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Un ordinateur pour chaque enfant

Lorsqu'on parcourt les articles de Nicholas Negroponte (on en trouve une série sur son site), on s'aperçoit vite qu'il a depuis longtemps à cœur de rendre l'informatique accessible à tous. Nicholas Negroponte est un visionnaire. On trouvera des liens sur ses écrits dans l'article que lui consacre Wikipedia. Disons simplement qu'après en avoir pas mal parlé, Nicholas Negroponte s'est maintenant attelé à la création d'un ordinateur qui coûte moins de $100 pour les enfants du Tiers Monde.

Nicholas Negroponte
Nicholas Negroponte, qu'on a qualifié d'"homme le plus branché du monde”
Credit: Webb Chappell

Nicholas Negroponte a toujours été un homme qui avait de l'avance. Il est né en 1943 à New York, mais sa famille est grecque et il a des racines dans les deux mondes. C'est peut-être pour cette raison que l'idée d'une culture accessible au plus grand nombre a toujours été une de ses préoccupations majeures. Il a souvent été pris pour un plaisantin, un rêveur, un fou. Mais les faits ont généralement fini par lui donner raison. À 23 ans, cet architecte devenu informaticien était déjà professeur d'université; il n'a pas inventé l'internet qui, dit-il, l'a surpris, comme nous tous. Mais il a tout de suite vu ce qu'on pouvait en faire et s'est aussitôt mis à expérimenter, à trouver des solutions qui, à leur tour, ont surpris les inventeurs de l'internet. Il a par exemple su voir que par l'entremise de l'internet, l'ordinateur finirait par prendre en charge certaines fonctions de la TV.

Il a fondé un magazine, Wired, qui est célèbre dans le monde anglophone de l'informatique. Et le recueil de 18 de ses articles parus dans cette revue, “Being Digital”, traduit en 19 langues, est un best-seller depuis des années.

Il a créé dans le cadre du MIT (Massachusetts Institute of Technology, l'Ecole polytechnique du Massachusetts) où il a étudié et où il enseigne depuis, un Laboratoire des medias, le Media Lab, dédié à la recherche sur les technologies de l'enseignement, qui entre autres choses planche depuis un bout de temps sur le “Sub-100$ Laptop”.

Le portable du pauvre

laptop-screenbig
Un portable d'une solidité à toute épreuve,
bourré d'idées originales — pour moins de 100$.

L'idée du portable accessible au grand nombre est venue à Negroponte et à ses collègues du MIT pendant un voyage au Cambodge. C'est là qu'ils se sont rendu compte de ce qu'on pouvait faire pour l'éducation des enfants défavorisés. Pour eux, un ordinateur est à la fois une fenêtre sur le monde et un outil avec lequel penser.

Rentré au MIT, il a mis son équipe du Media Lab au travail et les premiers prototypes ont été présentés à la presse la semaine dernière.

Le “Sub-100$ Laptop” (pour l'instant il n’a pas d’autre nom) tournera sous Linux avec un écran couleurs et utilisera des sources d’énergie innovantes. Y compris une manivelle pour le remonter en cas de nécessité (1 minute de manivelle produit 10 minutes de courant). Il sera capable de tout faire, connectable à un téléphone portable, disposera de WiFi et d'un processeur AMD à 500 MHz. Sa seule limitation: on ne pourra pas y stocker d’énormes quantités de données, il n’aura qu’un GB de mémoire. Mais il sera doté de plusieurs ports USB et ceux qui en auront besoin pourront y brancher des disques durs. Par ailleurs il aura la possibilité de s’organiser en réseau peer-to-peer, ce qui permettra à des groupes importants d'utilisateurs de communiquer en temps réel. Et il sera solide. On envisage un boîtier en caoutchouc, à l'épreuve de la turbulence enfantine.

diagram3
La courroie se transforme en cordon
et une manivelle actionne un générateur interne.

On pense souvent qu'on pourrait envoyer dans les pays du Tiers Monde des ordinateurs recyclés. Nicholas Negroponte a fait le calcul:

« Je suis partisan d'une redistribution des ordinateurs abandonnés par leurs premiers utilisateurs. Mettons qu'il y en ait 100 millions. Mettons qu'il faille une heure pour qu'un ordinateur d'occasion soit prêt pour un autre utilisateur; ça représente 45'000 années-travail. Ce n'est pas réaliste. Autant investir le travail dans quelque chose de vraiment adapté aux besoins spécifiques des utilisateurs. »

Nicholas Negroponte préfère par ailleurs les portables aux ordinateurs de bureau:

« Les ordinateurs de bureau sont meilleur marché, mais la mobilité est essentielle, surtout parce que pour les enfants, c'est important d'emmener l'ordinateur à la maison le soir. Les enfants des pays en développement doivent pouvoir disposer de technologies de pointe, de construction solide. Et puis, lorsqu'on prend son ordinateur chez soi, on implique la famille. Dans un des villages cambodgiens où nous avons travaillé, il n'y a pas d'électricité et le portable est, entre autres choses, la principale source de lumière de la maison. »

