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Lundi 22 novembre 2004
Nisus Express 2.1, il grandit et parle français

Nisus Express 2.1: un traitement de texte qui grandit - et qui parle français!

Tout d'abord, je vais dire quelque chose qui ne vous paraîtra peut-être pas un critère, mais moi, ça me touche. Je trouve Nisus Express 2.1 JOLI. Regardez plutôt.

Un traitement de texte qui fait plaisir aux yeux, ça compte...

J’ai réalisé à quel point ça comptait le jour où j'ai tenté d'en utiliser d’autres qui, sur un plan purement technique, auraient été mieux adaptés à mes exigences. Mais je n'ai pas pu. J'avoue d'ailleurs que si j'ai préféré Nisus Writer Express, c'est pour une autre raison, très pratique celle-là… Mais procédons par ordre.

De Nisus Classic 6.5 à Nisus Writer Express 1.0

J'ai déjà fait un test de Nisus en décembre dernier, et d’une certaine manière ceci est une mise à jour. Je vais reprendre tous les éléments qui étaient d'emblée distinctifs, et qui ont fonctionné dès la première version.

Pour relire le test de 2003, vous pouvez aller ici.

Mais au fond, ce n'est pas la peine. Parce qu'une grande partie des sentiments que j'exprimais alors n'a plus cours.

Il faut dire que sous Classic, Nisus nous avait gâtés. Il utilisait peu de mémoire, peu d'espace sur le disque dur (ça comptait à l'époque). Depuis le système 6.0, on disposait d'un traitement de texte étonnant, carrément révolutionnaire pour ce temps-là. Sélection non contiguë, presse-papiers multiples, rapidité, de ces nombreux petits automatismes qui vous facilitent la vie, capacité de traiter de très longs textes (j'ai expérimenté jusqu'à un million de signes) à une vitesse époustouflante), des textes qu'il était par ailleurs quasi impossible de perdre (cela ne m'est jamais arrivé en 12 ans, et je ne suis pas la personne la plus systématique du monde) grâce à la copie automatique à un endroit de notre choix – vous déterminiez cet endroit et vous n'aviez plus besoin d'y penser, la copie suivait, sur une disquette extérieure, par exemple -, sans compter la sauvegarde automatique de l'original, jusqu’au dernier mot écrit, en cas de panne. Et au bout d'un certain nombre d'années, 5 ou 6, ils sont devenus compatibles avec Grammatica, ce qui fait qu'on avait aussi une correction française impeccable, sans perdre de formatage.

Si j'ai tant tardé à passer sur OS X, c'est à cause de Nisus Classic. Il était trop super. À côté de lui, Word était radicalement inutile, d'autant plus que les textes en Word s'ouvraient en Nisus sans problème. De Nisus en Word c'était moins simple, parce que Microsoft faisait de l’obstruction, mais grâce à une astuce de Nisus, ce n'était pas un vrai problème.

À l'arrivée de Mac OS X, les gens de Nisus ont pris une décision courageuse, qui dans un premier temps nous a paru, à nous les aficionados, complètement folle, mais qui à longue échéance se révélera sans doute payante: au lieu de "carboniser" Nisus 6.5, ils ont décidé de recréer un traitement de texte à partir de zéro, et de l'écrire en cocoa.

Lorsqu'il est sorti l'année dernière en version 1.0, les habitués ont été dévastés. Beaucoup de bugs, il manquait des choses aussi élémentaires que les notes en bas de page, les feuilles de style ou les tableaux, et il était lent. Bref, on se sentait orphelin. Peu à peu, au fil de mises à jour fréquentes, cela s'est amélioré. Mais il restait des problèmes, et notamment une lenteur irritante, qui rendait le programme inutilisable au-delà d'un texte de 20 ou 30 pages. En grinçant des dents j'ai dû, pour avoir tout d'une traite un texte de 600'000 signes, le transférer en Word. Mais en dépit des limitations, j'ai toujours commencé par l'écrire en Nisus.

