Boîte Is It ?
Depuis le temps qu’Apple nous bassine avec sa campagne de changement « Switch », on aurait tendance à croire que tout est mieux sous OSX qu’il l’était sous d’autres environnements dont je tairai le nom. Certes, lesdits environnements ne brillaient pas par leur ergonomie et ce, même si ils proviennent de l’ajout d’une interface graphique à un système monotâche pas-emptif du tout : [MS|DR|PC]DOS.
Mais voilà, puisque nous sommes tous des switchers, cela signifie également que l’informatique nous a accroché au point d’avoir des attentes, d’avoir du plaisir, ou au moins quelque inspiration, et ce dès le départ.
Nous sommes tous (entre autres) des ex-DOS-iens.
Je ne sais pas ce qu’il en est de vous, mais j’ai la nostalgie de merveilleux instants de plaisir que m’ont procuré ces machines. En l’occurrence, j’ai la nostalgie du meilleur jeu de tous les temps : Commander Keen (épisodes 4 à 6). Il s’agissait d’un jeu de plate-formes où nous devions emmener notre héros au terme d’une folle quête. Ce jeu, extrêmement maniable au demeurant, constituait une réelle révolution en son temps, jugez plutôt ce qu’il nous a apporté :
- La possibilité de sauver sa partie en cours de niveau
- Une maniabilité sans précédent (saut, tir multidirectionnel, scrolling vertical de la scène)
- Des passages et niveaux secrets
- Des énigmes ! Dans Keen 5, par exemple, le seul indice dont je disposai pour découvrir le niveau secret était écrit dans un alphabet que je n’ai pu reconstituer qu’en parcourant l’intégralité des 2 épisodes du jeu. C’était le temps où j’avais le temps.
Bref, j’arpente aujourd’hui ce que Steve Jobs m’a promis être le système d’exploitation le plus avancé de tous les temps avec pour seul néphrétique regret l’impossibilité de facto de m’abandonner à de frénétiques parties de Keen.
J’en ai importé l’archive sur un CD, mais à quoi bon ?
C’est là qu’intervient DOSBox.
Écrit à l’origine pour permettre l’émulation de l’environnement DOS nécessaire à l’exécution de « vieux » jeux sous des versions récentes de Windows NT (et donc XP, 2000, etc.), DOSBox utilise la SDL pour parvenir à ses fins. Ladite SDL ayant été portée sous la plupart des environnements existants, cela signifie qu’une rapide émulation des processeurs x86 suffirait à faire tourner DOSBox sur notre plate-forme (je suis un de ces luddites qui voit d’un œil inquiet la récente transition vers Intel).
C’est chose faite.
Installation
Obtenez les archives suivantes :
- LibSDL 1.2.x pour OSX ; il s’agit d’une librairie libre et multiplateformes de fonctions multimedia (gestion son, animation, etc.)
- DOSBox (0.63 étant la version la plus récente à ce jour)
- Radnor (une interface graphique destinée à en faciliter l’utilisation)
Décompactez-les sur votre disque dur. Commencez par la LibSDL.
Comme indiqué dans la capture ci-après, vous allez déplacer le paquet SDL.Framework fourni vers le répertoire /Bibliothèque*/Frameworks de votre disque de démarrage.
(* Selon votre système, ce répertoire peut s’intituler « Library »)
C’est maintenant au tour de Radnor que les amateurs de l’excellent jeu Dune II connaissent bien.
Une fois Radnor décompacté, naviguez en son contenu vers son sous-répertoire Contents/Resources. Un clic droit est nécessaire à l’activation du menu ci-dessous.
Vous pouvez maintenant décompacter DOSBox que vous ouvrirez de la même façon que précédemment. Allez dans Contents/MacOS et renommez DosBox en dosbox (même nom, majuscules en moins). Copiez alors ce fichier sur la version présente dans le sous-répertoire de Radnor que vous avez ouvert au point précédent. Voilà, vous êtes (presque) prêt(e)!
Utilisation
DOSBox n’a pas vraiment besoin de Radnor pour bien fonctionner. Mais si vous optez pour ce dernier, cela vous épargnera bien des problèmes étant donné que Radnor est à DOSBox ce que ceci :
…est à cela :
Qui a dit « Wow ! » ?
En outre, DOSBox seul sait exploiter la SDL mais Radnor a besoin de son installation explicite dans votre bibliothèque système, d’où notre escale sur libsdl.org…
Vous allez maintenant choisir un de vos jeux que vous allez décompacter quelque part sur votre disque dur.
Peu nous importe où puisque vous allez en tirer l’icône que vous lâcherez sur Radnor.
Notez le nom de l’exécutable : Keen4e.exe dans le cas présent.
Un clic sur le bouton + vous permet par ailleurs de sauvegarder ce choix.
Choisissez le mode vidéo ou laissez faire Radnor (« Auto »). Bien que le jeu ait des chances d’être un chouia plus rapide en mode plein écran, je le préfère en mode fenêtré (Window).
Vous arrivez alors dans DOSBox à proprement parler :
Les nostalgiques de DOS comme les écervelés ayant oublié le nom de l’exécutable à invoquer n’ont qu’à utiliser la commande « dir » :
Entrez alors le nom (sans extension) de votre programme .EXE, .COM ou .BAT. Et vous y êtes.
Notez que DOSBox supporte même l’émulation des cartes Sound Blaster.
Bon amusement !


