Dans ce cahier No 3, mon but est de vous présenter des bases de reliure et de façonnage, ainsi que d'aborder les problèmes techniques de la PAO (pré-et-post impression) liés à la fabrication de livres, brochures, prospectus, etc...
Avertissement: je
m'excuse pour les quelques imprécisions contenues dans cette
présentation; la partie façonnage et reliure est
effectivement proche de mon domaine, mais je n'en connais que
les bases dont j'ai besoin en PAO.
Afin d'éviter des erreurs grossières, pour ajouter des
précisons et corriger ce cahier; je me suis adressé à deux de
mes amis professionnels de la reliure, Michel Cosandier avec qui j'ai
étroitement collaboré, et David
Stulz; je les remercie ici pour leurs apports. Sur
la base de leurs données, j'ai malgré tout simplifié, voir
généralisé, pour vous permettre de mieux appréhender ce
sujet.
Comme d'habitude mon objectif est d'approcher le sujet sans
entrer dans les détails; en offrant aux novices l'occasion de
comprendre et de profiter des quelques conseils ou «petits
trucs».
Pour la cohérence de cet cahier, je vais d'abord vous exposer quelques notions «basiques» de façonnage et de reliure. Elles seront nécessaires à une bonne compréhension de cet article dans son entier.
![]()
La Reliure ou le
façonnage des produits imprimés
Le façonnage est
l'ensemble des travaux qui donne à l'imprimé sa forme et sa
présentation définitive.
Un livre ou une brochure sont un ensemble de feuillets ou de
cahiers, liés les uns aux autres. Les cahiers sont obtenus
par le pliage d'une feuille de papier imprimée. Le format
final est obtenu, entre autre, par le pliage de la feuille à
plat (feuille plano).
On peut diviser le façonnage en 4
secteurs:
1. les travaux d'apprêt
= travaux simples ne comportant que peu d'opérations (coupes,
forages, agrafages, pose de peigne)
2. le brochage = reliure
sommaire avec une couverture en mi-carton (brochures piqué
pli ou travers, brochés cousus ou collés)
3. la reliure
industrielle = reliure avec couverture
cartonnée
4. la reliure artisanale
= tout ce qui est cité dans les secteurs 1, 2 et 3, mais de
façon artisanale...
Les reliures types 1, 2 et 3 sont des reliures "simples" ou
de "type bureautique", imprimées sur papier A4 (en copies
numérique) donc applicables à peu d'exemplaires. (NB: je
n'en parlerais pas dans ce cahier)
1. Les trous classeurs et
l'agrafage (piqué-travers)
2. Système Wiro (peigne
métallique) et système
Ibico (peigne plastique)
3. Dos toile et autres
types de façonnages rapides (en général collé à chaud:
directement à la sortie du copieur, ou manuellement si le
nombre de pages est conséquent).
Les reliures types 4 et 5 sont de type "industriel", c'est
celles qui seront abordées dans ce cahier, puisque liées à
divers problèmes techniques en PAO.
4. Brochure
"piqué-pli"
5. Broché collé et broché
cousu, que l'on peut classer en trois
catégories:
- le Lumbeck = collage
bercé
- le broché fraisé-collé
appelé improprement "brochure thermo"
- le broché cousu =
couture au fil textile.
Remarque importante: pour simplifier, je généraliserais
cette catégorie 5 en termes de "dos
collé" ou "dos
cousu-collé".
Les étapes
Normalement les chemins qui mènent aux brochures (cahiers encartés) et aux dos collés (cahiers assemblés) sont un peu différents, j'ai choisi ici de simplifier le schéma de fabrication.
1. L'imposition (mise en
page et logiciel adéquat)
Une fois le document finalisé (bon à tirer final obtenu du
client) et avant d'en produire des films ou des plaques
d'impression; les pages du livre ou de la brochure crées dans
un logiciel de mise en page devront subir une opération
nommée «imposition». Ce
procédé logiciel (en général automatisé) consiste à répartir
les pages et à les placer correctement sur la forme; afin
qu'au final, une fois la feuille pliée et les cahiers mis
ensemble, les pages se suivent dans l'ordre. En général on
préparera une maquette pour contrôler la suite des
pages.
Pour mieux comprendre, voir l'exemple de 16 pages ci-dessous
(règle de base pour reliure «piqué dans le pli»)
2. L'impression
(offset)
Pour des questions de rentabilisation, on utilisera le plus
grand format de papier adapté à la presse; on y placera ainsi
le maximum de pages possible.
