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Nikon D2X, la photo au cube

Déjà lors du test du D1X, j'avais écrit que j'avais une certaine angoisse de tester cette bête magnifique, mais un peu inquiétante, de par les fonctions innombrables qui la composaient.

Le D2X n'est pas non plus un cadeau à présenter, même si j'ai eu un grand bonheur à le faire. Il est clair que je ne vais pas arriver à en faire le tour exhaustif, c'en est même frustrant, mais je vais vous proposer de vous faire partager mon expérience de plusieurs mois avec cet appareil.

J'ai toujours apprécié les qualités des reflex numériques Nikon, D100 excepté. J'ai parlé ici en humeur du D1, j'ai testé là le D1X, puis suis passé sur Canon, Nikon n'évoluant pas assez vite, en tout cas pas assez vite pour satisfaire mon impatience chronique.

J'ai testé ici ensuite le Canon EOS 1D Mark 2, qui m'a enchanté au premier abord, mais m'a posé d'énormes problèmes en piqué et en netteté ensuite. Vous pouvez lire ici et ce qu'il en est.

Lorsque j'ai vu la présentation dans les journaux du D2X, je me suis dit qu'il s'agissait là peut-être de l'appareil de mes rêves. J'ai vu quelques exemples, lu plusieurs commentaires élogieux, puis me suis décidé une deuxième fois à basculer d'un monde vers un autre.

Le Nikon D2X est un objet assez merveilleux, qui selon moi correspond parfaitement à ce que dit Nikon de cet appareil: "Le D2X est bien plus que la somme de ce qui le compose, c'est un concept".

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Présentation de l'appareil

Disons-le tout net, contrairement à d'autres, Nikon est parti d'une page blanche, mais avec tout son savoir-faire, pour concevoir les boîtiers D2. L'appareil, sorti d'abord sous la dénomination D2H, puis D2HS, fait partie d'une famille n'a plus rien à voir avec celle de ses ancêtres D1, même si, et c'est heureux, le possesseur d'un boîtier de cette dernière n'aura aucun mal à passer vers le petit nouveau.

Ça faisait un moment que nous l'attendions, ce D2X. Voyant sortir sur le marché le D2H, qui lui ressemble fortement, mais doté d'un capteur "sportif" de 4 millions de pixels seulement, nous savions tous que la version X allait sortir tôt ou tard, puisque Nikon nous a habitués à une version H pour le sport, et une version X pour la haute définition. Il se trouve qu'ici, nous avons le beurre et l'argent d'ycelui, puisque, comme nous allons le voir, l'appareil haute résolution, déjà très rapide, puisque capable de prendre une rafale de 17 images en Raw (NEF pour Nikon Electronic File), 22  en JPEG, à 5 images seconde en 12.4MP, peut sans problème se transformer en bête de course et passer, en diminuant la surface de prise de vue du capteur et en se concentrant sur son centre, à 8 images/seconde, en rafales de 30  NEF ou 36  JPEG fins, en 6.8 millions de pixels.

Je reparlerai de cette fonctionnalité plus en détail plus loin dans cet article.

Cet appareil n'est pas une adaptation réussie d'un boîtier argentique, nous avons à faire à un appareil pensé directement pour le numérique, sans aller toutefois à remettre en question le rapport largeur 3:2 des images (et donc du capteur), comme l'a fait Olympus avec son système qui lui a franchi le pas (est-ce bien vu? l'avenir nous le dira) et nous offre des images plus carrées, de type 4:3.

Personnellement, je préfère le format 3:2, qui me convient mieux pour mes cadrages, la télévision et son 16:9 tend d'ailleurs à sortir s'affranchir du 4:3, ce qui n'est peut-être par pour rien. Cela dit, il existe des formats photographiques totalement carrés, donc…

Ce capteur, un CMOS de taille APS, 23.7 x 15.7 est doté de 12.84 millions de photosites au total, 12.4 millions d'entre eux étant effectifs.

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Image site Nikon dédié au D2X

 

Cela nous place pile poil entre le capteur 1.3 du Canon EOS 1D Mark 2 (8 MP) et celui de son grand frère, le Canon EOS 1DS Mark 2, "full-frame" (24/36 d) de 16 MP.

Le rapport d'agrandissement des objectifs montés sur le D2X est x 1.5 en mode normal, x 2 en mode "haute vitesse" (Cadence Ultra).

Ce taux d'agrandissement (un 17-55 devient un 25-83) est à la fois un avantage, pour les photographes animaliers ou sportifs qui voient leurs focales jamais assez longues devenir gratuitement plus puissantes, et un désavantage pour ceux qui adorent les très grands-angles, qui n'en sont plus tout soudain. Eh oui, rien n'est simple dans la vie.

La taille des photosites est de 5.49 x 5,49 µm, ce qui est plus petit que ceux du Canon Mark 2 DS par exemple, qui a plus de pixels mais sur une plus grande surface, ou encore du Mark 2 tout simple qui, lui, ne propose que 8 MP et en plus sur une surface plus grande aussi.

Or, il se trouve que plus les photosites sont grands, plus ils sont dynamiques, et réduisent le bruit. Il y avait donc de quoi avoir peur de voir autant de pixels sur un capteur plus petit que celui des Canon haut de gamme. Nous verrons plus bas que Nikon nous rassure immédiatement, et prouve que le traitement du signal a une importance primordiale sur l'image finale.

Le tour du boîtier

Je vais maintenant faire le tour du boîtier physiquement, ce qui me permettra de vous donner en même temps mes impressions sur la technologie embarquée, ses avantages, et parfois ses inconvénients, au fur et à mesure de la visiste.

Commençons par l'aspect extérieur.

De par son châssis en alliage de magnésium, le D2X est d'une rigidité à toute épreuve. son grip est tout à fait agréable, même si certaines poussières sont parfois difficiles à essuyer.

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Son poids? Avec batterie, sangle et carte CompactFlash: 1.277 kg. Avec un zoom 12-24 Nikor, nous montons à 1.845 kg. Ce n'est pas rien, mais c'est moins lourd de 300 grammes que le 1D Mark 2, ce qui, à la fin d'une journée, peut être bien agréable.

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Illustration tirée du site Nikon dédié au D2X

Mais c'est lourd, nous sommes d'accord. Que voulez-vous, il faut que cet appareil tienne les chocs dans les mains des professionnels, qu'il supporte les embruns (l'appareil est entièrement tropicalisé), tout cela se paie.

