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Déclaration à une autre pomme

Et voilà, 14 ans. 14 ans que chaque 26 décembre, François nous rappelle sans faute la date anniversaire de l’existence de notre site préféré. Après le confort frustrant du lecteur et commentateur, après une longue absence — je vous épargne les excuses personnelles comme professionnelles somme toute fumeuses — mais jamais loin, la magie des découvertes/rencontres/passions/échanges/émotions/souvenirs tenaces, le virus étant trop fort, avec toujours cet arrière-goût de reviens-y, un automatisme quasi pavlovien, un shoot quotidien, après avoir longuement tergiversé — la peur de la médiocrité, du bide, des commentaires, ayant régulièrement nourri ma trash bin —, aujourd’hui je me lance dans le grand bain.

J’ai donc enfin osé demander la permission à François de poster et je l’en remercie, pour atteindre ce graal cukien, celui de faire partie de la confrérie des rédacteurs à qui nous devons cette tranche de vie (pas si) virtuelle que nous partageons jour après jour. Voilà, vous aurez à subir le premier labeur de cette longue maturation! Par avance merci à toi cukienne/cukien pour ton temps et ta bienveillance à me lire, peut-être à me commenter (mais sans moi). Le plus dur parait-il c’est survivre, et pas que du consensuel hein, on n’est pas tous suisses (ça c’est dit) pour alimenter ce supplément d’âme très humain (latin?) qui fait tout l’alchimie et le charme de ce site.

Pour débuter, un billet qui je l’espère fera plaisir à François et peut-être à vous qui sait? Je vous présente déjà mes excuses, j'ai fait mon débutant, je me suis lâché sur la longueur... Soit vous passez votre chemin, soit vous fractionnez la lecture, soit vous prenez une bouffée et passez en apnée profonde. Bon, on commence donc par un son, fermez les yeux un instant et écoutez donc.

Kôôôa, qu’entends-je, ça démarre bien son article au coco, un vulgaire son de mécanique polluante: mais, mais, comment osez-vous? C’est une musique, que dis-je, une mélodie, un enchantement, un appel dont je ne me lasse jamais. Ah oui, vous me trouvez déjà un brin fêlé? Et vous, vous êtes plutôt ceci ou cela? Ce son (bruit pour certains), c’est celui d’un moyen de locomotion, reconnaissable entre mille, dans notre vaste univers sonore: le moteur 2 temps d’une vieille Vespa. Devenue un mythe roulant. Une légende qui vous transporte, littéralement. Avec ce charme typiquement rital.
 

A admirer sans modération

1_Vespa 150 GS, 1955

Vespa 150 GS de 1955, bellissima!

1_ts_2

ma précieuse

Regardez-moi ses rondeurs féminines et rassurantes, cet équilibre dans les proportions, cette ligne qui flatte le regard mais qui invite aussi à l’escapade! C’est l’expression du design le plus abouti. Quand l’esthétique épouse parfaitement la fonction. Ou le contraire, peu importe. Un design jadis avant-gardiste devenu aujourd’hui intemporel. La ligne deviendra peu à peu plus anguleuse jusqu’à la nuova linea de la bien connue PX, plus « carrée », chère aux années 70.

La Journée Mondiale du Design Industriel 2013, créée par l’ICSID (International Council of Societies of Industrial Design), a permis à un collège de 12 experts internationaux de désigner 12 objets ayant marqué le monde du design au cours des 100 dernières années: la Vespa en fait naturellement partie, au même titre qu’un certain Macintosh. On peut la contempler dans plusieurs musées d’arts contemporain.

Mais il suffit simplement de voir les têtes se retourner avec de la curiosité, de la séduction (terrible!), de l’envie, de la nostalgie, un sourire sur les visages de tout âge et tout sexe, parfois le pouce en l’air ou un geste familier, y compris des autres motards. Une fois parquée, toujours du monde à tourner autour et regarder. Même les Harley et leurs gros barbus de bikers en deviennent parfois transparents de jalousie.

2_Vespa & Harley

jouets pour enfants pas sages

 

A vivre pleinement

Ne cherchez pas à comparer avec toute autre machine, rien ne lui ressemble, avec son propre univers bien à part parmi les 2 roues. Foin d’électronique embarquée, ce complexe et coûteux fil à la patte qui vous lie à jamais à votre concessionnaire/garagiste: le compteur et les comodos se résume à l’essentiel, bref oubliez la mode du cockpit et concentrez-vous sur la route. Un gros phare de cyclope typique à l’éclairage relatif (surtout en 6 Volts pour les plus anciens), et je n’aborde pas la querelle de la légitimité des modèles à phare trapézoïdal. Un neiman, un contacteur clé, une boîte à gants fermant à clé sur l’aile gauche ou sous le guidon pratique pour un bidon d’huile, des outils et menues babioles, un crochet devant la selle pour accrocher un pochon ou un casque jet. Car sous la selle se trouve le réservoir d’essence pour un plein à 7 EUR (ou 8 CHF) et moins de 200 kilomètres d’autonomie, voire celui séparé d’huile sinon c’est mélange entre 2 et 5 % à faire soi-même, et par la même occasion vous faire réviser votre règle de 3, bidon et pipette en main depuis la disparition des pompes à essence pour 2 temps. Autant mémoriser son kilométrage et repérer les stations service sur son parcours pour éviter la panne sèche!

