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Je déteste ces protections physiques et qu’on prenne les musiciens pour ce qu’ils ne sont pas

Ah ben tiens, aujourd'hui, pour une humeur, ça va en être une mauvaise.

Vous le savez peut-être, j'utilise Cubase depuis des années. Je rappelle, mais ce n'est pas le sujet de cet article, que Cubase (et là je simplifie) est un programme qui peut servir à enregistrer de la musique, via les événements MIDI ou en tant qu'enregistreur multipiste audio.

Je suis passé à CubaseSX il y a quelques mois, et je dois dire que j'ai eu bien de la peine à trouver mes marques. Le programme a été réécrit de A à Z, mais a perdu au passage des choses aussi basiques que pouvoir régler le volume de toutes les pistes MIDI toutes en même temps.

Oh, des trucs m'ont bien été envoyés via les forums de Steinberg, mais rien n'était véritablement probant, bref, chez moi, ça n'a jamais fonctionné.

Certains effets FX qui ne posaient pas de problème avant la version SX ne fonctionnent plus non plus chez moi, il semblerait que ce soit normal. Bon, admettons.

Cela dit, Steinberg nous a offert une version 2 de son logiciel, qui corrige semble-t-il ces bugs, et qui est payante. Pas trop chère (comptez 150 euros tout de même), mais qui aurait dû être gratuite, puisque selon moi, la version SX de départ n'était pas terminée.

Admettons toujours que la somme demandée soit une juste rétribution du travail de l'éditeur!

Tiens, je viens d'écrire deux paragraphes plus haut "une version 2 qui corrige semble-t-il ces bugs".

Et bien oui, je n'en suis pas sûr!

Et pourquoi donc me demandez-vous.

Je vais vous répondre: parce que j'ai acheté ce programme le programme le 4 octobre 2003, et que je n'ai toujours pas pu l'installer.

Je m'explique: Cubase a introduit, avec sa version SX, une clé physique, un dongle, qui vient se brancher sur le port USB de la machine.

Or, cette clé doit être mise à jour par son concepteur, Syncrosoft, via un petit programme, le "Centre de Contrôle de licences" qui se trouve être tout simplement lamentable. Pendant 10 jours, sur Jaguar, je n'ai pas pu faire ce que j'avais à faire pour que cette rogntudju de protection fonctionne. Je ne devais pas être le seul puisque certains bouts de programme (des patchs quoi) qu'on pouvait trouver sur leur site pour corriger certains problèmes étaient "momentanément indisponibles".

Je sais que d'autres y sont arrivés.

Mon fournisseur suisse était tout aussi désolé que moi, et m'a confirmé de nombreux problèmes avec cette clé.

Bien. Est sortie le 14 octobre une version 2.0.1 de CubaseSX qui devait corriger ce problème. Ça a été le cas et j'ai pu lancer Cubase pour voir comment il fonctionnait. Juste cinq minutes.

Le même jour, j'ai fait le passage sous Panther, comme vous le savez peut-être si vous nous lisez régulièrement. Là, le centre de contrôle des licences ne fonctionnait plus, mais je n'en avais plus besoin puisque la mise à jour avait pu être faite sous Jaguar. Restait le problème des drivers de la clé.

Evidemment, Cubase se lance normalement, mais au moment justement de vérifier la présence de cette clé, il ne la reconnaît plus.

image

Il est derrière Cubase, et presque totalement chargé…

Génial! Bon, je n'ai rien écrit sur Cuk.ch à ce moment-là. Je pouvais encore trouver normal qu'un programme ne fonctionne pas sur une version beta. Mais là, Panther est sorti depuis bientôt une semaine, donc ils n'ont plus d'excuses.

image

Merci les gars, un peu d'humour dans ce monde de brutes…

Il faut maintenant que je sois très clair.

Ce n'est pas le fait que Cubase soit inutilisable sur Panther qui me dérange. Après tout, il y a encore quelques petits problèmes avec certains autres logiciels.

Moi, ce qui me tue, c'est que c'est à cause de cette scandaleuse protection que les utilisateurs honnêtes sont ennuyés.

J'ai toujours hurlé sur ces clés physiques: je le rappelle, vous vous déplacez sur une scène avec votre machine, il faut faire vraiment gaffe à ne pas égarer ce petit truc au milieu des tonnes de matériel. En plus, comme je l'ai déjà écrit, sur un portable, vous risquez de partir avec ce furoncle accroché à la machine et de le casser par exemple en le mettant dans votre serviette.

