Si je dis: Arktos, aventurier, cercle polaire, équateur... ? Vous avez peut-être deviné que je veux vous parler de Mike Horn.
Quoi? Ce fou? Ah oui, cet incroyable homme! le type courageux!
Je suis certaine que vous avez tous un avis sur la question et surtout l'envie de comprendre pourquoi il se sent obligé de faire de telles choses.
Je vais essayer ici de retracer sa vie et ses principales expéditions, tout en vous transmettant son récit que j'ai eu l'occasion d'écouter à Genève lors de l'une de ses conférences.

Courte biographie
J'ai vu pour la première fois Mike Horn lors de l'émission "Tout le monde en parle" de Thierry Ardisson. J'avais à l'époque un avis bien tranché sur lui et je me disais que définitivement je ne le comprenais pas. Cependant, lorsque je l'ai vu parler de son enfance et la façon dont il a commencé à partir en expédition, je l'ai regardé d'un autre oeil et j'ai commencé à le trouver fascinant.
Mike Horn est né le 16 juillet 1966 à Johannesburg en Afrique du Sud dans une famille sportive de 5 enfants. Il se souvient: "Nos vacances, c'était toujours l'aventure en famille! Pas une seule fois, on n'est resté à la maison: on a été en Namibie, au Botswana... un peu partout en Afrique".
Il a appartenu pendant 3 ans aux forces spéciales sud-africaines. Il a choisi cette section pour toutes les préparations qui étaient nécessaires comme le parachutisme et non pas pour la guerre elle-même. Il explique avoir eu de sérieux problèmes avec la discipline durant cette période même si maintenant, il est nécessaire d'en avoir lors de ses expéditions: "(...) Si tu restes chaque jour quinze minutes de trop dans la tente, alors tu marcheras un mois et demi de plus pour arriver à ton but. Si chacun de tes pas fait quinze centimètres de moins que ce qui était prévu, alors tu feras un mois de plus de marche. La discipline, ça veut dire aussi que si tu ne soignes pas ton matériel tous les jours, au bout d’un mois, tu peux rentrer à la maison : tout est pété !". Il suit ensuite des études universitaires et réussit son diplôme de Science du mouvement humain à Johannesburg.
ll travaille avec son oncle dans une entreprise de fruits et légumes et gagne bien sa vie mais il s'ennuie bien vite et décide de partir à l'étranger sans argent. Pour cela, il fait une grande fête où il lègue ses biens à ses amis et garde uniquement un sac à dos, des vêtements et de l'argent pour un billet d'avion. A l'époque, l'Afrique du Sud est boycottée et le peuple ne peut se déplacer qu'en Suisse, en Angleterre ou en Israël. Mike Horn a choisi Zürich car c'était le premier vol à partir.
Exemple de descente en hydrospeed
En Suisse, il multiplie les boulots: fermier, bûcheron, moniteur de ski avant de rentrer dans l'entreprise "No Limits" en Valais. Celle-ci propose des activités de sports extrêmes comme l'hydrospeed, le canyoning, etc. Il rencontre ainsi sa femme, une Néo-Zélandaise et ils s'installent à Château-d'Oex.
En 1994, suite à la descente de l'Amazone en hydrospeed, il est accepté dans le Sector No Limits Team qui est un regroupement d'athlètes de haut niveau (cette formation n'existe plus à l'heure actuelle, suite aux décès de deux des membres).
En 1993, il a une première fille, Annika et l'année suivante, nait Jessica.
Les expéditions
Toute la vie de Mike Horn est jalonnée d'expéditions diverses:
- 1991: Exploration des Andes péruviennes en raft et parapente.
- 1995: Record du monde (22 mètres) de saut de cascade en hydrospeed, au Costa Rica.
- 1997: Traversée de l’Amérique du Sud à pied, seul, durant 6 mois, qui s’achève par la descente de l’Amazone à la nage, depuis sa source au Pérou jusqu’à l’océan Atlantique.
- 1999: Latitude Zéro - 17 mois - Tour de la Terre le long de l’équateur sans aucun moyen de transport motorisé.
- 2002: Arktos - 27 mois - Expédition le long du cercle polaire arctique, seul et sans moyen de transport motorisé soit 20'000 km.
- 2006: Pôle Nord - 3 mois - Expédition de 1000 km pour atteindre le Pôle Nord, en hiver et de nuit avec le Norvégien Borge Ousland, sans moyen de transport motorisé.