3_matos pour mélange

problème: plein = 5l, mélange = 2%,
quelle quantité d'huile nécessaire?

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inutile de touiller le mélange

Les plus récents auront droit à un démarreur électrique totalement superflu car non, une vraie Vespa, ça ne se clique pas, ça se kicke, à l’ancienne. On ne sacrifie pas au cérémonial: ouvrir le robinet d’essence, tirer le starter le temps du démarrage, vérifier la jauge d’huile si présente, tourner le contacteur clé. Un bon coup d’accélérateur au poignet droit à froid sans pitié après avoir kické du pied (sinon poussette!), histoire d’emballer ce souffle de vie ténu à l’arrière derrière l’aile droite, mais surtout ne pas caler et noyer le moteur. Vos voisins vont alors vous détester, le bruit et l’odeur comme dirait le grand Jacques, un beau panache de fumée blanche d’huile brûlé accompagnant fort naturellement les pétarades irrégulières et métalliques, éventuellement amplifiées par un kit moteur et une mamitta (pot), à la légalité douteuse mais à la promesse sérieuse. Au fait, juste accélérer pour avancer? Une transmission variable continue, vous n’y pensez pas, ici les vitesses les vraies (1-N-2-3-voire wouhou 4) se passent en tournant à la force tranquille du poignet gauche au guidon, tout en embrayant via le levier gauche du bout des doigts de cette même main gauche: vous suivez ou bien?

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robinet: 9h réserve,
12h ouvert, 3h fermé

4_l'art du kick 3

admirez le coup de pied
pour kicker, j'ai dit le pied!

4_vitesses PX

eeembrayer en serrant le
levier, puis touuurner la poignée
vers la bonne vitesse

Une fois lancé, l’engin se révèle plutôt vif et maniable tout en réservant d’autres surprises. Des petites roues de 8 ou 10 pouces (rappel: 1 pouce = 2,54 cm) moyennement amorties, c’est aussi maniable en ville que casse-gueule sur revêtements glissants ou mouillés, ou encore à vitesse élevée. Frein arrière au pied droit via une pédale, puis avant au levier droit du guidon; à tambours (ça ne freine pas, ça ralentit), les derniers plus chanceux auront droit à un disque avant sans progressivité, bref on an-ti-cipe, une bonne école. Vous êtes perdu avec les commandes? C’est normal, une Vespa ça se mérite, car c’est elle qui vous adopte et non l’inverse. Une fois assimilé le jonglage, la lutte, l’équilibre précaire même si elle pardonne beaucoup, évité la chute et le renoncement des premiers temps, inconsciemment un sourire viendra illuminer votre figure, un sentiment de liberté et de plénitude vous gagnera, vous prendrez enfin du plaisir, tout deviendra simple et gratifiant, un truc à vous vider la tête. Jusqu’à la prochaine manoeuvre: vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage

5_ride Federico Savogin

grazie Federico Savogin

5_au guidon de la primavera

enjoy the ride!

La confiance venant, vous risquez toujours… La panne sèche? Ben oui, à part les derniers modèles avec une jauge, aux premiers hoquets du moteur vous basculez à la main votre robinet d’essence à droite sur la position de réserve (1 petit litre d’autonomie soit 30 kilomètres). Simplissime… à condition de ne pas se tromper. Le serrage (blocage) moteur à fond? La hantise mécanique (mauvais réglage, surchauffe), et à moins de débrayer et sauter sur les freins vous allez cirer la chaussée, plus une grosse frayeur jusque dans vos sous-vêtements plus des frais en perspective. Une crevaison en route? Si vous vous arrêtez là aussi sans encombre (pneus longtemps non tubeless, dégonflage immédiat assuré), vous couchez la bête sur son flanc droit (en fermant le robinet) pour la roue arrière ou béquillez pour l’avant, et en quelques minutes vous comprendrez l’intérêt de transporter une roue de secours (gonflée) et une clé de 13. La belle joue la capricieuse? A moins de s’essayer bricoleur à coeur ouvert en bord de route, seulement un petit quintal à pousser, avec du vrai métal, mais pour vous consoler moins lourd qu’un scooter plastique 4 temps… Finalement une patte de lapin ou un saint Christophe (je lui préfère sainte Rita, la patronne des causes perdues) prendra tout son sens.

6_Et hop la roue arrière!

et hop, la roue arrière

6_à coeur ouvert

bistouri!

