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La vallée verte à vélo

Depuis le temps, vous devez bien savoir que le zit effectue sa transhumance annuelle vers les alpages hauts savoyards précisément la dernière semaine de juillet, juste quelques jours avant l'arrivée du BigBossPatrond'Ici, en éclaireur.
Bien sûr, notre présence en ces lieux, n'est pas sans lien avec le Plus Grand Festival de Rock de Haute Savoie au Mooooonde, qui se tiendra aujourd'hui et demain à Habère Poche .
Si, pour ma part, j'y suis plus tôt, c'est pour des vacances actives, la vallée verte étant un terrain de jeu idéal pour le cycliste aimant monter (et éventuellement descendre ;o).
Alors attention ! je déteste le sport. La compétition, c'est pas mon truc, je marche pas dans la combine, bien qu'il m'arrive de vouloir montrer l'efficacité de mon dragon à des cyclistes belliqueux (en général, les malheureux ont du mal à s'en remettre), ça n'a rien à voir avec la compétition, c'est juste pour faire du prosélytisme ;op, mais ici, au contraire, c'est pour moi une leçon d'humilité : tout le monde me double ! mon majestueux dragon est une enclume en inox, une formidable randonneuse, certes, mais il pèse quand même ses 18 (?) kg, j'ai bien enlevé la béquille (au moins 850 g), mais quand la pente dépasse les 6 %, je me traîne… Ce n'est pas bien grave, en fait, je profite du paysage tranquillement et sans trop peiner grâce aux merveilles de la mécanique (24 dents sur le petit petit plateau et 30 sur le plus grand pignon), et à une pratique quotidienne de l'équilibre à très basse vitesse (quand je vois un feu rouge, je ralentis le plus possible sans mettre le pied à terre, j'arrive à avancer tellement lentement sur plat que le compteur affiche 0 km/h). Je peux donc monter à cinq ou six km/h les passages au delà de neuf pour-cent alors que sur un vélo de course, il est bien difficile de descendre en dessous de huit km/h dans des pentes aussi raides, je peux même me permettre de passer à trois km/h pour me reposer, avec un rythme de pédalage qui s'apparente à une marche tranquille.

Le dragon prêt à partir en vadrouille pour celles et ceux qui ne sont pas au courant du type de monture qui est la mienne.

Le dragon prêt à partir en vadrouille pour celles et ceux qui ne sont pas au courant du type de monture qui est la mienne.

Tout ça pour dire qu'il n'est pas nécessaire d'être un grand sportif pour profiter de la beauté de la montagne, il suffit d'être patient et humble (la plupart des gens qui me doublent vont au moins deux fois plus vite que moi, inutile de rêver prendre la roue !). C'est encore plus agréable depuis l'année dernière avec le son, je me suis fait une playlist vélo bien entraînante, et, arriver à synchroniser le coup de pédale ou sa respiration sur le rythme est un grand bonheur, faut par contre surtout ne pas se laisser aller à suivre un tempo trop rapide, de peur de s'asphyxier, un exercice intéressant (et alors cet entraînement, donne quelque chose de dingue sur la piste de danse : quand la musique est bonne, mes pieds ne touchent plus le parquet ! et je dure; comme pour la natation, je ne pratique jamais, ne supportant pas les piscines, mais la dernière fois que j'ai plongé dans la grande bleue, je pouvais nager vraiment longtemps sans effort). De bons gros blues bien gras de Led Zeppelin en live at the BBC donnent un coup de pédale lourd qui permet de mettre une ou deux dents de plus, Deluxe augmente irrésistiblement la cadence de pédalage et le tempo parfait semble être celui des mambos saccadés de Perez Prado. Pourtant je suis fumeur et il m'arrive de picoler assez fréquemment (hou le vilain !), mais je ne fume pas à vélo, je trouve que ça fait mauvais genre, et je n'amène pas non plus mon tabac pour m'en fumer une en haut des cols, je préfère profiter de l'air pur des cimes.
Donc, la vallée verte est propice à la pratique du vélo, et à tous les niveaux. Le meilleur moyen d'y parvenir est de prendre le train jusqu'à Bons en Chablais, on évite ainsi au maximum les machins motorisés qui préfèrent l'autoroute; prendre à gauche à la sortie de la gare, passer le carrefour de la d903 et attaquer le col de Saxel par la d20 (direction Boëge), un col vraiment facile pour débuter puisqu'il s'agit de sept kilomètres à 4,5% de moyenne, au col, juste en face du bistrot une route propose six kilomètres de plus vers le monastère de Bethléem, bien plus corsés puisque la pente passe à sept % de moyenne, le tout bien abrité sous les frondaisons de la forêt, une petite route magnifique, très sinueuse, à la pente très variable, assez ardue à la descente, elle est très étroite.

