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Dring!

C’est l’été, les vélos sont de sorties.

Et tu sais quoi? Des fois, y en a qui m’énervent. Mais bon. Avec les vélos, c’est un peu comme avec les chiens: le problème — quand il y en a un — c’est le maître.

Entendons-nous bien. Le ci-après coup de gueule n’est pas destiné à attiser la haine des cyclistes. Bien au contraire. J’aime les cyclistes et il m’arrive d’ailleurs de l’être moi-même. Aussi mon propos est-il justement de collaborer à une meilleure cohabitation cyclistes-piétons, afin d’éviter que les premiers ne soient ressentis comme des prédateurs par les seconds, et soient finalement un jour renvoyés sur le terrain de chasse de leur propre prédateur: l’automobiliste.

Oui, alors bien sûr, pas la peine de monter sur tes grands chevaux, lesquels ne sont d’ailleurs par concernés par ce qui suit. Je suis tout à fait conscient que les mots prédateur et terrain de chasse sont exagérés. C’est juste une façon caricaturale d’exprimer un sentiment qui m’envahit parfois, quand je me sens agressé par le comportement de certains cyclistes, sans qu’en aucune façon je pense que ce soit leur volonté de m’agresser ou m’être simplement désagréable. Simplement, quand on est sur un vélo, on n’a pas forcément conscience de la manière dont certains piétons nous ressentent, de la même façon que bon nombre d’automobilistes ne perçoivent tout simplement pas l’impact de leur conduite sur la sécurité des deux-roues (lesquels ne perçoivent parfois pas non plus que leur comportement… bref!)

Bon. Alors là, je relis mon texte et je prends conscience qu’il est écrit tout au masculin. Or les femmes, qu’elles soient piétonnes ou cyclistes, sont autant concernées. Mais en commençant à le corriger pour le mettre en accord avec les principes du langage non-sexiste ou épicène (tu sais, le style «le ou la piéton-ne»), j'ai eu limpression que mon texte devenait vite imbuvable, indigeste. Alors, faute d'avoir le temps de me former aux règles du langage non-sexiste dans l'immédiat (mais je promets que je vais le faire!) je vais utiliser tantôt le féminin, tantôt le masculin. Tu veux bien? Merci! On y retourne.

Alors voilà:

Le matin, je vais au travail à pied; j’emprunte pour cela un chemin piéton, mais goudronné, qui est autorisé aux cyclistes, ce qui, en soi, ne me pose aucun problème de principe. Mais ce chemin n’est pas large, et parfois carrément étroit. À part un goulot d’étranglement où il n’est pas possible de faire passer une piétonne et un vélo, ce passage est souvent possible pour autant que le piéton marche bien sur le côté. Mais alors la bicyclette doit passer à… disons 10-20 centimètres du piéton.

Bon. Le décor est posé. Maintenant, ferme les yeux et visualise.

Ben non, finalement, ne les ferme pas; continue à lire et imagine:

C’est le matin. Je n’ai pas tout à fait fini de me réveiller. Je marche d’un pas raisonnablement décidé sur ce chemin d’où l’on entend, de loin, la rumeur de la ville, et de près, le chant des oiseaux qui célèbrent de leur plaisant gazouillis le jour qui se lève; et moi, le chant des oiseaux le matin, j’aime beaucoup ça. J’y trouve comme une invitation au sourire intérieur, et même, extérieur pasqu’y parrait que c’est bon pour la santé. Et tu veux que je te dise? Quand c’est à la fois gratos et bon pour la santé, on aurait tort de se priver, non? Ces sourires — l’intérieur et l’extérieur — me font effectivement du bie…

VRRRAAAOOOUUUMMM!

Oh putain le sursaut! Oh le con! Meeeeerdeeeu!

