petit truc supplémentaire utilisé en studio pro :

Les disques ont souvent de la poussière qui provoque les fameux « tocs » à l’écoute. Pour diminuer le problème, on mouille le vinyle avec un mélange d’alcool et d’eau distillée. Cela a pour but de lubrifier le sillon. Il y a du coup moins de bruits parasites audibles, mais il ne faut le faire qu’une fois car cela pourrait créer une mélange boueux en séchant. Pour le reste des « tocs », il existe des logiciels qui sont censés les éliminer, mais ils sont chers et difficiles à utiliser. Personnellement, je supprime les défauts « à la main » en redessinant la courbe sonore sur un logiciel dédié.

10)
Roger Baudet
, le 30.05.2006 à 08:38
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Allez, dans ma grande bonté, je vous donne un petit truc supplémentaire utilisé en studio pro :

Les disques ont souvent de la poussière qui provoque les fameux « tocs » à l’écoute. Pour diminuer le problème, on mouille le vinyle avec un mélange d’alcool et d’eau distillée. Cela a pour but de lubrifier le sillon. Il y a du coup moins de bruits parasites audibles, mais il ne faut le faire qu’une fois car cela pourrait créer une mélange boueux en séchant. Pour le reste des « tocs », il existe des logiciels qui sont censés les éliminer, mais ils sont chers et difficiles à utiliser. Personnellement, je supprime les défauts « à la main » en redessinant la courbe sonore sur un logiciel dédié.

11)
colonel moutarde
, le 30.05.2006 à 09:04
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Cela fait quelques mois que j’ai numérisé des cassettes et des vinyles avec l’imic, et sans aucun souci : j’utilise le logiciel Amadeus et je n’ai fait que connecter ma platine et mon ibook. Aucun problème. Par contre, si j’utilise mon vieux G4 de bureau, j’ai des grésillements, de gros bruits parasites impossibles à enlever, quelqu’un sait-il pourquoi ?

Cela vient sans dout d’un problème de masse entre la platine et le G4. L’iBook n’étant pas relié à la terre, il se retrouve au même potentiel que la platine, donc les tensions parasites sont identiques entre les deux appareils et s’annulent.

Dans le cas du G4, il est relié à la terre (le doigt du milieu sur les fiches suisses, le trou dans les fiches françaises). Il existe plusieurs solutions pour éviter ça:

– Mettre la platine à la terre. Il existe souvent un petit fil avec une cosse ou une vis destinée à cet usage. Il suffit de relier ce fil à la terre, par exemple en y installant une fiche (attention, il faut relier au bon endroit, en cas de doute, ne pas le faire) ou à un tuyau d’eau (metallique) de la maison.

– Mettre des transformateurs audio sur les lignes gauche et droite (plus cher mais très élegant)

– Et enfin le truc de terrain un peu sale, enlever la terre du Mac (soit en enlevant le doigt de la fiche, soit en faisant un cordon spécialement prévu pour ça (un ground lifter comme on dit). Attention, cette manip peut poser des problèmes de masse ailleurs et n’est pas très recommandable. La terre a une utilité au niveau de la sécurité d’une installation électrique.

12)
Leo_11
, le 30.05.2006 à 09:06
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Ben v’la aut’ choze… je viens de jeter GarageBand car il ne me servait à rien… comment j’vais faire moi maint’nant bon brrrrave m’sieur…

Merci David, depuis le temps que je cherchais un truc pour transférer mes vinyles sur mon Pod chéri…

Y’m’reste pusqu’à récupérer c’foutu Garage moi maint’nant…

13)
marcdiver
, le 30.05.2006 à 09:08
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merci !
j’ai le même problème en transférant des enregistrements sur mon minidisc dépourvu de mise à terre. Je vais étudier tes solutions ! Je dois dire que la moutarde commençait à me monter au nez…
bon d’accord, je sors !

14)
Blues
, le 30.05.2006 à 09:10
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Merci « A fond » pour « les bons trucs du Garage »

Perso j’ai une bonne expérience de la numérisation de 33 T-K7 : j’ai utilisé toutes sortes de combines à l’époque où il n’existait pas de soft, ensuite est venu « Spin Doctor » (avec le package Toast)
http://www.roxio.com/en/products/cdsd/features.jhtml
ou d’autres petit softs, capables d’effacer (en apparence) les rayures ou autres défauts dûs aux mauvais traitements. J’ai même numérisé des K7audio, avec un résultat « acceptable ».

Avec le recul, il m’est devenu impossible d’utiliser tout ce temps pour des résultat aussi pas terrible (hum… plutôt dire « acceptable » ?), surtout en comparaison de la qualité des CD re-mastérisés d’usine et de la baisse de leur prix (sortie de divers originaux ou Best Of à prix cassés) et l’achat de titres OnLine m’ont finalement poussé à carrément tout racheter mes titres zé groupes mythiques.