Et puis, le poids, rappelons-le, est gage de stabilité, qui évitera un certain nombre de bougers désagréables dans des conditions difficiles.

Commençons maintenant à regarder de plus près les commandes.

Comme tout appareil reflex pro qui se respecte, le D2X est doté de deux déclencheurs. Un, le standard, pour l'orientation paysage, est situé bien entendu sur le dessus du boîtier, le second est situé en bas à droite, mais se trouve être sur le dessus de l'appareil lorsqu'on prend des photos en orientation portrait.

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Remarquez que le déclencheur vertical peut être verrouillé, pour éviter de prendre des images accidentellement.

Ces deux déclencheurs sont tout simplement parfaits au niveau de leur sensibilité. Comme toujours, en mode autofocus "One Shot", il suffit d'appuyer à mi-course sur l'un d'eux pour mettre au point, puis d'enfoncer le doigt à fond pour prendre la photo.

Et là, oubliés les problèmes de certains compacts (encore heureux!): la latence au déclenchement n'est que de 37 millièmes de seconde, ce qui signifie qu'elle est imperceptible, comme elle l'est sur les bons reflex argentiques. C'est d'ailleurs la moindre des choses pour un appareil de ce prix, mais cela fait tellement de bien lorsque l'on est à ses commandes.

Deux déclencheurs, quatre molettes. Normal, que ce soit dans un sens ou dans l'autre, les parmètres doivent être changés du bout de l'index et du pouce, pas de raison que les choses soient différentes quelle que soit la tenue de l'appareil. Le crantage est excellent, ni trop dur, ni trop mou.

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Sous le pouce également, disponible sans problème "à l'aveugle" avec un minimum d'habitude, les traditionnels boutons d'activation de l'autofocus (AF-ON), que je n'utilise jamais, le déclencheur à mi-course étant bien plus pratique, et surtout le bouton AE-L AF-L, mémorisateur de mise au point et de mémorisation de mise d'exposition auto, souvent oublié des utilisateurs de base, et pourtant présente même dans les appareils reflex de bas de gamme. Il faut dire que les programmes P et calculs de la lumière sont tellement performants… N'empêche, en spectacle par exemple, on choisira un calcul de la lumière spot, ou au pire pondérée centrale, on vise le sujet que l'on veut voir éclairé correctement, on presse sur le déclencheur à mi-course, on mémorise à l'aide de la touche AE-L AF-L, on recadre et l'on est sûr que notre sujet sera à la fois net et parfaitement éclairé (non pas tout blanc comme on le voit tellement souvent sur les photos basiques).

Bref, cette commande AE-L AF-L est tellement importante qu'il est indispensable qu'on la trouve sous le pouce, même l'œil collé au viseur. C'est évidemment le cas, parfait.

Autre élément important à pouvoir manier sans avoir à le regarder: le sélecteur multi-directionnel situé à l'arrière du boîtier.

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Ce pad, sensible "juste comme il faut", permet de sélectionner à la volée la zone AF désirée, et en mode lecture, de passer du mode plein-écran au mode vignette (un clic sur son centre suffit), de passer d'une image à l'autre, et en mode plein-écran, de passer les différentes pages de renseignements donnés par l'appareil, y compris l'histogramme, les zones éventuellement brûlées, dans ces deux derniers cas, pour chaque canal, si désiré (avec l'aide d'un clic sur le bouton "imagette").

Contrairement à la molette crantée arrière de Canon, on ne risque pas, même en position déverrouillée, de gâcher une image voire toute une série, parce qu'on a imposé une correction d'exposition sans le vouloir.

Personnellement, je ne verrouille jamais ce pad (sinon, pourquoi le fabriquant le met-il à disposition?) et il ne m'arrive jamais d'accident: au pire, par erreur, je sélectionne le mauvais capteur AF, mais ça se voit immédiatement par l'illumination de ce dernier en rouge dans le viseur. L'accident est impossible, et la concurrence canonienne sur ce point devrait en tirer quelques leçons.

Ce pad permet encore de naviguer dans les menus (ah, quel confort ces menus mes amis, nous en reparlerons plus bas), de nous faire défiler les textes longs dans l'aide intégrée (mais oui!).

Et puisque je parle de la correction d'exposition (+/-), j'en profite pour préciser qu'il suffit, pour la mettre en pratique, de déplacer l'index du viseur vers le bouton dédié, puis d'actionner la molette avec le majeur, pour corriger de -5 à +5 IL, par pas d'un tiers d'IL (ou par pas d'1/2, ou même 1IL, selon réglage dans les fonctions personnalisées).

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Oui je sais, j'ai déjà montré cette image plus haut, mais c'était
pour illustrer le déclencheur. Désolé…

Cette fonction n'est pas doublée vers le déclencheur principal.

Cette fonction est pratique se trouve être évidemment signalée clairement dans le viseur. Il faudra veiller nonobstant à ne pas oublier ce genre de "déréglage" lors des photos suivantes, il va de soi.

La touche "Mode"(voir figure précédente) permet, toujours en relation avec une molette, de passer des traditionnels modes:

  • P pour "tout automatique" (qu'est-ce qu'il fonctionne bien, ce mode!)
  • A pour priorité au diaphragme
  • S pour priorité à la vitesse
  • M pour manuel

Aucun mode "Scène" n'est disponible. Étrange? Ben non, cet appareil de photo s'adresse à des photographes avertis, qui savent ce qu'ils font. En sport, ils passent en mode S, mettent l'autofocus en continu, rafale rapide, et montent les vitesses, en portrait, ils changent pour le mode A, afin de jouer avec le diaphragme et la profondeur de champ, pas besoin de préréglages tout faits.

Notez que cette touche "Mode" se voit sérigraphiée également en rouge affichant le texte "Format". C'est le système des deux touches bien connu de tout nikoniste: pour formater la carte, on clique sur les deux touches rouges pendant deux secondes, l'afficheur supérieur affiche un "For", il ne reste qu'à confirmer par un deuxième appui sur ces mêmes touches.

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C'est pratique, rapide, et hyper sûr. Celui qui efface sa carte par accident ne mérite même pas ma considération.