De Nisus Writer Express 1.0 à Nisus Writer Express 2.1

Depuis quelques jours, nous disposons de Nisus 2.1, et les choses ont bien changé. Avec cette version, Nisus Writer Express a presque fait peau neuve. Commençons par son nom: le mot “express” ne signifie pas ici rapide, c’est l’anglais pour “s’exprimer”. En paraphrasant, le nom du programme serait “La meilleure manière de s’exprimer en écrivant”.

Mettons que, ici, vous téléchargez Nisus 2.1 à l’essai pendant 30 jours.

Tout d’abord, vous pouvez choisir la version de Nisus que vous préférez: en anglais ou en français. Si votre système est en français, je pense que le programme s’ouvre en français, mais si tel n’était pas le cas, il faut aller dans la fenêtre “Get info” du Finder après avoir cliqué sur Nisus, vous y trouverez les deux langues, vous cochez celle que vous voulez, ou décochez celle que vous ne voulez pas.

Le français de la version française présente encore quelques commandes non traduites et quelques aberrations, je les ai signalées, elles vont sans doute disparaître dans la prochaine mise à jour - et il faut dire en passant que les mises à jour de Nisus sont assez fréquentes. La 2.1, par exemple, a été mise en ligne un soir, et la première mise à jour, avec plein de corrections, a été faite le lendemain déjà.

Aaaah! Enfin en français!

Bon alors, maintenant vous avez Nisus sur votre bureau dans la langue que vous préférez, voyons ses qualités. Ma liste, je vous le dis tout de suite, n’est pas exhaustive. J’ai choisi celles qui me paraissent les plus importantes.

La compatibilité

La compatibilité avec Word, avec TextEdit, AppleWorks, Mellel, Mariner etc. est totale, grâce au fait que Nisus écrit en Rich Text Format (rtf); on peut donc ouvrir les textes tant dans d’autres traitements de texte pour le Mac que dans les traitements de texte Windows; j’ai fait plus d’une fois l’aller-retour, aucun problème, à une exception près: si un texte venu de Word pour Windows est en lecture seule, il faut commencer par le recopier dans un document vide pour pouvoir le corriger - c’est la seule manipulation nécessaire.

Un document Nisus...

... ouvert dans Word. Pas mal non?

Nisus New File

Dans les préférences, vous pouvez vous fabriquer le modèle de document vide que vous voulez voir apparaître chaque fois que vous faites Pomme-N. Marges, langues, styles, fontes, vous pouvez déterminer d’avance tous vos paramètres préférés.

Mieux: si vous avez des modèles dans Word, vous pouvez les ouvrir tels quels dans Nisus, et les transformer en modèles Nisus.

La sélection non-contiguë

C'est au départ une exclusivité Nisus, qui a reprise dans les dernières versions de Word; c'est aussi la première qui a été transposée de Classic à Express. Vous ne pouvez pas savoir à quel point c’est pratique si vous ne l'utilisez pas, et combien ça vous économise de temps, par exemple lorsque vous voulez mettre en italique des mots qui ne se suivent pas. Vous écrivez votre texte, et ensuite vous choisissez les mots, un clic sur T dans la palette ad hoc (ou Pomme-I), et tous les mots choisis sont en italique avec un seul clic.

Idem si vous voulez copier des mots ou des phrases épars dans le texte. Ou leur appliquer un style particulier. Et ainsi de suite.

Les presse-papiers multiples

En ça également, Nisus a été copié depuis, mais ils ont été les premiers à en offrir dix d’un coup, puisque les presse-papiers multiples étaient déjà là en 1990 (avant aussi probablement, mais 1990, c'est l'année où j'ai fait la connaissance de Nisus). Ils sont aussi présents dans Nisus Writer Express.

Ou pour mieux dire, il y en a 3 ou 4 au départ, et si vous voulez, vous pouvez en créer davantage. Un usage prolongé me permet de vous dire qu'il est rarissime qu'on en utilise plus de trois. Et que c’est vraiment pratique. D’autant plus que ces presse-papiers sont susceptibles d’être mis en forme comme du texte, d’être corrigés avant d’être recollés, bref, ils sont d’une versatilité totale.

Les retours multiples sur corrections

D'autres offrent aussi cela, maintenant, mais au départ, c'était une particularité Nisus dont j'ai pu faire un usage longtemps exclusif, et qui - heureusement - a déménagé en X.