6. eeet m...

moment intense de solitude

Après le pilotage apprivoisé, l’entretien. Toujours quelque chose à faire, régler, remplacer. C’est parait-il enfantin, encore faut-il oser mettre les mains dans le cambouis et finir les ongles noirs vous dira une bonne âme charitable. Un garage Piaggio alors? Il prendra peur et saura vous dissuader de vous arrêter chez lui avec votre antiquité à moteur 2 temps, sauf à lui signer un chèque pour un modèle dernier cri. Bref, vous allez développer votre réseau de solidarité et devoir vous y coller tôt ou tard. Et en plus fidèle amie de l’homme, elle vous gratifiera toujours d’une petite marque au sol afin de bien marquer son territoire et se rappeler à votre bon souvenir en cas de stationnement prolongé. Un vrai vespiste a toujours plusieurs bécanes dans son garage et des tensions dans son couple, avec généralement une seule machine roulante! Mais je vous assure, une Vespa au final, c’est le kiffe…

7_manucure

j'ai manucure après

7_prière

mon dieu, faites qu'il redémarre
enfin où je fais un malheur

7_pissousse

pissouse!

 

La genèse d’un succès

Au lendemain de la 2e guerre mondiale, les industries des pays vaincus et occupés sont dévastées. Les constructeurs aéronautiques ont l’interdiction de fabriquer des avions et doivent trouver d’autres débouchés à leur appareil productif et leurs employés, pour continuer à subsister et participer à l’effort de reconstruction. Elles auront en commun de réutiliser au départ des surplus de pièces et des techniques issues de l’aéronautique. En ces temps de pénuries et de libertés retrouvées, ces industriels feront du scooter le produit de son époque.

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deutsche qualität déjà,
le Heinkel Tourist

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sophistication et exotisme
à la japonaise, le Fuji Rabbit

Le scooter, par analogie au kick scooter en anglais ou patinette, est par définition une motocyclette équipée de roues de petit diamètre, d’un cadre ouvert avec un plancher. Ses ancêtres sont apparus au tournant du 20e siècle et de la 1e guerre mondiale, mais toutes ces machines restent artisanales, fragiles, instables, chères, trop en avance sur leur temps.

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l’ABC Skootamota de 1919, so british

Cushman et Salsbury créeront les premiers scooters modernes dans les années 30 de la Grande Dépression. Les 1e gros clients seront étonnamment les militaires américains qui durant la 2e guerre mondiale l’adoptent comme véhicule terrestre léger de liaison des bases aériennes ou à parachuter avec les troupes. Ces scooters présents en nombre lors de l’occupation américaine stimuleront les industriels locaux dans leur choix.

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Cushman en parade militaire

En effet, dès 1943, Piaggio anticipant des lendemains difficiles, veut créer un petit véhicule léger, facile à piloter, dont l'entretien doit être réduit et accessible à tous, de fabrication simple et économique et enfin d’un prix abordable. L’idée est de motoriser en masse l’Italie et faire entrer le pays encore rural dans la modernité, mais cette volonté pourtant existait avant-guerre, car le Duce souhaitait déjà créer sa motocyclette du peuple et avait fait appel aux grands noms de l’industrie motocycliste italienne. On s’inspire des scooters américains, on imagine même obtenir une licence de fabrication, protectionnisme oblige, en vain. Les ingénieurs travaillent sur des prototypes, sans pour autant donner satisfaction: pas assez révolutionnaires.

12_MP5 (1945)

le MP5 Paperino (Donald Duck),
ce n’est pas encore ça

Début 1945, Piaggio débauche de chez Innocenti (futur concurrent et constructeur de la Lambretta) l’ingénieur mécanicien Corradino D’Ascanio. L’homme, polytechnicien, a travaillé dans l’aéronautique militaire italienne depuis la Grande Guerre; il a découvert lors d’un séjour américain l’organisation du travail, la production en grande série et la consommation de masse; il a fabriqué un prototype d’avion léger à base de moteur Harley Davidson, des hélicoptères (une vaine obsession chez lui qui inspirera avec succès par contre l’ingénieur Sikorsky), des hélices à pas variable chez Piaggio pour l’aviation militaire (il sera promu général de la Regia Aeronautica Italiana par le gouvernement fasciste). Voilà pour le curriculum vitae du bonhomme. Celui-ci ne connait rien aux motocyclettes et surtout ne les aiment pas: inconfortables, encombrantes, salissantes, peu pratiques, réservées à une élite masculine de passionnés et plutôt fortunés.