Je suis donc passé du coup, un peu sournoisement de l'autre côté du viseur (dont je vais reparler plus loin, il le mérite), vous l'avez remarqué. Ce deuxième bouton "Format" est également, lorsqu'on n'appuie que sur lui, un bouton "corbeille". Là aussi, nous sommes dans le simple et l'efficace: en mode prévisualisation (juste après avoir pris la photo, l'image peut rester plus ou moins de temps affichée à l'écran), ou visualisation, il suffit d'enfoncer ce bouton. Une alerte apparaît sur l'écran. Vous recliquez sur le même bouton et l'image est détruite. C'est tellement simple et sûr qu'on se demande encore pourquoi certains font dans le tellement plus compliqué.

Comment? Pour éviter les accidents? Peut-être, mais à force, on rend les choses bien pénibles dans la plupart des cas.

Le bouton juste à gauche de la corbeille, vous l'avez deviné, permet d'afficher les images sur l'écran ACL.

Un écran arrière de grande classe pour des menus grandioses

La concurrence l'a compris (le Canon 1D Mark 2N s'y est enfin mis), un écran, plus il est grand, plus il rend service!

Celui du Nikon est un 2.5 pouces de diagonale, TFT, pour 235'000 pixels.

Je le rappelle? Non… Si? Bon d'accord…

Un écran de reflex n'affiche pas l'image que vous allez prendre. Il ne voit pas à travers l'objectif. C'est dommage peut-être, mais c'est comme ça. Il ne sert qu'à afficher les images déjà prises, ou les menus. C'est tout.

C'est clair? Ok, on passe à la suite.

Cet écran est à l'abri des rayures grâce à un petit plastique transparent.

Cette protection est véritablement un plus chez Nikon! Cela coûte tout de même moins cher de la changer que de racheter un écran ACL! Et vraiment, elle ne gêne aucunement la bonne lecture des menus ou des images. Alors… Qu'est-ce que d'autres attendent pour nous en proposer une sur leurs boîtiers pros? En plus, comme elle est légèrement proéminente, elle protège également le deuxième écran LCD du bas, du frottement contre les habits.

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Bref, j'en connais qui se dépêcheront de l'enlever, moi, je la laisse en permanence.

La visualisation des images est toute simple: plein écran ou vignettes. En mode plein écran, il est possible d'afficher en surimpression 8 pages d'informations à l'aide du sélecteur multi-directionnel.

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Trois exemples de pages parmi les 8 proposées
Tiens, mais c'est Mme Caplan sur la photo dites!

Il est possible de zoomer jusqu'au plus infime détail sur l'image, pour s'assurer de la netteté de celle-ci. La lecture ne pose pratiquement jamais de problème, sauf en plein soleil, comme c'est toujours le cas d'ailleurs avec ce type d'écrans.

Cet écran sert bien entendu à afficher les menus de l'appareil. Ces derniers sont tout bonnement exceptionnels d'ergonomie et répartis en 5 pages:

  • visualisation, pour tout ce qui concerne l'affichage des images sur la carte

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  • prise de vue, pour tout ce qui concerne les commandes de création des fichiers, dossiers, qualité et taille de l'image, balance des blancs, réduction du bruit, correction des tons, espace colorimétrique (Adobe RVB et sRVB) que l'on peut combiner avec des trois modes couleur (portrait, nature, et un spécial "forte retouche en vue") et j'en passe…

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  • réglages personnalisés (41, et encore, il y a des sous-réglages) qui permettent de mettre l'appareil à votre service jusque dans les plus petits détails. Heureusement, ces fonctions sont décrites en toutes lettres (qu'on est loin des fonctions personnalisées des appareils argentiques!) et certaines d'entre elles sont même documentées par une aide en ligne. Elles sont divisées en six groupes de base: a) autofocus, b) Mesure exposition, c) Temporisation/Mémorisation AE&AF, d) Prise de vue/affichage, e) Bracketing/flash, f) Commandes.

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Notez que vous pourrez sauvegarder jusqu'à 4 jeux de réglages personnalisés, ce qui permettra aux agences de partager un boîtier entre plusieurs photographes, qui retrouveront immédiatement leurs marques, en sélectionnant leur jeu propre.

  • configuration de l'appareil

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  • réglages récents, qui est un vrai petit bonheur: et pourquoi n'y a-t-on pas pensé avant? Rendez-vous compte, l'appareil se souvient des 8 dernières commandes effectuées dans les menus, ce qui est bien pratique! En effet, si l'on a déréglé l'appareil, et que l'on ne se souvient plus de ce que l'on avait fait, hop, un petit tour par ce menu et vous vous retrouvez rapidement au réglage à remettre en ordre. Évidemment, les commandes fréquemment utilisées sont également facilement réutilisables par le même canal. Vraiment pratique, tout ça.

Notez que si les commandes inversées Canon ne m'ont jamais dérangé, je ne peux que remercier les spécialistes en ergonomie de chez Nikon d'avoir réussi à nous permettre de gérer la complexité de ce boîtier avec facilité, via ces menus tout à fait remarquables.

Les 4 boutons situés verticalement à gauche de l'écran permettent de gérer à la fois les menus, la vue des images (loupe, verrouillage) ainsi que l'aide intégrée à certaines commandes de menu.

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Deux écrans LCD pour tout savoir

L'afficheur supérieur, situé à droite sur le boîtier, affiche les renseignements sur le mode utilisé (P, A, S, M), le nombre d'images prises et restantes, le collimateur autofocus actif, la sur ou sous-exposition, ainsi que la vitesse et le diaphragme en temps réel, le mode de flash, l'état de la batterie, la balance des blancs, l'indicateur de bracketing, et j'en passe.

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Un deuxième afficheur LCD est situé au dos de l'appareil, sous l'écran principal compose l'écran de contrôle arrière.

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Il affiche en particulier les réglages ISO, Qualité, Balance des blancs, que l'on règle à l'aide de la molette en appuyant sur le bouton situé juste sous l'afficheur, le jeu de réglages personnalisés activé, parmi d'autres.

Notez que comme il se doit, ces deux écrans LCD peuvent être éclairés en cas de besoin, ou dès que l'on touche un bouton (selon vos choix dans les fonctions personnalisées).

Puisque nous en sommes au dos de l'appareil, continuons la visite sans faire de détour. Nous trouvons également, à droite de l'écran que je viens de décrire, la touche d'enregistrement pour les annotations des images (pas de vidéo sur un reflex, je vous le rappelle au cas où…). Une annotation ne peut dépasser 60 secondes, ce qui me semble largement suffisant.