Suivant le format d'impression et la taille de la presse,
cette grande feuille est nommée «forme» (une fois pliée, elle devient le
«cahier»). Elle est
généralement composée de 8, 16 ou 32 pages (la moitié des
pages au recto, l'autre moitié au verso).
3. La coupe
(massicotage)
Dès le tirage effectué, il faudra enlever les parties
inutiles autour des formes, afin de les préparer à la suite
des travaux de façonnage. La coupe s'effectue grâce à un
«massicot» muni d'une
lame capable de couper une épaisse quantité de papier.
4. Le pliage
Une fois les formes coupées, le pliage en cahier peut
s'effectuer. NB: les plieuses sont capables de plier les
papiers jusqu'à 170 gr. Pour un grammage supérieur, comme
dans le cas d'une couverture, une étape supplémentaire est
nécessaire; elle se nomme le «rainage», c'est une opération qui
affaiblit localement le mi-carton (ou carton) pour en
faciliter le pliage.
5. L'assemblage ou
encartage.
Selon le type de reliure que l'on veut obtenir, on procède
soit à l'assemblage (=
cahiers les sur les
autres), soit à l'encartage (= cahiers les uns
dans les autres).
6. La couture
J'englobe dans ce terme généraliste, toutes les opérations de
collage et de couture.
Finalement, une fois les cahiers encartés, assemblés et collés (ou collé-cousu) en livre ou en brochure; le relieur devra rogner (coupe propre sur 3 côtés). Afin d'optimiser cette opération, un massicot de type "trilatéral" permet une coupe de ces trois côtés.
Une brochures façonnée «piqué-pli» est un assemblage de
cahiers encartés les uns dans
l'autre (avec ou sans couverture mi-carton), le
tout est tenu par des agrafes au centre du pli (milieu des
cahiers). Le plus souvent, les formats "finis" sont A4 (A3
plié en deux) ou A5 (A4 plié en deux).
Pour des raisons techniques et esthétiques, le nombre total
de pages ne devrait pas dépasser 80 pg.; au delà on optera
pour une reliure collée à dos carré avec couverture
enveloppante souple.
Pour de grosses quantités (impression offset) la reliure
type "brochure" est exécutée par des ateliers
professionnels. Les petites quantités sont souvent
imprimées et exécutées sur des copieurs numériques, ce type
de reliure se fait automatiquement en fin de course.
Règle de base pour brochures
«piqué-pli»
Le nombre total des pages (y compris la couverture) doit
toujours être divisible par
quatre; si ce n'est pas le cas, on rajoutera des
pages blanches en fin de brochure pour «faire le compte».
Cette règle est incontournable.
Exemple de répartition des pages (imposition) pour un
format fini A5: brochure de 16 pages (= un cahier de 16 p.)
- imprimées sur format de base proche de l' A2 = 64x46 cm
(8 pages recto - 8 pages verso) -, voici la façon d'imposer
les pages (les chiffres en gris sont les pages versos -en
transparence, donc à l'envers-):
On commence à monter la première et la dernière page (1-16), la deuxième et l’avant-dernière (2-15) et ainsi de suite pour finir au milieu (agrafes visibles) avec les pages centrales (8-9).
Règle de contrôle
logique
Prendre 2 pages côte à côte, puis additionner
le nombre total de pages +
1. Dans le cas de mon exemple de 16 pages, la
somme sera donc: 17.
Exemple pour preuve:
1+16 = 17, 2+15 =
17, 3+14 =
17, 4+13 =
17, etc...
2- Les brochés collés ou
cousus
"dos collé" ou
"dos cousu-collé"
avec couverture enveloppant le pourtour.
Contrairement au type "piqué-pli" où les cahiers sont
encartés; pour le "collés" ou les "cousus", les cahiers sont superposés,
(assemblés) donc l'un sur
l'autre. Le collage (ou la couture) se fait au
dos.
Après la fabrication du corps de l'ouvrage (cahiers
intérieurs assemblés), les brochés, qu'ils soient cousus
ou collés, reçoivent une couverture en mi-carton
préalablement rainée (de 2 à 4 rainages) qui sera collée
sur le dos, + un léger débordement de colle devant et
derrière. Par défaut, la couverture a sa propre
numérotation.
Voici un dessin explicatif :
Une grande partie des travaux s’exécutent de cette façon:
livres, manuels, cours, brochures de plus de 80 pages,
etc...
Finition: coupe sur trois côtés = tranche de pied, tranche
de tête, et tranche de devant.