Lorsqu'on lui parle d'ordinateurs communautaires, à partager entre plusieurs enfants, Negroponte est catégorique:

« À l'école, on ne parle pas de crayons communautaires — chaque enfant à le sien. Pour l'ordinateur, qui est un outil au service de la pensée, c'est pareil. Il aide à travailler, il permet de jouer, il responsabilise l'enfant. Il doit lui appartenir. »

Une machine à prix dérisoire largement distribuée

diagram1
Un outil solide et versatile, véritable auxiliaire de l'enfant

Les machines de la première génération utiliseront un écran couleurs LCD de conception nouvelle, semblable à ceux de lecteurs bon marché de DVD, mais qui pourra aussi être utilisé en plein soleil en noir et blanc à 4 fois sa résolution normale, et tout ça pour $35 environ.

Ces machines seront réduites à l'essentiel — Nicholas Negroponte considère que les ordinateurs actuels sont obèses et qu'ils ont besoin d'une cure d'amaigrissement.

Et puis, il y aura le fait qu'elles seront produites en grande série — on parle ici de dizaines, de centaines de millions.

Elles seront mises à la disposition des ministères de l'Éducation des pays qui souscriront à l'action “Un portable par enfant”. La Chine, le Brésil, la Thaïlande. l'Afrique du Sud et l'Egypte s'y sont intéressés et c'est là que l'équipe fera ses tests préliminaires. Les commandes passées par les pays intéressés devront être d'un million d'unités au minimum. Elles seront financées sur les budgets de l'éducation ou sur les aides au développement. Le MIT étudie par ailleurs des moyens pour baisser encore le prix, conscient que dans certains cas, 100 $ c'est encore trop.

La difficulté réside dans la fabrication de composants par centaines de millions. Mais le challenge intéresse de nombreuses entreprises, qui ont fait à l'équipe de Media Lab des propositions intéressantes pour contourner la difficulté.

Il faut par ailleurs veiller à ce que les ordinateurs arrivent vraiment aux personnes auxquelles ils sont destinés, parer à la possibilité d'un marché gris, et pour cela Media Lab propose des solutions aussi astucieuses que simples (et sans doute efficaces).

L'avenir devient présent

Laptop.enfants
Un ordinateur pour chaque enfant: une utopie en train de se réaliser.

Quoi? Qu'est-ce que j'entends murmurer, là-bas au fond? Que Nicholas Negroponte est mégalo? S'il vous entendait, il vous répondrait qu'il est d'accord.

« J'aime faire les choses à grande échelle, pour avoir un impact. Ma mégalomanie n'est pas égocentrique. C'est plutôt une envie de tenter de faire les choses en grand pour que le jeu vaille le temps qu'on lui consacre. »

Pour l'instant, le MIT travaille avec un petit nombre de partenaires à la production d'un premier portable (50'000 à 100'000 unités), qui sera prêt au milieu de l'année prochaine, avec la perspective de produire de 100 à 200 millions d'unités dès 2007.

Tout ce travail se fait sous l'égide d'associations et de fondations à but non lucratif. AMD, Brightstar, Google, News Corporation et Red Hat sont de la partie. Le but de toute l'affaire n'est pas que certains amassent de colossales fortunes, mais de trouver un moyen d'encourager et de promouvoir l'éducation des enfants du monde entier. 

Il n'est pas prévu que les Sub-100$ Laptops soient commercialisés sur le marché — du moins pour l'instant, car les trouvailles de ce genre ont une manière bien à elles de s'infiltrer et de finir par arriver sur nos tables.

En tout cas l'entreprise est louable, intéressante sur le plan technique et humain — elle mérite un coup de chapeau.

On peut même écrire à Nicholas Negroponte personnellement (l'adresse est sur son site). Il paraît qu'il répond toujours lui-même à ses courriels.

Sources (en Anglais) :

Site de Nicholas Negroponte au MIT
http://web.media.mit.edu/~nicholas/

Articles publiés dans Wired
http://web.media.mit.edu/~nicholas/Wired/

Nicholas Negroponte selon Wikipedia
http://en.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Negroponte

Le Media Lab
http://www.media.mit.edu/

Projet $100 Laptop
http://laptop.media.mit.edu/

Illustrations (credit: Design Continuum)
http://laptop.media.mit.edu/laptop-images.html

31 commentaires
1)
Franck_Pastor
, le 07.10.2005 à 00:17
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Aaaaah, de telles initiatives m’empêchent de désespérer de la solidarité humaine !

2)
Inconnu
, le 07.10.2005 à 06:36
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J’avais entendu parler du projet en question. Merci, Anne, pour cet article complet et informatif.
Je crois qu’un entrepeneur indien avait également un projet, mais dans les 200 dollars je crois.
On peut imaginer que ces outils seraient commercialisés en Europe, car beaucoup de gens seraient intéressés, ce qui permettrait d’envisager de maniére réaliste le pris de 100$.