Le moteur de recherche

Le moteur de recherche de Nisus est un des plus puissants du marché des traitements de texte. Pour avoir tenté de faire la même chose avec d'autres programmes, il faut que je dise haut et fort que de mon point de vue, à ce jour personne n'a fait mieux. Vous recherchez le signe le plus exotique, le plus caché, le plus difficile à isoler, celui que vous ne trouverez jamais ni avec Word, ni avec AppleWorks, ni avec personne, à vrai dire: pour Nisus, ce n'est rien.

Il trouve. Il remplace, il rajoute, il ôte. Vous pouvez choisir vous-même le degré de recherche (Normal, PowerFind ou PowerFind Pro), et plus ça monte, plus vous pouvez poser de colles difficiles.

Le tiroir à outils et ses palettes

Ce n'est pas une exclusivité Nisus, mais c'est pratique, mieux et plus intelligemment conçu que dans d’autres programmes - et particulièrement élégant. Il s’ouvre à droite ou à gauche, vous décidez cela dans les préférences. Mellel, par exemple, a aussi des palettes. Word en a une également. Mais celles de Nisus sont plus esthétiques et plus pratiques, et elles vous permettent de tout faire.

Trois exemples de palettes, ainsi que leur gestionnaire: vous pouvez créer vos palettes!

Dans les palettes, vous pouvez régler les marges, l'interligne, le caractère, etc. Vous pouvez par ailleurs vous créer votre panoplie personnelle de palettes. Vous avez une palette pour les statistiques, une pour les styles, et ainsi de suite. Et vous avez la palette des palettes, ma préférée, celle de...

...la correction orthographique

Cette palette s'occupe de vous pendant que vous écrivez. Vous pouvez choisir vous-même entre les langues les plus diverses, toutes celles que votre ordinateur "supporte", en fait. Une fois la langue choisie, vous écrivez. Tant que le tableau orthographique n’a rien à vous suggérer, et que votre mot n’est pas souligné en pointillé rouge, c'est que votre orthographe est juste (bien entendu, votre mot peut tout de même être mal choisi…). Si vous faites une erreur de frappe, ça se remplit de suggestions (pour "frape" il me donne drape, fraie, frappe, frappé, fraye, fripe - pas mal en somme).

On corrige donc son erreur en frappe. Si le mot est souligné en rouge et il n’y a pas de suggestion, c’est qu’il faut l’“apprendre” au correcteur au moyen du bouton ad hoc. Et pour le contrôler et savoir s’il est juste, il faut faire appel à un moyen externe - par exemple à Ultralingua et à sa touche magique, décrite ici.

Par ailleurs, pour revoir son texte à fond une fois qu’il a été écrit notamment au niveau de la correction grammaticale, on peut

  • faire un copier du texte entier
  • aller dans Pro Lexis (testé ici) et sélectionner “Corriger le presse-papiers”
  • examiner le texte avec Pro Lexis.

  • une fois que c’est fini, Pro Lexis vous demande si vous voulez sauvegarder le presse-papiers, vous lui dites oui.
  • vous allez dans Nisus > édition > coller > coller échanger. Vous cliquez et vous avez votre texte corrigé dans Nisus sans avoir perdu aucun format.

La même méthode peut être utilisée d'ailleurs avec Antidote (testé ici), toujours sans aucune perte de format. Notez que l'utilisation du menu contextuel de ProLexis dans Nisus plante ce dernier. Il faut impérativement passer par le menu permanent, ce qui n'est pas pénalisant d'ailleurs.

Si vous choisissez l’anglais, à côté de la fenêtre vous aurez une petite icône, celle du Thesaurus anglais, qui est en fait un dictionnaire très complet avec synonymes, et qui est inclus gratuitement dans le téléchargement.

Les marges, les en-tête et pieds de page

Je vais faire plaisir à François et parler de la manière de régler les marges. Il y en a deux. Dans la palette Marges, on indique où on veut que les marges se trouvent, et où on veut faire apparaître les en-tête et les pieds de page. Ça, c’est classique. Mais il y a mieux - la méthode que François aime tout particulièrement. Vous avez suivi mon conseil? Téléchargé Nisus à l’essai? Ouvert un document peut-être? Alors pointez sur les marges, des quatre côtés de la feuille - et déplacez-les. Ça suffit. Elles se déplacent, et vous voyez exactement où elles sont. Si ensuite vous jetez un œil à la palette “Marges”, elle vous dira au millimètre près à quel point précis de votre feuille elles se trouvent. Idem pour les en-têtes et pieds de page, qu’il n’est pas nécessaire de créer, ils sont là, vous pouvez écrire dedans tout de go.

