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Jean Maurer Swiss Audio, la musique et l’humain (expérience, visite, interview)

Si vous lisez cet article, sachez que c’est le deuxième d’une série dédiée à la Hi-Fi, introduite ici brièvement (la table des matières et l’explication de base de la démarche en quelque sorte).

Le premier article vous parlait de Qobuz et de l’importance du DAC dans un ensemble Hi-Fi.

Je n’en ai pas tout à fait terminé avec ces deux thèmes, mais il me faut aller plus loin.

D’abord, je précise que cet article est assez long. Il vous raconte la suite de mon expérience, la visite de l’entreprise Jean Maurer, une interview de Jean et Marc Maurer. Je voulais diviser cet article en deux, mais finalement, je trouve que ce serait artificiel et qu’il est plus cohérent ainsi.

Ah, petite chose encore: certaines illustrations sont tirées d’un PDF de Jean Maurer destiné aux preneurs de son. Vous pouvez le télécharger ici dans son intégralité.

Alors go, allons-y.

Vous vous rappelez, je pense (bon sang, ça ne fait qu’une semaine, faite gaffe à votre mémoire un peu…) que j’étais sur le derrière de voir à quel point un bon DAC (Digital to Analogic Converter, relisez le texte de la semaine passée, je ne vais pas tout recommencer non plus…) externe pouvait changer la donne.

Oui, mais si j’étais très satisfait à mon bureau, j’éprouvais une frustration à la maison: l’ensemble tout neuf que j’avais acheté composé du DAC TEAC UD-501, associé à l’ampli TEAC AX 501 et épaulé par le lecteur CD TEAC PD 501 apportait évidemment tout son savoir-faire, sa précision, mais mes colonnes JM-LAB DB 17K2, que j’aimais tant depuis 1986, ne faisaient plus le poids.

Certes, les basses étaient assez naturelles, les aiguës bien détaillées, mais j’entendais un trou dans les médiums qui me posait un vrai problème. Pour dire vrai, je ressentais la chose depuis des mois, voire depuis deux à trois ans.

Je mettais la chose sur le compte de la mélasse que la carte son de mon Mac sortait, même si j’avais bien un doute, quand j’écoutais un CD depuis la chaîne Bang & Olufsen.

Mais non, là, ce n’était plus possible.

Et ça me posait tout de même un problème, parce que s’il y a un élément dans une chaîne Hi-Fi sur lequel il ne faut pas lésiner, c’est bien les enceintes.

Un tout petit peu d’histoire personnelle

Quand j’étais petit, soit entre 15 et 25 ans, nous étions une bande d’amis qui étaient passionnés par la musique et par la Hi-Fi.

Or, vers la fin de cette époque, oh, c’était début des années huitante, l’un de ses amis, Jean-Marc, s’était approché d’Aubonne, petit bourg vaudois un peu au-dessus du lac Léman et avait découvert à l’époque un acousticien reconnu par déjà un grand nombre de mélomanes.

C’était Jean Maurer.

Jean-Marc avait acheté des enceintes chez lui, et ne jurait que par elles et leur papa.

Nous écoutions de la musique souvent les uns chez les autres, et je dois dire qu’à l’époque, ces colonnes étaient pour moi le sommet de ce que j’avais pu entendre, l’équivalent en Hi-Fi à  ce que Girardet était pour la cuisine.

Depuis, j’ai toujours gardé dans ma mémoire ce son comme une sorte de référence.

Je les ai croisées à divers endroits, chez quelques amis, ces enceintes, et elles ne m’ont jamais déçu.

Mais je vais en reparler plus bas, pour l’instant, j’en reste là dans mon petit peu d’histoire personnelle qui n’était là que pour vous mettre en situation.

Maintenant que le décor est planté, allons plus loin.

La décision de changer d’enceintes est quasiment prise

À l’Âge du Soft, j’avais vu toute une kyrielle de colonnes très haut de gamme, dont les Jean Maurer.

J’ai bien sûr parlé de tout ça avec Madame K, qui, et c’est d’ailleurs assez rigolo, était allé passer une soirée chez Jean Maurer dans une ancienne vie, soirée dont elle gardait un souvenir ému.

Elle aussi avait été frappée par la magie de Jean, et de cette soirée.

Elle m’a dit qu’il fallait absolument qu’on prenne rendez-vous une fois à l’une des soirées hebdomadaires qu’il organise dans son auditorium.

Je lui ai répondu qu’elle ne savait pas trop ce qu’elle faisait, que j’allais bien évidemment ressortir de ladite soirée avec une paire d’enceintes, ou au moins la commande d’icelle (j’accorde avec paire qui est au singulier).

Elle a souri.

En fait, nous n’avons pas eu le temps de prendre rendez-vous pour une de ces soirées.

Ça faisait déjà quelques jours que je me promenais sur le site Jean Maurer, et que j’avais déjà un regard pour des enceintes qui me semblaient faites pour notre appartement.

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À Aubonne, l’antre de Jean Maurer Swiss Audio

 

Il y avait un problème à régler: les finances, parce que la Hi-Fi, eh bien ce n’est pas donné.

Et comme en parlant de « donner », je l’avais déjà passablement fait entre mon DAC pour l’école et mon ensemble ampli-DAC-lecteur CD pour la maison, ça posait un petit problème.

Heureusement, comme je l’ai écrit dans l’introduction à cette série, j’avais reçu un cadeau de Noël conséquent de ma maman, que je pensais garder pour agrémenter l’ordinaire de l’année 2015.

Il n’en sera rien: finalement, ce cadeau se concrétisera dans la concrétisation d’un rêve.

Une fois cette décision prise dans ma tête, j’ai continué mes visites sur le site de Jean Maurer, et, depuis une recherche Google, je suis tombé je ne sais trop comment sur une annonce émanant de chez lui mettant en avant une paire d’enceintes 320E d’occasion, hyper soignées (allez, cette fois j’accorde avec enceintes).

Les 320E sont des colonnes 3 voies de bibliothèques de dernière génération. Au-dessus d’elles, il y a les 370E qui sont formidables, mais juste trop grandes pour notre appartement.

C’est vers les 320E que je me décidais plus haut. Donc la chose tombait bien.

C’était le dimanche 21 décembre. J’ai envoyé un mail à Jean Maurer, demandant si l’annonce était toujours valable. Je me suis dit que si elle l’était, c’était un signe.

Lundi matin 22 décembre, j’apprenais que les colonnes étaient toujours là, dans un état de neuf, que je pouvais passer à Aubonne pour boire un café et les écouter.

Mes demandes, pour être sûr

J’ai immédiatement téléphoné et confirmé ma visite dans l’heure qui suivait.

Mais je voulais être sûr: était-ce moi qui étais devenu à moitié sourd avec cette histoire de médiums? Allais-je rentrer à la maison et être encore un peu déçu par mon matériel, en me disant qu’en plus, j’avais dépensé pas mal d’argent?

J’ai donc demandé à Jean Maurer si je pouvais amener mon ampli TEAC et mes colonnes JM LAB pour qu’on puisse comparer en toute connaissance de cause.

