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Bookeen, la lecture numérique en toute simplicité

Le livre numérique n'est pas nouveau loin de là. D'ailleurs, Migui nous parlait déjà il y a plus d'un an de son expérience avec le kindle sur Cuk.ch et plus récemment Renaud Laffont avec les Kindle Paperwhite. Pour ma part, je n'étais pas passé au livre numérique pour plusieurs raisons concrètes :

  • Les auteurs/maison d'édition que j'appréciais n'étaient pas passées au numérique;
  • La technologie n'était pas encore assez mature (qualité des écrans, réactivité...);
  • Les solutions disponibles étaient trop fermées à mon goût;

Depuis un certain temps, les choses évoluent. La plupart des ouvrages courants sont disponibles en version numérique, l'écran e-ink à au moins 200dpi est la norme et il y a au moins 3 acteurs significatifs de liseuses numériques en France dont un ayant choisi un modèle vraiment ouvert. Bref, le moment était venu de tenter l'aventure du livre numérique!

Une liseuse numérique, oui mais pour quoi faire?

Cette question est primordiale car entre lecteurs occasionnels, amateur de bande dessinées et lecteur acharné, le choix sera totalement différent. Ainsi, notre chef bien aimé, François le grand ordonnateur de Cuk.ch, ne jure que par son iPad pour lire en tout confort Bd, magazines et autres documents.

Dans mon cas, je suis du genre à lire un livre par mois (tout cela est très relatif puisque cela dépend de la taille du livre!). Je lis du livre de poche ou assimilé principalement. Bref, peu m'importe le contenant du moment que j'ai l'ivresse du contenu!

Je ne veux pas être distrait par des sms, des trucs qui clignotent... bref, quand je lis, je veux simplement lire. Je veux bien entendu le confort du "papier" puisque, porteur de lunette, les écrans fatiguent rapidement.

Je suis un grand amateur de bandes dessinées mais, là, pour moi, le contenant à autant d'importance que le contenu. Et puis, la couleur, le format, le mode de lecture font que la technologie numérique ne me semble pas adaptée pour l'instant (Même si je respecte infiniment le choix de notre vénéré François, Big Boss des lieux, qui a fait le choix éclairé de l'iPad Pro).

Bref, si comme moi, vous lisez régulièrement des livres, que vous ne jurez pas que par le papier bible et la reliure cuire dorée alors une liseuse en noir et blanc de base, genre taille 6" devrait convenir parfaitement à vos besoins.

Principaux avantages d'une liseuse : désencombrer vos étagères (pour mettre plus de bd?), alléger votre sac/poche en déplacement et, enfin, ne plus imaginer la signification d'un mot grâce au dictionnaire intégré!

Deux formats, 3 possibilités

A partir de là, 3 choix s'offrent à vous (parmi les acteurs significatifs) :

Sur le plan prix, qualité des écrans et de l'interface, il y a des différences mais elles ne me semblent pas fondamentales. Tous ces produits sont de qualité et sauront vous satisfaire même s'il est probable que la Kindle soit dans le peloton de tête.

Les principales différences se situent plutôt sur des approches différentes mais qui conditionneront l'usage futur de votre tablette :

  • Avec le Kindle, vous aurez un format propriétaire utilisé par Amazon uniquement et l'obligation de bidouiller ou faire des conversions pour vos ebooks achetés via Amazon;
  • Avec le Kobo, bizarrement, vous aurez l'obligation de créer un compte pour activer la liseuse et, en France, la librairie Fnac associée au Kobo sera majoritairement avec des livres au format standard epub protégé par des protections logicielles (drm) même pour les éditeurs qui ont une politique sans drm avec une protection par filigrane (ex : Editions de Minuit)
  • Avec la Cybook Muse, vous aurez un format standard epub et une librairie associée qui proposera des livres protégés par filigranes ou par drm suivant la politique de l'éditeur

Dans le cas de toutes les liseuses, il est possible de télécharger ailleurs des epub sans drm (avec une étape de conversion supplémentaire pour la Kindle) mais cela enlève de fait une part de la fonctionnalité et de l'intérêt de la liseuse.

Dans mon cas, la liberté et la flexibilité offerte par la liseuse Cybook Muse (accès comme un disque usb, installation de polices ou de dictionnaires à sa convenance) ajouté à l'attractivité du prix, pour un matériel ayant des boutons physiques très pratiques en plus de l'interface tactile, m'ont convaincu. J'ai donc fait le choix de la Cybook Muse.

En France, la Cybook Muse est disponible en grande surface chez Carrefour et Leclerc. Dans mon cas, j'ai fais le choix Leclerc pour un prix de 99,90 € pour la liseuse rétro-éclairée qui est associée à la librairie E-Leclerc.

