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Mardi 29 novembre 2005
Le Fuji FinePix F10: le premier compact anti-bruit

Fuji est connu pour ses capteurs exceptionnels.

Le reflex Fuji S3 Pro dispose d'un capteur bien plus souple au niveau des hautes lumières en particulier, que tous ceux de la concurrence. Malheureusement, la partie "photographie" est très nettement en retrait, ce qui fait que je n'achèterai pas cet appareil.

N'empêche! Je rêve d'un Nikon D2X ou un Canon Mark 2 équipé d'un capteur Fuji. On allierait le meilleur des deux mondes.

L'appareil dont je vais vous parler dans cet article n'est pas un reflex haut de gamme. Il s'agit en effet d'un compact, comme on en trouve tant sur le marché.

Vraiment?

Non, vous le pensez bien, sinon pourquoi j'en ferai un test?

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Le Fuji Finepix F10, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est un compact qui a l'air de ressembler à la concurrence, mais qui est tout bonnement exceptionnel, en particulier au niveau de sa gestion du bruit dans l'image, comme nous allons le voir à la hauteur de ce que nous proposent les meilleurs reflex (d'ailleurs, à ce propos, l'appareil nous propose un mode 3:2 au niveau du rapport largeur hauteur, en plus du traditionnel 4:3, sans qu'il s'agisse d'un bête recadrage, voir plus bas), et tout ça, sur un capteur de 1/1.7 pouces doté de 6.3 millions de photosites effectifs. Jusqu'à ce jour, aucun compact d'une autre marque n'arrive à la cheville de ce Fuji Finepix F10.

Du grand art… mais avec son lot d'imperfections, comme nous allons le voir.

Mais commençons par la description générale de ce produit.

Un départ un peu surprenant

Commençons immédiatement par ce qui fâche!

Lorsque j'ai déballé l'appareil de son carton, j'ai, comme il se doit, commencé par insérer la batterie dans son logement, puis, au même endroit, juste au-dessus (une seule porte, pourquoi pas), j'ai placé la carte XD.

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La batterie, et au-dessus d'elle, la carte XD

Je n'aime pas trop ce standard XD qui pour l'instant n'en est pas un, puisqu'il me force à acheter un troisième type de cartes: j'ai déjà les CompactFlash pour les reflex et l'IXUS 400, des SD pour mon Treo et mon TomTom, me voilà avec l'obligation de prendre des XD, plus chère que ces dernières, et qui ne montent pas vraiment en pouvoir de stockage (nous en sommes pour l'instant à des capacités de 1 Gb, ce qui est, soi dit en passant, suffisant pour ce type d'appareil).

Puis je mets à charger l'appareil. Attends, comment on fait.... Ah, le chargeur est là, mais… il ne se branche pas sur l'appareil! Il faut un, comment ils disent chez Fuji? Oui, excusez-moi, j'avais oublié: le "terminal de connexion". Bien sûr livré avec l'appareil, ce petit boîtier, certes très léger, est un truc de plus à ne pas oublier lorsqu'on part en vacances.

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Ils sont fous chez Fuji!

Ce d'autant plus que pour passer vos photos sur votre ordinateur, vous aurez également besoin de ce terminal de connexion, le câble USB, même mini d'un côté ne suffisant pas. Étonnant, même si l'on est assez content de pouvoir utiliser l'alimentation secteur tout en délestant notre carte.

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Bon, là c'est un peu mieux, mais pourquoi ne pas permettre un branchement direct?

Notez que l'appareil est parfaitement reconnu par MacOSX, qui lance l'utilitaire que vous avez choisi pour transférer les images tout seul, comme un grand, l'appareil montant sur le bureau.

Mais attendez, je n'ai pas fini! Je place immédiatement la batterie dans l'appareil, sans regarder le mode d'emploi, bien entendu. Et je relie le tout (via le terminal, j'avais compris tout seul) au courant électrique. Je me demande alors pourquoi aucune lumière ne vient m'avertir du chargement en cours…

J'ai un doute, et je prends le mode d'emploi, qui me dit que oui, une petite lumière rouge doit s'allumer pour m'indiquer que le processus de charge est en fonction, et qu'elle s'éteindra dès que la batterie sera prête. Je me dis alors que l'appareil est peut-être déjà gavé de courant, et essaie de l'allumer.

Rien.

Merdouille, suis-je tombé une fois encore sur un appareil avec un problème en sortie d'usine (en fait ça ne m'arrive pas si souvent, mais bon, quand je m'énerve, je vois tout en noir…)?