Formats finis «long»
("portrait" ou "à la française")
ou «oblong» ("paysage"
ou "à l'italienne")
Si la majorité des livres ou brochures sont créés pour du format long (portrait), ce n'est pas pour rien; c'est le format adéquat et rentable qui évite des chutes, car adapté à la plupart des standards de papier et de reliures. En pratique, sachez juste qu'une création au format oblong (paysage) risque de poser quelques problèmes techniques pour son adaptation à l'impression et à la reliure (surtout si c'est une brochure ou une couverture enveloppante); de là, il faut s'attendre à des coûts supérieurs. Il n'est pas déconseillé (pourquoi ne pas faire preuve d'originalité?), mais autant être conscient des impératifs avant de démarrer votre maquette ou projet.
Le pliage
Les types de pliages sont étroitement dépendants des
machines à plier.
Les types de
plis:
- plis croisés = 8, 16
et 32 pages
- plis parallèles = de
base, zigzag, roulé, fenêtre portefeuille
- plis mixtes =
combinaisons de plis croisés et de plis parallèles
Les illustrations ci-dessous vous démontrent quelques
possibilités de pliage.

Exemples de pliages complexes,
applicables à de grands formats pour l'exécution de
reliures (brochures, livres).

Exemples de divers types de
pliages, applicables à des imprimés "solitaires"
(recto-verso simple); comme: prospectus, invitations,
cartes, etc...
![]()
Les formats et sortes
de papier
Impossible de parler façonnage, sans parler formats de
papier; connaître les quelques bases-standard et leurs
utilisations.
Format A4 - le standard = 210 x 297 mm.
Le format A4 est le plus répandu, que ce soit en
bureautique ou en imprimerie. Tous les consommables sont
basés sur lui: classeurs, fourres et chemises en
plastique, papiers pour imprimantes, transparents pour
rétroprojecteurs, etc...
Les hebdomadaires et les mensuels sont proches de ce
standard, car plus facile à conserver et à classer.
Format A3 = 297 x 420 mm.
Un bon rapport qualité/prix pour l’exécution d’affiches
en petites quantités (les formats supérieurs sont d’un
coût exorbitant).
Pour des travaux en numérique, le A3 est souvent moins
cher que le A4. On pourra alors créer un «montage» (deux
A4 côte à côte), afin de diminuer le coût d’impression.
Format A5= 148 x 210 mm.
Format «passe-partout» car facile à poster. Un standard
pour l’exécution de manuels, brochures, invitations,
présentations, publicités.
Format A6 = 105 x 148 mm.
Le format genre «carte postale». Un standard pour
l’exécution de cartes de compliments, invitations, cartes
commerciales réponse.
Formats de A2 à
A0
A2 = 420 x 594
mm.
A1 = 594 x 840
mm.
A0 = 840 x 1188
mm.
Ces formats sont en général utilisés pour l'impression de
posters (par ex. impression jet d’encre, plotter)
Grands formats "imprimerie" =
hors standard
Les machines à imprimer ont leur propre standard, afin de
rentabiliser au mieux les tirages. Certains formats sont
"tirés du catalogue", d'autres sont commandés "sur
mesure". Quelques exemples de formats pour presses
offset: 72x102 cm., 45x68 cm., 32x44cm.
Sens de fabrication
Sens de
fabrication
Les papiers sont commandés et livrés en «rames» (paquet rectangulaire
pré-emballé de 250 à 1000 feuilles) selon leur sens de
fabrication. Pour des raisons techniques-mécaniques
(par ex. sens du pliage final / pour éviter les
"cassures" et les défauts d'ouverture et de collage),
le sens des fibres du papier a une grande importance
lors de la commande. Le sens de fabrication des rames
découpées dans les bobines de papier s'expriment par
les termes «bande étroite ou
bande large» (BE-BL).

Division d'une bobine de papier en
bandes larges et étroites
Variétés de papier
Depuis 1993 les diverses variétés de papiers sont définies en normes ISO par l’AFNOR qui les classe en groupes et en sous-groupes quant à la nature de leurs fibres. Il est apparemment difficile d'obtenir des renseignements précis.
Voici tout de même un résumé succinct:
1. les papiers couchés:
papiers de qualité que l’on emploie régulièrement, pour des
brochures, des prospectus et des revues
2. les papiers
d’édition bouffants ou non
3. les papiers journaux
4. les papiers de luxe type: Rive, Arche,
Auvergne, etc...
5. les papiers
écriture: vergés ou vélins
6. les papiers
d’emballage: type papier "Kraft"
7. les papiers résistants à
l’eau: par leur propriété d’imperméabilité à
l'eau ils servent à imprimer les cartes géographiques ainsi
que certains papiers "valeur".