Jean a bien sûr accepté: j’ai démonté mon matériel, l’ai emballé dans un carton pour le DAC et dans des linges pour les colonnes, et en voiture Simone, direction Aubonne, qui est juste à côté de Bière, où j’habite.

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L’entrée vers le beau son
Ne serais-je pas un peu maniéré lorsque je prends des photos?

 

Arrivé sur place, j’ai été d’abord accueilli par Marc Maurer, le fils de Jean, qui m’a immédiatement mis à l’aise.

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Comme toujours, cliquez sur l’image pour enlever ce fichu flou Word Press.

Oh, mais attention: rien à voir avec un vendeur qui veut vendre à tout prix. Là, quand on vous met à l’aise, c’est pour que vous soyez bien.

Vous êtes dans un grand salon, aéré, magnifique, au centre de la vieille ville d’Aubonne, dans une maison magnifique qui est à fois l’appartement de la famille et l’atelier, le tout réparti sur plusieurs étages.

Jean est arrivé très vite et le montage de mon installation a été fait dans les règles.

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Jean Maurer.

La vie sans musique serait une erreur… Une citation de Nietzsche en slogan sur sa blouse de travail. Joli!

 

Il m’a expliqué les petites inquiétudes qu’il avait par rapport à ce qu’allaient donner ses enceintes sur un ampli classe D.

Un son, un tout

Il faut vous dire que Jean Maurer est un puriste: il veut vous offrir un son.

Il y tient: des colonnes s’accordent avec certains amplis, moins avec d’autres.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il propose ce qu’il appelle des thèmes pour ses clients qui ne sont pas encore équipés.

Vous les trouverez ici, ils sont au nombre de quatre.

Mais écoutons-le répondre avec Marc, son fils, à quelques questions que j’ai pu lui poser ce mercredi après-midi.

Interview de Jean et Marc Maurer

FC: Jean, Marc, dites-nous ce qui caractérise vos enceintes

JM: depuis 1973, date à laquelle est sortie la JM240, première 3 voies j’ai compris l’importance d’une enceinte construite autour du haut-parleur des médiums.

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C’est lui qui donne le relief à un son. Beaucoup de concurrents développent en fait des haut-parleurs deux voies, et ceci même s’ils sont dotés de plus de deux haut-parleurs. En effet, il ne sert à rien d’aligner deux haut-parleurs de graves (c’est souvent le cas) sur une enceinte avec un haut-parleur d’aiguës pour faire une vraie trois voies. Le haut-parleur des médiums est de la plus haute importance et c’est en particulier sur ce point que nous sommes particulièrement pointus.

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Nous sommes également particulièrement fiers de nos filtres et de leur pente particulièrement bonne, qui permet, je le rappelle, d’aiguiller les fréquences vers les bons haut-parleurs.

NDLR: Jean me tend un filtre. Je veux le prendre d’une seule main, il me dit de poser mon appareil de photo, que sinon, ça ne va pas le faire. Je prends ce filtre à deux mains, et je pense que si je l’avais lâché, il serait tombé jusqu’au sous-sol en traversant les dalles. J’ai rarement vu une pièce aussi dense.

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C’est beau, et c’est lourd: c’est un filtre

 

FC Qu’est-ce qui fait une bonne enceinte?

JM: je vais vous surprendre. Bien évidemment, son équilibre, sa musicalité, mais également sa capacité de restituer le silence. Nous allons certainement en reparler également avec le document que je vous ai préparé à propos des amplis à tubes la semaine prochaine, mais je m’explique: il est relativement facile de faire une colonne capable de restituer un forte d’un orchestre symphonique, mais que se passe-t-il immédiatement après ledit forte? Très souvent, les enceintes renvoient des traînées, sous forme de vibrations ou de résonances qui viennent perturber soit le silence, soit les notes suivantes d’une œuvre.

Nous avons donc travaillé comme des fous dans ce domaine, et nous sommes allés très loin, par exemple avec nos enceintes à doubles parois remplies de dizaines de kilos de sable de quartz, qui absorbent ces traînées.

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Comme nous maîtrisons la fabrication de notre matériel de A à Z, nous fignolons les détails et pouvons assurer à chaque paire d’enceintes une même qualité dans tous les domaines.

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Où l’on aperçoit dans ce boîtier la double paroi que l’on remplit de sable de quartz.

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Les différents placages disponibles, tous effectués sur place.

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Marc et la machine à découper le placage

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et la presse de collage

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Les placages, qui arrivent en billes de plusieurs mètres de long.

 

MM: je reviens également à nos filtres et à nos haut-parleurs que nous avons développés et améliorés depuis la colonne 320B sortie en 1976, première enceinte vraiment très performante de notre entreprise.

FC: Que répondez-vous à ce commentaire d’un de nos lecteurs qui trouve que vos colonnes, qu’il se réjouit d’écouter ont un look qui ressemble à ses Cabasses des années 70? Il est vrai que lorsque l’on se promène dans un auditorium, les colonnes modernes ont des looks très actuels, certaines cylindriques avec des retours de tweeters sur le dessus, ou des formes assez étonnantes?

JM: Sans vouloir me montrer présomptueux, je souris lorsque, comme vous, je me rends dans certains auditoriums. D’abord, parlons de notre design, le même c’est vrai depuis 1985 en effet. Il s’agit de ce que nous appelons un design de fonction.

Tout est basé pour que, dans un volume donné, l’enceinte puisse donner son maximum. Le but est de ne faire aucun compromis. Or les designs actuels sont basés la plupart du temps certes sur la qualité du son, mais également pour se plier à une mode esthétique.

Et pour ce faire, ces fabricants doivent faire des compromis.

Et ces colonnes deviennent… une foule de compromis.

Regardez les colonnes d’il y a quelques années: elles devaient être étroites, elles tombaient, on ne savait pas où mettre les haut-parleurs de basses, alors on les mettait sur les côtés, ou alors on devait ajouter un caisson de basses.

Nous, nous refusons le compromis. Nous mettons nos boîtiers à disposition des haut-parleurs, à disposition du son et de la musicalité.

Et puis, pour renchérir, toujours en souriant, dans ce domaine du design, le nôtre est intemporel, c’est vous d’ailleurs qui le dites (j’avais fait la remarque en effet quelques minutes auparavant NDRL). Les design actuels, nous l’avons vu, se plient à une mode.

Lorsque les fabricants passent au design suivant, les fans se sentent tout bêtes et veulent changer de matériel, un peu comme certains propriétaires de voitures se sentent obligés de changer la leur lorsque leur modèle est changé.

Ce n’est vraiment pas le cas chez nous, ce qui est (il sourit) d’ailleurs assez ennuyeux.

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Des boîtiers 370E en cours de fabrication

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Et des 320E

 

FC: Puisque vous venez sur le sujet, dans quel état est le marché de la Hi-Fi actuellement, et comment se porte votre entreprise?

JM: Certaines années ont été assez difficiles.