Et là, j'ai un doute. Et bien oui! J'ai bien mis la batterie à l'envers dans l'appareil. Bon sang, ça fait je ne sais pas combien de temps que les fabricants ont inventé les détrompeurs, Fuji vous laisse sans problème mettre la batterie dans le mauvais sens.

Sur le mode d'emploi à la page 10, ils nous font même quatre beaux dessins pour nous montrer LA bonne introduction de ladite batterie, et les trois mauvaises possibles. Ils auraient mieux fait d'interdire toute erreur… Enfin, voilà, c'est comme ça.

Ah, encore une petite critique: la charge de l'appareil est un peu longue. Il faut bien compter quatre heures pour que l'appareil soit pleinement disponible. Cela dit, ensuite, il tient vraiment bien la charge, puisque vous pourrez prendre plusieurs centaines de photos sans risquer d'être à cours de jus.

Vous pouvez donc partir un week-end en vacances avec le Fuji Finepix F10 sans avoir besoin de prendre le chargeur (et le terminal qui va avec!), vous ne risquez pas la panne, à moins de passer votre temps à regarder les images sur le bel écran qui décore le dos de l'appareil.

Bon. C'est là que s'arrêtent mes critiques sur ce Fuji F10, qui est, il faut bien l'avouer, un excellent petit appareil de photo, et sur un point révolutionnaire: le bruit dans l'image, comme nous allons le voir plus bas, et comme je crois vous l'avoir déjà dit plus haut, mais j'avais l'impression que vous n'étiez pas très attentif, donc je préfère répéter.

J'écrivais donc: "commençons par faire le tour du produit"

Le Fuji F10 est un compact qui ne donne pas dans "l'ultra-compact".

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On peut le prendre partout avec soi, mais pas dans la poche d'une chemise. Son poids de 200 grammes tout rond, batterie et carte comprise, risquerait en effet de la déformer.

Son apparence alu brossé deux tons est du meilleur effet. L'appareil, éteint, voit son zoom équivalent à un 36-108 mm f2.8-5.0 rentrer dans l'appareil.

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Un volet métallique le protège alors parfaitement des agressions quotidiennes auxquelles un appareil de photo doit faire face. Une fois allumé, le zoom, sort du boîtier, et permet à l'appareil d'être disponible en moins d'une seconde, ce qui est fort agréable, et place l'appareil au niveau des meilleurs de sa catégorie dans ce domaine.

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Sur la face avant, nous trouvons encore le flash (2), bien sûr, très près de l'axe de l'objectif, et qui crée ainsi quelques fois de beaux yeux rouges (facilement corrigibles dans nos logiciels de retouche, ou évitables en partie à l'aide de l'anti-yeux rouges, mais qui fait perdre pas mal de spontanéité, vu l'éblouissement préalable du sujet (un coup de flash avant l'éclair réel, histoire de rétracter les pupilles).

Les modes flashs sont très complets:

  • Flash auto
  • Réduction des yeux rouges
  • Flash forcé
  • Flash interdit
  • Synchronisation lente
  • Synchro lente et anti-yeux rouges

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Basile, écoutant Kio à la Migros. Le flash auto donne un bon résultat.
C'est tellement génial d'avoir toujours sur soi un petit appareil!

Ne manque à l'appel que la synchro flash sur le deuxième rideau et la possibilité de diminuer la puissance du flash, mais faut pas pousser: il serait pour le moins étonnant de trouver ces fonctions sur un appareil de ce type! Sur le F11 peut-être, qui sera plus complet à ce niveau. À suivre.

Toujours sur l'avant le témoin du retardateur (2) et l'assistant(3) vert d'autofocus, en cas de très basse lumière, ce qui lui permet de se tirer pratiquement toujours d'affaire. Enfin, le petit micro sera pratique pour capturer le son lors de petites vidéos ou pour enregistrer, au format Wave, de petites annotations pour vos images (maximum 30 secondes par image, pour un poids de 480Kb).

Le dessus de l'appareil est tout simple lui aussi:

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À gauche, le bouton de mise sous tension: en 1 seconde, l'appareil sort son objectif et se trouve prêt à prendre les images.

À droite, le déclencheur (dont je reparle plus bas), entouré d'un sélecteur circulaire, permettant de passer en mode Vidéo (tout en bas), Manuel (M), Auto, ou Scènes (SP).

Le mode Auto permet moins de réglages que le mode Manuel, qui de toute manière ne laisse pas l'utilisateur choisir une priorité au diaphragme ou à la vitesse. Pour ce faire, il faut passer au Fuji F11, pas encore disponible au moment où j'écris ces lignes.