3)
Saluki
, le 07.10.2005 à 07:31
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Mieux que la Logan : favoriser les moyens de développer l’éducation ,c’est favoriser l’ouverture vers l’autre et faire reculer tous les démons qui rôdent.

4)
Valdo
, le 07.10.2005 à 08:12
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Article intéressant et belle initiative !
En suivant les liens donnés, nous apprenons que dans l’équipe du Media Lab du MIT se trouve le professeur Seymour Papert qui a étudié avec Jean Piaget à l’université de Genève.

Il existe un autre projet pour les enseignants et les médecins permettant le montage de l’ordinateur sur place(architecture Linux ou RiscOS) Projet SOLO

5)
Arnaud
, le 07.10.2005 à 09:30
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En fait, l’idée n’est pas neuve: Apple avait bien proposé l’ eMate sur base du Newton aux écoles américaines (bon d’accord, ce ne pas le tier monde…). Cependant, les coûts étaient encore trop élevés et l’offre logicielle trop limitée pour être vraiment utile.

Le seul problème restant a résoudre dans l’approche de Mr. Négroponte est l’accès à Internet: si les villages cambodgiens ne sont pas équipés en WiFi/WiMax, à quoi bon avoir un ordinateur portable? A part, bien sur, de s’en servir de lampe de chevet pendant que l’enfant joue au solitaire…

Et là, ce n’est pas $100 par enfant qui est nécéssaire, mais beaucoup plus (pour mettre en place une infrastructure IP solide et robuste).

6)
louis
, le 07.10.2005 à 10:48
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Je pense que c’est une idée très louable, mais (oui il y a un mais) je trouve que il serait bon d’enseigner d’autres choses de plus grande valeur au enfant et ceci partout dans le monde, pas juste dans les pays en voie de développment. Je suis navré mais moi j’y vois plus un moyen de propagande pour influencer la jeunesse de cerain pays « ennemi » (j’insiste sur les guillemets!).

On peut vivre sans ordinateur! Si si je vous jure… même dans nos pays… (dans le genre « faites ce que je dit mais pas ce que je fait » je suis fort ;-)… tient ça me rappel une chanson de Phil…)

7)
ToTheEnd
, le 07.10.2005 à 11:12
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louis: moi je trouve cette initiative très bonne et sans « mais ». Le but est avant tout de donner un accès facilité à un outil de connaissance et de travail extraordinaire.

C’est pas tellement comme si on disait que Coca allait offrir des millions de litres de Coca en Etiopie à tous ceux qui meurent de soif… parce que là, effectivement, il y aurait un peu un non sens…

T

9)
zitouna
, le 07.10.2005 à 13:22
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Merci pour cet article bien étayé, c’est sûr que le sujet mérite plus que les quelques news vues ici ou là. En espérant bien sur, que la bonne et généreuse idée de départ ne soit pas trop « détournée ».

10)
Dialup
, le 07.10.2005 à 13:36
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Eu. moi je trouve quand même fortement irréel ces initiatives. Peux-être est-il utile de rappeler un fait:

Selon le PNUD et l’OIT:

« Près de la moitié des 2,8 milliards de travailleurs recensés dans le monde ne gagnent toujours pas de quoi vivre, avec leur famille, au-dessus du seuil de pauvreté de 2 dollars par jour. Et parmi ces travailleurs pauvres, 535 millions vivent dans une extrême pauvreté avec seulement 1 dollar par jour pour eux-mêmes et leur famille. »

Donc, ne faut-il pas penser d’abord à nourir les gens sur la planète avant de les intégrer dans un marché mondial et fortement compétitif via les nouvelles technologies de l’information ? Dans ces pays « en voie de développement » (plutôt « en voie de régressement » selon les dernières tendances…), c’est la destruction de l’agriculture locale « grâce » à la supression des quotas d’importation (merci l’OMC) et du dumping US-EU sur ces produits qui provoquent un exode rural massif.

Certes, un laptop abordable et adapté c’est un bon pas (d’ailleurs qui a véritablement besoin de la puissance des laptops actuels), mais à relativiser dans un cadre macro-économique et social plus large.

11)
Mirou
, le 07.10.2005 à 13:44
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Mon père « fait de l’humanitaire » à Madagascar, et ça fait pas mal de temps que je réfléchis à la question. Il est très difficile de faire des choses réellement efficaces dans le domaine. J’avoue que j’aime bien cette idée d’ordi à 100$, parce que, contrairement à Louis, je pense que nous (j’ai dit nous) vivons dans un monde totlaement informatisé. Bientôt, ceux qui ne sauront pas utiliser un ordi – comme ceux d’ailleurs qui ne sauront pas le chinois dans 10 ans (j’en ferai partie…) – risquent d’être totalement largués ! J’ai un peu tendance à penser que si le « tiers-monde » (quel triste mot) pense avoir besoin d’ordi, alors nous devons leur en fournir.
Malheureusement, il y a la difficulté du terrain. Est-ce bien si simple ? En effet: le wifi, c’est bien joli et c’est certainement meilleur marché que le filiaire. Mais il faut l’amener.
Le courant, ok, il semble que c’est réglé. Mais un ordi tel que nous les connaissons, est-ce vraiment adapté ? Si c’est pouvoir servir de lambe de chevet, il y a certainement moins cher.
Et je pense aussi à la « hiérarchisation » des problèmes (une théorie avec laquelle je ne suis qu’à moitié d’accord), en afrique notamment, il y a de gros prob d’hygiène, le sida, la malnutrition, le manque d’eau et de nourriture. J’imagine mal ce que pourra faire un enfant qui crève la soif (au sens litéral) d’un ordinateur portable occidental….

