Avant de démarrer, il est important de bien comprendre les
deux familles de type d'images:
Le BITMAP et le
VECTORIEL
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Les images ou photos BITMAP (Logiciels les plus
connus sur Mac: Photoshop, GraphicConverter, Painter,
etc...)
Bitmap (= pixels): Pour une taille de dessin et une
résolution données, l'image pèsera toujours le même poids
(occupation sur votre disque dur) quelle que soit sa
complexité. En revanche, son impression ne sera bonne qu'à la
résolution pour laquelle elle a été créée. Impossible donc de
la redimensionner si elle se révèle trop petite...
Les formats d'enregistrement bitmap les plus couramment
utilisés (standards) pour l'impression ou le placement dans
les softs sont : .PSD .TIF .JPG .PCT .BMP .GIF . EPS
(bitmap), etc...
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Les images ou dessins VECTORIELS (Logiciels les
plus connus sur Mac: Illustrator, Freehand, Corel Draw,
etc...)
Vectoriel (= tracés): Pour une taille de dessin
donnée, l'image verra son poids varier en fonction de la
complexité du dessin. En revanche, sa taille et sa résolution
sont totalement indépendantes; vous pourrez donc agrandir ou
réduire les objets (dessins, textes, etc...) à
volonté, et ceci sans perte!
Avec un logiciel vectoriel, vous définissez des objets
mathématiques qui représentent une courbe, un rectangle,
etc... Chacun de ces objets ne pèse pas lourd, mais leur
nombre fait vite grimper le poids du fichier. On fera donc
attention à épurer (simplifier) les tracés. Les
dégradés, les textes, etc, ... : tout est codé de manière
mathématique... C'est la courbe de Bézier. Cette courbe est
définie par quatre éléments: deux points d'ancrage et deux
lignes directrices terminées par des points directeurs.
Le format d'enregistrement le plus utilisé pour l'impression
ou le placement dans un soft de PAO est: .EPS
(vectoriel).
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.EPS, vectoriel ou bitmap ?
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On distinguera que le format .EPS existe dans les deux types
de formats bitmap et vectoriel. Le format EPS
(Encapsulated PostScript ou «PostScript Encapsulé» en
français) a justement été conçu pour disposer d'un
«contenant» susceptible d'héberger photos et illustrations,
qu'elles soient d'origine bitmap ou vectorielle. C'est un
format passe-partout, à condition que son code PostScript
soit «propre», c'est-à-dire qu'il soit généré par un
programme qui gère le langage PostScript correctement, par
exemple: Photoshop pour le bitmap, et Illustrator pour le
vectoriel.
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Passer d'une image vectorielle à une image bitmap: il
n'y a aucun problème pour transformer une image vectorielle
en une image bitmap. Il suffit: soit de l'exporter en un
fichier de type bitmap (.TIF .JPG. .PSD, etc..) depuis
l'application vectorielle, soit d'ouvrir et d'éditer
l'original vectoriel .AI ou .EPS dans n'importe quel soft
bitmap (Photoshop, etc...) à la résolution désirée.
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La vectorisation (Logiciels les plus connus sur
Mac: Streamline, ArtLine, CorelTrace)
La manipulation inverse (passer d'une image bitmap à
vectorielle) est en revanche difficile, car il faut
passer au travers d'un logiciel spécifique de vectorisation
qui va convertir les zones bitmap en tracés vectoriels de
façon automatique et paramétrable, en fonction de vos
réglages et de vos besoins spécifiques. La qualité peut être
excellente, mais les réglages optimaux sont assez compliqués
à trouver.
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La vectorisation de textes dans les logiciels
comme: Illustratror, InDesign et CorelDraw
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Ne pas confondre avec la vectorisation d'objets bitmap (cf
paragraphe ci-dessus). Cette méthode transforme le texte
en mode dessin, en courbes vectorielles; elle permet surtout
de transmettre des fichiers à des prestataires sans leur
donner les polices. Autre fonction: elle permet l'application
de divers effets irréalisables en mode texte ! (nb: les
polices sont de base dessinées en tracés
vectoriels).
MODES BITMAP (trait 1 bit) et
NIVEAUX DE GRIS
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BITMAP, TRAIT ou 1 bit noir et blanc
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Exemples d'originaux-images types: 1) dessins 2) plans ou
cartes 3) gravures 4) textes ou logos
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Ce format est bien plus utilisé qu'on ne l'imagine. En effet,
bon nombre de personnes, parce qu'ils l'ignorent,
utilisent le mode niveau de gris à sa place. C'est possible,
mais déconseillé pour ce type d'images. Désavantages
principaux: Les images pèseront jusqu'à 8 fois plus lourd et
l'impression sera de qualité moindre (contours des traits
tramés).