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Vous pouvez annoter une image lors de sa visualisation, ou automatiquement lorsque vous la prenez. Vous l'écoutez ensuite via le petit haut-parleur intégré.

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Tout à droite de l'appareil, le compartiment pour la carte CompactFlash.

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Dommage qu'un deuxième slot pour carte SD ne soit pas de la partie, comme sur les Canon professionnels. S'il est possible de stocker du RAW associé à son JPEG, le fait de pouvoir les mettre sur des cartes séparées à la volée est tout de même un plus que l'on ne retrouve malheureusement pas sur le Nikon. Je comprends mal son absence, à vrai dire. N'allez pas me dire que c'est par manque de place tout de même!

Il me reste un dernier commutateur à vous décrire sur l'arrière de l'appareil, et ce n'est pas le moindre, associé qu'il est d'ailleurs à son petit frère, situé lui à l'avant du boîtier.

Un autofocus performant mais un peu complexe

Le Nikon D2X est doté du meilleur système autofocus sur le marché, c'est enfoncer des portes ouvertes de le dire. Il s'agit du multicam 2000, une vraie merveille de précision, qui se trouve être sensible même dans des situations difficiles au niveau lumière, avec ses onze zones, dont 9 en croix.

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Notez que les deux collimateurs gauche et droite
ne sont pas utilisés en haute vitesse (taille du capteur réduite)

J'ai eu quelques problèmes de netteté (c'est le moins que l'on puisse dire!) avec mes Canon 10D (au point que celui-là, j'ai toujours refusé de le tester sur Cuk.ch) et EOS 1D Mark 2, rien de tel avec ce Nikon, je suis bien obligé de l'avouer. Les photos sont nettes, vraiment nettes, pas de léger flou sur les portraits par exemple, même en taille réelle. C'est un réel plaisir.

Nous verrons d'ailleurs que non seulement cet autofocus est précis, mais il est bigrement rapide!

Précis, rapide, mais… complexe, puisque nous trouvons deux commutateurs pour le piloter:

À l'avant du boîtier, le premier, qui permet, traditionnellement, de passer du mode manuel (M) au mode C (continu) ou S (One Shot: on met au point à l'aide du déclencheur à moitié enfoncé, on décale le réglage au besoin, et l'on déclenche en enfonçant le doigt à fond). Rien de neuf à ce niveau.

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À l'arrière, le plus difficile à appréhender deuxième commutateur…

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... et ses 4 modes, de bas en haut:

  • sélectif (vous choisissez le capteur à l'aide du sélecteur multidirectionnel;
  • dynamique (l'utilisateur choisit un collimateur, mais l'appareil s'en sort tout seul si le sujet se déplace);
  • dynamique groupé (idem précédent, mais avec une zone plus large puisque les collimateurs sont groupés par trois ou cinq);
  • dynamique avec priorité au sujet le plus proche (plus traditionnel)

Pas moins de 8 fonctions personnalisées permettent encore plus de finesses, mais moi, déjà là, sans aller bidouiller dans ces fonctions, je n'utilise que rarement toutes les possibilités. Et si je le fais, je dois bien réfléchir pour me rappeler à quoi correspondent ces 4 pictogrammes (en particulier les trois derniers) peu explicites. Heureusement, l'affichage dans l'écran LCD supérieur est plus parlant.

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N'empêche… Bon, personnellement, j'utilise le système sélectif (avec choix du collimateur ou plus souvent, mise au point au centre et décalage du cadrage), ou dynamique groupé en mode prise autofocus continu, lorsque le sujet se déplace.

Bref, ce qui importe, c'est que quel que soit le système choisi, le Nikon donne entière satisfaction.

Une exposition parfaite, une qualité exceptionnelle mais…

Le petit sélecteur, situé à droite du viseur, permet de choisir entre les mesures matricielle, pondérée centrale (sur un cercle de 8 mm de diamètre), et spot (sur un cercle de 2 mm de diamètre, correspondant à 2 % de l'image).

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Le D2X utilise une matrice à 1005 zones pour gérer l'exposition, avec des milliers de situations les plus diverses embarquées dans la mémoire de l'appareil, qui seront comparées instantanément avec l'image que vous êtes en train de prendre.

Tous les spécialistes savent très bien que Nikon est l'un des meilleurs, voire le meilleur, au niveau du calcul de l'exposition. Mais… Commençons par le détail qui fâche.

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Détail d'une image prise en forêt, à l'ombre des arbres donc, mais
avec un rayon de soleil sur le visage de mon fils. Des zônes sont brûlées.
Il aurait fallu tirer en Raw… Zut.

Mais nous nous trouvons ici face à ce qui est pour moi le seul défaut de cet appareil: la souplesse de son capteur. À l'heure où Fuji nous fournit, avec son S3 Pro, des images détaillées en haute et basse lumière pouvant supporter du -3 à +3 IL, le Nikon a une tendance, parfois, à brûler les hautes lumières et ne supporte pas beaucoup plus que -2 à +2 IL. C'est même un maximum, en particulier dans les hautes lumières! Certes, il s'agit-là d'un défaut rédibitoire des appareils numériques, mais Canon, avec ses Mark 2, fait ici un petit peu mieux il me semble. Et comme je viens de le dire, Fuji nous prouve que le progrès à ce niveau est en marche.

Des exemples comme celui que vous voyez à la figure précédente, sont rares, mais pas accidentels, puisque sur une série d'images que j'ai prises dans la même situation, plusieurs avaient le même défaut.

Certes, il est possible d'aller bidouiller les courbes dans l'appareil, à l'aide de Nikon Capture (voir plus bas), mais je ne le fais pas. J'imagine que si les ingénieurs de Nikon n'ont pu faire mieux, je ne vois pas comment j'y arriverais moi-même. N'empêche, dans certaines conditions difficiles, il faudra passer en Raw, ou alors sous-exposer de 2/3 d'IL.

Ou alors passer par un petit bracketing, histoire d'essayer d'assurer.

Ce bracketing d'ailleurs est disponible sur 9 images. Moins si vous le désirez.

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Pour le reste, au niveau calcul de la lumière, nous avons des résultats assez exceptionnels. Vous pouvez d'ailleurs vous en rendre compte sur la galerie consacrée à la dernière Cuk Day, ici, ou celle sur le marquage du bois 2005, .

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À gauche, mode spot, à droite, matriciel.

