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Hommage

Cet article «bouche-trou», c’est à dire écrit à l’avance et mis à disposition du patron-d’ici pour pouvoir combler un vide, un oubli, une défection de dernière minute... cet article «bouche-trou» donc, se voudrait être un vibrant et solennel hommage à celui sans qui il ne verrait jamais le jour, sans qui il n’aurait aucune raison d’exister; oui, respect et reconnaissance à celui qu’on s’empresse de combler lorsqu’il se présente de façon inattendue, et qui pourtant — et partant — se trouve être souvent l’occasion d’improvisations enrichissantes et salutaires, de facéties bienfaisantes ou de réflexions formatrices qui cimentent notre communauté aussi sûrement que le font les propos savamment et mûrement préparés et planifiés; oui, habitants et visiteurs de la Cukisie, hommage soit rendu au trou.

Car enfin, reconnaissons-le: le trou est un espace qui ne demande qu’à être rempli, comblé. Il est donc l’occasion d’une créativité, d’une démarche inventive, de l’expression de la vie elle-même dont on dit qu’elle a horreur du vide. Mais s’il n’y avait pas de trou, il n’y aurait plus de place pour inventer, plus d’espace à explorer, plus d’air à respirer, plus de vie, quoi. Donc, le trou est notre ami.

~ ~ ~

Mais d’où vient le trou? Quand et par qui a-t-il été inventé ou découvert? Fasciné par le travail de Caplan lorsqu’il nous révéla le nom de l’inventeur du garage et nous narra par le menu l’histoire de cette géniale invention, j’ai décidé de me mettre à la recherche des origines du trou. Et plutôt que de remonter le temps, progressivement, j’ai fait le choix de partir du début, le tout début du commencement, pressentant que l’apparition du trou était très ancienne. Je ne me trompais pas. Je puis donc vous le dire aujourd’hui avec certitude: s’agissant de l’invention du trou, le mystère est percé; ce qui est la moindre des choses.

J’ai découvert la date exacte de l’invention du trou, ainsi que l’identité de son inventeur. Car oui, le trou a bel et bien été inventé; et il se trouve que nous sommes très nombreux à connaître l’histoire de cette invention, sans pour autant en avoir jamais vraiment mesuré toute la portée.

Ce récit se trouve dans le livre de la Genèse. Dieu vient de créer l’univers en six jours, en terminant par l’homme et la femme, à qui il confie sa création en leur disant — je cite de mémoire: «Croissez, multipliez-vous, faites comme chez vous, mais ramassez vos déchets en sortant, merci!». Et le lendemain, alors qu’on ne s’attend à plus rien d’important, voici qu’arrive le moment qui nous intéresse, au chapitre 2, versets 1 et 2:

«Le ciel, la terre et tous leurs éléments furent achevés. Dieu acheva au septième jour l’œuvre qu’il avait faite, il arrêta au septième jour toute l’œuvre qu’il faisait.»

(Au passage, je ne sais pas si vous lisez comme moi, mais dans ce premier verset, l’homme et la femme que Dieu vient de mettre au sommet de sa création ne sont mentionnés que comme des éléments du ciel et de la terre. Ça calme, non? Mais revenons à notre propos:)

Ainsi donc, en se reposant de sa semaine travail, Dieu laissa... un trou dans son agenda. Il aurait pu dire que la semaine était terminée, qu’elle durait six jours, mais non. Il ajoute un jour et ne fait rien. Alors bien sûr, on peut dire que s’il n’a rien fait ce jour-là, c’est qu’il n’y avait plus rien à faire. L’œuvre était achevée, ce septième jour est un jour pour rien, un jour de repos. Repos bien mérité, certes, mais repos, donc loisir, donc superflu, sans valeur propre. NON! Mille fois NON! Et d’ailleurs, le début du verset 2 est très clair; relisons-le:

«Dieu acheva au septième jour l’œuvre qu’il avait faite...»