Les tableaux

Ils sont arrivés avec la version 2.0, en même temps que les notes en bas de page et en fin de texte, dont je ne parle même pas, parce que c’était la moindre des choses...

La puissance des tableaux est impressionnante

Pas du meilleur goût mais...

Ils sont simples à faire, offrent plusieurs possibilités qu’on découvre en cliquant sur la petite flèche à côté du tableau dans la règle du haut, ils sont également simples à mettre en forme. Pour vous y aider, vous avez une palette “Tableau” qui vous permet de faire toutes les corrections possibles à votre mise en forme, et une palette “Cellules du tableau” qui vous permet de placer comme cela vous arrange le mieux le texte ou les chiffres à l’intérieur des cellules du tableau. Elle vous permet d’avoir une mise en forme différente pour les cellules horizontales (la ligne de titres par ex.) et pour les cellules verticales.

Les feuilles de style

Elles ont aussi fait leur apparition avec la version 2.0, et on se demande déjà comment on a pu s’en passer. Elles sont simples, faciles à utiliser, très souples et transformables à loisir. La palette “Styles” vous aide, là aussi; vous pouvez aisément créer votre propre style, ou utiliser un style prédéfini.

Vous pouvez en tout temps ouvrir vos feuilles de style et les personnaliser en y apportant tous les changements que vous voulez, et avoir des styles particuliers pour les en-têtes et pieds de page si ça vous chante.

Notez que les feuilles de styles de caractères sont présentes, en plus des feuilles traditionnelles de paragraphes. Les deux d'ailleurs sont parfaitement combinables.

 

Les pictogrammes en bas de page

Votre document Nisus est toujours bien ouvert sur votre bureau? Alors regardez là, en bas à droite, cette série de petits pictogrammes: ce sont les commandes les plus usuelles de la mise en forme - couleur (elle apparaît si votre texte n’est pas noir), fontes, règles, styles, langue, presse-papiers, agrandissement ou réduction du texte à l’écran.

 

Les macros

Même si je ne les utilise pas personnellement, je me dois de signaler la présence de Macros, certaines étant toutes faites. Le meilleur moyen pour comprendre comment elles fonctionnent est d'en ouvrir une (il suffit pour y parvenir de garder la touche "Commande" enfoncée en même temps qu'on l'ouvre dans le menu dédié).

Notez qu'une macro peut être enregistrée au format Nisus ou en script Perl.

Les absents

En dépit du gros boulot fait depuis un an par Nisus, il y a encore quelques grands absents.

  1. Il n’y a pas de numérotation des paragraphes, mais on nous assure qu’elle va arriver.
  2. Il n’y a pas non plus de possibilité de générer des points de suite pour remplir une ligne entre le moment où on arrête d’écrire et le caractère qui est en bout de ligne.
  3. Insérer des images, cela ne pose pas de problème, par contre on ne peut pas, comme c’était le cas dans Nisus Classic, les entourer de texte. Chaque image est traitée comme un caractère unique, autour duquel on ne peut pas écrire. Les usagers sont très partagés à ce sujet. Dans les forums Nisus, certains s’en plaignent amèrement, d’autres répondent que Nisus est un traitement de texte, pas un outil de mise en page, et ils ajoutent que pour mettre en page, on peut utiliser RagTime Solo, qui est gratuit et fait pour ça. Mais évidemment, on a été gâtés par les “Graphic Layers” de Nisus Classic, où la chose était en tout temps à portée de main.
  4. Le manuel d’aide, très bien fait, clair et détaillé, n’existe actuellement qu’en anglais. Vous pouvez le télécharger en pdf sur le site nisus.com. Je n’ai pas reçu de réponse claire de Nisus au sujet d’un mode d’emploi en français.
  5. Il n’y a toujours pas la possibilité de sauvegarder une copie en un autre lieu à choix, un support extérieur, par exemple. C’est personnellement ce qui me manque le plus. Il y a certes un truc très utile, le “Gestionnaire de documents”. Une fois que vous avez réglé vos préférences pour qu’elles sauvegardent automatiquement, toutes les 5 minutes par exemple, elles s’exécutent, et si vous n’avez pas encore nommé votre texte lors de la première sauvegarde, elles le placent dans le gestionnaire de documents, qui lui attribue un nom pris dans le texte même. Cela m’a déjà évité quelques ennuis, mais ça reste en deçà de la sauvegarde dans un autre lieu à choix. Car si vous dupliquez votre document pour le placer dans le dossier qui est le sien, la copie qui reste dans le gestionnaire ne se mettra pas à jour à mesure que vous travaillez sur le document que vous aurez déplacé. Et en cas de crash (je sais bien que c’est rare, mais enfin, pas impensable), il est perdu.