Tout ça pourquoi? POUR RIEN! Des connaissances proches m'ont proposé des patchs pour détourner la clé de la version 1, qui rodent sur Internet depuis la sortie de ce programme.

Donc les utilisateurs pirates ont plus de facilité que nous, un comble tout de même!

Il faut savoir aussi que Cubase est protégé par un CD sécurisé et par un bien long numéro de série. La clé en plus…

Il ne reste plus qu'à proposer une garde du programme avec revolver et tout et tout à chaque vente du logiciel. Ils seront peut-être tranquilles après, chez Steinberg! Ouais, en fait ce n'est pas vraiment sûr, un humain, ça se soudoie. Il faudra trouver encore plus violent.

Enfin bref, j'en ai marre, plus que marre de la paranoïa de certains éditeurs.

Et comme par hasard, on prend souvent les musiciens pour des voleurs, puisque d'autres programmes musicaux sont aussi protégés par des clés (Emagic en a une aussi mais elle fonctionne, elle!). Ils font quoi les musiciens pour mériter ça?

Qu'ils protègent leurs logiciels, les éditeurs, ça ne me dérange pas, c'est même plutôt normal il me semble. Maintenant, qu'on ennuie les gens qui font l'effort, parfaitement normal au demeurant, d'acheter le produit, justement avec cette protection, c'est vraiment pousser au piratage.

Allez Steinberg, enlevez cette clé, et que ça saute!

Mise à jour de l'article:

Au moment où je mets en ligne cette humeur, je vais vite faire un tour sur le site de Syncrosoft pour faire une dernière vérification. Or, de nouveaux drivers pour Panther sont disponibles. Croyez-vous qu'on nous aurait avertis? Meuh non!

Bon, alors je suis partagé entre le bonheur de voir mon Cubase fonctionner et la gêne de mettre en ligne cette puissante gueulée. Et puis tous comptes faits, je crois que cette correction ne remet pas en cause ce qui est écrit plus haut: l'utilisateur client payant n'a pas supporter ces problèmes de clés alors que les pirates peuvent s'en passer.

Hop, une deuxième fois, je persiste et signe: "Allez Steinberg, enlevez cette clé, et que ça saute!"

image

C'est quand-même beau, espérons que les drivers pour les interfaces Midi USB fonctionneront

24 commentaires
1)
karl
, le 30.10.2003 à 07:24
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Tout dépend qui réalise la clé… il y a des bons et des mauvais développeurs de sécurité. J'utilise deux produits sous OSX protégés par la même équipe et je n'ai pas eu de problème d'installation en qq années tout en sachant que ces protections sont assez blindées…
Pas de pub mais juste le rappel qu'une protection peut être aussi discrète… Les gens de Steinberg veulent l'adresse ?!

2)
Roger Baudet
, le 30.10.2003 à 08:40
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Le probléme. c'est que Cubase SX est aussi génial que sa clé est débile !
On aura beau me faire l'apologie de ses deux prétendants :
Logic Audio est Digital Performer, je reste "Steinberg" comme je reste "Mac".
Il est vrai que Cubase SX a perdu des fonctions Midi qui existaient sur la version précédante comme une gestion correcte des *bank select" ou même des "program change", mais quel puissant outil de travail et quelle amélioration dans l'ergonomie !
Ceci étant, François, je me joint à vous pour chanter l'hymne anti-clé que vous allez prochainement composer sur Cubase !

3)
archeos
, le 30.10.2003 à 09:16
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Tu as raison sur toute la ligne, et même si je n'ai pas de logiciels à clé (pas l'utilité) je suis en ce moment inondé de mails me signalant les mises à jour de shareware, et même d'un freeware (iFlash) pour Panther. Comme quoi, une petite structure (une personne :-)) est souvent plus réactive et serviable qu'une grosse

4)
cham62
, le 30.10.2003 à 11:41
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Le monde n'est pas toujours tel qu'on le souhaiterait…

Alors en accord avec votre conscience et presque en accord avec la loi, pour quoi ne pas acheter Cubase puis utiliser les cracks dispos ? Un peu frustrant, certes, mais tellement plus pratique.