Voilà la vue du sommet (enfin, juste avant), le Léman à gauche, et la vallée verte à droite

Voilà la vue du sommet (enfin, juste avant), le Léman à gauche, et la vallée verte à droite

On voit mieux le Léman sur celle là.

On voit mieux le Léman sur celle là.

Il est aussi possible de faire quelques kilomètres de plat pour se chauffer et de prendre la d35 vers Fessy, passer devant le château d'Avuilly, très mignon, et prendre à droite vers le col de cou,

Le col de cou par Fessy, en venant de Bons en Chablais

Le col de cou par Fessy, en venant de Bons en Chablais

première variante, par la d235 en direction d'Habère Poche, sept kilomètres à 7,5% de moyenne, ou de prendre, à Draillant la d12 menant aussi au col de cou par une voie plus facile de 8,5 kilomètres à 6%.
Ou encore, après quelques mètres d'ascension, prendre à gauche la d246 vers le col des Moises, 6,5% pendant 8,5 km.

Depuis l'année dernière, je préfère dépasser Fessy pour m'arrêter, quelques kilomètres plus loin au ravitaillement,

Je crois que ça s'appelle un Énergique, il y a un autre truc à ne pas rater chez eux, c'est un gâteau au chocolat dont les parts sont coupées en triangle contenant de nombreuses amandes et pistaches entières, une tuerie ! mais ce n'est pas très transportable serré dans une sacoche de vélo... mais les miettes à la cuillère étaient savoureuses.

Je crois que ça s'appelle un Énergique, il y a un autre truc à ne pas rater chez eux, c'est un gâteau au chocolat dont les parts sont coupées en triangle contenant de nombreuses amandes et pistaches entières, une tuerie ! ce n'est pas très transportable serré dans une sacoche de vélo... mais les miettes à la cuillère étaient savoureuses.

Les deux variantes du col de cou et le col des Moises donnent tous sur la très jolie descente de 4 kilomètres sur Habère Poche.
Et encore un tout petit peu plus loin sur la d35, à Orcier, prendre la d36 permet d'atteindre le col du feu, de loin le plus costaud du versant, six kilomètres à 8,5% de moyenne, de là haut, il est possible de rallier la vallée verte par le petit col des Arcesenviron deux kilomètres de plus à 9% mais sur une route vraiment en très mauvais état, pas très agréable à grimper et vraiment dangereuse à descendre, cette fois ci, j'ai préféré descendre sur Lullin, non par le col du feu, terrible par ce côté (3 km à 9%) mais par le col des Arces, non moins pentû, mais la route est très jolie et étroite plein d'épingles très techniques à descendre en allant par la voie communale n° 3 qui passe par Vauverdanne pour ensuite remonter vers la vallée verte par le col de Terramont, par la d22 à droite, cinq petits kilomètres à 4,5%, ce qui permet en outre d'arriver, juste après le col, après la côte de la rue des camions, sur le site du Rock'n'Poche en descendant vers la scène.
La montée depuis Thonon est très roulante, compter quand même 26 kilomètres avec le col de Terramont pour finir, mais la route est jolie et peu fréquentée, j'ai fait l'aller retour pour changer un billet de train avec un grand plaisir.
Ensuite, on peut arriver par le col de la Jambaz, se prononce la jamb', une longue montée de 30 kilomètres depuis st Joire, très facile, à part un coup de cul très raide après ledit col juste avant les Mouilles où j'ai failli me foutre en l'air l'autre matin en le descendant, je connaissais (mal) endroit où j'ai atteint 70 km/h sans même y penser et essayais de faire mieux, sauf qu'avec 1999 de Prince à fond, j'ai commencé à accélérer trop tôt et que je suis arrivé dans le virage préliminaire bien trop vite : sortie de route, accotement en gros  graviers ou petits cailloux pendant vingt mètres environ, frôlant la glissière de sécurité, avant de rejoindre le bitume salvateur, quand j'ai regardé le compteur juste après, il affichait 65 km/h… Autant vous dire que j'ai géré les autres descentes de la journée trèèèès tranquillement, ce qui ne m'a pas empêché de crever par pincement plus loin, quand je roule à plus de cinquante km/h, soit environ quinze mètres par seconde, je pense trajectoire en essayant de repérer les graviers , mais les nids de poules je passe en force, l'ensemble train avant du dragon, fourche carbone amortie et super pneu sur roue très solide encaisse vraiment magnifiquement bien les mauvais traitements, là, c'est l'arrière qui a lâché.
Depuis Onnion, par la d190b, le col de l'Avernaz

Le col de l'Avernaz, ne pas renir compte de la trace toute droite à gauche, iPhyGenie a buggé, ça arrive rarement, mais ça arrive.