Au Brésil pendant Latitude Zéro
Arktos
Arktos est l'expédition la plus longue de Mike Horn. Elle a duré du 4 août 2002 au 21 octobre 2004. Le but était de faire le tour du cercle polaire en solitaire sans moyen de transport motorisé, ni chien de traîneau. Pour se faire, il a utilisé un voilier, une luge, un vélo et bien entendu ses pieds.

Au Canada tirant sa luge
Le voilier lui a permis de traverser les océans. Le bateau était transporté sur les différentes côtes par son team. Lors de la traversée du Cap Nord vers Ammassalik (côte est du Groenland), Mike a découvert une fuite près de l'hélice et devant à la fois vider l'eau et surveiller les iceberg qui étaient nombreux à la surface de l'eau, il est resté sans dormir pendant 5 jours.
Pour traverser le Groenland, il a mis 15 jours. Il a ainsi battu le record du monde. Il a utilisé une luge qui était tirée par lui-même pour transporter le matériel nécessaire au campement et de la nourriture pour 30 jours. Elle pesait alors environ 110 kg. La traversée se révèle éprouvante car il n'y a pas de signe de vie. Juste le vent dans les oreilles. Cependant, Mike considère ce voyage comme un privilège.

Au Canada
Pour la suite de son voyage, les éléments sont contre lui. Alors que la partie entre Artic Bay et Pelly Bay est prévue en bateau, il doit voyager à pied car la glace est encore formée et il est impossible de naviguer dans ces conditions. Il doit supporter des températures moyennes de -40°C et faire attention aux ours et aux loups. Lors des moments de solitude, il y a deux états: "On réfléchit à la famille quand tout va bien. Quand on souffre, on ne pense quasiment qu'à soi et au fait qu'on doit rester vivant. On ne peut pas s'arrêter."
Le 25 mars 2003, après 6 mois, Mike revoit enfin sa famille qui est venue à sa rencontre à Gjoa Haven (Canada).
La suite du voyage se déroule en kayak et lui permet de rejoindre la frontière du Canada. Il devra ensuite s'acclimater aux animaux qu'il rencontre. D'abord les très nombreux caribous, 250'000 autour de la tente, puis dans la toundra les moustiques qui sont aussi une quantité impressionnante.

En Russie en utilisant le kayak
Après plusieurs péripéties, Mike Horn atteint enfin la ville de Provideniya en Sibérie. Il lui faut une autorisation officielle pour pouvoir traverser la ville qui est le seul point d'entrée pour Vonkarem. Il doit attendre 3 mois pour l'obtenir finalement.
A Chukotka (Sibérie), il doit faire face à des vents violents de 100 km/h. Il doit non seulement faire attention à lui mais aussi au matériel qui lui permet de survivre. Il va quand même pouvoir remplacer le matériel en avril 2004.
En septembre 2004, il peut reprendre le trimaran mais il découvre alors des dégâts sur le bateau. Il doit à l'aide de russes le réparer. Il s'agit alors de remplir une montagne de paperasse. Il décide de laisser le bateau en réparation et de partir en vélo. Le bateau suivra dès qu'il sera prêt. Il va faire environ 350 km en vélo...

En Russie
Le 21 octobre 2004, après 808 jours d'expédition, soit 2 ans et 3 mois et 26'000 km parcourus, Mike Horn arrive enfin au Cap Nord.
Pôle Nord
Le but de la dernière expédition de Mike était d'atteindre le Pôle Nord, en hiver (donc de nuit) avec le Norvégien Borge Ousland, sans moyen de transport motorisé, ni ravitaillement, ni assistance. Elle a duré 60 jours et 5 heures. Le déplacement jusqu'au Pôle se fait sur la mer car il n'y a pas de terre. Il s'agit donc de se déplacer sur la glace et de se jeter à l'eau si nécessaire. Mike Horn est parti accompagné car il a estimé que c'était impossible d'y arriver tout seul. Borge Ousland est Norvégien et a une grande connaissance du Pôle Nord car il a déjà atteint le Pôle en solitaire mais de jour. Au début de l'aventure, Mike et Borge ne sont pas amis mais ils doivent travailler ensemble pour réussir l'expédition. Mike raconte les termes de Borge: "Il me dit: "Mike, il y a 3 manières de faire les choses: il y a la manière juste, il y a la manière fausse et il y a ma manière". Je me suis dit ça va mal passer car ma [celle de Mike] manière, ça compte pour rien. Ca sert à rien de commencer la discussion, je vais faire à sa manière mais à la fin de l'expédition, il va faire à ma manière."

