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Est-ce que c’est bientôt la fin pour Silicon Graphics?

Est-ce que c'est bientôt la fin pour Silicon Graphics?

Je voulais en parler depuis un moment mais je n'avais pas eu le temps de le faire.

Tout d'abord, peut être que certains d'entre vous ne connaissent pas cette société alors en quelques mots, j'aimerais brièvement la présenter.

Silicon Graphics, c'est qui, ils font quoi?

La société Silicon Graphics a été créée en 1982 par Jim Clark. À la base, la société est spécialisée dans un environnement qui est encore inexistant à cette époque: l'imagerie tridimensionnelle.

OK, ce n’est pas le même genre que Steve...

Basée à Mountain View en Californie (aux Etats-Unis pour ceux qui n'ont jamais vu la série culturelle BayWatch), elle a eu un développement énorme jusqu'en 1997.

Le logo (un cube dessiné d'un seul trait) original de Silicon Graphics

La société faisait, comme beaucoup à cette époque, tout de A à Z. Tout d'abord le système IRIS puis IRIX (basé lui aussi sur l'UNIX de Berkeley), les processeurs RISC appelés MIPS et enfin, leurs propres ordinateurs.

Seulement voilà, avec le temps, bien que la société fût promise à un grand avenir, les choses ont commencé à se détériorer sérieusement, en 1998.

Bien sûr, il y a eu de mauvais investissements, mais il y a aussi eu la concurrence qui a fait des machines toujours plus puissantes et moins chères (je résume hein).

En 1999, suite à une tentative marketing un peu désespérée de relancer l'image de la marque, la société change de nom et utilise le pseudonyme SGI.

Le nouveau logo

Elle est surtout active dans le domaine "Gouvernemental et Défense" (40 %) avec des modélisations dans l'armement en général (simulation de fusion, calculs de flux, etc.), Science (25 %), Industries (15 %), Énergie (10 %) avec des visualisations géologiques et Média (10 %).

Mais en fait, pourquoi est-ce que j'en parle aujourd'hui?

En fait, c'est tout d'abord à cause des dernières nouvelles financières que la marque a données, elles ne sont pas terribles et sincèrement, si la société ne reprend pas un peu du poil de la bête comme on dit, je pense qu'elle sombrera en faillite prochainement.

Petit historique de Silicon Graphics

Comme on peut s'en douter, la société est surtout située dans un marché de niche et annonce, année après année, des restructurations sévères. En 2001, suite à une annonce de "dégraissage" de 15 % de son effectif mondial, le magnifique site de montage et de visualisation de Cortaillod (en Suisse!) fut également fermé (environ 10 personnes sur 300 personnes se sont vues proposer un poste à Zurich ou Genève).

En gros, la société emploie en 2005 un peu plus de 2'600 personnes à travers le monde contre 4'300 en 1994 ou plus de 10'200 en 1998.

En fait, le grand public connaît indirectement la marque puisque le film Jurassic Park, entre autre, utilisa des machines SGI dans le film et surtout, modélisa de nombreuses scènes en 1993 déjà.

Comme je le disais, SGI va mal et pour argumenter un peu, voici un petit graphique illustrant mes propos:

Financièrement, ce n'est pas rose...

Depuis 1998, les choses vont de mal en pis même si la marque a eu un petit rebond en 1999. En effet, cette année-là, dans le but de concentrer la société sur ses principales activités, elle a vendu son département semi-conducteur (les fameux processeurs MIPS) et ça lui a permis de faire un bénéfice au lieu d'une perte...

Pour comprendre l'importance qu'avait cette société dans l'univers de la modélisation et de l'informatique en général, j'aimerais énumérer quelques innovations majeures que la marque a réalisées:

  • SGI a créé le premier ordinateur utilisant deux processeurs (Symmetric Multi-Processing) RISC en 1988.
  • En 1990, la société a introduit la série Power qui acceptait jusqu'à 8 processeurs et enfin, en 1993, la gamme Challenge avec 36 processeurs.

Un Power Challenge XL avec 10 processeurs et 2GB de RAM... 3.6TFlops

  • Dans les années 90, SGI réalise que le SMP (Symmetric Multi-Processing) doit se plier aux contraintes du BUS qui ne suit pas. Alors avec l'aide de la prestigieuse Stanford University, ils développent le cache coherent Non-Uniform Memory Access (CC-NUMA)
  • Dès 1992, les processeurs 64 bits sont implémentés dans les machines et le système IRIX passe à 64 bits (plus de 10 ans avant Apple).

Le premier processeur 64bits de MIPS en 1991, le R4000

 

  • Tous les joueurs à travers le monde peuvent remercier SGI pour la création de l'Iris GL en 1992. Ces nouvelles Application Programming Interface (API) sont à la base de l'OpenGL, un standard utilisé par la plupart des développeurs de jeux ou d'applications. Ci-après, la liste des applications utilisant OpenGL par plateforme: Mac, Windows et Linux ainsi que les cartes graphiques qui offrent une accélération OpenGL! Vous utilisez certainement une application qui fait appel à cette technologie créée par SGI.
  • La console Nintendo 64 sort en 1995 avec un processeur MIPS et des jeux qui ont graphiquement été conçus avec des machines SGI (Super Mario 64 par exemple).