Le col de l'Avernaz, ne pas renir compte de la trace toute droite à gauche, iPhyGenie a buggé, ça arrive rarement, mais ça arrive.

Il est vraiment très sévère et constitue un bon entraînement pour les grands cols mythiques, bien qu'il ne soit pas trop long, avec six kilomètres, les 8% de pente moyenne cachent des déclivités importantes du fait de portions de plat voire d'une petite partie descendante, c'est d'ailleurs un col avec un affichage spécial cycle constitué d'un petit panneau tous les kilomètres indiquant le nombre de bornes jusqu'au sommet, et le pourcentage moyen du kilomètre à suivre, et cette côte en comprend plusieurs à 9% et même un à 10% (qui doit d'ailleurs être bien pire puisqu'il se compose d'une rampe terrible et d'un replat). Depuis Onnion, c'est la montée vers Plaine-Joux, et depuis la vallée verte, c'est la montée vers Ajon, depuis Villars, c'est la route de Miribel, bien raide aussi avec ses petits lacets bien ombragés; j'y ai vécu un moment très difficile la fois où j'ai amené mon vélo de course, je venais de faire mon premier vrai col en venant d'Onnion, et j'ai complètement flippé dans ma première descente, je suis descendu à vingt à l'heure, les mains crispées sur les cocottes des freins pendant les sept kilomètres et le lendemain, une bonne lombalgie m'avait fait décider que les grands cols, je les laissais à ceux qui sont capables de les descendre et que je ne faisais pas partie de cette élite, c'était avant que le vélo horizontal ne change ma vie…
Je ne recommande pas d'arriver par le bas de la vallée verte à vélo, la route d'Annemasse à Pont de Filinges n'est pas agréable du tout car trop fréquentée par beaucoup de véhicules lourds, par contre, de Boëge à Habère Poche ça monte assez facilement, l'asphalte est magnifique et il y a quand même moins de camions et autres gros trucs, et aussi plus de cyclistes. Elle est toute neuve à l'entrée d'Habère Poche, un vrai billard, se descend avec ravissement en pédalant fort.
C'est l'un des avantages de cette contrée et des petits cols, en cette saison, on peut croiser plus de cyclistes et de motards qu'autre chose y roulant. "Papa, vomir !" dit le petit au visage verdâtre sur le siège arrière ;o). Les épingles, avec plus de deux roues, c'est moins rigolo.
Plus on monte, moins il y a de bagnoles, donc il vaut mieux trouver un studio ou un châlet sur Habère Poche même ou aller à l'hôtel de l'autre côté de la vallée, à Hirmentaz (se prononce irment'), mais il faudra affronter un peu moins de deux kilomètres à au moins 8% avant d'arriver au gîte, pas facile après une grosse étape, mais on y mange bien !
Car la vallée verte, c'est aussi un bon point de départ pour quelques grands cols de première et hors catégorie : les cols de la Colombière, de la Ramaz, et de Joux-Plane, (escaladés lors de la pénultième étape du tour 2016) sont au bout de la descente du col de Jambaz , respectivement à 35 km, 20 km et un peu plus de 40 km, presque uniquement de descente avant d'être dans le dur, le trèèèès dur dans le cas de Joux-Plane (8,5% de moyenne sur 12 km d'ascension, il m'a fallu deux heures en 2014, et heureusement qu'il faisait moche et frais !) ou encore le col de la Joue Verte, plus connu comme la montée vers Avoriaz, et dont l'ascension est bien plus chouette par la petite route qui part de Montriond, longe le Lac de Montriond et passe aux Lindarets (attention aux chèvres sur la route en descente !) que par la pente calibrée tout le temps à 7%, bien large, aux virages tout plats pour faire plaisir aux bus et qui part de Morzine. Je ferais un détour approfondi dans le coin la semaine prochaine, après le R'n'P, histoire de profiter de ces belles routes refaites à neuf pour le passage du tour de France.
Il est indispensable que le matériel roulant soit en parfait état de fonctionnement : un dérailleur qui saute de temps en temps sur du plat, c'est énervant, mais dans des passages à 10%, ça doit être ignoble ! et évidemment, les freins doivent fonctionner mieux que bien (un petit truc pour régler les patins correctement : pour les modèles ayant un système de rondelles hémisphèriques concave / convexe, intercaler un bout de plastique plat d'un mm du côté arrière du patin, serrer à fond en maintenant bien le patin en place sur la jante, le patin sera ainsi légèrement en biais et le freinage sera bien plus mordant et progressif. Pour l'avant, j'ai un frein à disque et je viens de mettre des plaquettes neuves.
Comme je préfère traîner trop de poids plutôt que de ne plus pouvoir avancer au milieu de nulle part, ma trousse à outils contient le nécéssaire pour la plupart des réparations :