(mais j’insiste, tout ceci est un questionnement interne, pas une opinion clairement établie….)

12)
Saluki
, le 07.10.2005 à 14:19
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Un pas après l’autre, tu avances.
Cela veut dire que chaque jambe fait mouvement.

Pour expliciter: on peut et creuser un puits et aussi donner un ordi, car le ne crois pas qu’on les vende aux petits sahéliens…

C’était mes deux balles…


Du MacPortable à l’Alubook, en quinze ans je suis devenu plus sage.

13)
rIO
, le 07.10.2005 à 14:43
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Valdo: en plus de Seymour Papert , Alan Kay est arrivé récemment sur le projet :-)

Pour ceux qui ne connaissent pas, Alan Kay est un des concepteurs de Smalltalk, de l’interface graphique, de la programmation orienté objet, du concept de Dynabook , OpenCroquet , et travaille depuis longtemps à ce que l’ordinateur soit utilisé par des enfants, comme un « amplificateur d’idées », pas une bête calculette/machine à écrire.. en particulier il a lancé Squeak , un environnement Smalltalk, utilisé par des milliers d’écoles de par le monde.

Bref, c’est vrai que ce projet d’ordi est intéressant sur le plan technique, avec plein d’idées sympas.. mais la partie logiciel est encore plus importante à mon avis, et j’espère que ce sera plus ambitieux qu’une simple distribution linux, que ce soit quelque chose de vraiment adapté et flexible pour des enfants.

Nico

14)
alec6
, le 07.10.2005 à 15:33
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Super ! ils vont pouvoir acheter plein d’Helmut et cie sur Internet !

Alexis… et toujours des défauts !

15)
alec6
, le 07.10.2005 à 15:57
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Oups !

J’oubliais… on n’a pas le droit de critiquer !
Mais comme Louis je ne pense pas que ce soit le plus urgent pour le tier monde. Développer un service de santé, un service éducatif de qualité et un accès à l’eau potable est la première urgence ; quand ces pays auront ça, ils n’auront plus besoin de nous pour leur offrir avec condescendance des ordis ou des aspirateurs… ils les fabriqueront eux mêmes ! Comme l’Inde par exemple.

Il est vrai que les américains en particulier et les occidentaux en général ont une haine du service public et de son corrolaire, les impôts… pourtant la catastrophe louisianaise semble avoir fait prendre conscience à pas mal d’étasuniens (c’est du moins ce que j’ai lu dans le NY Times sur internet) de la nécessité de redévolopper les services publics de base et de cesser de baisser les impôts… Même en France certains chroniqueurs de droite tels Alain-Gérard Slama dans le figaro ou Alexandre Adler semblent penser de même !

Pendant ce temps Bill Gates doit se frotter les mains ! il va sûrement leur offrir un windows gratos, histoire d’apâter le futur client.

Alexis… et toujours des défauts !

16)
VRic
, le 07.10.2005 à 16:26
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Ahlala, vous me décevez un peu :-) … personne ne parle du seul vrai défaut, que j’ai remarqué en m’occupant des illustrations de l’article.

Comme je le leur ai signalé, les dessins préliminaires sont physiquement irréalisables: il est impossible que les deux parties du machin se referment DANS LES DEUX SENS autour d’un seul axe. Essayez, ça marche pas. Pour cela il faudrait que leur épaisseur soit nulle.

Donc soit il ne se fermera que dans un sens, soit il aura plus d’un axe d’articulation et donc pas du tout cet aspect, ce qui n’a aucune importance pour le projet mais m’ennuie de la part d’un architecte!

J’oubliais… on n’a pas le droit de critiquer !

Attends, t’as rien vu. Respire un grand coup j’arrive :-)

les américains en particulier et les occidentaux en général ont une haine du service public et de son corrolaire, les impôts

Hmm, et le rapport avec ce cas qui justement exclut explicitement le commerce au profit de relations exclusives avec les gouvernements sur fonds publics?

car le ne crois pas qu’on les vende aux petits sahéliens…

Ni à personne, c’est une particularité du projet: combattre le commerce détourné par l’absence de commerce. L’idée est de ne le fournir qu’aux gouvernements pour qu’il soit indissociablement associé à l’éducation et qu’on ne puisse donc pas en faire commerce sans que tout le monde le sache malhonnêtement acquis (ils donnent l’exemple d’un camion postal il me semble: il n’y a pas de marché noir pour les camions postaux, tout le monde sait d’où ils viennent).

