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Journée cauchemardesque, à cause… d’une protection? Non non…

J'ai vécu ce dernier jeudi 30 juin une matinée cauchemardesque, et ce n'est pas peu de l'écrire.

En effet, ce jour, qui était l'avant-dernier que je passais avec les élèves de ma classe, se voyait être l'apothéose (faut être modeste!) de deux ans que nous avions passés ensemble. Eh oui, j'enseigne entre autres choses le chant, et depuis un certain nombre d'années, la fin du travail avec une volée signifie un concert, soit à l'Aula lorsque c'est possible, soit dans ma classe.

Donc jeudi, nous avions un concert, avec plus de cent personnes inscrites pour venir y assister, et surtout 24 gamins qui se réjouissaient et qui avaient un trac pas possible.

Je débarque dans ma classe vers 9 h 30 (ma charmante collègue était de service) pour venir faire une dernière répétition avant un premier concert devant d'autres élèves, une sorte de répétition générale l'après-midi.

Je me dirige vers mon piano, vers mes modules de son, et je place la main là où je pose toujours la clé électronique qui me permet simplement de déprotéger Cubase SX 3, le logiciel avec lequel je prépare mes arrangements pour accompagner mes élèves.

Sans cette clé, un petit bout de platique que l'on place sur un port USB (un peu comme une clé de stockage, mais ce n'en est pas une), vous ne pouvez pas lancer le programme, c'est aussi simple que ça, puisque le logiciel va vérifier la présence d'une licence à l'intérieur de cette dernière. J'ai déjà hurlé à plusieurs reprises sur cette clé Syncrosoft . En particulier ici. J'avais même écrit une humeur sur le nouveau Cubase en décembre 2002. Elle s'intitulait "Je vais la perdre, je sens que je vais la perdre…".

Je ne croyais pas si bien dire.

De dzou, elle est où cette clé?

Je tâtonne, je commence à avoir des sueurs froides, malgré la chaleur. Rien, plus de clé. Je demande aux élèves, à ma collègue, s'ils ont vu cette clé que je range toujours dans sa petite mousse noire. Non. Personne ne l'a vue.

Je cherche partout, pendant plus d'une heure.

Je me dis que je vais me réveiller, que ce n'est pas possible. Mais non, le réveil ne sonne pas, ce doit donc être vrai.

Vers 10 h 30, je dis à ma collègue de continuer sa recherche, que moi, je vais faire quelques téléphones. J'appelle l'importateur. Ah ben non mon bon Monsieur (léger accent suisse allemand), on ne peut rien faire pour vous. Le seul qui pourrait peut-être vous aider est en vacances, mais il n'y a rien à faire de toute façon.

Ils me passent une adresse à Lausanne, d'un magasin où l'on pourrait me prêter une clé. Ah ben non, notre clé de dépannage est on ne sait pas très bien où. Non non, on ne peut rien faire.

Retéléphone à Zurich. Je leur demande s'ils en ont une. Je peux faire l'aller et retour Lausanne Zurich en six heures, ce devrait être possible. Mais non, ils n'ont pas de clé. Ils ne peuvent rien faire.

L'importateur... L'importateur ne peut rien faire. Mais je sens monter la violence moi!

Encore deux ou trois téléphones, mais il faut bien me rendre à l'évidence. Mon concert, je le ferai SANS mon ordinateur, avec un autre accompagnement. Je remonte en classe, il n'y a plus que ma collègue qui est toute désolée. Les enfants sont rentrés à la maison persuadés que le concert n'aura pas lieu.

Il n'en était pas question évidemment.

Je prends alors ma guitare, et commence à répéter toutes les chansons comme un malade. Bon, ce ne sera pas aussi joli, mais on va s'en sortir.

Et soudain, ma collègue revient dans la classe qu'elle avait quittée, et me demande:

- Ce ne serait pas par hasard ça cette clé?.

Ouiiiiiii! elle l'a dans la main! Incroyable. Je lui saute au cou tellement j'étais soulagé.

- Tu l'as trouvée où??

- J'ai vidé la poubelle de l'école, celle de la nettoyeuse, elle était tout au fond.

La femme de ménage de mon école avait fait la poussière mercredi après-midi, avait fait tomber la clé, pourtant bien rangée sous le piano, sur une tablette, et l'avait balayée ensuite!

Cette dame est tellement charmante et tellement serviable que jamais je ne lui dirai même la catastrophe qu'elle a failli déclencher, et le stress, le désespoir, le sentiment d'impuissance dans lequel elle m'a mis. Ça changerait quoi de toute manière? N'empêche...

N'empêche, je trouve tout de même incroyable qu'en Suisse, je ne puisse pas trouver de solution de secours si je perds une protection physique, ou même si elle tombe en panne, le jour d'un concert. Environ 130 personnes étaient tributaires de cette clé ce soir-là, mais ça aurait pu être des milliers. Et même cela n'en aurait été que trois... C'était important.

Au départ, j'en ai voulu à Steinberg, l'éditeur de Cubase, vous ne pouvez pas savoir. Et à celui de Logic, qui utilise pratiquement la même clé d'ailleurs! Ces éditeurs, je ne peux plus les voir et les supporter.

Je me suis dit: plus jamais ça.

Je ne veux plus dépendre d'une clé. Vous me direz que je vais dépendre d'un ordinateur alors? Non, un ordinateur, je peux le remplacer, mes morceaux, je les ai à triple. Un Mac, j'en trouve un en cinq secondes. Pas en Suisse, dans mon collège.

Donc depuis quelques mois, Digital Performer me faisait du pied.

Il n'est pas protégé par une clé, lui.

Je bénéficiais d'une offre de mise à jour depuis Audiodesk puisque j'ai fait l'acquisition d'une interface Audio Motu (l'éditeur de Digital Performer), j'en ai profité vendredi.

Ce logiciel m'a l'air ma fois assez magnifique, mais pour l'instant, je ne me prononce pas encore, J'ai cru en son temps à Logic, je n'arrive pas à m'y faire, je suis retourné à Cubase, dont plein de petites choses m'énervent pourtant, et que je cherche à remplacer depuis pas mal de temps.

Nous verrons donc si Digital me satisfera.

Le truc rigolo, c'est que j'ai constaté un petit problème dans la version française, corrigée par un patch depuis quelque temps. Je téléphone à l'importateur Motu pour la Suisse. Je lui raconte pourquoi j'ai opté pour son produit. En particulier parce qu'il n'a pas de protection sous forme de clé.

Je le sens un peu gêné au bout du fil.

Il me dit: "heu... pour l'instant!"

"Vous comprenez" ajoute-t-il, "Digital Performer est pratiquement le seul à ne pas être protégé par une clé, et les études prouvent que c'est le logiciel le plus piraté sur Mac. Il faut comprendre que les gens de Motu commencent à en avoir ras le bol".

Bon sang! Mais c'est tellement vrai!

Ça fait des années que je m'énerve contre les éditeurs de logiciels qui protègent à tout va leurs bébés, souvent au détriment des usagers honnêtes. C'est tellement énervant de voir qu'un quidam peut aller chercher une version crackée de Cubase sur le Net, et ne sera jamais ennuyé lui, comme je l'ai été moi-même.

Mais mon mécontentement, ma colère, je me rends bien compte qu'elle est dirigée contre le remède (avec ses effets secondaires détestables), pas contre la cause de tous ces problèmes de protection.

Cette fois, la rage, je l'ai a posteriori non plus contre Steinberg, mais contre tous les pirates qui, tout fiers de ne jamais payer leurs logiciels, foutent dans la merde ceux qui le font, en arrivant encore à se moquer de ceux qui paient. Quoi! T'as dépensé des centaines de francs pour ce logiciel? Pauvre cloche, moi je l'ai eu en trois minutes sur le Net.

Et j'en ai déjà parlé ici, mais à tous ces gens qui raisonnent ainsi, je dis: toutes les bonnes raisons que vous avez de pirater vos logiciels, toutes ces raisons qui vous donnent bonne conscience lorsque vous entrez un numéro de série pirate, je n'y adhère pas une minute.

À cause de vous, nous avons des logiciels de plus en plus difficiles à installer, changer de machine devient un enfer. Il faut désinstaller bientôt autant de protections que de programmes sur notre ordinateur avant de passer au suivant sous peine de ne plus pouvoir les installer.

Bref, ce concert que j'ai failli rater, Steinberg aurait dû trouver une solution (le pire, c'est que j'en avais certainement une, Roger Baudet, qui collabore à Cuk.ch à qui j'ai pensé plusieurs heures après, hors panique), certes. Oui, leurs protections sont souvent lamentables. Mais ce ne sont pas eux les vrais responsables.

Si vous aviez payé vos logiciels, je n'aurais jamais eu besoin de clé, je ne l'aurais jamais perdue, et Motu ne se poserait pas la question de m'en refiler bientôt une peut-être, parce que vous spoliez leur travail.

Mesdames, Messieurs les pirates, je vous remercie de tout ce que vous faites pour l'évolution sécuritaire de nos machines.

PS: pour éviter quelques commentaires désagréables sans savoir:

  1. Je n'ai pas un seul logiciel piraté sur mon disque
  2. Dans ma librairie iTunes, tout est le double de CD originaux
  3. Évitez de revenir s'il vous plaît sur le fait que j'ai acquis Tiger par des moyens détournés avant la date officielle. Nous en avons déjà parlé. Pour moi, c'était une manière d'intéresser les lecteurs de Cuk.ch et de leur rendre service, par exemple avec la liste de compatibilité. Le jour où Tiger est sorti sur nos machines, je l'avais tout à fait officiellement.
59 commentaires
1)
Guillôme
, le 04.07.2005 à 00:22
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Tu devrais rajouter un petit 4 mentionnant que tu utilises DVDthéque uniquement pour classer ta collection car comme tu le sais :
« Ce dvd est exclusivement réservé à l’usage privé et gratuit dans le cercle de la famille »
de même pour les cd, exit donc les prêts aux amis et les visionnages avec des gens de passage :P

Juste pour réagir sur ton problème, en france, il est légal d’avoir une version « crackée » si on a la licence, ou de contourner la protection.

Enfin, sur la source du problème, je ne vais pas en 3 commentaires faire une analyse d’un phénomène aussi complexe :D, je ne ferai donc pas l’erreur de prendre des raccourcis et d’exprimer un avis tranché ;)

Sur les éditeurs, il existe à mon avis des solutions plus intelligentes que des dongles usb. C’est dommage de voir que cela revient à la mode alors qu’ils avaient arrêtés… Outre la clé dynamique par internet, les blacklist de S/N lors des mises à jour sont assez efficaces…

Bref, vive l’open source.

