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Octobre 2004: Etat des lieux de la photo numérique

Avertissement: de nombreux acteurs sont venus envahir le marché de la photo numérique ces dernières années. Il va de soi que je n'ai pas pu tout tester, tout essayer. Je me concentre donc en particulier sur les principaux fabricants, ayant un savoir-faire inégalé dans le domaine. Parmi ces fabricants, nous trouvons Olympus, Nikon, Canon, Minolta (ou Konica Minolta maintenant), Pentax, et, parce qu'il est devenu un acteur important notamment au niveau des capteurs, Sony. Nous trouvons encore Leica, qui travaille avec Panasonic, main dans la main.

Les autres (HP, Samsung, Sharp, Epson), je ne dis pas qu'ils sont mauvais, mais ils m'inspirent moins confiance, ce qui fait que je ne les laisse un peu de côté, peut-être à tort. Que leurs heureux possesseurs ne m'en veuillent pas trop.

De même, je ne parle pas encore des téléphones mobiles dotés de petits appareils de photo. Ils progressent, mais très lentement. Pour l'instant, aucun ne peut vraiment prétendre à donner de bonnes images.

Enfin, à l'autre extrême, il y a les dos numériques de type Phase One. Je n'en parle pas non plus, même s'ils sont, dans le domaine du studio, ce qui se fait encore de mieux actuellement.

En ce qui concerne les prix donnés, ils sont indicatifs, et se basent sur un magasin lausannois, Photo Grancy, meilleur marché que la Fnac ou Media Markt par exemple, avec le conseil en plus. Ces prix sont sujets au changement presque quotidien et sont arrêtés ici au début octobre 2004. Attention! Ils intègrent la TVA suisse, qui est de 7.6%. En France par exemple, les appareils sont plus chers (TVA proche des 20%). Donc lorsque je traduis en Euros, c'est sans tenir compte de la différence de TVA. Ce sont en fait des prix suisses en Euro, qu'on se le dise!

Attention bis: en cas d'erreur, je ne paie pas la différence, ni au marchand en question, avec qui je n'ai aucun deal en cours, ni à vous, cher lecteur, qu'on se le dise aussi...

Bon, c'est tout? Oui. alors allons-y.

Je finis de mettre à jour ce long article dimanche 3 octobre 2004, qui marque la fermeture de la Photokina de Cologne. Dites, il s'en est passé des choses depuis la dernière mouture de cet état de la photo numérique, qui était sortie au mois de mars 2004!

Dieu que la technologie évolue vite! En 1999, lorsque je faisais mon premier état des lieux de la photo numérique, nous en étions aux appareils de 1.3 millions de photosites (nous allons abréger "million de photosites" par MP) en haut de gamme.

À cette époque-là, et déjà depuis quelques années, les fabricants d'appareils de photo comme Nikon, Fuji, Kodak, Canon, Olympus tentaient de nous allécher avec des appareils numériques "grand public". Ils ont été suivis par une foule de fabricants qui n'avaient rien à voir avec le marché de la photo auparavant, mis à part les imprimantes, comme Epson, Hewlett Packard, Casio et j'en passe.

Pourtant, ce même grand public n'a pas été dupe et n'a alors que peu répondu à leur attente. En effet, la piètre définition des appareils (en dessous du MP) pouvait éventuellement être utilisable pour des illustrations destinées à être visionnées sur l'écran, mais ne donnait que des résultats de qualité déplorable sur papier. Et si l'on désirait passer à une résolution supérieure, seule garante d'une impression correcte, il fallait songer à acheter un appareil reflex professionnel, valant à l'époque plus de 10'000 euros.

Puis vint la fin de l'année 1999 où ces mêmes fabricants mirent sur le marché des appareils qui modifièrent radicalement les données du problème: il était alors possible de faire des photos de qualité, pour autant qu'on ne dépasse pas le format 13/18, voire A4 avec un appareil de génération 2.1 Mp.

Les quatre années suivantes ont été mises à profit pour faire mûrir cette technologie fantastique, qui désormais est en train d'écraser et de supplanter la technologie argentique (le film) à la vitesse grand V. Eh oui, regardez autour de vous en ce mois d'octobre 2004: tout le monde ou presque photographie en numérique. Le film a bien du souci à se faire, au point que Kodak a cessé toute recherche dans ce domaine. Certes Nikon sort en cet automne son nouveau F6 argentique, mais il s'agit certainement de l'un des derniers boîtiers haut de gamme non digital.

En ce mois d'octobre 2004 donc, lorsque j'écris ces lignes, la génération 2.1MP reste une entrée de gamme qui tient la route, et l'on peut trouver facilement un de ses représentants sur le marché pour 150 euros, voire moins lors d'actions spéciales dans certains magasins.

 

                   

Trois exemples d'entrée de gamme (2MP) qui satisferont ceux qui prennent des souvenirs de vacances.
Des photos au format 13/17 (format numérique) sont parfaitement réalisables avec ces appareils.
À gauche, le Nikon Coolpix 2200, au centre l'Olympus Camedia C150, à droite le PowerShot A60 Plus.

Presqu'au même prix, toujours en entrée de gamme, nous trouvons des appareils 3.34MP, à la définition supérieure donc, permettant normalement un tirage 1:1 sur une page A4 d'excellente qualité. Je n'ai jamais aimé pourtant pas le capteur de ces appareils, au vu de leur fort bruitage dans les zones sombres, même si l'électronique a fait des progrès ces derniers mois. Nous verrons pourquoi plus bas.

Nikon Coolpix 3200, Olympus Camedia 310 Zoom, Minolta Dimage Z1, Canon A75
quatre représentants des dizaines de modèles fabriqués autour des capteurs 3MP.

 

Nous trouvons dans la catégorie moyen de gamme une série d'appareils basés autour de capteurs 5MP.

 

          

Le même capteur pour les appareils Canon G5 (le G6 est désormais disponible), Olympus   5050 (ou 5060 pour profiter d'un grand-angle), Nikon Coolpix 5400,
les vedettes (à tort peut-être? Voir plus bas) de l'été 2003, déjà désormais dépassées au niveau définition, mais pas encore remplacées au catalogue

Il devient même difficile de parler des 5MP pour les moyens de gamme, puisque nous trouvons des appareils à prix abordables dotés du même capteur, et qui donnent des résultats excellents, comme le Canon A95. Dieu que cela est compliqué.

La série A de Canon est intéressante: pour un prix avantageux, nous avons droit à plusieurs
automatismes, bien sûr, mais également à tous les réglages experts, si on le désire.
Ici, le tout nouvel A95 (520 francs suisses / 345 €), vaisseau amiral de la série.

Depuis quelques semaines, les appareils moyens de gamme 5MP cités plus haut vont, pour la plupart, être remplacés par des boîtiers très semblables, mais dotés d'un capteur de 7MP.

Les premiers représentants de cette nouvelle génération, les Canon G6 et PowerShot S70, ne semblent pas vraiment convaincre. En effet, leur capteur (toujours de la taille 1/1.8 pouces) donne, selon les premiers tests des revues spécialisées, de moins bons résultats que ceux obtenus avec le G5, notamment au niveau du bruit dans l'image (voir plus bas). Un comble, puisque ce dernier n'était déjà pas vraiment exceptionnel à ce niveau.