Il existe un autre projet pour les enseignants et les médecins permettant le montage de l’ordinateur sur place(architecture Linux ou RiscOS)Projet SOLO

Très intéressant et plus abouti, en particulier les panneaux solaires multi-usages évidemment plus chers qu’une manivelle mais susceptibles d’alimenter d’autres appareils (modèles Solo déjà fabriqués, $1000).

Et ça questionne le choix d’AMD par le MIT au lieu de processeurs plus économes en énergie comme ARM ou PowerPC.

Apple avait bien proposé l’eMate sur base du Newton

Et processeur ARM …

Bill Gates doit se frotter les mains ! il va sûrement leur offrir un windows gratos, histoire d’apâter le futur client.

Ce serait un autre intérêt non négligeable de ne pas choisir AMD: plein d’OS unix et pas de Windows. Mais AMD a dû s’intéresser au projet et pas les autres.

Le seul problème restant a résoudre dans l’approche de Mr. Négroponte est l’accès à Internet: si les villages cambodgiens ne sont pas équipés en WiFi/WiMax, à quoi bon avoir un ordinateur portable?

1 – un ordinateur ne sert pas qu’à surfer sur le web.
2 – le réseau maillé sans fil intégré est une innovation forte de ce projet: la simple existence de ces ordinateurs constituera en elle-même l’infrastructure Internet, qu’il y ait ou pas de lien avec le reste du monde selon les possibilités locales (il est infiniment plus simple d’établir un lien unique par communauté dotée de son propre réseau que d’installer des connections individuelles à l’occidentale, c’est la raison des protestations contre l’offre de Google d’offrir une couverture wifi à tout San Francisco: pas assez cher)

Et là, ce n’est pas $100 par enfant qui est nécéssaire, mais beaucoup plus (pour mettre en place une infrastructure IP solide et robuste).

D’où l’intérêt du « mesh network » intégré qui annule le problème.

C’est pas tellement comme si on disait que Coca allait offrir des millions de litres de Coca en Etiopie à tous ceux qui meurent de soif…

D’autant que là où Coca s’implante, il fait du fric en asséchant les ressources d’eau vitales, ce qui n’est pas vraiment la même approche:-)

je trouve quand même fortement irréel ces initiatives.

Il serait plus irréel encore d’attendre d’un labo de médiologie et informatique qu’il résolve les problèmes macro-économiques, dont sont d’ailleurs DÉJÀ chargés d’autres gens élus et/ou payés pour ça, quoique manifestement moins brillants.

S’il devait attendre pour faire ce qu’il sait faire que les autres aient bien voulu résoudre les « vrais » problèmes, il pourrait rester sur son cul plusieurs générations.

L’éducation contribue à aider les gens à s’aider eux-mêmes. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas aussi traiter économiquement les problèmes économiques, juste il se trouve que ça y participe et en tout cas ne l’entrave pas.

le wifi, c’est bien joli et c’est certainement meilleur marché que le filiaire. Mais il faut l’amener.
[…]
un ordi tel que nous les connaissons, est-ce vraiment adapté ?

C’est justement l’intérêt de ce projet: C’EST une infrastructure Internet en soi, PAS un ordi tel que nous les connaissons.

Anne, peut-être serait-il bon de le mettre plus en valeur dans l’article ? C’est présenté comme une technologie importante du MIT (cf. FAQ sur le 100$ laptop):
 »
What about connectivity? Aren’t telecommunications services expensive in the developing world?
When these machines pop out of the box, they will make a mesh network of their own, peer-to-peer. This is something initially developed at MIT and the Media Lab. We are also exploring ways to connect them to the backbone of the Internet at very low cost.
« 

Soit pour ceux qui ne comprennent pas le patois:
« Quid de la connectivité? Les services télécom ne sont-ils pas onéreux dans les pays en voie de développement?
– réponse: Dès leur sortie du carton, ces machines constitueront d’elles-mêmes un réseau maillé décentralisé. Ceci a été développé initialement par le MIT et le Media Lab. Nous explorons auss des façons de les connecter à l’infrastructure d’Internet pour un coût très bas. »

Ce qui me rappelle qu’il y a aussi quelque part dans le Sud de la France une ONG dévouée à contribuer techniquement à des infrastructures télécom par exemple en situation d’urgence lors de catastrophes naturelles.

17)
alec6
, le 07.10.2005 à 17:09
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Très bonnes remarques Vric…
Pour ce qui concerne la fermeture du bignou dans les deux sens je pense qu’un deuxième axe de rotation fait l’affaire, non ? mais le problème n’est pas là…

Globalement, je pense que vouloir aider à tout prix les pays du tier monde en leur donnant des trucs et des machins est la meilleure preuve du mépris que l’on a d’eux…
Quand on sait que les aides du FMI et de la banque Mondiales sont assujéties à la libéralisation totale et réglementaire de leurs services publics de base (éducation, eau, santé, énergie) on reste rêveur…
Et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, il ne s’agit pas de tout soviétiser mais de laisser simplement des états démocratiques décider seuls des priorités utiles à leur développement.