2)
Nian
, le 04.07.2005 à 00:28
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Je suis d’accord sur le fond, bien que étudiant, je ne pouvais pas me payer les logiciels sur lesquels je travaille maintenant — donc je tolère le pirate qui veux apprendre un logiciel, mais honnête dans le fond, l’achète dès que sa situation le permet.

Pourquoi n’as tu pas investi 3 minutes en amont pour télécharger le crack (éventuel?) permettant de faire tourner le logiciel sans dongle? Ce logiciel, tu en a acquis la licence, alors pourquoi avoir mauvaise conscience?

Pour ma part, j’ai eu beaucoup d’ennuis avec un dongle sur un serveur pour permettre à un certain nombres de machines en réseau d’utiliser un logiciel dont je tairais le nom. Le jour où j’ai pu mettre la main sur un crack me libérant du problème, j’ai opté. Sans remord. J’ai pu même éteindre ce vieux mac qui ne faisait que ça: lorsqu’un de ses programmes démarrait dans le réseaux, lui dire, oui, tu en as le droit (enfin, quand il ne se trompait pas).

3)
pilote.ka
, le 04.07.2005 à 05:32
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c’est tout de même incroyable qu’on ne t’ai pas donné le double de la clé.
En ce qui concerne le piratage, je dirais simplement que après avoir acheté mon Mac Tournesol il m’aurait fallu patienter des années pour économiser l’argent pour l’achat de certeins programmes. Je n’avais pas le choix sinon de garder le mac dans son carton d’emballage.
Les bons programmes atteignent des prix astronomiques.
Alors, bien sûr, j’achète aussi des programmes mais quand ça rentre dans mes possibilités.
Pirater va devenir de plus en plus impossible, je sais, mais si les éditeurs étaient moins gourmant tout aurait été pour le mieux. La preuve quand je trouve une version que j’aime d’une chanson j’utilise iTunes.

4)
François Cuneo
, le 04.07.2005 à 06:19
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Pourquoi n’as tu pas investi 3 minutes en amont pour télécharger le crack (éventuel?) permettant de faire tourner le logiciel sans dongle? Ce logiciel, tu en a acquis la licence, alors pourquoi avoir mauvaise conscience?

Ah mais je n’aurais eu aucune mauvaise conscience de le faire. Le problème, c’est que:

1. Je ne sais pas comment faire, je n’ai aucune idée de ces programmes qui permettent d’aller chercher dans des serveurs des sources piréatées

2. J’ai envoyé vers 12h un contact très fort dans le domaine pour trouver une version crackée de Cubase SX3. Ce n’est pas difficile, il n’y en a pas. Des SX2 tant que tu veux (le contact était en plein téléchargement). Cela signifie deux choses: la protection de SX3 est excellente pour l’éditeur, le programme n’est plus piraté

5)
François Cuneo
, le 04.07.2005 à 06:21
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pilote.ka, je comprends bien ton problème, je sais bien que c’est humain et tout et tout, mais j’en reviens à ce type d’exemple que j’utilise toujours: lorsque tu vois un objectif magnifique, disons un 400mm pour ton Canon ou ton Nkion, qui coûte 3000 € en vitrine de ton magasin préféré, tu ne vas pas la nuit péter la vitrine du gars parce que tu ne peux pas te la payer.

Nian, je te comprends bien aussi, même si de très nombreux éditeurs font des rabais monstrueux pour les étudiants et pour l’éducation en général.

6)
fricotin
, le 04.07.2005 à 06:42
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J’ai béni les pirates de tous poils. Mon Pwbook est en panne, ainsi je ne me promène pas avec lui.
J’étais chez un client et avais besoin de fonctions de création d’un tiff et d’un jpg toutes bêtes, sur un Win…
J’ai commencé avec ce qu’il y avait sur la machine(XP avec Office complet), puis j’ai cherché les gratuits parmi les catalogueurs.
Comment créer un jpg aux dimensions farfelues(86*54) ?
Chercher dans google, télécharger photospo en 10 minutes, créer mon petit jpg, désinstaller l’engin(je n’en veux pas à mon client).
Je ferai un commentaire moins couillon après, si je n’oublie pas d’ici là.

Chouette, des tests

7)
fricotin
, le 04.07.2005 à 07:08
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Ce qui va suivre ne constitue pas une défense des pirates :
J’apprécie les éditeurs qui font une version Win/Mac de leurs logiciels (à part Filemaker, qui ?) car mon univers est hétérogène.
J’apprécie les éditeurs qui ne changent pas leur politique de mise à jour tous les 31(à part Filemaker, qui ?).

Chouette, des tests

8)
Nian
, le 04.07.2005 à 08:05
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François, oui, aujourd’hui les versions éducations de certaines applications sont très abordable (sans parler des démos 30 jours ou autres Maya dont toutes les fonctions sont présentes, sans limitation dans le temps mais où le format d’enregistrement est un autre). Je n’ai pas le souvenir que c’était le cas il y a un quinzaine d’années.

A ce sujet: ayant acheté une licence multi-utilisateurs de la Creative Suite 2, j’ai été plus que (positivement) surpris de ne pas avoir à l’activer. En fait c’est le numéro de série multi-utilisateurs fourni qui désactive l’activation… Devine quelles sorte de numéros parcoureront les faces cachées du web?

9)
François Cuneo
, le 04.07.2005 à 08:46
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A ce sujet: ayant acheté une licence multi-utilisateurs de la Creative Suite 2, j’ai été plus que (positivement) surpris de ne pas avoir à l’activer. En fait c’est le numéro de série multi-utilisateurs fourni qui désactive l’activation… Devine quelles sorte de numéros parcoureront les faces cachées du web?

Ah, toi aussi tu as toute la partie activation en grisé dans la version édu? Je croyais que c’était ma version qui était toute fichue…

10)
6ix
, le 04.07.2005 à 08:57
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J’avoue avoir obtenu illégalement qques peu nombreux logiciels…
– un petit « utilitaire » pour me permettre de faire un truc particulier sur le moment, que j’ai viré après
– 2 gros programmes, de vidéo, pour essayer, voir ce que c’est vraiment, sans limite de temps/actions/sauvegardes

Ah j’allais oublier, fût un temps où je téléchargeais pas mal de musique…

Cependant, voilà ce que j’en pense: pour le 1er, honte à moi, le programme n’était pas cher et provenait d’un petit développeur qui se fait qques sous; je me suis laissé prendre par la facilité! Pour les deux autres, c’est là où je comprends le mieux le piratage: t’as un super programme, tu ne sais pas ce qu’il vaut vraiment (les test, c’est bien, mais essayer, c’est encore mieux), alors… Ok, certains offrent bcp de possibilités comme démo, mais pas tous! Et l’attitude à avoir après serait de dire, tiens, je le trouve bien, j’achète!

Voilà qques années, j’ai acheté Photoshop Elements 2; voilà une solution pour moi: les « lights », quand on n’a pas besoin d’une version pro ou ultra complète. Résultat, ce logiciel me satisfait pleinement, à un prix tout-à-fait abordable!
Quant à la musique, je me suis un peu remis en cause et j’ai complètement arrêté.

Alors chacun pourra trouver sa petite excuse, mais pour moi, je mets un peu tout « dans le même paquet »: piratage = vol. Et pour démontrer mes dires, je prendrais un exemple dans la lignée de celui de François: te [le tu peut être chacun(e) d’entre nous] permets-tu, parce que tu n’as pas d’argent, de voler l’objet au magasin? Te permets-tu, parce que il n’y a ni garde ni protection dans le magasin ou sur l’objet, de le voler? Te permets-tu, parce que l’objet se trouve sur des étalages, en exposition devant le magasin, facilement prenable, de le voler? Si oui, pour toi, du moment que tu prends qqchose et qu’on ne t’attrappe pas, ce n’est pas du vol, c’est simplement la faute à celui qui n’a pas monté la garde; désolant comme attitude, je trouve. Si c’est non, on peut voir 2 choses: tu es raisonnable, voler n’est pas de ton vocabulaire, sur internet ou dans un magasin, c’est pareil; ou: dans un magasin, tu dois voler l’objet physiquement, ce qui est bien plus difficile que faire 2 clics sur un ordi, c’est donc une certaine « peur » qui t’empêche de le faire en magasin. Et là, on arrive sur un vrai problème, la facilité que l’on a sur le net d’obtenir qqchose, et de plus, comme François en a déjà parlé (je ne sais plus où), la tendance à ce que tout soit gratuit sur le net, jusqu’à être outré de devoir payer pour un petit logiciel tout simple!
Pour ceux qui n’arrivent pas encore à se dire que voler, quoi ou comment que ce soit, est « mal », passez du temps sur qqchose que vous mettez en vente (car vous estimez que le travail fourni vaut un prix): que diriez-vous si vous voyiez nombre de personnes venir voler ceci, en disant qu’elles n’ont pas assez d’argent ou que le prix est trop élevé??

11)
pm
, le 04.07.2005 à 08:58
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C’est vrai que c’est irritant d’être plus emmerdé avec des softs légaux que piratés!

NB : François, t’aurais jamais dû dire que tu n’as pas de softs piratés, un de ces jours tu te feras traiter, comme moi, de dinosaure…
;-)

13)
Olivier Pellerin
, le 04.07.2005 à 09:45
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Les pirates ? Ils ont le dos large !

Quand je loue un appartement, le propriétaire me donne deux clés. Au minimum. Et il en a d’autres à disposition. Et on peut en faire des copies. Alors, pourquoi une seule clé pour un logiciel ? Et pas de copie disponible ?

La colère de François est justifiée. Mais en accusant les pirates, il se trompe de cible. Il y a toujours eu (et il y aura toujours) des voleurs. Le problème n’est pas là.

Quand je paye une licence, je paie le droit d’utiliser un logiciel. Autrement dit, je paie un service. C’est la logique des éditeurs qui, dans cette même logique, interdisent d’ailleurs la location du logiciel. Si le service pour lequel j’ai payé ne fonctionne pas, c’est qu’il est mauvais.

L’éditeur peut être gentil comme tout, désolé de mes problèmes, ça ne change rien : j’ai payé pour pouvoir utiliser son logiciel, il doit se donner les moyens de me permettre de m’en servir.

En ne donnant qu’une seule clé, il va à l’encontre de cette obligation de moyens et fait simplement preuve de radinerie.

14)
Grizzimero
, le 04.07.2005 à 09:46
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Bon, François, maintenant on sait encore mieux ce que tu penses des clés USB. Mais, moi j’aimerai savoir : le concert comment s’est-il passé?