Il acheva au septième jour. On a trop souvent imaginé que la création avait été achevée le sixième jour, le septième étant jour de repos après cet achèvement. Que nenni! Et non seulement c’est bien ce septième jour qui constitue l’achèvement, mais de plus, voici ce que nous apprend le début du verset 3:

Dieu bénit le septième jour et le consacra...

Alors moi je dis que si le trou a été créé par Dieu lui-même, si Dieu y a consacré toute une journée, soit le temps équivalant à celui qu’il lui avait fallu pour créer le soleil, la lune et toutes les étoiles (excusez du peu!), si Dieu a créé le trou après la femme et l’homme qu’il avait placé au sommet de sa création, et qu’en plus il a bénit et consacré ce jour, moi je dis respect, le trou. Parce que Dieu, il aurait pu bénir le jour de la création de l’humanité, non? Eh bien non, il bénit le jour de la création du trou. Alors je le répète, moi je dis, monsieur le trou.

~ ~ ~

En vérité en vérité je vous le dis: le trou est salvateur. Je suis pour le trou. Il est notre chance d’avancer encore. Il est le lieu où notre potentiel peut s’exprimer, se déployer. Le trou, c’est le lieu du partage, de l’échange, de la reconnaissance. Par l’espace qu’il incarne, par la distance qu’il manifeste, le trou permet l’altérité, la différence, le regard et, finalement, la rencontre, la relation.

Sans trou, pas d’Emmenthal. Et même le Gruyère, tiens: lorsque l’affineur veut contrôler la maturation d’une meule, que fait-il? Il fait un trou dedans afin d’accéder au centre de ladite meule, pour en évaluer la texture, en vérifier le goût. Donc pas de trou, pas de (bon) Gruyère!

Et pour accompagner un bon plateau de fromages, que diriez-vous d’une bonne bouteille? Mais là aussi: pas de trou, pas de goulot! Et, soit dit en passant, pas de possibilité, à l’occasion, de boire comme un.

Sans trou, pas de portes ni de fenêtres à nos maisons, donc pas de rencontre, pas de lumière, pas d’aération possible.

Sans trou, pas d’ouverture à 2.8; et là, je crois percevoir comme un frisson d’horreur qui parcourt l’échine de certains membres du lectorat cukien.

Sans trou, aucune possibilité de jouer au golf, de tenir une boule de bowling avec une seule main, de s’entraîner au bilboquet.

C’est bien en sortant de son trou qu’on va vers l’autre, vers le monde. Et pour pouvoir en sortir, encore faut-il il qu’il y en ait un!

Bien sûr, certains trous sont indésirables. Des trous dont on pense qu’ils ne devraient pas être. Par exemple le célèbre trou de... de quoi, déjà? Ah! C’est trop bête... Ça me reviendra.

Je pense également à Zit ou Franck Pastor, par exemple, qui n’aiment pas les trous lorsqu’ils sont dans la chambre à air de leur vélo. Il serait, bien sûr, malséant de leur en tenir rigueur (à Zit et Franck, donc)! Mais qu’ils se consolent en pensant au trou qui se trouve au centre de chacune des roues de leur cycle. Sans lui, pas d’axe, donc pas de rotation; pas de roue quoi; et donc, pas de vélo...

Ou encore, dans un sens plus imagé, les trous dans une comptabilité ne sont — à juste titre — pas souhaitables.

~ ~ ~

Ah ça y est, ça me revient: le trou du... Non, c’est pas celui-ci. C’est le trou DE, mais de quoi? Le trou de mes... non, pas de mes, de mets... Non plus! Mais-eu! C’est vraiment bête, je l’ai sur le bout de la langue...

Enfin bref. Gloire au trou! Honneur à lui! Sachons lui donner l’importance qu’il mérite! Réhabilitons le trou! Tous les trous sont égaux! Tous méritent notre respect! Oui tous! Même le trou «lalaïtou», même le trouduc, même le trou de Cuk, et même ce fameux et si célèbre trou dont je n’arrive décidément plus à rappeler le nom, mais que, s’il me revient, promis, je vous rappelle.