Bon, t’as compris, c’est un vélo qui vient de me frôler en me devançant. Et le «vrrraaaooouuummm» n’est que symbolique. Il ne traduit pas un vrai bruit avec des décibels et tout, mais une violente émotion intérieure, puisque la bicyclette est silencieuse. Mais c’est que justement: je ne l’ai pas entendu venir. Et tout à coup, cette «masse» qui me frôle dans un bruissement me fait sursauter. C’est très désagréable. C’est même stressant. Et si cela arrive (et c’est arrivé) juste au moment où je fais un pas de côté pour éviter une flaque ou une crotte de chien, on frôle l’incident. C’est vraiment très, très désagréable. Ou lorsque, comme dernièrement, il y en a deux qui se suivent à trois mètres de distance, et que le deuxième arrive pile-poil au moment où je commence à me remettre du premier, ça en rajoute une couche.

Alors oui, je sais. Objectivement, le danger est bien moindre que lorsqu’une voiture frôle un vélo. Mais quand même. Toute proportion gardée, c’est stressant et ça peut devenir (un peu quand même) dangereux.

Sans compter que, si je n’ai effectivement pas (encore) l’aspect extérieur d’une personne âgée vis-à-vis de laquelle certains — mais pas tous — auront un comportement naturellement prudent et réservé, il n’en demeure pas moins que je n’aime pas être «frôlé» par une cycliste que je n’avais pas entendue venir. Je ressens ça comme un manque d’égards.

Alors que ce serait si simple de donner un petit coup de sonnette pour prévenir, pour informer.

Bien sûr, je ne parle pas d’un coup de sonnette rageur, envoyé juste avant le dépassement, qui fait sursauter en semblant hurler «EH, DUCON, CASSE-TOI, J’ARRIVE!».

Non.

Je parle d’un coup sonnette amical, envoyé de loin, quelques secondes avant le dépassement, et qui, grosso modo, exprime ceci:

«Cher piéton, bonjour. J’espère que la vie vous est douce et que cette marche vous fait le plus grand bien. Je vous informe respectueusement que je me trouve à quelques mètres en arrière de vous, sur mon vélo, et que je me propose de vous devancer dans les prochaines secondes. Or, je constate que la largeur du chemin sur lequel nous nous trouvons ne me permet pas de vous contourner à une distance suffisante pour nous prémunir contre tout risque de contact non désiré dans le cas où vous décidiez brusquement de faire demi-tour ou simplement d’écarter vos bras dans le dessein fort louable de vous étirer voluptueusement pour célébrer la nature qui s’éveille. Et même si votre trajectoire devait ne pas changer dans les prochaines secondes, même si vous conserviez vos bras le long du corps de manière à ce que l’espace entre vous et le bord du chemin demeure disponible et suffisant, je m’en voudrais de vous faire sursauter, ignorant tout de votre santé nerveuse et de vos humeurs intérieures. Aussi je vous propose l’amical arrangement que voici: je m’engage pour ma part à réduire quelque peu ma vitesse, par sécurité et pour marque ma volonté de respecter la priorité dont vous jouissez en tant que piéton, et je vous serais très reconnaissante d’avoir l’amabilité de jeter un coup d’œil par-dessus votre épaule, afin que je sache que vous avez pris acte 1) de ma présence et 2) de mon projet de vous dépasser. Si, par ailleurs et dans la mesure du possible, vous preniez garde de demeurer ostensiblement sur le côté du chemin de façon à me laisser la place de passer sans dommage pour nous deux ni pour le mur qui borde cette voie, sachez que j’éprouverai à votre endroit une sincère et vive reconnaissance, que je ne manquerai pas de vous manifester au moyen d’un cordial «merci»,  d’un chaleureux sourire, voir d’un amical signe de la main. Sachez d’ailleurs qu’il m’est arrivé de cumuler ces trois formes d’expression de ma gratitude; c’est vous dire que vous n’aurez pas affaire à un ingrat.  Dans l’espoir que ma requête ne vous cause pas de désagrément insurmontable et que mes propositions concrètes rencontreront votre approbation, je vous adresse, cher piéton, l’assurance de ma plus vive sympathie.»

C’est pourtant pas compliqué, non?

