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De la B.O. (5/5): Murray Gold

Bon, nous y voilà...

La surprise est ce compositeur britannique: Murray Gold.

Peut-être le connaissez-vous? vous verrez sur la page Wikipédia qui lui est consacrée qu’il n’a pas encore une disco-filmographie (comment on appelle cela d’ailleurs?) aussi grande que les compositeurs que je vous ai présentés, et que ceux dont vous m’avez parlé en commentaires.

Personnellement, je le connais grâce à la série anglaise mythique et hors du commun (à bien des égards) Doctor Who. D’ailleurs, peut-être la regardez-vous? en avez-vous entendu parler? ou ignorez-vous tout de cette série? Car, si elle est diffusée en France sur F4, ses audiences sont plutôt confidentielles par rapport à d’autres séries, alors qu’au pays de Sa Majesté il s’agit d’un vrai phénomène de société. J’hésite d’ailleurs à vous parler de cette série dans une autre humeur... merci de me signaler si cela en vaut la peine ou non.

Donc, j’ai découvert Murray Gold grâce au «Docteur» et à la multiplicité des ambiances musicales qui parcourent la version moderne de cette série (depuis 2005). J’ai acquis l’intégralité des B.O. relatives aux différentes saisons et ai été bluffé par ses qualités de compositeurs sachant varier les ambiances, sachant être épique et grandiose, sachant être doux et rêveur, sachant faire pleurer, rire, ou inquiéter... ses compositions sont à mon sens des pures merveilles servant avec créativité et force l’évolution de la série et de ses personnages.

Je l’ai annoncé dans les précédents billets que je trouve qu’il réunit les qualités de mélodiste de J. Williams, la grandiloquence de H. Zimmer, la créativité de D. Elfman, dans des musiques souvent orchestrales, quelques fois des chansons, et quelques fois un peu avec des instruments plus modernes...

Sa patte, mais c’est certainement le format de série et non de film qui le lui permet, est également une musique très «sensorielle», très «organique» je trouve, car il compose des thèmes en relation avec des personnages, ou avec des situations, qui évoluent peu à peu selon les épisodes et selon les aventures que les personnages vivent.

 

Pour preuve de l’engouement de sa musique lié à cette série, depuis 2008, 3 soirées de «Nights of the Proms» de la BBC ont été consacrées aux musiques du «Doctor» par Murray Gold. Et cette année, il y a même un orchestre qui tourne avec tout un spectacle en Angleterre, après avoir fait une tournée en Australie, en Nouvelle Zélande et cet automne à New York. Hélas, je n’ai pas la possibilité d’y aller...

 

Pour les vidéos suivantes, je suis navré, certaines ne servent pas vraiment la qualité de la musique...

 

«the Doctor forever» — dans le registre très "aventure"

Un florilège en live de 3 thèmes de personnages, chacun de ces morceaux est une merveille à mon sens, dans des ambiances tantôt joyeuses, émouvantes, ou dramatiques:

«This is Gallifrey», un de mes thèmes favoris

 

Maintenant, parce que j'évolue et que je teste de nouvelles manière de mettre des liens, je vous propose quelques liens depuis Soundcloud, pour éviter les images qui bougent...

Le thème du 10e docteur, qu’il faut écouter jusqu’au bout, tant il regorge d'évolution. Surtout que 2,46 minutes, c’est trop court...

 

«Doomsday», plus inquiétant, plus dramatique, plus hypnotique... mélangeant orchestre, guitare et batterie...

Le thème du 11e docteur, plus «aventure», plus épique

Une chanson façon jazz-cabaret, pour vous donner une idée de la variété dont il est capable: «My angel put the Devil on me»

Un morceau plus épique à nouveau, mais qui évolue durant ses 3,20 minutes «Martha’s Quest»

Cette fois, un morceau flirtant entre des arrangements orchestraux et une construction de type chanson, avec 2 solistes, une voix d’enfant et un ténor (me semble-t-il)...

Et une chanson interprétée par Katherine Jenkins (qui a joué dans la série le rôle du personnage qui chante cette chanson...)

Pour illustrer les «grands méchants» de la série, Murray Gold aime sortir l’artillerie complète: orchestre et chœur!

 

En fait, il faut que j’arrête de vous en mettre, je pourrai vous submerger littéralement de liens, car les morceaux sont courts en général... et il y en a des dizaines que j'aimerai partager...

Mais ainsi, vous avez un concentré de ce que ce compositeur est capable de faire.

Je reste toutefois toujours avec une interrogation. Pour aimer des bandes originales (et je précise bien ce terme, pour ne pas parler de l’utilisation de morceaux préexistants), doit-on apprécier l’histoire qui se déroule devant nos yeux? En d’autres termes, est-ce que l’on peut aimer une bande originale sans apprécier le film (ou la série, ou...) qu’elle accompagne? Sachant pour ma part que mon attention est dans tous les cas attirée par les effets musicaux, je pense que c’est la découverte en même temps que l’image qui m’attire. Après, l’écoute seule provoque des émotions nouvelles, quelques fois avec les scènes revenant clairement en tête, mais pas à chaque fois...

