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Salon de la Photo: Paris ou Cologne?

Les deux années précédentes, en 2014 et 2015, je me suis rendu au "Salon de la Photo" à Paris. D’abord en curieux, je visite maintenant en intéressé!

Un tel salon donne un aperçu du monde de la photo dans un espace-temps réduit, donc aisément accessible.

D’une part, les grands constructeurs d’appareils y sont présents, et ils ont toujours quelques nouveautés à présenter: l’an dernier, j’ai été bluffé par les démonstrations données chez Panasonic au sujet de leur récent bébé, le GX8. En l’occurence, il s’agissait de montrer la puissance de la photo 4K. Une fois effectuées les démonstrations, il est aisé de prendre la parole pour poser telle question ou faire tel commentaire!

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Bulles de savon générées pour montrer la possibilité de "capter l'instant" avec la fonctionnalité "Photo 4K"

A l’époque, j’étais intéressé par l’achat d’un grand angle, et j’ai pu tester tous les modèles des différents constructeurs d’objectifs.

Le salon de la photo, ce sont aussi des bouquins: je fais encore partie de la génération qui préfère un peu feuilleter avant d’acheter, et le salon de la photo est l’endroit où on trouve beaucoup de ces livres, alors que la plupart des libraires n’en ont qu’un échantillon limité!

Le salon de la photo, c’est la possibilité de photographier "en vrai" des modèles dans un environnement «photogénique»: la reconstitution d’une rue ancienne ou d'un montage floral vous permettront de shooter dans de bonnes conditions.

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Le salon de la photo, ce sont surtout des pros, des vrais: une conférence de Céline Jentzsch sur la photo de voyage, Jean-Marie Sépulchre au sujet de l’utilisation de vieux objectifs en photo numérique, Philippe Rochot sur les aspects photographiques de sa carrière journalistique, sans oublier notre ami Gilles Théophile sur Lightroom!

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"La photo de voyage", présentation du livre de Céline Jentzsch

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Des reportages étonnants de la carrière de Philippe Rochot

C'est aussi la bonne occasion d'effectuer une sortie photo dans les rues de la capitale française.

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Certains sont même prêts à (se) coucher pour ça!

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Après deux années à Paris, je me suis rendu récemment à Cologne pour le Salon Photokina, qu’on décrit comme encore plus grand que Paris! Photokina a lieu tous les deux ans et s’est déroulé du 20 au 25 septembre 2016.

La première chose qui impressionne, c’est son étendue, sur 7 salles. A Paris, c’est un seul (grand) hall. Quand on fait de décompte des exposants, il y en a environ 150 à Paris et 675 (!) à Cologne.

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Vue d'ensemble de Photokina

De là, on pourrait conclure qu’il vaut mieux se rendre à Cologne qu’à Paris. Pourtant, à l’issue de ma visite du 22 septembre 2016, j’y apporte quelques bémols.

Le salon de la photo à Paris est localisé dans un très grand hall rectangulaire, bien géométrique. Il est facile de retrouver les différents stands en fonction des allées, et en levant les yeux, ils est généralement aisé de voir à distance les pictogrammes des exposants.

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Le nom des exposants est visible, même de loin!

Au contraire de Cologne, où la disposition des salles n’est pas géométrique et où il faut courir davantage pour retrouver l’exposant recherché.

Je trouvais que les allées et les stands à Paris étaient déjà bien remplis, mais c’est pire à Cologne, et j’ai parfois dû attendre longtemps pour avoir mon tour, par exemple pour tester le dernier 150-600 de chez Tamron ou pour prendre quelques clichés de mannequins présentés pour l’occasion…

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Dans le (grand) nombre d’exposants, je constate qu’il y a beaucoup de petites firmes asiatiques pour lesquelles il n’est pas toujours aisé de voir ce qu’elles vendent! Elles s’adressent peut-être davantage au marché professionnel, mais cela n’apporte rien au visiteur lambda!

Un coin qui m’intéresse particulièrement, c’est la librairie: dans la vie quotidienne, il n’est pas fréquent de trouver autant de livres de photo dans un espace aussi concentré. A Paris, plusieurs libraires et autres éditeurs sont présent, alors qu’en Allemagne, je n’en ai trouvé qu’un seul (Rheinwerk). Et avec des livres uniquement en allemand, cela ne vous sera d’aucun intérêt, à moins de maîtriser la langue de Goethe!

S’il est possible d’acheter quelques bouquins, il est en revanche impossible d’acheter du matériel, et ce, contrairement à Paris, où des boutiques temporaires (p. ex. la FNAC) sont ouvertes pour l’occasion.