Ainsi par exemple, en mode Auto, vous aurez accès aux différents modes de flash mais pas aux modes de synchro lente, alors qu'ils sont de la partie en mode manuel. De même, la correction d'exposition ne vous est offerte également que si vous avez quitté le mode Auto.

Le mode Scène permet, via le menu, de choisir entre les modes suivants:

  • N pour lumière naturelle (scène d'anniversaires en basse lumière, sans flash puisqu'il est interdit)
  • Portrait (tons doux)
  • Paysage (tons plus saturés)
  • Sports (priorité aux vitesses élevées)
  • Nocturne (les modes de flash synchro lente seulement sont disponibles)
  • Pose longue (de 3 à 15 secondes)

Notez que lorsqu'on est en mode Scène, un appui sur la touche menu à l'arrière de l'appareil sélectionne automatiquement le menu des scènes disponibles. C'est très pratique et rapidement mis en œuvre, sauf en ce qui concerne la pose longue, qui demandera de passer en mode nocturne, ce qui imposera selon moi le recours au manuel tellement il est compliqué à trouver.

L'arrière de l'appareil est fort bien agencé également:

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À gauche (1) l'écran de 2.5 pouces, 115'000 pixels, s'avère bon à l'intérieur, mais comme toujours, pose quelques problèmes en plein soleil. Impossible en ce cas de véritablement bien savoir ce que l'on vise si l'on prend un paysage. Notez qu'aucun viseur optique n'est disponible.

Le commutateur de zoom (2) passe de la position grand-angle (équivalent 36 mm) à la position Télé (équivalent 108 mm) et réciproquement en un peu plus d'une seconde. Pousser le zoom d'un petit chouïa est possible sans trop de problème, mais avec un peu d'habitude vue comme toujours la petite inertie des systèmes électriques. Ah, ce qu'on aime les bagues manuelles des reflex!

Le bouton de visionnement des images (3) est situé sous la petite diode d'enregistrement des images. Une fois que l'on est en mode "visionnement", une simple pression sur le déclencheur nous fait repasser en mode "prise de vue".

Notez que le bouton DISP/BACK permet d'afficher plus ou moins de renseignements sur l'image. Ainsi, vous pourrez avoir

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La dernière visualisation affichée ci-dessus est appelée "Assistance post photo" et est censée pouvoir nous permettre de comparer l'image actuelle avec les trois plus récentes.

Ouais… Bof. Je ne vois pas bien la réelle utilité de la chose. J'aurais préféré voir un histogramme par exemple.

En mode "avec informations", lorsqu'on enfonce partiellement le déclencheur, la vitesse et le diaphragme viennent prendre la place du reste des informations. Parfait tout ça.

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Le Pad est bien pensé.

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Chaque point cardinal active sa propre fonction en mode prise de vue:

  • à l'est, les fonctions flashs, dont j'ai déjà parlé plus haut
  • au sud, le retardateur (off, 2 secondes, 10 secondes)
  • à l'ouest, l'activation de la fonction macro, qui permet d'approcher à 7,5 cm en position grand-angle et 30 cm en position télé.
  • au nord, l'éclaircissement ou non de l'écran LCD

En mode visualisation, le pad sert bien entendu à passer d'une image à l'autre, ou à se déplacer lorsque l'on zoome dans l'image.

Un clic vers le haut permet de lancer un effacement de l'image en cours.

Le bouton central du Pad sert à appeler les menus, et à valider les options choisies. Ces menus sont d'ailleurs un peu fouillis à mon avis, et sont composés d'icônes peu parlantes. Heureusement une barre de texte vous en dit plus sur la commande sélectionnée.

Le bouton de fonction (4) vous amène immédiatement à trois réglages importants:

  • la résolution liée à la compression. Sont à disposition:
    • 6M F (6MP, 2846 * 2136)
    • 6M N (6MP, compression JPEG plus élevée, 2846 * 2136)
    • 3:2, assez étonnant: nous retrouvons le format des reflex (hors Olympus qui est parti sur le 4:3). La résolution passe à 3024 (la largeur augmente, ce n'est pas qu'un bête recadrage) * 2016.
    • 3M: 2048*1536
    • 2M: 1600*1200
    • 0.3M 640*480

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  • le réglage de la sensibilité ISO, de 80 à 1600 ISO, et comme je l'ai déjà écrit et je vais le répéter plus bas, toute cette échelle est réellement utilisable, ce qui est incroyable à l'heure où j'écris ces lignes, sur un compact.

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  • le "FinePix Couleur", soit le type de rendu au niveau du contraste et de la saturation (standard, type diapositive soit avec un contraste plus grand, et noir et blanc). Cela dit, est-ce que cette finesse a vraiment sa place en raccourci? Pas sûr. J'aurais préféré trouver ici la balance des blancs par exemple

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C'est un peu le principe des compacts Canon, j'aime bien ces raccourcis fort agréables.