La seule raison qui fait qu’actuellement je numérise un 33t (ou une K7) : c’est quand un disque après diverses recherches est prouvé comme « non édité sur cd » – Cela nous est arrivé dernièrement avec un collector-pirate de Pink Floyd.

16)
levri
, le 30.05.2006 à 11:36
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bon artcle :)
cependant : le CD a 2 avantages par rapport au vinyle : la dynamique superieure et l’absence de bruit de fond. Si l’absence de bruit de fond est bien reelle, dans la faits il semblerait que la moyenne des installations « hifi » etant moins bonne qu’il y a quelques annees, la tendance est a une plus forte copression sur les CD que sur les vinyles, ceci permettant une ecoute plus flatteuse sur les equipement audio de basse qualite (le plus grand nombre)

L’avantage du vinyle reste sa plus grande qualite audio (avec une installation audio de qualite) l’echantillonnage des CD etant insuffisant pour restituer les subtilites de la musique.
Il semblerait que le SACD devrait approcher la qualite du vinyl …

Mais quel type de cellule et de pré-ampli RIAA faut-il utiliser? Et quelle platine.
Car les préamplis RIAA placés dans les chaînes HIFI sont du bas de gamme. Et aujourd’hui on peut craindre qu’il n’y aie plus la qualité de cellule …

pour le choix de cellule : il reste la Denon 103 a bobine mobile, a ma connaissance d’exellente qualite et d’un prix « raisonnable pour un amateur de HiFi » … ou chercher un copain avec une bonne platine …

quel type de preamp RIAA … peut- etre judicieux de chercher dans les occasions ? sinon les preamplis et meme les Integres n’etaient pas si catastrophiques que ca … et les gens ayant des vinyles en exellent etat ont generalement toujours l’equipement de lecture de qualite pour les lire …

Allez, dans ma grande bonté, je vous donne un petit truc supplémentaire utilisé en studio pro :

Les disques ont souvent de la poussière qui provoque les fameux « tocs » à l’écoute. Pour diminuer le problème, on mouille le vinyle avec un mélange d’alcool et d’eau distillée. Cela a pour but de lubrifier le sillon. Il y a du coup moins de bruits parasites audibles, mais il ne faut le faire qu’une fois car cela pourrait créer une mélange boueux en séchant.

imho ce « truc » n’est valable que pour ceux desirant transferer les vinyles sans espoir d’ecoute ulterieur, en effet les disques traites de cette maniere ont une facheuse tendance a craquer d’avantage lors des ecoutes ulterieures …

Cependant comme ecrit precedemmant, la numerisation de vinyle n’a vraiment d’interet que pour ceux non reedite en CD ou dont le « remaster  » est totalement foireux … quoique certaines numerisations « pirates » sur internet soient incroyablement superieures au reeditions CD … (voir la serie des Beatles du Dr. Ebbets par ex) … si vous possedez deja le vinyle ce n’est plus du piratage, juste de la copie privee je pense …

PS : ne pas perdre de vue qu’une copie sur CD n’aura jamais la qualite de l’original (si vous avez une bonne chaine)

PS2 : pour les habitues de l’enregistrement analogique sur bandes, attention au reglages de niveaux, si l’ecretage est tres bien supporte en analogique, c’st catastrophique en numerique !
Il faut bien ecouter toute la plage afin de faire un reglage sur les niveaux maximums.

17)
Roger Baudet
, le 30.05.2006 à 11:59
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Concernant la dynamique des CD’s d’aujourd’hui, il faut savoir qu’il se livre une véritable « guerre de la puissance » pour les passages radio ou télévision. Le but est de faire passer, pour un signal électrique donné, une puissance acoustique maximale.

Le compresseur est un vieux truc, mais il y en a d’autres. Un outil terrible, c’est « l’exitifier ». En gros, cela consiste à ajouter des harmoniques artificiellement sur un enregistrement qui sonne un peu sourd à l’origine.
Avec ce genre d’astuce, on arrive à faire croire au miracle ! Mais c’est comme la retouche des photos de jolies filles avec Photoshop. On en arrive à une perfection glacée qui ne suscite plus l’émotion.

18)
ToTheEnd
, le 30.05.2006 à 12:14
[modifier]

Rhlalalalalalala… cette discussion m’exaspère!

Non pas parce que les intervenants ou le sujet est nul, bien au contraire!

En fait, j’ai l’impression qu’avec cette humeur, on passe un peu par dessus un autre truc de base: la sono!