La Nintendo 64

  • Dans le but d'avoir une présence encore plus forte dans le segment des supercalculateurs, SGI acquiert en 1996 la société Cray Research (les premiers ordinateurs qui, une fois désactivés, servent de sièges à L'EPFL) pour 765 millions de dollars. Toutefois, SGI revendra ses parts en 2000 seulement 100 millions de dollars, une année qui a été désastreuse financièrement.

Un Cray 1 à l'EPFL

  • Enfin, la division MIPS fournira les processeurs de la PlayStation 2.

La PlayStation 2

J'arrête là cette liste qui n'est absolument pas exhaustive. Croyez-le ou non, mais moi à une époque, quand Apple se cherchait un système neuf, j'aurais bien aimé qu'elle choisisse Silicon Graphics et IRIX, même si les deux sociétés étaient actives dans des secteurs très différents (pour mémoire, NeXT était aussi dans un segment très différent d'Apple).

À titre d'exemple, et pour ceux qui disent toujours que seul Apple sait dessiner des ordinateurs, j'aimerais porter à l'attention de tout le monde qu'Apple a créé des machines en "gris-blanc" jusqu'en 1998... C'est cette année-là qu'Apple a défrayé la chronique en sortant son fameux iMac (Bondi Blue):

Le premier Mac "couleur"

Mais chez SGI, ça faisait déjà bien longtemps qu'on savait dessiner des machines beaucoup plus attrayantes pour l'oeil, que ce soit au niveau de la couleur ou de la forme! En effet, j'ai travaillé en tant que consultant pour Silicon Graphics dans la période 1996/1997 et j'en garde un excellent souvenir. J'ai aussi gardé de cette époque une petite Indy R5000 avec un écran, le lecteur de CD et une caméra. Ci-dessous, quelques exemples de ces "créations" à commencer par celle qui fonctionne encore chez moi:


Ma petite Indy sortie en 1993!

Alors que cette machine a été introduite en 1993, elle offrait dans une taille réduite plus que ce qu'aucun Mac n'a jamais offert (même si on la compare avec le Quadra 840AV de l'époque). La face arrière:

Jamais un Mac n'a proposé autant d'interfaces en standard...

On ne rêve pas, en bref cette machine offre: une interface de visualisation 3D, une prise écran (1280x1024), un port Ethernet AUI et un port 10Base-T, deux ports séries compatibles Mac (!), une interface parallèle, un port casque et un micro, trois ports digitaux audio, un port S-vidéo, un port composite analogique, un port digital, un port ISDN (du jamais vu pour l'époque!), deux ports PS/2 et enfin, une interface haute densité SCSI-2... tout ça en standard.

Cette machine était un véritable petit bijou et je l'ai encore! Elle tourne comme une horloge depuis bientôt 10 ans et je la mets à jour régulièrement puisque c'est elle qui héberge mon site web avec Apache et tous les trucs qui vont avec.

Ci-dessous, quelques exemples des machines produites par SGI au cours des quinze dernières années:

Ci-dessus, l'Indigo présentée en 1991!

Ci-dessus, l'Indigo 2 en violet... c'était 1995 (bon, pas toutes les couleurs étaient bonnes)!

Ci-dessus, la magnifique O2 introduite en 1997!

Ci-dessus, l'Octane introduite également en 1997!

Enfin, ci-dessus, les Visual Workstations 320 et 540 en 1999... avec Windows NT (triste expérience)!

Encore une fois, dans un acte un peu désespéré, SGI tenta de lancer des machines "hautes performances" avec Windows NT mais moins de 2 ans plus tard, la marque se rend à l'évidence: cette stratégie nuit à sa réputation et surtout, n'aide pas la marque à sortir des chiffres rouges.

Et puis beaucoup disent qu'avant le Mac OS X, aucun UNIX n'offrait de véritable interface graphique. Mais cette affirmation est largement erronée!

Dès 1993, IRIX 5.0 offrait une interface graphique qui était prometteuse et avec l'arrivée d'IRIX 6.0 en 1994, SGI franchissait une nouvelle étape avec une interface (GUI) élégante et attrayante. À ce jour, les machines SGI sont livrées avec le système 6.5.28 mais depuis quelques années, la société a également pris le wagon Linux au travers d'une distribution SUSE.

Copie d'écran IRIX 6.5 (1998)

Beaucoup d'autres magnifiques copies d'écran IRIX 6.5 peuvent être trouvées sur le site de Basquiat.

Silicon Graphics aujourd'hui

En résumé, SGI propose trois types de machines: les serveurs avec les superordinateurs, les machines de rendus et les stations de travail.

Pour les serveurs et superordinateurs (ou supercalculateurs), la gamme s'articule autour de l'Altix et Origin qui utilisent tous deux des processeurs Intel du type Itanium 2. Les machines sont livrées avec Linux SUSE ou IRIX.

