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La technique cinématographique

La technique cinématographique, par Léopold Lobel

Thomas, un sympathique voisin, grand amateur de septième art, m'a prêté ce petit ouvrage, la quatrième édition, de 1934, avec un additif sur le cinéma parlant (qui finalement, à l'époque de cette parution avait fini par supplanter le muet, malgré certains critiques de l'époque qui avaient prédit que ce ne serait qu'une mode, passagère ;o).

 

La page de garde, quatrième édition, de 1934, chez Dunod, la première édition est de 1912 (103 ans...).

 

C'est un livre qui était destiné aux futurs projectionnistes, cadreurs, laborantins, monteurs, enfin tous les métiers techniques de l'industrie, rien sur l'Art, les réalisateurs, scénaristes ou comédiens. Mais ça fait pas mal d'informations quand même, avec beaucoup de jolies illustrations.

Et ce bouquin, il m'a tellement plu, que j'ai eu envie de vous le faire découvrir...

Quelques extraits :

Si ce bouquin est arrivé entre mes mains, c'est que le prêteur savait bien que j'allais pouvoir y trouver des informations simples, à mon niveau de compétence scientifique (à savoir, proche du zéro – °C , hein, pas K quand même –), qui pourraient m'être utiles dans une de mes recherches du moment :

 

quelques petits schéma optiques simples

 Tout sur la mécanique des projecteurs, de la croix de Malte :

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j'en avais déjà entendu parler

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que je pense essayer de bricoler pour d'autres projets,

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à des trucs beaucoup plus complexes, dont je n'arrive pas à comprendre le pourquoi du comment ;o)

La finesse de gravure, des illustration est vraiment magnifique :

Les ampoules Tungar

Les ampoules Tungar

On y parle aussi des appareils de prise de vues

un passage passionnant sur le fondu automatique

un passage passionnant sur le fondu automatique

La caméra à grande vitesse G. V. Debrie :

et le descriptif précis du mécanisme permettant l'entrainement du film à 180 images par secondes !

et le descriptif précis du mécanisme permettant l'entrainement du film à 180 images par secondes !

J'ai adoré le passage du second paragraphe de la page de droite

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sur le panoramique, expliquant qu'il est facile (mais pas au début) d'actionner de la main gauche la manivelle permettant de faire pivoter la camera tout en actionnant, de la main droite, la manivelle d'entraînement du film (à une cadence de 120 tours par minute, quand même !)

Et il y en a pour se plaindre de la lenteur de l'autofocus ?

Ce qui est formidable, dans ce livre, c'est que l'auteur connaît vraiment bien son sujet, à tel point qu'il est l'inventeur de quelques outils indispensables (du moins, simplifiant bien la vie)

comme cette étalonneuse Filmogrph L. Lobel

comme cette étalonneuse Filmogrph L. Lobel

On y apprends aussi tout sur les pratiques de laboratoire

comme le détail du système de filtration des bains

comme le détail du système de filtration des bains

mais le truc qui m'a le plus épaté, c'est quand même dans le chapitre sur le son, d'apprendre que sur les premiers films sonores, le son était enregistré sous forme d'image !

la piste son est à gauche des images

la piste son est à gauche des images

Et ça, non seulement je ne m'en doutais pas, mais en plus, les procédés de captation et de reproduction du son y sont décrits abondemment, et les systèmes sont assez incroyables.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Si ça vous a plu, il est possible de trouver le livre dans certaines bibliothèques, on peut aussi l'acheter ici ou là sur des sites spécialisés dans la ventes de livres rares (ça a l'air d'être un grand classique), mais vous pouvez aussi le télécharger là, une archive zip de 220 Mo, soit 201 pages doubles, est à votre disposition; contenant toutes les pages photographiées à la va–vite (je ne voulais pas passer le bouquin au scanner, de peur de l'abimer) et patiemment recadrées pour que ça ne pèse pas trop lourd. J'ai bien essayé quelques OCR, mais c'était absolument catastrophique (les photos ne sont pas parfaites, et les logiciels d'OCR non plus), beaucoup beaucoup trop de travail (et puis je l'ai déjà lu, quand même, je vais pas passer ma vie dessus non plus !) et une tentative d'en faire un PDF m'a généré un fichier de 2,6 GO !

 

PS : rien à voir, mais, quand j'ai mis le fichier sur Dropbox, il m'a informé que je n'avait presque plus d'espace libre, j'ai fait un peu de place, et quand j'ai vidé la corbeille, ce sont plusieurs dizaines de milliers de fichiers qui ont été effacés de mon Mac, dans mon enthousiasme, j'ai du mettre à la corbeille entre 100 et 200 Go de trucs dont je ne sais même pas de quoi il s'agit ! et je m'en fout, vous ne pouvez pas savoir à quel point (j'ai l'habitude, j'ai déjà liquidé deux bibliothèques iThune par mégarde ;o).

