Je me suis fait vigoureusement taper sur les doigts par le Maître de Céans: mes images n'étaient pas optimisées pour le gabarit de cuk lors de l'évaluation rapide de SpamSweep.
«Quatre cent soixante-quinze», pas un de plus, c’est le nombre de pixels tolérés et pas un de plus. J’en avais partout 25 de trop… Pour les mettre en conformité, il a dû faire un test complémentaire de DXO, le Sieur François!
NDLR: tout faux! Je n'ai jamais dit "Quatre cent soixante-quinze", j'ai dit "Quatre cent septante-cinq", moi, môssieur!"
Je le dis d’emblée, celles qui vont suivre le sont, scrongneugneu… Un petit coup de traitement par lot avec Firewire, et hop!
Mais ce n’est pas pour régler des comptes sordides – on verra bien à la cuk-day… – que je reprends la plume et le mulot: c’est pour vous faire part d’un événement presque aussi important que l’Apple Expo, sauf qu’on n’y boit pas que de la pomme, pour paraphraser «les Tontons Flingueurs».
J’ai parlé de «la Route du Champagne en Fête».
C’est presque de la tautologie: Champagne est indissociable de Fête, quoique j’aie déjà assisté à des repas après enterrement qui honoraient fort décemment le(la) défunt(e)…
Certains croient que le champagne pousse dans les champs, qu’il suffit de laisser les bouteilles prêtes pour recevoir en pluie le précieux breuvage.
Ceci, c’est une vision de parisien, pire de lausannois… D’autres ne connaissent qu’un seul contenant, la bouteille de 75 cl. Il en existe d’autres, dont le Salmamazar, douze bouteilles, soit huit bons litres. Nous préférons ce dernier, va savoir pourquoi ?
Le matériel pour traiter la vigne est adapté: les enjambeurs permettent de rogner jusqu’à quatre rangs simultanément, car ici, on fait profiter le cep de chaque rayon de soleil en enlevant les feuilles superflues, dès le mois de juillet. Profite, petit, profite!
Chez nous, dans la Côte des Bar, tous les ans par roulement, des villages font découvrir leurs vignerons et leurs productions. C’est généralement le premier ouiquende du mois d’août, d’une part quand les moissons sont terminées, et d’autre part, quand les vendanges ne sont pas encore à l’ordre du jour.
Ici, nous avons une chance insolente, il y a tout, ou presque: polyculture, céréales surtout, élevage, forêt, celle de Clairvaux est à deux pas, et vigne. Longtemps enclavée, la zone Bar-sur-Seine/Bar-sur-Aube bénéficie maintenant de l’autoroute A5 qui l’ouvre vers l’Est, l’Ouest mais aussi le Nord et le Sud avec l’A26 et l’A31.
Cette période est donc l’occasion pour les migrants du nord au sud de faire étape bombance par ch’nous. Même des Helvètes viennent s’égarer par ici.
Il y a deux ans, c’était dans notre village.
Google pointerait presque dans notre jardin!
Le zoom est moins puissant que si l’on vise Paris ou Genève, mais pour qui connaît les lieux, on retrouve bien les détails du finage: à l’est Vitry-le Croisé, au sud Chacenay, à l’ouest Bertignolles.
C’est l’occasion pour les artisans locaux d’exposer leurs productions, mais aussi pour des artistes amis de bénéficier d’une exposition de leurs œuvres, telle Bailly-Coulange qui nous a fait l’honneur de nous confier ses fragiles intailles dans des dalles d’Altuglass.
Alors comment fait-on ?
Il suffit d’acheter pour quelques Euros, une seule fois, un «passeport».
C’est un guide qui permet de trouver les producteurs, vignerons-manipulants ou coopératives, qui participent à la fête.
À l’intérieur, outre les commentaires sur les animations, expositions, description des productions de chacune des maisons qui nous accueillent, figurent des coupons à détacher pour obtenir une dégustation dans chaque cave visitée, de chaque village participant.
Ah, j’oubliais: avec chaque passeport, on donne une flûte, pas le sweat-shirt, qui sert à être remplie puis bue si vous le jugez bon, ou vidée dans un coin si le contenu ne vous convient pas.
Il en va du champagne comme des autres breuvages, il y en a de l’excellent et…d’autres. Le prix n’est pas toujours un facteur de qualité, cependant une maison qui a des stocks importants, qui garde son vin plus longtemps avant de le commercialiser ne vendra jamais au premier prix. Par ailleurs, chacun a ses préférences et tel qui plaît à l’un ne conviendra pas à l’autre. Ainsi va la vie et chacun peut trouver son bonheur.
Pour autant, il y a foule dans les caveaux, c’est donc que la majorité y trouve son compte:
La presse locale a fait un compte rendu dithyrambique des deux journées qui ont connu une affluence record.
Tous n’y vont pas «que» pour boire, c’est aussi une occasion de compléter sa collection de muselets ou de capsules. Madame Saluki est une féroce collectionneuse.
Il serait bien trop facile pour elle de se contenter des supports trouvés dans le commerce pour disposer ses trouvailles. Ils ont souvent la forme d’une bouteille ou d’une grappe.
Cependant, le recyclage de planches à découper délaissées se fait avec un simple foret de diamètre adéquat et aussi l’huile de coude d’une victime toute désignée, puisqu’elle se fait déjà taper sur les doigts par Monsieur François (tiens, ne l’ai-je pas déjà dit ?)
Il existe des stocks dûment répertoriés (voui, classeur Excel, M’sieurs, Dames…) afin de permettre l’échange avec toutes les subtilités d’une négociation levantine presque digne de Volpone. Et que je te donne deux de celles-ci contre trois de celles-là…
Comme pour les timbres de collection, il existe une cote, des catalogues, des foires et bourses d’échange. Notre voisine et amie possède plus de 4000 pièces qu’elle range dans un meuble de numismate, sachant qu’il en existe au bas mot plus de dix mille sortes. Non pas de maisons de champagne, mais de sortes de capsules: année, cuvée, etc.
D’autres utilisent tout ce qui leur tombe sous la main pour conserver leur magot.
Si, l’envie vous en prend: à vos Palm et autre Clié pour noter qu’en 2006, ce sera les 29 et 30 juillet, et peut-être aurez-vous la chance d’être servis par ce sourire.



