trousse

chambres, rustines et colle neuves dérive chaîne -avec sa pointe de rechange !- et deux ou trois maillons, un jeu de toutes les clés nécessaires, un outil multifonctions et quelques colsons ainsi que des câbles de rechange pour les freins et les dérailleurs, de petits gants pour ne pas trop se salir les mains et quand même quelques mouchoirs en papier,Et aussi un Laguiole en cas de rencontre avec un saucisson ou un fromage sympa en cours d'étape ;o).

sans oublier la pompe qui va bien :

vallée verte-2

une Lezyne à pied super légère

vallée verte-3

avec jauge de pression qui peut monter à 10 bars ! bon, à partir de 7 bars, faut pousser quand même, hein…

Et puis il faut prévoir de quoi se couvrir, avec l'altitude, la température décroît, et le sommet d'un col est toujours une liaison entre deux vallées, dans lesquelles le climat peut être bien différent, d'autant plus que le col est haut; par ailleurs au sommet d'un col, je trouve bien agréable de marcher un peu pour profiter du panorama et faire quelques photos, me détendre et profiter des  endorphines sécrétées pendant la montée, grignoter un goûter et tout trempé de sueur, je préfère me couvrir un peu avant d'attaquer la descente et sa dose d'adrénaline.
Donc aussi à boire à profusion, de l'eau pour ce qui me concerne, ou un thé léger un peu miellé s'il fait frais. Je transporte mes liquides dans des poches à tuyau; avant d'en être usager, je trouvais ça répugnant, mais c'est quand même bien pratique surtout quand on a le tuyau à portée de main comme c'est le cas ici :

vallée verte-5

avec un aimant costaud, que le tuyau n'aille pas se prendre entre la chaîne et le dérailleur, comme j'ai déjà eu le cas

Si elles sont bien entretenues, il n'y a pas de soucis, par contre, le thé les colore d'une teinte douteuse. Je compte environ un litre à l'heure, mais il est bien sûr possible de recharger au sommet où l'on aura dégusté une tarte aux myrtilles (s'il s'y trouve un estaminet d'ouvert), prévoir quand même large, il n'y a pas d'épicerie tous les kilomètres dans les grands cols, et tomber en panne de liquide, c'est s'exposer à de graves désagréments.
Et un petit quelque chose à grignoter est indispensable, vous avez déjà vu ces coureurs à l'arrêt dans une fin d'étape, et bien je n'ai pas envie que ça m'arrive ! je ne suis pas spécialiste, mais je trouve qu'au delà de 50 kilomètres de promenade, c'est à prendre en compte, par contre, je ne touche pas aux machins spéciaux pour sportifs, je préfère une vraie pâtisserie ou viennoiserie trouvé à une boulangerie en chemin comme vous l'avez vu plus haut.
Alors un autre truc important : pour citer Patrick Timsit : « ICI, LE SOLEIL, C'EST PAS TON AMI ! » (si je crie, c'est pour avoir toute votre attention), passés les mille mètres d'altitude, ça cogne dur, d'autant plus que les milliers de petites gouttes de sueur qui ne manquent pas de s'échapper de tous nos pores font autant de microlentilles très efficace, donc une protection maximum est requise. Bon, déjà le bronzage cycliste, c'est pas gégé, mais le bronzage vélorizontal, c'est encore pire : c'est la même chose, mais que sur une seule face ! pour le poisson, on appelle ça la cuisson à l'unilatérale ;0).
Voilà, j'espère ne pas avoir été trop long et si vous souhaitez aussi pratiquer dans un autre coin des Alpes le site alpes4ever http://www.alpes4ever.com/ recense de très nombreux cols alpins, classés par département, et avec un excellent descriptif de chaque versant, les graphiques de dénivelés et la carte. De plus, les commentaires y sont ouverts et renseignent sur l'état de la route, gravillons, fermetures. Un must, qui fonctionne aussi très bien sur ordinateur de poche ayant une fonction téléphone depuis cette année. Savoir, pour le col de la Colombière par Scionzier que ce sont les cinq derniers kilomètres sur dix-sept qui sont les plus durs permet de s'y préparer psychologiquement et de faire la montée en en tenant compte, tout comme de savoir que Joux-Plane par Samoëns est terrible du début à la fin ;0).