Un Altix 3000 au OakRidge National Laboratory avec 256 processeurs et 2TB de RAM

Un Origin 3000 à la NASA avec 1'024 processeurs et 512GB de RAM

Les machines de visualisation ou modélisation s'articulent autour de deux familles: Prism et Onyx. La première tourne avec Linux sur des Intel Itanium 2 et la seconde, avec IRIX et des processeurs MIPS.

La famille Prism

La famille Onyx

Enfin, pour les stations de travail, vous avez le choix entre une station Fuel, Tezro et Prism. Les deux premières sont basées sur des processeurs MIPS avec le système IRIX et la troisième, sur des Itanium 2 d'Intel avec le système Linux.

La station Fuel

La famille Terzo (station ou rack)

Comme on peut le voir la gamme est complète mais est surtout destinée à un marché et à des besoins très spécifiques.

Par exemple, si on prend la station de travail Prism, on a un processeur Itanium 2 de 1.3GHz avec 3MB de mémoire cache, une carte ATI FireGL T2 avec 128MB, 2GB de mémoire DDR, un disque dur SATA de 80GB, un LCD-TFT 19 pouces ainsi qu'une licence SGI Linux, clavier et support... Le tout pour 9'865 dollars (soit environ CHF 12'000.- ou 8'000 Euros).

Cette série peut également être intégrée en rack et là, on peut atteindre des coûts de l'ordre de 250'000 dollars pour 16 processeurs et 192GB de mémoire...

Quand on se plaint que le Mac est cher, c'est vrai qu'on relativise un peu en regardant ces chiffres!

Mais s'arrêter à ces spécifications et prix ne rend pas justice à tout le savoir faire que SGI a développé. Les machines utilisent des BUS spécifiques ainsi que leur propre carte mère qui est développée avec un seul objectif: obtenir de meilleures performances.

Des clients prestigieux

Bon, vous avez compris, ces ordinateurs et systèmes sont assez pointus. Ici, pas question de parler d'une Silicon Mini...

Les utilisateurs de ces ordinateurs sont des institutions ou des entreprises de renommée mondiale qui ont des besoins en calculs ou en modélisations extrêmement importants.

Pour mieux se rendre compte des projets qui sont développés avec des machines SGI, je vous propose quelques brefs exemples.

Tout d’abord, la NASA a commandé en 2004 un supercalculateur Altix basé sur 10'240 processeurs Itanium 2... nom de code du projet: Columbia (en honneur de la navette...). Cette machine sert entre autre à générer des prédictions sur les ouragans, des études sur le réchauffement de la planète, des modélisations sur la formation de galaxies et supernovae ainsi que des simulations d'échauffements de surfaces. Il est a noté que ce superordinateur a été élu le second ordinateur le plus puissant du monde en novembre 2004 avec des pics à pratiquement 61 TFlops. À titre de comparaison, le System X de Virginia Tech avec ses 1'100 XServe (2'200 processeurs) arrive à 20 TFlops. Le lien officiel du projet à la NASA et chez SGI.

La production des 20 nœuds (512 processeurs par nœud) a été réalisée en 40 jours et 40 nuits...

Le Japan Atomic Energy Research Institute (pour ceux qui préfèrent en Japonais) a commandé à la fin 2004 un supercalculateur intégrant 2'048 processeurs Itanium 2 et une mémoire de 13 TB (un record du monde)! Le but est "simple", simuler des réactions complexes dans le domaine de la recherche sur le nucléaire civil japonais. Cette machine a été classée au 15e rang des machines les plus puissantes du monde en juin dernier.

Enfin, le 3 août dernier, SGI présentait dans son centre de visualisation (un écran incurvé de 7.6 mètres) à Mountain View, en Californie, les résultats d'une recherche menée en collaboration avec la Stanford University sur une momie. En résumé, et dans le but de ne pas abîmer le sarcophage, l'université a procédé à un scan avec un Siemens Axiom (5 appareils dans le monde) afin de prendre 60'000 clichés en 2D. Cette opération a généré 92GB de données qui ont été traitées par une machine Prism dotée de 24 processeurs Itanium 2 et 30GB de mémoire. Le résultat? Une vue en 3D qui est 35 fois plus détaillée que tout ce qui a été réalisé jusqu'à aujourd'hui et qui a permis de comprendre un certain nombre d'éléments sans devoir tout casser. La chaîne CNN a une formidable vidéo que vous pouvez trouver ici.

Cette image a été générée à partir de 60'000 clichés!

D'autres clients de renommée internationale comme BMW (OK, Renault aussi, mais là-bas, ils ont peut être le bon matos, mais ils devraient apprendre à l'utiliser!), Canon, France Télévision, Total Fina Elf, la BBC et bien d'autres utilisent des ordinateurs Silicon Graphics.

À l'heure où j'écris ces lignes, on trouve 5 machines SGI dans le top 50 des ordinateurs les plus puissants de cette planète sur le site Top 500 Supercomputer.