Les Canon G6 et le PowerShot S70

Nouveau standard "compact haut de gamme" en ce début 2004, le capteur 8MP. Mais à ce niveau, un autre changement important vient un peu gâcher notre plaisir: l'apparition sur tous ces modèles du viseur électronique.

Eh oui, les fabricants veulent se simplifier la vie, et préfèrent intégrer un viseur de 230'000 pixels (en général, mais 922'000 pour le Konica-Minolta A2).

Ce type de viseur qui permet d'avoir une vue de type "reflex" (ou wysiwyg, vous avez sur le capteur ce que vous avez vu lors de la prise de vue), semble donc a priori être une solution intéressante. Pas de chance, il est très difficile de vérifier la mise au point par leur intermédiaire, et il faut donc faire confiance à l'autofocus de l'appareil, qui travaille plus ou moins bien (mais en général de mieux en mieux) selon les marques.

5 appareils de type BridgeCamera (visée de type Reflex électronique) 8MP, l'Olympus 8080, le Nikon Coolpix 8800, et le Canon PowerShot Pro1, le Sony DSC-F828
(qui ne casse pas la baraque, malgré son filtre supplémentaire Émeraude en plus du RGB traditionnel) et le Konica-Minolta A2.

Le Minolta A2 (j'ai testé le A1 ici) et son viseur électronique de 922'000 pixels essaie de pallier ce problème de manque de définition des viseurs électroniques. Je précise qu'il ne me convainc pas vraiment, ce viseur, (voir article que je lui ai dédié ici).

Bref, vous l'avez compris, la définition est toujours meilleure, les circuits de traitement de l'image intégrés aux appareils donnent de bons résultats (mais pas toujours aussi faramineux qu'on pourrait le penser, voir le problème du Canon G6 par exemple), tout cela à des prix qui deviennent abordables pour ce qu'apportent ces appareils, puisque nous les trouvons maintenant à des prix tournant autour des 7 à 800 euros.

Et puis, la plupart de ces boîtiers moyen-haut de gamme intègrent un bel objectif  28-200 souvent ouvert à 2.8-3.5 (moins grande amplitude sur l'Olympus). De plus, le Canon PowerShot Pro ainsi que le Minolta A2 (mais aussi le A1) sont dotés d'un stabilisateur bien pratique aux grandes focales.

Autre avantage, avec ces appareils, pas de problème de poussière puisqu'on ne change jamais l'objectif. Mais j'y reviendrai plus bas.

Notez que je ne le répéterai jamais assez: la haute définition des pixels n'a pas que du bon: les 5MP, les 7MP et les 8MP ont un gros défaut: le bruit dans l'image dès que l'on monte la sensibilité du film au-delà (et parfois dès) 200 ISO. Eh oui, 8 millions de pixels qui doivent tenir sur un tout petit capteur (2/3), 5 et 7MP sur une surface encore plus petite (1/1.8), vous comprendrez pourquoi plus bas, lorsque vous lirez les paragraphes dédiés aux capteurs, cela pose souvent beaucoup de problèmes.

Enfin, avant de passer aux appareils reflex purs et durs, je voudrais encore juste parler des appareils spéciaux, soit parce qu'ils représentent des musts, repris souvent de l'argentique, et vendus à des millions d'exemplaires, soit parce qu'ils sont tout petits, très jolis, et qu'ils ont de bonnes qualités photo.

Dans cette catégorie, je placerai la série IXUS  de chez Canon, en particulier le 400 (testé ici) un petit 4MP assez fabuleux, remplacé par le 430 depuis quelques mois, qui lui est très semblable, ou le 500, son grand frère 5MP, qui n'est pas forcément meilleur, notamment au niveau du bruit.

Le 400 est remplacé dans presque toutes les échoppes par le 430, pratiquement identique.
Ces appareils sont livrés avec une CompactFlash ce qui constitue actuellement le meilleur
choix de support, à tous points de vue. Dommage que l'IXUS II, lui, passe à la SD.

Toujours dans la catégorie des petits appareils faciles et intéressants, nous trouvons la série µ[mju] (prononcez miou), connue en particulier pour sa résistance à l'humidité.

Le µ[mju] 410 Digital, un 4MP zoom 3X. Son boîtier tout temps est un réel plus

 

Une catégorie d'appareils donne dans la miniaturisation maximale, ce qui fait que l'on peut les transporter partout. L'un des meilleurs exemples est représenté par la gamme des Casio Exilim, pas plus grands qu'une carte de crédit et qui donnent des résultats remarquables pour ce niveau de gamme.


Le modèle EX-Z50, 5MP, zoom optique 3X

Pour terminer avec les compacts, dans le domaine du luxe, nous trouvons Leica, qui, avec Panasonic, nous offre un bel appareil, le Digilux 2 (5MP, objectif splendide 2.0-2.4/ 28-90 mm) malheureusement doté d'un viseur numérique de 235'000 pixels. Très beau, bien pensé, mais à quel prix! L'image de marque, ça se paie, que voulez-vous.

 

Les reflex deviennent abordables et sont toujours plus puissants

Mais tous ceux qui aiment vraiment la photographie casseront leur tirelire et feront le pas pour s'acheter un système reflex, qui, s'il est souvent plus cher, plus encombrant, offre une bien plus grande souplesse, et une qualité supérieure en général aux compacts, et même aux BridgeCamera qui eux, s'ils sont assez complets au départ, ne peuvent cependant évoluer selon vos besoins.

Si à l'époque, l'achat d'un reflex était épouvantablement cher, c'est beaucoup moins le cas maintenant, grâce en particulier à une marque qui a permis au monde de la photo de faire un énorme pas en avant: Canon, avec son 300D, que j'ai testé complètement ici.

Je l'ai également comparé au Minolta A1 ici.

D'abord, mis à part quelques petites limitations dans les choix autofocus ou calcul de la lumière, cela uniquement si l'on se trouve dans les programmes automatiques, cet appareil est aussi performant que le 10D, appareil reflex expert de la même marque, qui vient d'être remplacé par le 20D.

Vous voulez que je vous dise? Jamais je n'ai eu d'aussi belles images numériques dans les mains au moment de sa sortie. Douceur, bruit tout simplement absent, il s'agit d'un appareil tout simplement époustouflant.

Oui mais hors de prix me direz-vous?

Et bien justement non! Même capteur que le 10D (CMOS de 6.3Mb, taille équivalente à un négatif APS), rapidité autofocus au rendez-vous, images splendides, tout cela pour, objectif 18-55 compris, environ 1445 francs suisses / 950 €! Ou 1300 francs suisses / 858 € tout nu, mais avec dans les deux cas Adobe PhotoShop Element 2 en cadeau supplémentaire.

Une vraie splendeur, permettant en plus de disposer du parc des magnifiques objectifs Canon.

Depuis octobre 2003, le Canon EOS 300D a véritablement cassé la baraque à tous les niveaux. De plus, personne n'arrivait à suivre, et cet appareil était tout seul sur le marché à ce niveau de prix.

Et bien, la belle vie du Canon, sans personne pour lui contester sa suprématie, c'est fini, puisqu'il va devoir lutter désormais, depuis mars 2004, avec une concurrence acharnée, emmenée par Nikon et son D70, un 6.1MP, lui aussi véritable petite merveille.

