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Rephotonisation

Je m'intéresse de près aux photons, non que la nature ondulatoire de la lumière me laisse froid, mais j'ai plus de mal à la saisir.

Pour le photographe, c'est la matière première, pour le lecteur, dès la fin du jour, un allié indispensable, et c'est de sources de photons dont je vais vous entretenir.
J'aime bien chiner, et je suis ravi de trouver une lampe qui me plaise, qui éclaire sans éblouir, qui soit solide et stable.

Après les ampoules à incandescence, les lampes à halogène vont être plus ou moins rapidement interdites à cause de leur trop grande consommation énergétique, les fluocompactes donnent un éclairage ignoble et les tubes à fluorescence, si on les choisis bien, donnent une excellente lumière douce et faiblarde, avec un indice de rendu des couleurs pas formidable dû à leur spectre en pics de longueur d'onde, par ailleurs, si on a besoin de puissance, ça devient vite encombrant. Les nouvelles générations de LED ont une consommation très faible, un indice de rendu des couleurs qui peut être excellent si l'on choisi bien son fournisseur et d'un encombrement réduit. Son inconvénient majeur est sa violence en lumière directe, qui se marie assez mal avec la perte de puissance importante résultant de sa diffusion par tout moyen classique. J'ai donc décidé de progressivement tout passer à la LED, non seulement pour la faible consommation, mais aussi et surtout pour la qualité et la quantité de la lumière produite par ces composants électroniques magiques.
Dans un atelier dépourvu de fenêtre, un bon éclairage est indispensable.

lampe 1

Cette vénérable lampe de tour dégotée à Habère Poche a vu son culot E 27 (maximum 60 watts) remplacé par une douille GU 10 permettant d'y fixer une lampe alimentée directement en 220 volts ( le transformateur est dans le minuscule culot ) pourvue de trois LED éclairant bien mieux en lumière du jour pour une consommation très inférieure ( 6 watts ).

Led 1

Ce sont de toutes petites ampoules de cinq centimètres de diamètre qui sont souvent insérées dans les faux plafonds.

Je viens de finir la modification de sa nouvelle copine

Lampe 2

Tout aussi mobile et solide, elle a été équipée, à la place de ses deux tubes fluo de six watts, de quelques rangs de rubans LED.

LEd 2

Là, ça a pris bien plus de temps que pour la première où il suffisait plus ou moins de changer de culot : il a fallu souder le plus et le moins de ces huit rubans de vingt centimètres, j'ai choisi des LED à 4000 ° Kelvin plus froides que la lumière du jour (et donc proposant un éclairage plus chaleureux)

Dans un cas comme dans l'autre, les articulations sont parfaitement ajustées pour que ça ne bouge que si une force suffisante est appliquée, les changer de position nécessite d'employer un peu d'huile de coude, et quand on arrête, ça ne bouge plus, très agréable.

13 commentaires
2)
grandegigue
, le 30.05.2016 à 07:50
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j’ai choisi des LED à 4000 ° Kelvin plus froides que la lumière du jour (et donc proposant un éclairage plus chaleureux)

C’est plus froid, mais plus chaleureux… Quelqu’un peut-il éclairer ma lanterne?

3)
Jaxom
, le 30.05.2016 à 08:28
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La température de la surface du soleil est de 5000 K environ. Une température plus basse, donc plus froide, donne des couleurs plus tirée vers le jaune et le rouge. Ce sont des couleurs qualifiée de « chaude ».
Il y a une opposition entre le sens physique et le langage sur la « chaleur » des couleurs.

4)
Stilgar
, le 30.05.2016 à 08:39
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j’ai choisi des LED à 4000 ° Kelvin plus froides que la lumière du jour (et donc proposant un éclairage plus chaleureux)

Bien que physiquement exacte, il est vrai que cette phrase surprend en première lecture.

C’est plus froid, mais plus chaleureux… Quelqu’un peut-il éclairer ma lanterne?

En fait la lumière a une température (température de rayonnement d’un corps noir). Plus cette température est elevée et plus les longueurs d’ondes sont courtes et tendent vers le bleu. Inversement plus la température est basse et plus les longueurs d’ondes sont longues et tendent vers le rouge.

D’un point de vu sensation humaine, une lumière qui tend vers le bleu est dite froide. Inversement une lumière qui tend vers le rouge est dite chaude.

La lumière du jour émise par notre soleil varie entre 5000 K et 6500 K. Donc ce qui est en deçà de cet intervalle est dit « chaud » et tout ce qui est au delà est dit « froid ».

Les ampoules « courantes » ont généralement une couleur entre 2700 K et 3200 K, qui tend donc très fortement vers le jaune. Elles sont jugées « reposantes » car la lumière « bleu » favorise l’éveil (à déconseiller dans une chambre à coucher car elles sont défavorables à l’endormissement).

J’espère avoir éclairé ta lanterne.

5)
Dom' Python
, le 30.05.2016 à 10:03
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J’ai aussi été surpris par cette phrase.
Peut-on dire qu’une lumière plus froide, donne de couleurs plus chaude?

6)
Dom' Python
, le 30.05.2016 à 10:08
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Autre phrase qui me surprend:

Son inconvénient majeur est sa violence en lumière directe, qui se marie assez mal avec la perte de puissance importante résultant de sa diffusion par tout moyen classique.

Tu peux expliquer, s’il te plaît?

7)
zit
, le 30.05.2016 à 10:55
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ysengrain, je suis d’accord, autant les raffineries fermées, c’était vraiment super pour la circulation à vélo, mais toucher à l’atome, niet !

grandegigue, je l’ai fait un peu exprès, ce manque de clarté, cette apparente contradiction. Comme magnifiquement expliqué par Jaxom et Stilgar, plus une température est élevée, plus la lumière émise va vers le bleu, et les couleurs rouge/orangé des températures les plus basses sont perçues comme chaleureuses, chaudes à l’inverse des valeurs bleutées perçues comme froides, ça tient certainement au fait qu’un feu de cheminée émet une lumière jaune-rouge, alors que la neige, la glace ont des reflets bleutés… J’avais écrit un très joli article au sujet de la balance des blancs, et j’y évoquais cette histoire de température de couleur, je pensais que c’était acquis, mais apparemment, yenna qui ne suivent pas !

Dom’ Python, il est difficile, voire dangereux, de regarder une LED puissante dans les yeux, mais si on utilise un système pour adoucir ça, comme une feuille de calque, par exemple, la perte de rendement est très importante. Il faudrait faire des tests sérieux, mais il me semble que l’on perde plus à diffuser une LED qu’un autre type de source.

Bon, comme vous avez été sages, je vous propose quelques .gifs :

en voilà un, vous noterez, en haut à droite un bidon d’huile Castrol, paske dans mon atelier, on rigole (et il n’y a ps de Motul ;o).

et la seconde

z (cette pratique s’appelle normalement le relamping, mais qu’est-ce-que ce mot est laid ! je répêêêêêêêêêêête : je préfère rephotonir, qui est aussi bien laid, mais qui contient photon)

13)
ToTheEnd
, le 08.06.2016 à 17:52
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Rigolo cette histoire de LED… dans le cadre de mes activités mythomaniaques, on est sur un gros projet pour une infrastructure sportive et on hésite beaucoup à opter pour cette technologie. Pour être parfaitement honnête, on attend que d’autres se lancent pour voir le résultat et après, on prendra une décision.

T