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Regards sur le Japon – partie 6

Après une petite pause au mois de juin, me voici de retour avec mes quelques images sans prétention de notre voyage en Asie. Il s'agit là de l'avant-dernière partie, et elle est consacrée une fois de plus à la fabuleuse ville de Kyoto.

Lors de mon article précédent, je vous parlais de quelques monuments marquants de la ville. Aujourd'hui (enfin, il y a quasiment un an jour pour jour, c'était le 21 juillet 2014) nous avons déambulé sans but précis dans un des vieux quartiers de Kyoto, le quartier de Gion.

Gion est un quartier qui date du moyen-âge et qui était réputé pour ses geishas. En marchant dans ces rues, on se retrouve propulsé quelques siècles en arrière. On y croise en plus des indigènes habillés en tenue traditionnelle. Était-ce parce que nous étions un dimanche ? Quoi qu'il en soit, l'atmosphère était vraiment unique. Voici donc quelques instantanés des rues et des temples que nous y avons croisés.

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Parmi les temples que nous avons vus, il y a celui de Kiyomizu-dera. Un temple gigantesque bâti sur des piliers de bois.

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La photo est ratée, mais on y voit au moins l'impressionnante fondation du bâtiment

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La porte Niō-mon

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Des habitants profitent de l'ombre d'un petit jardin intérieur

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La vue magnifique sur la ville de Kyoto. On reconnaît aisément la Kyoto Tower.

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Et au milieu de ce complexe de bâtiment hautement bouddhiste, on se retrouve nez à nez avec un sanctuaire Shinto. Si ce n'est pas un bel exemple de tolérance...

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Le but est de marcher les yeux fermés d'une pierre à l'autre (la seconde est à 5 ou 6 mètres derrière). Si on y arrive, on trouvera l'amour. Autant dire que la fille ici triche, car sa copine lui donne des instructions.

Après la visite de ces bâtiments, nous continuons d'errer dans les ruelles magnifiques de ce quartier.

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Et on y croise des geishas...

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Nous sommes arrivés enfin à une statue gigantesque de bouddha.

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Tellement grande qu'on la voit depuis la Kyoto Tower, mais si, regardez encore la photo de la dernière fois, elle est visible pratiquement plein centre. Malheureusement, je n'ai aucune idée de quoi il s'agit puisqu'aucun guide n'en parle... Ça restera un mystère pour moi.

Nous terminons notre ballade avec le temple de Daiun-in. Nous en avions aperçu la pagode de loin :

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C'est un très beau temple avec un magnifique jardin et un cimetière impressionnant.

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À la fin de cette journée fatigante, nous sommes encore allés voir un spectacle traditionnel d'art scénique japonais au Gion Corner. C'était... comment dire... une véritable torture ! La musique (si on peut appeler ça de la musique) était un enchaînement de sons issus de tout ce que l'on peut taper ensemble. Le mot d'ordre semblant être "plus c'est agaçant, mieux c'est". Alors bon, ça reste mon avis personnel, hein, mais autant le japon est raffiné à plein de points de vue, autant au niveau musique, l'occident avait une longueur d'avance.

Le théâtre (en japonais) mettait en scène deux affreux garnements ayant abusé du saké de leur maître. Tandis que deux geishas proposaient une "danse des manches".

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J'ai adoré le Japon, mais je ne conseillerais ce spectacle à personne.

Nous avons marché encore un peu pour nous imprégner de l'ambiance nocturne de ce beau quartier.

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Nous avons finalement rejoint notre ryokan, auberge traditionnelle, dans laquelle nous passions la nuit. C'est une très belle expérience. Nous avons mangé et dormi à même le sol (enfin, le tatami)

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Une fois le repas terminé, on vire la table et les chaises et on déroule le futon.

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Alors bon, il faut aimer le poisson, le poulpe, et les haricots fermentés...

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Le ryokan est une très belle expérience. Mais on mange ce qu'on nous donne et parfois c'est un peu... spécial. Les haricots fermentés c'est bizarre quand même. Et le poisson séché au petit-déjeuner, c'est particulier.

La prochaine fois, nous terminerons notre voyage avec le Mont Koya.

20 commentaires
2)
Dom' Python
, le 23.07.2015 à 08:13
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C’est vrai que ça fait envie! Merci!

Puzzo a l’air concentrée, comme si elle était en train de tenter de comprendre les règles d’un nouveau jeu… ;-)

Et pour la grande statue, j’ai trouvé ça grâce à la recherche google image.