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le géni(e)teur

Il reprend entièrement la conception et grâce à son expérience résout un à un tous les obstacles avec quelques idées novatrices, le tout en quelques jours seulement. Il commencera par dessiner un homme assis, puis les roues, puis la carrosserie. Chaîne remplacée par une transmission directe sur l’axe moteur. Fourche remplacée par un bras auto-porteur (à l’identique de la roulette de queue d’un avion de l'époque) autorisant le changement de roue en quelques minutes sans aide. Protection assurée par une carrosserie étroite à tablier avant, plancher central et carénage complet du moteur et des roues. Conduite facilitée par des petites roues et un sélecteur de vitesses directement placé sur le guidon. Motorisation compacte, simple, facile d’accès et d’entretien avec un mono-cylindre à deux temps à refroidissement par air de petite cylindrée (utilisé initialement pour démarrer des avions militaires), oscillant avec la roue arrière. Carrosserie auto-porteuse réalisée en tôle emboutie donc légère, un nombre réduit de pièces d’assemblage et d’opérations en chaîne.

Nous sommes en 1946, le MP6 surprend et séduit instantanément. Enrico Piaggio la découvrant s’exclamera: Ha la vita stretta… Sembra una Vespa! (Il a la taille fine… On dirait une guêpe!) Le nom est resté, la (et non le) Vespa est née et bien née. Elle deviendra un antonomase (je vous laisse chercher). Au fil des ans elle évolue mais le concept de base sera conservé.

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voilààà!

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un industriel heureux

La gamme se diversifie dès le début des années 50 avec entre autres des versions sportives qui dépasse le mur des 100 km/h, une version side-car, une version triporteur utilitaire (Ape ou abeille) adaptée aux rues étroites pour le transport léger de marchandises (La Poste comme le caviste Nicolas pour qui s’en souvient à Paris) ou de personnes (les fameux rickshaws indiens dont même notre célèbre agent britannique Oh Jaaames a pû profiter). L’armée française utilisera un modèle spécialement conçu pour accompagner les troupes aéroportées en Algérie en transportant un bazooka (!) et ses obus.

 

Une popularisation efficace

Le génie ne s’arrête pas à sa conception. Piaggio c’est aussi un marketing sans faille et novateur dès les débuts pour vanter les mérites de la machine et vendre aux masses en s’adaptant toujours à son époque.

Le prix étudié et l’accès au crédit rend la Vespa accessible aux classes moyennes à la différence de la voiture, et l’engin reste économique. Mais la problématique de départ reste d’écouler la production et vendre! Un accord de distribution envisagé auprès de Moto Guzzi ou Lancia ne satisfait pas les espérances d’Enrico Piaggio. Un réseau dense de distribution est alors créé et s'étend progressivement en partant du nord de la botte italienne. Il faut désormais la faire connaître et susciter le désir. Quoi de mieux que de faire voler la guêpe en essaim? Et quoi de mieux que de faire directement appel aux clients pour évangéliser et servir la propagande commerciale? Comment: à travers des associations locales les réunissant, et directement adossées au réseau de distribution, les Vespa Clubs sont nés. Au programme: balades dominicales, parades et manifestations populaires, soirées dansantes, ateliers techniques, jeux et épreuves, édition de revues.

En 1948, création du Vespa Club d’Italia; en 1950 chaque semaine voit la création de nouveaux vespa clubs: c’est la contagion. En 1951, la Giornata della Vespa (aujourd’hui appelée Vespa parade) coordonne les rassemblements de 20.000 vespas dans 12 villes italiennes majeures; puis la même année a lieu le premier rassemblement annuel des 106 Vespa Clubs déjà existants en Vénétie. Des courses de régularité sont rapidement créées, tel le Giro dei tre mari (le Tour des trois mers) dès 1953, la plus célèbre et toujours existante. J’en profite pour vous annoncer que les prochains Vespa World Days seront organisés par le Vespa Club de France et auront lieu à St Trop’ début juin 2016 à l’occasion des 70 ans de la marque.

16_VC Paris IDF

il y a 60 ans, toujours actif

Car le sport reste bien sûr LE vecteur classique et la fiabilité est mise en avant. La Vespa se pare d’ailleurs d’une belle réputation au travers de la compétition. Records de vitesse successifs (171,102 km/h au kilomètre lancé en 125cm3) en lutte avec Lambretta (qui dépassera la barre des 200 km/h) mais les tentatives devenues trop dangereuses (mort d’un pilote), Piaggio jette l’éponge. Courses motocyclistes comme les Sei Giorni, l’épreuve européenne des 6 jours internationaux de régularité, avec un palmarès en 1951 de 9 médailles d’or sur 10 vespas engagées. Défis, comme la traversée de la Manche sur un modèle amphibie piloté par Georges Monneret pour la course Paris-Londres en 1956. Rallies, comme Marc Simonot et Bernard Tcherniawsky ralliant la ligne d’arrivée du second rallye Paris-Dakar en 1980 (avec Henri Pescarolo dans l’assistance).