Ceci dit, je n'y connais rien à ces softs, alors je dis peut-être une conneuhrie. ;-)

5)
François Cuneo
, le 30.10.2003 à 12:36
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J'y pense cham62, j'y pense! Ce d'autant plus que je viens de tout installer dans ma classe pour essayer ce Cubase qui fonctionne enfin, et pui… zut, j'ai oublié la clé à la maison!

JE LES DETESTE!

6)
VRic
, le 30.10.2003 à 13:07
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Certains architectes font ça pour des trucs comme ArchiCAD par exemple : l'acheter OK, mais trimballer 35000 F dans la mallette et risquer de voir la clé disparaître dans une réunion, pas glop vu la politique peu accommodante d'Abvent. Du coup : clés au coffre et versions piratées sur les machines !

C'est bien joli les règles, mais quand il y a un cheval mort au lieu de la voie, on franchit la ligne blanche pour passer, parce que ça pue trop.

8)
VRic
, le 30.10.2003 à 13:42
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karl "Tout dépend qui réalise la clé… il y a des bons et des mauvais développeurs de sécurité."

Pas d'accord : certains types de protection sont totalement irrespectueux de l'usager quelle que soit la fiabilité de leur fonctionnement et les clés physiques en font partie, avec la demande aléatoire du CD d'origine par exemple. Totalement inadaptés à d'innombrables circonstances à moins de travailler dans une cellule de monastère (congrès, réunions, salles en libre accès, éducation, etc.)

Le menuisier de l'école a dù fabriquer des boîtes vissées au mur où "cacher" les dongles au bout de rallonges, tu parles d'une solution.

Pour l'éditeur l'important n'est pas que le client puisse s'en servir, mais que ne tournent pas plus d'exemplaires qu'il n'en vend : que les utilisateurs soient ceux qui les ont payés ou ceux qui les ont volés, rien à foutre. Au contraire, les acheteurs légitimes sont justement ceux susceptibles de les racheter dans ce cas. C'est inadmissible.

Ça ne veut pas dire que les protections non physiques sont forcément mieux. La pire que j'ai rencontrée est logicielle et rend le produit (très cher) pratiquement inutilisable (totalement dans notre cas) : un mode "temporaire" de 15 jour (alors qu'il EST payé) pendant lesquels demander un code spécifique au poste courant en fonction d'un code fourni par le soft, puis ne pas réinstaller le système, ne pas changer de disque, ne pas changer de mac, surtout ne pas péter. Et en cas d'autres occupations pendant 15 jours, de crash ou d'évolution normale du parc, se battre pour que le service commercial accepte de mauvaise grâce de faxer un nouveau code en menaçant que cette fois c'est la dernière. Plus de 10000 FF, jamais pu l'utiliser. Abrutis. Ne dirai même pas quel soft, méritent pas de pub. Je leur souhaite de passer sous Ouindo. Je sais, c'est cruel, mais ils le méritent.

9)
Bige
, le 30.10.2003 à 14:03
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Pas bête l'achat ET le patch pirate.

Avec retour d'info à l'éditeur !
"Mr Steinberg j'ai ACHETE votre produit, mais pour l'UTILISER j'ai été CONTRAINT d'avoir recours à un produit de PIRATE.

Mais y'aurait t'il pas danger pour utilisateur honnête (dans sa démarche et son info), de s'exposer a un retour de flamme de la part de l'éditeur, en se faisant attaquer pour "piratage"?

Ce serait pas une première, et puis on a tellement vu les messagers de mauvaise nouvelles se faire decendre…

On en est plus à un non-sens prêt.

Et puis des éditeurs se tirer des balles dans le pieds en croyant faire la chasse au pirates…

10)
cham62
, le 30.10.2003 à 14:31
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« Avec retour d'info à l'éditeur !
"Mr Steinberg j'ai ACHETE votre produit, mais pour l'UTILISER j'ai été CONTRAINT d'avoir recours à un produit de PIRATE.

Mais y'aurait t'il pas danger pour utilisateur honnête (dans sa démarche et son info), de s'exposer a un retour de flamme de la part de l'éditeur, en se faisant attaquer pour "piratage"? »

Toujours du point de vue pratique, c'est peut-être le genre de trucs à éviter. Rappelez-vous celui qui a averti plusieurs fois le consortium CB et acheté 2 carnets de tickets de métro parisien avec une yes-card, celui qui a prévenu Tati que leur serveur était même pas sécurisé (c'est un euphémisme encore), etc.