Rendez-vous compte, en entrée de gamme, nous trouvons par exemple le système de calcul de la lumière du F5! Incroyable. Et si Canon a doté son 300D de certains automatismes parfois un peu gênants, Nikon laisse entièrement l'utilisateur maître de ce qu'il fait. Tout cela dans la même gamme de prix que le Canon 300D, soit environ 1420 francs suisses tout nu  (soit 935 €), et 1898 francs suisses (1250 €) avec un zoom 18-70AFS, nettement supérieur à celui du Canon.

Donné pour inférieur en gamme au D100, il est en fait meilleur sur bien des points. Il est doté d'ailleurs du même capteur, et son boîtier de base est également le F80 argentique, modifié comme il se doit pour le digital.

Seuls inconvénients du Nikon:

  • l'obligation qui est faite de devoir changer de système flash, puisque même le 80DX n'est plus vraiment compatible avec lui. Il faudra passer à un SB-600 ou un SB-800
  • un viseur un peu étriqué, qui ne rend pas vraiment facile la mise au point manuelle

Doté d'un excellent autofocus, le Nikon D70 arrive à temps pour remonter une marque qui était un peu à la peine depuis quelques mois.

Et puis, vient d'arriver sur le marché le tout nouveau, le Pendax *istDS, tout mignon, mais que je n'ai encore jamais eu dans les mains. Petit frère du *istD dont je parle plus bas, cet appareil me semble tout à fait apte à pouvoir concurrencer les Nikon D70 et Canon EOS 300D.

Notez que les trois appareils profitent chacun du parc d'objectifs disponibles de leur marque respective.

Des reflex pour amateurs experts

Si le 300D, le *istDS et le D70 peuvent très bien satisfaire l'amateur expert, celui qui en veut un peu plus (bien que cela se discute entre le Nikon D100 et le D70) choisira dans la gamme suivante, représentée principalement par un quattuor:

Le Fuji S2Pro (on attend avec impatience une version S3 annoncée depuis des mois), le Pentax *ist D, le (vieillissant Nikon D100), et le tout nouveau Canon 20D.

Les trois premiers appareils ont comme point commun une résolution de 6MP, le Canon 20D fait un bond et passe à 8MP. Un CCD standard Sony chez Nikon et Pentax, un SuperCCD SR dont les photosites sont placés en nid-d’abeilles chez Fuji (équivalent selon Fuji à un 12.3 MP), et un CMOS chez Canon. Tous ces appareils donnent des résultats excellents, et permettent de travailler comme sur un boîtier argentique. N'oublions pas que le Nikon D100 et le Fuji S2Pro sont basés sur le F80, et le Canon 20D sur l'EOS 30, qui sont tout deux de très bons appareils argentiques. Pentax quant à lui nous livre un appareil d'excellente qualité, et surtout, voit son capteur doté d'un écran protecteur contre la poussière. Un véritable plus par rapport à la concurrence, ce qui le place sur ce point au même niveau que l'Olympus E-1, qui dispose de son propre système de nettoyage du capteur (voir plus bas).


4 appareils assez semblables au niveau du prix. Le dernier sorti, le 20D, semble être au-dessus du lot
Normal, c'est le petit dernier!

Le prix de ces trois reflex a fortement chuté avec l'arrivée du 300D, et maintenant du D70. Le Nikon D100 se négocie chez Photo Grancy autour des 1650 francs suisses (1090 €), le Canon 20D, qui remplace le 10D, à moins de 2180 francs suisses/1440 €. Notez que plusieurs utilisateurs du D100 sont passés sur le D70, et se trouvent ravis d’avoir fait le pas. Donc dans ce cas précis, je ne suis pas certain que le D100 soit vraiment supérieur (sauf au niveau de la construction et du viseur) au D70. En fait, je suis même persuadé du contraire.

Dans la même gamme de prix, nous trouvons aussi le Sigma SD10  mais livré avec un objectif 18-50 mm.

Doté de son capteur 20.7 x 13,8 mm, soit un poil plus petit que ceux du trio des 6MP cités ci-dessus, mais de technologie Foveon de 10.2MP, avec trois couleurs par pixel (3 passes), mais qui semble ne pas donner tout ce qu'on pouvait attendre de lui pour l'instant.

Cet appareil ne peut sortir des photos qu'au format RAW propriétaire de Sigma, et impose le logiciel dédié Sigma Photo Pro pour afficher puis convertir les images dans un format Tiff ou Jpeg. Pas terrible comme idée!

Présent depuis 2003 également dans le domaine du reflex numérique, Olympus arrive sur le marché avec un défi que j'admire, mais qui est loin d'être réussi d'avance puisque la marque fait table rase du passé avec son nouvel E-1, (2750 francs, soit 1815 € avec une carte de 1Gb) et nous offre un nouveau capteur (rapport 4:3 alors que tous les reflex travaillent en 3:2, bonjour l'approche différente de la composition d'image), une nouvelle monture et donc de nouveaux objectifs.

Nous verrons si cette tentative de créer un nouveau standard en partant de rien va prendre. Personnellement, j'ai quelques doutes. À part un filtre à poussière pour le capteur, une construction magnifique et une tropicalisation bienvenue (l'appareil ne craint pas la pluie ni la poussière), je ne vois pas bien ce qui pourrait faire passer un utilisateur Nikon ou Canon vers cette nouvelle gamme. Et le nouveau photographe aura tendance à aller vers le plus connu. Tout cela sans compter la baisse de prix drastique qui prévaut en ce moment.

Un petit frère du E-1 est mis sur le marché ce mois d'octobre: il s'agit du E-300 (8MP), qui pourra embarquer les objectifs de la marque.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'appareil est doté d'une visée reflex qui n'est PAS électronique. C'est le système de Porro qui permet une telle compacité. Le petit frère pourrait faire de l'ombre au grand qui ne dispose "que" d'un 5 MP, lui! Cela dit, répétons que les millions de photosites ne font pas tout.

Bon courage Olympus, marque que j'ai toujours appréciée au demeurant, en particulier pour son excellente utilisation de l'électronique pour traiter le signal.

Les appareils pros

Un bon cran au-dessus de ces appareils experts (pas forcément pour la qualité d'image mais pour la maîtrise de tous les paramètres photographiques), on trouve la crème des crèmes dont font partie le Nikon D2H (4.1MP), le Nikon D2 X (12.4MP), le Canon 1D MarkII (8.2MP), le Canon 1DS Mark II (16.7MP, plein format, qui peut poser quelques problèmes avec des objectifs qui ne sont pas extrêmement performants, voir plus bas). Tous ces appareils sont construits de manière robuste, sont tropicalisés, et ne craignent pas trop les mauvaises conditions (attention, il y a de l'électronique tout de même un peu partout là-dedans!)

        

Vous ne m'en voudrez pas de ne pas montrer les 4 boîtiers: les deux Canon
se ressemblent comme deux gouttes d'eau, et les deux Nikon sont très semblables également, extérieurement s'entend.

Ces quatre appareils prennent en compte les besoins des utilisateurs qui cherchent à retrouver les sensations et la nervosité qu'ils avaient lorsqu'ils travaillaient avec des appareils argentiques Pro. Ce ne sont plus des compacts simplement plus chers parce que numériques. Ce ne sont pas non plus seulement des reflex très performants au niveau numérique, mais un peu "mous" au niveau capacités photographiques.