L'avenir

Depuis 1999, c'est M. Robert R. Bishop qui dirige la société Silicon Graphics et, à la lecture des résultats financiers de la boîte ces 6 dernières années, on peut se demander comment il dirige ce bateau en perdition.

OK, il n’a pas l'air aussi sympa que Steve...

Bien que la marque soit fantastique et a énormément contribué au développement de l'informatique en général, je ne peux m'empêcher d'avoir un goût amer sur le présent et le futur de la société.

Les futurs plans ne sont pas très excitants car suite à l'annonce des résultats financiers de la marque en juillet dernier, il est évident que d'importantes restructurations (encore!) seront annoncées dans les prochaines semaines ou mois. Je fais partie de ceux qui se demandent comment la marque va encore pouvoir continuer...

En gros, la boîte est en crise et les banques ne vont pas être encore patientes très longtemps puisque pour la 6ème année consécutive, la société perd de l'argent (soit un total de pratiquement 2.1 milliards de dollars en 8 ans!). Depuis 2 ans, la société espérait sortir des chiffres rouges mais elle n'y est pas parvenue.

Malgré une marge brute qui tourne autour de 38 % (30 % pour Apple), le budget "recherche et développement" est toujours plus petit (104 millions de dollars pour 2004 contre 158 millions en 2003 ou 459 millions en 1998). Ce n'est pas bon signe puisque le propre de cette marque, c'était l'innovation... et comment peut-on innover si les moyens financiers sont toujours plus réduits?

À ce stade, et avant que la société n'annonce une énième restructuration ou pire encore, sa mise en faillite avant la fin de l'été, j'aimerais que la boîte soit rachetée par une entreprise comme Apple... C'est-à-dire une société qui saura redonner un second souffle à cette géniale entreprise informatique.

Pour une fois, j'aimerais bien me tromper dans mes prévisions.

29 commentaires
1)
Claude Mouginé
, le 10.08.2005 à 06:04
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Bonjour,

Merci pour cet article qui permet de faire sortir de l’anonymat une marque ô combien prestigieuse, même si vos infos ont, hélas, un côté « annonce d’une mort programmée ».

J’ai moi même, vers 1995, utilisé une station SGI. Il s’agissait de réaliser le « ripage », terme utilisé en pré-presse qui désigne l’assemblage de différents fichiers d’origines diverses constituant une page (Photoshop, Illustrator, XPress, Frame Maker et d’autres moins connus) pour constituer un lot de 4 fichiers (un par couleur) destinés à une flasheuse, machine qui produit les films permettant la réalisation des plaques offset. Avant l’arrivée de la SGI, mon client utilisait 12 minis ordinateurs à base de processeurs Motorola 68020,fonctionnant sous Unix, les traitements étant « parallèlisés ». Pour produire un document dans la plus grande taille possible en impression offset, la durée de traitement avoisinait les 3 heures. La SGI a réalisé sa première page en 1h toute seule comme une grande !. On a tous cru que ça n’avait pas fonctionné :-). Voilà un exemple vécu de ce que les gens de SGI savaient faire..

Quant aux machine d’origine Cray, elles ont permis dans les années 70 de réaliser (entre autres) en moins de 24h les calculs permettant les prévision météo à 24h.
Auparavant, Météo France utilisait ce qu’il y avait de plus puissant sur le marché, à savoir des machines Control Data 6600 (ou 7600, je ne me souviens plus très bien), qui elles, moulinaient pendant 36 heures pour faire la même chose.. Cherchez l’erreur :-).

Croisons les doigts pour que ces gens continuent à exercer leurs talents..

2)
Yip
, le 10.08.2005 à 08:08
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Je n’ai jamais utilisé de machine SGI mais c’est vrai que ce nom était mythique il y a quelques années, il était synonyme de puissance et de qualité, bien au delà d’Apple actuellement, qui s’en souvient hélas…

Je réalise d’ailleurs qu’Apple ressemble furieusement aujourd’hui à SGI il y a quelques années…

3)
Blues
, le 10.08.2005 à 08:11
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Merci TTE, quel bien cela fait de se remémorrer cette entreprise fantastique qui a toujours été à la pointe de l’innovation (ceci, malgré son marché de niche). Espérons que Silicon qui sont aussi créatifs que pointus arrivent à trouver une solution pour ne pas mourir … et pourtant qu’est-ce qu’on nous l’a vanté « le père » Bishop quand il est devenu patron… Ben, apparement il a pris beaucoup de mauvaise décisions.

——-

J’ai moi même, vers 1995, utilisé une station SGI. Il s’agissait de réaliser le « ripage », terme utilisé en pré-presse …..

Moi aussi idem, et à 2 reprises au milieu des années 90… collées à des produits (gros copieurs) couleurs Xerox… La première était une Indy, la deuxième un O2 (le « O » était il me semble le diminutif d’Oxygen ?)… Que des qualités (pour l’époque) très rapide, multitâche, jamais en panne !