3)
Madame Poppins
, le 23.07.2015 à 08:45
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Si on y arrive, on trouvera l’amour. Autant dire que la fille ici triche, car sa copine lui donne des instructions.

Trouver l’amour devant le jet d’eau semble donc plus facile ;-)

Merci pour ce voyage virtuel : j’ai adoré ta description du spectacle, ça m’a fait franchement rire et rappelé qu’Amélie Nothomb en parle dans l’un de ses livres, en lien avec son père.

4)
Fabien Conus
, le 23.07.2015 à 08:58
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Certaines photos n’étaient pas clicables (pourquoi ? Mystère. Merci WordPress), c’est maintenant corrigé. Merci Dom’Python de me l’avoir signalé.

Et merci aussi pour le lien vers la grande statue !

@Madame Poppins : oui, le jet d’eau ça marche assez bien aussi ;-)

5)
Gilles Theophile
, le 23.07.2015 à 09:11
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Les deux jeunes filles qui cherchent l’amour, comme elles ont l’air mignonnes. Ça n’a pas l’air de manquer, les jolies filles, là-bas :-)

6)
Dom' Python
, le 23.07.2015 à 09:35
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autant au niveau musique, l’occident avait une longueur d’avance.

OUCH!

Alors bon, ça reste mon avis personnel

Comme ça d’accord…

7)
M.G.
, le 23.07.2015 à 09:59
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Merci Fabien pour ces très belles images et tes commentaires.

Le ryokan est une très belle expérience. Mais on mange ce qu’on nous donne et parfois c’est un peu… spécial. Les haricots fermentés c’est bizarre quand même. Et le poisson séché au petit-déjeuner, c’est particulier.

Une amie vient de passer une semaine au Japon. C’était sa première fois. Elle est revenue très réservée quant à son appréciation de ce qu’elle a vécu.

Son avis m’intéresse car c’est une grande voyageuse et les reportages qu’elle ramène sont toujours passionnés.

Parmi les choses qu’elle n’a pas aimé du tout : la cuisine japonaise. Je comprends un peu pourquoi en te lisant.

Moi qui mangerais de la cuisine vietnamienne à longueur d’année, je comprends maintenant que les yeux bridés ne sont pas forcément un gage de cuisine aux saveurs susceptibles d’être appréciés par un Français.

En revanche, je note que les Japonais se démarquent des Français par la survivance de cette ferveur mystique qui semble avoir disparu de l’Hexagone. Le parfait entretien de ces temples magnifiques et leur fréquentation permanente en sont la preuve. Je vois là un signe d’équilibre grâce au maintien de repères immémoriaux, dans un pays qui est pourtant à la pointe du progrès technologique.

On peut voir ou revoir « Hara Kiri » ou « L’empire des sens » pour comprendre que, décidément, ces gens ne sont pas faits comme nous…

Quant aux femmes de ce pays, je crois qu’elles méritent la découverte. Ce n’est pas ce veinard de Jean Todt qui devrait me contredire ;-)

P.S.- Je ne supporte pas la musique japonaise à laquelle je préfère décidément celle de nos compositeurs du XVIIIème siècle.

8)
ToTheEnd
, le 23.07.2015 à 10:27
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Comme déjà dit, faudra que j’aille faire un tour dans ce pays… et qui sait, je ramènerai peut être quelque chose? (non, pas de haricot fermenté)

T

9)
Jaxom
, le 23.07.2015 à 10:43
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Concernant les gens en yukata, étant en ce moment à Tokyo, je vois passablement de jeunes dans cette tenue lorsqu’ils se baladent ou pour aller à un matsuri *. D’ailleurs depuis la 1re où je suis allé au Japon, je constate que les garçons le porte maintenant aussi, alors qu’auparavant on ne voyait que des filles avec.

* Je suis allé sur l’île d’Oshima avec le bateau de nuit, avant de monter à bord, j’ai vu bien une centaine de jeunes en yukata en descendre, revenant d’un festival sur Niijima je crois.

Concernant la grosse statue, je risque de dire une bêtise, mais je crois que si elle n’est pas citée dans les guides touristiques c’est 1. car elle est récente et 2. a été financée par un des rares mouvements bouddhistes un brin extrémiste à la mémoire des soldats nippons morts à la seconde guerre mondiale.