Je vous ferait peut-être un jour un comparatif des apps que j'utilise pour les traces, iPhiGeNie est vraiment incontournable, surtout avec l'option qui permet de précharger les cartes à toutes les échelles, pour les autres, ils m'énervent tous plus ou moins, mais je n'ai toujours pas testé Strava...

8 commentaires
1)
Franck Pastor
, le 29.07.2016 à 01:27
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Tiens, on ne sera pas très loin l’un de l’autre, je devrais apparaître du côté de Grenoble ces prochaines semaines. Quoique, ça doit bien faire deux heures de route pour aller de Grenoble à la Vallée verte, et à vélo (droit) quatre à cinq fois plus ;-)

Colombière et Joux-Plane, j’ai grimpé ça une fois pendant la même journée, il y a 21 ans. Joux-Plane, ça s’oublie difficilement, je confirme ! Si tu viens du côté de Grenoble, je peux te montrer le col du Coq, du même genre : 12,7 km à 8,6 % de moyenne. Et si tu veux faire le top du top, essaie-toi un jour au Mont du Chat du côté de Chambéry et ses 10 % de moyenne sur 15 km versant le Bourget-du-Lac (ne pas confondre avec le col du Chat juste à côté, bien moins pentu et bien plus court). Sur l’autre versant, les 8 derniers kilomètres sont à 11 % de moyenne…

Moi qu’on dit trop précautionneux à vélo, alors là j’ai trouvé mon maître : c’est bien la première fois que je vois prendre une pompe à pied sur un vélo ! :-)

Continue à bien profiter de tes belles escapades !

2)
infisxc
, le 29.07.2016 à 11:50
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Éclaire un peu ma lanterne sur ce qui m’apparaît comme un paradoxe zit : sur vélo droit, tu flippais ta mère en descente, mais ça, « c’était avant que le vélo ho­ri­zon­tal ne change [ta] vie… ». Or, le vélo horizontal d’après tout ce que j’ai lu accroît la sensation de glisse et de vitesse par rapport au vélo droit. Donc, j’aurais tendance à penser que ça accroît également le sentiment de danger face à la descente, non ? Alors qu’est-ce qui te met plus en confiance sur ton dragon que sur ton vélo de course ?

3)
Franck Pastor
, le 29.07.2016 à 13:01
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J’ai d’ailleurs une autre question : je comprends ô combien que tu emportes des câbles de rechange avec ton vélo (se retrouver avec un câble de frein ou de dérailleur hors d’usage en montagne n’engendre pas précisément la félicité…) mais apparemment tu n’emportes pas de pince coupe-câble avec toi ? Ou alors ils sont déjà à la bonne longueur ?

4)
djtrance
, le 29.07.2016 à 13:34
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apparemment tu n’emportes pas de pince coupe-câble avec toi ?

Il doit se servir de la pince violette, le bout me semble coupant (sur 2-3 cm)