4)
JCP
, le 10.08.2005 à 08:49
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À ce stade, et avant que la société n’annonce une énième restructuration ou pire encore, sa mise en faillite avant la fin de l’été, j’aimerais que la boîte soit rachetée par une entreprise comme Apple… C’est-à-dire une société qui saura redonner un second souffle à cette géniale entreprise informatique.

J’aimerais bien qu’Apple continue à acheter des boîtes saines qui contribuent à améliorer son business model et pas des canards boîteux en perdition.

Les noms connus, ça va, ça vient (Talbot? Commodore? Atari? Grundig? …) d’autres sociétés innovantes ont déjà pris le relais de celle qui n’a pas su évoluer avec la technologie.

JCP

5)
Fabien
, le 10.08.2005 à 09:07
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A mon humble avis, SGI a péché par excès de confiance. Ils n’ont pas vu venir la montée en puissance de l’ordinateur personnel en matière de 3D et n’ont pas su l’anticiper…

dommage.

6)
ToTheEnd
, le 10.08.2005 à 10:59
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Merci!

Fabien: heu… rien vu venir je suis pas convaincu. Je veux dire, tout le monde sait que l’informatique progresse, même quelqu’un qui n’a pas un ordinateur. Le problème de SGI au-delà d’être dans un marché de niche, c’est que l’ensemble de leurs clients ou clients potentiels n’ont plus besoin de machines aussi puissantes. Ils ont bien essayé de se concentrer dans le haut de gamme, les supercalculateurs, mais même là, la concurrence est acharnée puisqu’on compte plus d’une dizaine de concurrents et pas des moindre!! Ils sont toujours les meilleurs dans leurs secteurs, toutefois, ce secteur ne grandit plus, il baisse chaque mois un peu plus… et c’est ça le problème.

JCP: j’ai bien dit « comme Apple », pas Apple. J’aurais aimé ça avant le rachat de NeXT, mais c’est clair qu’aujourd’hui, Apple ne saurait pas quoi faire de cette société… quoi que, Apple devrait s’inspirer d’un système UNIX qui n’a pas besoin de se faire réparer les droits dès qu’il y a une nouvelle installation… parce que ça, c’est vraiment pas sérieux.

T (qui ne fera plus d’article pendant les vacances, c’est pas drôle, tout le monde est loin;-))

7)
Fabien
, le 10.08.2005 à 11:52
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A mon avis, SGi n’aurait justement pas dû se concentrer sur le Hardware mais sur ce en quoi ils excellaient: le soft. Ils sont quand même à l’origine de ce qui est devenu l’OpenGL (je ne sais plus comment ils appelaient ça, CyberGL ou un truc du genre) et de plusieurs librairies graphiques fantastiques.

A mon humble avis, toujours, c’est dans cette voie-là qu’ils auraient dû continuer.

9)
ToTheEnd
, le 10.08.2005 à 12:13
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Fabien: à nouveau, je suis bien d’accord avec toi… mais ils avaient exactement le même problème qu’Apple, tu ne peux pas « switcher » 98% de tes revenus du hard au soft d’une année sur l’autre… et avec l’arrivée de Linux, c’était pas gagné. La base de l’OpenGL, c’est IrisGL (dans le texte d’ailleurs…). S’ils avaient sorti l’iPox… peut être…

T

10)
Guillôme
, le 10.08.2005 à 13:04
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SGI va mourrir? Vive SGI!

Non, sérieusement, autant sur le papier SGI a été précurseur et moteur dans les calculateurs et la 3D, autant les échos que j’ai eu sur sa branche commerciale et ma propre expérience ont été désatreux!

Mépris, mauvais conseil, des phrases du genre : « Mais monsieur, c’est une station SGI!!! (sic) » ont autant refroidi des amis travaillant au Japon que d’autres en France!

Je suis conscient que mon expérience fort limitée avec SGI ne peut pas être représentatif de leur compétence en la matière mais je fais parti des gens dont le nom SGI est synonyme de passé :(

11)
Simon
, le 10.08.2005 à 16:53
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Très intéressant cet article! Je ne connaissais pas vraiment la boîte (à part de nom). En tout cas c’est bien dommage qu’ils aillent si mal…

12)
Blues
, le 10.08.2005 à 18:29
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je fais partie des gens dont le nom SGI est synonyme de passé :(

Espérons juste que cette « boutade » ne corresponde pas à tous leurs futurs clients …
Je souhaite donc à SGI un recentrage de leur activité, et le pleins de bonnes vib’s pour essayer de remonter la pente

13)
Pierrot
, le 10.08.2005 à 22:33
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Bonsoir,

Je suis allé sur le site de basquiat et j’ai observé une copie d’écran. La deuxième m’a fait réagir à propos de l’interface graphique mais c’est Nextstep !
Je me souviens que peu de temps avant d’etre acheté par Apple, après avoir supprimé le matos, Next a aussi supprimé le système pour ce concentrer sur les licences de sa technologie d’interface 100% objet, pour Sun, HP et SGI, et aussi sur son produit webobject.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Next c’est la boite qu’a concu Steve Jobs apres son départ d Apple et qui est à la base d’OS X

14)
Geronimo
, le 10.08.2005 à 23:09
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Bien moi aussi je crois que SGI c’est fini.
voici une Théorie…. intéressante et encore possible

Sauf que SGI ils ont des produits vraiment génial type de la comparaison de voix rien d’égale sur Mac ou PC n’existe actuellement.