Ce sont de vrais appareils de photo professionnels ou destinés aux amateurs (très) exigeants. Leur prix est certes encore nettement plus élevé (environ 3500 € en Suisse et en octobre 2004, toujours chez Photo Grancy à Lausanne, pour le Nikon D2H, 4700 € pour le Nikon D2X, 5000 € pour le Canon 1D Mark II, 6500 € pour le Canon 1DS Mark II) puisqu'ils reviennent à peu de chose près au double de leur pendant argentique (F5 pour Nikon, EOS 1v pour Canon), déjà pas donnés. Mais les choses semblent aller dans le bon sens. Les performances augmentent, et les prix baissent peu à peu.

Les deux grandes marques se font une concurrence d'enfer. Mars 2004, Nikon est tout prêt de terminer de renouveler sa gamme, avec pour commencer, le D2H.

Doté d'un capteur 4.2MP "seulement" (il suffit amplement pour une pleine page A4 pour un reporter) LBCAST propre à Nikon, cet appareil est une bombe puisqu'il permet des rafales de 40 photos à 8 images par secondes.

Pour contrer le Nikon D2H, Canon ne reste bien entendu pas en reste, et sort en avril le Canon EOS-1D Mark II.

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Cet appareil, doté d'un capteur 8.2MP un peu plus gros que ses concurrents (28.7/18.1) bat le Nikon D2H d'un poil puisqu'il est donné pour des rafales de 40 images à 8.5 images par seconde.

Un bien bel appareil ma foi, doté d'un nouveau mode Flash E-TTL 2 compatible avec les flashs actuels. Pour vous dire, je l'adore, moi, ce Mark II, et je l'ai testé ici de fond en comble.

Allez, Nikon annonce le D2X en septembre 2004 et ses 11 millions de photosites? Deux semaines plus tard, Canon met en lumière son Canon son 1DS Mark II, et ses 16 millions de pixels.

Kodak fait un peu bande à part puisqu'il propose sur son DCS Pro 14n un capteur décoiffant de 14MP plein format encore (voir plus bas), avec une électronique semble-t-il très soignée, mais sur un boîtier de Nikon F80, donc de la gamme des FujiS2 Pro, Nikon D100 et Canon 10D. Un peu dommage tout de même de n'avoir pas implémenté ce beau capteur sur un appareil plus performant. De plus, en août 2003, cet appareil est vendu "non fini", avec un Firmware que Kodak cherche désespérément à mettre au point. Sans l'avoir testé moi-même, j'ai lu énormément de mal de cet appareil. Comme quoi les pixels! (Voir plus bas).

Cela dit, MacDigit l'a beaucoup apprécié. Vous pouvez lire l'article consacré à cet appareil sur leur site, ici.

 

Voilà! Je crois avoir fait le tour du marché des appareils numériques de grande marque en ce mois d'octobre 2004!

Comment? Vous dites? Et le reflex Minolta? Ne désespérez plus, vous qui possédez tout plein d'objectifs de la marque. Il se pourrait bien que la prochaine mise à jour de cet article intègre la présentation du premier modèle reflex digital de la marque, le Dynax 7D, annoncé officiellement désormais.


Oh le bel appareil! Doté en plus d'un stabilisateur optique intégré au boîtier, il risque de
réconcilier les amoureux de la marque qui avaient de quoi être déçu par Minolta qui
n'annonçait rien au niveau des reflex numériques.

Pourquoi le numérique?

Mais au fait, qu'est-ce que la photo numérique peut bien apporter de plus que la photo argentique? Le marché n'est-il pas en train de créer (ou n'a-t-il pas créé) des besoins inutiles?

C'est ce que je pensais jusqu'au mois de janvier 1999, il y a cinq ans.

C'est à cette date qu'une MacWorld américaine avait été couverte par l'équipe de Pomme A. Un reportage photographique préparé par le distingué Mathieu Besson, pourtant "nikoniste argentique" indécrottable, nous avait alors été fourni chaque jour sur le site du magasin à l'aide d'un petit Leica Digilux... digital, de 1.3MP.

Instantané quasi gratuit

L'appareil numérique nous apporte l'instantanéité. En effet, en faisant développer une bobine en une heure, le travail de Mathieu aurait été bien plus pénible, plus onéreux, et il eût fallu qu'il se promène d'hôtel en hôtel avec un scanner, alors que dans cette situation seuls son petit Leica numérique tenant dans une poche et son portable étaient nécessaires.

Depuis, l'équipe de Pomme A a continué jusqu'à la mort du magasin à découvrir les nouvelles expositions consacrées au Mac et à vous faire partager les toutes dernières nouveautés, à l'aide de ce genre de petits appareils, toujours plus sophistiqués. Notez que pour le Web, ce petit Leica ferait toujours merveille, le poids des images devant être très léger pour ne pas faire attendre trop longtemps le lecteur que vous êtes lorsque vous chargez un article.

Et puis, le petit écran LCD toujours niché à l'arrière de l'appareil permet de voir votre photo et de la refaire en cas de besoin. Vous savez immédiatement si votre photo est réussie ou ratée. Dans ce cas, on la jette, et on n'en parle plus. C'est gratuit.

La nostalgie argentique

Mais le numérique apporte autre chose d'essentiel: le contrôle sur l'image, du début à la fin de la chaîne de production.

Dans ma jeunesse, j'ai agrandi des photos en noir et blanc, Et j'avais l'impression à cet instant de créer une deuxième fois, sans doute encore bien plus que lors de la prise de vue.

C'était magique.

Mais un labo photo "maison" demande...

  • du soin,
  • une pièce étanche à la lumière pratiquement dédiée à ce genre d'exercice,
  • des produits toxiques qui sentent mauvais et effarouchent les mamans inquiètes,
  • une grande propreté pour éviter la poussière,
  • une bonne maîtrise de la température des bains,
  • et j'en passe!

Toutes ces complications ont fini par avoir raison de cette passion. Vous n'êtes pas dans cette situation? Et trouvez-moi maintenant un labo photo qui vous rende un bon noir-blanc! Avec un peu de chance et en cherchant bien, vous en dénicherez un qui donnera satisfaction. Le prix des tirages sera très élevé, ce qui est normal puisque dans ce cas un travail manuel et individuel est demandé. Malgré tout, en ce cas, vous ne créerez pas vous-même. Et si vous ne trouvez pas l'oiseau rare, les résultats seront catastrophiques, le noir-blanc étant tiré dans les mêmes bains que la couleur. Les noirs ne sont ainsi jamais noirs, tout est fade, gris, bref inutilisable. Beurk.

L'efficacité numérique

Avec un appareil numérique, vous pouvez...

  • retravailler une image,
  • lui ajouter des effets à l'aide de PhotoShop,
  • l'agrandir, la réduire, la recadrer...

... bref, faire ce que vous voulez avec des outils qui, déduction faite du prix de l'ordinateur que vous avez déjà puisque vous nous lisez, ne sont pas plus onéreux que l'achat d'un bon labo noir et blanc. Tout cela en travaillant également avec la couleur, chose extrêmement difficile en photo argentique. En oubliant la poussière (ouille, sauf sur les reflex numériques sont la poussière est l'ennemi numéro 1 lorsqu'on change d'objectif) et les taches d'eau... et en perdant, certes, un peu de la magie de la photo qui se révélait dans le bain, dans la lumière verdâtre de l'ampoule. En prime, finies les hurlées quand innocemment, quelqu'un entrait (pour vous dire que le repas était prêt ce qui partait d'un bon sentiment) dans le labo au moment ou vous aviez sorti le papier grand format qui coûtait si cher et qui se trouvait par cette apparition inopinée complètement inutilisable.