13 commentaires
1)
Madame Poppins
, le 31.07.2015 à 09:45
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:-)))))

C’est plus long que l’équivalent en suisse allemand de « pourriez-vous répéter votre question, je n’en ai pas bien saisi la teneur, ceci bien malgré moi », ce qui donne, une fois traduit « hhhäää ? »

Dom, j’espère vraiment qu’un jour, j’aurai la chance de te rencontrer IRL : te lire est un réel plaisir, disserter avec toi doit en être un aussi !

Bonne journée,

3)
cyclo
, le 31.07.2015 à 10:17
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Ding, ding, Bonjour, ding, Mr Python, Ding, ding

Alors, ding, ding, il y a erreur sur la démarche, ding, ding.
Ce n’est pas une humeur sur le comportement des cyclistes qu’il faut écrire, mais une lettre à la mairie pour qu’une piste cyclable et un trottoir séparé soit réalisés.
Un tronçon commun piéton cycliste est adapté aux itinéraires de jonction hors agglomération comme les voies vertes où les distances entre usagers est suffisant pour que le cycliste puisse moduler sa vitesse et respecter la priorité du piéton; sur un itinéraire en ville, le cycliste doit faire trop d’écart à vitesse réduite et les piétons se considérant (légitimement) prioritaires ne leur prêtent aucune attention.

Les néerlandais l’ont bien compris : hors la piste cyclable réservé aux vélos, point de salut.

PS ding, ding : le piéton , ding, ding, habitué au niveau sonore des moteurs à explosion et des klaxons, ding, ding ne perçoit pas la petite note de la sonette, ding, ding.

4)
quark
, le 31.07.2015 à 12:06
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La lecture de ce genre d’articles est un ravissement.

Ceci dit, en tant qu’automobiliste, je suis très cool avec les cyclistes et les cyclisteuses. Ils (elles) peuvent me dépasser par la droite, rouler sur les routes, les trottoirs et prendre les passages piétons, griller les stops et les feux rouges, etc, ça m’indiffère.

Je regarde dans le rétro avant d’obliquer à droite, je respecte une distance de sécurité plus que confortable quand je les dépasse, bref. Je conçois que rouler en vélo demande un effort physique, que c’est dangereux, et j’en tiens compte.

Il serait effectivement agréable que les cyclistes et les cyclisteuses manifestent autant d’égards envers les piétonnes et les piétons. De même pour les planches et patins à roulettes, trottinettes, hoverboards, monocycles, tricycles, segway et autres engins exotiques.

(épicène love…)

5)
Dom' Python
, le 31.07.2015 à 13:14
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cyclo: oui, mais non! Je m’explique :

Je crois que, quels que soient les aménagements, il y aura toujours des cyclistes qui emprunteront les cheminements piétons. Il m’est arrivé plus d’une fois de voir des cyclistes rouler sur un trottoir à quelques mètres d’une voie cyclable.

Ceci dit, il est vrai que des aménagements tels que tu les décris sont un plus certain pour la sécurité des uns et des autres. Mais le fait est que leur inexistence n’autorise pas les cyclistes à se conduire n’importe comment sur un trottoir ou une voie piétonne.

Et tu fais mouche quelque part: j’avais l’intention, en préparant ce billet, de proposer quelques images « d’aménagements » cycliste à la genevoise. Parce qu’il y en a de gratinés! Pour n’en citer qu’un, le pont de la Coulouvrenière: les vélos étaient vraiment en danger sur la chaussée, danger aggravé depuis que des rails de tram ont fait leur apparition. Les autorités genevoise ont appliqué une solution très simple: il y a maintenant un signalisation horizontale (peinture au sol) qui invite les cyclistes à rouler sur les trottoirs! Et finalement, je n’ai pas pris le temps de faire ce travail de safari photo. Peut-être y consacrerai-je un article à l’occasion, mais avec le danger de faire un truc un peu trop « local » pour cuk.