6)
ziiit
, le 30.07.2016 à 12:49
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Coucou, c’est zit qui vous parle : je n’avais jamais utilisé mon ordinateur de poche ayant une fonction téléphone pour me connecter ici, et j’ai passé de nombreux moments à essayer de le faire cette semaine, sans succès aucun, ayant même publié l’article depuis le mac de Laurent (bien que j’aie beaucoup des plaisir à écrire avec iOS : son autocomplétion me bluffe complètement), après avoir dû changer de mot de passe à de nombreuses reprises (et non, je ne pratique pas 1pass et autres machins ;0), essayé et réessayé, j’ai fini par créer ce nouveau pseudo pour pouvoir vous répondre.
Frank, pour Grenoble, GoogleMaps m’indique 190 kilomètres et un peu plus de dix heures de route à vélo… par autoroute; en passant par quelques petits cols, dont la Colombière pour commencer, je pense arriver à le faire en trois jours ;0).
Sinon, ce mont du chat, ça doit être monstrueux, je mettrais bien six dents de plus sur le plus grand pignon (et puis, 24 x 36, comme développement pour un photographe, ça me plait beaucoup !). Pour la pompe, elle est vraiment super compacte, pas plus grande qu’un modèle standard de route, et à peine plus lourde, et le contrôle de la pression est capital.
PhB, oui, c’est vrai, pourquoi compliquer les choses en passant par ces routes sinueuses et ardues alors que je pourrais prendre le train, ou rester chez moi regarder la TV en mangeant des chips et des glaces. Mais quand on aime grimper, c’est une drogue, et j’apprécie particulièrement le côté auto-hypnotique de la chose : quand çà monte sec, il faut se concentrer sur la respiration et la cadence, impossible d’avoir l’esprit vagabond : on ne pense à rien, et quand ça descend, il faut une concentration absolue, à quinze ou vingt mètres par seconde, faut pas se manquer ! Et il est très recherché d’arriver à faire le vide dans sa tête : un secret de bonheur.
infisxc, c’est un mystère, et c’est simple : j’ai une immense confiance dans la capacité de freinage à grande vitesse de mon engin, et il tient la route que c’en est incroyable, par ailleurs, c’est aussi une question de confort : en vélo de course, la position « naturelle » nous met le regard sur la roue avant, et si l’on souhaite avoir une idée de ce qui se passe à une cinquantaine de mètres devant, il faut vraiment se tordre le cou pour y parvenir, en plus, tout le monde sait comment réagit un vélo droit en cas de freinage puissant, l’animal se cabre et le cavalier est désarçonné; en vélorizontal, on fait corps avec la machine, le centre de gravité est beaucoup plus bas et la visibilité, nulle au niveau de la roue avant, est parfaite sur la ligne d’horizon, sans aucun effort; en descente, les seuls muscles qui travaillent sont ceux qui actionnent l’index gauche et l’index et le majeur droit pour les freins, et encore, si la route est bien raide et bien droite, j’adore lâcher tout et partir façon chute libre, la différence de CX avec les vélos droits fait que je vais beaucoup plus vite très rapidement. Je retrouve à vélo le plaisir grisant du ski, souvent d’ailleurs sur les mêmes pentes (les grands cols ou montées sont souvent associés à des stations de sport d’hiver). Évidemment, il y a l’a priori concernant le fait de partir « les pieds devant « , mais je trouve cela bien plus sécurisant que « la tête la première  » !
Franck, djtrance a parfaitement répondu à ta question, le truc violet dispose de cette fonction (mais ce n’est pas propre du tout).
Modane, trop fort, quelle vitesse dans l’exécution !

z ( qui remonte au R’n’P, je répêêêêêêêête : encore une bonne soirée en perspective !)

7)
François Cuneo
, le 30.07.2016 à 16:26
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Ouais…

Bon…

Moi je les ai faits aussi en 2 roues, ces cols, pour venir.

Ben c’était pas si difficile que ça.

Et je n’étais même pas couché sur mon Burgman 650!

8)
jvi
, le 01.08.2016 à 21:31
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Il fut un temps, pas si lointain, où j’ai arpenté bien des cols de notre région avec un bon vieux Peugeot PY10 (droit, que j’ai toujours) avec trois tubes Reynolds (pas plus), et maintenant des développements allant jusqu’au 28-32 (28 devant…) et trois plateaux évidemment.

Il fut un autre temps où j’avais reçu mission de créer un labo sur les matériaux composites à l’université de Savoie, et là Vincent, pardon, Jean-Louis Favre (ex-ingénieur de Vetrotex et mon mentor sur le sujet) m’a fait la remarque qui tue lors d’un repas de travail au bord du lac du Bourget avec des professionnels…

Je venais de sortir un Laguiole devant lui, qui m’a dit aussi sec : ici on a des Opinel, sortir un Laguiole est une offense au savoir-vivre savoyard !

Il est vrai que l’entreprise Opinel est de Cognin, juste à côté de Chambéry…

Bref, pour se balader en Savoie ou Haute savoie, vive Opinel !

Avec mes amicales salutations,
Joseph Pastor.