 

SourirCuk

 

 Les citations de la Bible sont tirées de la Traduction Œcuménique de la Bible (la TOB pour les intimes). Source

20 commentaires
1)
Saluki
, le 06.08.2014 à 00:25
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Badour.

C’est sans doute le nom du trou éponyme que tu cherches……….

J’ai sous le coude plusieurs humeurs qui peuvent remplir la même fonction que celle-ci, mais je ne sais pas comment les  »marquer » afin qu’elles soient repérables par les Zotorités sans qu’elles ne paraissent de manière intempestive.

2)
fxc
, le 06.08.2014 à 00:27
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Ah ça y est, ça me revient: le trou du… Non, c’est pas celui-ci. C’est le trou DE, mais de quoi? Le trou de mes… non, pas de mes, de mets… Non plus! Mais-eu! C’est vraiment bête, je l’ai sur le bout de la langue…

Enfin bref. Gloire au trou! Honneur à lui! Sachons lui donner l’importance qu’il mérite! Réhabilitons le trou! Tous les trous sont égaux! Tous méritent notre respect! Oui tous! Même le trou «lalaïtou», même le trouduc, même le trou de Cuk, et même ce fameux et si célèbre trou dont je n’arrive décidément plus à rappeler le nom, mais que, s’il me revient, promis, je vous rappelle.

C’est pas le trou d’une ville bien connue qui permet de rentrer en suisse…

3)
Zallag
, le 06.08.2014 à 05:40
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Je pense que le trou dont le nom a tant de mal à te revenir, Dominique, ce pourrait être celui de mémoire ?

Le trou le plus long que je connaisse (en nombre de lettres) serait celui de Trouville-sur-mer.

Mais le trou qui m’intrigue le plus, par contre, sur le plan logique et technique, c’est un trou qui possède un compteur, lequel peut être à zéro quand l’effet de ce qu’il mesure (la peur) est, paradoxalement, à son maximum. Et je trouve que c’est absolument illogique qu’il en soit ainsi.

On trouvera, enfin, ici, l’opinion d’un éminent spécialiste des trous dont l’interview éclairera peut-être certains aspects du sujet de ce jour.

La richesse et la découverte des trous, sur les plans sémantique, logique, et scientifique montre combien ce domaine méritait d’être évoqué dans les colonnes de Cuk. Einstein en personne ne s’y était pas trompé. Il y a des trous, moi je vous le dis, c’est carrément le Quantique des quantiques, pour rester dans des références bibliques, enfin … presque.

4)
PSPS
, le 06.08.2014 à 06:07
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Et n’oublions pas le troueur le plus célèbre de la francophonie : le fameux « Poinçonneur des Lilas », créature désespérée de Serge Gainsbourg que les vieux parisiens côtoyèrent pendant de nombreuses années…

Je suis le poinçonneur des Lilas
Le gars qu’on croise et qu’on n’regarde pas
Y a pas de soleil sous la terre
Drôle de croisière
Pour tuer l’ennui j’ai dans ma veste
Les extraits du Reader Digest
Et dans c’bouquin y a ecrit
Que des gars s’la coulent douce à Miami
Pendant c’temps que j’fais le zouave
Au fond de la cave
Parait qu’il y a pas de sots métiers
Moi j’fais des trous dans les billets

J’fais des trous des p’tits trous encore des p’tits trous
Des p’tits trous des p’tits trous toujours des p’tits trous
Des trous de seconde classe
Des trous d’premiere classe.

J’fais des trous des p’tits trous encore des p’tits
Des p’tits trous des p’tits trous toujours des p’tits trous
Des petits trous des petits trous des petits trous des petits trous.