Pour être vraiment franc et transparent, j’aurais carrément une demande à faire à ceux qui ont l’air de maîtriser le sujet: ne pouvez-vous pas écrire une humeur de base sur l’HiFi en général?

Cette demande n’est pas uniquement motivée par le fait que j’aimerais moi-même renouveler mon matos HiFi, mais parce que c’est la jungle!

Je suis sur le point de me payer ce que j’imagine être du bon matos (l’ensemble 2k de chez Denon pour ceux que ça intéressent). Mais si je dis ça, c’est uniquement à cause du prix.

En gros, c’est un peu comme si j’avais un budget donné et que je commandais une BMW plutôt qu’une Mercedes. Les deux ont le même prix et pourtant, elles sont très différentes à conduire mon choix n’étant guidé que par le design… (même si je pense que la qualité est la même entre ces 2 véhicules, le ressenti est très différent entre les 2).

Bref, je sais que je viens un peu squatter ces commentaires et que je suis hors sujet, mais j’aimerais bien savoir si Roger, David ou je ne sais qui aurais le courage de nous faire ça à l’occasion: les bases de la HiFi! Et expliquer sommairement la différence entre un ampli à 500 balles et 2’000 balles (à part la puissance des Watts que je sais lire comme tout le monde!), les éléments auxquels il faut être attentif, les recommandations, etc.

Voilà, voilà, j’arrête d’emmerder tout le monde…

T

19)
alec6
, le 30.05.2006 à 12:26
[modifier]

En fait TTE veut faire du Tuning dans sa Mercedes et écouter sur DVD Georgette Plana sauvée des vinyles… à donf !

Alexis C’est Con et C’est Comme Ca !

20)
Caplan
, le 30.05.2006 à 13:05
[modifier]

Merci! Très bon article, David!
Je sens que mes vieux Fairport Convention vont y passer!

21)
Blues
, le 30.05.2006 à 13:46
[modifier]

…c’est comme la retouche des photos de jolies filles avec Photoshop. On en arrive à une perfection glacée qui ne suscite plus l’émotion.

Euhm… ça dépend qui c’est (sur la photo) ainsi du « mateur » :-)

22)
Caplan
, le 30.05.2006 à 15:07
[modifier]

Bref, je sais que je viens un peu squatter ces commentaires et que je suis hors sujet, mais j’aimerais bien savoir si Roger, David ou je ne sais qui aurais le courage de nous faire ça à l’occasion: les bases de la HiFi! Et expliquer sommairement la différence entre un ampli à 500 balles et 2’000 balles (à part la puissance des Watts que je sais lire comme tout le monde!), les éléments auxquels il faut être attentif, les recommandations, etc.

Moi aussi, j’aimerais changer de HiFi et j’ai repéré une petite chaîne Denon.
Ce dont j’ai peur, c’est que les explications ressemblent à celles qu’on a pu lire ici à propos de Nikon ou de Canon: t’es encore plus dans le doute après qu’avant! ;-)

23)
Inconnu
, le 30.05.2006 à 16:23
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Pour rebondir sur le commentaire de TTE, je dirais que si l’informatique est un moyen de se ruiner (surtout chez Apple), la Hi Fi est un très bon moyen pour s’endetter :)
Heureusement que les évolutions technologiques y sont un peu moins rapides que dans l’informatique et la photo.

Personnellement j’ai récupéré en Peer to Peer les chansons des disques vynyles que j’ai. Aprés tout, j’en ai bien payé les droits.

25)
Roger Baudet
, le 30.05.2006 à 16:40
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Pour les intéressés qui aiment le vieux son vinyle et qui trouvent leurs copies trop propres, j’ai un superbe générateur de rayures, ronflettes et autres charmants bruits du son passé :-)

Pour le choix d’une nouvelle chaîne Hifi, il faut savoir que votre appartement et le placement des haut-parleurs entre pour 40% dans le son final que vous obtiendrez. De toute façon, votre niveau sonore d’écoute sera plus faible que le niveau nominal (à moins d’avoir des voisins sourds), donc vous n’utiliserez qu’une petite partie de la puissance de votre ampli. Un haut-parleur « fidèle », comme celui qu’on peu trouver dans les studios, c’est cher et ça donne une écoute très fatigante, car très (trop ?) précise. Un son agréable dans un salon sera de toute façon un son faux. Donc, prenez une chaîne Hifi qui vous plaît et ne vous cassez pas la tête, ni la tirelire ! Dernier petit conseil, essayez un chaîne Hifi avec VOS CD’s et jamais ceux des vendeurs !

26)
Blues
, le 30.05.2006 à 16:48
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Personnellement j’ai récupéré en Peer to Peer les chansons des disques vynyles que j’ai. Aprés tout, j’en ai bien payé les droits.