Il me faut parler ici de la qualité absolument exceptionnelle du rendu du D2X. Tous ceux qui l'ont eu dans les mains sont d'accord sur un point: nous avons l'impression, lorsque nous regardons une image à l'écran, paradoxalement d'avoir une photo en papier sous les yeux. C'est tellement exceptionnel, ce sentiment, qu'il est difficilement explicable.

Nikon a fait ici tout bonnement un travail exceptionnel voyez plutôt:

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Ici, le chef François Forestier, dans ses oeuvres.
Aucune correction, mode programme.
Cliquez sur l'image pour l'avoir en plus grand, je vous en supplie
(et encore, nous sommes loin de la taille originale!)

Autre particularité: la gestion des rouges, souvent tellement difficile en numérique. Nikon s'en sort plutôt bien.

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3 images tirées du Jeu de Noé, de François Forestier,
le rouge des costumes (larges, heureusement pour Mme Cuk, fin du 8e mois!)
sont parfaitement bien restitués.

Puisque nous parlons des couleurs, je rappelle (voir plus haut) que les espaces RVB et sRVB sont disponibles, associés à des réglages de base (portrait, nature, forte retouche) et des réglages de teintes.

Autre exemple:

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Le détail du cadre rouge donne en taille réelle:

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Ou encore:

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et son détail:

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Et puis, il me faut également parler de la balance des blancs, qui est effectuée par le capteur mais doublée par une petite lucarne de type posemètre, située en plein centre du prisme.

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Ce posemètre va vérifier que la lumière vue à travers l'objectif est bien celle qui illumine la pièce. En cas de différence, il fait ses petites moyennes.

C'est très bien. J'ai lu que certains trouvaient que parfois, l'appareil (comme tous les autres d'ailleurs) se plantait un peu souvent. Je n'ai jamais constaté d'erreur crasse, mais il est vrai que je n'ai pas fait de photo de spectacle avec cet appareil pour l'instant. Il faudrait voir comment il s'en sort avec des projecteurs rouges par exemple, et s'il fait mieux que mon 10D de l'époque qui s'était passablement planté lors d'un concert de Blues, (Blues, du nom du guitariste et contributeur occasionnel de Cuk.ch, pas de Blues "blues") au point que j'avais dû repasser toutes mes photos en noir et blanc.

Mais il est évident que dans les cas vraiment difficiles, un petit passage par des réglages fournis d'usine peut être utile (j'ai eu à le faire l'autre jour, face à une lampe à incandescence, et en même temps sous un halogène).

Dites, ça ne vous dérange pas si je vous glisse le tableau du mode d'emploi de l'appareil, pour lister ces réglages? Recopier serait un peu stupide, vous ne trouvez pas?

Les réglages disponibles sont donc les suivants:

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Cette balance se règle à via la molette avant en appuyant sur le bouton WB situé lui à l'arrière de l'appareil, sous l'écran LCD, qui d'ailleurs affiche cette donnée (reprise dans le viseur, nous en reparlerons plus bas)

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Le A signifie "balance des blancs automatique"

Cela dit, ces réglages, c'est bien joli, mais vous ne serez sûrs d'eux qu'après une pratique de assidue de l'appareil. Et du moment que vous êtes hors du "tout auto", pourquoi ne pas faire vous-même une balance personnalisée à l'aide d'un carton gris 18 %, ou plus simplement à l'aide d'une bête feuille blanche?

C'est bien entendu possible avec le D2X, et cela s'appelle le blanc mesuré. On peut stocker ses propres réglages sur 5 slots (d-0 à d-4), et les reprendre ensuite. On peut même copier une balance des blancs réussie à partir d'une photo, et la stocker dans un des slots, puis la légender.

Ah, j'oubliais, le processus de calcul de la balance des blancs est assez simple, et tout peut très bien se faire l'œil collé au viseur, puisque toutes les étapes y sont illustrées.

Vous aurez, pour vous rassurer, un "Gd" ("Good" sur l'écran LCD) clignotant au cas où tout a bien fonctionné, et un "no Gd" dans le cas contraire.

Cela dit, je me répète, chez moi, la balance des blancs automatique a presque toujours donné satisfaction à ce jour.

Notez que Nikon a eu la riche idée de crypter cette balance des blancs, peut-être (certainement) pour protéger son beau Nikon Capture, qu'il faut payer en plus (c'est la honte). Raté! Hé hé! Si au début, les concurrents ont été un peu surpris, DXO, C1 Pro, Adobe CameraRaw ou Bible ont trouvé une solution en décryptant les données.

Bien fait!

Raw ou pas Raw? ou… dis, il est bon le JPEG?

J'aurais dû titrer les paragraphes suivants "Nef ou pas Nef?"

En effet, le Nef est le Raw de Nikon, c’est-à-dire, une prise de vue sans aucune compression, brute de capteur, en 12 bits au lieu des 8 du JPEG.

Notez que mes Nef ne passent pas actuellement dans iView Media Pro, malgré Picture Project en français (de Nikon) installé (la v. 1.5.0 à l'heure où j'écris ces lignes). Cela fonctionne avec la version anglaise de Picture Project semble-t-il (la 1.5.2, toujours à l'heure où j'écris ces lignes).

Dans les cas difficiles, il est clair que le Raw peut vous sauver la mise. Par exemple, dans la photo surexposée sur le visage de Basile (voir plus haut), j'aurais certainement pu récupérer quelque chose, et la dynamique 12 bits m'aurait donnée de bien meilleurs résultats, en particulier associé à Nikon Capture, DxO, Adobe Camera Raw ou encore C1 Pro.

Toujours est-il que contrairement au Canon 1D Mark 2, le JPEG est la plupart du temps tout à fait utilisable, sans avoir à pousser les réglages de l'appareil (netteté, saturation, contraste).

Et je suis désolé de faire de la peine aux puristes, mais pour moi, un bon JPEG est important, puisque par manque de temps à passer en corrections sur l'ordinateur, je ne suis pas toujours en mode Raw. Même pas trop souvent, il faut l'avouer.

Cela me permet de parler ici du format des images:

Image en plein format (cadence normale):

  • [L] 4 288 x 2 848 pixels
  • [M] 3 216 x 2 136 pixels
  • [S] 2 144 x 1 424 pixels

Image recadrée pour cadence ultra-rapide:

  • [L] 3 216 x 2 136 pixels
  • [M] 2 400 x 1 600 pixels
  • [S] 1 600 x1 064 pixels

Permettez que je repasse par un tableau du mode d'emploi pour vous faire voir les différentes possibilités de stockage:

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  • en Raw, un fichier pèse en général 19.3 Mb
  • en JPEG fin, environ 4 MB en cadence normale (12.4MP), environ 2.2 Mb en cadence Ultra

Notez qu'un mode Raw compressé et non desctructeur est de la partie. L'avenir du Raw?