Borge Ousland et Mike Horn à la fin de l'expédition
Lors de l'arrivée au point de départ, le Cap Artichesky, où se situe un ancien goulag de Staline, les deux aventuriers savaient qu'il s'agissait d'un aller-simple. Pas de retour possible en cours de route. En effet, il est impossible pour les hélicoptères de se poser sur la glace. Armés de leurs luges contenant le matériel et la nourriture nécessaires à leurs survies (chacun tire deux luges d'environ 165 kilos), ils prennent le départ direction le Pôle Nord.

Arrivée au Cap d'Artichesky
Les difficultés rencontrées étaient nombreuses.
Tout d'abord, le fait de rester dans la nuit pendant près de 60 jours est un paramètre très perturbant. Avant de partir en expédition, Mike Horn s'est renseigné auprès d'un psychologue spécialiste de l'influence de la nuit sur les gens. Ce dernier a constaté que la nuit entraîne la dépression auprès des sujets et, par exemple, en prison, les personnes privées de lumière se suicident 9 fois sur 10.

Petite impression de la nuit 24h/24
De plus, lors des 20 premiers jours, la dérive de la glace était tellement importante qu'au lieu d'avancer, ils reculaient. Pourtant, ils marchaient 12 heures par jour. La glace reculait en sens inverse à une vitesse de 2 km/h... soit une perte de 10 km lorsqu'ils dormaient pendant 5 heures! Mike Horn explique les quelques moments de démotivation ainsi: "Quand on met la tente, c'est aussi un moment qu'on n'aime pas parce que quand tu rentres dans la tente, tu sais que tu recules. C'est plus facile de rester motiver en marchant et en reculant à cause de la dérive que de dormir et de reculer. Parce qu'en marchant et reculant, tu avances quand même à 2 ou 3 km/h. Au moins, tu restes sur place."

Borge Ousland tire la luge
Même si les températures étaient extrêmes (une moyenne de -40°C mais des froids allant jusqu'à -60°C) et les vents parfois violents, la glace n'était pas solide et surtout pas présente partout. Mike et Borge ont dû faire de grands détours pour essayer de trouver des endroits glacés. Si aucun passage n'était à disposition, ils devaient se jeter à l'eau avec les luges et traverser le plus rapidement possible car la glace s'écarte très rapidement. Il est ainsi impossible de revenir en arrière. "Dès que la glace casse, on tombe dans l'eau. Dans l'eau, on a chaud (parce que l'eau est à -2°C, -3°C) et dès qu'on sort, c'est là où on se gèle (la température de l'air est de -40°C). Dès que tu es tombé dans l'eau et que tu as mis ta tête dans l'eau, c'est fini".

Ce problème a failli coûter la vie à Borge Ousland. Il s'est retrouvé bloqué dans l'eau et il dérivait. Avant de partir, ils se sont fixés que si l'un des deux est bloqué, l'autre doit continuer sa route pour essayer de se sauver "Chacun pour soi". Cependant, Mike a décidé de l'aider, pas seulement car il ne voulait pas le laisser mourir mais également car il avait besoin de lui pour réussir l'expédition et retourner sain et sauf chez lui. Sa première idée est de se jeter pour essayer de le récupérer mais il sait pertinemment qu'il n'y arrivera pas. Il a attaché une corde autour de lui et a lancé la corde vers Borge. Ce dernier réussit à l'attraper et en suivant le mouvement de la glace, Mike a réussi à le faire sortir. Mike explique: "Il n'a jamais dit merci, jamais. Avec ses yeux, je savais qu'il y avait beaucoup plus que merci. A partir de ce moment, on faisait à notre manière".