N’oublions pas que nos états occidentaux, Etats Unis compris se sont développés grâce à l’intervention de l’Etat et ce dans des dommaines qui sont allés parfois bien au delà des services publics de base, qu’on se souviennent du New Deal, du sort des cie aériennes us au lendemain du 11-9, de la réunification allemande ou des aides européennes ayant permis à l’Irlande entre autres de se sortir rapidement de son merdier…

Encore une fois on préfère la charité à la solidarité (ou le vilain gros mot !)

Alexis… et toujours des défauts !

18)
VRic
, le 07.10.2005 à 17:12
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Mon père […] comme ceux d’ailleurs qui ne sauront pas le chinois dans 10 ans (j’en ferai partie…) – risquent d’être totalement largués !

Marrant, selon mon père à moi ça ne sert au contraire strictement à rien d’apprendre le Chinois car on n’a aucune chance de le maîtriser comme eux apprennent entre autres l’Anglais par trains entiers, c’est-à-dire que dans les prochaines années le monde sera innondé de Chinois maîtrisant les langues locales alors que les rares d’entre nous baragouinant la leur seront trop négligeables pour que ça serve à grand chose (à part du point de vue culturel, mais ce n’était pas l’objet de ta remarque).

Je constate effectivement dans nos échanges universitaires que pour une spécialiste française parlant chinois, on a eu de l’autre côté une foule d’enseignants et étudiants parlant au moins Anglais. Le résultat étant qu’à peu de choses près elle pourrait aussi bien ne pas parler Chinois.

19)
VRic
, le 07.10.2005 à 17:38
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Pour ce qui concerne la fermeture du bignou dans les deux sens je pense qu’un deuxième axe de rotation fait l’affaire, non ?

Oui. Soit deux articulations excentriques compliquées dans l’épaisseur du gros machin arrière, soit une autre articulation sur l’une des faces, soit 2 articulations similaires mais pas du tout la même forme de bidule poignée. Ou alors matériau mou, mais là ça tient plus debout.

Globalement, je pense que vouloir aider à tout prix les pays du tier monde en leur donnant des trucs et des machins est la meilleure preuve du mépris que l’on a d’eux…

Mais ne PAS faire ce dont on est capable quand on en constate l’utilité sur place, c’est quoi?

il ne s’agit pas de tout soviétiser mais de laisser simplement des états démocratiques décider seuls des priorités utiles à leur développement.

Ben oui, c’est leur but: proposer ce machin aux gouvernements intéressés, sur leurs fonds publics, avec éventuellement une aide extérieure mais ça c’est pas leur problème au MIT. Vous êtes donc d’accord.

Moi je suis plutôt pour tout soviétiser, mais je suis un dangereux extrémiste.

nos états occidentaux, Etats Unis compris se sont développés grâce à l’intervention de l’Etat et ce dans des dommaines qui sont allés parfois bien au delà des services publics de base

On est bien d’accord. Le FMI est une caricature.

Encore une fois on préfère la charité à la solidarité

La charité c’est quand des dames patronesses tricotent pour « leurs » pauvres qui préfèreraient du pinard, sans rien attendre en retour que leur présence à des sermons sur combien il faut louer dieu d’avoir si bien fait le monde.

La solidarité c’est mettre en relation ses possibilités et les besoins des autres. On est donc plutôt dans ce cas: le machin n’a absolument pas vocation à être gratuit, juste à rendre service sans enrichir personne particulièrement, inhabituel pour une innovation technologique.

20)
nicos
, le 07.10.2005 à 17:38
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La condescendance c’est de penser à leur place à ce qui est bon pour les pays en développement, ou de leur envoyer des rebuts d’ordinateur pour éviter d’avoir a les recycler chez nous.
Or pourquoi, sous prétexte que ces populations sont pauvres, n’auraient-elles pas besoin de matériel performant ?
Une statistique apportée plus haut indique un élément important : 500 millions de personnes en situation de pauvreté extrême (c’est-à-dire gagnant moins de 1$ par jour et par membre de la famille) ont un travail, et ces travailleurs font vivre 1 milliard de personnes. Cette statistique est importante car elle signifie qu’améliorer les conditions de travail peut avoir un impact significatif et direct sur la vie de beaucoup de gens. Savoir utiliser un ordinateur, c’est améliorer son employabilité, c’est ce donner des possibilités de choix d’emploi plus grande, c’est, peut être, s’orienter vers des professions plus lucratives. En bref, c’est ce donner la possibilité de changer son quotidien.
La technologie est un plus indéniable pour les pays en développement : l’Inde concurrence les pays industrialisés avec ses programmateurs extrêmement bien formés et compétitifs. Ailleurs, les téléphones portables désenclavent des régions isolées, permettant aux producteurs (éleveurs, paysans) de mieux vendre en fonction des prix : c’est bien ce qu’escomptait Mohammed Yunus en lançant son initiative de location de téléphone portable au Bangladesh. (Mohammed Yunus, c’est aussi celui qui a lancer le micro-credit, ou comment devenir entrepreneur avec un prêt de quelque dollars). Et maintenant, même en Afrique, le téléphone portable est un <a href=’http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-696825@51-696945,0.html’ target=’_blank’> outil indispensable, et pas seulement pour parler </a> (depechez-vous pendant que l’article est encore gratuit).