C’est pas la fin de l’histoire ça? ;-)

15)
Cyril Druesne
, le 04.07.2005 à 09:48
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Bonjour à tous,

Une chose inquiétante :
Le piratage est banalisé, trop souvent affiché au grand jour.
Il arrive qu’une personne, lors de l’achat de son ordinateur, ose demander directement au vendeur si… Et cela d’une manière à peine détournée.
À croire, que, parfois, il n’y a ni bonne, ni mauvaise conscience (si seulement il y avait déjà cela !), seulement de l’inconscience.

Par ailleurs, j’ai remarqué un phénomène amusant :
L’aspect multi-oueurs de certains jeux vidéo a fait revenir « dans le droit chemin » certaines brebis égarées. Un numéro de série, une connexion au serveur de l’éditeur. De l’activation qui s’ignore…

Amicalement,

Cyril Druesne.

16)
RBGreg
, le 04.07.2005 à 09:52
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Que l’on s’entende bien, le piratage c’est mal! Je serai ingé en info dans moins de 5 mois (j’ai eu mon dernier cours, là, ne restent plus que les exas…), donc je sais ce que le piratage pourrait me coûter à titrre professionnel d’ici quelques temps.
De nombreux éditeurs ont la présence d’esprit de faire des versions education -je pense notament à Matlab, où le prix édu est incroyable, ou encore à M$, une fois n’est pas coutume qui ont fait des efforts de tarés dans ce domaine.
Des logiciels comme Photoshop en version light, voilà bien une idée qu’elle est fantastique, parce que franchement qui utilise toutes les fonctionnalités à part les photographes pros ou sans doute les François Cuneo en herbe?
Rajoutons encore que les logiciels non-pro ont souvent des prix abordables, dans la mesure où ils jouissent d’un large public. Je me demande par contre si les non-pros d’un domaine ont vraiment besoin de l’outil incroyable des « grands », souvent plus co,pliqué, parce qu’empli d’une logique métier, et si un iQuelqueChose ne leur suffirait pas le plus souvent….

Par contre, je trouve inadmissible de mettre de telles protections sur ces logiciels! Les risques encourus par une société utilisant un logiciel piraté sont énormes! Les contrôles, ça arrive (et j’en ai vu), et par conséquent, je me demande à quel point les vrais utilisateurs n’achètent pas ces logiciels…
Que des gens utilisent le logiciel piraté, pour moi, cela signifie qu’ils en font une utilisation n’exploitant pas le dixième des possibilités, et que ces derniers font simplement de la pub! Si le logiciel était impiratable (je doute qu’un tel logiciel existe), eh bien ces gens ne l’achèteraient pas plus, et moins de monde connaîtrait un produit, pourrait en parler autour de lui. En reprenant l’exemple de Tiger, c’est grâce à la facilité de « piratage » de ce dernier que François a pu vanter les mérites de cet OS, et sans doute convaincre quelques personnes de l’acheter, et comme François est honnète, c’est tout bénéf pour Apple!
Vous vous rappelez de l’époque où il n’y avait pas Internet, est-ce que vous aviez moins de logiciels piratés? Moi j’avais plein de potes avec plein de disquettes! Déjà à l’époque, Microsoft fournissait des logiciels qui se copiaient sur une disquette, sans protection aucune, ne pensez-vous pas que c’était volontaire, afin d’assujetir un peu plus le marché?

Je reste convaincu que la parano des éditeurs de logiciels ne fait que leur coûter de l’argent, et leur permet simplement de dormir l’esprit tranquille…

—-
6*9=42!

17)
François Cuneo
, le 04.07.2005 à 10:18
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Bon, François, maintenant on sait encore mieux ce que tu penses des clés USB. Mais, moi j’aimerai savoir : le concert comment s’est-il passé?

C’est pas la fin de l’histoire ça? ;-)

Génial, le meilleur depuis que l’on en fait, même si c’était en taille réduite (habituellement, on va à l’Aula, avec 300 personnes, mais je n’avais pas le courage de tout démonter et remonter cette année, donc on est restés en classe toute vidée de toute manière pour l’été, avec 100 chaises bien pleines dedans.)

18)
marcsublet
, le 04.07.2005 à 10:28
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Des fois le plus simple est le mieux:

Quand j’étais étudiant, on avait quark express (avec un satané Dongle) avant de passer sur InDy.

B’en j’avais mis un p’tit clou dans mon casier pour suspendre ce bout de plastique violet, le tout fermé a clé… je n’ai jamais eu de sueurs froides concernant son emplacement…

Au contraire d’un pote qui l’a perdu… 3’000 CHF dans les dents… (pas de politique de remplacement… pas de prix édu… le gros foutage de gueule en fait)

19)
RBGreg
, le 04.07.2005 à 10:33
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en fait j’ai une petite question: ce dongle, il te ruine un port USB? Y a-t-il une sortie derrière, parce que j’imagine déjà si ce n’est pas le cas, le retour à terme à un OS monotâche du fait de l’impossibilité de brancher plusieurs dongle, non?

—-
6*9=42!

20)
Arno
, le 04.07.2005 à 10:55
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Un truc que je pige pas :

Où est le manque à gagner pour les éditeurs ??
Les gens honnêtes payent, les autres piratent.
De toutes façons ils ne paieraient pas !?!

Je suis naif ?

21)
noliv
, le 04.07.2005 à 10:59
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Wil Shipley, développeur Mac et fondateur d’Omnigroup, a écrit sur son blog un article à propos du piratage (en anglais).

L’article explique pourquoi, selon lui, les éditeurs ne devraient pas tant se soucier du piratage.

Je suis toujours amusé par cette comparaison qu irevient souvent :

lorsque tu vois un objectif magnifique, disons un 400mm pour ton Canon ou ton Nkion, qui coûte 3000 € en vitrine de ton magasin préféré, tu ne vas pas la nuit péter la vitrine du gars parce que tu ne peux pas te la payer.

Cela dit, la réponse qui revient souvent respire autant de mauvaise foi :

Aucune de ces deux versions ne conviennent, le vendeur subit une perte indirecte probablement impossible à quantifier dans le sens ou le « pirate » tire profit du produit sans l’avoir payé… il y a aussi le bénéfice pour le vendeur (tout aussi difficile à quantifier mais bien réel selon le type de produit) que représente la publicité provoquée par le produit piraté, et/ou le personnel formé à un logiciel piraté qui aboutira peut être sur un achat plus tard…

En fait c’est le modèle de distribution qui ne semble pas réussir à coller avec la réalité, il est bon pour être changé, mais remplacé par quoi?

Ce que je constate en tout cas, c’est que les protections me pourrissent la vie et parfois incitent au piratage!
Ces dernières années j’achète de plus en plus de CDs. (Le fait d’avoir pu découvrir des centaines d’artistes grâce aux mp3 téléchargés n’y est d’ailleurs pas étranger, mais ce n’est pas là où je voulais en venir)
Je dépense en moyenne 50 à 60 euros dans des CD musicaux… je me sens plutôt bon client par rapport à mon entourage.
Et bien de nos jours, le bon client c’est celui qui ne peut pas écouter ses CD dans sa voiture parce que le système anti-copie l’en empêche (!)… enfin presque, le bon client peut écouter le CD s’il le copie d’abord sur un CD-R, ce qui est facile et que rien n’empêche de faire (!?)…
Il est donc plus facile d’obtenir un album piraté sans limitations qu’un CD qu’il va falloir copier de toutes façons. Il faut vraiment avoir envie de donner son argent!

Quand je vois que les CD que j’ai achetés pour 18 euros ces derniers mois, j’ai eu la surprise de les trouver à 9 euros dernièrement ; et que parallèlement les systèmes anti-copie (inefficaces) qui me pourrissent la vie coûtent des millions… j’ai envie de vomir.

22)
VN99
, le 04.07.2005 à 11:20
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Salut,
Loin de moi l’idée de justifier le piratage, je suis un peu dans la même situation que François, ayant décidé de payer mes logiciels ou de m’en passer. Après tout, je ne roule pas dans une Rolls…
Mais je trouve cette politique d’activation ou des clés USB tout simplement inadmissible. En effet, si j’ai acheté légalement mon logiciel, je dois pouvoir l’utiliser comme bon me semble, dans les limites imposés par la license, bien entendu. Donc, si vers 23h30 un samedi je veux transférer un soft du mon PM vers mon PB, je dois pouvoir le faire sans être obligé de bidouiller une clé USB, activer par le Net ou autre…
Les logiciels protégés par un dongle se font pirater tout aussi facilement. Cela fait ch… uniquement des utilisateurs honnêts, les autres n’ont pas attendu pour télécharger les versions pirates. Ceci dit, si jamais j’ai un problème avec Logic, je n’hésiterai pas une seconde…
de plus, je trouve que les éditeurs poussent justement leurs clients vers la facilité de piratage. C’est un faux problème, car les pirates peuvent obtenir acilement ces mêmes logiciels qui vont marcher mieux que les versions légales.
La protection que j’accepte est cette d’un numéro de série unique et d’une clé d’activation permanente qui est envoyée par e-mail après l’enregistrement du soft auprès de l’éditeur. Quelques logiciels sont protégés comme ça, et cela me va. Quand j’achète un soft, j’ai un numéro de série qui permet de l’utiliser tout de suite, ensuite il faut que je montre patte blanche à l’éditeur pour avoir un numéro de série permanent et personnel. J’ai déjà perdu le numéro une fois, il m’a été renvoyé dans les 3 heures, mais en attendant j’ai pu utiliser le numéro temporaire pour bosser. Mais si je laisse traîner ce numéro sur le Net, l’éditeur sait bien que c’est bien moi…
Maintenant, que faire si vous vous trouvez face à une clé USB qui se perd ou à autre chose? J’ai décidé de voter avec mes sous et de le faire savoir. J’ai envoyé un e-mail à Adobe pour expliquer que je ne vais plus leur payer les m.à.j. à un tarif délirant et avec cette activation qui me gène. Le même est parti chez Apple au sujet de Logic. Etc., etc., etc… J’ai même eu des réponses… sensées, sauf celle d’Adobe qui m’a menacé de contrôle si jamais je piratais leur truc. J’ai expliqué en retour que dorénavant je me passerai de leurs softs à tout jamais… GIMP rules!!!
Il ne faut pas hésiter à faire connaître sa position, c’est comme ça qu’on fait bouger les choses…

23)
Inconnu
, le 04.07.2005 à 12:03
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En ce qui concerne le piratage de logiciels : et si les éditeurs proposaient l’achat à crédit de leurs produits ?

^. .^ GerFaut
=U= Equinoxiale
GerFaut c’est frais, mais c’est pas grave.