On dirait qu'il faut pas essayer de rendre service niveau piratage, quand qq'1 s'apercoit de ses erreurs où de son incompétence il a tendance à vous accuser plutôt que de se remettre en cause devant son boss.

11)
Roger Baudet
, le 30.10.2003 à 17:27
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Tentante, l'idée du piratage, mais peu probante avec un produit Steinberg.
Je n'ai JAMAIS vu un Cubase piraté tourner sans faille.
Les copies fonctionnent "à peu près", mais ça s'arrête là.
Mais sait-on jamais, un Hacker a peut-être réussi le pari impossible d'une copie pirate sans bogue !

12)
patrick
, le 03.11.2003 à 14:42
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Et oui, les protections sont un problème, pour l'utilisateur comme pour l'éditeur.

Pas de clé matérielle ? Soit. Votre licence est donc liée par logiciel à votre machine. Mais si vous changez de disque… N'est-ce pas VRic ?

Vous vous déplacez dans diverses agences à travers le pays et vous aimeriez utiliser votre logiciel là où vous allez, sur la machine locale ? Soit. Il faut donc une clé ou un CD protégé.

Alors, où est la solution ?

Êtes-vous prêt à payer en supplément un produit sur mesure dont le simple coût matériel (un dongle) avoisine les 50 euros ? (sans compter le développement et la maintenance correspondante…)

Qui a une suggestion à faire ?

Patrick

13)
karl
, le 03.11.2003 à 20:31
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Patrick "Et oui, les protections sont un problème, pour l'utilisateur comme pour l'éditeur."

Certes mais elles sont indispensables…!!! Le seul hic est quand tu changes de machine ou, pire, qd tu plantes ta machine et que tu es obligé d'en utiliser une autre.
Si l'éditeur met en place un dispostif de rechargement rapide d'une clé logicielle pour remplacer celle en panne ou modifiée, c'est super… Mais ce n'est viable que si l'éditeur peut contrôler que l'utilisateur ne cherche pas à l'enfumer…!

Bref, encore pas mal de réflexions à mener…

Je suis contre le dongle car je suis d'un naturel distrait et oublieux :-)

14)
patrick
, le 03.11.2003 à 23:36
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Karl > Si l'éditeur met en place un dispostif de rechargement rapide d'une clé logicielle pour remplacer celle en panne ou modifiée, c'est super…

Une sorte de serveur automatique de licence en quelque sorte… avec un contrôle sur la base de données clients pour s'assurer qu'il n'y a pas d'abus.
C'est une solution tentante…

Le but de l'éditeur étant simplement de s'assurer que son travail aura une juste rétribution qui lui permettra de continuer à assurer ses développement et lui permettra de vivre décemment, pas une volonté de brimade comme certain le pensent sous le coup de la colère…

Je suis surpris du nombre de personnes qui, lorsque les systèmes changent, attendent naturellement que les développement des éditeurs soient mis à leur disposition gratuitement…
Est-ce que la caissière du supermarché doit faire deux heures de plus, non payées, lorsque sa caisse est tombée en panne et qu'elle n'a pu traiter tous ses clients pendant ses heures habituelles ?

Vivrions-nous dans un monde d'injustices, promues par les "citoyens" eux-mêmes ?

Patrick

15)
Okazou
, le 04.11.2003 à 04:44
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Patrick > « Le but de l'éditeur étant simplement de s'assurer que son travail aura une juste rétribution qui lui permettra de continuer à assurer ses développement et lui permettra de vivre décemment, pas une volonté de brimade comme certain le pensent sous le coup de la colère… »

Je me permets, sans vergogne, d'apporter un complément à la phrase restée en suspend sur les trois points typographiques : « … seulement celle de transférer sur leur client leur incapacité à protéger leur bien. » Le client paie ainsi 2 fois*.

Que les concepteurs d'un logiciel (ou même l'éditeur) soient justement rétribués pour leur production n'est pas contestable.

Que les-mêmes, pour tenter (toujours en vain**) d'éviter le vol de cette production, se permettent de prendre le parti (c'est un choix délibéré) de léser ceux par qui ils ont la chance d'exister et sans qui ils ne seraient RIEN — leur clientèle – n'est rien d'autre que cynique et scandaleux.

Règle absolue : Il n'y a pas de protection qu'un homme puisse concevoir et qu'un autre homme ne puisse contourner ou anihiler.