Donc, à fond pour l’ordi portable au Zambeze !

edit – impossible de faire quelquechose de convenable avec ce lien. Damnede.

21)
VRic
, le 07.10.2005 à 17:52
[modifier]

edit – impossible de faire quelquechose de convenable avec ce lien. Damnede.

C’est énervant, hein ? :-)

22)
Anne Cuneo
, le 07.10.2005 à 19:59
[modifier]

Pas de chance – juste aujourd’hui, il fallait que je sois en vadrouille (professionnelle) et loin de tout accès à internet.
J’arrive donc un peu tard dans le débat – je suis soulagée de voir que VRic a déjà dit la plupart des choses que j’aurais répondu, et je suis heureuse de voir qu’il apprécie la valeur de cette initiative.
Je suis par contre effarée par certaines réactions. Je m’y attendais un peu, remarquez, mais j’espèrais en même temps avoir tort de m’y attendre.
Comment peut-on confondre cette initiative avec de la charité? Parce que c’est un groupe d’Américains qui la prend? J’aimerais souligner que ce que Negroponte et les siens font est assez contraire à l’idéologie dominante aux Etats-Unis en ce moment. Ils prennent l’argent où ils le trouvent (chez des fortunés) et chargent non des privés mais des ETATS de distribuer ce qui est vu comme un outil de travail.
Certes, il reste des difficultés, on n’en est qu’aux tests, ça peut encore rater. Ils le disent eux-mêmes, et comme je l’écris, des tests avec 50 à 100’000 machines vont avoir lieu. Ce n’est qu’ensuite que l’on se lancera.
Mais c’est trop facile, depuis l’écran de son ordinateur branché, de dire que les autres ne devraient pas en avoir. Et c’est complètement en contradiction avec nos actions quotidiennes.
Personnellement, je trouve que toute tentative de répandre l’éducation est bonne à prendre. Il étant entendu qu’une fois que les enfants cambodgiens sauront lire, ils peuvent aussi lire Mein Kampf et autres ordures. Mais je préfère penser qu’ils pourront lire les poètes de leurs pays et peut-être même, qui sait? ceux des nôtres.

Anne

23)
Mirou
, le 07.10.2005 à 22:57
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Ouh là ! C’est vrai que ça se déchaîne !

Je suis en tous cas d’accord sur un point qui vient souvent: toute initiative est bonne à prendre. Disons que si j’avais tout plein de $, ce qui n’est pas du tout le cas, ce projet ne serait pas le premier que je subventionnerais. Et tout projet qui n’est pas orienté vers son profit perso est du bon côté de la force, ça c’est sur !

24)
louis
, le 08.10.2005 à 20:57
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Pour l’anecdote en +:

Aujourd’hui j’était devant chez moi entrain de bricoler ma voiture (non pas le 4×4 l’autre… mais non l’autre ;-)…) et une jeune Sud-Coréenne est venue vers moi en m’a interpelé… elle m’explique en français (elle faisait un grand éffort!) qu’elle est entrain d’aider avec une équipe d’ami étudiant de construire une école pour un petit bled au Srilanka… elle me montre les photos et a l’aire vraiment convaincue… elle vend de drôle de carte postale… du coup vu que je n’ai pas besoin de carte postale je lui file 20.- (pas grand chose mais bon…) je ne fais JAMAIS ce genre de truc d’habitude…

C’est des gens comme ça et des action comme ça que je voudrais pouvoir aider! Non pas des gros plein de soupe avec leur ordi!

Mais je suppose que toute les idées quel qu’elles soient ont au moin le merite de partir du bon sentiment, et en fin de compte c’est ça qui est important… « l’intension » c’est déjà un bon début…

Je ne peux pas m’empêcher de mentionner un truc sur l’éducation qu’un ami Jésuite m’a dit: Donnez nous un enfant jusqu’à l’âge de 7 ans et il sera toujours à nous » si on considère cette idée comme étant vraie, ben que vas il arriver au cher bambins qui auront ce super portable toujours sous la main?

…attention je ne critique pas mais je confronte… nuance…

Désolé mais n’étant pas très erudit je m’exprime un peu en vrac ;-)

Ah et encore un truc ma femme ne sais pas utiliser un ordi et s’y refuse. Elle vit très bien, travaille et je ne pense pas qu’elle ne se porte plus mal… ;-) comme quoi… êtes vous sur de ne plus pouvoir vivre sans??? Tel est la question (qui risque bien d’être posée plus tôt qu’on ne pense…)

Peace ;-) (ça me rappel quand j’étais à l’école!)