A vous de faire votre choix en fonction de vos critères. Je peux juste vous rassurer tout de suite en vous confirmant que la Cybook Muse est une excellente liseuse qui vous offrira satisfaction.

45 jours plus tard

Un tel produit nécessite un test de longue durée. Est-ce qu'une liseuse remplace réellement un vrai livre? Quelle est l'autonomie réelle? Est-ce qu'un livre électronique bug? Quels vrais avantages à l'usage? Et quels inconvénients?

Bref, achetée début novembre, j'ai lu 4 livres et entamé un cinquième. A l'heure où j'écris ce test nous sommes fin décembre et j'ai le recul suffisant pour vous faire part de mon avis sur le livre numérique et sur ce produit en particuliers.

En ouvrant le produit, on est tout de suite saisi par la qualité d'affichage et du rendu de l'écran. Même si je pense qu'une résolution deux fois supérieure sera l'idéal pour les liseuses à maturité, on a des noirs profonds et un contraste étonnant. Les photos ne peuvent pas rendre la réalité de l'affichage mais à l'ouverture de la boite, on croirait qu'un film transparent a été posé sur l'écran alors qu'il s'agit de l'affichage au repos pour la première utilisation.

cybook_boite

La Cybook Muse dans sa boite qui indique tout de suite comment l'allumer!

 

contenu_boite

Le contenu de la boite dévoile une notice très (trop) simplifiée et un câble pour charger la liseuse sur un port usb et déposer vos livres avec Calibre par exemple.

couverture

La liseuse est livrée nue et la couverture est quasi obligatoire pour avoir le confort de lecture similaire à un livre et protéger votre liseuse.

Chez Leclerc, le prix de la couverture est de 19,90 € contre 29,90 € sur le site officiel! Une différence de prix suffisamment importante pour que je fasse la pub gratuite de cette grande surface. En effet, il faut être honnête, la couverte fait assez bas de gamme et payer plus de 20 € me semble disproportionné.

Caractéristiques de la Cybook Muse Frontlight HD

Cette liseuse est dans la moyenne avec un écran tactile de 6" en 213dpi. Elle a 4 GB de mémoire interne, le wifi intégré et elle est réactive si on la compare à la lenteur des liseuses de quelques années auparavant, affreusement lente si on la compare à un iPad!

Sa taille est plutôt dans les plus fines (116x155x8 mm) pour un poids très raisonnable de 190 grammes.

Elle possède la fonction de rétro-éclairage pour lire dans l'obscurité mais il faut être honnête, cette fonction fait très gadget. Le rétro-éclairage est assez désagréable (peu homogène, sensation artificielle) et assez inutile dans les faits (le confort de lecture sans rétro-éclairage est très bon dans la plupart des situations). Bref, je n'ai pas utilisé la liseuse avec le rétro-éclairage et cela ne m'a pas manqué. Je vous conseille d'économiser vos sous et de prendre le modèle de base Essential.

L'utilisation est très simple, on branche le cable USB à l'ordinateur et la tablette monte sur le bureau comme une clé USB. On accède librement à son contenu où on peut déposer des livres ou en enlever.

icone_cybook

En branchant la liseuse, elle apparaîtra avec l'icone Cybook sur votre bureau!

La liseuse est livrée sans logiciel de gestion de vos livres et, là, le plus simple est d'utiliser Calibre qui a déjà été cité dans les précédentes présentations de liseuses.

En effet, le piège est de vouloir mettre des dizaines de livres sur la liseuse. Cela ne sera pas du tout efficace car la lenteur de l'interface ne permettra pas de naviguer facilement entre tous vos livres. De plus, cela vous incitera à papillonner entre plusieurs lectures au lieu de lire un seul livre. Bref, après la bétise de mettre des dizaines de livres sur la liseuse, j'ai rapidement tout stocké sur le Mac dans Calibre pour ne synchroniser que les livres dont j'ai besoin au fur et à mesure.

Et des livres, vous allez très vite en avoir beaucoup. En effet, Bookeen vous offre 18 livres classiques (libres à priori) mais aussi 19 livres de la collection Bragelonne qui n'ont pas trop d'intérêt pour moi. A l'achat de mon premier livre, la librairie numérique m'a offert 4 livres qui ne m'intéressent pas particulièrement. A cela va s'ajouter vos achats, les livres gratuits,...
Bref, mon conseil, ne mettez sur votre liseuse que des livres qui vous intéressent vraiment et essayez de ne pas dépasser la vingtaine de titres.

A partir de là, on comprends que les 4 GB intégrés sont largement suffisant pour du livre standard. Si vous n'utilisez pas une liseuse pour du PDF, des notices avec images ou des bandes dessinées/manga alors le port d'extension mémoire est sans intérêt et la capacité de 2 GB de la liseuse d'entrée de gamme ne vous frustra pas en espace de stockage.