10)
lvme
, le 23.07.2015 à 12:12
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Il faut que j’arrête de lire ces articles qui m’incitent à entrer dans la première agence de voyage que je croise

12)
Jean-Yves
, le 23.07.2015 à 14:41
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À la fin de cette journée fatigante, nous sommes encore allés voir un spectacle traditionnel d’art scénique japonais ».
« La musique… était un enchainement de sons issus de tout ce que l’on peut taper ensemble.

Loin d’être spécialiste, je trouve l’expérience courageuse !
Mais, plutôt qu’une auberge aux menus exotiques;-) pourquoi pas Tokio… pardon, Kyoto Hotel pour se reposer les oreilles ?

S’agissant d’art traditionnel faisant vraisemblablement référence au théâtre Nô ou au Kabuki, citation partielle de Wikipedia :
« La musique a pour fonction de créer l’ambiance, souvent une atmosphère étrange, en particulier quand interviennent des éléments surnaturels. Les anciens masques du nô étaient tenus par la bouche et les acteurs ne pouvaient pas prononcer de texte, c’était donc le chœur qui parlait à leur place. La domination des percussions dans la musique souligne l’importance fondamentale du rythme dans la représentation de nô. »

Est-ce que, comme une bonne musique de film, ça déclenche des réactions de la part des spectateurs ?

13)
M.G.
, le 23.07.2015 à 14:52
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Ivme: alors relis celui-ci et celui-là, ça te coûtera moins cher!

Les liens que tu proposes m’amusent et me rappellent ce que me disait M. Ido Ricchetti (entrepreneur italien dakarois mort dans la banlieue parisenne) en parlant du Tourisme exotique : « La plus belle des colonies, c’est bien la France. »

14)
Origenius
, le 23.07.2015 à 14:59
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Salut

Merci pour ce voyage japonais. Ça me rappelle que je ne suis pas allé à Kyoto depuis plus de 10 ans. Alors moi aussi, j’ai envie d’y retourner, à frais nouveaux.

Et au milieu de ce complexe de bâtiment hautement bouddhiste, on se retrouve nez à nez avec un sanctuaire Shinto. Si ce n’est pas un bel exemple de tolérance…

Oui et non. Disons qu’on voudrait bien y voir un exemple de tolérance « à l’occidentale » une forme de syncrétisme bienveillant et respectueux auquel on aspire et redoute tout ensemble. Où chacun selon ses aspirations personnelles et spirituelles y trouverait son compte. Où tout se vaudrait finalement puisque le point de référence reste l’individu doté du libre arbitre et de droits imprescriptibles.

Sauf que la vision bouddhiste de la chose n’a strictement rien à voir avec notre conception par trop émerveillée.

Il serait trop long d’expliquer cela ici, mais pour faire court (et donc nécessairement inexact) je tente un résumé :

Dans le cycle des innombrables morts et renaissances (Samsara) que l’on subit pour atteindre l’Éveil, c’est-à-dire la sortie de ce cycle mortifère, afin d’atteindre ce qu’on appelle le Nirvana, dont le Bouddha que l’on connait, le fameux Sakyamuni, a révélé sa propre expérience, tout acte humain « juste » est un capital à poser à l’actif du candidat à l’Éveil, une marche qui lui permet de mieux renaitre jusqu’à devenir Boddhisatva, ultime étape avant la sortie du Samsara. Or sont inclus dans ce cycle tous les êtres humains et leurs expériences de la vie, les actes « justes » et les autres, mais aussi tout ce qui dépasse l’humanité, en bas et en haut. Donc, en ce qui concerne le Japon, même les divinités, le panthéon shinto, est à « l’intérieur de ce cycle mortifère»… En langue occidentale, on dirait que les « âmes divinisées » sont toujours sur le chemin de l’Éveil. Tous les dieux shinto, pour le bouddhisme, tous les kami-gamis (神々), ces divinités japonaises, sont encore en chemin vers l’Éveil et n’ont donc pas encore atteint le Nirvana. (C’est difficile à comprendre pour un occidental qu’un dieu ait non seulement un chemin à parcourir, mais qu’il ne soit pas encore arrivé !)