24)
C@naille
, le 04.07.2005 à 12:10
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François,

Mon logiciel de conception 3D préféré (Concepts Unlimited) est aussi protégé par un Dongle (Wibu).
L’éditeur Cadsoft a essayé de retirer la protection il y a quelques années et les ventes en France se sont stoppées net. Il a dû le remettre. Dans d’autres pays (US, GB), le dongle a été remplacé par un code. Question de culture ?
Le double système de protection les oblige à développer des installeurs différents selon les pays – dur pour les màj…

Je crois surtout que c’est la protection de Cubase qui est mal faite, ou trop contraignante pour l’utilisateur.

Comparaison avec le dongle de Concepts Unlimited :
Lorsque j’oublie mon dongle, je peux quand-même démarrer en mode démo, ouvrir des fichiers et les modifier. Seuls l’enregistrement et l’export sont bloqués.
Bref, avec ce système tu aurais pu faire ton concert sans clé, mais pas sauver tes modifs de dernière minute.
Moindre mal…

C@naille (!)

25)
Sylvain
, le 04.07.2005 à 12:15
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Ben moi j’ai opté depuis un moment pour Digital Performer, mais j’ai aussi une clé de protection physique (ILOK). comme quoi…

26)
RBGreg
, le 04.07.2005 à 12:18
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ah bah voilà une solution qu’elle est élégante!!! le mode démo automatique, je trouve cela très cool! Reste à savoir si leur politique est proche de quark (clef perdue=achat de nouveau soft disait-on plus haut)

Pour les CD, je trouve cela inadmissible aussi, c’est un scandale d’empêcher une lecture pour laquelle on a payé. Quand est-ce que les majors comprendront que si le P2P marche aussi fort c’est aussi peut-être à cause de leurs produits un peu trop bateau?? Les commerçants de DVD l’ont compris eux et proposent suffisamment d’avantages pour que l’on ait encore envie d’acheter (je n’avais jamais acheté de K7, mais maintenant j’ai une dvdthèque bien fournie alors que j’ai accès à une connexion rapide à Internet et que je sais où chercher!)

[edit]Désolé de « troller » et de dévier le sujet…
—-
6*9=42!

27)
pm
, le 04.07.2005 à 13:12
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Certes, certains éditeurs font des efforts pour l’éducation, c’est très bien, mais pourquoi uniquement l’éducation. Je pense qu’il devrait y avoir des licences particuliers et professionnels.

C’est ni plus ni moins que du marketing de base : le professionnel achete une ‘machine-outil’ avec laquelle il va transformer sa matière première pour vendre son produit.

A partir du moment où l’on ne vend rien, cela devrait être une licence particulier.

Peut-être que cela vaudrait le coup d’essayer, de la part des éditeurs, mais c’est comme la musique : au lieu de produire des cd de qualité, d’investir dans le sacd, et d’expliquer que la compression a également des limites…

NB : pour l’histoire des serrures… quand on loue un appartement, rien n’interdit de changer le barillet!

28)
JCP
, le 04.07.2005 à 13:43
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NB : pour l’histoire des serrures… quand on loue un appartement, rien n’interdit de changer le barillet!

Si. Relis ton bail et les règles et usances (suivant où tu habites) qui l’accompagnent.

JCP

29)
Jimmy MAIZEROI
, le 04.07.2005 à 13:48
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Est ce qu’une partie des éditeurs non négligeable ne favorisent elle pas le piratage un moment ? Le temps que le logiciel devienne un reflexe pavlovien ? Et puis, la communauté mac devrait encore plus s’efforcer à utiliser le libre !

30)
Nian
, le 04.07.2005 à 14:15
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Ah, toi aussi tu as toute la partie activation en grisé dans la version édu? Je croyais que c’était ma version qui était toute fichue…

Je n’ai pas de version éducation, mais TLP pour 5 CS 2 Standard et 3 CS 2 Premium. Le menu activation est comme chez toi grisé (ce n’est pas une question de permissions comme dans Acrobat où il faut être admin pour chercher des mises à jour par exemple). Mais c’est bien le numéro de série qui désactive l’activation! Un comble: mais coté administration réseau c’est bien sympa de la part d’Adobe de ne pas figer l’hardware avec le software (par exemple quand la maison des utilisateurs se trouve sur un serveur ce qui permet de retrouver son environnement de travail sur toutes les machines).

31)
pm
, le 04.07.2005 à 14:51
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A propos du changement de barillet…

Si. Relis ton bail et les règles et usances (suivant où tu habites) qui l’accompagnent.

Bon, je suis pas en location, mais je trouve pas cela normal…
Drôle de monde ! si les locataires précédents ont gardé un double, t’habites un moulin ;-)))

En fait c’est simple, plus t’es honnete aujourd’hui, plus t’es emmerdé!!!

32)
pat3
, le 04.07.2005 à 16:00
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Pour les CD, je trouve cela inadmissible aussi, c’est un scandale d’empêcher une lecture pour laquelle on a payé. Quand est-ce que les majors comprendront que si le P2P marche aussi fort c’est aussi peut-être à cause de leurs produits un peu trop bateau?? Les commerçants de DVD l’ont compris eux et proposent suffisamment d’avantages pour que l’on ait encore envie d’acheter (je n’avais jamais acheté de K7, mais maintenant j’ai une dvdthèque bien fournie alors que j’ai accès à une connexion rapide à Internet et que je sais où chercher!)

D’accord avec toi: je n’ai acheté qu’une dizaine K7 vidéos dans ma vie (j’obtenais des résultats au moins aussi bon avec mes propres enregistrements analogiques, et toutes les k7 achetées sont mortes avant mes K7 enregistrées, qui sont encore en très bon état pour certaines), mais je dois en être à plus de 200 DVD, et pour moi, la question du piratage est simple. Je n’achète pas un DVD à plus de 15 euros, et il passe à moins de 15 euros en moins de 6 mois. Quand je ne trouve pas un DVD à la vente en France (et il y en des tas) ni sur Amazon.fr via les revendeurs américains, je le cherche sur le p2p. De toute façon, en tant que client français, je n’intéresse pas le producteur américain, ni le revendeur français, puisque le DVD n’est pas disponible.
Et je bosse sur des analyses de films, et j’achète plus de 30 DVD par an: je reste un gors consommateur.

En revanche, je n’achète plus de disque (au passage, on sait clairement que la plus grosse part de perte des ventes du marché du disque provient d’un transfert du budget des ménages: DVD, jeux vidéos, et puis le chiffre d’affaire des sonneries de téléphone vient de dépasser celui des singles: je ne vois pas qui est à plaindre, dans l’industrie du disque, à part les artistes qui n’utilisent pas des mélodies et des instruments faciles à échantillonner). Du temps du vynil, je pouvais écouter à la fnac les disques en intégral avant de les acheter: ce ne sont pas les 1mn au milieu d’un disque des démos qui me permettent de savoir si ça va me plaire ou non. Maintenant, impossible de savoir ce qu’il y a dans un disque s’il ne passe pas en boucle à la radio. J’ai droit à ma minute sans queue ni tête (qui a composé un morceau se rend bien compte que l’attaque est primordiale pour « structurer l’écoute » et justement, cette intro, tu ne la connais pas). Je pratique COMME AVANT l’échange avec les gens qui m’entourent: quand je trouve un disque qui me plaît, je peux le faire écouter à des amis, et vice-versa. Avant, on se faisait des cassettes, maintenant, des CD (et la perte de qualité n’était pas rédhibitoire, vu le nombre de cassettes que je vois encore chez les gens).
Le barouf de l’industrie du disque est une esbrouffe d’enfant gâté, qui n’a pas supporté que son C.A. ne monte pas de 20% par an une année de plus (parce que ça vaut le coup de regarder les gains de l’industrie du disque au passage au CD, quand même).

Maintenant, par rapport à l’article de François (oui je sais, le préambule est un peu long), je suis totalement opposé à l’idée de faire du pirate le coupable.
Pour le logiciel, c’est clair, depuis longtemps, le prix d’un logiciel est du vol caractérisé, surtout pour les gros éditeurs. Que les entreprises ne rechignent pas à les payer, c’est leur problème. Que les particuliers cherchent tous les moyens de ne pas les payer, je trouve ça sain d’esprit. Une politique éditoriale honnête, ça existe aussi. Pour faire le lien avec les produits physiques traditionnels, s’il y a quelques économistes et quelques utopistes qui se sont lancés dans le commerce équitable, d’après vous, c’est pourquoi? Parce que les prix pratiqués sont du vol caractérisé par les intermédiaires revendeurs et autres transformateurs.
Je n’ose même pas parler de l’augmentation incroyable du panier moyen des ménages français depuis le passage à l’euro (on s’égarerait, là, quoique).
Dans le logiciel, la logique est poussée au pire, puisque l’objet n’est produit qu’une fois: un logiciel, même de haut vol, devrait coûter dix fois moins cher que son prix actuel, puisque, une fois l’espace serveur et la bande passante achetée pour supporter le téléchargement, il ne coûte plus rien à son fabricant.
Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes: Adobe n’est pas sur la paille, et les sociétés de logiciels qui ont fait faillite ou qui ont perdues leurs parts de marché ne sont pas celles qui ont été le plus piratées, mais celles qui ont pratiquées la politique tarifaire la plus malhonnêtes.
Et pour revenir sur la publicité d’un logiciel piraté, Prolexis n’est pas (ou n’était pas, je n’ai pas essayé) piratable, sans clé. Il reste un logiciel confidentiel, et son concurrent canadien Antidote a pris beaucoup d’ampleur très vite, mais il était piratable. Empêché le piratage massif, c’est faisable, d’autant plus maintenant avec le système d’activation en ligne (mais c’est là qu’il faudrait obtenir une honnêteté à double sens: on ne sait rien de ce que font les entreprises avec nos données une fois qu’elles les ont – qui prendra en charge cette vérification?).

Si on jouait un jeu légal et honnête DANS LES DEUX SENS, les sociétés devraient nous payer les données clients qu’elles nous demandent abusivement à l’achat d’un logiciel (quand elles ne les collectent pas sans nous prévenir) et qu’elles revendent à d’autres sociétés: n’est-on pas sensé pouvoir protéger nos vies privées? Est-il possible d’acheter en ligne un logiciel sans se voir demander sa date de naissance (à quoi ça sert, ça rentre en ligne de compte dans la création de mon numéro de série), mes goûts musicaux ou je ne sais quoi d’autre?

Donc stop: fustiger le « pirate » pour sa malhonnêteté, c’est vraiment se tromper de cible, et c’est tout le temps comme ça. On bassine les individus avec leur manque de civisme dans le tris de leurs déchets ciblés, mais nulle taxe ne vient obliger les entreprises à réduire leurs emballages (alors qu’il y aurait là un beau défi écologique et esthétique à relever pour les packageurs). Ce sont les collectivités locales qui doivent prendre en charge les déchets ciblés, c’est-à-dire, in fine, nous avec nos impôts, mais quand on achète une clé USB, on a deux fois et demi son poids et sa taille en emballage plastique (tant qu’à faire, autant cramer du pétrole)…

Je trouve que tu relaies, François, dans ton article, ce discours fustigateur bien pensant de nos élites qui trouvent que le quidam moyen manque d’éthique, alors que leur éthique irréprochable ne cesse de le faire ployer, tous les jours.