Envisager le contraire, c'est pisser contre le vent (sans même passer le Cap Horn !). Encore le pisseur est-il puni de son entêtement et de sa prétention et n'est-il victime que de lui-même. Pour ce qui nous occupe, le client devient la victime de l'ingrat qu'il nourrit. C'est, contre toute raison, le bébé qui mord le sein de sa mère, mais en connaissance de cause.

Que dire de ces gens lorsque le discours qu'ils tiennent à leurs nombreuses victimes donne : « C'est pour votre bien que nous vous faisons du tort. »

Jusqu'à plus ample informé, ce pays (la France) est encore celui de Descartes et de quelques autres philosophes, d'honnêtes hommes qui n'ont eu de cesse de se battre contre tout raisonnement spécieux comme l'est assez clairement celui qui apparaît en haut de cette page. Continuons leur combat pour ressembler à autre chose que de vils consommateurs décervelés et soumis à tout et son contraire.

Les producteurs de logiciels ont des droits ? Nous aussi !

Reste le problème du vol qui, lui, est bien réel. Où se trouvent les solutions ?

— Dans la définition de ce qui est du vol et de ce qui ne l'est pas (mes pensées vont à Acrimon qui a quitté Cuk.ch sur ce débat…), donc de ce qui nécessite des moyens de contrôle et justifie une action judiciaire ;
— Dans la lutte contre les prix indécents de certains logiciels, c'est-à-dire développer l'accès au plus grand nombre, les petits ruisseaux font les grandes rivières*** ;
— À terme, et plus définitivement, dans le logiciel libre.

En tout état de cause, l'utilisateur honnête n'a pas à subir d'autre contrainte que celle de ne pas distribuer le logiciel qu'il a acquis s'il n'y est pas autorisé.

* Cela me fait penser à l'idée bien beurk du Raffarin de faire payer les mesures pour les vieux par les travailleurs seuls… surtout pas par les rentiers ni même par une mesure de solidarité type CSG.

** Histoire vécue : Avec quelques amis ingénieurs, dans une filiale très pointue d'une grande boîte d'électronique (les bons crackers sont toujours de bons techniciens), nous étions agacés par un dongle et avons décidé (par amour du défi autant que par une curiosité naturelle) de vaincre la protection imposée. Après avoir dégagé la résine qui constituait le squelette protecteur du dispositif en question, nous avons extrait les circuits intégrés qui composaient l'âme de la protection, gravé un circuit imprimé identique, copié les CI (avec les bons outils c'est simple et rapide) remonté le tout et constaté que notre clef était parfaitement reconnue.
Il nous aurait été facile de sortir une production de ce dongle.
Idem pour les décodeurs de chaînes TV cryptées.

*** Si, comme l'affirme le texte qui me fait réagir, les producteurs de logiciels ne demandent qu'à vivre décemment et pouvoir continuer le développement de leur production, autant multiplier les clients et tout le monde est content. Même les voleurs.

Le monde n'est pas une marchandise.
Et ses habitants méritent des égards.

16)
François Cuneo
, le 04.11.2003 à 06:42
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patrick<Karl > Si l'éditeur met en place un dispositif de rechargement rapide d'une clé logicielle pour remplacer celle en panne ou modifiée, c'est super…

Une sorte de serveur automatique de licence en quelque sorte… avec un contrôle sur la base de données clients pour s'assurer qu'il n'y a pas d'abus.
C'est une solution tentante…
>

Synchrosoft utilise exactement ça, et je ne te dis pas la galère pour arriver à mettre à jour la clé! Deux semaines.

<Je suis surpris du nombre de personnes qui, lorsque les systèmes changent, attendent naturellement que les développements des éditeurs soient mis à leur disposition gratuitement…
Est-ce que la caissière du supermarché doit faire deux heures de plus, non payées, lorsque sa caisse est tombée en panne et qu'elle n'a pu traiter tous ses clients pendant ses heures habituelles ?>

Il se trouve que Cubase était payant! Je viens de décider d'abandonner définitivement cette version. Au moins, elle me servira à exporter du MidiFile correctement pour le reprendre dans un autre programme.

Quant à la comparaison avec la caissière: le personnel d'un grand magasin a plein de trucs pénibles à faire en dehors de son travail: nettoyer le magasin après la fermeture, faire la caisse, parfois aider à mettre le stock dans les rayons.