Évidemment, les outils numériques sont la porte ouverte aux pires excès: la tentation est grande d'abuser des effets divers tellement faciles à mettre en úuvre! N'oublions pas que la simplicité est une vertu dans ce domaine (et dans tout ce qui touche l'informatique). Mais lors des débuts de la PAO, n'a-t-on pas vu des documents composés de plus de 10 polices avec des attributs "contour-relief-gras-souligné"? La mise en page a grandi, la photo numérique le fera aussi, même si QuarkXpress ne remplacera jamais un bon graphiste, tout comme un Nikon et PhotoShop ne feront pas forcément un artiste.

Le marché de la photo numérique prend de l'ampleur également parce qu'il est enfin possible, pour un prix tout public, d'imprimer nos compositions d'une manière incroyablement réaliste. Une imprimante Canon Pixma 3000, une HP Photosmart 7960, testée ici (excellente en photos couleurs mais douée en plus pour le noir et blanc) ou encore une Epson Photo R800 donnent des résultats tout simplement bluffants, surtout si l'on prend la peine d'utiliser un papier brillant, ressemblant à une photo normale et permettant désormais une longue conservation, aussi longue que celle d'une photo argentique, sous certaines conditions (voir plus bas). Pour un coût, tempérons notre ardeur, qui n'est pas donné toutefois (l'encre revient à...plus de 4'000 euros le litre!), mais bon, on n'a rien sans rien.

Epson, HP et Canon, trois des fabricants à la pointe de l'impression photographique.

Je précise quant à moi que tant que les technologies seront ce qu'elles sont, je n'achèterai plus d'Epson. En effet, si la qualité de ces imprimantes est impeccable au niveau du rendu photographique, j'ai dû trop en jeter dans mon école. Ces imprimantes ont en effet une sale tendance à sécher, comme les autres d'ailleurs, lorsque l'on ne s'en sert pas pendant un mois (vacances d'été par exemple). Si HP, d'un simple changement de cartouche intégrant les têtes, ou Canon (on change soi-même les têtes quand c'est nécessaire, ce qui est encore mieux) ont résolu ce problème, il faut toujours renvoyer en usine son Epson, ce qui coûte pratiquement le prix d'une nouvelle imprimante. C'est une honte donc en ce qui me concerne, j'ai tiré un trait sur cette marque, jusqu'à ce qu'elle revoie ce problème technique lancinant. 

Une évolution rapide du marché

Alors, la photo numérique est-elle vouée à remplacer définitivement la photo argentique?

La réponse est oui et rapidement pour la plupart des utilisateurs d'ordinateurs (même si les dernières générations d'imprimantes peuvent imprimer directement les cartes, en étant même capables de recadrer), mais dans un avenir un peu plus lointain pour les autres. Kodak, Fuji et Agfa l'ont bien compris en entrant dès le départ dans ce marché florissant. Cependant, la photo traditionnelle a encore bien des années devant elle ne serait-ce qu'à cause du nombre d'appareils argentiques dans les foyers, et parce que tout le monde n'a pas encore d'ordinateur.

Il semble néanmoins que depuis 2003 que les choses se précipitent. En effet, les fabricants ont élagué leur gamme de reflex argentiques qui se vendent de moins en moins. Tous leurs efforts se portent maintenant sur les reflex numériques qui représentent en plus leur vitrine technologique. Nikon et Canon sortent bien encore en cette fin 2004 des appareils argentiques, mais il semble véritablement que la fin soit proche.

En janvier 1999, lors de la première mouture de cet article, j'écrivais:

Le numérique revient encore bien plus cher pour des photos à but non artistique, comme les souvenirs de vacances. Les offres de développement en format 9/13 à 15 centimes la photo sont légion dans nos boîtes aux lettres. Et même si l'on n’atteint pas des sommets, la qualité de ces tirages couleurs est largement suffisante pour Monsieur Tout-le-Monde. N'oublions pas le prix prohibitif des cartouches d'encre, et des feuilles de papier "qualité photo". Nous estimons à 4 francs un tirage 14/18 en numérique de qualité, en ne comptant que le prix des consommables. Nous ne sommes pas loin de penser que les fabricants d'imprimantes, comme Epson ou HP vendent leurs imprimantes au prix coûtant, voire à perte (un peu comme Sony avec sa PlayStation), étant bien conscients que c'est justement sur les consommables (les jeux) qu'ils gagneront leur vie. L'utilisateur est ici en quelque sorte pris en otage, n'ayant alors plus d'autre possibilité que d'acheter des cartouches (et parfois même des papiers!) de la même marque.

C'est tout simplement scandaleux.

Je continue à penser exactement la même chose en octobre 2004. Mais...

Le numérique, c'est maintenant rentable

Soyons clairs: un appareil numérique coûte encore plus cher que son équivalent en argentique, mais la différence est bien moins criante qu'il y a à peine deux ans. Certains appareils à 700 euros ne font toujours pas mieux au niveau capacités photographiques qu'un compact standard vendu normalement 300 euros dans la même boutique. Mais les choses s'arrangent et ce scandale devient de plus en plus rare. D'une part les prix des appareils numériques baissent et leur qualité augmente. De plus, n'oublions pas les possibilités qu'offre la partie numérique de l'appareil (voir plus haut).

En 2000, les cartes mémoires étaient fort chères et de faibles capacités. Il fallait acheter un certain nombre de bobines pour arriver au prix de ces cartes.

En 2004, ces mêmes cartes ont énormément baissé, et une capacité de 256 Mb par exemple n'est de loin plus hors de prix (moins de 40 euros). On trouve même des MicroDrive IBM (disques durs au format CompactFlash type 2) de 2GB (!) pour un peu moins de 300 euros. Une carte CompactFlash de 1Gb est facturée un peu plus de 140 euros ( cartes haut débit, type Sandisk Ultra 2 ou Extreme). Et puis, les cartes XD ou SD (j'en parle plus bas), si elles sont plus onéreuses, baissent de prix également. Et de manière générale, le stockage des images lors d'un reportage n'est plus un problème, même en tenant compte de l'augmentation de la taille des fichiers due à la course au plus grand nombre de pixels.

Si un tirage sur votre imprimante vous offre une souplesse incomparable, l'envoi de vos photos par Internet à un laboratoire photographique, via FotoWire par exemple, revient finalement moins cher. Vous pouvez même recadrer les photos sur l'écran avant de les envoyer au laboratoire de votre choix, pour autant qu'il puisse être reconnu par ce logiciel.

Trois jours après, vous recevez vos photos, comme à l'époque, lorsque vous envoyiez vos films au labo.

Petit problème, le temps passé à l'envoi des photos par le Web: si vous n'êtes pas connecté de manière correcte (ISDN/RNIS, ADSL, câble), cela coûtera cher et prendra pas mal de temps. Avec les connexions haut débit, de type câble ou ADSL, le problème ne se pose plus.