J’estime qu’on ne vole pas un voleur, on se défend contre lui*. By any means necessary, comme le disait l’autre (dans un autre contexte).

pat3

*Je sais, il y a le petit développeur gnagna gnagna. Celui-là, quand il fait un travail qui me sert, je le paie, sauf si un autre développeur fait le même travail et ne demande pas que je le paie. Ben oui, si on vous propose une pastèque à 5 euros et la même gratuite, laquelle vous prenez?
**dernière pique: les prix éducation des firmes américaines, ce n’est pas de l’altruisme, c’est du calcul à court terme (déduction d’impôts) et à moyen terme (fidélisation du client). C’est une des bonnes choses de ce système qu’on pourrait copier en France, au lieu de s’acharner à copier les autres.

33)
Mirou
, le 04.07.2005 à 16:09
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Bonjour,

En musique, je trouve que le piratage a du bon. Après la copie illégale de tout un album de Marilyn Manson, j’ai décidé d’acheter un billet pour son concert à Avenches. Même chose pour plein de CD d’artiste (enfin, si on peut appeler ça des artistes) dont j’ai finalement achetés des albums. Je ne l’aurais jamais fait sans les avoir téléchargés avant. La culture doit être diffusée, et ce de toutes les manières possibles. C’est mon avis et, comme qui dirait, je le partage. Et les pires téléchargements sont liés à des artistes trop payés, déjà. (Quand je pense que quelqu’un verse un salaire à Britney Spears, ça me facine) Donc voilà.

Pour les DVD, même opinion. Sauf que la seule fois ou on m’a prêté un film téléchargé, la qualité était horrible et ça m’a pas donné tellement envie.

Dans le cas des logiciels, c’est un peu différent, parce que là, on produit de la richesse avec quelque chose que l’on a volé. D’ou mon point de vue: si on pirate un logiciel, c’est qu’on en as pas vraiment besoin. Mais un graphiste qui facture super cher son heure de travail (mais c’est souvent mérité) sur un logiciel qu’il n’a pas besoin d’amortir, c’est un peu too much, non ?

Par contre, je sais très bien que je ne paierais pas le prix de photoshop, je n’en ni vraiment l’utilité, ni les moyens. Mais alors, comme se fait-il que je sache utiliser ses principales fonctions ?

34)
Okazou
, le 04.07.2005 à 16:41
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Le « piratage » n’est rien moins qu’une soupape qui permet au système actuel de notre société de ne pas exploser trop vite. Le « piratage » est au service du système économique, il ne lui nuit pas mais au contraire lui permet de durer.
Le « piratage » ? : un « patch » sur l’économie libérale.


Libéraux de tous les pays, défendez le « piratage » !

35)
alec6
, le 04.07.2005 à 17:18
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Merci Pat3 d’avoir remis les pendules à l’heure !

Dans la même veine, dois-je rappeler l’histoire de Photoshop 1 ou 2 et de son concurent Image Studio dans les années 80 ? le premier était lent, plein de défaut, mais copiable, le second était rapide (l’image était calculée à la fin), plein de possibilités, mais nécessitait un dongle ADB. Qui reste-t-il sur la barque ?

Quant à la musique ou les films… arrêtons le délire ! pirater permet d’écouter ou de voir d’avantage d’œuvres, de consommer d’avantage ! Plus, toujours plus ! C’est tout ! si le piratage devenait soudainement impossible, ces pirates ne consommeraient pas d’avantage de cd , dvd ou autres. Parce qu’ils n’en auraient soudainement pas les moyens !

Je n’invente rien ni ne joue mon altermondialiste de service en disant que nous vivons dans une société de consommation… et donc du manque organisé. « Avec Carrefour je positive » sous entendu sans Carrefour je négative, sans consommer je suis une merde !
De plus nous somme baignés de gratuité tous les jours : quotidiens, appels gratuits, « 20% de produit gratuit en plus »… etc.
Les mots « gratuit » et « plus » doivent être les mots les plus courrants du vocabulaire publicitaire…

Dernière question : à qui profite le crime de téléchargement ? au vendeur d’ordi, d’ADSL et consort, sinon, comment justifier « jusqu’à 20Mo, appels illimités gratuits dans toutes la France ».

Faut pas ête naïf ma bonne dame !

Alexis… tous les défauts, je vous avais prévenu !

36)
pm
, le 04.07.2005 à 18:12
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Alec je ne pense pas, moi, que pat3 ait remis toutes les pendules à l’heure. Même si son analyse pose de vraies questions.

En gros vous expliquez qu’il est indispensable de s’adapter à ce monde marchand et cruel. Je m’y refuse.

N’y voyez pas une attaque violente à votre encontre, mais je n’ai jamais pensé que s’adapter était un signe d’intelligence : le poisson exotique acheté chez le marchand du coin est bien forcé de s’adapter à son bocal. Pourtant, convenez que son intelligence est à peine supérieure à celle d’un pc sous windows (là, j’ai pas pu résister…)

Dans la sphère personnelle, si un soft ne me plait pas pour une raison x ou y (yc son système de protection) : je ne l’utilises pas (et ainsi je ne participe pas à son expansion…), à l’éditeur de revoir sa copie.

C’est sans doute malheureux, et loin d’être parfait, mais j’ai l’impression que le boycott est l’un des seuls moyens individuels dont nous disposions.

Mais bon, comme je l’ai dit plus haut : j’ai bien conscience d’être un dinosaure! Alors peut-être que je me trompe.

Cordialement.

37)
François Cuneo
, le 04.07.2005 à 18:15
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pat3, je vais faire court!:-) Si tu trouves un logiciel trop cher, tu ne l’achètes pas, c’est tout. Tu ne le voles pas.

38)
6ix
, le 04.07.2005 à 18:47
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Certains voient une différence entre un logiciel et un objet physique.. Qu’est-ce donc cette différence?? Je rallie complètement l’idée des « anti-pirates », et le reste n’est pour moi que des excuses, qui pourtant soulèvent des questions importantes.
-« ça fait de la pub »; certaines marques laissent volontairement leur logiciel « en ballade », peut-être… Apple fait bien des concours-cadeau de iPod. Par contre, est-ce qu’Apple serait contente, sous prétexte que je fasse de la pub, si j’allais piquer 3-4 iPods sur les étalages d’un Apple Store…? Franchement, je ne crois pas…
-« les tarifs sont excessifs »: je répète François, mais si c’est trop cher pour soi, on achète pas! Et si vraiment on remarque que cela devient démesuré, alors on peut se révolter, se faire entendre, mais par d’autres moyens que de voler! J’admets que c’est pas facile, d’accord. D’ailleurs, je ne pense pas que voler fasse diminuer le prix, bien au contraire!
-« de toute façon ils se font déjà plein de fric »; si on veut jouer au Robin des Bois, ok, mais faisons-le correctement alors! Plutôt que de voler des logiciels et autre pour soi-même, taxons les plus riches du pays, faisons en sorte qu’une partie de leur argent puisse aider les personnes en difficulté! C’est pas en piratant Windows que l’on va se vanger de Bill Gates ou de Microsoft!

Je ne vais pas parler d’éthique, mais pour moi cela tient quand même d’un problème de société: d’un côté des boîtes qui ne sont pas candides, on est bien d’accord, avec des tarifs parfois poussifs, des méthodes peu honnêtes, et de l’autres, des clients qui se croient de plus en plus permis de tout faire, sous prétexte qu’en-haut ce sont des méchants! Arrêtons de croire que l’on peut tout avoir gratuitement, tout facilement… On s’étonne par la suite que l’on soit de plus en plus sécurisé partout, mais à peine voit-on une brèche qu’on s’y engoufre; pas étonnant que la sécurité augmente davantage!

39)
Après JC
, le 04.07.2005 à 19:19
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Tout à fait d’accord avec Pat3, Okazou et alec6.

Si je veux planter un bégonias dans mon jardin, je n’achète pas un tractopelle. Si je veux faire 2 ou 3 petites retouches sur mes photos de famille, je n’achète pas photoshop.

Mais je ne lèse personne en l’utilisant tout de même: de fait, ça ne coûte rien, matériellement, à personne! Et au contraire, ça peut rapporter: par exemple, c’est comme ça qu’un logiciel devient un standard incontournable (l’exemple de winchose est un exemple marketing illustre…).

C’est le principe des brevets, d’ailleurs: ils visent à protéger l’auteur d’une invention en échange de sa diffusion, parce que cela sert le progrès de tous.
De même pour les droits artistiques: une chanson/oeuvre qui n’est pas diffusée n’a pas d’existence. Or si je chante sous ma douche, je contribue gratuitement à diffuser une chanson (scandaleux, non?).

Naturellement, je dois raisonner différemment pour les biens matériels: pour pouvoir utiliser le tractopelle, il faut que quelques tonnes de métal aient été extraites, forgées, assemblées, transportées… ce qui représente un coût qui est loin d’être marginal!!

Donc, non les mondes matériel et immatériel (numérique ou non) ne sont pas comparables!
Lire à ce sujet l’essai de Florent Latrive « Du bon usage de la piraterie » chez Exils éditeur, librement téléchargeable (je ne sais plus où).

Par ailleurs, parce que les TIC permettent un contrôle toujours plus poussé et plus fin des droits, on voudrait nous faire oublier que ceux-ci s’arrêtent où commencent notre droit au respect de la vie privée et ce concept vieillot qu’on appelle parfois « liberté », sans lequel il n’y a pas de création…

Il faut é-qui-li-brer: met de l’huile ;+)

40)
ptisuix
, le 04.07.2005 à 19:19
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Par contre, est-ce qu’Apple serait contente, sous prétexte que je fasse de la pub, si j’allais piquer 3-4 iPods sur les étalages d’un Apple Store…? Franchement, je ne crois pas…

Désolé d’intervenir, mais la comparaison ne tient pas. Un objet manufacturé possède un cout de base incompressible. Si tu voles un Schtroupfpod, la société perd de l’argent (l’argent de la matière première pour manufacturer cet objet). Si tu pirates le logiciel du grand schtroumpf, il ne gagne pas d’argent.

P.

41)
6ix
, le 04.07.2005 à 20:00
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Si tu voles un Schtroupfpod, la société perd de l’argent (l’argent de la matière première pour manufacturer cet objet). Si tu pirates le logiciel du grand schtroumpf, il ne gagne pas d’argent.