Concernant ton PS: pas d’accord. Le cheminement dont je parle est à l’écart du trafic et de son bruit. Un coup de sonnette s’entends très bien. Je le sais parce que c’est arrivé une fois. Un petit dring, fait pile poil dans l’esprit que je décris, m’a signalé l’arrivée d’un vélo. Du coup le dépassement s’est déroulé dans de parfaites conditions. Je m’en souviens très bien parce que c’est tellement rare que j’ai failli arrêter le cycliste pour lui demande un autographe!

6)
Ellipse
, le 01.08.2015 à 12:53
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Me déplaçant beaucoup à vélo, j’apprécie le billet.

Effectivement, il m’arrive d’emprunter des espaces non prévus (les trottoirs, les passages pour piéton, anticipation des feux de signalisation) avec mon destrier et cela pour assurer ma sécurité. Dans ces cas, il est évident que le piéton éventuellement présent est prioritaire. Je lui adresse un petit coup de sonnette si je pense que nous pouvons nous croiser et que je descends du deux-roues si cela est impossible.

Il y a de plus en plus d’espaces mixtes piétons/vélo, il faut apprendre à cohabiter. A Amsterdam en tant que piéton vous avez intérêt à être attentif aux bicyclettes.

Tout comme lorsque cela m’est possible sans me casser la figure, j’indique mes intentions de direction aux automobilistes.

Tout est question de savoir vivre, d’anticipation et de bon sens, mais il est possible que de temps en temps j’en manque, alors j’adresse un signe d’excuse à l’autre usager et je me sens quelque peu penaud.

Par contre, il arrive aussi qu’il y ait de grossiers personnages. Un petit exemple récent : alors que je roulais vite à vélo bien à droite sur une grande route, le passager d’une voiture lance un grand cri au moment de me dépasser, juste gratuitement pour me surprendre.

7)
Franck Pastor
, le 01.08.2015 à 15:29
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Il ya des trottoirs que j’emprunte systématiquement à vélo à Bruxelles… tout simplement parce que ce sont aussi des pistes cyclables. Obligatoires comme toutes celles de ce pays. Faites le plus souvent de dalles (de préférences disjointes). Parfois pas plus d’un mètre de large. Souvent placées le long des garages, d’où peuvent sortir des voitures à l’improviste. Les problèmes de cohabitation, avec ça, sont quasiment inévitables, mais c’est aussi un danger permanent pour les cyclistes.

Ce type de piste-trottoir est particulièrement fréquent sur certaines communes aisées de la banlieue bruxelloise (Beersel, Tervuren…). Les conducteurs de grosses bagnoles doivent y faire pression sur la commune pour qu’elles relèguent — à moindre frais, tant qu’à faire — les cyclistes hors de leur terrain de chasse… :-(

Alors pour diminuer les risques j’ai installé une sonnette sur mon vélo de course. Certains de mes «confrères» trouvent ça ridicule, d’ailleurs, sur un tel vélo. N’empêche, c’est bien pratique, et bien plus convivial que de gueuler sur le piéton d’en face comme certains de mes collègues le font.

Par contre, il arrive aussi qu’il y ait de grossiers personnages. Un petit exemple récent : alors que je roulais vite à vélo bien à droite sur une grande route, le passager d’une voiture lance un grand cri au moment de me dépasser, juste gratuitement pour me surprendre.

Ça m’arrive très souvent. Une fois même venant non pas d’une voiture, mais d’un groupe de cyclistes qui me dépassaient. La c…ie est universelle. À croire que je me suis blindé, ou que je suis trop concentré sur mon effort, mais ça ne me fait même plus réagir. Ce qui doit certainement les décevoir ! :-b

8)
OliDa
, le 01.08.2015 à 18:45
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salut. C’est une peur bien compréhensible et désagréable que tu as ressenti.
Il m’arrive très régulièrement de rattraper des piétons sur des pistes ou des chemins, ou alors j’en croise des distraits.
Tu sais quoi ?
J’ai une petite sonnette métallique aigüe et puissante, que j’actionne de loin, et si nécessaire je répète une seconde fois.
En général le piéton réagit, se bouge (ou frémit :) ), et je passe avec un signe de la main droite.