Si vous devez vous satisfaire d'une liaison analogique, envoyez plutôt au labo un CD sur lequel vous aurez placé vos images, éventuellement retravaillées.

Gros avantages de ces photo-labos numériques? Ils vous facturent le tirage au prix de l'argentique, éventuellement un poil plus cher que si vous profitez de la mega-grosse-action-qui-tue que vous recevez dans votre boîte aux lettres. Remarquez que ces actions sur le numérique commencent déjà à encombrer votre mail.

À titre d'exemple, une photo standard 10/15 peut très bien vous revenir en suisses 20 centimes d'Euro.

C'est pour le moins raisonnable non? Et le résultat est à la hauteur. Nous avons testé pour vous, nous sommes convaincus.

Enfin, des mini-labos arrivent sur le marché. Vous allez dans un centre qui en est équipé, et vous glissez votre carte dans une sorte de borne qui se chargera de sortir vos précieuses images sur papier. Je n'ai pu encore essayer ce tout nouveau moyen, qui commence à fleurir depuis quelques mois dans nos villes. Kodak et Fuji sont sur les rangs.

La stabilité des tirages n'est presque plus un problème, mais leur pérennité?

La stabilité du support en argentique est éprouvée depuis la fin du XIXe siècle. On ne peut pas en dire autant du numérique. Le soleil a nettement plus tendance à passer les couleurs d'un tirage sortant d'une imprimante que celles d'un labo photo, et ce en quelques jours seulement. La photo étant faite pour durer, comment les tirages numériques passeront-ils les années, voire les décennies, même à l'abri des UV?

Ce problème est pratiquement résolu avec certaines imprimantes Epson "photo", qui encapsulent les pigments dans une sorte de résine, ce qui garantit, selon le fabricant, une durée de vie jusqu'à 200 ans en condition d'exposition normalisée (à l'abri du soleil, taux d'humidité stabilisé, etc.) ce qui serait supérieur à la durée d'une photo argentique. Pas de bol, on ne pourra pas vérifier.

Canon et sa Pixma 3000 garantit des tirages pour 75 ans, pour autant qu'on emploie des papiers spéciaux (tout comme Epson d'ailleurs). Les nouvelles HP 7660-7960 sont également à la hauteur et donnent les mêmes garanties.

Avec les tirages de laboratoire, ce problème de durée de vie des photos ne se pose pas plus qu'avec la technologie argentique. En effet, les tirages sortis des labos numériques décrits plus hauts n'ont pas de raison de tenir moins longtemps que ceux qui sortent d'un labo argentique (ce qui ne veut pas dire qu'ils seront éternels, l'un comme l'autre).

Certains ajouteront que l'original restera sur nos CD ou nos disques durs. Je nous vois déjà, en 2021, rechercher une photo sur notre PowerLightBook Z46, avec PhotoShop 16. Pourrons-nous seulement ouvrir le cliché pris en 2004? Le CD sera-t-il toujours montable sur ce qui nous servira de bureau? Le standard SCSI de disque dur sur lequel vous aviez tout stocké n'est plus suivi d'origine sur nos machines. Il serait bon alors de ne pas oublier d'effectuer quelques transferts! De même, peut-être serait-il utile de tenir à jour non seulement nos programmes, mais nos documents, en n'oubliant pas a chaque nouvelle version des premiers, de réouvrir chacun des seconds et de les sauvegarder dans le nouveau format sans nul doute de la partie. Heureusement, avec un programme comme PhotoShop, ces opérations rébarbatives peuvent être réalisées automatiquement.

Tous ces transferts imposés par la technologie ne sont pas uniquement liés à l'image numérique. Vos disques en vinyle, vous pouvez encore les écouter sur votre chaîne Hi-Fi vous?

Et puis, des tests sérieux montrent que la durée de vie d'un CD gravable de haute qualité, conservé dans des conditions optimales, est limitée à huit ans environ. Bref, il y a du travail de transfert en perspective. Et à répéter avec rigueur!

Le stockage est résolu sur les appareils modernes

Les appareils stockent leurs images sur 5 formats de cartes:

  • les cartes SmartMedias moribondes (elles ne dépassent pas 128Mb et plus aucun fabriquant ne les intègre dans ses appareils, tant mieux)
  • les cartes CompactFlashs type 1 et 2 (dont nous parlons plus bas, à privilégier vu leurs capacités et leur prix)
  • les MemorySticks de Sony (plusieurs formats, c'est un comble!)
  • les cartes MMD (Multimedia Card)
  • les cartes SD, rapides, mais encore un peu trop chères. Notons que Canon l'a adoptée sur son Mark II, mais associée au standard CompactFlash (deux emplacements disponibles)
  • la XD card, qu'Olympus et Fuji aimeraient bien voir monter en puissance et remplacer la CompactFlash. Pour l'instant, la capacité maximale est de 512Mb, mais le prix est bien plus élevé que son ainée, à capacité égale. Sinon, au niveau rapidité, mes tests la donnent aussi rapide qu'une CF Ultra de première génération, sur un Olympus 5050.

La xD-Card

Ma préférence me guide donc vers la CompactFlash, qui peut monter jusqu'à 8  GB. Il s'agit là d'une capacité confortable au vu des fichiers créés par les appareils de dernière génération. Actuellement, un appareil 5MP vous sort des fichiers de base frisant les 4 Mb en JPEG, mais le Tiff ou Raw peuvent monter bien plus haut.

Personnellement, j'ai choisi mon dernier petit compact (IXUS 400) pour qu'il soit compatible avec ce qui me semble ce standard seul à tenir vraiment la route maintenant. Pour les appareils plus haut de gamme, la CompactFlash est de toute manière de mise.

Deux cartes CF très haut de gamme chez Sandisk, permettant une écriture de 9Mb/s et lecture de 10Mb/s, pour
une dépense pas énormément plus élevée que la version de base. Selon l'appareil utilisé, ces cartes
rapides sont un plus indéniable. Pour certains bas de gamme ça l'est moins dans la mesure où ils ne sont
pas capables d'utiliser ces nouvelles possibilités.

Un grand nombre d'appareils compatibles avec les CompactFlash type 2 peuvent également accepter les MicroDrive d'IBM. Ces derniers sont des disq

25 commentaires
1)
ToTheEnd
, le 05.10.2004 à 01:05
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Ca fait plaisir de rentrer pour lire ça:-)! Perso, j’aimerais bien voir pour de vrai le Dynax 7D parce qu’avec 6.1M (je sais, il faut juger sur pièce, pas sur le papier)… il fait un peu « dernier » de la classe dans cette gamme de prix…

En effet, j’attends avec impatience un petit test de ce truc parce qu’il semble que le Minolta 7D soit un peu cher (~1’800 euros) comparé au Canon 20D (~1’600 euros)… alors que ce dernier dispose d’un processeur de pointe… (n’est-ce pas François?)…

Bref, j’ai une vision de plus en plus clair de ce qu’il me faut pour Noël et après plus d’un an d’attente, de comparaison, de questionnement, c’était le moment!

T

2)
François Cuneo
, le 05.10.2004 à 07:00
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Ce Minilta Dynax 7D m’a l’air fort bien né. Bon, il n’est pas encore dispo vraiment, mais les présentations sont tentantes: un système flash vraiment à la pointe, le stabilisateur intégré au boîtier (comme le A1 et le A2), un viseur lumineux (mais qui ne couvre que 95% du champ), l’EyeStart, et j’en passe.