Je comprends bien cette différence, oui… Mais le vol, est-ce purement une question d’argent? Cela va bien au-delà d’après moi. C’est là où je veux en venir avec mon raisonnement: ne pas voler, c’est une histoire de comportement, on s’en fout qui ou ce que ça concerne!

Un iPod, c’est de la matière et du travail: tu paies les deux. Un logiciel, tu ne paies pas de matière (ou très peu, la boîte, le dvd…), mais reste le travail! Bien sûr, ce travail est le même pour 100 clients que pour mille, mais là n’est pas le problème! Parce que 16 millions de « bobets » ont acheté Tiger, cela devient normal de le voler par la suite?? Après tout, le temps passé là-dessus par les ingénieurs est peut-être déjà rentabilisé avec ces copies! …

Et puis si on regardait plus loin encore? Cela veut dire que du moment que tu n’emmerdes pas directement qqun, tu peux faire ce que tu veux?!?

Voler ou pirater ne signifie pas « prendre sans payer » ou « prendre sans que cela soit néfaste à la victime », mais bien « prendre (ce qui appartient à qqun) contre le gré ou à l’insu de qqun ». C’est là toute la différence! C’est pour cela que je ne fais pas de différence entre un service, un bien matériel ou immatériel. Rien de plus, rien de moins.

42)
alec6
, le 04.07.2005 à 20:42
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Vous me copierez cent fois « je ne copie pas ! »

Quoi qu’il en soit, le piratage ne peut être assimilé à un vol. Voler c’est soustraire qq chose à qq un. Le piratage numérique est une copie parfaite de l’original sans altération et sans soustraction de quoi que ce soit à qui que ce soit. Cela nécessite un investissement de départ (informatique) et permanent (abonnement internet).
Je me répète, rendre impossible le piratage ferait du tort aux marchands de « toujours plus informatique ».

On peut toujours taper du pied dans son coin pour dire que c’est mal, ça ne changera rien ! Tout comme les écolos (et j’en suis) qui fustigent l’automobile et prennent le vélo ou les transports en commun (j’en suis toujours !), c’est sympatique, c’est un bel exemple, mais globalement ça ne sert à rien ! tout le monde s’en tape le coquillard !

Personne n’a intérêt à stoper le piratage, l’organiser et se servir au passage, oui tel Apple avec Itune. Quand j’achète un CD j’ai une qualité maximum, un boîtier, une pochette et un CD, quand je télécharge sur ITune, j’ai… pas grand’chose ! et de plus je suis contraint d’avoir un ordi, un Ipod, un abonnement…
ITune ne rapporte que peu de pognon ? ben voyons ! les investissements de bases sont importants, certes, mais un album numérisé et stocké ds un coin de disque dur à Cuppertino l’est « ad vitam ». Aeternam ! Chaque téléchargement payant rembourse peu à peu l’investissement de départ, tout téléchargement payant supplémentaire au delà du seuil de rentabilité est tout bénef ! ad vitam aeternam ! amen !

Quelqu’un peut-il expliquer pourquoi la plupart des lecteurs de salon DVD lisent le DivX ? peut-on trouver ce format dans le commerce ? Hein François ?

Hou !! les méchants pirates !

Vous me copierez cent fois « je ne copie pas ! »

Alexis… tous les défauts, je vous avais prévenu !

43)
pm
, le 04.07.2005 à 20:49
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Il n’existe aucune différence entre bien matériel et immatériel.
Une entreprise a des machines-outils et dans le cas des éditeurs, ils leur faut bien acheter eux-même des ordinateurs et des softs aptes à réaliser leur propre développement.

La grosse différence entre un ‘tractopelle’ et un ‘soft’ c’est plutôt le coût du transport. (et tournons pas autour du pôt si le soft peut s’acheter sur internet, il faut également etc…)

Je veux bien comprendre qu’il est plus facile pour un ‘vieux’ (bon, je suis pas octogénaire non plus) de garder la tête froide, et je n’oublie pas que j’ai eu, moi aussi, 20 ans…

Mais je suis tôtalement d’accord avec François. Et lui, plus qu’un autre, en fait beaucoup nous tous, en offrant nombre de tests… (à mon avis au grand dam de son épouse parfois, si j’ai bien tout suivi?)

Aux plus jeunes, je dirais qu’un jour vous aurez notre âge. Alors préservez-vous, réfléchissez, soyez capable de reflexion et d’effortS. Car, in fine, le seul jugement qui vaille est celui que l’on porte soi-même sur soi : le votre sur vous quoi. Et, amha, voler c’est se renier soi-même.

Les plus vieux aiment les plus jeunes bien davantage que les plus jeunes imaginent, simplement parce qu’ils ont été jeunes un jour. Et cela sans jalousie aucune, ni nostalgie d’ailleurs, juste parce que se colter aux jeunes cela permet de vieillir moins vite.

;-)))))))))))))))))))

44)
pat3
, le 04.07.2005 à 21:43
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pat3, je vais faire court!:-) Si tu trouves un logiciel trop cher, tu ne l’achètes pas, c’est tout. Tu ne le voles pas.

[version courte] tu ne voles pas, tu testes à pleine condition. Si ça ne te va pas, tu vires de ton disque dur. Si ça te va, si tu t’en sers – pas une fois à Noel quand tu prends tes bonnes résolutions pour l’année prochaine, tu l’achètes.[/version courte]

[version… plus longue :-)] Moi Photoshop, je ne sais pas m’en servir, il n’est plus sur mon disque dur depuis la version 5 (et j’ai bien du me faire croire que je pourrais m’en servir de la version 4 à la 5). Depuis, je ne gaspille plus ma bande passante à essayer de le télécharger ou à chercher des mots de passe. Pour mes travaux graphiques (si on peut appeler ça comme ça, mes pochettes de CD, de DVD et mes cartes de visite, d’invitation pour les annifs de mes enfants etc… l’usage familial quoi),AppleWorks continue de faire des miracles pour moi (il faudrait juste qu’il puisse gérer les transparences et ce serait parfait, s’il te plaît M. Apple).
J’utilise abondamment (enfin, pas trop cette année) iMovie, mais j’ai bien sûr voulu tester Final Cut Pro. Franchement, pour l’instant, je n’en ai pas l’usage, ni même de Final Cut Express. Le jour où j’ai un projet ambitieux (personnel ou familial) pour lequel iMovie ne me suffit pas, j’essaierais à nouveau FC Express. Mais à moins que ça devienne ma deuxième activité (c’est-à-dire que j’ai plus d’un projet ambitieux tous les dix ans), je ne pense pas l’acheter. Mais je suis loin d’avoir épuisé les possibilités de iLife (que j’ai payé).
En revanche, quand Apple sort un iLife payant avec son nouvel OS payant, je trouve qu’il y a abus (surtout quand certains des logiciels – iMovie 3 – était buggé, avec galère à la clé pour revenir à la version précédente). Une mise à jour tous les ans, c’est un rente, et je ne tiens pas à être le bêta-testeur d’Apple (j’ai déjà donné en achetant la bêta d’OS X). Celle-là, je ne l’ai pas payée. Si l’intégration d’iLife fait que je suis obligé d’en acheter la nouvelle version en changeant d’OS, c’est pour moi un coût caché: j’aime bien mon Mac, je le défends, j’en ai acheté et ça continuera, j’en fait acheter beaucoup, mais je refuse d’être la vache à lait – bienheureuse, qui plus est – de Steve Jobs. Ça m’évite d’être au bord des larmes quand il change d’argument marketing :-)

Pour le reste, j’utilise abondamment le gratuit, et les choix logiciel d’Apple me permettent de le faire beaucoup plus aujourd’hui qu’avant (merci Mister Jobs). Dès que je peux remplacer un payant par un gratuit, je fais, sans état d’âme. Par principe, par exemple, je ne paierais pas pour un navigateur, fusse-t-il le meilleur du monde. Je considère que c’est un service minimum. J’ai quitté Versiontracker dès que c’est devenu moins fonctionnel parce qu’il fallait à tout prix que je vois une page de pub à chaque téléchargement. Heureusement, pour l’extraction, la conversion de DVD et autres, il y a beaucoup de gratuit et fonctionnel… Le gratuit, ce n’est pas une DEMANDE des consommateurs, c’est D’ABORD une offre des développeurs (et parmi eux: des étudiants qui s’entraînent – Synk, VLC, des développeurs qui s’essaient, etc. Quand je me suis inscrit à l’équipe de traduction de TidBITS, j’y suis allé par plaisir, pour améliorer mon anglais, et même si à la fin mon anglais ne s’améliorait plus et le plaisir était moindre, je n’imaginais pas une seconde de faire payer le service – et pourtant, TidBITS, ça a été beaucoup de nuit courte, de traduction qui commence vers les deux heures du matin, de supppléance dans la nuit de dimanche à lundi de traducteurs oublieux. Je pense – mais peut-être me trompé-je, que beaucoup de logiciels free, donate ou même sharewares procèdent d’une même envie « d’en être ».

Je confesse avoir abondamment téléchargé, par pure jouissance: beaucoup des choses téléchargées dorment sur un CD ou un DVD de sauvegarde. Ça m’a fait « triper » sur le moment, mais à l’usage, ça ne m’était pas utile. Je n’ai absolument pas le sentiment de porter préjudice à l’entreprise en question (Apple, Adobe…), ni aux utilisateurs payants des logiciels en question (des pros qui facturent leur service et amortissent leurs logiciels – c’est pas J.C. Courte, ou c’est sur son blog, que j’ai lu quelque chose comme ça: j’amortis ma mise à jour CS2 en 20 jours, non c’est sur MacGé). Et pour tout dire: mon opérateur en a profité (Free adsl, qui a argumenté sur sa bande passante, et c’est mon 3e opérateur adsl), Pioneer en a profité (c’est mon troisième graveur de la marque, acheté hors machine), Nierle.de en a profité (c’est là que j’achète mes DVD et CD vierges), Canon en a profité (c’est mon choix d’imprimante depuis la StyleWriter), l’industrie informatique en profite (et Apple, pas mal. Je suppose que si je ne pouvais pas faire ça avec mon ordinateur, je n’aurais qu’un ordi de boulot, et pas un bipro G4 gavé de mémoire et de disque dur (2 internes en sup, 1 externe). L’industrie de l’informatique y est-elle perdante? Je ne le pense pas. [/version… plus longue]

Et désolé d’être si long, faudrait peut-être que j’apaise mon goût d’écrire pour quelque chose de plus productif…

pat3

45)
pat3
, le 04.07.2005 à 21:49
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Et puis si on regardait plus loin encore? Cela veut dire que du moment que tu n’emmerdes pas directement qqun, tu peux faire ce que tu veux?!?