Affichage de la liseuse

Pour parler de l'affichage, quoi de mieux que de comparer la vraie page issue d'une édition poche de Brazzaville Plage de William Boyd avec la version numérique?

 

Livre source

La première page en version papier du roman de William Boyd

Rendu par défaut

L'affichage tel qu'il sera à la première utilisation de la liseuse configurée par défaut!

Je ne sais pas vous, mais je trouve l'affichage par défaut horrible, et je pèse mes mots. Interligne énorme, marge délirante, taille de caractère énorme! C'est limite si la liseuse n'affiche pas un mot par page! Aussi je vous conseille très vite par l'appui du bouton central de configurer un affichage différent.

Réglages textes

Je vous conseille vivement de choisir l'interlignage minimum, pas de marges et la police de l'éditeur à 32

Rendu éditeur

Ouf, enfin un affichage agréable! Pour ma part, j'ai supprimé l'affichage du titre du livre pour afficher encore plus de contenu.

5_rendu_caecilia

Affichage avec la police Caecilia. A l'usage, la police éditeur est le meilleur choix pour éviter les césures incohérentes et les retours à la ligne indésirables (comme le titre du chapitre dans le cas présent).

Et c'est là qu'on réalise un point crucial, la page réelle du livre papier correspond à plusieurs pages virtuelles du livre numérique! Or, toute l'interface de la liseuse utilise le nombre de pages réelles du livre papier (par exemple, 500 pages). Ce qui entraine qu'en lisant avec la numérotation vous aurez l'affichage 1/500 puis 1/500 puis 1/500 puis enfin 2/500 à la quatrième page tournée par exemple!

Ce qui nous emmène sur un terrain où l'on trouve très peu d'information sur le sujet, la vraie autonomie d'une liseuse!

Autonomie

Comme vous l'avez compris à la fin du paragraphe précédent, les constructeurs vont parler en milliers de pages de lecture virtuelle d'autonomie et non pas en pages réelles! Or, comme la taille d'une page virtuelle est totalement dépendante de la liseuse et de vos paramètres, il est impossible d'avoir une idée de l'autonomie réelle, là est le piège car tout le monde pense que les constructeurs parlent en pages réelles!

En gros, avec mes réglages de marge et un interligne réduit, une page réelle est environ égale à deux pages virtuelles. Cela est important car si vous lisez un livre de 100 pages, cela correspondra à 200 pages virtuelles. Or la liseuse consomme principalement de l'énergie à chaque changement de page. Si votre réglage affiche 3 pages virtuelles pour 1 page réelle, alors vous consommerez 50% de batterie en plus car vous lirez 300 pages!

A partir de là, je suis tombé en panne sèche au bout de 22 jours, la lecture de 2 livres et demi. Soit un nombre de pages réel lu de 636 pages.
Si on raisonne en pages virtuelles, j'ai lu environ 1300 pages virtuelles avant de tomber en panne. En prenant en compte l'usage des menus et autres aller-retour entre les pages, on peut arrondir à 1500 pages.

Actuellement, après une recharge complète (3h nécessaire pou 85%, 5h pour 100%), j'ai lu 312 pages réelles et il me reste environ 60% d'autonomie. En convertissant en pages virtuelles, on a 624 pages, soit 48%. Il devrait donc rester 52% de batterie, ce qui est cohérent avec l'autonomie restante affichée d'autant que je ne compte pas les pages pour la consultation du dictionnaire!

On est donc loin d'une autonomie extraordinaire pour un lecteur régulier. Disons, qu'il est préférable de la recharger chaque semaine et qu'un lecteur intensif aura besoin de la recharger plus souvent.

Je serai curieux de connaitre les tests réels d'autonomie sur la Kindle et la Kobo, n'hésitez pas à réagir en commentaires!

Interface

Un petit mot sur l'interface qui est très complète dès lors qu'on trouve les astuces pour l'utiliser!

En effet, pas de notice suffisamment détaillée pour expliquer qu'on peut laisser le doigt appuyer sur un titre de livre ou des choix de menu pour avoir un menu contextuel offrant des possibilités additionnelles (marquer le livre lu ou non lu par exemple).

Tout comme le bouton central qui sert de raccourci car il permet de naviguer entre différentes interfaces par plusieurs appuis successifs et d'autres astuces d'accès rapide que l'on découvre par empirisme.

Pas plus d'indication sur les Collections qui sont pourtant très pratiques pour se créer une rubrique Prix Nobel, par exemple, plutôt que de chercher par auteur ou titre.

Le bouton d'allumage/mise en veille est peu commode à utiliser. Les boutons latéraux pour tourner les pages plutôt que d'utiliser le geste sur l'écran me conviennent parfaitement et sont très pratiques.