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bobsleigh sur route, casque profilé

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belle brochette

19_traversée Manche Georges Monneret

1er scooter des mers

20_l'enfer du dakar

l'enfer du dakar, en vespa

Looongue est la liste de traversées de continents, de tours du monde, d’expéditions extrêmes entrepris par des aventureux, hommes comme femmes, de toutes nationalités. Lisez plutôt et admirez: http://ilgirodelmondoa80allora.com. Même modèle que le mien, carnet de route avec de belles photos, un gars sympa et attachant. Ou encore: http://www.triporteurdereves.com. Un ingénieur des Monuments Historiques parti à la rencontre des bâtisseurs du monde, magnifique et passionnant.

L’utilisation des médias sera également déterminante. La publicité tout d’abord. Dès 1951 Piaggio produit chaque année un calendrier vantant les nouveaux modèles, agrémentés bien avant Pirelli de pin-ups comme Ursula Andress, Mylène Demongeot ou Romy Schneider, et qui se dénuderont un peu plus au fil du temps et des moeurs pour finir en sticker (je vous laisse vous rincer l’oeil ici). C’est surtout le cinéma qui en fera une star: tout commence en 1953 avec Vacanze Romane où elle joue les premiers rôles (contrat à l’appui) avec Audrey Hepburn. L’actrice, installée en amazone derrière Gregory Peck au début du film, ne tarde pas à prendre le guidon et à filer en toute liberté (femme au guidon…) dans les rues de Rome. Le symbole de la dolce vita est alors révélée au monde. Vous n’imaginez pas le nombre de films où apparaissent les vespas! Je vous défie de tous les reconnaitre (j’ai un faible pour Nanni Moretti), avec un petit hommage musical au passage:

Depuis 1946, 18 millions de ces scooters ont été vendus, dont 3 rien pour la populaire PX, témoignant de son succès planétaire. Piaggio autorise la fabrication sous licence entre les années 50 et 90: la Vespa sera construite dans treize pays et commercialisée aux 4 coins du monde. L’URSS en fera même un clone presque parfait (une tradition chez eux), la Vyatka. C’est un des rares produits à s’adresser à toutes les couches sociales de la société, sans distinction: l’ouvrier, l’étudiant, l’employé, le prêtre, le médecin, le commerçant etc. Et à s’adapter à toutes les bourses, les routes, les latitudes, les températures, les usages. Elle transportera un bon nombre de familles durant l’après-guerre; sa position assise et son plancher participe également à l'émancipation de la femme.

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c'était courant à l'époque...

A partir des années 60, les 30 glorieuses apportant confort et pouvoir d’achat, les ventes bien qu’importantes s’essoufflent, l’ère du tout voiture ayant finalement pris le dessus. Leur aspect et leur conception apparaissent comme dépassés. Le moteur 4 temps, plus moderne, plus économique, moins polluant, mais plus lourd et complexe s’est généralisé, de même que le variateur continu évitant les changements de vitesses. Les coques deviennent plastiques (sauf Piaggio!), l’électronique embarquée apporte son confort à l’allumage et au tableau de bord, les freins à disque augmentent la sécurité et avec eux la taille des pneumatiques voire le nombre de roues… Un offre vaste de scooters modernes s’offre à nous désormais, de l’économique chinois au luxueux italien, du performant japonais à l’écologique tout électrique, mais le made in France lui a disparu. Piaggio a suivi la tendance et innové, en renouvelant complètement sa gamme pour répondre au besoin d’un clientèle qui évolue et toujours plus exigeante.

22_francois-hollande-roule-en-scooter-de-marque-italienne

je vais chercher Juju!

Euh, complètement? Non! La PX, ultime descendant de cet âge d’or résiste encore et toujours! Certes, Piaggio a bien tenté de l’enterrer en 2007 sous le prétexte de normes antipollution Euro3 trop draconiennes, mais LML, son plagiat indien, réussira à le catalyser pourtant et obligera Piaggio à ressusciter l’original en 2011. Bien que complètement amorti il est néanmoins vendu à prix d’or (3699 EUR en France ou 4395 CHF TTC en Suisse), tandis que chez LML (dès 2390 EUR ou 3250 CHF TTC), il est à présent équipé d’un moteur 4 temps et d’une transmission automatique… A noter que le paradis des PX n’est pas en Italie (peuplée de modèles asiatiques) mais à Z…
 

Des sous-cultures aux clubs

Pendant 30 ans, les jeunes s’approprient ces engins économiques pour satisfaire leur soif de liberté et en faire leur moyen de transport de prédilection. Les affiches publicitaires sauront les mettre en avant au fil de décennies de la tendance hippie aux étudiants branchés. Mais surtout la Vespa deviendra le déplaçoir de sous-cultures voulant afficher leur look et leur anticonformisme: les mods (ou modernists, souvenez-vous du film Quadrophenia) durant les 60’s, les skinheads dans les 70’s, puis les scooterboys dans les 80’s, les bobos et hipsters (malheureusement) aujourd'hui.