Nous avons traversé des modes, par exemple la quadriphonie. On me disait « Jean, tu dois y venir, tu vendras deux fois plus d’enceintes ». Je n’y ai jamais cru et je n’ai jamais voulu entrer là dedans. La quadriphonie a disparu.

Ce qui a été le plus dur, c’est le 5:1, qui a tué dans les magasins l’audio. Certains vendeurs racontent que leurs clients chipotent pendant des heures pour un système qui coûte moins de 500 francs, ils ne font plus de marge, c’est dur. Il n’y a qu’à voir des enseignes comme Mediamarkt qui ont presque totalement laissé tomber la stéréophonie et qui ont lâché leur auditorium, ce qui n’est pas un mal d’ailleurs.

FC: Ah bon, pourquoi?

JM: Mais parce que l’on ne peut pas écouter des enceintes avec plein d’autres paires autour! Elles entrent en résonances avec la paire qui émet, c’est une catastrophe!

MM: Et puis il y a la fatigue! Au bout de dix minutes que l’on passe d’une écoute à l’autre, on ne sait plus où l’on en est, surtout si l’on est un client peu habitué de la chose.

FC: C’est la raison pour laquelle votre auditorium ne montre ici que les 370E?

JM: Oui, à moins que le client, lors de la prise de rendez-vous, me dise explicitement qu’il veut tester une paire spécifique, ce que vous avez fait vous-même en me disant que les 320E d’occasion vous intéressaient, je fais écouter les 370E. Je montre des sons, basés sur des thèmes.

Il est clair que si l’on sait dès le départ que le client a un budget limité à X milliers de francs, nous présentons le thème en conséquence. Le client vient avec ses disques et écoute longuement ce qu’ils donnent sur le thème proposé. Mais jamais avec un mur de colonnes en face de lui.

Vous savez, certains vendeurs ont des amplis de rejet, qui servent en fait à mettre en avant les produits qu’ils veulent vendre. Nous ne pratiquons pas comme cela, nous mettons en avant nos produits dans une écoute qui prendra le temps qu’elle prendra, nous avons le temps.

Il arrive qu’au cours de la discussion, on change de thème et que l’on montre le niveau supérieur. Mais il faut vraiment que la différence de prix en vale la peine. C’est ce qui est arrivé avec vous en quelque sorte, vous êtes d’une certaine manière passé au thème trois, avec ampli à tubes.

FC: Mais revenons à votre entreprise, comment se porte-t-elle?

JM: L’entreprise va bien, et l’arrivée de Marc y est pour beaucoup. D’abord parce qu’il est compétent, mais aussi parce qu’il est clair que certains clients qui investissent une somme relativement conséquente pouvaient se poser des questions: mais qu’en sera-t-il de ce matériel lorsque vous ne serez plus là? Marc représente une certaine image de la pérennité.

Vous savez, notre difficulté principale, c’est qu’à chaque fois que nous vendons une paire d’enceintes, nous sommes bons pour trouver un nouveau client puisque normalement, pendant au moins trente ans, nos clients ne revendent pas leurs colonnes.

S’ils le font, c’est pour passer à un modèle supérieur, mais c’est relativement rare, et dès qu’une paire est sur le marché, elle disparaît très vite. Ce qui nous fait dire d’ailleurs que nos principaux concurrents, ce sont les enceintes Jean Maurer d’occasion!

Et puisque je parlais des inquiétudes qu’auraient pu ressentir certains clients par rapport à la suite et au suivi du matériel, je tiens à préciser que depuis 1997 et la sortie des séries D5 et E, nous n’avons connu qu’une seule panne: une soudure interne dans un transducteur d’aiguë…

FC: Vos clients doivent parfois faire preuve de patience, je crois?

JM: En effet, et contrairement à de nombreux autres domaines, nos clients se montrent compréhensifs. Bien sûr, nous avons un certain stock, mais il peut arriver que lorsqu’un client a un besoin très spécifique, il doive attendre un peu puisque nous travaillons par séries. C’est d’ailleurs assez formidable de pouvoir travailler dans ces conditions.

C’est aussi notre rigueur sur la qualité qui peut amener certains retards. Certains composants que nous faisons construire à l’extérieur sur nos spécifications peuvent ne pas nous plaire une fois arrivés à Aubonne. Il faut tout recommencer et cela peut prendre du temps.

Mais encore une fois, nous avons des clients formidables, qui sont prêts à attendre un peu pour obtenir ce qu’ils cherchent.

FC: Vous faites surtout de la vente directe, vous n’avez jamais eu envie de grandir?

JM: Nous avons eu, il y a longtemps, trois employés. Cela signifie vendre dans des magasins, sortir de Suisse, avec des importateurs, des vendeurs, des marges à chaque fois, et des charges très lourdes qui faisaient qu’une fois nos employés payés, nous n’avions plus rien.

Nous en sommes revenus à la vente directe avec un ou deux vendeurs très proches de nous (par exemple l’Âge du Soft à Morges), nous pouvons ainsi nous concentrer sur la qualité sans avoir à augmenter les prix, toujours sans compromis.

FC: Et l’avenir de votre société, quel est-il?

MM: nous continuons à développer certains projets, nos filtres sont formidables, mais à long terme, nous allons encore chercher à les améliorer.

Nous travaillons également sur nos amplis Lectron fabriqués ici à Aubonne. Notez d’ailleurs qu’une des dernières évolutions de ces amplis n’est pas réservée qu’aux nouveaux clients: nous faisons des mises à jour de certains amplis existants. C’est aussi une certaine manière de respecter nos clients, qui sont souvent nos fans.

FC: Pour vous, le son parfait, c’est quoi?

Jean sourit, nous écoutons de la musique baroque sur un ampli Lectron JH60 auquel sont associées des colonnes JM 370E. Jean fait un geste large de la main vers son système et me répond simplement: ça…

J'en profite pour vous faire visiter en images, je vous retrouve plus bas!

 

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La plupart des bobinages sont effectués sur place

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Par Mme Maurer elle-même!

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Que voici sans ses lunettes!

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ici, ce sont des petites bobines.

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Le fil part de là…

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Jean Maurer inspectant une carte mère de JH31

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Marc en train d’en monter une

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Les détails d’une carte mère

C’est propre!

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Marc Maurer en plein contrôle des tensions d’un Lectron

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Idem

 

 

La comparaison en auditorium

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C’est assez beau, vous ne trouvez pas? Ici, les 370E avec un ampli Lectron JH60 (fabrication Jean Maurer)

 

Lorsque je parle d’auditorium, et cela confirme ce qui a été dit pendant dans l’interview ci-dessus, n’imaginez même pas une seconde un mur avec 20 paires d’enceintes.

Jean revendique le fait que ces auditoriums ne sont pas bons: les colonnes à côté de celles qu’on essaie entrent en résonance avec la paire qu’on essaie, c’est une horreur.

Pour lui, on vient écouter un son, un tout. On part d’une base, la 37OE, et si l’on veut essayer autre chose, on apporte la paire désirée, et puis on la sort de la pièce.

Comme j’avais demandé de comparer une paire de 320, elles étaient déjà prêtes.