Les avantages

Une liseuse offre des avantages évident et qui sont réels :

  • Un gain de place évident. Fini les étagères encombrées de livres de poche et quand, comme moi, on est dans une petite surface, c'est un vrai plus (pour ne pas dire une nécessité qui s'impose);
  • L'encombrement en elle-même de la liseuse par rapport à un livre réel qui peut être très gros et plus lourd. Dans mon cas, c'est plus facile à lire et à emporter dans les transports en commun;

Je ne parlerai pas d'avantages tarifaires puisque le livre numérique reste hors de prix et que si l'on ajoute le coût de la liseuse qu'il faudra remplacer après quelques années (la batterie s'usera, la technologie évoluera, les matériaux s'useront...), le livre papier est moins cher (sans parler de l'achat et de la revente d'occasion possible).

Mais, il y a un avantage moins évident mais que j'apprécie énormément, le dictionnaire intégré! Dans le cas de la Cybook, elle est livrée avec Le nouveau Littré et un simple appui sur un mot donne accès au dictionnaire. Par contre, petit bémol, s'il existe une seule définition possible, il faudra cliquer sur le menu pour avoir la définition plutôt que l'affichage immédiat de la définition unique. Peut-être qu'une mise à jour future améliorera cela.

dictionnaire

Exemple d'affichage d'une définition d'un mot

Cela peut paraitre anecdotique mais si vous lisez de la littérature, il n'est pas rare d'être confronté avec des mots inusités ou à la signification difficile. Tenter de déduire la signification du contexte est insatisfaisant et l'accès au dictionnaire est un vrai plus car, avec le livre papier, il est très rare que j'ai le courage de noter le mot pour le chercher ultérieurement dans un dictionnaire!

Un autre avantage est de pouvoir acheter un livre en ligne et d'en disposer immédiatement. Pas de problème de stock, de délai de livraison, vous avez votre livre tout de suite! Je ne parle même pas de l'avantage de pouvoir télécharger gratuitement les livres qui sont libres de droit ou qui sont gratuits!

achat_librairie

L'achat en ligne sur la liseuse est très simple et fonctionne très bien. Ici, une version avec filigrane que je peux utiliser où je veux (Mac, Cybook, iPad...). Après achat, mon nom est écrit sur la couverture du livre me dissuadant de le diffuser illégalement sur internet! J'ai hâte d'acheter le prochain livre à paraître de Jean Echenoz, Envoyée spéciale, l'éditeur Minuit ayant l'intelligence de proposer une version sans DRM mais avec filigrane!

Les Désavantages

La liseuse numérique étant par définition un produit électronique avec du logiciel, elle est susceptible de tomber en panne, de bugger, de surchauffer... sans parler de l'étanchéité, de la sensibilité au reflets... contrairement à un livre que vous pourrez lire sans interruption dans la plupart des conditions.

Sur l'autonomie, j'en ai déjà parlé. Même si l'on peut lire pendant très longtemps, il faudra prévoir la case rechargement.

Sur la stabilité logicielle, j'ai eu un plantage sur mes 45 jours d'utilisation. Un plantage de trop diront certains. La liseuse reste figée et il faut maintenir le bouton d'allumage 10 secondes pour la redémarrer et retrouver le fonctionnement normal. Mis à part ce désagrément unique à ce stade, pas de problème à signaler. Je n'ai pas pu tester la sensibilité à la chaleur en cette période hivernale.

Sur les reflets, la tablette est conçue pour ne pas en provoquer. En pratique, c'est vrai dans 99% des cas mais, dans certaines situations particulières d'éclairage, vous pouvez subir des reflets.

Enfin, vous perdez l'objet livre en lui-même qui vous permets de vous repérez si vous êtes en début, milieu ou fin de livre par l'épaisseur des pages plus parlantes et intuitives qu'un "34/398". Vous pouvez très facilement aller rechercher un passage en visant une zone du livre là où l'interface lente et laborieuse de la liseuse vous découragera.

Conclusion

Le plus bluffant est la qualité de l'écran. Vous retrouverez la sensation de lecture d'un livre et cela est étonnant. Il est impossible de montrer cela dans un test mais c'est vraiment le point fort. Si vous avez peur de perdre le confort de lecture, n'hésitez plus! Aucune fatigue alors que je suis très sensible aux écrans!

J'ai fais exprès de lire un livre que j'aime et que j'ai déjà lu sur la Cybook pour voir si je prenais le même plaisir de lecture, si je m'immergeais dans le livre en oubliant la liseuse proprement dite. Résultat : Aucune différence!