Un autre point qui m’avait déjà déçu à Paris et qui n’est pas meilleur à Cologne, c’est  la quasi-absence de détaillants pour le petit matériel de camouflage et, plus généralement, de «textile» (pantalons, vestes, gants,…). J’ai pourtant l’impression que ce genre d’objets pourrait se vendre aisément, et pas uniquement auprès du public masculin: la gent féminine est minoritaire, mais bien présente néanmoins...

Last but not least, j’ai trouvé exagéré le prix du billet d’entrée à Cologne: 33€ pour un jour et 50€ pour deux jours, à condition de réserver bien à l’avance. Car en dernière minute, c’était 53€ pour une journée! Pour Paris, le tarif normal oscille entre 9€ (commande en ligne) et 12€ (sur place), mais j’avais obtenu facilement des entrées gratuites, alors que je n’ai rien trouvé pour Cologne!

En résumé, après ma visite du salon Photokina, je n’ai aucun regret: j’ai pu visiter bon nombre de stands et tester plusieurs appareils en démonstration. Néanmoins, fort de mon expérience antérieure au salon de Paris, je garde ma préférence pour ce dernier: plus petit certes, mais avec des exposants plus ciblés, un coin librairie nettement plus étoffé et la possibilité d’acheter du matériel sur place. Je ne le visiterai probablement pas en 2016, mais il y a de fortes chances que je me laisse tenter l’an prochain, sachant que Photokina n'aura lieu à nouveau qu'en 2018!

Pour plus d'informations sur le Salon de Paris (10-14 novembre 2016), c'est ici.

7 commentaires
1)
Gilles Theophile
, le 24.10.2016 à 09:12
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Le Salon à Paris, il faut éviter le samedi-dimanche quand on est passionné de photo, il y a une cohue invraisemblable et beaucoup (trop) de curieux qui viennent faire leur promenade dominicale, y compris avec poussettes…

Le jeudi et le vendredi sont les meilleures journées, qu’on appelle entre nous « journées des retraités », qui doivent constituer au moins la moitié de la foule, et c’est très drôle de les voir se masser sur les stands où posent de jolis modèles.

Le lundi, c’est pas trop mal non plus mais beaucoup de responsables ou de gens à rencontrer ne sont plus là.

En tant que visiteur, je pense qu’une bonne demie-journée ça suffit, parce que ça devient vite soûlant . Pour vous restaurer, privilégiez l’extérieur, car les rares buvettes sont prises d’assaut de 11h30 à 14h, et il n’y a nulle part où s’assoir, à part par terre, près des accès techniques.

Cette année, le Salon a lieu dans un autre hall, sur deux étages, car le hall habituel est en travaux.

Quant à moi, j’y serai pour donner deux conférences par jour sur Lightroom au stand MDLP, et il y a aussi deux rencontres avec les lecteurs chez Eyrolles.

Au plaisir de vous y croiser !

2)
ToTheEnd
, le 24.10.2016 à 10:45
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Vu que personne n’ouvre les feux, je me permets une remarque suite à des commentaires d’un ami qui se trouve actuellement au parc Zion, USA. Il y a environ deux ans, alors qu’il devait se rendre dans l’extrême nord des pays nordiques, il avait investi dans un petit appareil photo (Lumix) sur mes conseils et ses besoins afin de photographier des aurores boréales. On a effectué un cours rapide et j’ai tenté de lui donner quelques bases avant son départ et quand il est revenu, on a fait un bref tour de ses photos et il y avait des trucs pas mal… mais qui demandait encore un peu de post-production.

Las, il n’a pas voulu se lancer dans l’apprentissage du maniement/utilisation de LR ou autre soft du genre.

Pour revenir à son actuel voyage, il a repris son appareil mais il me dit: avec l’iphone ca sort pas si mal! Mais avec appareil bof!

Bref, pour revenir à l’humeur, ces salons sont vraiment un passage « obligé » pour les pros et les amateurs avertis… ceci dit, est-ce que les amateurs avertis sont toujours aussi nombreux?

Typiquement pour mon pote, il y a 20 ans, il se serait peut être mis à la photo « classique » d’une manière plus sérieuse car il n’y avait pas d’autre choix. Aujourd’hui, dans de maintes occasions, son iPhone lui donne un résultat « satisfaisant » voire même meilleur que son petit Lumix (a priori, pas après un passage dans un soft). Bref, est-ce que quelqu’un sait si ce genre de salon génère toujours autant de visites sur ces 10 dernières années?