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La 320E

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Notez le pied tubulaire (optionnel, la colonne peut-être posée sur une bibliothèque): il est rempli de sable à quartz pour couper les résonances: Marc a tapé un tube vide et un tube amorti, la différence est incroyable.

 

 

Nous avons comparé longuement.

Plusieurs disques de musique baroque, un disque de jazz, et Pink Floyd.

En fait, à volume relativement élevé (nous pouvions encore largement discuter), mes colonnes m’ont encore un peu étonné. Si on les pousse, elles ont encore à donner, mais avec un manque certain, toujours, dans les médiums, ce qui m’a d’ailleurs été confirmé par Jean et Marc.

Je pensais qu’elles avaient pris un coup, Jean pense quant à lui qu’elles ont toujours été comme ça.

Elles manquent de relief, point barre.

Et puis, nous avons branché les 320E. Celles que j’allais prendre chez nous.

Et là, tout le champ s’est ouvert!

C’est assez fou d’ailleurs, puisqu’on parle de relief: tout d’un coup, chaque détail ressort avec finesse, chaque note compte, chaque frottement de balai sur la caisse claire est présent, on a l’impression de pouvoir compter les filaments métalliques dudit balai.

Les coups de grosse caisse sont présents bien évidemment, mais sans ce fichu effet Loudness qui flatte l’oreille.

Ici, un sentiment de plénitude, de zénitude, de neutralité aussi.

Nous avons comparé aussi avec les 370E, le modèle phare de la gamme. Il est clair qu’ici, nous en avons encore plus, mais pour des raisons financières et de place, cela n’aurait pas été raisonnable de craquer. Un jour peut-être, allez savoir.

L’inquiétude de Jean et de Marc

Jean et Marc ont été assez étonnés par l’ampli TEAC AX-501.

Il s’agit pour eux de l’un des meilleurs Classe D qu’ils ont entendus depuis longtemps, voire de l’un des meilleurs amplificateurs à transistors tout court.

Tant l’un que l’autre étaient pourtant convaincus qu’il formait un meilleur couple avec les 370E, et qu’il était un peu moins en symbiose avec les 320E.

De toute manière, une chose était certaine, c’est qu’il fallait monter un peu le volume pour que les colonnes puissent donner ce dont elles étaient capables.

Le problème, c’est que chez moi, je ne peux pas me permettre d’écouter trop fort, j’ai des voisins dessus, des voisins dessous, je ne veux absolument pas les déranger.

Jean m’a expliqué que pour obtenir à faible volume le relief magnifique rencontré en auditorium à la maison, la solution idéale serait de passer à un ampli à tubes (ou à lampes si vous préférez).

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Les amplis proposés dans différents thèmes.

 

Il m’a expliqué longuement pourquoi. Je n’ai pas tout compris, mais je lui ai demandé de nous redonner une explication complète pour Cuk.ch que je me ferai un plaisir de vous transmettre la semaine prochaine, dans le troisième épisode.

Nous avons passé dans cette première partie de la journée deux heures à discuter de son, d’images (Jean vient d’acheter un Nikon D810), et de toute chose qui pouvait nous intéresser.

Je suis allé manger pendant que la famille se sustentait elle aussi et allait préparer mes câbles spéciaux aux extrémités  spécifiquement montées pour mes colonnes et mon ampli.

En début d’après-midi, j’ai remballé mon matériel, visité la maison familiale, ses ateliers, discuté encore un peu, tout cela dans l’auditorium. Du Händel passait sur les colonnes, à très faible volume.

Je n’arrêtais pas de dire que j’étais frappé par la pureté du son, j’avais l’impression d’avoir les musiciens à côté de moi.

Et encore une fois, à faible volume. J’ai remarqué que les 370E étaient branchées sur un ampli à lampes.

Vraiment, le son était magique.

Et finalement, je suis rentré à la maison, vers 15 heures.

Ouaouh! C’est que pour mettre ces colonnes sur mon étagère, il y a comme une petite tension. C’est qu’elles pèsent 26 kg chacune, et qu’il ne faut pas qu’elles prennent le moindre petit coup, elles sont tellement belles et bien finies, en plus.

Mais on n’est pas une mauviette, allez, on remonte tout ça.

On branche.

Et on écoute.

Ces colonnes sont formidables, nous reparlerons technique ces deux prochaines semaines et du pourquoi de cette qualité.

Alors bien sûr, j’avais encore effectué un pas de géant par rapport au matin même.

Oui, c’était bien évidemment qualitativement incomparable avec le JM-LAB.

Mais… parce qu’il y avait un « mais », je ne ressentais pas la magie rencontrée à Aubonne.

Pas d’hésitation, téléphone chez Jean Maurer: discussion de quelques minutes.

Départ pour l’achat d’un ampli à tubes

J’y retourne, je vais me prendre en plus un amplificateur à Tubes PrimaLuna Prologue Classic, une petite merveille d’ampli à lampes donc, testé de manière assez dithyrambique partout, et par exemple ici.

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L'ampli Prima Luna, je vous le montrerai à la maison, cette image est tirée du site de l'entreprise Jean Maurer.

Nous repassons deux heures dans l’auditorium à discuter de tout et de rien, de l’école, des formations, de musique.

Jean m’explique comment changer les tubes avec des gants blancs fournis avec l’appareil (j’ai le temps, c’est dans 5’000 heures), et je rentre à la maison.

J’enlève l’ampli TEAC que j’avais bien évidemment éteint avant de partir.

Je fais bien attention d’avoir l’ampli PrimaLuna sur Off, et je rebranche le tout.

Je précise que je sors du lecteur de CD pour l’entrer non pas sur l’ampli, mais sur le DAC TEAC en fibre optique, Jean Maurer m’ayant expliqué que le convertisseur intégré au lecteur de CD qui était intégré ne pouvait pas faire de l’aussi bon travail que celui dont c’était la tâche principale.

Ainsi, je ne change pas l’entrée sur l’amplificateur, qui reste toujours celle du DAC, mais uniquement la source sur le DAC. Elles sont chez moi de deux types:

  • USB depuis le Mac
  • Optique depuis le lecteur de CD

Je disais donc que je rebranche le tout, j’allume l’ampli PrimaLuna et là miracle, j’entends quelques notes du concerto en E Majeur de Bach, interprété par Amandie Beyer qui tournait en boucle sur Qobuz que j’avais oublié d’arrêter avant de partir chez Jean-Maurer chercher l’ampli à tubes.

Immédiatement… la claque. En trois secondes.

La suite au prochain épisode, vendredi prochain.

Où il sera question des amplificateurs à lampes (à tubes), du 24 bits de Qobuz, et d’Audirvana Plus.

Bon week-end à toutes et à tous!

47 commentaires
1)
Renaud LAFFONT
, le 16.01.2015 à 06:59
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Magnifique. En pleine lecture de l’article, j’avais un peu peur que l’ampli ne soit plus en phase avec tes 320E. C’est logique ce passage à l’ampli à tubes en fait.
Tu as mis tes enceintes sur une étagère? Au delà du poids, y a pas de risque de vibrations?