Le paramètre le plus important de ce mode est le SEUIL: il
permet d'atténuer ou de renforcer les détails et certaines
teintes, surtout si l'original ou le scan est coloré.
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Résolution des images au trait 1 bit: Que l'image ou
le scan obtenu soit destiné à la vectorisation (Streamline,
ArtLine, etc...) ou à l'intégration directe dans votre
logiciel, pour la production offset, on numérisera les images
au trait entre 1200 et 1800 DPI pour une taille à 100% en cm,
ceci afin d'éviter l'effet d'escalier et la perte de détails.
Pour une utilisation courante sur des imprimantes de type
numériques ou bureautiques, une résolution à 600 DPI pour une
taille à 100% est suffisante.
Pour les retouches (rotation, lasso, etc...): Elles
sont irréalisables en mode «Bitmap»; on choisira dans le mode
«Niveaux de gris - rapport 1». Une fois celles-ci terminées,
on reviendra au mode «Bitmap - seuil 50%» (attention,
suivant la taille de l'image, il faut de la RAM en
réserve!).
Format d'enregistrement: Après retouches dans le soft,
on enregistrera en général les images "au trait" au format
.TIF (en compression LZW si le logiciel de destination
l'accepte) pour un gain de place au stockage.
Colorisation: Les logiciels "pros" permettent
d'attribuer une teinte aux images "au trait" importées dans
ceux-ci (Pantone ou autre).
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NIVEAUX DE GRIS
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Exemples d'originaux-images types: 1) photographiques 2)
dessins ou reproductions 3) graphiques 4) logos scannés ou
bitmap (nb: normalement les graphiques et logos
professionnels sont créés dans Illustratror en vectoriel .AI
ou .EPS)
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Résolutions lors du scannage ou du "taillage" dans le soft
photo (Photoshop ou autre): Pour la PAO-offset ou
le stockage à fin d'utilisation future (original
natif.PSD), on numérisera ou "taillera" les images à 300
DPI pour une taille à 100% en cm. Si la destination finale
est réellement l'impression numérique ou jet d'encre, on
numérisera les images à minimum 150 DPI jusqu'à 200 DPI au
maximum pour une taille à 100%.
Formats d'enregistrement: Après retouches dans
Photoshop, on enregistrera les images au format .PSD si le
stockage et les retouches sont ultérieures (conservation
des calques, etc...) ou en .TIF .JPG .PCT ou .BMP si la
finalité est l'impression.
Colorisation: Les logiciels "pros" permettent
d'attribuer une teinte aux images "au trait" importées dans
ceux-ci (Pantone ou autre).
MODES DE COULEURS RVB et
CMJN: Ce sont les modes les plus employés. (Les
modes "Bichromie" et "Couleurs indexées" ne seront pas
abordés dans cet article)
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LA COULEUR
La couleur dans son ensemble est un sujet vaste et très
complexe, un véritable casse-tête souvent insurmontable par
les non-professionnels. Tellement de paramètres entrent en
considération: perception de l'oeil humain, synthèse additive
RVB (écran) et synthèse soustractive CMJN
(imprimantes PostScript et offset), calibrages des
outils informatiques de la "chaîne graphique" (écran,
logiciels, scanner, imprimantes), qu'il est très
difficile d'être précis.
Je ne m'étendrai donc pas sur le sujet, mais sachez qu'au
minimum, un écran bien calibré vous évitera de mauvaises
surprises (Adobe Gamma sur PC - ou ColorSync sur Mac).
Un "bon coup" de réglages dans tous vos logiciels s'impose
également (voir les paramètres dans le menu "Couleurs..."
/ selon la destination de l'image: PréPresse - Web -
etc..).
Pour des réglages plus pointus, il faudra vous orienter vers
des solutions de management colorimétriques comme le système
Eye-One Color de
GretagMacbeth ou d'autres fabricants...
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TYPES D'IMAGES RVB ou CMJN
Exemples d'originaux-images types: 1) photographiques 2)
reproductions d'art ou dessins 3) graphiques 4) logos scannés
ou bitmap (nb: normalement les graphiques et logos
professionnels sont créés dans Illustratror en vectoriel .AI
ou .EPS)
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Résolutions lors du scannage ou du "taillage" dans le soft
photo (Photoshop ou autre): Pour la PAO-offset ou
le stockage à fin d'utilisation future (original
natif.PSD), on numérisera ou "taillera" les images à 300
DPI pour une taille à 100% en cm. Si la destination finale
est réellement l'impression numérique pro (CMJN) ou
jet d'encre (RVB), on "taillera" les images à minimum
150 DPI jusqu'à 200 DPI au maximum pour une taille à 100%.
Pour l'envoi d'image au laboratoire photo (en RVB au
format .JPG), une résolution de 200 à 220 DPI est
suffisante (toujours pour la taille réelle du papier en
cm.).