En te lisant, j’ai eu l’impression de lire une version remix d’une maxime connue des cours de philo de terminale: « La liberté de chacun commence ou s’arrête celle d’autrui ». ;-)
Je suppose que ce n’est pas ce que tu as voulu dire, et qu’il faut amplifier le sens de ton « directement »?

pat3

46)
zmodem
, le 04.07.2005 à 22:02
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M’enfin… Tout le monde n’a pas besoin d’un tractopelle!

L’infographiste qui vend ses productions a besoin d’un outil de pro – et va amortir dans ses frais le full Photoshop acheté au prix plein. Et il a même le droit de râler s’il trouve que le prix ne reflète pas la parité €/$ ou si le support n’est pas à la hauteur…

L’utilisateur de base qui cherche juste quelques retouches n’a pas besoin de tractopelle (j’aime bien ce mot, est-ce suisse?… je n’ai pas souvenir de l’avoir jamais entendu ici à Bruxelles…) et selon ses besoins va acheter Photoshop Elements à un prix raisonnable, ou autres (j’aimais bien pixelenhance – il y a sans doute d’autres équivalents que je ne connais pas).

Et il y a toujours un choix gratuit si l’on veut: Linux, GIMP et autres si l’on décide que son budget ne peut pas justifier l’achat de logiciel..

Voler une tractopelle (pirater Photoshop) pour planter ses bégonias n’est pas justifiable!

47)
6ix
, le 04.07.2005 à 23:30
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En te lisant, j’ai eu l’impression de lire une version remix d’une maxime connue des cours de philo de terminale: « La liberté de chacun commence ou s’arrête celle d’autrui ». ;-)
Je suppose que ce n’est pas ce que tu as voulu dire, et qu’il faut amplifier le sens de ton « directement »?

Je ne suis pas sûr de bien comprendre « amplifier le sens de ton directement »; mais qu’importe, je voulais simplement dire que si, à priori, tu ne causes aucun mal ou dommage à la personne que tu voles (d’où le directement… qui n’est finalement pas des plus importants) , ou « emmerdes », pour me citer, tu peux dès lors te le permettre?

Mais je n’irai pas plus loin, car on commencerait à s’aventurer dans un domaine bcp plus large, et peut-être bien philosophique (sans prendre pour autant trop de hauteur ;-) ), qui n’a pas forcément de sens ici.

Concernant ton dernier (long) commentaire, pat3, je n’ai pas de peine à te comprendre, moi-même j’ai déjà agi de la sorte. Cette attitude est loin d’être celui qui se permet de pirater tout et n’importe quoi sans remord sous des excuses bidon.

alec6, toi qui parle des écolos: je ne me considère pas ainsi, cependant j’essaie de faire des efforts là où je peux. Tout le monde s’en tape, que tu dis, mais si toi tu le fais, c’est parce que c’est de cette manière que tu perçois les choses, parce que pour toi, il y a une bonne raison à agir ainsi plutôt qu’autrement… non?

C’est en tout cas ce que je me dis, et dans le même ordre d’idée, lorsque je pirate un logiciel, plutôt que de me dire que je sers toute l’industrie de l’informatique, je me dis que je viens de prendre qqchose « sans l’accord de son créateur », et je ne vois rien de bien à retirer de cela, donc j’estime ne pas être correct et c’est pour moi une bonne raison de ne pas pirater.

Quand au fait que personne n’aie intérêt à stoper le piratage, je suis bien d’accord, mais je ne suis pas sûr que cela nous mène très loin; pour rester écolo ;-), actuellement, il n’y a pas grand intérêt à se priver de pétrole (ça rapporte tellement) ou à stoper l’énergie nucléaire (tellement exploitée en suisse); pourtant là aussi, personnellement, j’ai des raisons que j’estime valables qui me font penser le contraire. Il faudrait peut-être se serrer les dents et faire des efforts, mais pour moi le prix en vaut la chandelle. M’enfin, ne nous éloignons pas trop non plus! Simplement, plus que l’exemple en lui-même, c’est l’attitude que j’aimerais mentionner ici.

48)
Scal
, le 05.07.2005 à 07:28
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Pour moi Logic est incomparable. Son interface est à mon avis plus intuitive que Cubase et surtout, si tu ne veux pas de Clé USB, tu n’as qu’à acheter Logic Express qui n’a pas cette protection et qui sera suffisant pour la plupart de tes travaux (Audio Unit uniquement :-(

La version « full » qui a juste quelques modules en plus, n’est pas forcément nécessaire.

49)
pcst
, le 05.07.2005 à 08:44
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Eh bien, voici un sujet qui ne laisse pas indifférent !
J’y apporte mon caillou ;)
J’ai acheté toutes les versions de l’encyclopédie universalis… jusqu’au jour où je n’ai plus trouvé de cracks. J’en suis resté à la version 9 sauf erreur.
Pourquoi cela ? Tout simplement, je n’admets pas de devoir me promener avec un CD de contrôle qui me casse les pieds. Au départ, c’est à cause de leur dongle qui ne marchait pas chez moi que j’ai pris cette habitude.
Je le leur ai dit. J’ai juste eu en face de moi un mur d’incompréhension…
« mais vous payez combien des cracks, comme vous dites ? »
« Mais ils sont gratuits mon bon Monsieur »
« ???!!! »

Luc

50)
pat3
, le 05.07.2005 à 11:53
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Il n’existe aucune différence entre bien matériel et immatériel.
Une entreprise a des machines-outils et dans le cas des éditeurs, ils leur faut bien acheter eux-même des ordinateurs et des softs aptes à réaliser leur propre développement.

Hum… La bagarre sur la brevetabilité des idées, c’est pas pour rien… Le problème du bien immatériel, c’est: où s’arrête la possession? Le logiciel n’est pas immatériel, mais facilement reproductible et télétransportable. On fonctionne avec les critères économiques des objets matériels, à la vente, mais pas à la production. C’est là que réside, pour moi, l’arnaque, et elle est massive. Il y aussi de la R&D chez Renault, mais il faut une usine pour créer les objets en série, des entrepôts pour le stockage, des magasins pour la vente. Ce n’est pas le cas dans le soft, ou seul un serveur est suffisant pour le stockage, le transport et la vente. Et si on est pas Apple, seul son ordinateur et un FAI costaud suffisent. La différence est là.
Mais elle ne se retrouvent pas sur le prix du logiciel, qui devrait coûter deux fois moins en ligne qu’en version boîte (si on compte qu’en version boîte, il y a un manuel papier, ce qui n’est pas toujours le cas). Les entreprises informatiques le savent,le business model d’une entreprise de logiciel l’intègre, et l’ostracisme ne vise que le chaland qui doit rester crédule.
Les moyens d’empêcher la copie illicite massive de logiciels existent (on peut rendre pénible l’usage d’un logiciel acquis en copie, incitant celui qui en a l’usage à passer à la caisse), je pense franchement que toutes les boîtes informatiques le savent aussi.Il n’y a qu’une raison au fait qu’elles ne les pratiquent pas: sans cela, le marché informatique serait réduit de moitié, et la moitié d’entre elles n’existeraient tout simplement pas. Apple avait bien compris la chose en offrant iMovie et iPhoto avant que ça ne deviennent iLife, pour aider à la relance des ventes du mac, et en continuant à pratiquer une politique de prix alléchante pour ces logiciels, et en les offrant avec les nouvelles machines (est-ce toujours le cas?) Pourvu que l’appât du gain ne gâche pas ce bon sens commercial.

pat3

51)
Après JC
, le 05.07.2005 à 20:00
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M’enfin… Tout le monde n’a pas besoin d’un tractopelle!
[…]
L’utilisateur de base qui cherche juste quelques retouches n’a pas besoin de tractopelle

Je suis bien d’accord, zmodem!
Mais c’est bien ce qui se passe chaque fois qu’un quidam utilise Photoshop pour une peccadille, simplement par habitude ou par facilité ou… (standard de fait).

Mais je maintiens que cela n’a pas les même conséquences que dans le monde matériel: ce que je peux faire en piratant photoshop est-il seulement estimable en termes marchands? L’usage d’un tractopelle l’est, lui! (en passant, le terme serait apparu en 1973-74 d’après le dictionnaire éthymologique d’A. Rey): En plus des « consommables » (essence, entretien, transport, l’amortissement), je devrait payer un conducteur autorisé (permis) et expérimenté.
Rien de tous cela pour l’usage de biens immatériels, et c’est moi qui conduit!!

Ce n’est pas comparable terme à terme, c’est tout!

Autre exemple: le contenu d’une encyclopédie a la même valeur (marchande), que celle-ci soit sous forme papier ou numérique.

Je ne sais pas pour vous, moi je me suis servi peut-être 2 fois d’une encyclopédie papier dans ma vie. Je n’en ai donc jamais acheté. Parlons capitaliste: l’investissement eut été disproportionné! (et périmé avant de m’être utile). Je suis allé dans une bibliothèque, pour un coût négligeable (quoique réel), que j’ai payé par mes impôts.

La forme numérique, elle, permet à l’éditeur de limiter considérablement les coûts d’édition (fabrication, transport, invendus…), donc les risques. La mises à jour est possible en permanence, sans surcoût. L’investissement devient moins lourd et s’amorti plus facilement: la clientèle potentielle s’élargit considérablement.
Pourtant, on cherche à nous vendre les « services » que permet la forme numérique au prix fort!

J’aimerais pouvoir consulter cette encyclopédie sous forme numérique (coût nul pour l’éditeur) et n’acheter que ce qui m’est utile. Mais comment l’estimer? Si je divise le coût d’achat d’un dictionnaire par le nombre de fois oû je l’aurais consulté au cours de sa « vie » (10 ans? 20? Plus?) j’obtiens une somme infinitésimale.

Devrais-je payer pour tout ce que j’ai lu, ou seulement ce qui m’a instruit? Devrais-je payer le même prix pour une lecture au grès de l’humeur et pour la rédaction d’une synthèse stratégique vendue à prix d’or par le cabinet de consultants qui m’emploi? (j’invente).
Mais alors, par quel moyen contrôler cela sans fouler aux pieds ma liberté (et d’autres concepts)?
Devrais-je payer pour faire partager ma lecture à un ami? A un co-auteur?… Mais devrait-on me payer si je leur dit « j’ai lu ça dans l’encyclopédie chose, elle est géniale, achète-la »?

Bref, si je dois utiliser cette encyclopédie une seule fois dans ma vie pour un motif non marchand, je ne lèse personne en consultant une version « pirate ». En me l’interdisant, on lèse le progrès de l’humanité.

A partir d’un certain point, il est juste de payer. Mais les coût sont un frein, tous les capitalistes le disent, qui ne doit pas bloquer la machine! Il faut un juste milieu, et de l’huile dans les rouages.
Ce qui ne remet en cause ni leur existence ni leur justification.