Minolta a pris son temps mais au moins, ne s’est pas planté semble-t-il.

3)
Inconnu
, le 05.10.2004 à 08:45
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Comme tu évoques MacDigit pour Le Kodak, je souhaites aussi te faire passer ce message…
Tout comme toi, sur CUK, nous testons les produits. Cette affirmation toute simple ne recouvre pas la réalité de tous les acteurs susceptibles de tester des appareils !
Or, il se trouve ces derniers temps qu’une certaine presse, cavalant derrière le scoop, « invente » des exclusivités… style « nous avons essayé le WXE IIx bidule »… Et s’en glorifie.
En discutant avec certains grands constructeurs, quelle ne fut pas notre surprise (amusée…!) de découvrir que ces supports papiers n’ont eu entre leurs mains… que les communiqués de presse.
Aussi, et c’est paradoxal, je préfère mille fois un test de François Cunéo (ou de Thierry Lothon) qui va prendre son temps, ergoter sur ceci ou cela, que le scoop malheureusement bidonné (nous aurons le plaisir de nous en entretenir avec Thierry et toi la semaine prochaine à Paris :-).
Bref, cessons également de tout passer par le filtre de techniques de test se voulant objectives (et désincarnées) et redonnons un peu de poids à celui qui se trouve de l’autre côté de l’appareil, à prendre des images…

Un seul point, François, insiste aussi sur l’importance des mises à jour. le Nikon D2h avec son dernier firmware, c’est de la balle !
Je le rends à regret aujourd’hui mais j’apprécie que des acteurs comme Kodak et Nikon ou encore Leica nous prêtent leurs boitiers non 2 jours mais plus de deux à trois semaines…
Il faut vivre au quotidien avec les produits !

http://www.macdigit.com

4)
Emilou
, le 05.10.2004 à 10:04
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Quel article, exhaustif sur le numérique.
Une remarque concernant le tirage en labo : Après avoir calibré mon moniteur (Electron 19 blue III), le rendu écran de mes photos par rapport à celui du tirage fait en laboratoire est catastrophique. Exemple pour des photos prises en lumière rassante, si naturellement il y a prédominence de jaune, le tirage labo me restitue des photos où tous les personnages sont de type asiatique. Bref c’est extrèmement décevant car quand j’imprime mes photos sur mon HP 5150 (qui n’est pas photo) les résultat me paraîssent meilleurs et correspondant davantage à ce que je vois à l’écran. ON m’a dit, change de labo…….c’est pratiquement pareil ailleurs. Je suis prêt à faire l’investissement d’une bonne imprimante couleur, mais comme dit dans l’article cela est assez cher………alors ?

5)
ToTheEnd
, le 05.10.2004 à 12:08
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Emile: je suis certain que quelqu’un t’apportera un « conseil » meilleur que le mien, mais à ta place, je réviserai la calibration de mon écran…

Si je me souviens bien, la calibration d’un écran vaut la peine si tu « maîtrise » tout le processus… c’est à dire l’acquisition, le travail sur les couleurs, l’impression, etc. Ce qui n’est pas vraiment ton cas.

N’y aurait-il pas moyen de plutôt calibrer ton écran avec une palette de ton « imprimeur » photos?

Je ne sais pas si ce que je dis est con… mais c’est comme ça qu’ils font à la NASA (les écrans sont « synchronisés » avec une palette couleur qui se trouve sur les sondes… histoire de retrouver les « bonnes » couleurs tout au long du processus).

Blues: à l’aide!

T

6)
alec6
, le 05.10.2004 à 13:57
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D’abord merci pour ton article François, mais juste une petite question :

Quels appareils permettent de faire des poses longues et de combien ?
Quel est l’équivalence ASA de la sensibilité des meilleurs capteurs ? Cette question a-t-elle un sens d’ailleurs !

Merci de tes lumières

7)
François Cuneo
, le 05.10.2004 à 15:11
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Alec6, les poses longues se retrouvent sur les meilleurs appareils, presque tous les reflex. En position Bulb, la position est pratiquement infinie (sauf panne de courant).

Les meilleurs capteurs montent à 3200ISO (plage 50-3200 pour le Mark II). Le plus incroyable, c’est que même à ces très hautes sensibilités, les photos restent tout à fait exploitables.

8)
alec6
, le 05.10.2004 à 16:04
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Merci François
As-tu testé ces poses longues ? Tu sais ce qui m’intéresse : les photos de nuit !

Alexis

9)
ToTheEnd
, le 05.10.2004 à 16:23
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alec6: laisse-moi deviner, avec un 600mm à 200 mètres de la fenêtre de ta voisine… bravo.

Quoi je dois sortir? Mais je viens de rentrer!!!

T

10)
alec6
, le 05.10.2004 à 18:11
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Meuh non !
Quoi que…
Mais bon, François connait mes photos : 6×6, n&b, lumières urbaines…

11)
RBGreg
, le 05.10.2004 à 21:40
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si jamais, à Lausanne, photo athénée (en face de coop caroline) développe tous les formats un peu obscurs du style 6*6 de chez Hasselblad… Un petit artisan qui doit être capable de sortir des bons clichés noir blanc… en plus il fait des réductions étudiants.
bref c’est pas du numérique, mais bon, c’est toujours bon à prendre ;)

Greg, un Pesan un poil pédant ;-)

12)
Rosell
, le 05.10.2004 à 22:12
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Salut François

Merci pour tes articles « Etat des lieux de la photo numérique ». Leur lecture est un vrai régal.

Remarquant ton goût pour Canon, je suis surpris de ne rien lire sur leur nouveau modèle Ixus 40.

En effet, ce nouvel APN vient troubler mon choix d’achat.
Equipé d’un capteur 4MP ne mesurant que 1/2,5″ mais intégrant le processeur Digic II, je me demande s’il sera plus ou moins performant que l’Ixus 430.
Sachant que tu connais bien le 400, as-tu un avis sur la question?

Ce nouvel APN semble avoir d’autres avantages (écran 2″, miniaturisation…) mais en ce qui concerne la qualité et l’utilisation d’un tel appareil, j’aimerais bien avoir ton avis d’amateur confirmé.

Merci

14)
François Cuneo
, le 05.10.2004 à 22:57
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Rosell, franchement, je ne connais pas l’IXUS 40. Il faut que je me renseigne, mais le capteur est vraiment tout petit. Le 430 a un capteur plus grand tout de même donc…
Mais c’est vrai que le DIGIC 2 fait des miracles! Quoique…
Bref, je n’en sais rien encore.

Cela dit, j’aime bien Canon, mais je les aime toutes, ces grandes marques!

15)
Nian
, le 06.10.2004 à 00:51
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Bonsoir François,

merci beaucoup pour cet article… et pour tous les autres aussi.

Je pense qu’il y a encore un truc très très frustrant dans la photo numérique: c’est le retard de déclenchement pour les appareils de types compact. Seuls quelques Exilim et autres Cyber-shot dotés d’un nouveau processeur surprenant de rapidité si on en croit la pub, sont capable de faire une photo dans les 0,3 à 0,5 secondes après avoir appuyé sur l’obturateur. Et ça parait encore relativement long.