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Le mode RVB (en anglais RGB)
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Ce mode est ainsi dénommé car il utilise trois couleurs
primaires : Rouge, Vert et Bleu, dont la
superposition donne le blanc (d'où le nom de synthèse
additive); on pourrait aussi l'appeler "le mode de
couleur lumière". C'est le principe utilisé par les moniteurs
d'ordinateurs, les écrans de télévision ainsi que pour
les tirages labo sur papier photo.
C'est le mode basique de numérisation de tous les scanners.
On l'utilisera en règle générale, car c'est le mode qui
permet l'emploi de tous filtres et toutes opérations de
«retouches» dans Photoshop.
Si la destination est l'impression jet d'encre ou une
imprimante non PostScript, on enregistrera l'image telle
quelle (ou une copie "retaillée") en .TIF .JPG .PCT ou .BMP
pour l'imprimer.
Ce mode est le standard: Il est recommandé pour tous
les utilisateurs "normaux" qui désirent imprimer sur des
imprimantes à jet d'encre (du supermarché de
"Chez-pas-cher" = non-PostScript), pour la production
d'images sur le Web (.JPG) ainsi que pour les photographes
qui travaillent généralement aussi en "tout RVB".
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Le mode CMJN (en anglais CMYK)
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Ce mode est surtout utilisé pour l'impression offset et les
imprimantes numériques PostScript; on pourrait aussi
l'appeler "le mode de couleur papier". Le principe consiste,
à partir d'une surface blanche, à "soustraire" de
la lumière en utilisant trois couleurs primaires
: cyan, magenta et jaune. C'est la synthèse
soustractive, par opposition à la synthèse
"additive".
C'est le mode d'impression pour toute impression
quadrichromique (Cyan - Magenta - Jaune
- Noir = encres offset ou toners numériques). Les
imprimeurs et photolithographes numérisent en général
directement les images en CMJN pour une intégration destinée
à la séparation quadri. Ce mode n'est pas disponible sur tous
les scanners ; c'est pourquoi, une fois vos travaux de
retouches terminés en RVB (n'oublier pas de conserver le
fichier original RVB avec ses calques enregistré en .PSD afin
de pouvoir encore intervenir si besoin!), il faudra changer
de mode et «aplatir l'image» avant l'enregistrement final
(standard .EPS ou .TIF).
Ce mode est surtout réservé aux gens des professions du
PréPresse: photolithographes, polygraphes, graphistes et
publicitaires (et tous les autres amateurs
éclairés).
Quelques liens ou ressources
1. Le guide de la couleur et de l'image imprimée. Site
d'Emmanuel Florio, un must reconnu créé par un type épatant
et super sympa (il m'a dépanné via mail à deux
reprises).
2. Un
site de référence francophone sur le sujet de Jean-Noël
et Nathalie Lafargue (un peu long à charger,
dommage).
3. Site généraliste et pédagogique sur l'image
numérique du CRDP deGrenoble.
4. Site d'introduction à l'image numérique de
Jean Marie Gachon et Pierre Juillot.
5. Qu'est-ce qu'une image imprimée ? Un site de
C. Boudry de l'URFIST de Paris.
6. L'image numérique présenté par Tony Calvaire, Olivier
Maury et Jean Pasdeloup.
7. Le
site Adobe Studio Ressources destinées à l'impression,
l'imagerie, le Web et la vidéo numériques. Sur le meme site,
voir aussi les trucs zé astuces
8. La couleur en informatique vu par Xavier Gillo
du FUNDP - Belgique.
9. Autre site sur la couleur de Christine Vercken.
10. Ruses.com un site de ressources pour les
professionnels.
Documentation, livres
1. Le guide de la couleur et de l'image imprimée,
la version imprimée du même Emmanuel Florio. Mes respects
!
2. Chez les éditeurs Perrousseaux et
Eyrolles
quelques livres dignes d'intérêts.
3. La série "ClassRoom in a Book" (en
anglais), livres de formation pour les logiciels d'Adobe
à un prix très correct. La plupart existent aussi en
français, demandez à votre libraire.
4. Voir aussi sur le site d'Adobe Press (en anglais)
pour d'autres publications.
Fin de première partie. Suite au prochaine épisode, où
seront abordés: le scanner et l'acquisition d'images, les
résolutions "standard" adaptées à l'impression (DPI) et les
trames pour l'offset ou les imprimantes laser (LPI).
Pour vous donner un petit avant-goût de la suite, je vous ai
préparé "avec amour" ce
fichier .PDF que vous pouvez pouvez télécharger (Merci
Blues!). C'est un tableau explicatif des résolutions et
formats d'enregistrements adaptés pour l'intégration des
images dans vos documents-fichiers suivant le type
d'impression.
A bientôt. BLUES