Mais si sgi c’est fini OpenGL aussi ?

15)
ToTheEnd
, le 10.08.2005 à 23:45
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Pierrot: je ne sais pas lequel des deux à le plus bu ce soir… mais mon lien pointe la section IRIX et pas NeXT. A la racine du lien, le site propose effectivement plusieurs copies d’écran de systèmes différents, mais pas mon lien, IRIX only. Et je pense que tout le monde sait qui est la société NeXT… Et NeXT, après avoir arrêté le hard a vendu son système sur Sun, HP et Intel… je ne vois pas très bien ce que tu veux dire par « technologie d’interface 100% objet »…

Geronimo: ton lien n’a pas l’air optimisé pour Intel… et encore moins pour PPC…

T

16)
french_touch
, le 10.08.2005 à 23:49
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cet article aurait pu être bien sans la remarque stupide sur Renault. Surtout quand on sait que sauber doit fourguer sa belle souflerie a bm parce qu’il ne sait pas s’en servir.
Sinon, j’ai bien connu l’époque des indigos, notamment avec euclid et de du développement x-windows sur IRIX.
A l’époque on faisait déjà tourner des programmes sur 6 machines en parallèle. Et oui, il n’y a pas que les teraflops, ça prenait plusieurs jours pour faire des simulations à base déléments finis et de très très grosses matrices.
Enfin, jamais je n’ai retrouvé un tel plaisir qu’avec ces machines. Et pourtant la carte graphique de mon PC est beaucoup plus puissante aujourd’hui.

D’ailleurs, c’est sans doute une des causes de la baisse de SGI. Aujourd’hui, on trouve des cartes graphiques de folie pour n’importe quelle machine. Et le marché des supercalculateurs est très étroit.

Enfin, j’ai vraiment trouvé stupide la remarque sur Renault. Pas par patriotisme exacerbé, je laisse cela aux pays qui ont tel culte du drapeau qu’ils en ont tous un dans leur jardin. Mais plutôt parce qu’il y a
deux approches dans la technologie qui s’affrontent depuis longtemps. La vision anglo-saxone qui consiste à simuler à partir de modèles réels (en général des maquettes) que l’on pose dans une souflerie, que l’on écrabouille contre un mur, ou une bombe que l’on fait exploser. En face, il y a la vision française qui consiste à simuler à partir de modèles virtuels. On rentre un modèle virtuel dans un gros ordinateur et on itère très très très longtemps. SGI a contribué avec d’autres à la montée de la vision virtuelle face au modèle réel. Plus besoin de faire exploser une bombe atomique à mururoa pour les étudier, la dernière servait à valider le modèle virtuel. Plus besoin de cracher un avion pour le valider… !! l’approche réel a encore de très beaux jours devant elle, notamment en aérodinamisme et chez bm, même très imprégnés de l’approche virtuel, ils sauront parfaitement quoi faire de la souflerie de peter.
Et pour Renault, aucun souci, pour simuler la vaporisation du carburant dans la chambre de combustion, une souflerie ne sert pas à grand chose, meiux vaut quelques bons gros ordinateurs…

17)
ToTheEnd
, le 11.08.2005 à 00:47
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Heu… la « touche française »…

Cette remarque était destinée à quelques personnes qui fréquentent ce site et qui « suivent » mes aventures automobiles.

Mais on a tous compris que tu n’est pas un « patriote exacerbé »! En effet, dire par 2x que ma remarque est stupide, c’est tout simplement faire comprendre 2x mieux tes propos. Leur donner 2x plus d’impact quoi…

T&T (parce que T)

18)
khertan
, le 11.08.2005 à 11:17
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Superbe article … bravo.

Mais oui il est regrétable qu’une si prestigieuse société innovatrice soit en difficulté …

19)
VRic
, le 11.08.2005 à 13:48
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A mon avis, SGi n’aurait justement pas dû se concentrer sur le Hardware mais sur ce en quoi ils excellaient: le soft. Ils sont quand même à l’origine de ce qui est devenu l’OpenGL

Dommage pour eux que tu n’aies pas eu le temps de les conseiller plus tôt. Curieux que TTE soit d’accord vu la teneur de l’article.

Silicon Graphics n’a fait du soft que pour utiliser leur hard. OpenGL n’est pas une bibliothèque graphique pour laquelle des fabricants ont optimisé des cartes vidéo, c’est exactement le contraire: ils ont été les premiers à fournir du rendu 3D câblé en hard, pour lequel ils ont bien sûr développé des routines soft pour que les développeurs s’en servent.

Apple a fait pareil plus tard avec QuickDraw 3D et la carte 3D PCI pour démontrer la possibilité, l’intérêt et la méthode, après quoi ils ont laissé le développement du hard 3D à d’autres. Depuis on l’intègre sur les cartes vidéo pour compenser les limitations des cartes mères (sans objet sur SGI) et les gens s’imaginent que c’est « comme ça ».