Aujourd’hui, tout ce petit monde parallèle est fédéré en clubs quasi sectaires, avec toutes les nuances parfois subtiles que cela suppose. Les Vespa Clubs locaux affiliés à leur Vespa Club national et à Piaggio, ratissent large, des moustachus (terme désignant les fans très registro storico = aspect d’origine, conservant dans leur jus) aux hérétiques des modernes 4 temps. Les scooter clubs eux regroupent les ex- (mod’s, skinheads, punks, scooterboys), les frères ennemis (Vespa et Lambretta), les styles (custom, tuning, racing) pour personnaliser, optimiser leur bécane, et cultivent leur look et leur musique (r&b, ska, punk, rock, oi!, northern soul). Un véritable mode de vie au quotidien.

Leurs membres se retrouvent régulièrement dans un QG doté d’une licence IV et lors de rassemblements (rallies, runs ou raduni) programmés les weeks-ends à la belle saison, quitte à traverser du pays, à l’initiative des uns et des autres. C’est comme une communion où des gens de sexe, d’origines, d’âges, de conditions et cultures diverses, l’espace d’un moment se mélangent joyeusement autour d’une même passion avec un vrai respect pour la différence. Et ça fait du bien tellement ça se perd de nos jours. Cette passion se poursuit naturellement sur le net avec des sites (comme bien sûr en Suisse), forums et pages Facebook, shops dédiés. Sans oublier le pèlerinage à la Mecque, le musée Piaggio, à Pontedera.

Mais les faits sont là: si ces vespas vieillissent (bien malgré la rouille), leur propriétaire aussi, les prix flambent, les vols existent, les marchands de rêves d’origine asiatiques aux mauvaises restaurations flairent le bon filon, les contrôles techniques se multiplient, les villes les bannissent peu à peu par des restrictions environnementales toujours plus draconiennes, pour un parc roulant et un kilométrage parcouru déjà marginal… Prochainement: Gênes en juin, Paris en juillet. La fin de la PX est annoncée pour 2016 (norme Euro4 et ABS obligatoire au 1er janvier 2017). Le 2 temps est clairement menacé.

 

Ultime question, pourquoi

Qu’est ce qui caractérise et différencie un vespiste d’un scootériste lambda en fait? J’ai cherché, retourné la question en tout sens, finalement je vous livre ici ma version: le sourire aux lèvres. Eh oui, le secret semble là, vérifiez mes dires à votre tour. Grâce à un véritable antidépresseur, antidote à la morosité, au conformisme, à l’utilitaire, le vespiste semble toujours heureux. L’engin semble générer de l’émotion à son guidon en traversant le temps et les générations. Ca fait envie hein? Cherchez dans vos souvenirs, on a tous une image en tête, une photo familiale accompagnée d’anecdotes sympas, tant l’engin est à ce point populaire… Et tout devient alors prétexte pour vouloir aller faire un tour!

Pourquoi je vous parle de Vespa aujourd’hui? Une envie longtemps refoulée et réalisée sur le tard car si à 50 ans on n'a pas une Vespa (machine à remonter le temps, elle), c'est qu'on a quand même raté sa vie? Justifier mon infidélité à Cuk? Une certaine analogie avec le succès d'Apple? Une soif d’anticonformisme et de liberté? Par pure provocation pour certains lecteurs? Pour partager avec vous ce bout de patrimoine qui fête ses 70 ans cette année, au doux parfum de vintage en voie de disparition? Je ne sais pas en fait… Un peu de tout cela certainement. Mais la prochaine fois que vous entendrez à votre tour ce son caractéristique, peut-être vous retournerez-vous les yeux grands ouverts, et derrière son nuage blanc malodorant, peut-être vous aurez ce petit sourire attendri, vous aussi, attention à la piqûre…

Quant au choix du titre, je vous laisse traduire ce génial clin d’oeil publicitaire… de 1968!
 
3 liens en français, si vous préférez la vidéo des pros à l'article:
Vespa, bella macchina documentaire diffusé dimanche 10 avril à l'occasion du 70e anniversaire et disponible jusqu'au 10 mai 2015 sur Arte+7
Collection Design sur Arte également
Mega Factories sur RMC Découverte

19 commentaires
1)
François Cuneo
, le 18.04.2016 à 07:22
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Hello drazam, je vais lire tout ça pendant une pause de la journée, je suis vraiment très content de te retrouver ici, après tant d’années!

3)
ToTheEnd
, le 18.04.2016 à 08:14
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Bien mon petit D! Une passion dévorante visiblement… comme chacun le sait, j’adore l’Italie. Sa cuisine, ses deux-roues (et même quatre), le style, etc. et j’avoue que je me laisserais bien tenter par une petite Vespa si j’habitais dans le sud de l’Italie vers une plage.

T

4)
djtrance
, le 18.04.2016 à 08:20
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Sa cuisine, ses deux-roues (et même quatre), le style, etc.