2)
Renaud LAFFONT
, le 16.01.2015 à 07:02
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juste un 2e commentaire: j’ai eu l’occasion un jour d’entendre des JM Lab Grande Utopia dans un auditorium à NY avec ampli à tube et du vinyl (années « huitantes » comme dirait François…). Grandiose. Spacialisation phénoménale du son.

3)
François Cuneo
, le 16.01.2015 à 07:09
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Renaud: amorties comme elles le sont par 14 kilos de sable de Quartz, je ne pense pas qu’il y ait le moindre problème. Mais bon, si j’avais eu la place, j’aurais préféré les mettre sur des pieds spécifiques. Cela dit, Jean m’a dit que c’était des enceintes d’étagères, alors bon, je crois que ça va aller.

En tout cas, pas la moindre vibration, rien ne bouge lorsque je touche le rayon sur lequel elles sont.

5)
Michael_K
, le 16.01.2015 à 08:31
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J’ai eu l’occasion de les entendre chez mon oncle qui a les colonnes 320E ainsi que l’ampli à lampes: c’est impressionnant, magnifique ! tout s’entend, la spatialisation est énorme, les graves ne bavent pas, les mediums sont puissants sans envahir, les aigus sont d’une finesse, tout est étagé parfaitement. J’en rêve! Merci François pour cet article musical !

8)
djtrance
, le 16.01.2015 à 09:56
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Très bel article! J’ai eu l’occasion de découvrir Jean Maurer dans un reportage sur la RTS (ABE sauf erreur – sur les enceintes): quel Monsieur!

Je rêve en secret de découvrir une installation issue de ses créations, ça doit être un pur délice pour les oreilles :)

9)
François Cuneo
, le 16.01.2015 à 10:15
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Prends rendez-vous djtrance!

Renaud: c’est une pièce de 25 m2 je pense, je suis à 3 mètres des enceintes, qui elles-mêmes sont assez rapprochées.

Jean me disait que ce n’avait aucune importance, et que ce qui est mauvais, c’est de trop séparer les enceintes: cela sépare l’orchestre.

10)
ToTheEnd
, le 16.01.2015 à 10:24
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Il a fallu creuser pour trouver les prix… aïe.

Mais pour ceux qui ont les moyens et qui veulent offrir le « top » à leurs oreilles, c’est clairement un investissement qui vaut la peine… mais c’est un 0 en trop ou du moins, quelque chose qui attendra encore.

Mais pour le plaisir, je vais tout de même me payer une visite chez cet artisan et me laisser aller avec quelques CD préférés… je laisserai argent, cartes de crédit, papier d’identité, etc. à la maison pour ne pas faire de bêtise.

T

11)
pasmet
, le 16.01.2015 à 10:44
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Comme d’habitude.. Super article, vivement la semaine prochaine. « Merci CUK »
Belle journée à tous

12)
djtrance
, le 16.01.2015 à 10:49
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Je voudrais bien mais je n’ai pas de budget à allouer à de l’audio actuellement! Mais le jour où je le ferais, avec grand plaisir!

14)
Alain Le Gallou
, le 16.01.2015 à 11:57
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Ayant dépensé dans ma vie beaucoup plus d’argent en achat HiFi qu’en achat de voitures, je m’étais interdit de participer à la discussion du premier article. Je commente ce jour parce que François nous a indiqué qu’il avait une pièce petite de 25 m². Il ne peut probablement pas se permettre d’abattre deux murs, comme je l’avais fait dans mon appartement parisien pour faire de trois pièces une seule pour être adapté à une chaîne hi-fi.

Pourquoi, parce que la longueur d’onde des basses doit être en proportion de la taille de la pièce. Par exemple, en construisant l’une de mes chaînes avec un caisson Onken, j’avais calculé le filtre de manière à couper les basses en fonction de la longueur de ma pièce (de mémoire, vacillante c’était il y à 30 ans, début de la pente de coupure vers 60Hz, ce qui est haut pour les amateurs de boom-boom, et haut pour Onken qui a un haut-parleur de 38 cm dans un volume d’environs un demi mètre cube juste pour les graves) Correction : La taille d’un caisson Onken est 980x800x575.

Donc, François, à ta place je serais très prudent avant de dépenser beaucoup d’argent pour monter en gamme d’enceintes. Pas sûr que tu y gagneras beaucoup. Il faut les tester chez toi avant achat. Je sais ce n’est pas facile vu la taille et poids, d’avoir en prêt des enceintes 370E Maurer ou autre comparable.

Pour le reste, rien que deux photos me donnent déjà une bonne indication de la qualité des enceintes Maurer. La taille des bobines du filtre. L’épaisseur du boîtier, le surcoût de construction, pour respecter le décalage nécessaire entre les haut-parleurs. Notez, ce décalage et le poids d’une enceinte est un bon indicateur de départ de choix. En plus, chez Maurer, avec le sable qui n’a pas la même fréquence de résonance, on rentre dans des options de perfectionnement. Enceinte à écouter c’est certain.

15)
Semaphore
, le 16.01.2015 à 13:55
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c’est assez souvent le cas, lorsqu’on change ses enceintes, faut que les électroniques (ampli) s’accordent bien avec, et les mariages ne sont pas toujours heureux.
merci pour cet article, c’est sûr que je passerai à Aubonne pour une écoute.

16)
Roger Baudet
, le 16.01.2015 à 15:18
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Pour aller dans le sens d’Alain le Gallou, ll faut en effet 3,40m. pour une fréquence de 100 Hz, 6.80m. pour une de 50 Hz et… 17m. pour une de 20 Hz. Amis audiophiles, il va falloir abattre vos murs :-)

De plus, comme les parois d’une pièce sont en général parallèles, il se crée un ping-pong d’ondes (on dit «ondes stationnaires»), qui fait que certaines fréquences vont plus s’entendre que d’autres ces dernières étant plus rapidement absorbées. Enfin, si on ajoute le fait que la plupart des gens posent leurs baffles contre un mur, ils gagnent encore 3 dB de fréquences médium-basse (6 dB pour un angle) leur assurant une belle coloration du son! Bref on n’est pas sorti de l’auberge!

Pour l’ampli à tube, le principe même est d’utiliser la distorsion de cette technologie qui crée artificiellement des harmoniques dans les médiums et les basses. Le son est moins juste, mais plus flatteur et plus agréable (la fameuse «chaleur» du son «tube»).

Bref, la «Hifi», c’est beaucoup de subjectivité, mais l’important, c’est de se faire plaisir :-)

17)
ToTheEnd
, le 16.01.2015 à 15:23
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Arrangement? Malheureusement, je ne pense pas que ça sera possible… à moins qu’il ait des contacts directs avec certaines personnes…

T

18)
Migui
, le 16.01.2015 à 16:42
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Il y a des jours où je me sens un peu bête: comment expliquer que mon « nec plus ultra » soit un Bose SoundLink Mini.

Mais bon, c’est que de ce côté-là au moins, je suis mal éduqué. Sans doute encore la faute à mes parents! ;-)

20)
ysengrain
, le 16.01.2015 à 17:55
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Je n’ai vu aucun commentaire à signature féminine. Ce sujet reste avec les années une affaire …d’hommes.