La « culture » des utilisateurs comprend toujours tout à l’envers: quand ça leur tombe sous le nez c’est une loi de la nature. J’avais un mal fou à faire comprendre la notion de carte vidéo accélérée (2D) aux useurs de PC dans les années 90. Ça n’a commencé à rentrer que quand ils ont fini par avoir l’équivalent sur PC, donc plus eu besoin de clamer que ça sert à rien, se roulant dans un acronyme au passage tellement c’était important (tu comprends une « API » c’est incroyablement super, ça permet aux trucs de faire faire des trucs à d’autres trucs), ce que tout le monde appelait une « routine » et rangeait dans des « bibliothèques » depuis toujours sur les plates-formes non-fermées, dont le mac, parce que c’est normal et banal.

Si tu ne vois pas ce qu’il y a de très matériel à développer des processeurs risc dès les années 80 ou des super-ordinateurs massivement parallèles, apprends par exemple que parmi les vérités absolues du grand public, les bus AGP qui n’existent que pour compenser les faiblesses du reste n’auraient strictement aucun intérêt si les cartes mères des autres plates-formes n’étaient pas aussi nazes comparées à des SGI de 15 ans à mémoire partagée.

Sûr que pour dupliquer très vite les modèles et textures de la mémoire centrale vers la carte vidéo il faut un bus rapide, mais ça va jamais aussi vite que de tout simplement se passer de le faire parce qu’il n’y en a pas besoin. Tu dupliques ton mouchoir entre ta poche et ton nez toi?

Évidemment la presse nous apprend surtout La Mémoire Partagée Cémal, parce que les PC (et le Mac II ci) ont bien pourri l’idée en y cherchant des économies au lieu de performances et en le faisant marcher comme si c’était une carte vidéo.

L’argument « soft plus que hard » est au moins aussi con pour SGI que pour Apple: à aucun moment le reste de l’industrie n’a proposé d’équivalent matériel à ce qui sortait d’Apple et SGI. Bien sûr que leurs softs sont mieux, mais s’il fallait attendre 10 ans pour que le matériel commun à la concurrence s’en serve, personne ne s’en rendrait compte. Or c’est le cas: les fonctionnalités matérielles des macs et SGI mettent des années à être éventuellement reproduites par les autres, de 2 ou 5 pour le plus visible à des décennies pour la technique et jamais pour ce qui ne se voit pas sur l’étiquette Carrefour. Sensiblement pareil que pour le soft.

C’est l’un des intérêts exprimés par Intel pour Apple: la possibilité d’innover en matériel car l’industrie PC bride leurs ambitions.

20)
VRic
, le 11.08.2005 à 14:30
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>pas question de parler d’une Silicon Mini…

D’un autre côté, s’ils faisaient une « mini » station 3D à mini prix, il y aurait certainement une clientèle dont le taux de satisfaction ne manquerait pas de faire boule de neige.

Les utilisateurs dont les besoins s’accommodent des limitations matérielles et logicielles des PC, en particulier ceux qui essaient de faire de l’imagerie sous Linux, pourraient être servis aussi bien par des SGI « simplifiées » donc moins chères, auxquelles des capacités d’extensions multi-processeur comme il en a existé par simple connexion d’une station à une autre à moitié vide donneraient des possibilités dont ils n’osent même pas rêver.

Imaginez que vous ayez un gros machin ponctuel à traiter pendant l’habituel retard de livraison du dernier mac super super et que le revendeur Apple vous dise quelque chose du genre « ben, posez donc le mac mini de la secrétaire sur le votre pour profiter de ses processeurs et de sa RAM en mode esclave ». Ça serait cool, non? SGI l’a fait. Et c’est pas que du soft.

21)
ToTheEnd
, le 12.08.2005 à 16:13
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VRic: excellentes interventions (préfère la première) et je n’ai rien à ajouter.

J’aimerais tout de même donner un complément par rapport à ma « symbiose » avec Fabien (toute passagère hein).

SGI destinait ses machines à des secteurs très exigeants et très pointus. Avec le temps et la démocratisation de la puissance des machines (cqfd: un prix par Mflop en chute libre), des éditeurs ont commencé à porter leurs applications phares qui étaient « unix only » sur Windows (je pense à Maya par exemple) à la satisfaction d’énormément de clients qui attendaient ça pour passer à des machines 2, 3 ou 4 fois moins chères pour les mêmes tâches.

Si on y pense, c’est exactement la même chose qui c’est passé sur Mac. Quand Adobe et d’autres ont commencé à vendre leur soft « de la mort qui tue » sur PC, automatiquement, les gens, pour faire le même travail, ont acheté des PC. Quel est la différence entre iTunes pour PC et pour Mac??? Zéro de chez zéro! Par conséquent, le type qui achète un outil qui est exactement identique d’un magasin à l’autre, quel va être son critère principal d’achat? Le prix.