Il doit exister des millions de prises numériques ratée à cause de ce retard. En tout cas, si j’en crois mon expérience se limitant à des Coolpix jusqu’au 990 et aux dires venant de mon entourage où quasiment tous les appareils numériques posent le même problème.

Mais il semblerait que la Photokina ait été l’occasion pour certains de présenter des appareils plus « nerveux ». Les nouveaux Cyber-shot L1 et T3 prennent le pas sur la rapidité de certains appareils reflex avec pour le T3 un retard de seulement 0,2 secondes (pas mal si c’est vrai, même par rapport à un Canon 300D qui est à environ 0,3 secondes…)

Il semblerait que justement les nouvelles marques du monde de la photo (Sony et Casio en l’occurrence) se soient attaqué au problème sérieusement.

J’ai du mal a comprendre et admettre que des fabricants comme Canon (S60 est à environ une seconde) et Nikon (Coolpix 5200 à 1,2 secondes) sortent aujourd’hui des appareils compact avec ce retard de déclenchement dévastateur, pourvu qu’ils aient quelques millions de pixels de plus… Je me base sur des tests effectués par Digital Photography Review .

Peux-tu nous faire part de ton expérience à ce sujet?

Merci et salut,

Nian

16)
Emilou
, le 06.10.2004 à 08:06
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Merci ToTheEnd, la fameuse palette de l’imprimeur, a-t-elle un nom scientifique question de savoir de quoi lui parler.
Merci pour ta réponse.

17)
Nian
, le 06.10.2004 à 09:42
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Emile, ToTheEnd,

il est très bien possible de calibrer/profiler un écran et d’y voir des résultats très proche de l’idéal colorimétrique de l’image, sans pour autant calibrer tout le reste. L’avantage serait d’être sûr que l’image vue à l’écran soit vraiment ainsi, et que toutes les reproductions n’y ressemblant pas, ne soient pas juste ;-) C’est le grand avantage d’un écran calibré.

Par contre, si on commence à se préoccuper de ces détails, il faut comprendre le béaba de la gestion colorimétrique. Moi même, bien que travaillant dans le monde prépresse, j’ai eu beaucoup de mal à piger, jusqu’à ce que ça fasse clic.

Site très instructif est ce site néerlandais (malheureusement pas trouvé d’équivalent en français) et surtout le programme Colorthink .

Pour revenir au problème initial, je pense qu’il doit y avoir erreur de réglages de profils dans l’application ou dans l’image.

Salut,

Nian

18)
tyranael
, le 06.10.2004 à 09:45
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J’ai eu dernièrement avec des collègues US un débat quasi théologique sur les mérites et faiblesses de certains numérique (niveau amateur). Et ils ont l’air d’avoir une marque dont je ne vois quasi jamais d’appareils ici à savoir Kodak. Il y a une quelconque raison technique ? Bon de toute manière je garde mon IXUS…

19)
JcH
, le 07.10.2004 à 00:25
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Comme NIAN plus haut, j’ai un critère de priorité en ce qui concerne la latence de déclenchement (durée entre le « déclic » et l’enregistrement de ce que l’on a voulu « cliquer »), ainsi que de la latence de ‘mise au point » (durée de mise au point de l’AF).
Alors, malgrès la répugnance de François à l’égard de marques moins connues, ou nouvelles, il faut citer Kyocera (japonais de très haute technologie dans la ceramique, le solaire, les composants électroniques, l’optique (avec les copieurs MITA, Carl Zeiss et les marques yashica et Contax pour la photo.)
Leur tout dernier né: CONTAX U4R (env. 500€ tout de même…) déclenche en 0,07 sec. Possède un AF qui permet de prendre deux, trois, voire quatre clichés seconde , en adaptant la mise au point à chaque fois, et ceci jusqu’à épuisement de la capacité de la carte SD si elle est rapide (minimum 10Mb/s). Ils ont développé un firmware propriéraire (RTune) qui permet ces performances même avec des images à la plus haute définition (4MP pour U4R).
Je l’ai pratiqué sur le Kyocera SL300R acheté en janvier. Mais le dernier né (d’un design similaire et amélioré) remédie la capacité batterie (+25%), les empreintes de doigt sur l’objectif, et propose une carte très haute vitesse et capacité (250Mb) en plus du traitement T* de l’objectif Carl ZEISS spécialement développé pour cet APN épais de 19mm! (…17mm pour la série SL300/400R).
Cette promptitude (en plus, moins d’une seconde à se mettre en oeuvre), et Unique dans la production mondiale, et bien des réflex à nombre respectable de milliers d’Euros devraient l’envier.
Je signale ces caractéristiques à l’attention des amateurs de photos de furets en train de jouer…. (c’est pour cela que que j’ai « fouiné » les performances des APN, et acheté le premier SL300R.)
Je signale encore l’enregistrement vidéo 630*440 à 30 i/s jusqu’à épuisement de la capacité carte, ou batterie…

21)
Hallu15
, le 07.10.2004 à 17:20
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à propos des Kyocera et du commentaire de JcH, je dois admettre qu’ils donnent des résultats satisfaisants, et sont plutôt bon marché, mais… j’en ai usé un en 1 an 1/2!
j’avais acheté un finecam S4 pour mes balades, car c’était tout de même plus pratique dans ma poche que mon EOS 300D.
Il m’a lâché à cause d’usure mécanique! pourtant je n’ai pris qu’environ 3500 photos avec. je l’ai démonté pour voir ce qui clochait et certains engrenages en plastique étaient rongés.
Permettez-moi de mettre en doute la qualité de photoscopes aux prix cassés affichant des caractéristiques dignes de produits beaucoup plus chers chez d’autres fabricants.
Finalement je suis revenu à une grande marque en supposant, peut être à tort, qu’il sera plus solide.

22)
JcH
, le 07.10.2004 à 18:45
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A l’attention de Hallu 15.
Merci pour l’info, cela ne m’est pas encore arrivé, (mais je prie…) C’est aussi un autre modèle plus récent (et encore plus compact. Je ne vois pas où il y aurait des rouages plastiques là dedans.)
Le S4 bénéficiait-il de la techno RTune?
De toutes façons, je vais laisser passer un peu de temps… (le U4R n’est pas encore en magasins.)
Mais il me semble rémédier à toutes les caractéristiques qui me semblaient criticables sur SL300R (surtout l’insuffisante autonomie de batterie li-ion que j’ai palliée à l’aide de batteries supplémentaires rechargeables sur un astucieux chargeur indépendant de l’APN. (qui n’immobilise pas l’APN pendant la recharge…) De plus, il admet la majorité des formats de batteries par l’intermédiaire de petits modules enclipsables, interchangeables, et bon marché (les modules! ;-)…)

C’est en sciant que Léonard de Vinci

23)
barijaona
, le 08.10.2004 à 05:24
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Parmi les appareils un peu atypiques, il faudrait noter le Nikon Coolpix 8400 (grand angle à équivalent 24 mm).

Hélas, j’ai horreur des viseurs numériques, sinon ce serait mon appareil idéal…

25)
nic
, le 13.10.2004 à 11:28
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excellent article!!!
j’ai ecrit un petit mail au magasin dont tu parle dans l’article pour demander des renseignement à propos du d70, mais je n’ai pas eu de reponse… il faut croir que il faut passer au magasin… hcose que je ferai dés que je trouve le temps… :-/ et l’argent aussi… :-(

ciao, n