 

Avant de clore ce cycle, je tiens juste à vous mettre un lien d’un des morceaux joués à l’occasion des «Nights of the Proms» de la BBC, car en 2013, à l’occasion des 50 ans de la série, ils ont fait un spectacle incroyable, avec les robots, les monstres, des projections, tout cela dans l’écrin magnifique du Royal Albert Hall of London. Ce faisant un spectacle grand public, avec des musiques incroyables. Comme quoi, faire populaire et de qualité est possible.

 

Et un tout dernier lien, l’une des musiques les plus émotionnelles que j’ai pu entendre par ce compositeur (à écouter sans regarder si vous ne connaissez pas la série, le «clip» étant un affreux collage de photos tirées de la série...)

 

 

 

Voilà, j’ai donc terminé cette série que j’ai souhaité partager avec vous sur ce sujet.

Je retiens que cela m’a fait connaître un peu plus les compositeurs dont j’ai parlé, que je connaissais surtout par leur musique. Je retiens également qu’en commentaires, vous m’avez orienté pour aller découvrir comme Alexandre Desplat, Cliff Martinez, Bernard Hermann, Nino Rotta, Georges Delerue, Alan Silvestri, Joe Hisaishi, Nicola Piovani, Burt Bacharach, Lalo Schiffrin, James Horner, Steve Jablonsky, Rob Dougan... de quoi découvrir encore pas mal de choses!!!

 

Merci pour votre lecture, vos écoutes, et vos retours!

 

 

Rappel :

De la B.O. (1/5) : John Williams

De la B.O. (2/5) : Hans Zimmer

De la B.O. (3/5) : Danny Elfman

De la B.O. (4/5) : des compositions marquantes

De la B.O. (5/5) : Murray Gold

7 commentaires
2)
Charled
, le 07.05.2015 à 14:24
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+1 pour un article sur le Docteur. Même si c’est un feuilleton très difficile à raconter.

3)
zit
, le 07.05.2015 à 18:49
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J’ajouterais à la liste des découvertes qu’il te reste à faire, Henry Mancini, rien que pour le début de La soif du mal (Touch of evil en Vo), à l’époque, le plus long plan séquence de l’histoire du cinéma (et sacrément bien filmé, à aucun moment on ne sent la prouesse technique, la virtuosité du grand Orson, c’est fluide, efficace, du grand art), mais aussi Hatari !, la panthère rose, The party et tellement d’autres…

Et je plussoye farouchement sur Lalo Schifrin, dont j’adore aussi tout ce qu’il a fait qui n’est pas de la BO (avec un album magnifique de 1977, le trèèèès groovy Free ride, en collaboration avec Dizzie Gillespie), mais aussi Bullit, Mannix, Dirty Harry, Mission impossible, Starsky et Hutch et le célèbre thème de la pub Dim.

Et le plus hexagonal des roumains, Vladimir Cosma, avec Les Demoiselles de Rochefort, tous les Pierre Richard, dont Le grand blond avec une chaussure noire, et bien sûr Rabbi Jacob…

Et aussi un truc un peu plus contemporain, Fred Pallem et le Sacre du tympan, un fantastique arrangeur qui n’a fait que peu d’albums (4) mais fait pas mal de Bo et d’habillage sonore. Son dernier album, Soudtrax est une expérience rigolote, puisqu’il s’agit de huit BO de films qui n’existent pas, dont on a le synopsis, pour s’en faire une idée, avec quelques (fausses) photos pour l’ambiance, vraiment très intéressant (c’est un disque qui peut passer en boucle dans mon atelier pendant plusieurs mois avant que je ne me lasse –quand je suis à l’atelier, j’ai besoin de son, mais je n’ai pas toujours les mains assez propres pour changer de disque, et pas assez de neurones disponibles pour choisir un disque, et dans tous mes disques que j’adore, il y en bien peu qui peuvent passer en boucle comme ça sans me rendre dingue ;–). À ne pas rater en concert, avec son big band.

z (j’ai essayé d’écouter Murray Gold, mais ça ne passe pas du tout, je répêêêêêêêêêêete, trop de cordes à mon goût, je crois, et je n’ai jamais vu la série, ce qui n’aide peut–être pas non plus)

4)
Gr@g
, le 08.05.2015 à 20:18
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Merci pour vos commentaires!
Du coup, à part Zit, qui a fait l’effort d’écouter (merci à toi!) malgré tout, j’ignore si vous êtes touché ou non par cette musique…

Heum, et pour l’humeur sur le docteur, on verra… ce sera très personnelle si je la fais! ;o)

5)
Radagast
, le 10.05.2015 à 16:17
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J’avoue que Murray Gold, si je trouve qu’il accompagne très bien le feuilleton, j’ai un peu de mal à l’écouter sans le support du Docteur. Par contre, j’ai un gros fais faible pour le BO du parrain de Nino Rota et Carmine Coppolla.

6)
Macgicien
, le 18.05.2015 à 15:23
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La musique du Docteur est devenue la BO de ma vie de tout les jours.
Murray Gold tourne en boucle sur mon iPhone.

7)
Gr@g
, le 20.05.2015 à 14:00
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Tout comme moi macgicien!
Je tente d’écouter autres choses, mais j’y reviens vite!