52)
gbuma
, le 05.07.2005 à 21:40
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Ben en ce qui me concerne, j’aime bien mes clés USB :

Il y a l’iLok pour Max/MSP, elle est grosse, a une drôle de forme et une couleur pas terrible.

Il y a le dongle Logic, beau blanc, un peu grande.

Et la plus jolie, une petite clé synchrosoft pour Halion et Cubase SX.

Ces clés me font stresser comme un malade quand je suis en balade avec mon alubook (3 clés sur un petit hub dans un sac = environ 5’000.-) ! C’est vrai que j’aimerais bien un système où je ne doive pas tout racheter si je les perds. Sinon, ça donne un peu de substance à des logiciels pour lesquels j’ai un grand investissement affectif et financier.

Bon dans l’idéal, j’aurais aimé recevoir des petites statuettes en bois sculptées par des javanais aux doigts de fées. J’aurais une étagère avec tout ces personnages qui resterait sagement dans mon atelier et de temps en temps les logiciels me diraient « c’est cool de bosser avec toi ».

53)
nicos
, le 05.07.2005 à 22:57
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merci a pat43 de résumer un point de vu que je partage (encore que résumer est peut etre un grand mot dans ce cas particulier ;) )

Et d’ailleurs ceux qui font des grands ronds dans l’eau en offrant des solutions gratuites sur Internet ne sont pas necessairement les plus mechants. Allez donc voir par .

Les 9 symphonies de Beethoven sont en download, format MP3, tout ce qu’il y a de plus gratuit, tout ce qu’il y a de plus legal, puisque jouées par le propre orchestre de la BBC. N’empeche que ceux qui les vendent, ces symphonies, à commencer par les sites en ligne, font la gueule. Concurrence déloyale? En tout cas pas illégale.

Depechez-vous, ca va pas durer, et c’est beaucoup moins cher que l’ITMS….

55)
alec6
, le 05.07.2005 à 23:12
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Une dernière remarque, il serait temps de comprendre que le piratage numérique est consubstantiel de la révolution informatique. L’informatique c’est la copie PARFAITE et INFINIE dans le temps et l’espace. On ne peut donc juger Ces comportements soi disant déviants à l’aune du vol à la tire ou du cambriolage classique.
Lire à ce propos « Le crime parfait » de Baudrillard, un peu ancien (1994 je crois) mais toujours d’actualité.

Et personne n’a répondu à ma question précédente : pourquoi la plupart des lecteurs de DVD de salon lisent les format DivX alors que ce format n’est pas distribué dans le commerce ?

La copie est nécessaire au fonctionnement du monde informatique car elle permet de diffuser des logiciels ou autres sans avoir besoin de faire de la pub (quelqu’un se posait la question de la promotion des OS et autres programmes) et/ou d’acheter du matériel pour pirater et utiliser ces media.
Elle permet accessoirement d’occuper le terrain (cf Adobe, Microsoft, Apple et cie).

Evidemment notre morale judéo-chrétienne nous interdit l’apologie de ce genre de crime, d’où une certaine répression très médiatisée au demeurant où l’on constate, en France du moins, que les personnes prises la main dans le sac font comme par hasard partie de « socio-styles » bien cadrées et à chaque fois différents (Le prof, L’adolescent, L’employé lambda, Le cadre…). Combien sont-ils au total ? sur combien de « pirates » existants ou supposés ? Quel fournisseur d’ADSL va se plaindre de l’utilisation maximale de la bande passante de ses clients ? Sous quel motif monsieur le juge ?

A qui profite le crime, mesdames et messieurs ?
A TOUT LE MONDE !!

Alors arrêtez de jouer les vierges effarouchées ! le loup existe et il a du poil au c…

Alexis… tous les défauts, je vous avais prévenu !

56)
Fredo d;o)
, le 05.07.2005 à 23:34
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Encore un débat fort intéressant sur Cuk…

L’humeur/témoignage de François a au moins le mérite de mettre en évidence les conséquences, souvent nuisibles, de certaines pratiques édito-commerciales, qui, à leur tour, se veulent une réponse, plus ou moins heureuse, à d’autres pratiques douteuses, et pour la plupart illicites.

Mais, après avoir lu l’ensemble des réactions, je m’interroge encore sur certains points :

1. Lorsque j’achète un ordinateur, l’objet, ainsi que tous ces composents et accèssoires fournis, m’appartiennent, réellement, c’est-à-dire que je peux les donner, les vendre et même les brûler si le cœur m’en dit, sans que je ne soit tenu de demander une quelconque autorisation à quiconque, et sans que ce soit illégal… mais, qu’en est-il des logiciels fournis avec la machine ?

2. Lorsque j’achète un logiciel, outre le packaging et les documents « phisiques » fournis, je possède quoi au juste ?

3. Acquérir un logiciel, s’agit-il vraiment d’un achat ?

Je sais, certains me diront qu’une seule et même réponse peut s’appliquer à ces trois questions, et ils ont raison, seulement, la vie numérique nous met devant une réalité que nous avions du mal à percevoir jusqu’à lors avec d’autres créations de l’esprit, matérialisés, par exemple, sur du papier ou sur du vinyl, et cette réalité est pourtant bien simple, nous n’avons que la « jouissance » de l’œuvre, c’est tout !

Autrement dit, outre les différents supports, nous n’achetons que la « jouissance » de l’œuvre, c’est-à-dire, uniquement la possibilité de l’utiliser, rien d’autre.

Ceci n’est pas vrai avec d’autres produits de consomation, ainsi lorsque j’achète une voiture, non seulement je jouit de son utilisation à mon gré, mais, en plus, l’objet m’appartien entièrement (enfin, du moins à la fin du crédit ;-)…

Maintenant, voici les questions qui tuent :

1. Si je télécharge des logiciels et que je ne m’en sert jamais, suis-je un pirate ?

2. Si j’écoute de la musique uniquement avec à des disques prétés, suis-je un pirate ?

Dans le première cas, je possède l’objet numérique mais je n’en jouit pas, en quoi puisse-je être considéré comme pirate ?

Dans le sécond cas, je ne possède pas l’objet mais j’en jouit quand-même, pourquoi serais-je considéré comme un pirate ?

Voilà toute l’ambiguïté que nous devons intégrer, contrairement à la clareté des autres produits de consomation « classiques », et avec laquelle nous devons nous forger une opinon sensée, un principe juste et un comportement licite… pas simple, vraiment pas.

J’ai lu et entendu bien d’arguments, pour ou contre certaines pratiques « illégales », et certaines demeurent, sinon justifées ou justifiables, du moins compéhensibles et, parfois même, bien légitimes.

En tout cas, dans ce débat, je constate deux positions bien tranchées, et bien qu’elles ne permettent pas rééllement de dégager une tendence nette en faveur ou contre le piratage, elles sont toutes deux très instructives quant à notre perception de ces pratiques :

1. Il y a ceux qui observent le phénomène du piratage à partir de leur expérences personnelles, et qui, quelque soient leurs raisons premières, ils font de leur pratique (pour ou contre le piratage d’ailleurs) un principe à suivre et à respecter (par eux du moins), une « morale » personnelle en d’autres termes, mais qui les implique et engage.

2. Puis, il y a ceux qui regardent le piratage d’un point de vue plus global, moins personnel, et qui tentent, tant bien que mal, de se forger une opinion en analysant les causes et/ou les conséquences socio-économiques de ces pratiques, mais restent, le plus souvent, un peu à l’écart, sans vraiment s’impliquer.

Je serais bien maladroit de prétedre qu’un regard est plus juste ou pertinent que l’autre, mais je pense qu’il y a peut-être moyen de les rapprocher un peu, ne serais-ce que pour intégrer un peu plus la complexite des choses dans nos argumentations… c’est sûr, ce n’est pas évident, et encore moins d’en dégager une orientation claire et sans ambiguïté…

Enfin, pour conclure, le piratage et les pratiques commerciales des éditeurs de logiciels, sont le reflet plus large de nos sociétés, il y a des « profiteurs » des tous bords (ont-ils tort ?), puis il y a ceux qui, modestement, à leur niveau, tenent d’avoir des pratiques plus en accord avec le monde qu’ils souhaiteraient avoir un jour…

Profiter à fond du monde tel qu’il est à présent…
Ou préparer humblement un meilleur pour l’avenir…
Vaste dilème !

Fredo d;o)
« Un pas à la fois me suffit… » (Gandhi)

57)
alec6
, le 06.07.2005 à 00:09
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Bonnes remarques Fredo, je rajouterais une petite définition pour abonder dans ton sens.

Consommer signifie détruire par l’usage, ce qui est effectivement le cas à plus ou moins longt terme avec le matériel et fortiori avec la nourriture (les consommations au café du coin).
Mais quid des logiciels ? ils ne s’usent jamais, deviennent obsolètes certes, mais le temps ou l’usage ne modifient en rien leur comportement (enfin… les ouindosiens pourraient dire le contraire !!).

Il n’y a donc pas consommation de logiciels. Le droit à l’usage ou comme tu le définis si bien le droit à la jouissance.

Ha j’avais oublié un détail tout à l’heure. La copie de logiciels permet aussi d’apprendre à les utiliser, que l’on soit professionnels ou non.
Un free lance par exemple n’a ni budget, ni temps à passer dans une salle de cours à apprendre l’usage du dernier truc d’Adobe, Macromedia ou consort car ses heures de formations sont prises généralement sur son temps de sommeil !
Sans parler de tous les autres qui à titre personnel passent des heures à découvrir les arcanes de tel ou tel machin… n’est-ce pas François ? pour le plus grand bonheur des entreprises faisant ainsi des économies de formation. Et bien sûr pour le plus grand bonheur du fabricant de logiciel dont le produit devient la norme !

Faut-il encore en remettre une couche !!

Alexis… tous les défauts, je vous avais prévenu !

58)
Après JC
, le 06.07.2005 à 10:48
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Trèèèès bonnes remarques/analyse Fredo. Bravo!

C’est effectivement à partir de cette différence consommation/jouissance qu’il faut raisonner.

C’est aussi pour cette raison que les bugs des logiciels ne sont pas considérés comme les vices cachés des biens matériels, ni couvert par les mêmes garanties…

J’essayai aussi d’expliquer que tout ne peut pas être vendu, notamment ce qui a une valeur marchande inférieure à ce que coûterais sa facturation/paiement.
Tous les vrais capitalistes le savent.

Les TIC permettent d’abaisser considérablement ces coûts, d’envisager même un jour tout facturer et vendre (jusqu’à l’air que nous respirons). Mais que resterait-il de la liberté? Du libre-arbitre?…