En mode vidéo, le bouton "fonction" donne accès immédiat à la résolution de prise de vue et en mode visualisation, ce même bouton sert à sélectionner l'image pour une impression DPOF, disponible comme il se doit.

Au-dessus de l'appareil, rien de plus que le compartiment à batterie, ainsi que le traditionnel filetage pour un pied.

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Oui je sais, je vous ai déjà montré cette image en début d'article,
mais dans un autre contexte

Enfin, sur la gauche de l'appareil, nous trouvons la prise pour connecter le terminal. Le câble USB ne peut absolument pas se brancher directement sur cette connectique. Comme je l'ai déjà dit, pour le moins étonnant.

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L'autofocus: performant et complet

Le petit Fuji F10 est rapide. Moins d'une seconde pour être disponible comme je l'ai écrit au début.

La mise au point est très rapide, et en cas de basse lumière, un petit illuminateur vert vient faire aider l'appareil à trouver le point de netteté. Et au besoin, vous pouvez faire en sorte que la zone de mise au point soit comprise entre 1 m et l'infini, ce qui raccourcit encore le temps nécessaire au travail de l'autofocus. Mais il faudra la trouver cette fonction dans les nombreuses options des menus pas toujours très clairement présentés.

La rapidité n'est pas tout, la précision est également importante, et là, le Fuji donne entière satisfaction.

Nous trouvons trois modes autofocus: OneShot centré, avec mise au point sur un collimateur central, One Shot multi, avec mise au point sur le sujet le plus proche (bof bof, préférez le One Shot central, puis recadrez, ça ira plus vite!) et une mise au point en continu, sur le sujet central. Pratique pour les scènes d'action, sachant que l'appareil peut prendre des rafales de 40 images. Bon, je précise que j'ai pu le faire, en qualité maximale, sous-entendant que je prenais une image toutes les deux secondes.

Deux modes rigolos sont disponibles: les trois premières ou les trois dernières images.

Ce dernier est plus intéressant: vous prenez une rafale, cette fois à peu près à 2 images seconde, et dès que vous relevez le déclencheur, les trois dernières images seulement sont enregistrées.

Cela dit, tant le mode rafale que le choix du type d'autofocus se choisissent dans les menus. On aurait par exemple apprécié de retrouver le dernier dans les raccourcis du bouton fonction.

Un calcul de l'image sur 64 zones

Fuji nous offre les trois modes de calcul de la lumière: matriciel (64 zones), prépondérance centrale et moyenne. Remarquez que sur le F10, nous parlons ici de "photométrie". Étonnant, et pas facile à trouver dans l'index ou dans le mode d'emploi, si l'on ne sait pas que c'est cette dénomination que le fabricant a choisie.

Une correction d'exposition est disponible également, par pas d'1/3 d'IL, de plus 2 à moins 2 IL.

Personnellement, sur ce type d'appareil, j'ai une méchante tendance à me mettre en mode matriciel. Et je dois dire que je ne suis pas déçu, les résultats sont bons.

Oui, sur ce point, rien à dire, Fuji fait du très bon travail.

Qualité de l'image: excellente

Un autofocus performant, un calcul de la lumière qui l'est tout autant, c'est très bien.

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J'ai adoré ce ciel, vendredi 25 novembre 2005, sur l'autoroute Lausanne Yverdon.
Hop, un petit arrêt à l'aire de Bavois, et on immortalise. Remarquez que les couleurs sont réellement bien rendues, et correspondent, malgré ce que l'on peut croire à la réalité. C'était beau hein? Et c'est pour ça que ces petits appareils sont si pratiques. On les a toujours avec nous, et ils sont toujours prêts au service.

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Le château de Bavois, en passant, toujours depuis l'autoroute.

Il me faut ajouter une bonne réactivité: même si l'on n'est bien entendu pas au niveau d'un reflex, on est très loin des photos qui se prennent effectivement plus d'une seconde après avoir déclenché. Ici, on est à environ 1/2 seconde, mise au net compris si l'on est dans de bonnes conditions lumineuses, ce qui reste parfois long, mais qui permet d'avoir tout de même le plus souvent le sujet que nous voulions prendre et pas tout autre chose, comme c'est encore si souvent le cas avec les compacts. Et si la mise au point est déjà faite, on est encore plus court.

Le piqué est bon pour ce type d'appareil, sans être exceptionnel. J'aimerais avoir un poil plus de netteté à l'infini.