L'effet de rémanence qui laissera apparaitre des caractères de la page précédente ne me gène absolument pas car c'est exactement ce que l'on a comme effet sur un vrai livre la plupart du temps. Reste que l'on peut totalement supprimer cet effet de rémanence en rafraichissant tout l'écran à chaque page au prix de l'autonomie de lecture.

Ce passage à la liseuse numérique maintenant que la technologie est mature me fait réaliser que le livre physique est mort. Mort au sens du disque ou de la photo papier. On trouvera toujours des beaux livres papiers mais dans quelques années je suis convaincu qu'avec la nouvelle génération, la position du livre classique sera intenable face aux avantages d'une liseuse numérique!

Cet avis sur la mort annoncée du livre, je ne l'aurai pas eu deux mois auparavant ayant une analyse intellectuelle du marché de la liseuse et n'ayant pas moi-même expérimenté en réel sur une vraie durée le produit.

A partir de là, un ras de marée va s'abattre sur les acteurs de la chaine du livre papier puisque la bascule se fera à une vitesse exponentielle à un moment donné. Et que font ces acteurs? Des prix indécents, des protections DRM imbéciles, des questions de droits de publication ou de date de parution, des fonctionnalités bridées (impression, copier/coller, prêt...)... Heureusement, à côté, d'autres font des petits prix, des auteurs indépendants émergent, des éditeurs font le choix du filigrane, des plateformes de livres libres se développent... Mais est-ce que cela sera suffisant ou faudra-t-il que le poids du piratage massif de livre explose pour faire changer les lignes?

Cela vous rappelle quelque chose? Normal, l'histoire est un éternel recommencement et si l'on apprenait de ses erreurs, cela se saurait!

Bonnes fêtes de fin d'année à tous nos lecteurs qu'il le fasse sur écran ou sur papier après impression!

19 commentaires
1)
Ange
, le 29.12.2015 à 00:34
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Bonsoir,
J’ai une kobo aura H2O, H2O car a priori résistante à un peu d’eau – pour celzes et ceusses qui lisent au bain ou au bord de la piscine… ce que je n’ai pu tester, n’ayant ni l’un, ni l’autre. Par contre, l’ayant depuis le noël dernier (enfin avant dernier car Noël 2014) j’ai pu lire depuis entre 15 et 20 livres sur ma liseuse (parfois alternant la version papier et la version liseuse du même livre !).
B’en étonnamment, je commence presque à préférer la liseuse pour :
– facilité de grossir les caractères !!! (plutôt que chausser mes nouvelles et premières lunettes)
– pouvoir lire la nuit sans déranger madame en allumant la lumière (et ne pas faire bruit en tournant les pages…)
– avoir accès direct au dictionnaire (sans devoir me lever pour aller chercher le dico), bien que malheureusement la taille des caractères des définitions reste petite quelque soit la taille choisie pour le texte du livre)
– voir pouvoir partir en vacances sans devoir alourdir la valise.

Pour l’autonomie, je n’ai pas fait de mesure, mais en gros lisant tous les soirs, j’ai du recharger l’appareil qu’environ une fois tous les mois ou mois et demi, en plus la journée, pouvant ainsi reprendre ma lecture le soir. (j’ai aussi réglé ma liseuse à 1% de luminosité)

Pas de comparatif entre différentes liseuses, mais page lisible sans problème de yeux, ni de fatigue (mais j’ai réglé ma liseuse à 1% de luminosité)

Seul défaut constaté : parfois (et rarement), bien qu’ayant fait le bon geste pour tourner la page, j’ai eu soit un retour en arrière, soit 2 pages en avant. Et comme en bas, j’affiche l’avancement en %, pas facile de voir dans quel sens est l’erreur..

Par contre, je n’y lis que des romans (elle n’est pas prévue pour lire des BDs et là je pense que je ne passerai pas au numérique) et je continue d’acheter sous format papier les « beaux » livres (comme l’excellent « les grands procès » que je viens d’a peine commencer) et qui est superbement mis en page.

Je pense donc que les lectures des format poches vont passer de plus en plus au numérique…

Bonnes lectures à tous ! (quelqu’en soit le support ;-)) !

Ange

2)
François Cuneo
, le 29.12.2015 à 05:41
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Les liseuses, c’est vraiment le top. Non Guillôme, je ne lis pas mes livres sur iPad, juste les BD (c’est encore mieux que sur papier) et les journaux.

Les livres, c’est sur la Kindle Voyage, qui est, à mon avis et après les avoir toutes essayées, de loin la meilleure, avec un gros bémol: la césure n’est pas gérée. Mais en matière d’affichage, quel pied!

Je lis plus vite et plus confortablement avec une liseuse qu’avec un bouquin. Et c’est vrai que le fait de ne pas se déranger quand l’un veut dormir et l’autre veut continuer à lire, c’est le top absolu.

Merci pour cette belle description que sont les liseuses électroniques.