Je suis le poinçonneur des Lilas
Pour Invalides changer à Opéra
Je vis au coeur d’la planète
J’ai dans la tête
Un carnaval de confettis
J’en amène jusque dans mon lit
Et sous mon ciel de faïence
Je n’vois briller que les correspondances
Parfois je rêve je divague
Je vois des vagues
Et dans la brume au bout du quai
Je vois un bateau qui vient m’chercher

Pour sortir de ce trou où j’fais des p’tits trous
Des p’tits trous des p’tits trous toujours des p’tits trous
Mais le bateau se taille
Et j’vois que j’déraille
Et je reste dans mon trou à faire des p’tits trous
Des p’tits trous des p’tits trous toujours des p’tits trous
Des petits trous des petits trous des petits trous des petits trous.

Je suis le poinçonneur des Lilas
Arts et Métiers direct par Levallois
J’en ai marre j’en ai ma claque
De ce cloaque
Je voudrais jouer la fille de l’air
Laisser ma casquette au vestiaire
Un jour viendra j’en suis sûr
Où j’pourrai m’évader dans la nature
J’partirai sur la grande route
Et coûte que coûte
Et si pour moi il est plus temps
Je partirai les pieds devant

J’fais des trous des p’tits trous encore des p’tits trous
Des p’tits trous des p’tits trous toujours des p’tits trous
Y a d’quoi d’venir dingue
De quoi prendre un flingue
S’faire un trou un p’tit trou un dernier p’tit trou
Un p’tit trou un p’tit trou un dernier p’tit trou
Et on m’mettra dans un grand trou et j’n’entendrais plus parler d’trous
Plus jamais d’trous de petits trous des petits trous, des petits trous

5)
Antoche
, le 06.08.2014 à 07:20
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C’est pas le trou d’une ville bien connue qui permet de rentrer en suisse…

Ou d’en sortir, ce qui correspond plus justement à sa fonction première.

Il y a aussi le « true et false », indispensable au fonctionnement de nos machines.

6)
djtrance
, le 06.08.2014 à 09:31
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Ahhhlala, je ne peux m’empêcher de penser aux Grosses Têtes, Philippe Bouvard disait alors: « Et voici une question de Madame Trou de Bâle, en Suisse »…

7)
fxc
, le 06.08.2014 à 09:39
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Mesdames et les messieurs prudes ne lisez pas ce qui suit…..

Aux grosses têtes rtl il y a qlqs années, Enrico Macias avait raconté l’histoire suivante:

Une dame ce plaignait d’en avoir un grand mais alors un grand. Un jour voulant s’assurer de la grandeur de la chose elle décroche le miroir de la salle de bain, le place sous elle et regarde, à ce moment son mari rentre dans le lieu et lui dit

« Fais attention tu vas tomber dedans…. »

Ahhhlala, je ne peux m’empêcher de penser aux Grosses Têtes, Philippe Bouvard disait alors: « Et voici une question de Madame Trou de Bâle, en Suisse »…

Les grands esprits ce rencontrent…. quand je pense qu’ils vont nous remplacer ce monument par un gugusse et sa bande, genre steevy ou Christine Bravo

8)
Gilles Theophile
, le 06.08.2014 à 09:59
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Ahhhlala, je ne peux m’empêcher de penser aux Grosses Têtes, Philippe Bouvard disait alors: « Et voici une question de Madame Trou de Bâle, en Suisse »…

Ce n’est pas de Bouvard, mais d’une parodie de son émission par les Inconnus, dans l’inénarrable sketche sur les radios libres, un de leurs meilleurs et, à ma grande surprise, assez peu connu lorsque j’en parle autour de moi.

Sinon, il y a le grand classique cité par Coluche, même si tout le monde sait que ce fromage n’a pas de trous :

« Plus y a d’gruyère, plus y a d’trous, et plus y a d’trous, ben moins y a d’gruyère ».

9)
Zallag
, le 06.08.2014 à 10:56
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@ Gilles Théophile, comm. 9

Je me permets de soumettre à notre réflexion ta citation de Coluche, c’est un bon exemple de mauvaise logique formelle, donc de faux raisonnement.