Je suis aussi assez étonné, rédigeant le 19 ème commentaire que personne n’ait encore cité 3 éléments capitaux dans un système de reproduction sonore haute fidélité: les câbles.
3 types de câbles DOIVENT retenir l’attention:
– ceux qui véhiculent le courant électrique (l’alim, quoi)
– les câbles reliant les périphériques de lecture (CD, DAC, magnéto numérique) à l’ampli
– les câbles reliant l’ampli aux enceintes

L’alim: les fins connaisseurs affirment qu’aujourd’hui, on peut « donner de l’air » à la reproduction en utilisant un système de filtrage connecté entre la prise du mur et le câble d’alimentation. Yves Cochet, pas le politique, un autre, célèbre dans le milieu disait que tout commençait là. Je n’ai aucun matériel à recommander, sinon vos oreilles.

Attention au sens de branchement des câbles reliant les périphériques de lecture. Ils doivent être de très bonne qualité: à essayer avec le meilleur instrument: vos oreilles.

Enfin, les câbles qui alimentent les enceintes. On peut se ruiner avec ces trucs là (j’en connais « des » qui ont dépensé des fortunes). Le même Yves Cochet que précédemment ne jure que par le câble Scindex de base. Ne pas oublier d’essayer le fonctionnement dans les 2 sens.

Dans mon expérience, le résultat est audible sous l’angle de « l’aération » autour du message sonore. J’ai entendu une « augmentation de transparence ».

Enfin, je garde ceci pour la fin. La scène se passe au studio 105 de Radio France. Les techniciens font la mise en place des micros pour un enregistrement de concert Un preneur de son s’adressant à un vieux monsieur dans la salle: « attends, je te faire entendre nos nouvelles enceintes ». Quelques mesures sont émises dans le studio. Le vieux monsieur écoute. Le silence se fait après quelques mesures. « Dis donc, tes enceintes…elle ont de la cuisse et de l’ourlé, non ? »

21)
Alain Le Gallou
, le 16.01.2015 à 18:02
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Merci Roger Baudet pour les précisions entre fréquentes et distance, ce qui me fait penser que ma mémoire doit dérailler en citant 60 Hz pour la coupure. Peu importe l’important, c’est de garder à l’esprit le rapport entre la taille de la pièce et la capacité de l’enceinte.

Je rajouterai, au problème que tu as bien fait de souligner des ondes stationnaires du à l’emplacement des enceintes collées au mur, celui du problème des ondes retour arrière vers les oreilles de l’auditeur. Cas classique dans une petite pièce ou le divan d’écoute se trouve collé le long du mur.

Pour information, lu ce jour ici
: L’orgue descend jusqu’à 16 Hz. Le piano, la harpe, la contrebasse sont vers 40 Hz. Le tuba, le basson, le saxophone vers 50 Hz. Et les autres au-dessus…
Nota : La contrebasse 4 cordes à sa note la plus basse, le Mi 0 à 41 Hz. Il existe une contrebasse 5 cordes dont la note la plus basse est le Do 0 à 32.7 Hz, contrebasse que je n’ai jamais vue en concert.

22)
jibe22
, le 16.01.2015 à 18:05
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Ca donne envie tout ça ! J’ai jeté un coup d’oeil au catalogue d’occasion, mais avec le cours du Franc Suisse qui fait un sacré bond, le prix à augmenter de + 22% en quelques jours par rapport à l’Euro ! Comme quoi, c’était une bonne affaire la semaine dernière !

23)
François Cuneo
, le 16.01.2015 à 18:28
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Aurais-je donc fait une bonne affaire?:-)

L’important ici pour moi n’était bien évidemment pas cela.

Ysengrain: oui, les câbles ont de l’importance: les 2 RCA qui relient mon DAC à l’ampli coûtent autant qu’une petit chaîne toute simple!

Les câbles des colonnes sont des câbles Jean Maurer, donc c’est du tout bon.

Pour vos histoire d’ondes et de volume de pièce sonore, je trouve ça très intéressant mais je ne comprends pas tout.

En général, je me fie à ce que j’entends, et là, purée (j’en parlerai demain) j’écoute le premier mouvement du concerto en Ré Majeur (opus 77) de Brahms (j’ai toujours eu le dada pour cette oeuvre, en particulier le 3e mouvement): c’est exceptionnel.

J’ai écouté au moins quinze versions à ce jour, celle de Kennedy remportait ma faveur, mais là, celle de Lisa Batiashsvili est à pleurer tellement c’est beau. En voilà une qui sait sortir les tripes de son Stradivarius!

24)
François Cuneo
, le 16.01.2015 à 18:30
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Caplan, j’étais absolument certain que tu allais commenter à propos de ton Wurlitzer! Eh oui, c’est peut-être ce qui explique ce son incroyable, que l’on entend presque dans la vidéo, malgré les HP minables de mon portable.

25)
François Cuneo
, le 16.01.2015 à 18:32
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Ah mais qu’est-ce que vous croyez? Madame K est enchantée de cet ensemble haute fidélité. Elle apprécie autant que moi (je crois).

26)
Alain Le Gallou
, le 16.01.2015 à 19:01
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Je confirme donc l’information de Ysengrain pour les câbles entre ampli enceinte de Yves Cochet, car je le connaissais bien, puisqu’il a construit un amplificateur à lampe spécifiquement adapté pour ma pièce et mes QUAD à Paris. Il est venu quatre fois chez moi l’ampli sous le bras pour le tester sur pas moins de deux heures d’écoute à chaque fois, puis retour à son atelier pour modification. (Les enceintes électrostatiques QUAD étaient ma référence, car je suis amateur d’opéra donc de voix, donc je privilégiais la précision du médium aigu.)

Du Scindex de bonne taille c’est suffisant. Et vérifiez surtout que vous n’êtes pas en opposition de phase. (Cela se détecte bien sur une écoute en monophonie).

Pour les câbles EDF, commencez donc pas avoir une ligne directe entre votre chaîne hi-fi et l’arrivée EDF. Cela vous évitera déjà pas mal de parasites. Et revenez sur ce type de pinaillage quand vous aurez réglé tous les problèmes acoustiques de votre pièce.

Pour Ysengrain qui aime les anecdotes. Durant L’une de ces séances d’écoute avec Cochet et un voisin premier prix de guitare, où nous commençons à être assez satisfait du résultat, écoute d’un nouveau morceau de piano et catastrophe. Cela déplaisait à mon ami et moi. Commentaire de Cochet : j’étais au concert cela sonnait comme cela. C’était aussi une grande force de Cochet, en plus d’avoir une femme pianiste de haut niveau, il allait très souvent concert.

27)
Guillôme
, le 16.01.2015 à 20:27
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Excellents articles François, très très intéressant!

Je n’ai pas commenté dans le premier article faute de temps mais j’imagine qu’avec la contrainte d’un branchement USB du DAC sur un ordinateur, on se retrouve avec une problématique de driver, de compatibilité et de pérennité du matériel avec la vitesse de changement des OS. Ai-je tort?