3)
François Cuneo
, le 29.12.2015 à 05:42
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J’ajouterai encore: quel pied de partir quelques jours avec 100 grammes contenant tous les bouquins nécessaires, quand on n’a le droit qu’à un bagage à main!

4)
Renaud LAFFONT
, le 29.12.2015 à 08:37
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Merci pour ce test. Il y a heureusement du monde qui ne laisse pas Kindle seul. La compétition est toujours préférable, histoire de pousser à l’innovation.

5)
Jean Claude
, le 29.12.2015 à 11:09
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Puisqu’il a été question du prix du livre numérique, il serait bon d’ajouter qu’un certain nombre de bibliothèques municipales offre un service de prêt non seulement de liseuse, mais de livres.
Ainsi, si vous êtes inscrit aux bibliothèque de Paris vous avez accès à son service numérique.
Comme le service ordinaire, vous empruntez pour 3 semaines 2 ou 3 ouvrages.
Comme les bibliothécaires de la vie réelle, ceux du numérique nous font des propositions avec soit des nouveautés, des sélections ou des « coups de cœur ». Un vrai travail de bibliothèque publique.
Les nouveautés sont de la partie, ainsi, ceux qui aiment peuvent avoir le dernier ouvrage de Christine Angot « Un amour impossible ».
Personnellement je me permettrais de vous conseiller les romans de Victor Del Arbol : des polars sur fond de reliquat du franquisme, 40 ans après quand même. Une écriture et des personnages dont on ne sort pas indemne.

Parmis les défauts du livre numérique il y a l’impossibilité, légalement, de prêter un livre. Et j’aimais bien cette façon de faire partager mes plaisirs avec mes amis.
J’aime bien, aussi, retrouver un livre déjà lu cent fois, « Colas Breugnon » par exemple, avec des passages soulignés au crayon noir.

6)
Renan Fuhrimann
, le 29.12.2015 à 12:36
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Intéressant comme système. J’hésite depuis longtemps à acheter une liseuse mais j’aime tellement le contact avec le papier, l’odeur des belles éditions et j’ai la chance d’avoir assez d’espace pour ranger mes livres que du coup, je n’ai jamais fait le saut.

D’ailleurs, je viens d’acheter l’intégrale des oeuvres de Th. Gautier aux éditions de La Pléiade, ça reste toujours un beau moment que d’ouvrir pour la première fois un de ces livres. Et comme cadeau de Noël, c’est quand même plus « sexy » qu’un ebook :)

7)
zit
, le 29.12.2015 à 14:31
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Je viens de commander pour quelques mètres carré de multipli bouleau (le plus mieux du contreplaqué finlandais) en vue de réaliser quelques bibliothèques supplémentaires afin de ranger tous ces bouts d’arbres réduits en papier qui encombrent partout. Je vous en parlerai peut–être quand le projet aura avancé (déjà en refaisant le calepinage plusieurs fois, et en réduisant d’un cm une cote, je gagne une plaque de 1500 x 3000 !).

Mais je me pose effectivement la question de la liseuse (je lis beaucoup), au moins pour les auteurs libres de droit ou ceux qui font le choix d’éditer et de distribuer leurs ouvrages par eux même : il est en effet scandaleux que les éditeurs continuent à prendre leurs marges de la même manière alors que les frais techniques de l’édition électronique sont infiniment inférieurs à ceux du papier.

z (en tout cas, merci pour le papier, guillôme, je répêêêêêêêêêêête : en avant le progrès !)

9)
Dom' Python
, le 29.12.2015 à 17:58
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Le livre électronique est pour moi une occasion de plus de me gratter la tête: quel format, quel application, quel fournisseur…

Je n’ai pas de liseuse. Je me retrouvais assez dans ce que François écrivait il y a 4 mois:

Le problème principal, c’est qu’un iPad et un iPhone, et une montre, et une liseuse, ça commence à faire beaucoup.

Pour l’instant, je lis mes livres électroniques sur iPad.

(je note qu’il avait eu la sagesse de commencer sa dernière phrase par « Pour l’instant ». Progresserait-il?)

Alors bon, je n’ai ni iPad ni montre, mais trimbaler une liseuse en plus de mon iPhone, pas envie. Et l’idée du e-book, c’est justement de l’avoir sur moi en permanence. Alors iPhone.

Et là, si j’ai commencé avec iBooks, j’ai eu envie d’essayer Kindle. Avantage: les surlignages, lorsque je les consulte en « table », sont cités intégralement alors que chez Apple seul le début du paragraphe est cité, même si j’en ai surligné la fin. Pas glop.

Par contre, je pense que, comme François l’écrivait dans le même commentaire:

Le problème secondaire, quoique pour moi également principal, c’est Amazon qui est une entreprise pourrie de chez pourris.