« Plus y a d’gruyère, plus y a d’trous, et plus y a d’trous, ben moins y a d’gruyère ».

Wikipedia, à cette page, donne toutes les explications sur le sujet des trous et du fromage, et du paradoxe apparent de ce constat, et c’est fort intéressant.

Il y a des tas de politiciens qui savent utiliser cette manière de tromper leur monde, et certains de ceux qui les écoutent se laissent piéger …

Maîtrisez la polysémie, vous ferez de bons politiciens, avocats, journalistes.

10)
Hervé
, le 06.08.2014 à 11:06
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Tout le monde sait que ce qui est important dans un trou, c’est ce qu’il y a autour, car le trou en lui-même n’est rien !

12)
Antoche
, le 06.08.2014 à 11:25
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Tout le monde sait que ce qui est important dans un trou, c’est ce qu’il y a autour, car le trou en lui-même n’est rien !

Au USA, ils vendent des donuts, et pour pas gâcher, les restes de pâte après avoir fait le trou, avant cuisson, ils les cuisent et les vendent comme « donut’s holes » (trous de donuts)

de « rien », ces trous deviennent une gourmandise.

14)
Zallag
, le 06.08.2014 à 12:38
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Ces trous en Sibérie, oui, c’est impressionnant… Le dégel du permafrost, du pergélisol, c’est ça un des effets du réchauffement climatique. Et c’est pas fini, hélas.

15)
Sylvain
, le 06.08.2014 à 12:48
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Et une des plus belles réalisations de l’homme en la matière, c’est quand même le filet.
Ayons donc une pensée respectueuse pour le génial inventeur qui a eu l’idée d’attacher des trous ensemble !

16)
drazam
, le 06.08.2014 à 16:25
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Allez, une histoire de trou bien connue:

Lorsque Dieu créa le merveilleux corps humain avec beaucoup de fierté,
Il ne se douta pas que celui-ci allait être immédiatement la source d’une grande difficulté.
De ce corps Toutes les parties, voulaient être le chef et commander.
C’est cette course à l’hégémonie que nous allons très brièvement vous conter.
Le cerveau, les mains, les yeux, les oreilles, les poumons, le cœur,
Tous étaient candidats à ce poste suprême, chacun pensant avoir une grande valeur,
Etre un organe vitale, indispensable à ce corps,véritable entreprise, et prétendre à cet hommage.
Ils furent donc invités à présenter chacun leur aptitude à diriger sans partage.
Le cœur, les poumons, les yeux et les oreilles furent de suite éliminés,
Le cerveau pensant à tort, qu’ils n’avaient pour être chef pas du tout les capacités.
Et déclara, puisque je commande déjà tout, qu’à tout je pense moi,
Que rien ne peut se faire sans moi, il serait donc juste que ce soit moi.
Les pieds objectèrent que c’étaient eux qui transportaient le corps, et que sans eux,
Le corps ne pouvait pas se déplacer où il le désirait, et qu’il serait donc malheureux.
Les mains, elles argumentèrent en prétendant quelles faisaient tout le travail, et gagnaient
L’argent pour entretenir tout le corps, pour lui permettre de subsister et si au cerveau elles n’obéissaient,
Celui-ci devenait donc un organe complètement inutile et sclérosé,
Ce qui ne lui donnait donc absolument pas la possibilité d’être un chef incontesté.
Toutes ces raisons étaient bien judicieuses, mais alors comment faire le choix de l’élu heureux,
Affreuse situation cornélienne, pour ne pas froisser l’amour propre de l’un d’eux.
C’est alors qu’une partie du corps, qui avait été sciemment ignorée par les autres organes,
Se manifesta bruyamment, pour être chef, par des bruits incongrus comme sorties de sarbacanes.
Le TROU DU CUL revendiquait lui aussi, le privilège de tout commander!
Les autres parties du corps, de cette candidature imprévue, ne firent que se gausser.
Vexé le trou du cul se mit en colère, se referma sur lui-même, et refusa de fonctionner.
Conséquence, bientôt le cerveau devint fiévreux et incapable de penser,
Les yeux devinrent vitreux, se croisèrent, ne pouvant plus rien distinguer,
Les pieds atteints d’une sorte de paralysie, étaient trop faibles pour marcher,
Les mains complètement engourdies, ne pouvaient plus rien manipuler,
Le cœur et les poumons trop faibles, empêchaient tout le corps de respirer.
Alors devant ce désastre le corps allant à un décès certain,
Tous supplièrent le cerveau de se désister en faveur du trou du cul, le plus malin.
Ainsi fût fait : toutes les parties du corps firent le travail sans rechigner.
Le trou du cul fier de son poste, s’appliquait à essayer le mieux possible de commander,
C’était lui le chef, mais complètement incompétent, il consultait toujours le cerveau, pour penser et organiser,
Pour que tous les autres organes, en lui obéissant, puissent aussi fonctionner.
S’occupant seulement, assis sur son trône, des nombreux petits emmerdements découverts dans l’entreprise, qu’il finissait par laisser passer.
Mais se rendant compte, que rien ne pouvait fonctionner tout de même sans lui, à sa grande surprise!