Un bruit discret et harmonieux

Au niveau bruit, le D2X est très bon aussi. Si, à 1600 ISO, il est un poil plus marqué que sur le Canon, il est aussi plus "beau", plus près du granulé des hautes sensibilités argentiques, parce que moins "coloré". Cela dit, aucun film argentique ne donne une telle qualité à 1600 ISO, à moins de vouloir faire dans l'artistique.

Jusqu'à 800 ISO y compris, c'est tout simplement une pure merveille. Comme je l'ai dit, le rendu est tellement beau que c'en est émouvant.

Notez qu'une réduction de bruit à deux niveaux est disponible, qui s'active d'office avec les hautes sensibilités (H1 et H2, pour 1600 et 3200 ISO, sans être trop destructrice pour les détails. Personnellement, la réduction de bruit "Auto" me convient parfaitement, et pour tout dire, je ne touche jamais cette réduction, je laisse faire Nikon.

Le processeur Sensic fait ici un travail exceptionnel.

Voici une image de base:

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La smart du voisin, dont je montre un détail à 100 % (sur fond sombre, c'est terrible)

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100 ISO à 100 %

 

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200 ISO à 100 %

 

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400 ISO à 100 %

 

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800 ISO à 100 %

 

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1600 ISO à 100 %

 

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3200 ISO à 100 %

Cela dit, cette image donne en taille normale un résultat utilisable:

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Vue 3200 ISO complète

La vitesse ou la définition? Les deux, tout simplement!

Je vous ai déjà parlé de la latence au déclenchement imperceptible de 37 millisecondes, je ne vous ai pas encore dit par contre que l'appareil est instantanément disponible lorsqu'on le met en fonction. Plus aucune photo de ratée en attendant que l'électronique veuille bien s'initialiser, c'est parfait, et c'est tant mieux. Nous sommes ici au niveau des meilleurs argentiques.

Mais le D2X c'est aussi l'exemple même de la polyvalence. Très proche du Canon 1DS Mark 2 au niveau définition, il peut travailler, en plein format, à 5 images par seconde, ce qui n'est tout de même pas mal il me semble, mais insuffisant peut-être pour les photographes de sports de vitesse, pour qui l'appareil est trop lent.

Hop, un petit passage par les menus (ou sur la touche Func, si vous lui avez attribué cette tâche) pour choisir "Cadence Ultra", et elle est belle! Votre appareil se transforme en boîtier dédié au sport, avec 8 images par seconde.

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Image site Nikon

Pour le prix, vous perdez un 5.6 Mb, puisque l'appareil ne travaille plus qu'avec la partie centrale du capteur, soit 6,8 Mp. Cette zone est visualisée en permanence dans le viseur, mais éclairée au moment où l'on enfonce à moitié le déclencheur.

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Image site Nikon
Le rectangle gravé dans le verre
représente le champ en cadence ultra.

Notez que du coup, votre coefficient d'agrandissement de focale passe de 1.5 à 2 X. Toujours bon à prendre à nouveau pour les photographes sportifs, qui verront leur 70-200 stabilisé 2.8 se transformer en 140-400, toujours à 2.8! Le rêve. Un peu moins pour les amoureux de photographie de paysage, mais dites-moi, quel besoin auriez-vous de passer en ce cas en cadence Ultra? Hmm?

La taille de l'image passe de 4'288 x 2'848 pixels à 3'216 x 2'136 pixels, ce qui n'est pas trop mal tout de même! C'est même mieux que le D2Hs, mais encore un tout petit peu moins rapide

S'il n'est plus possible de changer le prisme, comme on le faisait jusqu'au F5 en argentique, le verre peut l'être (un verre vierge est même livré avec l'appareil, dans son petit écrin). Pas d'apparition magique d'une grille, comme sur le D70 (c'est bien dommage d'ailleurs), mais le rectangle de limite de cadence Ultra peut nous aider à aligner notre appareil avec le sujet.

Le sélecteur de mode de prise de vues permet de passer du mode OneShot (photo une à une) à cadence basse et haute (S. CL. CH). Ces deux derniers modes sont disponibles que l'on soit en cadence normale ou ultra, ce qui nous donne en tout 4 vitesses de rafales.

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J'ai pris ici mon fils, en vélo, se dirigeant vers moi aussi vite qu'il le pouvait, en cadence Ultra, autofocus "continu" bien entendu, "dynamique groupé": sur 27 images, deux sont floues, et encore, c'est moi qui me tournais pour le prendre lorsque le petit me passait, et j'ai dû bouger. C'est assez époustouflant de précision tout ça.

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Oui bon, d'accord, Basile n'est pas une formule 1,
mais je ne me fais pas trop de soucis: l'autofocus a de la réserve.

Selon le fabricant, cette vitesse, et cette qualité d'image sont en particulier dues au fait que le traitement des signaux reste séparé le plus longtemps possible avant le passage de l'analogique vers le digital. Il semblerait que cette façon de faire améliore la vitesse et la qualité du rendu.

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Elle est bien jolie cette illustration, mais je n'y comprends pas grand-chose.
L'important, c'est que la qualité suive, et c'est le cas, alors…
ne me posez pas plus de question sur ce point précis, merci!

Quelques chiffres peut-être pour mieux vous rendre compte de la vitesse?

Sur mon boîtier:

  • En qualité JPEG Fine, 12.4MP (cadence normale)

Rafale de 22 images en 4.3 secondes, soit 5.12 images par seconde.

Temps pour enregistrer la rafale (après la dernière image): 22 secondes. L'appareil est disponible après à peine une seconde de début d'enregistrement pour une rafale de 4 images.