Bon. Apparemment ces deux problèmes principaux sont devenu secondaire ;-)

Alors avec le rachat de Qobuz par Xandrie, je découvre Allbrary et me dis que, peut-être… mais zut! Pas de compatibilité Mac.

Ce soir, je vais me prendre un livre en papier dans ma bibliothèque en bois, un que j’ai acheté dans une petite librairie alternative, et je vais le lire. Ça me reposera de ces problèmes de compatibilité.

10)
vdx
, le 29.12.2015 à 18:26
[modifier]

J’utilise une liseuse (Kobo) depuis 6 mois pour tout ce qui est de la lecture de loisir.

Pour les vaudois, la BCU (Bibliothèque cantonale universitaire) propose une offre de location de livres électroniques. L’inscription à cette bibliothèque est gratuite et le catalogue ebook est généreusement fourni en lectures « grand public ».
Par contre, il faut utiliser Adobe Digital Editions pour obtenir les livres, mais une fois passé la configuration initiale, c’est un service facile et gratuit que je vous recommande.

http://www.bcu-lausanne.ch/bcul-numerique/electures/

11)
Guillôme
, le 30.12.2015 à 08:02
[modifier]

Merci à tous pour vos commentaires de qualité.

Parmis les défauts du livre numérique il y a l’impossibilité, légalement, de prêter un livre.

Dans le cas du Kindle, à priori, cela est possible entre deux utilisateurs de Kindle mais c’est une solution limitée à l’éco-système Amazon.
Espérons que cette situation évolue dans le bon sens.

12)
cvanquick
, le 30.12.2015 à 08:40
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Un petit correctif.
Il ne s’agit pas de rétroéclairage mais de frontlight.
La lumière ne vient pas de derrière l’écran mais de leds disposées en haut, en bas, à gauche, à droite (selon le modèle et la marque). La lumière est alors guidée par un film pour éclairer l’écran.

En utilisant ce système la fatigue oculaire est bien moindre

13)
guru
, le 30.12.2015 à 09:44
[modifier]

Livrophage compulsif, j’ai essayé plusieurs types de liseuses pour me stabiliser sur la Kobo Glo. Pourquoi celle-là?
1. pour sa taille qui me permet de l’avoir toujours dans la poche de mes pantalons.
2. parce qu’elle utilise un format ouvert (epub).
3. parce que son éclairage ne nuit pas trop à la consommation.
4. parce qu’après l’avoir initialisée, elle se gère comme un disque USB.

Ne soyons pas angéliques, il est possible d’enlever le DRM de tous les livres et donc de les prêter s’il échet.
Last but not least: alors que lors de mes voyages, j’emportais 2 à 3 kilos de livres avec moi, grâce à ma liseuse, j’ai réduit la taille et le poids de ma valise et j’ai plus de 1000 livres dans ma besace électronique.

Je ne passerai pas à Kindle à cause de son format propriétaire et parce que Amazon me gonfle…

15)
Ritchie
, le 30.12.2015 à 11:28
[modifier]

J’ai la première version de la Bookeen, et elle supporte aussi le format PDF.

Qu’en est-il de cette liseuse ?

En revanche, j’ai pris l’habitude maintenant de lire sur iPad Air 2, bcp plus rapide que la Bookeen. Pas sûr, que j’y reviendrait. Mais, je ne lis presqu’exclusivement sur iPad. Seulement quand je ne trouve pas la version électronique, je lis la version papier à mon grand chagrin puisque je ne sais pas où ranger ce foutu bouquin dans mon sac optimisé où il n’y a pas la place !!!

16)
Renan Fuhrimann
, le 30.12.2015 à 11:56
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@Dom, @HP

Quand je vois la manière dont communique Qobuz, notamment sur les fora, je me dis qu’il y a du boulot ! C’est juste inadmissible, dans une situation de (re)conquête de la clientèle, que de répondre de manière aussi inadéquate et sèche. J’ai eu plusieurs contact par le passé avec eux via mail, et j’ai toujours eu l’impression qu’ils en avait que faire de soigner leur clientèle… Pour le résultat que l’on sait.

Au final, j’achète mes albums dématérialislés sans enthousiasme car il n’y a pas d’autres alternatives crédibles à Qobuz. En espérant que Xandrie insuffle une philosophie d’entreprise basée pas uniquement sur la qualité du produit mais aussi sur le client.