Bof … Plusieurs amis « pirates » m’ont déjà fait cette théorie … à moi, elle ne me plait pas du tout (car perso j’ai racheté à neuf beaucoup mes 33t les plus mythique en CD — J’aurais pas dû ?)- je trouve donc trop facile de se « masquer » la conscience ainsi !
A l’occaz sur Cuk, il me plairait que ce sujet soit développé et détaillé sous ses angles légaux (lois selon les pays / communauté)

27)
David Klaus
, le 30.05.2006 à 16:56
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Tout d’abord, merci à tous pour vos remarques et commentaires. Cela me fait bien plaisir !

Pour réponde de façon générale: bien sûr que l’on peut toujours améliorer la qualité, enlever les cracs, les souffles et les bruits de fonds. Mais c’est là un peu l’âme du vinyle non ? BLUES, tu dis que tu achètes de CD remasterisés, mais ne trouves-tu pas que l’enregistrement a perdu un peu de sa « chaleur » originelle ? Je sais qu’il existe pleins de techniques pour ne pas perdre de qualité en transferrant sur CD, je suis donc prêt à admettre que la qualité peut être aussi bonne sur un CD remasterisé que sur un vinyle. Mais comme il a été dit, le CD ne peut pas forcemment rendre la dynamique de tout les sons et il ne faut pas oublier que l’échantillonnage consiste à « hacher » le signal en petites parties.

Pour vraiment vérifier ce que j’avance, j’ai pris un morceau disco de Patrick Juvet. J’ai écouté une version mp3 issue d’un CD. Puis j’ai écouté le même morceau mais, cette fois-ci, issu d’une numérisation que j’avais effectuée. Et bien j’ai remarqué les choses suivantes:
-les basses ont beaucoup plus de pèche tout en restant dans un signal non saturé. Ce n’est pas pour rien que le DJ utilisent des vinyles.
-Par contre, je l’avoue, les aigus sont parfois saturés même avec une assez bonne tête de lecture (une Technics en l’occurence).

Bien sûr, on peut toujours faire mieux mais cet article a pour but de « bien faire pour pas cher ».
On pourrait faire le même raisonnement avec la video. Copier des films super 8 sur DVD soi-même ou les faire numériser par une entreprise et enlever les lignes, les sauts, réajuster les couleurs, etc ?
J’opterais pour la solution première.

Franchement, je préfère garder ces petits défauts qui font tout le charme du support vinyle. Evidemment, si le signal est vraiment « pourri » il y a lieu de faire des petites corrections avec un programme dedié ou alors acheter la version CD.

Juste une petite réponse à TTE: Je n’y connais pas grand chose en Hi-Fi, donc sans me documenter un peu plus, je ne pourrais pas vraiment faire un article. Par contre, je pense que la qualité d’une installation hifi est influencée par la qualité des composants éléctroniques, des filtres par lesquels passent les signaux mais aussi, et surtout, des enceintes.
Mais cela va de paire. Rien de sert d’avoir des enceintes Cabasse et un ampli médiocre de l’autre côté. Et vice versa.

Voilà voilà. Encore merci pour vos commentaires. C’est toujours un plaisir de vous lire. :-)

à fond les mac

28)
David Klaus
, le 30.05.2006 à 16:59
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Roger> Qu’apelles-tu un son faux ? Et crois-tu que l’on peut corriger certains défauts des enceintes de qualité moyenne si l’on dispose d’un égaliseur assez large du genre 32 bandes ?

à fond les mac

29)
Hervé
, le 30.05.2006 à 17:18
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J’ai commencé à encoder mes vinyls avec GarageBand, mais le problème de séparation des pistes m’ennuyait beaucoup. Depuis, j’utilise Audio Hijack Pro qui permet cette séparation d’un simple clic sans arrêter le disque

30)
Olivier Pellerin
, le 30.05.2006 à 17:37
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Merci David, bel article.

A l’occaz sur Cuk, il me plairait que ce sujet soit développé et détaillé sous ses angles légaux (lois selon les pays / communauté)

Belle idée, mais difficile. Les législations évoluent rapidement partout sous la pression des éditeurs/ayants droit. Les États-Unis en sont déjà à leur deuxlème ou troisième round législatif, la France peaufine son texte nouvelle mouture…
Et pour parler de ce dernier pays, on se sait rien encore du « collège de médiateurs » (ou je ne sais plus quel nom) qui verra tous les cas de « piratage » des particuliers. Le droit à la copie privée survivra-t-il ? Ou, plus subtil, mais aussi plus réaliste : j’enregistre « Le dessous des cartes » avec mon EyeTV et le mets en P2P, ou l’envoie à une dizaine d’amis. Arte, qui diffuse cette émission en VOD peut-il me poursuivre ?
C’est qu’au delà de la (des) loi(s), il y a la jurisprudence(s). Et là, on n’a franchement aucune visibilité…