25)
nlex
, le 09.10.2005 à 11:31
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« …Donnez nous un enfant jusqu’à l’âge de 7 ans et il sera toujours à nous »

nous mais franchement arretez de prendre les gens pour des c…

Les personnes qui vont utiliser ces portables le feront d’une maniere differente de ce quoi on peut s’attendre, comme ça arrive toujours. Les ordi vont aider à déveloper le pays, c’est pas ce genre de choses justement qui aide à nourir les gens ? Sinon si vous voulez ‘qu’on pense à nourir les gens d’abord’, on peut toujours leur envoyer des sacs de riz… super constructif.

Et construire une école c’est bien, mais je vois pas en quoi ça empeche de construire des ordis. ça serait pas génial si dans cette école ils avaient des ordis ? L’article du monde sur les mobiles est tres significatif, je suis sur que plein de gens ici diraient « c’est de la colonisation mentale de leur vendre des mobiles ». Faut arreter, je comprends pas trop pourquoi un africain n’aurait pas le droit d’acceder aux outils inventés en occident… Faut leurs enlever le droit de conduire des voitures aussi ? Comment ça se fait que ça ne choque personne qu’un chinois est envie d’un ordi ? Je pense que derriere tout ça ya une bonne part de préjugés contre le continent africain… (car je pense que c’est à ce continent que tout le monde pense ici disons-le).

26)
Anne Cuneo
, le 09.10.2005 à 17:08
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CitationLes personnes qui vont utiliser ces portables le feront d’une maniere differente de ce quoi on peut s’attendre, comme ça arrive toujours. Les ordi vont aider à déveloper le pays, c’est pas ce genre de choses justement qui aide à nourir les gens ?

Des opérations comme celle-ci sont justement des coups de pouce en direction de ce qu’on prêche de tous côtés pour résoudre les énormes problèmes posés par les flux migratoires. Développer des choses sur place, pour que les gens trouvent CHEZ EUX ce qui leur manque si désespérément qu’ils viennent mourir contre les barrières de notre monde développé (les images de ces barrières qui tuent me font horreur), et Negroponte réussit à financer son travail en prenant l’argent aux riches – juste retour des choses, me semble-t-il, noyau d’une meilleure répartition des richesses. Tout n’est pas parfait, mais si on attendait que tous les préalables soient remplis, on ne ferait jamais rien.
Merci nlex d’avoir recentré le problème.

Anne

27)
Saluki
, le 09.10.2005 à 23:36
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J’ai bien fait d’aller ramasser les noix dans mon jardin; je me serais, sinon, gâté la santé.

Pourquoi, une idée généreuse et astucieuse qui plus est serait-elle condamnable parce qu’issue de l’autre côté du marigot?

Au risque de me répéter, vendredi matin je disais en 12:
Pour expliciter: on peut et creuser un puits et aussi donner un ordi, car je ne crois pas qu’on les vende aux petits sahéliens…

Et c’est bien ainsi. Je n’avais pas percuté sur le réseau automatique: c’est génial.
Et simple et robuste.
Et non-marchand ! Le sourire en plus.

28)
ToTheEnd
, le 15.11.2005 à 16:23
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Pour info, Jobs (CEO d’Apple hein) aurait, selon un des fondateurs du projet M. Seymour Papert, proposé Mac OS X (PC) gratuit pour cet ordinateur à 100$ mais ça a été refusé parce que le système n’est pas totalement « open source »…

Le détails sont ici

Bon, perso j’aurais trouvé plus cool OS X avec tous les softs dispos sous Mac que Red Hat… M’enfin, c’est qu’un avis et ça n’enlève rien à la qualité de l’ensemble du projet!

T

31)
VRic
, le 24.09.2007 à 14:17
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Serais-je le seul à m’y intéresser encore ?

Big niouz : pour une période limitée, on peut en acheter un si on en finance un pour un enfant du programme. C’est une petite entorse au principe de non-commercialisation, mais ça répond à des besoins réels : certains pays sont trop pauvres pour participer au projet et beaucoup de gens prêts à contribuer sont très intéressés par l’appareil.

Pas encore à 100$ mais déjà super top. Lap top. Et au cours actuel du Dollar, c’est fort tentant. Il faudrait être plusieurs à l’avoir, pour profiter du concept d’auto-réseau du bidule.

BBC NEWS | Technology | ’$100 laptop’ to sell to public

À ceux d’entre nous qui sont dans l’enseignement : pourqui ne pas envisager d’équiper une classe chez nous ? Le prix est modique comparé aux alternatives traditionnelles, les fonctionnalités sont révolutionnaires, et en plus ça équiperait une classe étrangère qui n’en aurait pas les moyens. Selon les convictions politiques de la hiérarchie, il faudra peut-être omettre ce dernier point ; à ce prix ça pourrait passer inaperçu.