SGI a essayé de réagir avec des stations NT qui, au niveau matériel, était bien supérieur à n’importe quel PC, mais la sauce n’a pas prix parce que les gens ne voyaient pas l’intérêt de payer tout de même 50% ou 80% de plus pour une machine qui allait un peu plus vite que des PC standards.

En conclusion VRic, on se revoit ici dans 12 ou 18 mois pour voir ce qu’il se passera chez Apple avec leur machine quand plein de petits bidouilleurs mettront sur Bit Torrent ou Kaaza (ou je ne sais quoi) des patchs qui feront tourner Mac OS X sur n’importe quel PC.

Et je te corrige sur un dernier point: ça fait des lustres que Mac n’a plus rien fait d’extraordinaire au niveau hardware (je ne parle pas de l’ergonomie au niveau de l’ingénierie qui est toujours aussi excellente et innovante – c’est ce qui les sauve!).

Bref, on verra qui est le plus con dans quelque temps à affirmer que le soft n’est la voie mais que c’est le hard… quand par exemple SGI fermera (ou sera rachetée parce que je doute que le gouvernement américain vende ce fleuron de l’industrie informatique américaine à une boîte étrangère) à cause de leur 80% des revenus qui proviennent du hardware contre, dans quelques mois/années, les 60% ou 70% des revenus soft d’Apple.

T

22)
Pierrot
, le 12.08.2005 à 19:56
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Je reviens sur l’interface graphique et je persiste. Je suis allé sur la page avec plein de copies d’écran de l’irix et j’ai cru voir l’interface nextstep mais je peux me tromper, enfin, le menu flottant qui s’appelle « Toolchest » m’y fait penser.
Enfin, Next, avait vendu son système graphique et non son système d’exploitation. Je ne sais pas ce que cela est devenu.
A l’époque, l’interface du next était la seule interface conçu en programmation objet.
Sinon, j’ai juste bu une petite blanche, pourquoi, fallait pas ?

Bon, pour aller dans le débat des prix, pour un serveur, c’est pas cher ces machines, parce que winwin, avec le temps perdu, le cout humain est sacrément gonflé. Je vois ça tous les jours.

23)
ToTheEnd
, le 12.08.2005 à 22:35
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Pierrot: moi aussi j’aime bien les gens qui persistent dans l’erreur…

1. La Toolchest est propre à IRIX… et SGI utilisait déjà cette palette flottante bien avant NeXT… et j’insiste, toutes les images viennent d’IRIX!
2. Je ne sais pas si tu plaisantes, mais la société NeXT a été rachetée par Apple…
3. Faux, puisque BeOS aussi…

Heureusement, moi j’ai bu plus qu’une blanche…

T

24)
drazam
, le 15.08.2005 à 11:51
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Scoop : ToZiEnd va bosser chez Renault, niarkniarkniarkniarkniark ! Il pensera Renault, roulera Renault, défendra Renault, vivra en France, obtiendra la nationalité et aura un salaire français… c’est bô non ?

Et Sun, que deviennent-ils eux ? Et Cray ? ?

Le sauvetage aujourd’hui pour ce genre de boîte, passe par le lancement d’un iPod like, bien entendu… Leur seul défaut c’est d’être trop cher, par rapport à un cluster ? Le besoin de puissance, il existe pourtant ou bien ?

____________________________
drazam même pô peuuur

25)
ToTheEnd
, le 03.11.2005 à 21:47
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Bon, Silicon Graphics vient d’annoncer que dès le 7 novembre, le symbole SGI ne sera plus côté à la bourse de New-York (NYSE pour être précis)…

Les raisons sont multiples mais en résumé, on citera le fait que le titre navigue sous les $1 depuis plus d’un an et que pour le NYSE, ce n’est pas « tolérable ».

Pour les téméraires qui veulent suivre le titre, vous le retrouverez sur le marché appelé: OTC Bulletin Board

Heu… ce marché est normalement réservé aux titres en fin de vie ou aux boîtes qui démarrent…

T

27)
ToTheEnd
, le 08.05.2006 à 15:30
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Comme je le prédisais, Silicon Graphics n’a pas réussi à redresser la barre. En préambule de la présentation financière du troisième trimestre 2006 (qui est encore une fois très mauvaise puisque sur un chiffre d’affaires de $108 millions, elle a perdu $43 millions), l’entreprise a annoncé qu’elle recourait au chapitre 11 aux USA.

Ce procédé s’apparente à un sursit concordataire d’une boîte chez nous… mais la faillite est normalement la prochaine étape.

Dans les mois qui viennent, très probablement qu’une autre boîte rachètera une partie ou le tout pour quelques millions de dollars.

Dommage pour les gens et les technologies… bien que les filliales (Europe et Asie notamment) pour le moment ne sont pas touchées par cette mesure.

T

29)
ToTheEnd
, le 13.05.2009 à 11:11
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Suite et fin (plus ou moins). SGI a été rachetée par Rackable Systems, Inc. pour 25 millions de dollars.

Ils disent vouloir continuer le développement et autres mais l’objectif est avant tout d’acheter un nom très connu dans l’industrie.

T