En conséquence, le bouddhisme accepte la présence de temples shinto à l’intérieur de ses temples non pas par gentillesse ou tolérance, mais par nécessité pour les divinités elle-mêmes. Non seulement les êtres humains que nous sommes, mais toutes les créatures d’en bas et celles d’en haut, sont toutes sur ce chemin pour sortir du Samsara par la voie expérimentée et explicitée par Sakyamuni, le Bouddha. Il est donc nécessaire que des temples shinto, pour les divinités qui les habitent, soient aussi dans les temples bouddhistes afin qu’elles puissent accomplir ces actes « justes ». Exactement comme moi, comme être humain, je vais parfois dans les temples bouddhistes. Et même si je ne suis pas bouddhiste, pour le bouddhisme, j’accomplis un acte « juste » qui me propulse encore un peu plus vers… Il faut bien le permettre aussi aux divinités shinto, tous ces kamigamis en espérance !

Voilà. Je ne sais pas si j’ai été clair, mais je n’ai pas bien la place de l’être en commentaire de blog !

Bon je vais repartir au Japon… Ah bah non, j’y suis déjà… et à vie si ça se trouve.

Amitiés

15)
Fabien Conus
, le 23.07.2015 à 15:49
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Merci pour ces nombreux commentaires, ça fait plaisir parce que j’avais vraiment la peur de vous ennuyer avec tous ces articles.

@M.G. je ne suis pas fan du tout de la cuisine japonaise, je dois avouer. Je préfère de très loin la cuisine chinoise.

@TTE, @lvme : allez-y, vous ne le regretterez pas !

@Jean-Yves : des réactions, ça m’en a déclenché, certainement,… mais plutôt l’envie de partir en courant !

@Origenius : merci beaucoup pour cet éclaircissement. En fait, et je devrais peut-être en parler dans un futur article, on retrouve dans ton explication le côté légèrement « condescendant » que peut avoir un japonais envers un occidental.

17)
Jean-Yves
, le 23.07.2015 à 18:24
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Je suis assez curieux des réactions que pourraient exprimer des lecteurs japonais et francophones au spectacle d’un Ranz des vaches.

Par exemple celui-ci, compte non tenu des 20 bonnes secondes de tintements de sonnailles dont il est difficile d’appréhender le sens :D

18)
zit
, le 24.07.2015 à 07:37
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Le les haricots fermentés ( le nato), c’est un peu la même chose que le lait fermenté (le fromage) pour nous, et encore, ils n’attendent pas que ça soit aussi pourri que par chez nous, et ça sent quand même moins ;o).

J’adore le petit déjeuner japonais, plein de saveurs violentes, qui réveillent les papilles, un vrai repas complet et équilibré. Et la cuisine japonaise est pour moi l’une des plus grandes : le goût essentiel de l’aliment est sublimé par un apport mineur, c’est très léger et digeste, et, outre le plaisir du palais et des yeux, c’est une cuisine qui, bien plus que toute autre, sait jouer avec le toucher; la texture des différents aliments arrivant en même temps a une importance capitale, dans un assortiment de sashimi (le poisson cru, en tranches, pas présenté sur une boulette de riz), entre le moelleux du thon gras, la fine texture de la dorade, de la sole ou du bar, le légèrement croustillant de l’encornet et le côté un peu caoutchouteux des akagai (une palourde rouge), sans oublier le très croquant d’une rondelle de radis fermenté (takuan) ou rapé, c’est quelque chose que l’on n’a dans aucune autre cuisine, il me semble.

z (qui va y retourner un jour, je répêêêêêêêêêêêêêêête : faut kon s’organise…)

19)
Jaxom
, le 24.07.2015 à 11:35
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Très léger ? La cuisine gastronomique genre kaiseki je veux bien. Mais va dans un matsuri pour te prendre des takoyaki, des okonomiyaki, des yakitori ou des soba grillées (sobayaki ??). Il reste guère que le kakigouri pour sauver ça. Et encore, cette année j’ai découvert qu’ils avaient réussi à mettre du lait condensé sucré dessus.

Mais bon, j’adore quand même.

20)
Passmoilsel
, le 24.07.2015 à 22:49
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Ah! La cuisine japonaise! Je suis devenu fan, même si je n’aime pas tout.
Il est vrai qu’il faut un délai d’accoutumance pour un occidental. Et ce n’est qu’à mon deuxième voyage que mon cerveau s’est enfin décidé à apprécier ces gouts différents.
Mon troisième voyage m’a rendu autant curieux qu’avide de cette cuisine variée et diététique.
Mon quatrième voyage m’a montré que j’étais devenu accro! ;o)
Mais je m’étonne toujours de ce que des mets, somme toute pas forts en gout comme les sushis par exemple, peuvent produire comme sensation de bien être…!!
J’adore le Japon vous l’aurez compris, et pas seulement pour sa cuisine! ^^