Signaler, dépasser prudemment, remercier, jusqu’ici ça fonctionne plutôt pas mal.

9)
OliDa
, le 01.08.2015 à 18:49
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Il m’arrive aussi de pédaler sur un vélo de course/route.
Depuis le début je ressens le manque de sonnette, même en roulant dans la campagne.
Je sens que ça va se faire bientôt.
Reste à trouver un modèle avec collier à gros diamètre, et pas trop moche.
La voix, la grosse voix du cycliste, je la garde pour les cas urgents et pour éviter un accident. Dans ces situations j’ai souvent envie de sortir de mes gonds !!
Ding ! Ding !
Écoutez ces belles sonnettes :
http://www.lionbellworks.co.uk/
http://www.spurcycle.com/products/better-bicycle-bell-black
Un peu chero l’américaine quand même.

Je ne connais bien que le b’twin 520, elle sonne très bien, avec un aller et retour. Par contre elle n’accepte pas les cintres supérieurs à 22 mm.
D’autres idées ?

10)
PSPS
, le 01.08.2015 à 19:26
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À Paris, je me déplace beaucoup à bicyclette, lorsque la météo le permet…

Naguère pour me rendre sur mon lieu de travail, le matin aux environs de 6:30 (il faut pouvoir choper un des vélib’ remontés pendant la nuit dans ma petite station d’altitude, Car un vélo de ce calibre descend tout seul mais remonte rarement si facilement) et aujourd’hui pour des promenades matinales le long d’itinéraires relativement paisibles.

Je reste époustouflé par le manque de savoir-vivre de la plupart des usagers de la chaussée. Les cyclistes ne font guère exceptions : circulation sur les trottoirs, dépassements dangereux, non respect des feux tricolores et des sens de circulation…

Pour moi, qui par respect pour mes semblables, use davantage mes patins de freins que mes pneus, je trouve cette désinvolture insupportable et préjudiciable à la réputation de l’ensemble des utilisateurs de ce moyen agréable de se déplacer.

Dimanche dernier, alors que je me trouvais à l’arrêt devant un carrefour infranchissable au rouge car trop fréquenté, j’ai tapé sur l’épaule d’un jeune cycliste qui s’impatientait à mes côtés :
– Savez vous que depuis le 1er juillet, pour des raisons de sécurité, l’usage des casques audio est interdit pour TOUS les usagers de la chaussée ?
– Oui. Et alors ?…
Le feu passé au vert, il est parti en haussant les épaules…

De nature franchement pacifique, je regrette parfois de ne pas mesurer 2,10 m et peser 130 kilos !

11)
François Cuneo
, le 02.08.2015 à 07:28
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Ding…

On en dit des choses avec un petit bruit:-)

Sinon tout à fait d’accord avec ce que tu dis.

A Vidy (bord du lac à l’ouest de Lausanne), il y a des panneaux indiquant aux cyclistes que le piéton est le roi, et qu’il faut le respecter. Ça se passe plutôt bien, je vais souvent courir là-bas.

Sinon, sur route, lorsqu’on court, on le fait sur le côté gauche de la route pour voir la circulation de face. Je suis toujours épaté par la courtoisie de tous, en particulier des automobilistes qui font à 99,99% de gros écarts bien à l’avance, parfois avec clignotant pour me croiser.

Je n’ai pratiquement jamais peur.

Seuls certains chauffeurs de camions semblent se foutre complètement de l’autre, mais de loin pas tous.

12)
Dom' Python
, le 02.08.2015 à 08:21
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(pas pu venir hier…)

A Amsterdam en tant que piéton vous avez intérêt à être attentif aux bicyclettes.