T

3)
Migui
, le 24.10.2016 à 12:39
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Merci pour vos commentaires!

@ToTheEnd: je n’ai pas de chiffres, mais je constate que de nouveaux domaines apparaissent, comme les drones par exemple. De quoi, à mon avis, compenser un éventuel tassement dans d’autres domaines.

5)
myvista
, le 25.10.2016 à 10:00
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En résumé, mon avis est que bien des photos nécessitent un minimum de « post-prod » et qu’Apple a fait changer la signification de ce terme, puisqu’avec un IP VII, il y a bien du retraitement dès la prise de vue, et des possibilités de post-prod après. C’est différent sur un réflex où la post prod reste effectivement après la production du cliché. L’IP VII et ses concurrents vont-ils rattraper/dépasser, notamment par leur facilité d’utilisation, le couple Réflex ou hybride, transfert sur Mac et post prod distincte ? Eh bien, utilisateur tant de smartphones que de tout autre type d’appareil pour mes photos :

Sur la « rivalité » Smart/Iphone et par exemple Lumix ici cité, mon avis de profane ayant beaucoup appuyé sur le déclencheur de son Nikon multi-objectifs avec tous ses défauts (cf. les commentaires de François ces dernières années sur les évolutions de son « parc » de matériel), il me semble qu’un smartphone n’arrive à être concurrentiel d’un « vrai » appareil dès lors que bien des conditions trop restrictives doivent être réunies pour permettre la comparaison des deux prises de vues :

Smart : éclairage suffisant, mieux encore soleil, afin de pallier un capteur restant inefficace en basses lumières, ni utilisation du flash … pire, un angle de cadrage et une distance de prise de vue qu’on ne peut choisir (pas tout à fait juste avec le dernier iPhone à « double objectif »), pas de Bokeh (pas tout à fait juste avec la combinaison matériel/logiciel Bokeh de l’IP VII), utilisation du soft de post prod intégré assez « user friendly », même s’il est limité dans ses prestations et par la qualité du cliché d’origine.

Mais vous savez bien que ces « avancées » de l’Iphone 7/précédents sont permises par des softs maison ajoutés, et in fine, c’est un mix production/post production qui s’effectue à chaque fois que le doigt appuie sur le « déclencheur » … et après.

Jusqu’où iront ces ajouts par intégration des possibilités d’hybrides et de réflex aux smartphones, sur les photos desquels on peut/doit fréquemment corriger les défauts optiques par une post-prod pour rivaliser avec des « vrais » appareils mono-usage ?

D’autres lecteurs diront que la différence qualitative entre la partie photo des smartphones et les appareils à tâche unique ne cessera de se réduire ces prochaines années. Je n’en sais rien, qu’en dites vous ?

6)
François Cuneo
, le 25.10.2016 à 14:19
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J’ai de la peine avec tous les salons.

C’est comme lorsqu’on déguste trop de vins sans prendre l’air… au bout d’un moment, on ne sait plus où l’on en est.

7)
ToTheEnd
, le 26.10.2016 à 10:02
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Jusqu’où iront ces ajouts par intégration des possibilités d’hybrides et de réflex aux smartphones, sur les photos desquels on peut/doit fréquemment corriger les défauts optiques par une post-prod pour rivaliser avec des « vrais » appareils mono-usage ?

Il n’y a pas vraiment de limite dans le sens où le soft va continuer d’évoluer, les mini-optiques aussi et le hardware permettra de faire des choses toujours plus complexes…

D’autres lecteurs diront que la différence qualitative entre la partie photo des smartphones et les appareils à tâche unique ne cessera de se réduire ces prochaines années.

C’est ce que je dis depuis le début… la photo studio ou au téléobjectif a encore de beaux jours devant elle. Pour tout le reste, je pense que chaque génération apporte son lot d’améliorations et que la marge/différence entre un boitier et un smartphone s’amenuise.

Ci-dessous, une photo du pote dans le canyon Antelope prise avec un iPhone 7 hier… à noter que la photo a été passablement détériorée par WhatsApp…

Le reflex sera toujours meilleur, je ne remets pas en doute cette affirmation… ceci dit, suivant le niveau d’exigence demandé, un smartphone sera suffisant.

Le seul arbitre impartial de cette « lutte » serait de savoir ce que des grandes agences payent (globalement) en terme d’image… est-ce que c’est encore à 99% pour du reflex comme il y a 20 ans ou est-ce que ce chiffre est en pleine erosion?

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