PS : désolé pour le hijack de sujet

17)
Barzi
, le 31.12.2015 à 10:36
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Je possède deux Kobo Aura H2O. J’ai en effet prêté la mienne à ma femme… et ai dû en racheter une seconde; elle ne voulait plus me la rendre. Nous sommes des gros lecteurs, en particulier de nuit. Cette liseuse, bien qu’un peu lourde, possède tous les avantages. A commencer par la multitude de formats supportés. Elle est étanche (j’ai testé, elle l’est vraiment!), pour madame qui adore lire dans son bain ou pour la nettoyer du sable après une journée à la plage, c’est génial. Son éclairage frontal est de grande qualité; la lecture, même dans le noir total, n’est pas fatigante pour les yeux; en tout cas bien moins que la lecture d’un livre avec une faible lumière pour ne pas réveiller le conjoint qui dort. Enfin, connectée à un ordinateur, elle monte comme une clé USB.

Elle a bien quelques défauts: envoyez 2900 livres, comme moi, dessus, et vous n’y retrouverez plus rien. Ça me paraîtrait tellement logique que lorsque je copie un dossier « SF » sur la Kobo, contenant des livres, je me retrouve avec une catégorie SF dans ma bibliothèque contenant ces livres. J’en déduis que les ingénieurs qui conçoivent ces produits ne les utilisent pas ensuite… Je déteste aussi la prééminence de la librairie sur la bibliothèque (pour la recherche, par exemple). La librairie Kobo suisse doit avoir été montée par des transfuges de l’iBooks Store d’Apple: prééminence de l’allemand, impossible de trier par langue pour n’avoir que du français, moteur de recherche aussi intelligent qu’une pierre (et ce faisant, j’insulte tous les granites et schistes). Mais ce ne sont que des petits détails en comparaison des avantages.

Pour ma part, j’achète la plupart de mes eBooks sur http://www.didactibook.com, qui ont le bon goût de ne pas me les vendre au prix suisse contrairement à http://fr.feedbooks.com et aux librairies d’eBooks en Suisse. En plus, on peut payer par PayPal, ce qui est toujours agréable.

Depuis que ma femme est moi sommes passés sur liseuse, nous n’achetons plus un seul roman papier, ce qui a fortement allégé notre budget d’achat de bibliothèques Billy d’Ikea!

18)
Guillôme
, le 31.12.2015 à 17:20
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J’ai la première version de la Bookeen, et elle supporte aussi le format PDF.

Qu’en est-il de cette liseuse ?

Elle supporte les pdf avec une option de gestion améliorée de l’affichage que je n’ai pas testé. Mais le pdf, les images, les mises en pages non dynamiques… ne me semblent pas adapté à ce genre de produit dédié à du texte type roman et au format livre…

En plus le pdf est lourd à gérer sur une liseuse, ce qui explique ta préférence à l’utilisation d’un ipad ;)

19)
f1oren
, le 09.01.2016 à 15:30
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Je me retrouve pas mal dans l’article même si je suis passé à une liseuse depuis 3 ans, en l’occurrence un Kindle Paperwhite de 1ère génération dont je suis toujours satisfait même si quelques limitations d’Amazon sont frustrantes (l’impossibilité de faire directement la synchro avec Goodreads, ou le partage FB/Twitter si l’ebook n’a pas été acheté chez eux).

Parler de « bidouillage » pour mettre des epub sur un Kindle est un peu excessif, un simple clic dans Calibre (super soft pour gérer ses ebooks) pour convertir un epub en azw3 et tout roule. Mais c’est certes une étape qui peut décourager ceux peut à l’aise avec l’outil informatique.

Bonus pour François Cuneo passez ensuite les azw3 dans le plugin Calibre Hyphenate This!

Pour l’éclairage intégré, c’est tout l’inverse c’est en plein jour qu’il est le plus utile. C’est comme le flash en photo. Faut mettre l’éclairage au max lorsque la luminosité est forte et au minimum la nuit. Ça évite les reflets et améliore le contraste. Et le soir c’est très sympa de pouvoir lire au lit sans déranger personne et sans reflet.

Pour les PDF, il ne faut pas rêver il n’y a pas de solution miracle ce n’est pas un format pour liseuse, le texte ne peut pas s’adapter à la taille. Ça peut dépanner mais c’est gadget.

Concernant les numéros de pages ça n’a pas de sens avec un ebook et d’ailleurs c’est un sujet complexe car à quelle édition d’un livre (la pagination pouvant changer) faudrait-il se référer ?

Sur les Kindle les statistiques sur la progression, le temps de lecture restant pour finir le chapitre et le livre sont très pratiques.

PS : un Kindle apparaît aussi comme un disque dur lorsqu’on le branche en USB avec la possibilité de transférer des ebooks par simple glisser déposer même si utiliser Calibre est préférable.

PS : mes reproches sur le Kindle PW1, l’affichage de la bibliothèque qui ne permet pas de consulter les métadonnées d’un livre et d’organiser automatiquement les séries en se basant dessus (une misère à ce niveau). Rien de bloquant même si c’est dommage.