Moralité:
Il est nullement nécessaire d’être un grand cerveau pour à un poste de chef accéder.
Un trou du cul a nettement plus de chance d’y arriver.
Regardez autour de vous avec sincérité.

17)
drazam
, le 06.08.2014 à 16:42
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Vous remarquerez l’absence de commentaire du boss himself, preuve en est à quel point il en est malade (aucun lien avec le commentaire précédent!). On peut même lui annoncer en guise de mise en bouche le prochain sujet bouche-trou: le retard (autre pathologie suisse).

18)
Dom' Python
, le 06.08.2014 à 18:38
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De retour de balade, je constate avec bonheur que la problématique que j’ai soulevée rencontre la préoccupation des cukiennes et cukiens. J’ai donc visé juste, en plein dans le trou!

Il aurait tant à répondre à vos commentaires, tant de questions soulevées qui mériteraient qu’on s’y attarde. Je ne répondrai qu’à quelques-uns, mais en disant à tous un vibrant merci pour la richesse des interventions!

@Saluki
La réponse ta question se trouve dans le « forum rédaction », au point 4 de ce post; http://forum.cuk.ch/viewtopic.php?f=3&t=10212. J’ajoute qu’il faut signaler la mise à disposition d’un « bouche-trou » à François par mail.

Zallag, merci pour ton lien vers André Sauvé. Je ne connaissais pas, et j’aime beaucoup!

@FXC et Antoche
Oui, pauvre Bâle qui, à force d’être victime de cette confusion entre « balle » et « Bâle », a fini par avoir les boules…

@Gilles Theophile
Le sketch des Inconnus sur les radios libres, mon préféré aussi! Et quelle virtuosité dans les enchaînements!

@Hervé
Pas d’accord: le trou EST important. C’est tout le propos de mon billet, et je suis fort peiné de voir que je ne suis pas parvenu à te convaincre!

@Sylain
Voir le filet comme une collection de trous attachés ensemble, j’adore!

@drazam
L’absence de commentaire de François est en effet inquiétante. J’espère qu’il n’a pas essayé de faire un test de trou et qu’il est tombé dedans…

19)
Saluki
, le 06.08.2014 à 18:46
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Merci Dominique pour le lien de « bouche-trou ».

Si le BossPatrond’Ici ne moufte pas c’est qu’il a trop écouté le trou-vère à Rockn’Poche.

20)
fxc
, le 06.08.2014 à 20:07
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Connaissez vous la différence entre une bmw et des hémoroïdes…

tous les trou du c…. finiront par en avoir au moins une.