  • En qualité Raw 12.4 MP(non compressé):

Rafale de 18 images en 4.9 secondes, soit 3.7 images par seconde

Temps d'enregistrement de la rafale (après la dernière image): 35 secondes

  • En qualité JPEG Fine, 6.8 MP (Cadence Ultra)

Rafale de 36 images en 4.8 secondes. soit 7.5 images par seconde

Temps d'enregistrement de la rafale: 25 secondes

  • En qualité Raw, 6.8 MP (Cadence Ultra)

Rafale de 30  images en 5 secondes. soit 6 images par seconde

Temps d'enregistrement de la rafale: 55 secondes

  • Temps d'enregistrement normal pour une image en JPEG fin: environ 1 seconde
  • Temps d'enregistrement normal pour une image en RAW: environ moins de 5 secondes

La face avant du boîtier

Le Nikon D2X dispose, comme il se doit, sur l'avant de l'appareil, en plus du sélecteur de mode autofocus dont j'ai déjà parlé plus haut…

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... nous trouvons le traditionnel mais indispensable testeur de profondeur de champ…

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... ainsi que le plus inhabituel bouton "Func" qui pourra se voir attribuer, dans le réglage personnalisé f4, différentes commandes (par défaut, la mémorisation de l'exposition au flash, mais aussi le passage en mode "Cadence Ultra" par exemple, ou le passage en mode "Mesure matricielle" ou "Spot", et j'en passe

Un mode Flash de pointe

Le passage vers la prise synchro flash, toujours à l'avant de l'appareil…

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... me permet de parler du système flash de Nikon, connu pour être l'un des tout meilleurs.

Il faut savoir que cet appareil, comme tous les nouveaux Nikon, ne supporte pleinement que deux flashs: les SB 800 et le SB 600.

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Le flash SB 29 annulaire n'est même pas compatible avec ce haut de gamme. Bonjour les problèmes pour les amateurs de macro. Encore heureux que… Sigma propose un flash, l'EM-140, totalement en symbiose avec les nouveaux boîtiers!

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L'EM-140 de chez Sigma, qui pallie le manque
incroyable de flash compatible avec les nouveaux
boîtiers de Nikon, chez la marque elle-même, et
ce depuis des mois!

 

Comme tous les appareils professionnels, le Nikon D2X ne dispose pas d'un flash intégré. Il faut donc lui ajouter un SB 800 de préférence, ou un SB 600, qui vous feront profiter entre autres choses du i-TTL, qui est capable, à l'aide de plusieurs pré-éclairs imperceptibles, de tenir compte par exemple des surfaces réfléchissantes, comme une fenêtre ou un miroir, et faire ainsi en sorte de ne pas piéger le système de calcul de l'exposition.

La vitesse de synchro-flash maximale est le 1/250 s, mais il est possible, avec les flashs précités, de passer en mode FP, soit le mode synchro-flash ultra-rapide, ce qui permet de monter au 1/8000 s, très pratique pour prendre des portraits en plein soleil par exemple, tout en gardant une toute petite profondeur de champ (diaphragme grand-ouvert).

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Un exemple de calcul de la lumière avec flash, en plein jour.

Si la prise synchro-flash est disponible, nous retrouvons bien entendu le système multi-flash sans fil, avec groupage (3 au maximum) des différents flashs distants au besoin, et réglage différencié pour chacun d'eux.

L'interface est très simple à mettre en œuvre, mais un petit passage par le mode d'emploi est néanmoins nécessaire pour comprendre certaines finesses.

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Les modes Synchro normale et lente sont disponibles sur le premier ou le second rideau, et nous trouvons également un mode anti-yeux rouges en mode synchro et synchro lente, ce qui moins habituel avec les boîtiers professionnels, non dotés d'un flash intégré.

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Pas artistique pour un sou, mais cette photo
montre bien à la fois la puissance du SB 800,
qui sait malgré tout conserver l'ambiance sans tout griller.

L'autonomie, au top!

Ouille ouille ouille, que le Nikon D1 et D1X étaient mauvais au niveau autonomie, avec leur batterie qui tenait 150 images pour le premier, à peine le double pour se second.

Ici, nous avons à faire avec une batterie moderne (EN-EL4 Lithium-Ion), légère, et performante. En ne jouant pas trop avec l'écran ACL, il est tout à fait envisageable de passer le millier d images sur la carte, sans repasser vers le chargeur.

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DPReview va jusqu'à annoncer 1600 images sans recharger, mais en mode JPEG normal, avec très peu d'accès à l'écran ACL, et à 20° de température ambiante.

Je suis donc un peu moins optimiste en utilisation réelle.

Mais il n'empêche, les progrès sont fulgurants. Nikon qui était à la traîne face à Canon a repris du coup une avance certaine sur son concurrent, qui emploie des batteries plus grosses, plus lourdes, et moins endurantes.

Voilà, j'ai fini le tour de…

Comment? Quoi? j'ai oublié quelque chose?

Mais non, je le gardais pour la fin, parce que c'est tellement beau!

Un viseur splendide et tellement bien conçu

À l'heure où nous avons trop souvent l'impression de regarder à travers un trou de serrure lorsque nous mettons notre oeil

20 commentaires
1)
Matam
, le 20.10.2005 à 00:21
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Toujours aussi complet, agréable a lire, et oh combien illustré, pour le plus grand plaisir d’ailleurs.

Et dire que la sortie de ce test coincide avec la sortie d’Aperture, nouveau logiciel pour justement l’utilisation des RAW, quelle coincidence heureuse :D

2)
FT'e
, le 20.10.2005 à 00:43
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Ahhhhh, wow ! LE test. Miam miam, je courre le lire, bien que ce soit déjà très tard… :))

3)
Inconnu
, le 20.10.2005 à 06:07
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Génial ce test. Bon, Francois, à quand le test du Canon 5D? :)

4)
pilote.ka
, le 20.10.2005 à 06:15
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Le plus incroyable, c’est (alors que je ne vous ai pas tout dit), qu’on pourrait croire que tous ces renseignements sont disséminés et que l’on ne s’y retrouve pas, au pire ça fait peur. Et bien NON! Tout est agencé de manière logique, méthodique, évidente.