Sur la hifi, étant équipé moi-même modestement (tout comme en photo), le problème c’est qu’on si ne met pas une limite on s’arrête jamais (comme en photo) et on se retrouve très vite à vendre sa maison, sa femme et ses enfants pour des câbles en or, un pré-ampli pour purifier le signal envoyé à l’ampli, …

Mais bon, il faut savoir se faire plaisir et si tu sais t’arrêter profites bien et merci de nous faire profiter de ton expérience :)

28)
François Cuneo
, le 16.01.2015 à 22:10
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Oh mais n’en crois rien!

J’ai vendu femme et enfants!

En matière de drivers, aucun problème, il n’y en a pas!

OK, on peut installer un programme pour aller trafiquer le DAC, mais je ne l’ai même pas fait. Il est reconnu nativement par OSX.

Et merci pour le compliment à propos de l’article, il me plaît bien à moi aussi:-)

29)
Caplan
, le 17.01.2015 à 01:17
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Caplan, j’étais absolument certain que tu allais commenter à propos de ton Wurlitzer! Eh oui, c’est peut-être ce qui explique ce son incroyable, que l’on entend presque dans la vidéo, malgré les HP minables de mon portable.

C’est pas un Wurlitzer, c’est un Rock-Ola!

Un p’tit Baby Come Back pour la route!

30)
Saluki
, le 17.01.2015 à 10:28
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Amis cukiens, vous êtes fous.

Merci.
En ces temps, c’est un vrai bonheur de vous lire -et de pouvoir le faire sans peur- dans votre chasse au dernier Hz furtif, le pied à coulisse sous la main et le stéthoscope collé à l’oreille – enprunté au Sieur Ysengrain -.

31)
ola
, le 17.01.2015 à 10:32
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Guillôme sur Mac pas de problèmes l’OS supporte l’USB audio class 2 depuis un moment, les changements de normes sont rares il y a toujours compatibilité ascendante. Je crois pas qu’un DAC puisse tenir 30 ans mais 10 ans ça semble réaliste, et peut être 15.
Sous Windows il faut des drivers mais ce sont des drivers assez génériques, si la boîte qui fait le DAC coule il sera toujours possible de trouver des drivers ailleurs et de même il est probable qu’on puisse trouver des drivers pour les OS à venir.

Pour les cables je me suis pas intéressé aux problèmes, je me suis contenté de demander au vendeur du magasin hifi de me vendre quelque chose qui soit homogène en son et budget avec le reste (et j’ai écouté pour vérifier). A l’installation j’ai découvert avec surprise que le cable du DAC à l’ampli avait un sens ! (Le cable USB aussi mais il y a une fiche type A et une fiche type B donc on se pose pas la question).
Le vendeur m’a précisé que si je me lassais des basses de mes enceintes on pourrait les calmer en changeant les cables, c’est le genre de choses ça m’a surpris mais je l’ai cru sur parole.

32)
ola
, le 17.01.2015 à 10:39
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Pour les enceintes et le positionnemment je vous conseille outre votre oreille d’utiliser un utilitaire comme celui-ci (nécessite un bon micro)
http://www.roomeqwizard.com

Sinon au moins d’utiliser des fichiers avec des fréquences qui augmentent progressivement pour vérifier qu’il n’y a pas de grosses résonnances, des creux etc… et très utile pour régler et positionner un caissson de basse (c’est très compliqué à régler je trouve)

33)
M.G.
, le 17.01.2015 à 10:46
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Quand je vous dis qu’on est bien, sur Cuk !

Là, François, tu as fait fort, en me rajeunissant de plus de quarante ans d’un coup ;-)

C’était l’époque où je passais des nuits entières à chercher la meilleure solution de repro pour la musique que j’aimais. Je partageais cette passion avec un ami, ce qui nous donnait l’occasion de comparer nos solutions respectives.

Je suis bien obligé de parler du matos de l’époque pour dire que j’ai le souvenir de l’achat d’un ampli MARANTZ 4400, d’un REVOX A77 et d’une platine Cassettes TANBERG TCD 310 qui m’avaient coûté (d’occasion) à eux trois le double du prix de mon automobile de l’époque !

Souvenir de ce vinyle du « Concerto de Aranjuez » qui ne supportait qu’une dizaine de lectures avant que les violons ne deviennent une bouillie de sons inaudibles (Platine THORENS – Cellule Shure V15 III) ! La solution, racheter le disque et l’enregistrer, avec une surprise de taille : la meilleure repro était obtenue avec des cassette Maxel UD XL1 sur la platine TANDBERG à 4,75 cm/s et non pas sur le REVOX A77 à 19 cm/s avec de la bande REVOX originale… Curieux, n’est-il pas ?

À la même époque, nous allions dans une discothèque en fin d’après-midi écouter le quatrième mouvement de la Neuvième Symphonie de Beethoven dirigée par Karajan dans son enregistrement de 1963 (reconnu – semble-t-il – comme le meilleur jamais réalisé par Karajan).

Assis au milieu de la piste de danse, nous nous laissions submerger par cette folie d’instruments et de chœurs, tous parfaitement séparés. C’est vrai que la prise de son avait été fabuleuse et que les amplis étaient des McIntosh à lampes ;-)

Nos enceintes personnelles ? J’ai le souvenir de Goodmans, JBL, avec une préférence pour les Goodmans, que nous trouvions plus « rondes » et moins « sèches » que les JBL. Depuis plus de dix ans, j’en suis resté à Cabasse dont le XO System sonorise mon Home Cinéma, que ce soit à Dakar ou en Normandie.

Je comprends que l’on puisse être subjugué par le perfectionnisme des Maurer. J’aime la perfection :-)

34)
ToTheEnd
, le 17.01.2015 à 11:00
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J’ai vendu femme et enfants!

Ah ouais, j’ai rien vu dans « Occasions »…. ;-)
J’espère au moins que tu as vendu en CHF et pas EUR…

T

36)
François Cuneo
, le 17.01.2015 à 11:10
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Il y a tout de même un truc magique avec la Hi-Fi!

Ces histoire de câbles par exemple.

C’est un peu comme Dieu, je ne sais pas, a priori je n’y crois pas mais des fois, je doute.

Et pour les câbles, c’est encore plus simple: on me dit que c’est meilleur, j’y crois, et comme j’y crois, je trouve ça meilleur. Ou alors c’est que c’est vraiment meilleur.

Mais moi, le temps qu’on me débranche les câbles et qu’on me remette d’autres, j’ai peur d’avoir oublié le son d’avant.

Alors pour être sûr, je prends les meilleurs câbles, comme ça je ne doute plus.

Idem avec le 24 bits, on en reparlera la semaine prochaine.

C’est d’ailleurs un peu pourquoi je n’ai pas envie de faire des tests à l’aveugle, et même des tonnes de comparatifs.

J’aime la magie, j’aime y croire, et j’aime le résultat.