8 commentaires
1)
XXé
, le 02.04.2015 à 01:21
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Ah… que de souvenirs de l’époque où j’ai commencé à jouer avec de superbes projecteurs encore éclairés par des charbons…
Changement de bobine toutes les 15 à 20 mn, fallait pas s’endormir ! :-)

Puis d’une année comme opérateur projectionniste dans des complexes multisalles. Là, les films étaient montés sur des plateaux, d’un seul tenant et les charbons étaient remplacés par des lampes au xénon.

Merci pour cet article zit…

Didier

2)
Argos
, le 02.04.2015 à 09:08
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Amusant cet étonnement que le son était imprimé à côté de l’image sur la pellicule. Cela a valu un rétrécissement du format de l’image par rapport au temps du muet. Cette pratique a été en usage jusqu’à la fin du vingtième siècle, sa disparition est toute récente donc. Le Dolby stéréo a été à l’origine aussi inventé pour améliorer la qualité de cette bande-son.

Il faut rappeler que la bande magnétique n’a été employée pour l’enregistrement qu’à partir des années quarante avec en particulier les concerts de Wilhelm Furtwängler et que le multipistes magnétique n’est apparu qu’avec le format Cinémascope en 1953 avec La Tunique d’Henry Koster.

Une histoire toute récente déjà en passe d’être oubliée comme souvent celle de 125 ans de cinéma. Le principal problème qu’avait créé l’apparition du muet était que la lourdeur des caméras entourées d’un véritable blindage sonore pour qu’elles restent silencieuses ont pour un temps rendu impossible la fluidité des mouvement d’appareils utilisée à la fin du muet.

Aujourd’hui le numérique a remplacé le film, tout juste un peu plus tard que dans le domaine de la photo.

3)
François Cuneo
, le 03.04.2015 à 15:41
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PS : rien à voir, mais, quand j’ai mis le fichier sur Dropbox, il m’a informé que je n’avait presque plus d’espace libre, j’ai fait un peu de place, et quand j’ai vidé la corbeille, ce sont plusieurs dizaines de milliers de fichiers qui ont été effacés de mon Mac, dans mon enthousiasme, j’ai du mettre à la corbeille entre 100 et 200 Go de trucs dont je ne sais même pas de quoi il s’agit ! et je m’en fout, vous ne pouvez pas savoir à quel point (j’ai l’habitude, j’ai déjà liquidé deux bibliothèques iThune par mégarde ;o).

:-)))

Cela dit, beau livre!

4)
zit
, le 04.04.2015 à 07:42
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XXé, je suis heureux d’avoir ravivé des souvenirs comme ceux–là, je me souviens, presque comme si c’était hier, d’un épisode de la série Colombo, quand l’inspecteur se fait initier au maniement du projecteur 35, avec la première marque indiquant au projectionniste que c’est bientôt la fin de la bobine, et la seconde pour démarrer la seconde bobine (et c’est un élément clef de l’enquête).

Argos, oui, c’est de là que venait mon étonnement, comment ai–je pu, en près d’un demi siècle, passer constamment à l’écart de cette information pourtant essentielle ? Ce qui est magnifique, c’est que la visualisation du son utilisée aujourd’hui par tous les logiciels permettant son traitement vient exactement de ce procédé, en tout cas, ça y ressemble vachement (voir la dernière image, à gauche « Fig. 345 a Film positif avec enregistrement à densité fixe »).

François, on ne se refait pas, on me compare souvent à un certain Mc Gyver que je ne connais que de nom, alors gue mes héros sont plutôt (et non, pas Pluto) Rahan, le fils de Crao, et… Gaston, le roi de la gaffe ;o).

z (c’est un ouvrage qui se déguste tranquillement, pas un truc qu’on dévore comme un Deon Meyer, je répêêêêêêêêêêêête : il m’a bien fallu trois mois pour le finir)

7)
zit
, le 07.04.2015 à 08:18
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Merci beaucoup nippotam, non seulement il pèse maintenant presque deux fois moins, mais on peut y faire des recherches bien plus facilement. Qu’as–tu donc utilisé comme logiciel(s ?) ? apparemment, un plug-in d’Acrobat ?

z (maintenant, refaire un peu la maquette, je répêêêêêêêêêêêêête : et oui, quelques illustrations ont leur texte une page ou deux plus loin…)

8)
nippotam
, le 07.04.2015 à 08:32
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Pas de quoi. J’utilise Adobe 9.0 et de base la reconnaissance OCR fournie. (Bizarrement limité à 50 pages). Je fais en lot de 50 pages et assemble. Par contre, je n’ai pas fait de relecture du texte numérisé.