Permet moi d’en douter. Ayant un Nikon Bridge 8800 je m’arrache déjà les cheveux chaque fois que je prends une photo.
En tout cas le problème des rouges semble réglé par rapport au Mark2

5)
Michael
, le 20.10.2005 à 07:26
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Super test ! Je me réjoui de le lire entièrement la tête reposée… Cependant, il me semble qu’il y a une minuscule erreur :

« Il se trouve qu’ici, nous avons le beurre et l’argent d’ycelui, puisque, comme nous allons le voir, l’appareil haute résolution, déjà très rapide, puisque capable de prendre une rafale de 17 images en Raw (NEF pour Nikon Electronic File), 22 en JPEG, à 5 images seconde en 18.4MP, peut sans problème se transformer en bête de course et passer, en diminuant la surface de prise de vue du capteur et en se concentrant sur son centre, à 8 images/seconde, en rafales de 30 NEF ou 36 JPEG fins, en 6.8 millions de pixels. »

Alors que plus bas, on parle d’un capteur « CMOS de taille APS, 23.7 x 15.7 est doté de 12.84 millions de photosites au total, 12.4 millions d’entre eux étant effectifs. »

Il faut donc choisir entre 18.4 Mp et 12.4 Mp ? :-)

6)
François Cuneo
, le 20.10.2005 à 08:54
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Merci Michaël. J’ai corrigé.
Une faute de frappe, certes, mais entre un 2 et un 8… Je me demande bien ce qui se passe dans ma tête:-)

8)
azuff
, le 20.10.2005 à 11:24
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Merci pour ce test. Super intéressant. J’apprends quelques astuces au passage en plus de la découverte de ce bijou de luxe.

Petite faute de frappe :
Le tour du boîtier > au fur et à mesure de la visiSte.

9)
François Cuneo
, le 20.10.2005 à 13:25
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Petite faute de frappe :
Le tour du boîtier > au fur et à mesure de la visiSte.

S’il n’y avait que celle-là…:-)

Je vais corriger, merci!

10)
ASPIC
, le 20.10.2005 à 16:34
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Moi j’ai pas lu cinq lignes de ce test. ;o))
Mais j’ai la bête tous les jours dans les mains et c’est un régal dans toutes les conditions. je ne regrette pas mon D1x que j’ai revendu avec des objectif Nikon et le SB80X (pouah !).

Les menus n’ont rien à voir avec la gamme grand public.Ils sont pleins de réglages fins. (notice dans la main pour bien tout comprendre)
L’autonomie (300 photos sur le D1x ok mais sans autofocus et sans écran, sinon 240 maxi accus neuf qui durent mois de 9 mois au mieux) 600 photos jpeg fine l’accus plein à 69 %…

bref que du bonheur, et l’exposition au flash TOP et il a l’air d’être tropicalisé, si si, j’habite sous le tropique du capricorne et c’est bientôt l’été. Je fais du reportage de raid sportif et avec les réglages de plages autofocus difficile de rater sa cible. Enfin la cerise sur le gâteau la cadence Ultra qui double la focale, mieux que le recadrage !!!

11)
bob
, le 20.10.2005 à 19:00
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Pffff ! Il va rechuter, le François. Fragile, en ce moment. Gaffe. Soyez sympa. Il se défonce des semaines, des mois et même pas une boîte de 12 (commentaires). Ça va l’énerver. Et le « moi, j’ai pas lu cinq lignes » a dû l’achever. Je sais que tu l’as pas fait exprès, Aspic, c’était peut-être pas indispensable. :-)

13)
Saluki
, le 20.10.2005 à 22:00
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François a pris conscience qu’il était cerné par des ennemis de classe, les canonistes…
On dit qu’ils ont le droit pour eux, alors ils en profitent.


Du MacPortable à l’Alubook, en quinze ans je suis devenu plus sage.

14)
François Cuneo
, le 20.10.2005 à 22:54
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Saluki, les ennemis se rapprochent: Noé vient d’acheter un EOS 350D, sur mes bons conseils!:-)

Et aujourd’hui, j’ai vu le 5D, pas mal, pas mal, pas mal. Il n’est pas beau, mais le viseur (bien moins complet que celui du D2X) est ma fois bien grand, agréable, même si l’on n’a qu’un 96% de la couverture du champ.

Non non, je continue à bien apprécier Canon, vraiment.

15)
Saluki
, le 20.10.2005 à 23:08
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Si j’ai bien compris tu gardes deux fers au feu…

Tout ça m’a un petit côté jésuite ou neutralité bien raisonnée…
(Comment dit-on « je charrie » du côt é de B°° ?)


Du MacPortable à l’Alubook, en quinze ans je suis devenu plus sage.

16)
FT'e
, le 21.10.2005 à 00:44
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J’ai joué avec le Canon 5D cet après-midi… Possesseur d’un 20D, je me suis retrouvé comme à la maison !

Pour tout dire, je suis réfractaire aux contrôles de la gamme pro Canon. Hors considérations budgétaires, je n’en voudrais pas rien que pour ça. Le Nikon me semble bien plus agréable, à la lecture de cet intéressant et exhaustif article. Quoi que, considérant la taille imposante et le poids non moins imposant, je ne voudrais ni de la gamme pro Canon, ni de la gamme pro Nikon. C’est que je crapahute un brin moi, monsieur !

Mais où sont donc passés les boîtiers pro, robustes, tropicalisés, dotés des raffinements « offerts » par le haut de gamme Nikon ou Canon, mais de taille et poids raisonnables !?!

Je ne reviendrai certes pas à l’argentique, mais mon Minolta 9 me manque terriblement par moment.

Ceci dit, aujourd’hui, ce 5D en main et à l’oeil, je me suis surpris à baver dessus. Zut !, me suis-je dit, il n’est pas tropicalisé et il ne supporte sûrement pas toute cette bave. Diable d’engin ce 5D.

Originalité majeure de ce Nikon : la double casquette du capteur, deux résolutions, deux cadences, deux facteurs de recadrage. C’est assez top je dois dire !

18)
urbanose
, le 24.10.2005 à 01:46
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Existe-t-il une galerie de photos artistiques de M. Cuk ? Car les exemples de l’article me laisse très largement sur ma faim, surtout à la vue du matériel dont il dispose. Allez quoi, M. Cuk, montrez-nous votre tallent ! Ouvrez une galerie de photos ! :)

19)
Guillôme
, le 25.10.2005 à 16:01
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Impressionnant ce test.

J’imagine qu’il y a peu de réaction car tout le monde n’a pas eu le temps de le lire et puis peu de monde à un équipement aussi pro… Moi je suis toujours en analogique avec mon F80 :D

En tout cas, continue à mettre à jour ton dossier appareil photo numérique, il me sera bien utile lors du changement de mon appareil pour le saut dans le numérique ;)

20)
ToTheEnd
, le 26.10.2005 à 00:10
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Laisse-moi deviner, tu attends la sortie du capteur 15 Mpixel/s… sur les deux côtés pour 10 euros;-)!

T (qui rigole hein, qui rigole)