Borge Ousland juste avant la catastrophe qui a failli lui
coûter la vie
Le froid intense fait qu'il faut profiter de toutes les occasions pour se réchauffer et récupérer le maximum d'énergie. Ainsi, même l'urine est utilisée: "Je fais pipi dans une bouteille en plastique, un pistolet comme dans les hôpitaux et j'utilise l'urine après pour chauffer mes pieds. En fait, l'urine est à 36°C, les extrémités, tes pieds sont à -10°C, -20°C. Tu as jusqu'à 56°C de différence. Tu mets la pipi vers tes pieds et tu brûles tes pieds. Il fait presque trop chaud."

Dû au froid intense, Mike a une gelure sur le nez
Enfin, le dernier problème de taille est l'ours polaire (environ 3m50 de haut sur les pattes arrières et 800 kg). Il faut tout le temps être sur ses gardes pour essayer de les percevoir le plus vite possible. Cependant, il est difficile de les éviter et plusieurs fois, Mike et Borge ont dû utiliser des fusées éclairantes pour leur faire peur et les faire fuir.

Un ours polaire à quelques mètres des aventuriers
Cependant, ils sont arrivés au bout de leur expédition et pendant une seconde, ils ont été au Pôle Nord. Le temps de planter le drapeau, il n'était déjà plus au Pôle à cause de la dérive!
Le matériel
Le matériel est particulièrement important comme on peut l'imaginer car c'est aussi ce qui permet de rester en vie. Dans le cas des expéditions en Arctique, voici le matériel principal qui était utilisé:
- Les lampes frontales éclairent à une distance d'environ 100 à 120 mètres. Pour la dernière expédition, Mike Horn a utilisé 60 piles double A pour pouvoir s'éclairer 24h/24.
- La tente a été testée dans une soufflerie pour être certain qu'elle supporterait des vents de 150 km/h. Les turbulences sont réduites ce qui permet de dormir correctement. La tente est le lieu de vie, il faut y manger, y faire ses besoins et y dormir. A cause du froid extrême (l'année la plus froide depuis 50 ans), les arceaux de la tente se sont brisés et Mike et Borge ont dû les réparer avec les moyens à leur disposition.
- Les skis sont bien entendu très importants. Malheureusement, lors de la dernière expédition, un ski de Borge s'est brisé et pour le réparer, ils ont perdu 12 heures de temps et une journée de nourriture.
- La combinaison pour pouvoir passer dans l'eau. "On a développé une combinaison étanche avec Borge Ousland qu'on pouvait enfiler par dessus tous nos vêtements. On peut sauter dans l'eau si la glace est très fine et commence à casser. On va tomber dans l'eau mais on est protégé. On peut pas marcher avec ces combinaisons, on peut seulement nager avec. Si on tombe dans l'eau, on peut rester au maximum 20 minutes".
- La nourriture est transportée dans les luges et se composent de poudre contenant de nombreuses calories. Mike estime le nombre d'oeufs (en poudre) ingérés par jour entre 24 et 36. Il a besoin au minimum de 7000 calories par jour.

Les arceaux brisés de la tente
La famille
Mike Horn est marié et à deux filles qui vivent en Suisse. Il reçoit souvent des critiques sur le fait qu'il laisse pendant de nombreux mois sa famille et ressent donc le besoin de se justifier sur sa relation avec ses enfants: "Je pense qu'un père pour une famille, c'est quelqu'un qui donne quelque chose d'unique à ses enfants. (...) Pour les gens qui me connaissent, j'essaie pas de me défendre. Les gens qui me connaissent ont souvent dit qu'ils sont jaloux de voir une famille aussi soudée que ça. Parce que moi, je n'ai pas besoin d'acheter un vélo, un iPod, un ordi pour mes filles, je donne quelque chose d'unique qu'elles trouvent nulle part ailleurs au monde, elle ne trouve ça que vers moi."