Le prix

Particulièrement avantageux en ces jours de dollar en dégringolade, et imbattable par rapport au prix de Word. Jugez plutôt:

  • 59 $ (45 €/ 70 fr. suisses environ) pour un poste,
  • 39 $ (30 € ou 47 fr.s.) pour une mise à jour depuis Classic 6.5
  • 99 $ (78 €/120 fr. environ) pour un pac “famille” (trois licences pour trois personnes différentes).

Actuellement, le Thesaurus anglais est gratuit lorsqu'on achète Nisus Writer Express. Nisus 6.5, toujours en vente, coûte le même prix, avec Grammatica intégré. Mais je trouve qu’il n’est plus idéal pour les ordinateurs dont le système principal est l’OS X, certaines fonctions péclotent. Pour les machines sous OS 9.2 par contre, il garde tous ses charmes. Toutes les mises à jour depuis Nisus Writer Express 1.0 sont gratuites. On peut acheter en ligne, ou on peut se faire envoyer un CD pour 10 $ de plus, à quoi il faut ajouter le port et une bonne semaine d’attente.

Conclusion

Je crois avoir compris que Nisus a été pris de court par la difficulté d’écrire un programme en cocoa. La sortie d’une version X s’est faite attendre près de deux ans. À un moment donné, les ingénieurs de Solana Beach ont décidé de sortir Nisus 1.0 en dépit de ce qui lui manquait encore, il le fallait probablement pour leur survie. Mais ce n’était qu’un programme en devenir. Depuis, les mises à jour se sont succédé à un rythme soutenu, et chaque fois elles présentent une, ou deux, ou trois améliorations décisives. On pardonne d’autant plus que l’on commence à retrouver ce qui nous plaisait dans Nisus Classic - et on n’en veut pas à Nisus dans la mesure où, si vous avez acheté Nisus 1.0, toutes les mises à jour faites depuis, même les plus considérables, sont gratuites. Vous me direz peut-être qu’avec un programme qui était en chantier c’est normal. Permettez-moi de vous faire remarquer qu’un certain semi-monopole (suivez mon regard) ne se gêne pas pour faire payer les mises à jour à prix d’or, même lorsque - comme ce fut le cas entre la version 2003 et 2004, la nouvelle mouture est remplie de nouveaux bugs.

Après la sortie de Nisus 1.0, j’ai d’abord été si déçue que j’ai cherché partout, et j’ai essayé tous les traitements de texte sur lesquels j’ai pu mettre la main. Je suis revenue à mes premières amours. Avec Nisus, à quelques modifications et adjonctions près, qui nous sont promises sur le forum que vous trouverez sur le site de Nisus (nisus.com), nous avons enfin un traitement de texte conçu pour le Mac, moderne, rapide, intelligemment pensé, et efficace pour tous ceux qui doivent travailler essentiellement avec du texte.

Ce test peut éventuellement vous paraître plus affectif que technique. C’est vrai. C’est que le traitement de texte est mon outil de travail, celui sur lequel je passe plus de la moitié de ma vie, j’ai donc besoin de m’identifier à lui - et ça se sent, sans doute. Mais maintenant que les maladies d’enfance sont passées, j’opte pour Nisus.

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