Epaisseur: grammage = masse de papier au m2 / unité utilisée = g/m2
Le grammage donne une idée de l'épaisseur du papier et du
carton. A grammage égal, cette épaisseur peut varier en
fonction de la nature du papier.
On peut les classer en 3 groupes:
- grammage jusqu'à 150 g/m2
= papier
- grammage jusqu'à 600 g/m2
= mi-carton
- grammage au-delà de 600 g/m2
= carton
![]()
Problèmes techniques
liés à la PAO
Partant du principe que vous avez acquis les bases minimum
de reliure exposées ci-dessus, je vais maintenant aborder
le sujet lié: les problèmes techniques en PAO. Autrement
dit : comment préparer les documents afin d'éviter des
erreurs "grossières" lors de la reliure.
Concernant ce sujet, pour d'autres informations qui lui
sont liées; je vous conseille vivement de lire ou re-lire
la partie mon article qui traite de la mise en page et de
la maquette (cahier 2) paru sur le même site. Plusieurs
infos sont aussi valables pour la partie qui suit.
Numérotation
Les pages de droite (RECTO)
portent toujours un nombre impair; c’est là
aussi que se trouvent les débuts de chapitre.
Les pages de gauche (VERSO)
portent toujours un nombre pair. Pour pouvoir
recommencer un nouveau chapitre, on insère une page blanche
(comptée dans la numérotation) si le chapitre d’avant finit
en page de droite. On ne déroge jamais (ou rarement) aux
règles ci-dessus !
La première page intérieure porte
le chiffre 1, mais ce n'est pas une généralité.
Le job peut aussi démarrer en page 3, 5 ou 7 car les
premières pages peuvent être réservées pour un départ en
glossaire, section technique, ou table des matières, la
numérotation de cette première partie en chiffres romains
est envisageable.
Evitez de compter la couverture
dans la numérotation (ou éventuellement en
chiffres romains); surtout si elle est prévue imprimée sur
un autre support.
Couverture et intérieur
Pour des raisons d’esthétique et de solidité, les couvertures sont souvent imprimées sur cartonné et les pages intérieures sur papier normal. Préparez votre «job» en deux parties: un fichier couverture et un fichier pour l’intérieur. Cette méthode est très pratique, car souvent au moment du pré-press, l'imposition ne se traite pas de la même manière.
Couverture, le dos en plus...
Dans le cas d’une couverture enveloppante (avec ou
sans titre sur la tranche), il faut augmenter la
largeur totale de la couverture.
Pour définir l’épaisseur du dos, il existe une
règle applicable au papier (80 à 90 g/m2) utilisé
pour les pages intérieures.
Pour être plus précis, l'idéal serait de mesurer
l'épaisseur du paquet de feuilles imprimées au
préalable (corps de l'ouvrage), avant de créer le
fichier de couverture.
Règle : on compte 1
millimètre par 10 feuilles (= 20 pages
recto-verso), 5 millimètres pour 50 feuilles (= 100
pages recto-verso), etc...
Exemple pour un «job» A4 de 200 pages recto-verso
(dos = + 10 mm): 210 + 10 + 210 mm = 430 mm au
total; le fichier de couverture sera donc généré à
la mesure de: 297 x 430 mm.
![]()
Les débordants ou
"débords"
Supplément de papier nécessaire au façonnage et à l'impression
Les tirages en offset se font toujours sur
un format de papier plus
grand que le format définitif.
1. Pour des raisons d'impression (introduction dans
la presse, gamme de contrôle, etc...).
2. Pour des raisons de façonnage (coupes,
finitions, etc...).
3. Pour pouvoir imprimer sur une surface «pleine
page» des éléments débordants.
Par exemple, deux pages A4 côte à côte
s’imprimeront souvent sur un format de base de 33 x
45 cm, et non sur un format de 29,7 x 42 cm (A3)
comme on pourrait le croire.
Réservez 3 à 4 mm en plus...
Dans une mise en page, dès que des éléments de
types illustrations ou fonds sont définis "pleine
page", une réserve pour ces «débords» doit être
prévue dès le début, du scannage au placement
définitif. Ces débords évitent l'apparition d'un
liseret blanc après la coupe.
Pour une publication traditionnelle (livre,
brochure) cette réserve
d’environ 3 à 4 mm par côté, doit se
faire sur trois côtés de la page, le quatrième
étant le côté du dos (ou couture), à cet endroit
l’illustration sera posée «pile au point zéro».