Les italiennes aussi? :)

Yes superbe article drazam, chapeau! Je n’ai pas encore tout lu, obligé de faire des pauses :)

6)
ysengrain
, le 18.04.2016 à 08:32
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En matière de deux roues à moteur, la passion parle le plus fréquemment en lieu et place de la raison.
J’ai eu en presque 40 années de nombreuses motos, des petites, des grosses, mais une continue à me faire rêver: celle ci

7)
Roger Baudet
, le 18.04.2016 à 08:32
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Petite remarque sur l’Italie et ses scooters: beaucoup aujourd’hui sont… japonais!
Mais il y a tout de même un fait qui ne change pas, en tout cas dans le sud du pays:
on ne roule pas avec le casque sur la tête, mais sur le porte bagages!

8)
Franck Pastor
, le 18.04.2016 à 08:34
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Diantre, c’est plus de l’amour, c’est de la rage !

Ah, le bruit de pétarade, les vapeurs d’essence huilée, pousser un quintal de métal en panne… Quelle joie de ne pas avoir connu ça ! :-b C’est vraiment un sujet sur lequel on ne se retrouvera pas, j’ai toujours eu une répulsion irrépressible envers ces machins, que ça s’appelle scooter, solex ou mobylette !

9)
Tristan Boy de la Tour
, le 18.04.2016 à 09:44
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Cette invention était géniale, la preuve: le scooter continue de se développer actuellement! Je n’en ai jamais possédé, mais essayé plein, du 50cc au 650 Burgman. Le maxi scooter est un truc fabuleux: confort et puissance, facilité de conduite, tenue de route grâce au moteur central, utilisable sans problème sur autoroute et longues distances. Et surtout un concept qui permet d’exploiter la motorisation électrique: centre de gravité bas et carrosserie permettant de transporter des batteries lourdes, usage mixte urbain et même route malgré l’autonomie limitée (100 km, hélas).
À noter que le groupe Piaggio produit ce monstre!

10)
M.G.
, le 18.04.2016 à 10:04
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Pour partager avec vous ce bout de patrimoine qui fête ses 70 ans cette année, au doux parfum de vintage en voie de disparition?

Ah bon ? Nous avons donc le même âge, la Vespa et moi ;-)

Dès que j’ai été en âge de conduire un deux-roues, ce furent toujours des cyclomoteurs plutôt rapides. Jamais de scooter. À 16 ans, c’était la course chaque matin sur la Corniche Ouest de Dakar pour aller au lycée Van Vollenhoven. Si je bouffais facilement les Vespa 125 et autres Rumi, la 150 GS (très belle photo dans l’article) me donnait parfois du fil à retordre.

Par la suite, j’ai toujours eu des motos : BSA 500 A50 (1965, c’était avant l’apparition des japonaises sur le marché) – Honda 450 (un moteur de légende, Zone Rouge à 13 500 t/mn) – Honda 250 XL – Honda 650 Dominator.

Ma première Vespa ? Je l’ai achetée à l’âge de 52 ans, pour faciliter mes déplacements dans les embouteillages dakarois. C’était une PXE 125, une Vespa authentique, au moment où Piaggio commençait la commercialisation du Typhoon en plastique dont je n’ai pas voulu.

4 vitesses, démarreur électrique, AutoLube (réservoir de carburant et d’huile 2 temps séparés) et surtout, le coffre que l’on distingue très bien sur ta « précieuse ». Génial !

Parfaitement dimensionné pour contenir mes dossiers lorsque je me rendais chez mon banquier, le casque sous le bras.

Son seul vrai et grave défaut : des roues et des pneus beaucoup trop petits pour rouler dans le sable (ce n’est pas ce qui manque dans certains quartiers de Dakar).

Par la suite, j’ai acheté d’occasion une BMW 650 GS (à carbu). Quel engin !

Celle-là m’a vite rappelé qu’une moto n’a pas de coffre. C’était donc PXE 125 pour travailler et 650 GS pour les balades du week-end.

Mon dernier deux-roues ? Un Piaggio PX8 200 cc. Aux standards modernes du variateur continu et des freins à disque, avec un très grand coffre sous la selle. C’est mon « Zorro » des chantiers qui en a hérité.

Désormais, je me contente de me faire transporter par mon chauffeur à bord d’un NISSAN X-TRAIL 2.2 DCI 136 CV et je le laisse se bagarrer dans les embouteillages avec les chauffeurs de taxi dakarois. Pendant ce temps-là, je peux travailler confortablement avec iPad et iPhone sans prendre de risque.

Comme je ne suis pas encore guéri de la recherche de performances, je viens de me faire livrer pour le X-TRAIL un boîtier électronique additionnel qui me promet 170 CV. On ne se refait pas ;-)

11)
Laurent Vera
, le 18.04.2016 à 11:28
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Merci Drazam d’avoir ravivé mes souvenirs des années 80, quand on partait en soirée à 10 ou 15 vespas équipées chacune de nombreux rétroviseurs et nous de nos parkas vertes.