31)
VRic
, le 30.05.2006 à 17:40
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Je suis sur le point de me payer ce que j’imagine être du bon matos (l’ensemble 2k de chez Denon pour ceux que ça intéressent). Mais si je dis ça, c’est uniquement à cause du prix.
(…)
ou je ne sais qui aurais le courage de nous faire ça à l’occasion: les bases de la HiFi! Et expliquer sommairement la différence entre un ampli à 500 balles et 2’000 balles

J’ai un suggestion: et si tu étais pris de folie et faisais toi-même un « gaspillage » de 30 € en prélude à ton équipement pour répondre à cette question qui me trotte aussi dans la tête?

Je m’explique: il souffle depuis quelque temps un vent de folie dans certains milieux « audiophiles » à cause d’une famille d’amplis au prix d’une paire de CD, capables de marcher sur piles et qui ridiculisent des modèles coûtant et consommant plus que ma voiture.

Si tu dois de toute façon te rééquiper, ça peut valoir le coup de tester un de ces « jouets » juste pour voir: après tout c’est pas plus cher que quelques magazines de référence. Tu n’auras aucun mal à trouver des infos en googlant « T-Amp » ou Tripath.

Il s’agit d’amplis basés sur les circuits « classe T » de Tripath. Les modèles les moins onéreux fonctionnent sur piles ou alim optionnelle (choisir un transfo stabilisé), délivrent 6 à 11W et donnent des résultats acoustiquement à la hauteur du très très haut de gamme pour le 100e du prix.

La faible puissance impose des restrictions: pas assez pour sonoriser un hall de gare et pas terrible avec des enceintes de faible sensibilité. Mais avec des enceintes sensibles il paraît que c’est ahurissant, d’autant que selon d’autres tests la puissance effective transmise sur un système audiophile dépasse rarement 12 W (les enceintes de forte sensibilité produisent plus de 100dB pour 1W à 1m). Des solutions existent toutefois avec plus de puissance, mais moins extraordinairement bon marché.

Un test :
T-Amp – Class T integrated amplifier – [English]

Le modèle testé :
ThinkGeek :: T-Amp

Côté design, le modèle de base de Sonic Impact n’est évidemment pas à la hauteur de Denon (quoiqu’il y ait aussi un plaisir pervers à montrer un bidule en plastique tenant dans la main au copain super-fier de son équipement de 90Kg qui ne marche pas mieux), mais il y a des alternatives tierces offrant des boîtiers et connecteurs de meilleure prestance.

Certains le feront eux mêmes:
Reboxing your T-Amp [English]
T-AMP TWEAK UPGRADE
Class-T amplifiers
AudioDigit.com – Class T Amp audiophile amplifiers

D’autres préfèreront acheter directement des modèles mieux finis que celui de Sonic Impact, comme SI+ chassis ou ceux de Red Wine Audio , dont les caractéristiques sont personnalisables à la commande. Red Wine Audio est d’ailleurs aussi connu pour offrir de modifier ton ipod 4G pour en faire une source de qualité digne de ces amplis: AW – Red Wine Audio iMod .

Et le faible nombre d’entrées sur les modèles de base donne l’occasion de découvrir une marque de préamplis eux aussi extraordinairement bon marché:
TCC TC-754 Phono preamp – is this the T-Preamp?

Laquelle est d’ailleurs spécialisée dans les préamplis de phonos, ce qui finalement rejoint le thème de l’article: Phonopreamps.com Home Page

32)
fxprod
, le 30.05.2006 à 18:36
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Les dj qui font du scratch avec leurs vinyls les nettoient avecune goutte de  » PAIC CITRON » dans de l’eau et une éponge,
(déjà lu cette marque quelque part)
évidemment frotter en circulaire

une heure de vidéo, des heures de montages
c’est pas juste!!!

33)
Dan DT
, le 30.05.2006 à 19:18
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Houlàlà, la Hi-Fi … vaste programme et nombreux avis contraires :-)

J’ai toujours réservé 50% de mon budget aux enceintes qui sont le « maillon faible » de la chaîne, elles doivent supporter 50% de plus que la puissance de l’ampli. (Il n’y a presque plus de distortions sur les ampli modernes de qualité. Donc à moins de 1.000 € (la paire) faut pas compter entendre de la « Hi-Fi » valable.