Fond perdu
Pour faire apparaître ces débords lors de l'impression du fichier (à condition bien sûr que la taille du papier soit supérieur à votre format "fini"), ne pas oublier d'augmenter la surface d'impression = "fond perdu" (terme employé par les logiciels de PAO), par exemple comme ci-dessous = 4 mm.
Dans le cas d'une impression mono-page ou d'un recto-verso simple (affiche ou prospectus) les «debords» doivent être prévus sur les 4 côtés.
Illustrations à cheval sur 2 pages
Pour une brochure (piqué dans le pli), le seul endroit où l’on pourra faire «déborder» facilement une illustration sur deux pages est le milieu de la brochure (pages centrales), par exemple entre les pages 8 et 9 pour le cas illustré dans cette présentation (brochure «piqué dans le pli» de 16 pages).
Dans le cas de "débords" sur des autres pages que les pages centrales (cahier à dos collé ou piqué-pli), des calculs "savants" doivent être réalisés afin que la jointure des images soient parfaites une fois le document relié. Conseil: ne vous aventurez pas dans cet exercice; seul les professionnels expérimentés s’autorisent ce type de débordements, car ils ont les connaissances pour les réaliser.
Contraintes liées à l'impression sur copieurs numériques
Les copieurs numériques impriment rarement du "franc-bord";
vous devez tenir compte d'une réserve non-imprimable de 5 à 6
millimètres sur tout le pourtour de la feuille.
Au vu de cette surface d’impression limitée, ainsi que des
formats imposés en standard (formats bruts A4 et A3);
plusieurs solutions s’offrent à vous:
1. imprimez au maximum de la
surface possible, puis le Copy-Shop coupera tout
autour; désavantage: le format sera «bâtard».
2. imprimez sur un format plus
grand: A3 pour de l’A4, puis le Copy-Shop
coupera tout autour; désavantage: vous payerez le surplus
de format.
3. renseignez-vous si le Copy-Shop ou l'imprimerie
utilisent des formats
non-standardisés (A4+, A3+, ou A3 super+). Les
contraintes techniques n'étant pas forcément les mêmes,
demandez-leur quels types de fichiers pré-formatés vous
aurez à leur fournir. Désavantage: l'impression sur ce type
de format est souvent plus cher que sur du "standardisé".
En conclusion: avant de démarrer la PAO de votre job destiné à l'impression numérique, renseignez-vous au préalable sur quel type de presse et de format vous réaliserez ce travail. Passez à l'action une fois toutes les contraintes techniques connues!
FIN DU CAHIER
![]()
LIENS
Il a été difficile de touver des liens "corrects" sur la reliure (en français du moins) qui expliquent en détails les divers façonnages. Souvent, seule la reliure artisanale est démontrée; pour la reliure indutrielle ils étaient succinct; raison pour laquelle je ne vous produit ici que peu de liens. Reste le papier et les logiciels d'impostion.
Logiciels
d'imposition
Plusieurs sortes de logiciels permettent de faire cette
opération, je vous les présente ici en 3 groupes:
1) les plug-ins, XTension, ou
modules externes pour les logiciels de mise en
page pour Quark Xpress et Adobe InDesign
Imposer et ImposerPro pour XPress de Alap.com
InBooklet et ImposerPro pour InDesign de
Alap.com
INposition Lite et INposition Pro pour XPress de
Dynagram.com
2) les
logiciels pointus et professionnels
DynaStrip de Dynagram.com
Preps de Creo.com
Impostrip de Ultimate-Tech.com
3) les logiciels dédiés au "tout"
PDF:
CocoaBooklet de Fabien Conus
contributeur bien connu sur Cuk.ch
Quite Imposing de Quite.com
Il
existe surement d'autres logiciels de ce type, je n'en ai
produit ici qu'une sélection.
Le papier
Histoire, pâte à bois, fabrication sur le
site de Quercy.net
Historique, fabrication, etc... sur un
site perso iFrance
Parle de qualité et de classification par Didier
Virion
Papier et reliure et
papier
Papier et reliure sur le site du
Moulin du Verger.
Glossaire papier et reliure sur le
site de la reliure Capt
La "saga" TypoPrint
= les trois cahiers en mode PDF à
télécharger
PDF du
cahier 1 - Historique et évolution des techniques
d'impression (1.3 Mb)
PDF
du cahier 2 - La mise en page et les polices de
caractères (1 Mb)
PDF du
cahier 3 - Reliure et problèmes techniques liés à la PAO
(1.7 MB)