Je réalise en lisant cette phrase qu’inconsciemment, je m’imaginais que dans les pays à forte densité de vélos, les voies étaient toujours séparées. Je n’ai jamais mis les pieds (ni le reste) à Amsterdam. Mais j’ai passé un week-end à Copenhague. Et je n’ai aucune de souvenir désagréable lié à la cohabitation entre les piéton-es et les cyclistes.

J’aurais tendance à en déduire que, dans ces pays, le vélo ET le piéton sont rois, et que l’un et l’autre ont appris à cohabiter depuis longtemps. Du coup, c’est culturel. Je me prends à rêver que cette culture soit bientôt la nôtre…

Franck: dis-donc, Bruxelles, ça fait pas envie! Effectivement, la sonnette devient presque obligatoire…

D’ailleurs ne devrait-elle pas l’être? Des séances de “sensibilisation” devrait à mon sens être organisées, assorties de mesures incitatives, séances durant lesquelles le bon usage de la sonnette serait enseigné?

OliDa: comme sonnette, j’avais tout d’abord une du genre de l’américaine (ton deuxième lien), mais en moins cher. Et je l’ai abandonnée parce que je trouvais difficile le dosage de la puissance sonore. (Je me suis fais sursauter moi-même plus d’une fois!) J’ai donc opté pour une sonnette classique, avec va-et-vient, dont j’ai soigneusement choisi le modèle en faisant des tests en magasin pour vérifier que je puisse bien en maîtriser la puissance.

Si notre François voulait bien se mettre au vélo, on aurait bien vite droit à des comparaisons et tests de différents modèles de sonnettes!

PSPS: Je partage pleinement ton époustouflance! Il y a comme une idée de liberté qui est attachée à la pratique du vélo, ce que je trouve justifié. Mais du coup cela entraîne chez trop de cyclistes un manque de savoir-vivre qui époustoufle grave! (j’adore ce mot et ses dérivés possibles!)

Ceci dit, je n’ai personnellement pas grand problème avec le fait qu’un puisse prendre à l’occasion un certain nombre de libertés avec le règlement. Mais je suis personnellement toujours très attentif à trois choses:

– conserver la conscience que je fait quelque chose d’illicite et le fait avec une attention particulière;
– ne pas être un danger, ni même une gène pour les usagers, moi compris;
– ne pas le faire en présence d’enfants, qui pourraient en prendre mauvais exemple, ou de personnes à mobilités réduites qui pourraient être induites en erreur par mon comportement.

Comme toi, les écouteurs sur des oreilles de cyclistes me choquent; mais encore plus, le nombre croissant de cyclistes que je vois en pleine conversation téléphonique, mobile à la main, au milieu de la circulation…

Fançois, ça a l’air sympa, par chez toi. On trouve facilement des logements? ;-)
99%!
Ça fait rêver!

13)
zit
, le 04.08.2015 à 12:26
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Ah, mon modèle de sonnette est probablement moins prolixe sur certains détails, d’ailleurs, elle fait Ding, et pas Dring, mais c’est bien de ce type de modèle dont je suis équipé, je m’en sert d’ailleurs bien peu, c’est un avertisseur de danger, et je ne souhaite pas être perçu comme un danger potentiel, je m’adapte à la vitesse de mon environnement, et si des piétons piétinent, je roule au pas.

Il m’arrive quand même parfois, en particulier sur les pistes cyclables, de devoir élever la voix, l’usage mentionné dans l’article de la sonnette n’étant pas perçu du tout par le piéton tout à sa conversation téléphonique… ya même des fois où j’aurais vraiment envie d’un Airzound, c’est une trompe de camion (115 dB) qui se gonfle à la pompe avec laquelle on gonfle ses pneus, je crois que c’est trèèèèèèès efficace !

z (qui essaye d’être la courtoisie personnifiée, sur son dragon, je répêêêêêêêêêêêêêêêête : je ne veux pas qu’un mode de transport fasse de moi une bête assoiffée de sang)

PS : Je me déplace, tu te déplaces, il ou elle se déplace, nous nous déplaçons, vous vous déplacez, elles ou ils se déplacent, ne pas confondre avec le verbe dépecer…