Mike Horn et sa famille
Lors de ses expéditions, ils n'emportent pas de photos de sa famille car ce serait du poids inutile. Par contre, "ses trois femmes" décorent les skis et c'est eux qu'ils regardent pour se donner du courage et avoir envie de continuer et de revenir sain et sauf à la maison.
De plus, il estime qu'il ne pourrait pas partir s'il ne se sentait pas libre de le faire avec l'accord de toute la famille. Il faut être concentré à 100% durant les expéditions et se sentir soutenu et savoir qu'on pense à lui depuis la Suisse: "Si je suis pas aimé, si je sais que ma femme n'en a rien à foutre, pourquoi rentrer? Pourquoi rentrer? On a meilleur temps de rester sur la glace. Je rentre parce qu'à la maison, je suis aimé et moi, j'aime ma famille".
Pourquoi ?
Il se sent également obligé de justifier d'entrée de jeu pourquoi il fait ce genre d'expédition. De nombreuses personnes l'ont traité de fou et estiment que ces aventures sont inutiles. Pour le comprendre, il vaut mieux lui laisser la parole: "Je veux faire les choses en essayant de repousser mes limites et essayer de planter mon drapeau légèrement plus loin. Egalement de voir si j'apprends quelque chose de moi et de la nature en même temps. Ca veut dire que ça sert à pas grand chose d'aller au Pôle, mais ça sert à quoi d'aller bosser demain? Naturellement, pour payer les factures mais moi aussi je vais au Pôle pour payer les factures. Je sors de la tente avec le sourire sur la gueule et peut-être pendant le petit-déjeuner, vous n'avez pas le même sourire sur le visage."
"Je suis poussée par cette passion. Ca me pousse à aller plus loin que l'homme sait qu'il peut le faire. (...) La détermination, c'est quelque chose qui apporte beaucoup. Quand tu sais que tu vas rester vivant dans les conditions extrêmes, tout ce que tu dois faire c'est mettre un pas devant l'autre... et tu y arrives."
Quelques citations
Mike Horn est un excellent orateur. Voici quelques morceaux choisis d'une conférence à Genève:
« Je m'excuse que je parle un peu mal français mais ça aide pas d'y aller au Pôle Nord. Il y a pas beaucoup de gens déjà là-bas et de partir avec un norvégien, Borge Ousland, ça a pas vraiment aidé pour le français. Si des fois, il y a des vilains mots qui sortent, je m'excuse, mais j'ai appris à parler le français avec les paysans du pays d'en haut, j'ai été bûcheron et puis c'est les seuls mots que je connais. »
« J'explique mes expéditions un peu de la manière suivante: au départ je suis dans la merde et pendant mon expédition, c'est que la profondeur qui varie. »
« Moi je suis pas très fort physiquement, il y a des gens beaucoup plus forts que moi. Mais je pense que peu de monde a le mental que j'ai. Peu de monde peut aller où ils n'ont jamais été. Tout le monde a la capacité mais peu de monde sait utiliser cette capacité. (...) Tu peux jamais gagner si tu as peur de perdre. Au départ, l'envie de gagner doit être beaucoup plus forte que la peur de perdre. Si tu as peur de perdre, c'est sûr que tu vas pas arriver au pôle. Je sais que je peux perdre, je sais que je peux mourir mais j'y vais pour gagner. Quand j'ai plié mon drapeau à la maison et j'ai mis mon drapeau dans la luge, je savais que ce drapeau irait au pôle. »
« J'ai une équipe qui croit en moi et qui est très soudée. Chaque pas que je fais, c'est pour eux aussi. Ce n'est pas que pour moi. La différence entre un petit pas et un grand pas, c'est peut-être 15 cm. Je ne fais pas de petits pas, je fais des grands pas. A la fin de mon expé, je dois prendre 10 jours de nourritures de plus si je fais des petits pas. J'ai beaucoup de choses à faire dans ma vie, pourquoi marcher lentement? Pourquoi être mou? Pourquoi rester dans la tente 15 minutes de plus? Sors 15 minutes plus tôt et tu arrives plus tôt au Pôle et tu peux boire une bière avec tes copains en rentrant plus tôt. »
Sources
Merci à Cathy Horn pour la mise à disposition des photos !
Le site officiel de l'expédition Pôle Nord (en
anglais)
http://www.mikehornnorthpole.com/
Le blog de l'expédition Pôle Nord. Des explications jour
après jour
http://mikehornproject.blueblog.ch/fr/
Le trajet de l'expédition Pôle Nord sur GoogleEarth
http://mediaworld.vptt.ch/horn/kml/download.php?lang=en
Conquérant de l'impossible (livre de l'expédition
Arktos)
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Latitude Zéro (livre de l'expédition du même nom)
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Mike Horn, le voyage intérieur (film de l'expédition
Arktos)
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