Il faut aussi savoir (d’après le « genre de musique ») s’il faut privilégier les enceinte « Oberbayen » (grooossse caisse) des aigues +métalliques (enceintes japonnaises) ou le classique (anglaises).
Je ne citerai pas de marques mais c’est bein sûr une question de goût et … d’oreille :-)

Je penche personnellement pour des française (tout en étant belch) qui donnent un équilibre dans le classic, les voix, le jazz et le R&B. Pour les « musiques » actuelles n’importe quelle caisse à savon avec un max de basse fera l’affaire :-/

J’ai donc pour ma part un ampli Onkyo TXSV 909 de 3x110W + 2x30W « RMS » (pas oublier le RMS) pour 5 canaux utilisés uniquement pour la télé et le Dolby, je passe en stéréo « normale » et en flat pour toute écoute de CD.

Sont connectées 2 enceintes ML IV Pierre Etienne Léon 150W utilisant le principe « d’autorégulation » ici pour + d’explications : <http://cta.perception.free.fr/Marques_Pierre_Etienne_Leon.html&gt;

Lecteur CD accouplé à un décodeur Numérique/Analogique 1 bits Marantz CDA 94.

Pour les 33T il me reste une platine Sanyo avec une superbe cellule Shure V15 Type III si je me rappelle bien :-) Qui me donne encore des frissons à l’écoute de certains 33T Import des années 80 :-)

J’écoute (et les tests doivent être fait aussi) en flat (c’est à dire sans augmentation/diminution des basses/aigues, sans égaliseur ni quoi que ce soit qui puisse modifier le son « d’origine » (A quoi ça sert que l’ingénieur du son se décarcasse si c’est pour tout modifier après ?)

Si on veut une chaîne il faut privilégier le meilleur élément (dans son budget) quelque soit la marque, ne pas s’orienter vers une seule marque pour toute la chaîne.

Pour les tests avant achat, prendre un CD/33T avec soi pour tester, un morceau que l’on cannais par coeur ou entendu avec une véritable orchestre (c’est +mieux)

Moi je prenais le 33T ou CD de Dave Brubeck « Take Five » et demandais au « vendeur » de mettre l’ampli à 75% et je sais alors si les basses sont profondes et nettes (avec la basse)et les aigues présentes (avec la cimballe) et les médiums biens nets avec la caisse) et bien peu d’enceintes tiennent le coup sans distortions à 75% de leur puissance nominales ;-D (D’ailleur, les vendeurs connaisseurs hésitent toujours devant ce test :-). Je venais parfois (du temps du DAT) avec une cassette d’un enregistrement en direct live de Philippe Catherine ;-)

Onkyo très bon rapport qualité/prix pour les hauts de gamme, en Néerlandais les caractéristiques <http://www.hnny.nl/archief_onkyo/receivers-AV/tx-sv909pro.html&gt; ou chercher dans Receivers et AV Surround, il est bien sur « vieux » mais nullement dépassé, c’est l’avantage des éléments « haut de gamme » on les garde longtemps :)

Il vaut mieux acheter un élément à la fois (en commencant par les enceintes qui vous feront re-découvrir votre chaîne actuelle) passer à l’ampli et ensuite un lecteur CD et « uniquement » CD, laisser les multis-fonctions lecteurs et/ou graveur CD/DVD/DivX pour les films, leur décodeurs DA sont nuls dans ces trucs :-/ Et de plus ce sont des lecteurs informatiques avec une carte banale qui fait tout.

Mais je m’étends … difficile de s’arrêter :-)

PS. Si vous voulez rester dans le ligne Apple il y a les « merveilleux » amplis MacIntosh à lampe, Classe A et hors de prix :-D

Voilà, voilou

Dan du pays de la bière et de la Kwak particulièrement 8{)

34)
Blues
, le 30.05.2006 à 19:56
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BLUES, tu dis que tu achètes de CD remasterisés, mais ne trouves-tu pas que l’enregistrement a perdu un peu de sa « chaleur » originelle ? ….. etc….

D’accord avec en général avec toi… la différence est audible, mais cela dépend surtout de la qualité d’écoute de la salle-pièce ainsi que du matériel hi-fi: enceintes-ampli-lecteurs (+ un jury de mélomanes pour les tests comparatifs :-) … Je pense que pour des oreilles dans la moyenne avec une chaîne hi-fi moyenne, c’est vite fait de choisir entre un son chaleureux mais plein de bruits « indésirables » (souffle-rayes-etc..) et un son hyper-clean-froid… moi j’ai choisi très facilement… sans compter tous les avantage en utilisation journalière.

35)
Roger Baudet
, le 30.05.2006 à 20:16
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Pour David Klaus : Non, un égaliseur ne peut grand chose pour corriger un son dans une pièce. Il améliore un peu, sans plus. Un son faux, cela veut dire que le haut-parleur ne respecte pas les pressions acoustiques pour chaque fréquence et provoque des distortions. Un haut-parleur « chaud » c’est souvent un haut-parleur qui maîtrise mal les aigues !