Nos développeurs, et je les défends très souvent, doivent mettre à jour leurs logiciels pour ces changements normalement gratuitement ou pour pas cher. Cela fait partie de leur travail, c'est comme ça, il y a des tâches ingrates dans la vie. Je rappelle que nous avons tous payé pour passer d'OS9 à OSX et que là, c'était normal.

Sauf quand le moteur de leur programme est abandonné, là, ils ne peuvent rien faire.

Ou inversement, s'ils ajoutent des fonctionnalités au passage, alors là d'accord, on veut bien payer.

17)
VRic
, le 04.11.2003 à 13:59
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Mais pourquoi chercher tant de complications.

Quand j'ai acheté l'excellent Candy Crisis (suite de Skittles), j'ai reçu un n° de série correspondant au nom d'utilisateur, que j'ai copié du mail de confirmation vers un extrait dans le dossier de l'appli. Depuis je le valide en 6 secondes quand je change de machine ou de système, sans aucun effort ou désagrément pour moi ou l'auteur. Ça marche parfaitement tout seul, sans intervention tierce et sans réseau.

C'est très très simple, des milliers de programmes sont protégés comme ça et se distinguement furieusement de ceux évoqués ici par le fait qu'ILS NE FONT PAS CHIER LES CLIENTS LÉGITIMES, en plus de simplifier la vie du développeur.

Comme je voulais Skittles pour le SE/30 utilisé par Mlle poulette alors qu'il ne distribuait plus la version 68k, John Stiles m'a proposé de m'envoyer une version 68k non protégée jointe au code payé pour la version PPC. Évidemment un esprit tordu peut avoir à la fois l'honnêteté d'acheter quelque chose qu'il estime le mériter et la malhonnêteté d'en distribuer des copies ; c'est ce qui "justifie" les autres modes de protection, mais c'est là que le bât blesse : les protections physiques ou en ligne, fastidieuses et coûteuses (et donc payées par les clients dans le prix du produit), protègent l'éditeur contre SON CLIENT en l'empêchant de distribuer sa licence, tout en lui compliquant la vie et en rendant possible leur vol dans le cas des protections physiques. Celles-ci protègent l'éditeur ET le voleur sur le dos du client légitime considéré a priori comme malhonnête. C'est une façon détestable de se comporter, en plus d'être particulièrement stupide puisqu'il s'agit de soupçonner les personnes mêmes dont on a la certitude qu'ils ont l'honnêteté d'acheter le produit. S'ils prenaient le temps de sortir leur tête du sac, ils réaliseraient peut-être que les méchants sont plutôt par nature EN-DEHORS de leurs fichiers clients.

Le respect et le bon sens font souvent défaut aux clones élevés en écoles de commerce. Quand je serai maître du monde j'en recevrai un par jour pour lui donner ses deux baffes.

18)
François Cuneo
, le 04.11.2003 à 14:08
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VRIC<ILS NE FONT PAS CHIER LES CLIENTS LÉGITIMES>
Oh, shocking!
Mais tellement d'accord!

19)
patrick
, le 06.11.2003 à 09:36
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okazou > Ton point de vue est sympathique, mais quelque peu irréaliste.

Ne pas faire de protection pour un logiciel commercial (payé avec des salaires par son concepteur/développeur), c'est s'exposer à ne plus pouvoir faire tourner la boite et donc disparaitre.
Quoique tu en penses, la réalité c'est que tous les habitants d'un pays payent leur police (leur protection), voleur ou non.

Dis-moi où est la différence ?

Tu sembles vouloir aller vers un monde meilleur où chacun serait respectueux du travail des autres. Bravo, c'est beau et généreux mais pas conforme aux comportements de la nature humaine.

Tu veux changer la nature humaine ?
Je ne partirai pas dans ce débat !
Juste un rappel de la sagesse des anciens grecs : « Si tu veux améliorer le monde, améliore-toi toi-même ».
C'est arithmétiquement imparable.

Le logiciel libre ? Mais oui, je suis pour (je suis membre de l'AFUL depuis sa création). Cependant, ça ne justifie pas la non-rétribution du travail des développeurs.
À l'occasion, lis « Logiciels libres » de Jean-Paul Smet-Solannes & Benoît Faucon (Edisphère). Préface de l'excellent Bernard Lang :-)

François > Le problème des mises à jour pour un nouveau système est réel. Gratuites ?
Comment concilier avec « Tout travail mérite salaire » ?
Pourquoi la mise à jour du sys serait payante et pas le travail des autres développeurs ?