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Un détail de l'image ci-dessus, taille réelle.

 

Mais je me permets d'insister, ce qui est assez incroyable avec cet appareil, c'est vraiment cette incroyable capacité de prendre des images jusqu'à 1600 ISO avec un bruit certes présent, mais parfaitement maîtrisé.

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I600 ISO, je le jure!

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En taille réelle, la même image, donc toujours en 1600 ISO!

Jusqu'à 400 ISO, nous sommes parfaits, puis à 800 le bruit apparaît, mais franchement, pas plus que sur mon D2X, voire parfois moins. Et ce qui est incroyable, c'est qu'il ne s'agit pas ici d'un artifice du constructeur, qui ramollirait l'image pour cacher le grain. Non, les détails sont encore bien là.

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Félix, mon petit 3e, à 800 ISO. Le fait de pouvoir se passer de flash permet des ambiances sympathiques.

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Taille réelle. L'image était prise au 26e de seconde!

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Toujours sans flash, Mathieu, Théodore, Félix, et Gene de dos.
Toujours à 800 ISO. Le calcul de la lumière s'en sort vraiment bien, avec la forte luminosité de la fenêtre à l'arrière-plan. Notez la lueur verdâtre en provenance du Néon, situé à gauche sous l'évier de ma maman.

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Allez, un dernier exemple pour la route que j'aime bien.
Toujours 800 ISO, toujours pas de flash, f2.8, 73e de seconde.
Bon, Félix n'est pas hyper net, mais les couleurs sont intéressantes.

Oui, lorsque vous partez avec le Fuji dans la poche, vous n'avez pas vraiment peur de rater l'image de votre vie parce que vous êtes sur un appareil de dépannage. Vous allez prendre de vraies photos, qui vous satisferont pleinement, je peux vous l'assurer.

Certes, j'aimerais un zoom un peu large, on prend des habitudes que voulez-vous, mais bon, un 36-108, ce n'est pas trop mal après tout.

Une vidéo de la partie, évidemment

Je ne vais pas m'étendre sur la partie vidéo, que personnellement, je n'utilise jamais. Mais comme je sais que ça en intéresse certains, je précise que les modes disponibles sont:


• 640 x 480 pixels, 30 images par seconde
• 320 x 240 pixels, 30 images par seconde

Le temps d'une vidéo n'est limité que par la capacité de la carte.

Le Fuji et le Mac

Le Fuji Finepix F10 est totalement reconnu par MacOX X. Il monte sur le bureau, ce qui est fort agréable, et Transfert d'image le voit bien, ce qui permet de transférer les images soit par glisser-déposer, soit par un transfert via l'utilitaire d'Apple.

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Fuji livre FinePix viewer, un catalogueur qui ne m'a l'air pas trop mal, et qui permet lui aussi le téléchargement des images, et leur vue en vignette, en taille réelle et en diaporama.

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Nous trouvons aussi FinePix ImageMixer, qui permet de créer des albums sur CD ou DVD. Il s'agit pour ce programme d'une version limitée. Ainsi par exemple, si l'on veut créer un DVD, il faudra acquérir une licence du produit.

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En conclusion

Le Fuji Finepix F10 est un appareil à la fois exceptionnellement bon, et agaçant.

Agaçant par sa connectique compliquée, par ses menus qui sont parfois fouillis et qui demandent souvent un plongeon dans le mode d'emploi, il étonne par ses qualités photographiques dignes, au niveau du rendu, et en particulier au niveau de la gestion du bruit, des reflex, ce qui après tout est certainement le plus important.

La suppression du viseur optique qui laisse sa place à un grand écran 2.5 pouces (Dieu qu'il fait grand cet écran, sur un si petit appareil) n'est pas gênante. De toute manière, dans ces viseurs de compacts, on n'y voir pas grand-chose. N'empêche, en plein jour, il est vraiment difficile de savoir si l'image que l'on pris ou que l'on est en train de prendre est vraiment nette. Et parfois, mais c'est rare, on constate que l'autofocus s'est trompé, mais on s'en rend compte à la maison, bien plus tard. Eh oui, rien ne remplace à ce jour le vrai viseur d'un bon reflex haut de gamme.

Un F11 va sortir bientôt, qui apportera les modes M, P, A, et S, pour mieux encore maîtriser l'image. Mais tel quel, le Fuji F10 est un excellent choix, qu'on se le dise.

Et comme justement le F11 est derrière (qui a priori n'apporte pas grand-chose, je vous tiendrai au courant) il se pourrait que quelques offres soient intéressantes, juste avant Noël.

Qu'on se le dise, encore une fois!

 


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