36)
David Klaus
, le 30.05.2006 à 20:32
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Merci Roger !

Tu dis que les hauts-parleurs de studio fatiguent les oreilles. C’est parce que l’oreille doit trop travailler car le son est parfait c’est ça ?

à fond les mac

37)
Inconnu
, le 30.05.2006 à 20:35
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Blues: ce que tu paie au dela du support (vinyl, K7, CD, AAC sur iTunes Music Store), c’est le droit. Dans la mesure ou le morceau « piraté » est identique à celui que j’aurais pu obtenir si j’avais eu la patience de numériser mes vinyls, cela ne me pose aucun problème de conscience. Je n’ai pas volé la musique, puisque je l’ai déja, mais sous un autre format.

38)
piblokto
, le 30.05.2006 à 21:23
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Bonjour
Il existe quelques sites pour aider ceux que ça intéresse de changer leur matériel Hi-FI. Celui-ci par exemple : http://www.thf.fr/, mais il y en a d’autres, bien sur. Et puis plutôt que d’acheter dans la grande distribution (ou sur internet), essayez de voir près de chez vous s’il n’y a pas un petit magasin proposant du matériel vraiment « audiophile ». Ils sont souvent tenus par des passionnés qui sauront vous conseiller intelligemment…

39)
DavidV
, le 30.05.2006 à 21:59
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Franchement moi je dis oué:

Non seulement il est bien structuré, mais j’ai l’impression de t’entendre parler rien qu’en te lisant!

Alors grande standing ovation pour Dr. Mc Klaus!

Et j’oubliais:

Klaus! On se vois lundi ? :)

40)
Alexandre
, le 30.05.2006 à 23:40
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ToTheEnd:
La hifi, c’est comme la photo. Pour la photo, à lausanne il y a photograncy: petit prix, grandes compétence (à l’inverse des grandes surfaces). pour la hifi, il a mf audio concept (par ex) à la rue caroline: un grand choix, une grande gamme de prix et un vrai environnment pour « tester » sa configuration.

il y 5 ans, j’y ai acheté un ampli et cd NAD avec des enceinte Acoustic Research: magnifique. pas du haut de gamme, mais plutot de l’entrée de gamme de bon niveau. pas de regrets

et comme l’a déjà dit quelqu’un: venir avec ses propres cd, ceux qu’on connais bien!

hth

alexandre

42)
Nom désiré
, le 31.05.2006 à 01:59
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Avec tout type d’installation voici une liste (non exhaustive) qui peut améliorer tout type d’instal.

BLéCa
– des bons cables vous changent la vie et le son (pas besoin d’acheter les plus chers il faut faire des essais)
>> pour les cables HP il faut augmenter la section et pour les plus riches on peut prendre des cables avec cuivre sans oxygène. Personnellement j’utilise des ancien cables réseaux blindés (10bT) plus personne ne les utilise on les trouve donc pour rien. Résultat phénoménal garantit avec la plupart des enceintes.
>> on peut prendre aussi du cable secteur (essayer).
– pour le signal il y a dans les plus cher les Monster cables. Mais il y a une solution toute simple qui n’utilise pas de blindage mais un fil de cuivre plein et dont les canaux doivent être tenus a distance (min. 2.5cm) pour éviter des interférences de champ magnétiques.

TERRE à babord!
– on l’a déjà dit plus haut. Il faut mettre toute son installation sur la même terre (ou masse). Et ne pas oublier de relier le tout, par exemple à un radiateur. Et si un élément couine dans l’ensemble lui supprimer la terre du cable d’alimentation électrique.

PHASE (pour aller plus haut)
Il faut mettre son installation en phase (à commencer par les HP).

Essayez et faites savoir ce que vous avez constaté.

UN GRAND MERCI A VRic pour nous avoir éclairé sur cette technologie d’ampli/préampli *T*
Et à Dr. Mc Klaus!

Pour le reste (for the rest of us…)
(HP) = Tanoy, Infinity
(Ampli et autre) NAD
(Platine audiophile, mais oui!) Technics 1200 et +
(Cellules) Orotphon broadcast ou ici sans vous ruiner:
http://www.kabusa.com
(Pré-ampli RIAA):
http://www.gspaudio.com

Essayez et … vous entendrez.

44)
Roger Baudet
, le 31.05.2006 à 08:26
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Pour David Klaus, la fatigue provoquée par de grosses enceintes de studios, c’est un phénomène connu mais je n’ai pas d’excplication scientifique valable à te donner. Ce n’est pas (que) dû à une forte pression sonore, car on peut régler le volume. Toujours est-il que les mixages se font essentiellement sur des petites écoutes.