Lorsque tu développes un outil sous Mac OS 9 et qu'arrive OS X, il te faut produire un travail.
Qui va le payer ?
Si tu offres cette mise à jour, c'est que tu en as les moyens, d'où viennent-ils ?
Quelqu'un qui ne vit que de son développement ne peut pas se le permettre, sous peine de ne plus pouvoir manger ou élever sa famille…

Patrick

20)
Okazou
, le 06.11.2003 à 19:42
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Patrick > « Ton point de vue est sympathique… » Merci.

«… mais quelque peu irréaliste. »

L'irréalisme d'aujourd'hui sera la norme demain, etc. Il en sera ainsi tant qu'ira le monde. Du moins tant qu'il y aura des irréalistes (aussi dénommés utopistes)
L'utopie n'est pas un but mais un moteur.

Petit exemple pour comprendre.
Deux hommes devant un problème complexe :
L'un : « On n'y arrivera pas.
L'autre — On y arrivera. »

[ J'aurais pu leur faire dire respectivement : « Je ne crois pas que nous y arriverons » et « Je pense que nous arriverons. » ;-) ]

N'étant pas Mme Soleil, je ne sais pas si on y arrivera ou pas.
Mais je sais que L'un — le conservateur — conventionnel, statique, figé, démissionaire : déjà mort, n'a aucune chance d'y arriver. D'abord parce qu'il ne le désire pas.
Tandis que L'autre — le progressiste — constructif, dynamique, positif, ouvert, apte au changement : vivant, se donne au moins une chance d'y parvenir.

Patrick > « Bravo, c'est beau et généreux mais pas conforme aux comportements de la nature humaine. »

La nature humaine évolue sans cesse si on le veut bien. L'histoire ne nous dit rien d'autre. Les conservateurs (et les réactionnaires) n'ont jamais supporté que les progressistes cherchent à élever l'homme et sa condition. Comme si, selon eux, l'homme était né mauvais et devait le rester. Maudit, en quelque sorte et figé dans sa malédiction. Le conservateur « évolue » dans une logique de mort.

Patrick > « Quoique tu en penses, la réalité c'est que tous les habitants d'un pays payent leur police (leur protection), voleur ou non. »

On paie notre police pour qu'elle nous protège des malandrins de tout acabit. Pas pour qu'elle nous tape sur la gueule en disant : « C'est pour votre bien ! »
Il serait temps que l'on puisse se plaindre à la justice de notre pays de ce que nous font subir ceux qui nous vendent un bien qui nous nuit comme ces protections totalement inefficaces et handicapantes (ou des logiciels vérolés). Si cette menace de plainte pesait sur les producteurs de logiciels, ils changeraient vite de point de vue. Ils agissent, pour l'instant, en toute impunité alors que des lois sont là pour nous protéger contre leurs agissements mais ne sont pas appliquées.

Le monde n'est pas une marchandise.
Et ses habitants méritent des égards.

21)
Obi1
, le 07.11.2003 à 09:33
[modifier]

Je me réjouis de ce monde meilleur où tous les programmeurs en seront réduit à porter le joug de cet esclavage volontaire qu'on appelle curieusement le logiciel libre. Ainsi les utilisateurs pourront fouetter les programmeurs lorsqu'un bug aura été trouvé, afin de punir dignement cet irrespect mesquin.

22)
Okazou
, le 08.11.2003 à 06:53
[modifier]

Obi1>
Il ne faut pas faire semblant de ne pas comprendre.

Mercantilisme et logiciel libre ne feront jamais bon ménage.
Dans une société mercantile (de consommation) si les règles minimales ne sont pas respectées, le consommateur sera floué.

On peut imaginer d'autres sociétés (d'autres mondes sont possibles) aux règles toutes différentes. Mais ne jouons pas sur les 2 tableaux, répondant aux problèmes de l'un par les solutions de l'autre ! C'est la spécialité des libéraux.

Le monde n'est pas une marchandise.
Et ses habitants méritent des égards.

24)
François Cuneo
, le 09.11.2003 à 09:46
[modifier]

Oui miscou, mais si j'ai bien compris, sous Linux…