12)
J-C
, le 18.04.2016 à 12:13
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Bonjour à tous…

La Vespa… autant que je m’en souvienne, ce n’était pas à la portée de bourses d’étudiants… et la tenue de route sur sol peu adhérent demandait du savoir-faire…

Suis-je le seul à avoir pratiqué par tous les temps le magnifique engin -bien français, cocorico !- ci-dessous ?

13)
M.G.
, le 18.04.2016 à 12:49
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Suis-je le seul à avoir pratiqué par tous les temps le magnifique engin -bien français, cocorico !- ci-dessous ?

Ben non, parce que j’ai aussi possédé un Solex dans les années soixante-dix (entre la Honda 450 et la 250 XL) acheté neuf chez le « Bouki » pour une poignée de cacahuètes.

J’ai dû rouler avec ce truc pendant trois semaines au maximum parce qu’il a failli me tuer sur la route de NGor au pieds des Mamelles. Comment ? J’allais à l’aéroport de Yoff poster du courrier, à 30 km/h les pieds posés sur le cadre. Et je me suis endormi au guidon avant d’arriver à la route des Almadies. Patatras ! J’en ai immédiatement fait cadeau au coursier de l’entreprise…

Des années après, je passais à 175 km/h au même endroit pour les mêmes raisons avec la Dominator et je vous garantis qu’il n’y avait aucun risque pour que je m’endorme ;-)

14)
François Cuneo
, le 18.04.2016 à 12:56
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Avec le guidon qui… guidonnait à cause du carburant? Je me rappelle, oui!:-)

Drazam, c’est marrant que tu écrives que les motards en Harley regardent avec le sourire ta vespa. Je me disais justement qu’elle avait un petit air de la marque!

Super article en tout cas, merci.

Je me contenterai de mon Bergman 650, un peu lourd certes, mais pas mal non plus sur nos routes de campagne.

15)
Jean-Yves
, le 18.04.2016 à 22:14
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Super sympa ce sujet.
D’autant qu’en réveillant la nostalgie des rédacteurs historiques, il renvoie à l’histoire de “cuk” en quelques clics bienvenus.
Et donc à la nôtre, simples lecteurs.

Suis-je le seul à avoir pratiqué…

Oh! Que non ! 
Fin des années 60, un 3800 bicolore, acheté pour pouvoir aller bosser.
Soutenu par des parents protecteurs, anti mobylettes car trop rapides donc accidentogènes. (Les fabricants de casques étaient encore considérés comme de dangereux alarmistes). Et si travailler était nettement plus facile qu’aujourd’hui, ce n’était pas totalement gratuit. L’équivalent de 6 mois de salaire de l’époque.

Et je me suis endormi …

Décalage horaire ?

Avec le guidon qui…

Aargh ! Pris en flagrant délit de hoax ? Hi, hi…

Des centaines de kilomètres parcourus, avec des pointes non mesurables en absence de compteur, toutes saisons confondues, et sans une gamelle.

Et, au final, le génie de cette marque : 
Avoir centralisé tout le confort utilisateur en une selle inimitable !

16)
guru
, le 19.04.2016 à 10:29
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Etant à 20 km de Pontedera, où se trouve l’usine et le musée Piaggio, je m’y rend chaque année. Et j’y suis allé il y a 5 jours justement. Cet article, superbement complet, me ravi.

J’ai abandonné la Vespa depuis très longtemps car je n’aime pas les petites roues mais j’ai roulé, jusqu’à l’année passée, sur un Berverly 500 sortant, lui aussi, de l’usine de Pontedera.

Je vous invite à revoir ces humeurs successives: http://www.cuk.ch/articles/2676 et http://www.cuk.ch/articles/3578 et http://www.cuk.ch/articles/19393

Je confirme tout le bien que je pense des grandes roues de mon Wave…

17)
Arnaud
, le 19.04.2016 à 13:20
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Pour ma part, j’ai depuis 6 mois une Vespa 50cc Primavera pour mes déplacements dans Paris et j’en suis très satisfait.

Par contre, j’ai toujours quelques difficultés avec les communautés extrémistes qui se créent autour de produits phares. Surtout, la différence entre les « anciens » et « nouveaux branchés » reste par trop artificielle. Nous apprécions tous notre Vespa, et je n’ai pas besoin d’un certificat d’un quelconque groupe d’afficionados!

18)
pter
, le 20.04.2016 à 07:45
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Merci pour cette humeur. Un gros rouleur (et de gros cube) qui…adore Vespa :)

19)
seob6473
, le 21.04.2016 à 15:35
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Et bhaaam ! Le retour de Drazam !

Salut collègue !
Salut à toi, qui me fit rejoindre la communauté des lecteurs silencieux et fidèles de CUK, il y a, pfiou, 10 ans au bas mot…
Toujours breton ?

Je vais lire ce post magistral (« le saucisson, il faut le manger en tranche… »)

A+
Sébastien