37)
François Cuneo
, le 17.01.2015 à 11:15
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En tout cas là, j’écoute Benjamen Clémentine (merci Qobuz de me l’avoir fait découvrir!) en 24 bits: c’est divin. Les fêlures de cette voix, la finesse des percussions, du piano, de la basse, et des parties violon… C’est fou!

Si vous avez Spotify ou Qobuz ou je ne sais quoi qui vous permet d’essayer, passez un moment sur ce gars étonnant.

Feu de cheminée, thé vert Gun Powder, un pointe de citron, eau à 80°, à la limite de la neige, c’est trop bon un samedi matin comme ça, juste après avoir couru un peu…

38)
François Cuneo
, le 17.01.2015 à 11:20
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Souvenir de ce vinyle du « Concerto de Aranjuez » qui ne supportait qu’une dizaine de lectures avant que les violons ne deviennent une bouillie de sons inaudibles (Platine THORENS – Cellule Shure V15 III) ! La solution, racheter le disque et l’enregistrer, avec une surprise de taille : la meilleure repro était obtenue avec des cassette Maxel UD XL1 sur la platine TANDBERG à 4,75 cm/s et non pas sur le REVOX A77 à 19 cm/s avec de la bande REVOX originale… Curieux, n’est-il pas ?

Quand je dis que c’est magique! Parce que là, la « science n’explique pas ce phénomène!

Là, François, tu as fait fort, en me rajeunissant de plus de quarante ans d’un coup ;-)

Ah ben je ne savais pas que j’avais de tels pouvoirs.

On nage dans le surnaturel là!:-)

39)
François Cuneo
, le 17.01.2015 à 11:22
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Ah (et ne croyez pas que je veux faire monter le nombre de commentaires, j’ai passé l’âge!:-)) Caplan, désolé, je suis navré, vraiment, d’une telle erreur.

J’avais peut-être un poil abusé du Gigondas hier soir…

Il n’empêche que son son est lui aussi assez magique. Et je ne parle plus de ce qui sort de tes vidéos, mais de ce que l’on entend dans ton salon.

40)
buchsinet
, le 17.01.2015 à 11:25
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Très bon article sur ces enceintes, ça donne envie de prendre un rendez-vous à Aubonne. Jean Maurer est un très bon fabricant de matériel audio de notre pays. Il mérite bien un peu de publicité en ces temps où le taux de change risque de mettre en péril nos petites entreprises suisses.

41)
M.G.
, le 17.01.2015 à 11:42
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J’avais peut-être un poil abusé du Gigondas hier soir…

Ah ! Le Gigondas… Cher à Navarro, à mon oncle de Vedène… Et à moi-même, lorsque je pouvais encore m’en régaler. C’est décidément curieux, cette symbiose cukienne entre la Suisse, la France et le Sénégal…

42)
J-C
, le 17.01.2015 à 13:22
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Bonjour,

En ce samedi, je vais vous faire mourir de rire en vous demandant de faire un test qui pourrait me rendre service…

Que donnent ces fabuleuses installations en se bouchant totalement une oreille ?

Ce n’est pas une blague, depuis toujours je suis totalement sourd de l’oreille gauche (on pourrait en faire un sujet de discussion sur Cuk), ce qui heureusement ne m’empêche pas de jouer du piano et de la guitare, un plaisir formidable même à mon très modeste niveau… et j’ignore donc ce qu’est la stéréo, et a fortiori la HiFi…

L’écoute de ce genre de matériel avec une oreille unique -et j’ajoute « musicale »-crée t-il vraiment une sensation différente ?

Merci pour vos retours, et très bon week end !

43)
François Cuneo
, le 17.01.2015 à 13:39
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Je n’ai pas essayé, parce que de toute façon, mon cerveau ne saurait compenser comme le tien le fait certainement depuis… toujours.

Je reste nonobstant persuadé que tu ressentiras la HiFi comme tout le monde. Hi-Fi ne veut pas dire « stéréo de haute qualité », elle veut dire « Haute Fidélité ». Ton oreille unique va en profiter plein pot.

44)
M.G.
, le 17.01.2015 à 17:06
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Je dirai même que les sons musicaux n’interviennent pas que sur les oreilles. Même si J-C n’entend que d’une oreille, c’est tout son corps qui ressent la musique. La vraie Haute-Fidélité améliorera ses sensations musicales.

Souvenir d’un concert de Stanley Clarke à la Grande Halle de La Villette à Paris dans les années soixante-dix : alors que j’étais perdu au milieu de 10 ou 15 000 spectateurs, une attaque sur sa guitare basse était littéralement perçue comme un coup de poing au plexus.

Certes, c’est limite caricatural sur le plan de la perception musicale mais entre la flûte à bec et la guitare de Stanley Clarke, toutes les plages de fréquences sont ressenties par le corps tout entier et pas seulement par les oreilles…

45)
guru
, le 18.01.2015 à 05:33
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Je réitère ce que je disais en commentaire du premier article, une chaîne HiFi c’est tout ce que vous décrivez PLUS le local d’écoute. Non seulement sa taille mais beaucoup plus important sa forme et son isolation acoustique. S’il est facile d’absorber les aigües et plus encore les médium, il est très difficile d’absorber les basses et, cependant, ce sont elles qui recèlent le plus d’énergie.
Au lieu d’abattre un mur, il vaudrait mieux consacrer un budget à l’isolation acoustique du local et à la correction des diverses résonances qui s’y propagent forcément.

Certains constructeurs de chaînes se soucient du couple chaîne/local et corrigent leurs amplis en fonction.

Mais tout ça c’est un peu comme le sexe des anges…

46)
Dan DT
, le 18.01.2015 à 14:58
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Je te suggère le disque enregistré en public à Montreux, un très bon relief et prise de son impeccable pour un live. Si tu parviens à trouver le 33 tours c’est encore mieux
je l’ai prêté et jamais eu de retour, mais le CD est très bon quand-même

https://itunes.apple.com/be/album/montreux-alexander-30th-anniversary/id811218912?l=fr
Et particulièrement Nite Mist Blues

Pour tester les enceintes j’allais chez mon vendeur avec le 33T de Dave Brubeck écouter Take Five, ampli en flat, mi-puissance des HP, beaucoup ne résistent pas à ce test subjectif bien sûr :-)

J’ai des Pierre Etienne Léon ML4 qui m’ont coûté plus de 2.000 € il y a 25 ans et que j’aime toujours autant

Les CD passent par un DAC Marantz et ampli Onkio TX-SV909Pro qui a le même âge
J’ai eu un McIntosh mais la fiabilité et la durée de vie m’ont fait passer à l’Onkio

Beaucoup de plaisir et de re-découverte de tes CD

PS. J’ai eu tout un temps des Master Voice of Theater Altec Lancing,on avait vraiment un coup de poing dans l’estomac, j’ai même un mur (une brique d’accord) qui s’est fendu, j’ai du les revendre après un déménagement en appartement

Mon rêve actuel est de trouver pas trop cher un JukeBox Wurlitzer 1015 Bubbler

47)
guru
, le 18.01.2015 à 17:07
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@ Caplan

J’ai aussi un Rock Ola, mais on ne peut pas dire que c’est de la HiFi ¡