45)
ToTheEnd
, le 31.05.2006 à 13:45
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Bon, merci pour tous ces conseils, je vais voir…

Est-ce que quelqu’un peut me dire si ce SACD sera le prochain format du CD?? Si il faut acheter un truc compatible avec ça?

alec6: plutôt me tirer une balle que d’avoir une Mercedes un jour!

caplan: si jamais, dans une autre pièce, j’ai acheté il y a 3 ans une petite Denon (série 201SA) avec des petites Canton (enceintes)… c’est pil poil et pour un prix raisonnable.

VRic: je vais peut être essayé parce que des produits de « classe T », ça peut pas être mauvais non?

Nom désiré: heu… n’y aurait-il pas confusion au niveau cablage? Tu voulais probablement parler du 10 Base-2 ou 10 Base-5 au lieu du 10 Base-T???

T

46)
Nom désiré
, le 01.06.2006 à 02:24
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ToTheEnd: 10 base « T » pour ToTheEnd – Ah Ah Ah…
N’importe lequel 10 base avec des prises BNC (vous coupez la prise et vous connectez la masse à la masse de l’ampli mais pas à la masse des enceintes).
(damned je suis démasqué !)

Fatigue d’écoute et psychoacoustique:
– Normalement si vous avez un son trop agressif votre oreille sait se protéger jusqu’à un certain point;
– ce qui fatigue l’oreille à la longue ce n’est pas la précision mais la distorsion (donc bonne source bon ampli bonnes enceintes et … bons cables);
– si vous écoutez beaucoup de musique, préférez des enceintes avec un rendement de 89db 1watt/1m (env.) mais mettre un GROS ampli derrière avec des GROS transfo (conseil de CARVER);
– avec plus de rendement il y aura plus de pêche mais plus de fatigue auditive (vu que le volume sonore double théoriquement tous les 3db/5db) c’est une histoire de goût et de type d’utilisation.
– Pour un concert on sera plutôt autour de 100db 1w/1m);
– comme le disait Graham Slee (gspaudio.com) le problème du son pro / audiophile c’est qu’en général la plupart des auditeurs « n’aiment pas la VERITE DU SON ».
– en écoute aveugle par exemple entre un violon « live » ou un violon reproduit avec différents équipements audiophile ou grand public c’est rarement le violon « live » qui gagne auprès d’un échantillonnage que l’on dit représentatif !
– si l’on prend une même oeuvre musicale (en comparaison avec le vinyl) le son qui me fatigue le plus c’est celui qui vient des CDs avec les aigus qui font tssssssss tsssssss tssssss bonjour la hifi ! Et ça vous pouvez l’entendre aussi bien sur des équipement grand public que sur des chaînes à 10’000 balles.

Les enceintes amplis et préamplis ne font que reproduire ce qu’on leur donne.

Prix:
– des Tannoy de studio y’en a à 300 balles … alors!

47)
jacques v
, le 08.10.2006 à 23:45
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je viens un peu tard dans ce fil

à propos de lecture humide

j’utilise systématiquement le système LencoClean, qui suit les sillons en même temps que le diamant en y déposant une légère trace de liquide (mélange eau distillée et alcool)

avantage : lecture incomparablement plus propre dès que le disque n’est plus neuf le disque s’use plus lentement car lubrifié (c’était valable à l’époque) inconvénient : tout disque utilisé avec ce dispositif ne peut plus être lu à sec, car le liquide met en suspension les poussières qui étaient au fond du sillon et les dépose sur les parois ; or le signal est lu au contact des parois, la pointe elliptique du diamant ne touche pas le fond du sillon

c’est le même problème si on mouille le disque à la main : le faire une fois nécessite de le faire toujours

ça m’étonnerait que l’on trouve encore lencoclean dans le commerce, heureusement j’ai encore quelques brosses applicateurs ainsi que du liquide, j’avais fait des réserves

jacques

48)
daniela.lucie
, le 31.01.2007 à 10:40
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Merci infiniment, David, pour cet article qui m’a tant aidée pour mes numérisations de vinyls, moi qui suis néophyte en la matière… Dans certains sites (dont le vôtre), le partage des connaissances et l’entraide sont vraiment des réalités palpables… C’est un des aspects positifs d’internet. Encore bravo et merci pour la clarté de vos explications !

49)
winchestermann
, le 19.11.2016 à 10:33
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Bonjour David,

Cet article datant de 2006, est-il possible d’avoir une mise à jour ?

Garage Band est-il toujours d’actualité pour numériser ses vinyles, d’autres logiciels sont peut-être plus adaptés?

J’ai quelques centaines de vinyles à numériser en 24/96 pour les passer sur mon Astell & Kern.

Encore merci pour tes articles.

Alain